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Posté : ven. août 09, 2019 1:03 am
par Nizam
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[center]Fenêtre sur la Slézanie[/center]
[center]Tout ce qu'il faut savoir sur la vie en Slézanie et sa culture[/center]
Sommaire.
Culture :
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p355744]Le Pałac Królewski, joyau de la couronne[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p358474]Le « Rakowisme », socle de l'identité slézane[/url]
Société :
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p355098]Les jeux d'argent : la grande hypocrisie slézane[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p355234]L'alcoolisme, un fléau tenace[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p355390]L'humanitaire catholique, tradition slézane[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358967#p358967]La répartition religieuse slézane en 2040[/url]
État :
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p354982]Le service militaire en Slézanie[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358474#p355505]Le système éducatif slézan[/url]
- [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1374&t=18020&p=358578#p358578]Féodalité et pouvoirs ancrés dans le local[/url]
Posté : sam. août 10, 2019 3:40 am
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/X5dcfKB.png[/img][/center]
[center]Le service militaire en Slézanie[/center]
[justify]Instauré lors de la centralisation royale en 1648, le service militaire a fortement évolué depuis sa création mais a marqué durablement la société slézane. Initialement mis en place par le Roi Andrzej IV, le service militaire avait pour but de participer au renforcement du sentiment d'appartenance à la Nation slézane, notamment auprès de la jeunesse du pays. Ainsi, l'idée initiale de ce service n'était pas militaire mais davantage social. Il s'est simplement trouvé que l'aspect militaire avait été jugé comme étant approprié pour créer une union du peuple slézan.
Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le service militaire n'a pas réellement évolué et fut toujours basé sur cette idée d'appartenance à l'union des slaves slézans, notamment suite à l'intégration récente de populations lithuanophones peu intégrées au sein de la société slézane. Néanmoins, les différentes guerres civiles ayant touché le Royaume comme notamment ce que les slézans appellent "le Grand Déchirement", ont grandement fait évoluer ce concept de service militaire, réduisant l'importance des questions sociales liées à ce dernier. Dans une époque de tensions internes et externes, le service militaire slézan s'est simplement focalisé sur la formation d'une réserve d'hommes mobilisables massivement et rapidement en cas de conflit armé engageant le Royaume. Cette nouvelle version du service militaire fut caractérisée par sa cruauté et sa dureté. Les officiers, extrêmement sévères et détestés, ont formé des générations de slézans élevés à la dure et qui sont aujourd'hui les conservateurs traditionalistes du pays, très attachés à l'ordre et à la discipline.
Toutefois, depuis le début des années 2000, le service militaire a été remis en cause à de nombreuses reprises, notamment par les socio-démocrates et autres partis et associations progressistes de gauche qui dénonçaient l'aspect belliqueux et passéiste d'un tel service militaire obligatoire en Slézanie. Néanmoins, les conservateurs ont maintenu leur cap et ont résisté aux pressions incitant à l'abroger, notamment les vagues de manifestations de 2007. Aujourd'hui, le service militaire slézan est régi par la loi de 2001, rappelant son caractère obligatoire dès la majorité civile à 21 ans et ce pour une durée de 24 mois. En réalité, ce service militaire moderne est une synthèse des versions précédentes, réunissant les questions d'intégration sociale et de formation militaire. Une fois l'orage hostile de 2007 passé, le soutien de la jeunesse slézane au service militaire n'a fait qu'augmenter, et aujourd'hui il est possible d'affirmer qu'il est très majoritairement accepté et compris par les jeunes slézans, notamment de par l'influence de leurs pères et de leurs grands-pères, ayant connu le service militaire le plus rude depuis son instauration au XVIIème siècle.[/justify]
Posté : mar. août 13, 2019 2:37 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/9yw0jff.png[/img][/center]
[center]Les jeux d'argent : la grande hypocrisie slézane[/center]
[justify]Le Royaume de Slézanie est régulièrement présenté comme étant l'un des pays les plus catholiques et conservateur de Dytolie et du monde en général. Cette forte influence religieuse en Slézanie, quelle qu'elle soit, engendre une relation conflictuelle autour des jeux d'argent. Dans la société slézane, ces différentes institutions liées aux jeux de hasard et d'argent, comme les casinos, ou les loteries, sont globalement très mal vus. Beaucoup de slézans considèrent ces pratiques comme étant immorales. Ils considèrent cela comme du gaspillage d'argent à cause de la tentation liée à l'amour de l'argent facile, considéré comme étant un "bien mal acquis" par beaucoup en Slézanie, préférant gagner de l'argent à la sueur de leur front. L'argent n’est pas fait pour être gaspillé. Le surplus devrait être épargné pour des besoins futurs ou donné pour l'œuvre du Seigneur, pas gaspillé dans des jeux.
