Posté : lun. nov. 25, 2019 3:31 pm
par Lychaka
[center][img]https://image.noelshack.com/fichiers/2019/43/5/1571994348-drapeaumoyen.png[/img][/center]
[center]INSTITUT DE LA STATISTIQUE
DE L'ÉCONOMIE NATIONALE[/center]
Siège : Mezra (République Populaire du Girî)
Administrateur : Kinar Dijwar (depuis le 04/09/2040
Index des travaux de l'ISEN :
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Posté : ven. janv. 03, 2020 1:37 pm
par Lychaka
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[center]RAPPORT SUR L'ÉCONOMIE ÖLANAISE
Janvier 2041
Secret - à destination du gouvernement ölanais
[img]https://www.zupimages.net/up/20/01/rn3r.png[/img]
L'évolution du PIB ölanais depuis 2032[/center]
[justify]Introduction
Alors que depuis une dizaine d'années l'économie ölanaise n'a connu que des récessions, l'année 2040 voit le pays renouer avec la croissance économique, et celle-ci est soutenue. En effet avec ses 20% de croissance l'Ölan fait partie des dix pays connaissant le plus fort taux de croissance économique pour l'année 2040.
Mais l'économie ölanaise part de loin. Avec un produit intérieur brut estimé à 50 milliards de $ pour 2039 dans la dernière année de la guerre civile (soit un peu plus de 700$ par habitant), cette croissance de 20% amène le PIB ölanais à seulement un peu plus de 60 milliards de $. Le chemin à parcourir pour retrouver le niveau de vie d'avant la guerre civile pourrait donc être encore long, puisqu'en 2032 le PIB ölanais s'élevait à 175 milliards de $ à la veille de la guerre populaire.
A - La Guerre populaire et la destabilisation de l'économie ölanaise
La guerre civile a en effet eu des conséquences désastreuses sur l'économe ölanaise. Entre 2032 et 2040 le pays a presque perdu les 3/4 de son PIB : la production a été complètement désorganisée et le plus gros de l'appareil productif ölanais a disparu pendant la guerre, de même que nombre de travailleurs et travailleuses qualifiés.
L'économie ölanaise d'avant-guerre était concentrée en deux pôles principaux : le littoral nord du pays au Kuzey, coeur économique et politique pour la junte militaire turque, où était installé le plus gros de l'industrie et des entreprises ölanaises, et le Rohilat, arrière-pays désertique délaissé sur le plan politique et social mais très bien exploité et relié par les infrastructures de transports d'hydrocarbures, le pétrole étant la principale ressource financière du régime.
Pendant la guerre le Rohilat a été une des premières cibles des révolutionnaires qui avaient compris l'intérêt de couper l'approvisionnement pétrolier au régime de l'Union nationale. Cela se traduit aujourd'hui par des infrastructures au pire détruites et inutilisables, au mieux vétustes et ayant besoin d'un urgent plan de modernisation, ne serait-ce que pour maintenir la production actuelle, sans même penser à la voir augmenter. Cette question se posera très vite pour le gouvernement par intérim, qui est lui aussi très dépendant de la ressource pétrolière pour financer ses projets de développement économique.
B - Le début des réformes socialistes et le retour à la croissance
La fin de la guerre civile en Avril 2040 et la mise en place du gouvernement par intérim ont permis de débuter voire de poursuivre la mise en place de l'économie socialiste, parfois débutée pendant la guerre civile avec par exemple des réformes agraires locales dans les bastions révolutionnaires. Les sept mois du gouvernement par intérim ont donc été sur le plan économique le temps d'une normalisation socialiste de l'économie ölanaise : extension de la réforme agraire à l'échelle nationale, nationalisation des secteurs vitaux de l'économie, confiscation des entreprises économiques privées, extension du modèle de la coopérative, qu'elle soit industrielle ou agricole. Toutes ces mesures ont commencé à porter leurs fruits, comme en témoigne le retour de la croissance.
Toutefois la politique du gouvernement par intérim a manqué de bien des éléments pour assurer une reprise économique plus soutenue, que nous ne pouvons qu'espérer voire advenir cette année : la mise en place d'une planification de l'économie portant de grands plans de développement économiques, qu'il s'agisse d'infrastructures (pour le pétrole au Rohilat par exemple ou d'une extension qui serait profitable du réseau ferré par exemple) ou de projets industriels plus concrets soutenus par le gouvernement.
C - Quel avenir pour l'économie ölanaise ?
