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Posté : mer. oct. 16, 2019 9:44 pm
par Plutark38
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Le Raja s'entretenait avec son cousin et Premier ministre Ragoba Divakar. L'heure était grave car les élections s'annonçaient mauvaises pour le camp royaliste qui était menacé de perdre la majorité au parlement. Installé dans un fauteuil, dans son habituel uniforme d'amiral, le souverain était agacé.

Kottolunga VII Divakar: Ce qu'il se passe est intolérable Ragoba ! Cet Achaval est en train de m'offenser gravement et menace même l'intégrité du pays en montant les citoyens contre moi ! Je veux qu'il soit arrêté et emprisonné !

Ragoba Divakar: Très cher cousin... Je ne crois pas que ce soit la meilleure chose à faire pour apaiser la situation. Si vous l'emprisonner vous allez sans doute mettre le feu au poudre et croyez-moi... Notre continent n'a pas besoin de plus d'agitation. Vous devriez plutôt vous inquiéter de ce qu'il se passe au nord où la situation pourrait dégénérer en conflit ouvert et meurtrier...

Kottolunga VII Divakar: Je me fiche complètement du sort de ces gandhariens rouges de merde ou de ces rajakiens gouvernés par un incapable ! Moi ce qui m'importe c'est mon pays et ce qu'il va advenir quand tu seras remplacé par un adversaire de notre cause. De toute façon s'il gagne je n'ai aucune intention de le nommer Premier ministre, tu resteras à ta place et j'agirais sans tenir compte de cette chambre infidèle à la monarchie. Cela me semble la meilleure solution pour nous préserver de nombreux drames à venir.

Ragoba Divakar: Votre Majesté, j'insiste. L'Anantram doit se positionner et profiter de la situation pour mettre le Gandhari en difficulté. Les exigences formulées par Kejar sont tout aussi démesurées que celles du Maharajah, rendant très peu probable une issue positive. Nous devons en profiter pour faire pression de manière opportune avec les pays de l'OCC et les Valvatides. Si la guerre reprend le Gandhari sera pris en étau au nord, à l'est et à l'ouest. Reste le sud donc nous.

Kottolunga VII Divakar: Ah, tu me suggère donc d'envahir le Gandhari ? Sais-tu la puissance qu'ils ont par rapport à nous fou que tu es ?

Ragoba Divakar: Les gandhariens seront débordés si le conflit reprend. Nos troupes pourront avancer, et je pense que nous recevrons un soutien externe. Ce sera aussi pour vous une aubaine pour repousser les élections et vous occuper du cas Achaval et lui régler son compte. La conférence de paix de Karagol doit absolument échouer votre Majesté, c'est dans notre intérêt.

Le Raja s'imaginait déjà marcher sur Sojatpur, massacrer du communiste gandharien et les asservir. Il s'imaginait en conquérant et fossoyeur du Gandhari avec son armée... Mais quelle armée ?

Kottolunga VII Divakar: Non ! Je me fiche de cette conférence et du sort du Gandhari. Ordonnez l'incarcération d'Achaval et l'annulation des élections. Le maître de l'Anantram c'est moi !

Posté : lun. oct. 21, 2019 8:30 pm
par Plutark38
[justify]Le Raja s'apprêtait à prononcer un discours en direct à la télévision. Les derniers jours avaient été cruciaux pour le maintien de l'ordre. Ses consignes avaient été suivies et tous les mouvements constatés avaient été réprimés impitoyablement. Les rumeurs sur l'attaque au gaz sarin qui circulaient créaient un climat de terreur qu'il avait voulu pour pouvoir ensuite l'exploiter.
Alors que le souverain ajustait sa traditionnelle tenue blanche d'apparat, il regarda le mot que son majordome vint poser sous ses yeux.
2459 morts en cinq jours dans tout le pays par le biais de l'attaque au gaz sarin mais aussi de la répression par balle qui visait toute personne s'aventurant dehors pendant les heures de couvre-feu.
Le souverain esquissa un sourire, le peuple avait payé le prix du sang pour son affront. Tel un cavalier qui dompte une monture indocile, Kottolunga VII allait montrer sa solidité et sa fermeté face à des sujets compromis dans la traîtrise. S'il fallait faire dix fois plus de morts pour calmer ces traîtres, le souverain ne tergiverserait pas. L'ordre, l'ordre et toujours l'ordre. La population devait rester fidèle au Raja et si elle commençait à adopter des pensées déviantes, eh bien la force les ferait revenir dans le droit chemin. Le maître absolu dans son royaume c'était lui.