Les lieux comme les casinos suscitent un fort rejet auprès de la population, les imaginant comme étant des lieux de débauches et de péchés. Ils proposent souvent de l'alcool à bas prix ou gratuit, ce qui encourage l'ivresse et inhibe ainsi les capacités décisionnelles. Tout dans un casino est parfaitement rodé pour arracher les plus grandes sommes possibles sans rien donner en retour, à part des sensations fortes et des plaisirs éphémères. Des études montrent cependant que ceux qui jouent à la loterie sont généralement ceux qui ont le moins de moyens. Il est difficile pour une personne désespérée de résister à l'appât de l'argent facile. Les chances de gagner sont infinitésimales et de nombreuses vies sont ruinées. L'amour de l'argent, à l'origine de tous nos maux ?
C'est le grand paradoxe et la grande hypocrisie en Slézanie. Si ce grand pays catholique et conservateur encadre fortement au niveau de la loi les pratiques liées aux jeux d'argent, qui ont longtemps été interdits, certains établissements continuent leurs activités, notamment au nord du pays, où le littoral est habité par l'élite économique du pays, très majoritairement athée ou juive, ne ressentant pas d'impératif moral par rapport à ces pratiques contrairement à une grande majorité des slézans catholiques. Ainsi, l'Etat ferme les yeux sciemment sur ces pratiques, qui rapportent indéniablement d'importants revenus de par les taxes qu'elles engendrent. De fait, la posture morale religieuse d'une majorité de slézans est approuvée et suivie officiellement par les autorités slézanes, mais ces dernières n'hésitent pas un instant pour en profiter tout de même.[/justify]
Posté : sam. août 17, 2019 1:10 am
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/trJIGaB.jpg[/img][/center]
[center]L'alcoolisme, un fléau tenace[/center]
[justify]Que l'on aille au Westrait, en Flavie (si on y arrive), ou au Teikoku, la description du slézan typique est souvent la même : conservateur, catholique et... alcoolique. Cette vision, bien que clichée, a une part de véridique sur la situation en Slézanie. Si l'acoolisme est sur le déclin depuis plusieurs années, la consommation d'alcool reste très persistante. Néanmoins, ce cliché du slézan ivre a des racines bien plus lointaines et pas forcément en lien avec la Slézanie d'aujourd'hui.
En effet, la réputation du slézan ivre est originaire du Moyen-Âge, et elle est en réalité davantage tirée de la façon de boire plutôt que des quantités d'alcool ingurgitées. À cette époque, les voyageurs dytoliens transitant par la Slézanie décrivaient volontiers à quel point les slézans étaient rapidement ivres. Cela a été interprété comme étant le fruit d'une consommation très excessive d'alcool, mais cette ivresse manifeste était davantage due à l'alcool consommé : l'hydromel slézan. Ce dernier, beaucoup plus cher que les autres alcools, était également beaucoup plus fort que le vin ou la bière, par exemple. L'hydromel était consommé lors d'importantes occasions, scuceptibles d'être observées par des étrangers, mais ces moments ne reflétaient pas la vie de tous les jours du slézan lambda. Ainsi, le fait que l'hydromel soit bien plus à même de rendre ivre à participer à ce cliché slézan, étant donné que la bière et le vin étaient très majoritaires dans le reste de la Dytolie à cette époque. Ainsi, les voyageurs ne savaient pas que l'hydromel slézan provoquait très rapidement l'ivresse.
