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Posté : mar. mai 07, 2019 6:53 pm
par Arios
[center]Χάρτης της πόλης της Κύβιστρα - Mappe delle Citte del Sibistria[/center]
[center]Régions et villes de Cybistrie[/center]
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--------- : voies routières rapides
--------- : voies ferrées [/center]
Posté : mar. mai 07, 2019 7:34 pm
par Arios
[center]Évolution territoriale des Enclaves Autonomes Turciques [/center]
Les EAT avant 2031 :
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Les EAT entre 2031 et 2037 :
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/07/190507092851246147.png[/img][/center]
Les EAT après 2037 :
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/05/07/190507092854591504.png[/img][/center]
Posté : mer. mai 08, 2019 8:31 pm
par Arios
[center]Guerre cybristro-turcique de 1992-1995 : première partie[/center]
La situation territoriale en 1992 :
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Les Turciques de Cybistrie bénéficient d'une large autonomie. Si la Cybistrie leur dénigre à l'époque toute reconnaissance d'un État, qui engagerait le pays hellénique à réfléchir au désenclavement du territoire et à la jonction entre les enclaves de Yilliz et celle de Gökalp, la "Güzélique" constitue une sorte de petit pays présent sur la scène internationale, fort de relations autonomes avec de nombreux États musulmans, malgré sa distance froide avec plusieurs pays arabophones dont certains ont été alliés aux populations hellènes, notamment de Cybistrie, lors de la "décolonisation turcique" de la Marquésie. Ses frontières sont déjà le fruit d'un précédent conflit, l'ayant privé définitivement de tout accès à la mer.
Dans la nuit de Noël 1992, les téléphones à cadran rotatif vibrent dans tout le pays ; les Cybistriens s'appellent, un peu plus tôt que prévu et avant minuit, pour se faire passer le message d'allumer le poste : l'Armée y diffuse un état d'urgence, car les frontières du pays ont été violées, et les enclaves lancent plusieurs offensives contre les villes helléniques...
Les mouvements militaires 1992/printemps 1993 :
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Le choc a été puissant pour l'Armée cybistrienne et pour l'État lui-même ; contre toute attente, du matériel lourd de cavalerie et d'équipement des volontaires combattants turciques, transformés dans le secret en quelques mois en combattants, permet aux enclaves de prendre le dessus et de lancer des offensives rapides. Thébason est encerclée en 48h, Yilliz effectue sa jonction avec l'enclave de Gökalp en quelques heures à peine... Sur la côte, les Cybistriens hommes sont appelés dès le 25 au matin à rejoindre les casernes, la réserve est immédiatement envoyée en renfort, à l'armée nationale qui lance ses contre-offensives frontales dans la nuit du 25 au 26, décidée à envisager une prise à revers des enclaves mais se heurtant rapidement à une résistance acharnée de la population, et à de nombreux pièges tendus par l'adversaire.
Les Güzeliques gardent l'initiative, et mi-janvier lancent une seconde offensive en direction de Thélon. Depuis la Phtiolide du nord, les Cybistriens répliquent deux jours plus tard et sauvent Thélon d'une capture ralentie déjà par les corps défendant la ville. Fin janvier, en Thesphaée, la Cybistrie lance une autre offensive visant à sauver la petite ville d'Efreion, et la partie nord de la grande voie rapide vers les gisements de pétrole du Xiros.
La situation au printemps 1993 :
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En 5 mois, les Turciques de Cybistrie ont gagné un important territoire rural. Les Hellènes, qu'ils soient issus de familles de colons ou de peuplements indigènes pré-existants, sont expulsés dans le meilleur des cas, tandis que l'épuration sauvage, parfois guidée par des officiers eux-mêmes, débute. Elle fait, en deux ans et demi de guerre, plus de 80 000 morts civils du côté hellénique. Les territoires gagnés sont néanmoins sans grand intérêt économique et stratégique, tandis que les troupes turciques échouent à conquérir des villes importantes comme Thélon, Eusée, ou Efreion.