Car en effet, si l'implication des travailleurs et travailleuses est indispensable à la réussite du modèle socialiste ölanais, la première responsabilité en revient au gouvernement ölanais et à son travail de fond, au côté des syndicats et des organisations politiques, afin de s'assurer que la planification économique à venir soit à la hauteur du défi que représente la fin de la guerre civile et la nécessité de répondre aux besoins du peuple ölanais pour retrouver, à terme, le niveau de vie d'avant celle-ci, et même mieux.
Enfin il convient de terminer ce rapport en adressant au gouvernement par intérim un avertissement important. Si le pétrole est une ressource à mettre à profit afin d'obtenir les liquidités pour développer le pays, il convient de ne pas se reposer uniquement sur celui-ci et de ne pas tomber dans une économie de rente comme le faisait la junte militaire. La dépendance à l'unique apport financier de la manne pétrolière pourrait être à terme dévastateur pour l'économie ölanaise, d'autant plus que le maintien du cours du pétrole, même s'il est souhaité activement par les pays producteurs de pétrole, reste incertain dans l'économie mondiale. Aussi si nous ne devons pas mettre de côté la chance que représente le pétrole pour financer notre développement, nous ne devons pas négliger un développement complet de l'économie ölanaise.
[/justify]
Posté : jeu. janv. 09, 2020 8:13 pm
par Lychaka
[center]RAPPORT SUR L'ÉCONOMIE MONDIALE
Janvier 2041
Public
[url=https://www.zupimages.net/up/20/02/4l1k.png][img]https://www.zupimages.net/up/20/02/vu8h.png[/img][/url]
Les trois pôles de l'économie mondiale - 2040[/center]
[justify]Introduction
En 2040, l'économie mondiale a poursuivi sa croissance, passant d'un PIB mondial de 4 092 milliards de $ en 2039 à 4 437 milliards de $ à la fin de l'année 2040. Une croissance économique mondiale de 8,4% qui est soutenue, mais masque aussi des disparités très importantes entre les différents États et régions du monde.
En effet sur la soixantaine d'États dans le monde, 27, soit près de la moitié, connaissent une récession ou une stagnation de leur économie. De même, il existe un gouffre entre les pays les plus avancés (à commencer par le Lébira et les autres pays les plus développés) et ceux qui connaissent des retards de développement important, avec des PIB/hab très faibles (le Sengaï, l'Ölan, le Kaiyuan et l'Oroverdie ont par exemple tous les quatre un PIB/hab inférieur à 1000$/hab).
Une géographie économique mondiale se dessine donc, avec des centres développés, où de manière générale les échanges s'intensifient rapidement et donnent lieu à une croissance rapide, et des périphéries peu intégrées aux échanges et à la mondialisation en cours, des difficultés et des retards de développement, si ce n'est une forte instabilité politique.
Au regard des échanges et de la concentration de pays développés dans certaines zones, nous pouvons distinguer trois grands pôles de l'économie mondiale : la Dytolie-Cérulée, la Ventélie et l'Olgarie-Dorimarie.
La Dytolie-Cérulée : premier pôle économique mondial
Si la Dytolie - Cérulée apparaît, en terme de chiffres, comme le premier pôle économique mondial, et de loin, ce pole recoupe des réalités très diverses, et des relations économiques d'où on peine parfois à percevoir une unité de cet ensemble.
Cette zone de Dytolie - Cérulée est d'abord marquée par la présence de la Ligue de Lébira, première puissance économique mondiale (340 milliards de $ de PIB). État fédéral et composite qui s'étend sur plusieurs rives de Cérulée, la Ligue de Lébira impose par son dynamisme économique alors qu'elle reste le pays dans le monde où la croissance est toujours la plus rapide en terme de valeur absolue (32 milliards de $ en 2040, l'équivalent de la moitié du PIB ölanais). La Ligue, si elle apparaît comme une puissance économique de premier plan au niveau international, semble pourtant isolée sur le plan politique, tant au niveau régional qu'international. D'aucuns se demandent même si la Ligue n'est pas en réalité un géant aux pieds d'argiles, y compris sur le plan économique, alors qu'elle est paralysée depuis la fin du mois de Décembre par des difficultés informatiques qui ont tout simplement fait disparaître les informations financières du pays, dont la masse monétaire était complètement dématérialisée. Le pays plonge depuis dans la crise, et si la Ligue tente de préserver l'essentiel (les forces de sécurité) pour maintenir l'ordre, un retour à la normale ne semble pas pour tout de suite. Le bug informatique ne semble pas en voie d'être résolu et l'hypothèse la plus probable envisagée à l'heure actuelle est celle d'une réimpression de la masse monétaire, avec ce que cela comporte de problèmes : impossibilité de restaurer les finances et les comptes d'avant le bug, gel des échanges et de la croissance économique jusqu'au retour du papier monnaie, etc. Les conséquences de cette péripétie sur l'économie lébirienne en 2041 pourraient être dévastatrices, mais il est à l'heure actuelle encore impossible de les mesurer. Le Lébira reste donc encore, au moins virtuellement, la puissance économique majeure de la Dytolie-Cérulée à l'échelle des États.