Toutefois, il serait faux de rejeter complètement ce cliché. Il est vrai que les slézans font partis des plus importants consommateurs d'alcool en Dytolie. Il est facile de réaliser cela en se rendant dans un simple supermarché, où des rayons entiers sont remplis à ras bord d'alcool en tout genre, que ce soit de la bière, du vin, de la vodka ou des eaux de vie en tout genre. Les classes laborieuses et populaires, travaillant notamment dans des secteurs industriels difficiles dans le sud-est du pays, consomment énormément d'alcool. La soupe à la bière, disparue depuis près d'un siècle dans la plupart des pays dytoliens, est toujours présente en Slézanie et représente une partie importante du régime calorique des travailleurs slézans. Ainsi, il est en parti véridique de qualifier les slézans d'individus très prompts à consommer de l'alcool jusqu'à l'ivresse.
Face à ce fléau de santé publique, l'Etat royal a mené différentes politiques sociales et fiscales pour tenter d'endiguer ce phénomène. Après une tentative de surtaxer l'alcool dans le pays, ce qui s'avéra être un désastre, l'Etat royal a décrété l'interdiction de consommer de l'alcool pour tout individu de moins de 18 ans. Cette mesure a eu un effet certain sur la consommation d'alcool chez les jeunes, mais cela n'a en rien résolu l'alcoolisme chez les classes populaires, bien plus âgées.[/justify]
Posté : mar. août 20, 2019 12:04 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/Ll8xgSs.png[/img][/center]
[center]L'humanitaire catholique, tradition slézane[/center]
[justify]Fondé en 1631 par le Cardinal slézan Jozef, l'Ordre Catholique pour la Solidarité slézan est depuis lors un rassemblement de catholiques ayant pour objectif d'apporter de l'aide aux plus démunis, que ce soit en Slézanie ou à l'étranger, en respectant avant tout les préceptes catholiques, omniprésents dans la société slézane.
Les premières missions de cet Ordre, et ce jusqu'au début du XXème siècle, furent concentrées en Slézanie. Il était notamment question de se cotiser pour pouvoir financer des achats de nourritures, d'habits aux plus pauvres, notamment les agriculteurs ou les mineurs, très souvent surexploités et absolument pas protégés par l'Etat slézan.
Depuis un peu plus de 130 ans, les missions de l'Ordre se sont exportées à l'étranger, notamment dans des pays où sont présents des catholiques. Ainsi, l'Ordre a pu tisser un important réseau d'humanitaires catholiques à travers le monde, lui permettant d'agir rapidement en cas d'urgence humanitaire. Que ce soit l'envoi de médicaments, de vivres ou autres, l'Ordre Catholique pour la Solidarité intervient toujours sur la base de la solidarité catholique.
Toutefois, son évolution a toujours été suivie par des critiques ou des soupçons. Cet Ordre a toujours été vu par certains comme un bras de l'Eglise Catholique afin de renforcer son influence dans la société slézane et dans plusieurs pays, où il pourrait servir d'agent d'influence au Royaume de Slézanie.[/justify]
Posté : jeu. août 22, 2019 2:13 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/BHBt8nu.png[/img][/center]
[center]Le système éducatif slézan[/center]
[justify]Le système éducatif slézan n'a que peu évolué au cours des dernières années. Grandement réformé au milieu du XXème siècle, sa structure n'a que très peu changé depuis, ce qui ne manque pas de soulever des critiques et des appels à le modifier drastiquement par une partie de la population slézane tout de même minoritaire.