Seule Thébason, tombée dans les premiers jours du conflit, est aux mains des Güzéliques, qui en font une des capitales d'où ils pilotent le conflit, et où ils reçoivent plusieurs diplomates étrangers, alliés officiels ou officieux. L'acharnement contre les Hellènes y est néanmoins modéré, car le souvenir d'une communauté présente tout au long du Moyen-âge et de l'époque moderne atténue le ressentiment de nombreux militaires qui font la différence entre ces Hellènes indigènes, souvent turcophones polyglottes, et les "Cybistriens" assimilés pour beaucoup, à tord ou à raison, à des colons occidentaux.
En Césaride, une guerre de position s'est installée, tandis qu'en Éomathie et à Eusée, l'Armée cybistrienne fortifie les sommets d'où elle défend de grandes vallées. Le littoral, lui, est victime d'un exode impressionnant, touchant autour de 700 000 personnes, qui affluent vers la Mer pourpre par crainte de voir leurs vallées occupées par les Gûzéliques.
Posté : lun. mai 13, 2019 7:01 pm
par Arios
[center]Guerre cybristro-turcique de 1992-1995 : deuxième partie[/center]
La situation territoriale à l'été 1993 :
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La Ligue de Montalvo frappe de nombreuses cibles turciques durant l'été[/center]
Malgré l'avancée des troupes cybistriennes en Césaride entre le printemps 1993 et le mois de juillet, la guerre patine pour Héraclée, qui perd d'importants territoire au sud. A la mi-juillet 1993, l'avancée éclair des Turciques sur Syrgon, aidés pas de nouveaux blindés envoyés de l'étranger, fait planer la menace d'un encerclement de l'armée d'Éomathie. Les journaux évoquent déjà la fermeture prochaine de la "Poche d'Eusée", où se trouvent plus de 40 000 hommes de l'Armée cybistrienne, qui peinent à évacuer les lieux tant l'avancée ennemie au sud est rapide.
En Dytolie, Lanfair finit par donner son accord à la Ligue de Montalvo, dont le gouvernement général prépare depuis plusieurs mois le scénario d'une intervention. Pour éviter de rompre ses liens avec plusieurs puissances marquésiennes, le Commonwealth se refuse à intervenir lui-même, mais valide la proposition de Cartagina. Pour la première fois depuis la défaite de l'Empire italique en 1950, et la création de la Ligue en 1953, Cartagina et l'ensemble des Provinces montalvéennes vont s'engager dans une guerre.
Dans la nuit du 25 au 26 juillet 1993, les chasseurs bombardiers montalvéens décollent des Ménechmes et vont ouvrir le feu sur plus d'une centaine de positions turciques en Cybistrie. Au petit matin, les forces hostiles sont désorganisées, ce qui permet à la Cybistrie d'inverser le rapport de force au courant du mois d'Août - alors que les bombardements montalvéens se poursuivent jusqu'en septembre.
L'hiver 1993-1994 :
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Devant le choc de l'été 1993, les Güzéliques changent de stratégie. Convaincus par certains partenaires, ils entament une vaste offensive dans le Désert du Xiros (ar : Tebanardar ; tu : Tabarçöl), dans l'objectif d'atteindre les puits de pétrole, exploités alors par Gazprod. Cette perte de moyens humains se paye sur le front nord par le recul dans de nombreux territoires, la perte de l'enclave de Yilliz, l'avancée des Cybistriens vers Güzellik, et la libération d'une grande partie de la Césaride. Dans le courant printemps 1994, plusieurs partenaires internationaux des Güzéliques, le plus souvent officieux, se retirent petit à petit, pressentant une défaite des nationalistes turciques devant l'implication montalvéenne (et surtout britonnique, par le soutien de Lanfair basculant au camp hellénique). Dès mai 1994, s'appuyant sur les bases aériennes de Cybistrie, l'aviation montalvéenne (ravitaillée par la logistique du Commonwealth), attaque les forces turciques dans le désert pour défendre les positions pétrolières.