Si le Lébira, qui s'est construit sur cette opportunité géographique, exploite pleinement le bassin céruléen, il faut pourtant reconnaître que la mer de Cérulée et sa position centrale restent pourtant assez peu exploitées par les États riverains sur le plan économique. Si les échanges y sont naturellement nombreux, il n'existe aucune réelle coopération économique globale concertée, et encore moins politique, sur les rives céruléennes. Les possibilités ne manquent pourtant pas tant les économies riveraines de la mer de Cérulée semblent complémentaires, notamment entre les pays pétroliers de l'Ouest marquésien et les pays dytoliens. Ce sont plutôt les faibles liens diplomatiques, et peut-être le manque d'implication politique des gouvernements de part et d'autres qui pêchent dans la création de liens forts dans ce bassin céruléen.
De plus il faut reconnaître qu'une partie importante de la Dytolie ne regarde ni n'oriente particulièrement ses flux économiques en lien avec la Cérulée et c'est peut-être là la limite de cette approche de l'économie mondiale avec un pôle Dytolie-Cérulée. En effet si les pays dytoliens riverains de la Cérulée pratiquent naturellement ce bassin dans le cadre de leurs échanges économiques, ce n'est pas le cas d'un groupe non-négligeable d'États, engagés notamment au sein de la Communauté des Nations Dytoliennes. Nous pensons notamment à l'Ennis, qui a un passif avec la Ligue de Lébira sur le plan économique, mais aussi à ces pays du nord du continent comme le Lorthon, le Jernland et la Slézanie qui construisent leurs échanges "dos" au bassin céruléen. Les pays de la CND représentent pourtant un peu plus de 20% de l'économie mondiale en matière de PIB, leur poids est donc loin d'être négligeable et est même bien supérieur à celui de la Ligue de Lébira et il faudra à l'avenir, dans de futures analyses, trancher voire peut-être acter la décomposition de ce pôle Dytolie-Cérulée qui n'aurait plus de sens dans l'hypothèse où la CND continuerait de construire son développement et ses échanges vers le Nord et l'Ouest du continent.
La Ventélie : un pôle économique compact et en croissance, capable d'extension ?
Le deuxième pôle économique mondial est sans aucun doute la Ventélie, caractérisée par la présence d'un trio de tête composé du Karmalistan, du Kaiyuan et du Liang. Ces trois pays forment en effet une triade dynamique et sont réellement le moteur de ce bassin économique, et concentrent une croissance particulièrement importante en 2040, alors qu'ils sont déjà les plus riches de la région.
Si le Karmalistan est un peu à part, et regarde plutôt vers la Marquésie, les pays ventéliens, y compris le Liang et le Kaiyuan, se sont organisés au sein de Organisation de Coopération de Choenglung. L'OCC est sans doute à ce jour l'organisation de coopération internationale la plus poussée au monde, mêlant aux accords de coopération économique poussés un commandement militaire, un programme spatial ou encore des accords sur les zones de pêche. L'OCC a un rôle important dans l'intensification actuelle des échanges et le développement des États ventéliens, rôle facilité en plus par la proximité géographique de ses principaux membres.
Mais en-dehors de ces trois locomotives de Ventélie, les puissances économiques secondaires connaissent elles un développement relativement lent et une croissance molle. Ainsi le Sengaï et le Teikoku connaissent une croissance inférieure à 5% chacun. C'est encore pire pour l'Uhmali qui connaît une légère récession. Ainsi derrière la triade de tête l'effet d'entraînement des autres États, notamment les membres de l'OCC, n'est pas encore une réalité. Si cette tendance se confirme sur le temps long le risque est de voir ces trois pays prendre un ascendant considérable sur leurs voisins, en dépit des tentatives de l'OCC pour favoriser la coopération et le développement économique de tous les pays de la région.