Le système éducatif slézan est composé de l’enseignement préscolaire (ou maternel) à partir de 3 ans, de l’enseignement primaire (entre 6 et 11 ans), et de l’enseignement secondaire, lui-même divisé en collège (de 12 à 15 ans) et lycée (de 16 à 18 ans). Les études sont obligatoires de 5 à 16 ans. (La majorité civile est quant à elle fixée à 21 ans, ndlr)
Tout d'abord, l'enseignement préscolaire (przedszkole) est très peu démocratisé en Slézanie. Cela s'explique notamment par le fait que les aides sociales pour ces enfants en bas-âge ne sont pas très importantes alors que des frais scolaires sont nécessaires pour mettre ses enfants dans ces structures préscolaires, bien que ces dernières soient publiques. L'objectif de ces premières structures se situe notamment autour de l'apprentissage de la langue, particulièrement pour les enfants lithuanophones très souvent en difficulté sur le polonais, ce qui peut être très handicapant pour la suite de leur scolarité. Ainsi, les aides préscolaires sont particulièrement dédiées aux minorités lithuanophones, ce qui engendre bien des débats en Slézanie.
Ensuite, l’école primaire slézane (szkoła podstawowa) est divisée en deux cycles : le premier comprend les enfants âgés de 6 à 8 ans (classes 1 à 3). L’enseignement des matières est assuré par un enseignant unique et les matières enseignées sont communes à tous les élèves. Le second cycle comprend les enfants âgés de 9 à 12 ans (classes 4 à 6), avec des enseignements spécialisés au choix et un enseignant principal par classe. Le cycle primaire se termine par un test de compétences afin de valider le passage au collège.
Enfin, le collège et le lycée. Le collège (gimnazjum) scolarise les enfants âgés de 12 à 15 ans (classes 1 à 4). Les études au collège se terminent par un examen dont les résultats peuvent influer sur le choix du lycée. Le lycée (liceum), après trois années d’études, se termine par l’examen national de maturité (matura), déterminant pour les études supérieures.
L'enseignement privé, de son côté, reste très imposant en Slézanie. Bien que l'Instruction publique soit grandement influencée par des valeurs et doctrines catholiques et conservatrices, cette dernière est parfois accusée de s'édulcorer et d'être influencée par les pensées mondialistes et progressistes. C'est pourquoi les écoles privées, strictement catholiques ou juives, sont extrêmement puissantes.[/justify]
Posté : lun. août 26, 2019 12:27 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/iOYm2xN.png[/img][/center]
[center]Le Pałac Królewski, joyau de la couronne[/center]
[justify]Le Pałac Królewski est le lieu de résidence de la famille royale slézane depuis sa construction. Bâti en 1726 par l'architecte slézan Lukas Vinsky, il se situe légèrement en périphérie de la capitale royale, Bolków. Ce choix d'exiler le Palais Royal avait à l'époque suscité plusieurs polémiques et engendré différentes critiques, notamment de par la crainte de voir le Roi et son entourage être déconnectés de la réalité des slézans qui eux résident au coeur de Bolków.
Entouré de très grands jardins et d'un terrain propriétés de la couronne, le Pałac Królewski est un véritable joyau de l'architecture slézane. Son immensité n'a d'égale que son élégance et son prestige, esthétique et historique.
En effet, ce lieu est gorgé d'Histoire, tant il a vu défiler grand nombre de souverains slézans, de familles, de nobles, de trames politiques et autres complots ou même assassinats. Le Pałac Królewski est un monument de la culture populaire slézane, inspirant à la fois le respect et la puissance royale, mais alimentant également bon nombre de contes populaires tant son histoire peut sembler opaque pour les slézans, fascinés par les évènements ayant eu lieu en ces murs.