Posté : lun. mai 20, 2019 5:20 pm
par Arios
[center]Guerre cybristro-turcique de 1992-1995 : troisième partie[/center]
Printemps-Été 1994 :
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La prise de Güzellik en avril 1994 marque un tournant du conflit. Plus de 30 000 soldats turciques sont faits prisonniers, dont un nombre important de combattants étrangers, parfois même non turcophones. Les chiffres précis restent confidentiels jusqu'à aujourd'hui, de nombreux rapatriements sont mis discrètement en place, des accords passés avec plusieurs États étrangers, même certains soutenant encore officiellement les rangs güzéliques.
Défaits dans la capitale, les Turciques reculent dans la précipitation, pris à partie par la chasse montalvéenne, et les forces cybistriennes elles-mêmes accompagnées et regonflées par la logistique étrangère. Pour la prise de Caral, le 5 mai, qui deviendra Kralon un an et demi plus tard, les premières troupes militaires montalvéennes sont envoyées au sol : commandos parachutistes, puis volontaires issus du service militaire.
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Volontaires montalvéens en Cybistrie, secteur de Sezimon, Juin 1994[/center]
Au sud, après l'occupation de l'enclave de Yilliz, l'armée güzélique avait battu en retraite en Eométhie du nord, dans le secteur des villes turciques de Garpin et Kuru. La densité des combattants est forte, accentuant la désorganisation, alors qu'au 23 mars, l'État-Major cybistrien lance une importante offensive terrestre visant à prendre le dessus sur la ligne de défense en constitution en Eométhie centrale. La partie turcique de la ville de Koryklion (Gorilk), est prise d'assaut, conquise au prix d'un millier de morts parmi les combattants cybistriens : depuis le début du conflit, malgré les tirs répétés sur Efreion, la situation topographique de Gorilk dissuadait les forces helléniques d'intervenir. La cassure du verrou de Gorilk permet aux forces cybistriennes d'avancer rapidement. Fin mai, la ligne de front s'est déplacée à plus de 200 kilomètres à l'est de Gorilk.
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Forces cybistriennes paradant à Garpin, en juillet 1994. La ville devient Karpeia en 1996.[/center]
Syrgon est libérée en août 1994, par la cavalerie cybistrienne appuyée par l'aviation montalvéenne. Les forces spéciales montalvéennes, formées en Nazalie et souvent dirigée par des officiers issus des rangs de l'armée combattante de 1943-1950, libèrent le Désert du Xiros en quatre mois, de mai à août 1994, mettant les puits de pétrole à l'abri des velléités ennemies.
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Blindés cybistriens, secteurs de Sziç/Sezimon, septembre 1994[/center]
Posté : mer. juin 19, 2019 8:52 pm
par Arios
[center]Guerre cybristro-turcique de 1992-1995 : quatrième et dernière partie[/center]
La victoire de janvier 1995, et ses suites historiques :
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Devant des déplacés, depuis l'Hôpital militaire de Telon-Est, le Premier ministre annonce la reddition des derniers combattants ennemis, 18/01/95[/center]
Le premier ministre Timos Lambrina est à Telon, en visite aux hôpitaux militaires qui gèrent le flux des soldats et des civils blessés, lorsque la nouvelle de la reddition de l'ultime armée combattante ennemie, la division Beyazit, défendant Gözleri depuis deux mois, lui parvient. Une courte cérémonie est improvisée, d'abord avec les membres de l'État-Major et du gouvernement qui l'accompagnent dans sa visite, ainsi qu'auprès de sentinelles, régulières et mobilisées, en poste dans Telon. Puis la population avertie, un rassemblement s'improvise devant l'hôpital, poussant le Premier Ministre à une apparition publique.
Le 22 janvier, alors que les soldats cybistriens ont fini de prendre position dans l'ensemble du territoire turcique, le parlement de Güzellik se réunit et vote la démocratisation à marche forcée du pays, rejetant les pouvoirs d'un exécutif décrédibilisé par la défaite. Lors des votes, les membres du parti de l'exécutifs sont empêcher de siéger par l'opposition démocrate, de nombreux étant par ailleurs entre les mains des autorités cybistriennes, ou étant morts au combat. Güzellik, bien qu'occupée, espère encore traiter d'égal à égal avec Eraclea, et les parlementaires démocrates, qui avaient été hostiles au lancement des hostilités par le pouvoir turcique trois ans auparavant, espèrent que la proclamation de la démocratie adoucira les conditions du vainqueur.