Votre Majesté, commença le majordome, la retransmission en directe sera opérationnelle dans cinq minutes.

Très bien, dites aux journalistes que j'arrive.

Le monarque posa son képi sur sa tête et se dirigea vers le pupitre où il allait retransmettre son discours. Ses serviteurs s'inclinèrent à son passage. Il se plaça au pupitre et adopte un air impassible tandis que le décompte avant le début du direct déroulait.

[center][img]https://i.goopics.net/3mZ5j.png[/img][/center]

Chers sujets,

Ces derniers jours ont été éprouvants pour notre royaume. Beaucoup d'entre vous ont constaté que des bandes terroristes organisées tentaient de mettre à bas notre beau pays. Je sais votre détresse de voir une telle insécurité émerger mais sachez que je n'ai jamais arrêté de suivre la situation pour tenter de revenir à l'ordre. Grâce au travail sans relâche de notre police et de nos soldats, l'Anantram ne sombrera pas dans le chaos. Les hordes terroristes ont été anéanties et le calme est revenu. En cela je rends hommage à ces hommes qui ont bravé les foules haineuses pour garantir la paix et la stabilité.
J'en appelle à tout un chacun. Notre réponse doit être claire, nous devons nous opposer à ces fabricants du chaos, leur barrer la route et permettre ainsi à la concorde générale de perdurer.
J'invite chacun à être vigilant, à ne pas hésiter à dénoncer des actes délictueux pouvant porter atteinte à notre sécurité collective et au royaume.
L'Anantram doit continuer à être la locomotive touristique de la Janubie, nous devons travailler dur pour ne pas être contaminés par la lèpre rouge qui a saisi nos voisins du nord. Le meilleure remède à tout cela est la solidarité, la réalisation de bons résultats dans les entreprises, la discipline et l'obéissance.
En levant un élan général, nous pourrons relever les défis qui vont s'offrir à nous. Notre pays doit également se préparer aux menaces extérieures. La posture belliqueuse du Gandhari nous oblige à nous adapter. Ce qu'ils ont fait au Raja-Tika ils nous le feront un jour.
Un jour ils viendront, prendront nos femmes, nos enfants et détruiront tout ce que nous sommes.
J'ai besoin d'un engagement ferme de la jeunesse. Sans elle notre pays court à sa perte. La future génération aura pour mission d'assurer l'indépendance de notre pays et de garantir notre droit perpétuel à l'autodétermination. Pour cela, nous avons besoin de grossir les rangs de notre armée. Jeunes anantramis, le pays a besoin de vous, engagez-vous ! Vous aurez la reconnaissance éternelle de nos ancêtres qui se sont battus pour pouvoir nous léguer le pays. Engagez-vous pour l'honneur de la patrie et pour votre Raja qui saura récompenser votre fidélité.
Nous devons nous détourner de toute tentative d'instaurer le chaos pour un prétendu changement. Il n'y a pas d'Anantram sans Dieux. Il n'y a pas d'Anantram sans ses Sujets. Il n'y a pas d'Anantram sans son Raja.
Anantramis, nous sommes à une période charnière de notre histoire. De sombres forces essaient de faire vaciller les fondations sur lesquelles nous sommes solidement ancrés. Nos ennemis veulent balayer tous nos repères, construire le chaos sur les décombre de notre société d'ordre et de paix.
Nous devons dire non, nous devons refuser et chacun porte une grande responsabilité. Toi qui me regarde, sache que le pays attend, sache qu'il attend que tu le défende et que tu l'aime à la hauteur de ce qu'il peut t'apporter.
L'Anantram ne cédera pas un pouce de terrain à ses ennemis et vivra.
Vive l'Anantram !


Le direct s'acheva. On fit apporter un verre d'eau au Raja qui le but d'une traite et se sépara de son couvre-chef. Un proche conseiller s'approcha de lui.

-Votre Majesté ! La prestation que vous venez de faire est saluée par les sujets ! Vous allez remporter la bataille de l'image et de l'information !

-Vraiment ? Et il y en a combien de messages de soutiens ? N'oubliez pas que la censure automatique épure ce qui s'affiche sur internet. Il faut voir en terme de rapport message censurés/messages acceptés.

-Eh bien le ratio est de... 43% de messages favorables. Un score décevant mais correct vu les circonstances.

-Et que disent les 57% de messages censurés ?

-Majesté... Je... Je ne crois pas que vous teniez à le savoir.

Le Raja fronça les sourcils.