Enfin la Ventélie, qui semble bien plus cohérente et homogène que la Dytolie-Cérulée en tant que pôle économique, est aussi susceptible d'étendre son aire d'influence, notamment via l'action du Karmalistan et du Liang, vers l'Ouest. Le Karmalistan tout d'abord, s'il appartient bien à la zone géographique ventélienne, regarde traditionnellement vers la Marquésie, une tendance que ses choix politiques et économiques semblent confirmer. Tout d'abord le Karmalistan a un rôle important dans la Ligue Islamique Mondiale, oganisation centrée sur la Marquésie et dont l'objectif est de réunir les pays musulmans dans un bloc politique régional, accompagné théoriquement de coopérations économiques et culturelles qui semblent encore peiner à voir le jour. Si la LIM n'a pas pour vocation à compléter l'OCC ou a y être inféodée, elle marque une ouverture d'échanges poussés entre la Marquésie et l'ouest ventélien (Karmalistan). Plus important encore est le rôle de l'Entente Trans-Touranienne et des Nouvelles Routes de la Soie qui visent à réactiver les antiques routes de la soie qui reliaient la Ventélie à la Dytolie jusqu'à la fin du Moyen-Âge. Cette ETT relie en effet le Karmalistan et le Liang aux États plus à l'Ouest, comme le royaume de Kars en Marquésie ou même la Valdaquie en Dytolie orientale. La réactivation de ces anciennes routes d'échange pourrait, à terme, faire basculer certains des grands flux mondiaux au profit d'une nouvelle centralité marquéso-ventélienne.
L'Olgarie-Dorimarie : un pôle qui souffre du contexte géopolitique
L'Olgarie-Dorimarie est le troisième grand pôle économique mondiale. Ici aussi c'est une triade d'États qui en est le moteur économique, à savoir le Caeturia, le Txile et le Westrait. L'affirmation de ce pôle est toutefois freiné par le manque de coopérations entre les principaux partenaires économiques. Le Caeturia, le Txile et le Westrait entretiennent en effet des relations pour le moins ambigües. A cet égard le récent rapprochement entre le Txile et le Westrait socialiste a surpris de nombreux observateurs internationaux et apparaît plus comme une alliance de circonstance face au Caeturia, alors que celui-ci, à la tête du Rassemblement Corporatiste pour l'Entrepreneuriat semble ambitionner de devenir la puissance majeure du continent et place ses pions petit à petit, après avoir pris un léger ascendant économique. Reste à savoir si le rapprochement entre le Txile et le Westrait s'inscrira dans la durée ou ne sera qu'un épiphénomène d'une diplomatie continentale houleuse.
L'avenir de l'Olgarie-Dorimarie est en effet peut-être l'un des plus incertains, car il est difficile d'esquisser des trajectoires pour le continent. Si l'Oroverdie pourrait à terme jouer un rôle plus important dans les affaires économiques légales du continent, une fois débarassé de la corruption et des trafics, ce pays semble basculer du côté du Caeturia et ces deux pays limitrophes pourraient jouer un rôle dans la mise en place d'une réelle économie continentale. De la même façon le Rassemblement Corporatiste pour l'Entreprenariat reste difficile à cerner. Si les instances caeturiannes officielles annonaiçaient que "le RCE est une entité supranationale grâce à laquelle il nous sera permis de définir les orientations en faveur de l’essor politico-entrepreneurial et de mutualiser les moyens nécessaires à leur renforcement", difficile de savoir ce que recoupe concrètement le RCE derrière la novlangue corporatiste et l'alliance militaire, à savoir les liens économiques et la façon dont ceux-ci s'organisent entre le Caeturia et le Nuevo Rio. C'est donc une affaire à suivre.
Gandhari - Makengo : les futurs félins du Sud ?
Si le Gandhari a d'ores et déjà hérité du surnom de Tigre rouge de Janubie, le Makengo pourrait bientôt être qualifié de Léopard d'Algarbe. Si ces deux pays restent malgré eux à l'écart des grands pôles économiques mondiaux, ils connaissent un développement rapide. C'est particulièrement le cas du Gandhari, qui a connu une croissance de plus de 40% en 2040, en dépit des troubles politiques internes, ce qui lui a permis d'accès au groupe des 14 États du monde dont le PIB est supérieur à 100 milliards de $. Si le Makengo, avec près de 80 milliards de $, est un peu en arrière, il n'en a pas moins également connu une croissance impressionnante d'un peu plus de 30% de son PIB. Il s'agit donc de deux pays en forte croissance dans des régions du monde plutôt atones. L'avenir nous dira s'ils seront en mesure de dynamiser leurs régions ou cèderont à la facilité d'ignorer leur environnement immédiat et de se mettre en lien direct avec les grands pôles économiques de croissance et de développement.
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Annexe
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Projection de l'économie mondiale en cercles proportionnels (cliquer pour ouvrir en grand format)[/center]