Aujourd'hui, en plus d'être la résidence royale, il est une véritable attraction touristique d'importance. Durant certaines périodes pré-établies, les touristes, qu'ils soient étrangers ou slézans, peuvent venir visiter une grande partie du Palais et de ses environs.[/justify]
Posté : ven. nov. 01, 2019 8:42 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/b35kByh.png[/img][/center]
[center]Le « Rakowisme », socle de l'identité slézane[/center]
[justify]Borysław Rakow, né en 1632 à Dukla dans le Marquisat de Cieżkowice, et mort en 1703 à Bolków, est un philosophe et intellectuel slézan. Fils d'un marchand et d'une mère dévouée à son foyer, Rakow a connu une enfance relativement aisée, bercée par la pieuté de sa mère et l'absence pesante de son père. Ce contexte familial sera d'une influence capitale dans le développement de sa pensée philosophique et de sa définition de la nation slézane.
En effet, la conception de la nation slézane élaborée par Borysław Rakow, retranscrit grandement l'influence catholique de sa mère et le manque paternel. Pour lui, il existe deux bases essentielles définissant la société slézane : la cellule familiale guidée et protégée par la figure du père, et le catholicisme qui forme la culture slézane. L'absence de son père l'a en effet fortement marquée, et cela a renforcé en lui toute la conviction que le père devait être l'un des piliers majeurs dans la société slézane afin de garantir une stabilité familiale permettant à la fois la pleine et sereine construction personelle de l'enfant, ainsi que la solidité de la société, subdivisée en familles elles-mêmes guidées par la figure du père.
Concernant la conception de la nation slézane et du peuple slézan, Borysław Rakow a une définition simple : tout bon slézan doit être catholique, patriote et fondateur d'une famille. Il serait impensable selon lui que la Slézanie accueille en son sein et en son peuple, des individus (à long terme), ne partageant pas cette religion, cet amour du Royaume et du pays, ainsi que la farouche envie de protéger la culture slézane et son identité face au danger du multiculturalisme et du cosmopolitisme. Il a notamment évoqué dans son ouvrage Culture et Identité, publié en 1673, que "l'incorporation, souhaitée ou forcée, d'individus extérieurs à la religion catholique, à la langue polonaise, ainsi qu'à l'identité slézane, serait un lent poison et provoquerait à terme la division et la destruction de la nation et du Royaume."
Ses différents ouvrages ont rapidement séduit l'élite noble et politique du Royaume et ce dès son vivant, expliquant de fait comment sa pensée est devenue prédominante au sein des élites dirigeantes slézanes et par la suite dans l'ensemble de la société, notamment via l'instruction publique.
Cependant, cette pensée, bien que très majoritairement partagée au sein de la classe politique slézane et de la population, a causé d'importantes tensions nationales, notamment suite au rattachement du Duché d'Uzpelis à la fin du XIXème siècle, où la population est très majoritairement de culture et de langue lituanienne. Cette annexion a en partie remis en cause la prédominance du Rakowisme durant un temps. Toutefois, ce courant est très vite redevenu extrêment influent et puissant en Slézanie, et est aujourd'hui clairement repris et revendiqué par plusieurs formations politiques comme le parti conservateur ou la ligue patriotique royale. Ce qui ne manque pas de créer des tensions en Slézanie, notamment du fait de la présence de minorités juives, orthodoxes et lithuaniennes, considérées par beaucoup comme étant extérieure à l'identité slézane et représentant donc "le lent poison" qu'évoquait alors Borysław Rakow.[/justify]
Posté : lun. nov. 04, 2019 2:39 pm
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/qUdzMm0.png[/img][/center]
[center]Féodalité et pouvoirs ancrés dans le local[/center]
[justify]À l'instar de son grand voisin, le Thorval, et à la différence de la plupart des autres grands pays dytoliens, la Slézanie a conservé au fil des siècles et de son Histoire son système féodal. Bien que menacé à plusieurs reprises, que ce soit de par des influences étrangères ou des épisodes de révoltes internes, le système féodal slézan est aujourd'hui très solidement ancré dans le fonctionnement politique du pays et plébiscité par la population. Cette féodalité et cette importance des pouvoirs locaux sont directement issues de l'Histoire fragmentée de la Slézanie, régulièrement divisée entre différentes tribus slaves, puis différents duchés étant eux mêmes féodaux. C'est de cette histoire qu'est née la féodalité slézane lors de l'union des peuples slaves de cet espace géographique que l'on appelle aujourd'hui Slézanie et qui aujourd'hui ne forment qu'un seul et même peuple : le peuple slézan.