-Hum et bien... Ils demandent votre abdication monsieur. Les rumeurs de l'attaque au gaz ont été étayées par des images venant de journalistes du Makengo.

Kottolunga VII jeta une bouteille en verre par terre dans un geste de rage.

-Mettez-moi en place la cellule de la cyberdélinquance pour aller interpeller chez eux quelques effrontés qui propagent des messages négatifs à mon encontre. Détectez des relais d'opinion, ceux qui polarisent le plus de vues et d'abonnés et allez me les chercher. Descendez-les s'il faut pour qu'ils se taisent mais faites en sorte qu'ils ne propagent plus leurs fadaises. Si leur famille s'oppose, embarquez-les. Femmes et enfants je m'en fiche, je veux que tout le monde sache que je les surveille jusque dans leur messagerie privée et dans leurs chiottes. Ensuite une fois que vous aurez terminé de réduire à néant ces propagateurs d'opinion criminelle, réunissez mon conseil extraordinaire de défense, j'ai une guérilla communiste dans le nord-ouest du pays à éradiquer avant qu'elle ne se réveille !

Le conseiller inclina la tête et alla transmettre les ordres du souverain.[/justify]

Posté : dim. nov. 17, 2019 8:07 pm
par Plutark38
Lettre de Jasbir Kejar à Ranbir Nandlah:

[quote]Monsieur,
Par le biais de cette lettre je tenais à vous assurer de mon entière détermination à vous pousser vers la sortie et vous empêcher de rester de manière illégitime à la tête de ce pays.
Je suis au courant de vos petits complots avec Lakhsbir Amrish visant à mettre à bas le régime communiste gandharien que vous avez pourtant contribué à construire. Les preuves dont je dispose vous incriminent directement. Par conséquent les accusations que je porte dans cette lettre ne sont aucunement infondées.
Avec le temps qui passe, je constate que le seul moteur de vos engagements politiques est votre ambition personnelle au mépris des millions de vie que vous avez entre vos mains.
Sachez qu'en tant que dirigeant du Gandhari, je ne laisserai en aucun cas un ennemi porter atteinte à mon pays. Vos actes de trahison contre votre patrie et les complots que vous fomentez encore ne vous rendent aucunement capable de diriger une nation.
Je sais que vous avez voulu me renverser par des moyens peu conventionnels et que vous tentez toujours de le faire avec des moyens plus importants aujourd'hui. Je joint dans cette lettre toute [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17845&start=15#p355912]une série de preuve attestant que vous avez tenté de déstabiliser le Gandhari pour vos propres intérêts.[/URL]
Vos petites manœuvres basses, vos vices en passant par vos tentations autoritaristes sont toutes attestées ici. Je vous enjoint donc de consentir à convoquer des élections libres sans délai, sans quoi tout ceci fuitera dans la presse et anéantira votre crédibilité.
Peu importe vos actes, un mandat d'arrêt international à votre encontre sera bientôt émis pour que vous répondiez de vos crimes de haute trahison.
Pour que tout se passe au mieux, je vous conseille de vous taire et d'obéir.

Vous retournerez dans le néant, là d'où vous n'auriez jamais dû sortir.

Salutations,

Jasbir Kejar,
Président du Conseil des Commissaires du Peuple du Gandhari

[/quote]

Posté : ven. déc. 27, 2019 7:06 pm
par Plutark38
[center][img]https://i.goopics.net/dm0XL.jpg[/img][/center] [center]Ranbir Nandlah, gouverneur général d'Anantram[/center]


Le gouverneur avait réuni son équipe rapprochée, il voulait faire un bilan de son action.

Le Gandhari est sur les nerfs, ils essaient de trouver le moindre prétexte pour nous attaquer. Dans ces conditions je veux qu'on soit capable non pas simplement de se défendre mais de riposter.
Il faudra débloquer les 20 000 hommes au service du défunt président Sankar Amrish. Cependant, au vu du décès de l'ancien président, on devra passer par la transmission d'un mandat papier. Il faut me trouver ce mandat dans sa version originale et nous pourrons ensuite engager ces troupes précieuses qui pourront venir en appui à notre armée.
Je veux ce mandat sur mon bureau d'ici le 1er janvier, démerdez-vous pour me le retrouver, il ne doit surtout pas tomber entre de mauvaises mains !
Ensuite nous allons faire la jonction avec Channapuram. La police régionale a été suffisamment corrompue pour retourner ses armes contre les militaires gandhariens. De là nous pourrons avancer méthodiquement pour arracher le Gandhari mètre carré par mètre carré au régime de Bunaghar.
Les soldats auront quartier libre et pourront faire usage de leurs armes autant que nécessaire, que ce soit contre des civils désobéissants ou contre des militaires gandhariens.
Nous aurons des forces suffisantes pour tenir en respect le Gandhari qui sera vite embourbé dans un conflit de type guérilla.
Les territoires qui tomberont sous notre contrôle seront intégrée à la Fédération de Gandhari et d'Anantram. Comme chez nous ici il faudra purger les communistes. Pas de quartier, il faut les éliminer, du premier jusqu'au dernier.
Nous avons prouvé que nous pouvions frapper notre adversaire au cœur, cette fois-ci on passe à la vitesse supérieure.
Tous ensemble pour la Janubie !