Eraclea ne saisit pas l'occasion de négocier avec les autorités turciques, et l'armée cybistrienne ferme le Parlement de Güzellik le 27 janvier dans l'après-midi, procédant à l'arrestation de nombreux parlementaires, dont certains sont relâchés peu après et participent de négociations officieuses, non reconnues dans un premier temps par Eraclea, alors que la société cybistrienne découvre avec effroi que plusieurs dizaines de milliers de Cybistriens ont été déportés, et exterminés méthodiquement, par les soldats turciques durant le conflit.
Le 11 février, un simulacre d'État-Major turcique est réuni à Eraclea, lors d'une cérémonie officielle de capitulation mise en scène par la Cybistrie. L'Armée turcique est officiellement détruite, les Généraux et colonels promus pour l'occasion (de nombreux ayant choisi l'exil) signent eux-même les actes de capitulation, et de dissolution. Les institutions politiques et militaires survivantes au conflit sont effacées sur exigence d'Eraclea, soutenue par la Ligue de Montalvo et le Commonwealth, qui s'engage néanmoins à ce qu'un État pour les turciques soit recréé d'ici l'année 2000.
Durant la période 1995-2000, l'économie s'envole en Cybistrie, dopée par l'effort de reconstruction. La République s'endette auprès de ses partenaires pour financer son réaménagement. Un très grand nombre de terres est de biens turcicques est petit à petit réquisitionné par la Cybistrie, d'importants mouvements de population s'engagent : d'abord de Cybistriens vers les territoires d'où les populations helléniques ont été chassés durant le conflit, puis vers des territoires turciques, dont la population est parfois repoussée vers d'autres territoires. Ces tensions ethniques et l'effort de "colonisation" de la Cybistrie favorisent l'essor du terrorisme. Celui-ci explose dès l'année 2001, alors que la date limite de création d'un État turcique est repoussée d'un an par la Cybistrie, puis sine die. Eraclea bloque la reconstruction d'un État turcique, invoquant le risque sécuritaire, et nourrissant sa réticence de la récurrence d'attentats destructeurs menés par des groupes nationalistes turciques.
En 2008, la solution à deux États est définitivement abandonnée. Un poste permanent de représentants des populations enclavées auprès du Gouvernement cybistrien est instauré, en remplacement de la cellule de dialogue inter-communautaire en vigueur depuis 1995. En 2015, vingt ans après la fin du conflit et alors que de nombreux Turciques ont été contraints à l'exil pour fuir la pauvreté et l'incertitude, les Enclaves Autonomes Turciques sont couchées sur papier et leurs limites fixées. Elles conserveront leur forme jusqu'en 2031, date d'une première modification, alors que le gouvernement d'extrême-droite accédant aux responsabilités entend mettre fin au risque terroriste - les années 2020 ayant été particulièrement meurtrière, avec l'apparition des tirs de roquette et la transformation apparente de certaines enclaves en véritables "nids à terroristes". En plus de 30 ans de paix, aucun tissu industriel ou économique d'ampleur n'aura pu être construit dans les enclaves turciques, une léthargie probablement encouragée par la Cybistrie s'étant installée - faute à l'émigration permanente dans un contexte de surpopulation urbaine, et l'absence de représentation internationale, la résignation des années 20-30 ayant succédé aux espoirs révolutionnaires des années 10, et à l'attentisme entre 1995 et 2008.
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Soldats de Güzellik, Lac d'Adjik, octobre 1993
Posté : lun. juin 24, 2019 9:12 pm
par Arios
[center]Répartition macro-religieuse en Cybistrie sur 400 ans[/center]
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Entre la chute de l'Empire d'Orient et le milieu de l'époque moderne, il demeurait une importante communauté chrétienne relative dans l'actuelle Cybistrie. Intégrés facilement à la nouvelle hégémonie turcique, pliés aux règles de domination de l'Islam dans ce nouvel empire, les Chrétiens ont longtemps été protégés par les Sultans, car ils étaient dépositaires de savoir-faire, de connaissances, de réseaux qui étaient utiles à la société turcique. La communauté, bien que dominée, participait, répartie dans tous les niveaux de société et de richesse, à la prospérité de l'Empire.