Ainsi, il existe en Slézanie cinq échelles de pouvoir selon la Constitution : Le Roi, le gouvernement, le Duché, les Marquisats et Comtés, et enfin les municipalités. Outre les pouvoirs royal et gouvernemental qui sont à échelle nationale, il est primordial de comprendre l'importance des trois autres entités locales afin de saisir au mieux le fonctionnement politique de ce Royaume féodal, ancré dans le local.
Tout d'abord, les duchés. Il existe cinq duchés en Slézanie : Le Duché royal de Bolków (propriété du Roi), le Duché de Zawidów, le Duché d'Ożarów, le Duché de Bielsko et enfin le Duché d'Užpelis. Mise à part le Duché royal de Bolków qui est la propriété du Roi de Slézanie, les quatre autres sont gouvernés et détenus par des Ducs. Ces Ducs ont d'importantes prérogatives politiques sur leur territoire ducal : la fiscalité locale, des forces de polices ducales, ou encore l'aménagement du territoire. Ainsi, les Ducs perçoivent des taxes de la part des habitants du Duché, ainsi que des autres nobles sous son autorité. Une partie symbolique de ces taxes rentrent directement dans la poche personelle du Duc, et le reste dans les caisses publiques du Duché. Ces Ducs sont par ailleurs des Grands-Électeurs du Royaume, et doivent élire à l'unanimité le Roi de Slézanie à chaque succession, étant donné que la Slézanie est une monarchie féodale élective, la succession n'est pas héréditaire selon la Constitution, bien que la continuité dynastique soit en principe privilégiée par les Ducs afin de garantir la stabilité du Royaume.
[spoiler=CARTE DES DUCHÉS][center][url=https://i.imgur.com/tpvWQJh.png][img]https://i.imgur.com/ez6RqEs.png?1[/img][/url]
(Cliquez pour agrandir)[/center][/spoiler]
S'agissant désormais des marquisats et comtés, ils sont présents au nombre de dix-neuf. Historiquement, la différence de nomination entre marquisats et comtés s'est toujours faite en fonction de leur positionnement géographique. Les entités frontalières se nomment des marquisats, et les autres des comtés. Ces entités locales sont dirigées et détenues par des marquis et comtes étant eux même sous l'autorité de leur Duc respectif en fonction de leur géographique. Ils doivent verser des taxes à leur Duc et collaborer avec eux sur différents projets locaux. Contrairement aux Ducs, les marquis et les comtes n'ont pas le droit de vote lors de la succession royale. Ce pouvoir leur a été retiré au début du XXème siècle, du fait de l'impossibilité de trouver des consensus faisant l'unanimité, ce qui ralentissait énormément les successions royales. Les marquis et comtes ont des prérogatives politiques assez limitées, surtout en comparaison avec les Ducs. Ils gèrent notamment les politiques culturelles, environnementales mais surtout les politiques d'entretien et de rénovations des lieux de cultes catholiques présents sur le territoire, que ce soit les cathédrales ou les simples églises des nombreuses villes et wiosek (trad. villages), présents sur leur territoire. Ils perçoivent également une taxe mineure et symbolique de la part des individus résidant sur leur territoire. Comme les Ducs, une partie mineure de ces revenues sont directement dans leur revenus personnels, puis le reste dans les caisses publique du marquisat ou du comté.