Les membres du gouvernement se mirent au garde à vous puis applaudirent.

Posté : mar. janv. 14, 2020 9:58 pm
par Plutark38
[center]La visite du geôlier[/center]

[center][img]https://i.goopics.net/ZkDl3.png[/img][/center] [center]Ranbir Nandlah, incarcéré au centre pénitencier de Taj Amar dans le quartier haut-sécurité[/center]


[justify]Le Gouverneur ruminait son sort dans sa cellule. Comment avait-il pu tout perdre si rapidement alors que son plan se déroulait comme prévu ? Comment son armée a-t-elle pu subir une telle déroute alors qu'elle avait les moyen de plonger le Gandhari dans le chaos et abattre le régime de Bunaghar ? Comment avait-il pu ne pas anticiper un soulèvement contre son régime alors qu'il précipitait ses troupes contre les gandhariens ?
Ranbir Nandlah se laissa tomber au sol, la tête plongée dans ses mains. Vêtu d'une simple tunique blanche et d'un bonnet, il avait froid et maudissait ces satanés gardiens.
Son rêve de Fédération de Janubie du Sud avait volé en éclats, il ne serait jamais cet homme glorieux qu'il avait rêvé d'être. Son seul succès aurait été d'avoir tué Parampal Kahlon, un homme si bon et nécessaire à la stabilité du Gandhari mais aussi un traître. En tolérant le régime de Bunaghar alors qu'il appartenait à l'opposition il s'est tiré une balle dans le pied. Sa mort était méritée.
Quant au peuple d'Anantram qui ne l'avait jamais accepté alors qu'il leur proposait un avenir radieux ? Un ramassis de ploucs qui aurait mérité de garder son raja mégalo et autoritaire. Ces cloportes s'étaient retournés contre lui. Si seulement quelques armes chimiques avaient trainés pour les rendre plus dociles...
Soudain la porte du couloir grinça, s'ouvrit puis se referma d'un son lourd. Le cœur de Nandlah fit un bond. Non... pas lui... C'était la dernière personne au monde qu'il voulait voir. Ce type aurait dû crever si tout avait marché correctement !


Ranbir Nandlah
Va te faire foutre espèce de sac à merde, je ne veux pas te voir, ni te parler ! GARDES ! GAAAAARDES !

L'homme décala de son pied un tabouret qui trônait au milieu du couloir, l'approcha de la grille de la cellule puis s'assit et le regarda silencieusement.

Ranbir Nandlah
C'est toi qu'on aurait dû assassiner en priorité, pas cette vipère de Kahlon qui vous soutenait tacitement. Peuh !

Le crachat manqua la cible qui s'était légèrement décalée.

Ranbir Nandlah
GAAAAAARDES ! Je ne veux pas lui parler ! RAMENEZ-LE ! SORTEZ-LE D'ICI !

Le visiteur ne semblait pas perturbé par la scène qui se déroulait devant lui et gardait son calme. Les gardes ne répondaient pas.

Ranbir Nandlah
Que fous-tu ici ? Déguerpis d'ici, tu as gagné que veux-tu de plus ?

L'homme continuait de le laisser parler et s'agiter.

Ranbir Nandlah
Mais parle ! Que veux-tu ?

Jasbir Kéjar
Contempler ma victoire. Te voir derrière les barreaux me procure un sentiment de devoir accompli. Tu paiera pour tes crimes, et au prix fort crois-moi. Tu as voulu prendre ma place n'est-ce pas ? Tu voulais ma place et pour ça tu était prêt à laisser une nuée de cadavre aussi grosse que nécessaire. Le plus grand mystère qui demeure pour moi c'est pourquoi t'es-tu engagé au Parti Communiste Gandharien, et surtout que cherchais-tu en étant le compagnon d'Asha Lota ?