Devant les importants conflits entre l'Occident chrétien, sortant de la féodalité, et les tentatives de poursuites d'expansion de l'influence turcique, un durcissement caractérisa la société orientale, et le regard contre les chrétiens se radicalisa. Au XVIIème siècle, les autorités turciques favorisèrent les politiques de conversions, plus ou moins forcées, puis dans un souci d'affaiblissement des territoires chrétiens, encore important en taille et parfois bien homogènes, entamèrent une politique de déportations importantes, comme l'avaient fait en leur temps les Achéménides, ou encore avant eux les Babyloniens, contre les Phéniciens et les Hellènes.
C'est entre la fin du XVIIIème siècle et le milieu du XIXème siècle que la société cybistrienne muta profondément : attirés par une prospérité naissante, tirée par les premiers succès de la révolution agricole et des éléments de modernité apparaissant, de nombreux Turciques vinrent s'installer dans cette province de l'Empire, complétant la natalité importante des Musulmans. Les discriminations institutionnalisées devinrent, dans un contexte de hausse des productions, plus conséquentes sur la vie de tous les jours, et la prospérité des communautés. Séduits avec retard par la Renaissance dytolienne, de nombreux Chrétiens cybistriens choisissaient à cette époque l'émigration vers l'Occident, une "fuite des cerveaux" qui pénalisa la représentativité des Chrétiens au sein d'une Cybistrie turcique en voie d'industrialisation. Cet exil s’accéléra après l'échec des révoltes des années 1820, motivées par les effets d'un changement démographique en cours, et d'une captation toujours plus grande des richesses par les Musulmans.
Alors que la population musulmane ne représentait que quatre fois la population chrétienne en 1800, cinq fois en 1875, la proportion montait à plus de 8 Musulmans pour 1 Chrétien en 1925. Dans ce contexte éclata le conflit appelé par la suite "Guerre d'Indépendance", qui durerait quatre décennies, au cours desquelles la population hellénique, soutenue par plusieurs États occidentaux, réussira à tenir en échec un État turcique en plein éclatement, l'Empire étant alors à feux et à sangs, contesté dans ses marges comme en son cœur par un grand nombre de populations, en premier lieu desquelles les Hellènes et les Arabes.
De 1625 à 2039, la population sur le territoire de l'actuelle République de Cybistrie passa de 1 700 000 habitants à 3 450 000 habitants.
Posté : mar. juin 25, 2019 8:17 pm
par Arios
[center]Répartition micro-religieuse en Cybistrie sur 400 ans[/center]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/25/190625100232790940.png[/img][/center]
Deux grands bouleversements religieux ont touché les principales familles de la Cybistrie, sur les quatre derniers siècles. Si l'effet principal de la période est le retour des Chrétiens à la majorité, et l'affaiblissement de l'Islam jadis souverain, on constate qu'en regardant plus en détail les évolutions ayant touché le territoire cybistrien, les nuances se font sentir et plutôt qu'une inversion du rapport ancien, c'est une transformation générale, une mutation sans retour qui s'est opérée en deux grands volets.
Au début de l'époque moderne, les deux grands courants de l'Islam se partagent la population musulmane, le sunnisme et le chiisme, à deux tiers un tiers. Le chiisme, dans cette partie du Sultanat, est dominé dès la fin du Moyen-âge par le courant panenthéiste de l'Alévisme - ce dogme aurait notamment été privilégié par de nombreux ex-Chrétiens convertis, souvent pour des raisons d'intérêts particuliers (dont celui de rester en vie...)... préféré au sunnisme. Mais c'est essentiellement la tradition culturelle, intellectuelle, des Turciques installés dans cette partie de l'Empire, qui favorise le maintien de ce courant plutôt hétérodoxe de l'Islam. Mais l'évolution démographique suivant les grandes avancées techniques dans le domaine de l'agriculture puis de l'industrie favorise des classes populaires plutôt sunnites ; la population sunnite grandit et marginalise la position des Alévis, plus pacifiques et cultivés.
