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Posté : lun. oct. 07, 2019 4:43 pm
par slimane54
L'armée s'est, depuis l'indépendance, organisée dans l'ombre. Le manque de confiance de la famille régnante avait permis à son commandement berbère de se structurer en toute discrétion...

Posté : lun. oct. 07, 2019 9:15 pm
par slimane54
[center][img]https://www.larepublica.ec/wp-content/uploads/2013/11/Yaser-Arafat.jpg[/img][/center]

[justify]Le Colonel Farid Khali réunit les hauts-officiers berbères dans le plus grand secret. Il prit la parole dans le silence le plus complet...

Il est devenu fou, fou! Tout çà pour refaire son Palais! Quand vous pensez que tout çà a lieu car on veut refaire le Palais... Et voilà qu'aux excités rouges, il envoie son béat de cousin, qui condamne tout le monde à mort!
L'Etat d'urgence vient d'être proclamé, nous allons bientôt devoir sortir de nos casernes, attention mes frères, attention!! A nous de faire aimer l'armée par le Peuple.[/justify]

Posté : jeu. oct. 10, 2019 7:34 pm
par slimane54
[center][img]https://www.larepublica.ec/wp-content/uploads/2013/11/Yaser-Arafat.jpg[/img][/center]

[justify] Les hauts-officiers berbères réunis par le Colonel Farid Khali dans le plus grand secret...

Messieurs,

Comme vous le savez al-Tani a rejoint ce matin la clandestinité. Cela change tout messieurs, cela change tout! Dès demain, nous n'aurons pas uniquement les rouges dans les rues mais le Peuple dans sa diversité.

Pour être honnête avec vous, j'ai rencontré al-Tani il y a trois jours, qui m'avait annoncé son départ. Si je l'ai laissé faire, c'est que même si je suis militaire, même si j'ai juré fidélité, jamais, je dis bien jamais, en tant que musulman, je n'aurai trahi al-tani et en tant que Berbère, je ne peux l'arrêter.

Messieurs, ce départ d'al-tani va conduire le sultan à se méfier de tous! Et dont de nous. Attendez mes instructions.[/justify]

Posté : ven. oct. 11, 2019 7:33 pm
par slimane54
[justify]Quelques camions bâchés étaient rentrés dans le discret bâtiment de la caserne B112 dans la banlieue de Dar-el-Sultan...

Encadrés par des militaires des services spéciaux, reconnaissables à leurs cagoules en sortent trois personnes recouvertes d'un drap noir.....Nul ne pouvaient les voir, nul ne savait qui ils étaient....Ils furent guidés jusqu’à une salle du premier étage où les attendait le colonel Khali....Une fois entrés dans la pièce, un gradé leur retira leur drap.

Du premier drap, dans une tenue militaire, apparut Ahmed Aït-ousselouf, Premier Secrétaire du Parti Communiste des Ouvriers. Du second, dans un costume impeccable comme à son habitude, Slimane Aït-oumalou, Premier Secrétaire de l'Union des Forces Socialistes. Du troisième, dans sa gandoura, protégé du froid par son burnous, Cheikh Al-Tani.

Depuis le début des manifestations, de discrets contacts avaient été établis entre ces hommes, permettant d'ailleurs aux dissidents politiques d'être prévenus dès que les services du Sultan les avaient localisé...

Le colonel Khali salua chaleureusement les trois hommes. Ahmed Aït-ousselouf serra la main de Slimane Aït-oumalou. Le vieux religieux s'installa pendant ce temps, évitant ainsi de saluer les deux hommes.


Colonel Khali (CK):
Messieurs, c'est pour moi un honneur de vous recevoir ici. Je vous remercie d'avoir accepté ma proposition de dialogue. Évitons le bain de sang.

Ahmed Aït-ousselouf (AAO): Colonel, va dire çà au Sultan!

CK: Qui parle de Sultan ici? Nous parlons entre-nous Si Ahmed, avançons!

Slimane Aït-oumalou (SAO): Colonel, sans vous manquer de respect, qui représentez-vous? Qui vous suis?