Ranbir Nandlah
Je n'ai jamais été communiste. J'ai horreur de cette idéologie mais pour moi c'était le moyen le plus efficace de grimper les échelons et de me faire un nom sur la scène politique. Quant à Asha... eh bien sa forte personnalité m'était aussi très utile.

Jasbir Kéjar se leva brusquement et frappa brutalement contre un barreau en métal. Ranbir Nandlah, surpris par le geste, esquissa un mouvement de recul.

Jasbir Kéjar
Quelle immonde ordure tu fais ! Aucun mot ne pourrait qualifier ce que je pense de ta misérable personne. Malheureusement pour toi j'ai compris très tôt que je devais t'écarter et avoir sous la main de quoi entamer ta crédibilité.

Jasbir Kéjar sortit [URL=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1367&t=17845&start=15#p355912] une feuille de papier[/URL] qu'il jeta dans la cellule du prisonnier.

Jasbir Kéjar
Je t'ai fait espionner dès que j'en ai eu l'occasion et j'ai eu largement de quoi saper ta réputation et créer une forte défiance des anantramis à ton encontre. Pourquoi à ton avis Kep Janupi s'est soulevé ? Parce que ce rapport a circulé très largement, permettant à des tas de rumeurs de se créer. Le bouche à oreille a fait le travail. Tu était vite un dictateur en puissance dans l'esprit des gens. A partir de là quel intérêt de ne pas se rebeller alors que tu tentais d'envahir le Gandhari ?
Tu as voulu me baiser en rassemblant ta petite armée de miliciens, moi je t'ai pris là où tu ne t'y attendais pas et au point le plus sensible. L'image que tu renvois, ta petite personne, ta carrière, ta gloire, voilà ce qui était ton moteur. En le brisant j'ai grippé toute ta machine conspiratrice. Il aura fallu deux ans pour te démasquer dans tes intentions et t'arrêter et tu paiera très cher car ce n'est pas au Gandhari que tu sera jugé mais ici.

Ranbir Nandlah
Non ! NON ! Ils vont me condamner à mort ! Je ne veux pas mourir. Sors-moi de là, par pitié, je ferais tout selon ta vol...

Jasbir Kéjar
TA GUEULE ! Tu as voulu jouer, tu as perdu. Le peuple anantrami se fera un plaisir de voir ta tête rouler au sol. Cela me fait de la peine de te voir finir comme ça mais cela ne tombe pas non plus du ciel. Entre maintenant, le procès et l'exécution tu auras tout le temps de te repentir auprès des Dieux et d'espérer un sort moins terrible après la mort. Ce sera difficile mais avec un peu d'efforts et de prières...

Ranbir Nandlah
Mais... au Gandhari je pourrais être jugé là-bas... La peine de mort n'existe plus.

Le leader gandharien éclata de rire tout en méprisant son ennemi vaincu qui se pissait presque dessus en voyant la mort se rapprocher.

Jasbir Kéjar
Malgré quelques atermoiements au Parlement, elle sera rétablie pour haute trahison. Et ton pote Amrish qui a été arrêté subira aussi un procès et ne tardera pas à te rejoindre dans la tombe. Vous avez causé trop de tort à la République des Conseils pour qu'on vous laisse en vie. Nonobstant, vous aurez tous les deux droit à un repas gargantuesque avant votre mise à mort. J'y ai veillé personnellement en ce qui te concerne. Parce que disons-le franchement hein, le jugement est déjà écrit et tu sera condamné à mort. C'est le Président Sandelah qui a veillé à ça en personne. Ne te fais donc aucune illusion, tu vis tes derniers jours sur cette terre. Les livres d'histoire te retiendront comme un sombre personnage dont l'exécution aura provoqué des scènes de liesses. Ton rêve de gloire est réalisé en un sens.

Ranbir Nandlah était effondré et nous pouvait aligner ses mots.

Ranbir Nandlah
Mais... euh... je... racheter... pas... mourir... aide... moi...

Jasbir Kéjar se leva et lança une dernière parole en direction du condamné.

Jasbir Kéjar
Mon erreur depuis 2039 c'est d'avoir été trop gentil et conciliant. Avec ce qu'il s'est passé ces dernières semaines on ne m'y reprendra plus. Adieu Nandlah !

Le visiteur quitta le couloir dans un grincement puis un claquement lourd de la porte. Vaincu par KO par son adversaire, Ranbir Nandlah avait déjà l'impression de cesser d'exister...[/justify]