À noter également la particularité du domaine royal, le Duché de Bolków, où il n'y a aucun marquisat ni comté. Tout est directement sous l'autorité du souverain slézan.
[spoiler=CARTE DES MARQUISATS ET COMTÉS][center][url=https://i.imgur.com/FoIDclh.png][img]https://i.imgur.com/gQ4gX4u.png?1[/img][/url]
(Cliquez pour agrandir)[/center]
1. Comté de Pyetrykaw.
2. Marquisat de Kracławek.
3. Comté de Kazinctak.
4. Comté de Grodków.
5. Marquisat de Buk.
6. Comté de Iława.
7. Marquisat de Kuršėnai.
8. Comté de Šlažai.
9. Marquisat de Preikapės.
10. Marquisat de Laužai.
11. Comté de Ostróda.
12. Comté de Leżajsk.
13. Marquisat de Szprotawa.
14. Duché royal de Bolków.
15. Marquisat de Cieżkowice.
16. Comté de Zalewo.
17. Marquisat de Pińczów.
18. Marquisat de Żary.
19. Marquisat de Rawicz.[/spoiler]
Enfin, les municipalités. Que ce soit les grandes villes slézanes, comme la capitale Bolków où les autres capitales ducales, les municipalités slézanes sont extrêmement nombreuses mais avec très peu de pouvoir. Dirigées par des maires élus tous les six ans par la population au suffrage universel direct, les municipalités sont le seul pouvoir local qui n'est pas inclus dans le système féodal slézan. Les maires ont principalement des pouvoirs de gestionnaires de leur municipalité, et collaborent étroitement avec les marquis et ducs.
[spoiler=CARTES DES PRINCIPALES VILLES][center][url=https://i.imgur.com/LWh0gCv.png][img]https://i.imgur.com/FIBDheE.png?1[/img][/url]
(Cliquez pour agrandir)[/center][/spoiler]
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Posté : sam. nov. 16, 2019 12:02 am
par Nizam
[center][img]https://i.imgur.com/w6W2OjT.png[/img][/center]
[center]La répartition religieuse slézane en 2040[/center]
[justify]Une Slézanie plus religieuse que jamais ? C'est ce que semble indiquer les dernières études statistiques sur la question de la répartition religieuse en Slézanie.
Le premier enseignement évident semble la croissance importante de la communauté catholique, ultra-majoritaire en Slézanie. En effet, les catholiques représentent aujourd'hui 76,98% de la population, soit une progression de 3,73% et 714 231 personnes par rapport à 2039. Cette très forte augmentation a plusieurs raisons. Tout d'abord la forte croissance démographique slézane, et le nombre de nouveaux-nés baptisés dès leur naissance. Le nombre de catholiques a également augmenté du fait des conversions d'athées qui semble être un phénomène s'accélérant au fil du temps.
Du côté des orthodoxes, la situation semble davantage difficile. Si le bilan reste positif avec une augmentation de 0,16% et 2 325 personnes par rapport à l'an dernier, le nombre d'orthodoxes slézans stagne fortement, notamment du fait d'une faible fertilité.
En revanche, la communauté juive slézane continue de grossir. Le nombre de juifs en Slézanie a progressé de 4,30% et de 78 829 personnes. Cette importante augmentation peut être expliquée en partie par la croissance démographique juive et l'immigration persistante de yiddishe choisissant de quitter le régime socialiste et collectiviste voisin, en dépit du climat antisémite régnant en Slézanie.
Enfin, ce qui saute aux yeux est la chute de l'athéisme en Slézanie. Le nombre d'athées et autres agnostiques a réduit de 5,11% et 137 523 individus en comparaison avec 2039. Cela se comprend du fait que la fertilité des athées est beaucoup moins importante que chez les autres groupes religieux en Slézanie, ainsi que par la conversion importante de slézans vers le catholicisme, ce qui est grandement encouragé par le gouvernement.
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