CK: Si Slimane, messieurs; vous aurait-il échappé que notre armée, la troupe, est quasi-exclusivement berbère? Vous aurait-il échappé que le Sultan a toujours eu plus confiance en la police, majoritairement arabe, qu'en son armée? Vous aurait-il échappé que l'armée, depuis l'Etat d'urgence, ne s'en prend pas au Peuple? Seulement, nous ne tiendrons pas ainsi longtemps, sans répression de notre part, le Sultan nous écartera...
Pour répondre directement à votre question Si Slimane, je tiens l'armée, toute l'armée, à l’exception d'un régiment...

AAO: Colonel, ne tourne pas autour du pot, pourquoi nous avoir réuni ce jour? Les rues sont occupées par le Peuple, le pouvoir est au bout du fusil et nous sommes en train de les charger....Chercherais-tu à te racheter une conscience?

CK: Si Ahmed, t'auras-tu échappé que le Peuple ne marche pas autour de ton drapeau? Que veux-tu? un bain de sang? Nos militaires ne feront qu'une bouchée de tes guérilleros et tu le sais bien! Vous êtes tellement bien organisés et discrets qu'il me suffit de passer 3 coups de fils et tous tes barbouzes sont neutralisés! Soyons sérieux voyons!

SAO: Colonel, je rejoins Si Ahmed, tu nous proposes d'éviter un bain de sang, et je te rejoins. Je refuse de voir nos mères pleurer. Mais la seule issue, la seule porte de sortie porte un nom Colonel, démocratie. Notre Peuple a le droit de choisir son destin.

CK: Si Slimane, tu penses que là, dès maintenant, nous pouvons organiser des élections? Si le Sultan part, avec quel Etat, quel structuration?

Resté silencieux depuis le début des échanges, le vieux cheikh se racla la gorge pour réclamer le silence puis déclara:

Bismillah.... Messieurs, Colonel, il est clair que nous devons éviter au maximum l'affrontement armé. Il y a déjà eu des morts, des blessés, des policiers enlevés, des prisonniers.

Si nous laissons faire les choses, nous allons droit vers la guerre civile dont notre pays ne se relèvera pas!

Messieurs, nous sommes tous différents ici. Pour vous, je suis un vieux réactionnaire, pour moi, vous êtes des suppôts du malin. Mais écartons nos différents pour conduire notre Peuple vers la liberté, il choisira en temps et en heure son chemin, pour le moment nous devons éviter une boucherie.
Colonel, dis-nous sans crainte et honnêtement ton projet.

CK: Cheikh, messieurs, comme vous le savez, l'armée est présente sur tout le territoire. En proclament l'Etat d'urgence, le Sultan nous offre une occasion inespérée de faire changer le régime. La seule question que je pose est celle du régime. Laissez-moi vous expliquer: où nous proclamons la république, on dépose le sultan, mais question, que faisons-nous de lui? Ou nous proclamons une monarchie parlementaire où le pouvoir sera au Premier Ministre.

AAO: Hors de question que ce chien garde le moindre pouvoir, fut-il symbolique!
SAO: Je rejoins Si Ahmed!
CAT: Aussi surprenant que cela puisse paraître, je rejoins messieurs.

CK:
Le sort est jeté. Maintenant....

Il fut interrompu par AAO: Qui dépose le Sultan? Je te vois venir Colonel....Pourquoi ton armée et non pas nos milices populaires?

CK: Parce que tes barbouzes se feraient écraser par la police, là où l'armée les tiendra en joue Si Ahmed. Maintenant, si tu veux tenter l'expérience, vas-y!

SAO: Messieurs du calme. Si Ahmed, si le but est d'éviter un bain de sang, la solution du Colonel est la meilleure et nul ne le verra venir. Les Soldats sont déjà dehors, tout se jouera dans le calme des palais. La question est que faire du Sultan et des siens?

AAO: La mort!

CAT: Messieurs, colonel....Nous pourrions, lors de la prise du Palais, nous débarrasser tranquillement de certains éléments...l'imam, les frères du Sultan....Quand au sultan lui-même, nous pourrions le laisser partir, un pays étranger lui offrirait bien l'asile. Soyons généreux.

CK: J'en parlerai directement avec lui, s'il coopère, il partira sinon....Nous verrons bien.

SAO: Il reste une question Colonel....Celle de la direction de la République, qui pour la diriger?

CK: Je ne vais pas tourner autour du pot, je propose de diriger l'instance de transition qui sera chargé de conduire notre pays vers la démocratie via des élections libres.

AAO: Nous y voilà! Tu nous propose de passer d'une monarchie absolue, à une dictature militaire, et nous devrions applaudir, voir t'aider?

SAO: Colonel, Si Ahmed a raison. Voilà des années que je milite dans l'opposition, pour voir mon pays s'ouvrir à la démocratie. J'ai tout perdu, une belle carrière, ma liberté, j'ai passé des années en prison, torturé, et depuis des années dans la clandestinité. Je refuse d'avoir fait tout çà pour une dictature militaire...

CK: Qui vous parle de dictature militaire? Je vous garantie des médias libres, une légalisation des partis politiques, en échange du dépôt des armes de vos milices. Je vous garantie l'organisation d'élections libres dans un délai raisonnable de 5 ans, élections contrôlées par un organisme indépendant où tous les partis seront représentés et même des organisations étrangères, garantes de la transparence!

SAO: 5 ans colonel, c'est trop!

CK: Si Slimane, ces élections devront marquer la réussite de notre changement. Les précipiter serait précipiter l'affrontement. Notre Peuple n'est pas encore assez mûr pour comprendre la subtilité des échanges politiques...Il faut laisser le temps au temps!

AAO: Et tu seras bien-sûr candidat dans 5 ans?

CK: Pourquoi pas?

SAO: Colonel, comment veux-tu que l'on croit à ton projet, si la finalité est ta candidature?

CK: Voilà le défaut de nos démocrates....Vous êtes pour la démocratie mais vous voulez décider qui pourra être candidat! Pourquoi ne pourrais-je pas l'être, vu que les médias seront libres, comme la future campagne?

CAT: Allah, Allah, je me réjouis de ta proposition Colonel. Je suis pour! Je suis pour car la transition a besoin d'un homme ayant le sens de l'Etat. On ne pourra pas chasser le Sultan et se lancer dans l’aventurisme. Il nous faut un changement dans la continuité. Un changement de régime mais avec des gens connaissant l'Etat. Le Colonel prend ici l'engagement d'organiser des élections libres, et je le crois. S'il ne le désirait pas, pourquoi parle-t-il avec nous? Il lui suffirait de faire son coup de force dans son coin, tirer sur la population et c'est réglé!
Colonel, je te soutiens, si tu ouvres les médias et autorise les partis dans le mois de ta prise de pouvoir.

CK: Je jure sur le Saint-Coran de le faire Cheikh.

SAO: Si tu jures d'ancrer la démocratie.

CK: Je le jure sur le Saint-Coran Si Slimane.

AAO: Puisque tout le monde est d'accord, nous nous rangeons mais tu auras sur ton chemin les communistes, qui seront tes premiers opposants.

CK: Les communistes ne participeront donc pas à la gestion des affaires?

AAO:Non Colonel, nous dirigerons le pays dans 5 ans!

CK: Et les socialistes Si Slimane?

SAO: Non Colonel, nous ne pouvons être associés aux militaires. Nous serons ton opposition et tes successeurs dans 5 ans.

CAT: La hiérarchie religieuse te soutiendra Colonel.

AAO:Ca aura au moins le mérite d'être clair, l'union du sabre et du goupillon.

CK:Messieurs, passez le message à vos milices, que les marches se poursuivent pour justifier l'Etat d'urgence. Le changement aura lieu dans les heures qui suivent.

SAO:Il reste une question!! Comment s'appelera notre pays demain? Nous ne pouvons pas garder le nomd e cette dynastie!

CK:Nous devons reprendre notre nom d'antan. Je vous propose donc l'Azouglie. République d'Azouglie.

Les trois hommes approuvèrent un choix logique pour tous.[/justify]