Dans le même temps et devant l'influence croissante de l'Occident marchand, notamment au travers des Missions et des partenariats entre le Sultanat et plusieurs puissances catholiques, le papisme se développe progressivement au détriment d'une Orthodoxie jugée parfois complice, par son apathie, avec la domination des élites islamiques. Au début du XXème siècle, alors que l'Église orthodoxe, mue par des sentiments loyalistes et soucieuse de conserver ses droits au sein du Sultanat, ne fait qu'appeler au calme et au pacifisme, la Papauté catholique saisit l'occasion des premières révoltes helléniques et arabes au sein de l'Empire turcique pour soutenir la rébellion des Chrétiens ; de nombreux fidèles orthodoxes se tournent alors vers le Catholicisme, plus encore durant la Guerre d'Indépendance qui commence en 1921. De nombreux combattants de l'Armée Nationaliste de Libération (ETA) ayant été membres de la diaspora cybistrienne ou simplement hellénique en Occident, sont plus sensibles au catholicisme et à ce qui est vu par de nombreux intégristes comme une nouvelle Croisade, profitant de la vieillesse d'un Empire musulman accusant un grand retard technologique et social. Le soutien militaire appuyé de piliers du catholicisme occidental continue d'aider à une grande transition dans les esprits... Dès la moitié du conflit, dans les années 1940, et favorisé par les déportations organisées par les Turciques ou les grands déplacements d'exode de la guerre, le catholicisme devient majoritaire au sein des "Hellènes" de Cybistrie.
La Cybistrie, jadis une province de l'Orthodoxie occupée, dominée et administrée par les Musulmans, est devenue une République indépendante, majoritairement catholique, et alignée par beaucoup d'aspects sur la géopolitique occidentale.
Posté : dim. juin 30, 2019 8:53 pm
par Arios
[center]Ethnogenèse des deux grands groupes ethniques de la Cybistrie en 1950[/center]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/06/30/190630103958730778.png[/img][/center]
En 2025, une grande étude génétique a été réalisée autour de prélèvements sur des dépouilles d'habitants de la Cybistrie ayant vécu dans la première moitié du XXème siècle. L'échantillon de prélèvement a été décidé afin de répondre à la nécessité juridique d'autorisation de prélèvements, avec accord des familles, et dans l'objectif d'éviter le biais important créé par l'immigration hellénique occidentale, et autres mutations de peuplement (dont l'exode de nombreux Musulmans dans la seconde moitié du siècle).
L'objectif de l'étude conduite par le Pr. Ataxaras était de démonter la proximité génétique entre les deux communautés, constituées en blocs s'affrontant politiquement, et militairement par parenthèses, depuis la fin de la Guerre d'Indépendance en 1962. Mais les conclusions de l'enquête génétique ont eu un contre-emploi, par rapport aux intentions originelles des scientifiques : utilisées à de nombreuses reprises à des fins politique, pour démontrer l'éloignement fondamental entre les populations qui, malgré des ancêtres communs proches et importants quantitativement, ont parmi le panel de leurs origines des différences relatives considérables.
Le socle commun des habitants de la Cybistrie, Turciques ou Hellènes en 1950, est ainsi sensiblement conservé : un quart de leur patrimoine génétique étant, pour les deux communautés, hérité des populations autochtones, de type caucasien, qui peuplaient la région à la fin de la Révolution néolithique. La communauté hellénique s'est construite autour des invasions hellènes, tandis que la communauté turcique se caractérise par des origines centre-marquésiennes plus prégnantes, et un important héritage natolicain "altaïque"... auquel les nationalistes ont souvent prêté une importance démesurée par rapport au reste de leurs origines.
La proximité relative entre les deux profils ADN s'explique essentiellement par les mariages inter-communautaires ayant eu lieu depuis de nombreux siècles, mais également par les mélanges antérieurs entre les populations de la Marquésie, souvent mélangées territorialement au gré des déportations et ce depuis la Haute-Antiquité.
Les groupes "origines" définis dans l'étude sont eux-mêmes décomposables en de multiples parts et ne sauraient constituer des socles primaires purs.
Posté : dim. sept. 08, 2019 5:58 pm
par Arios
[center]Carte des eaux et reliefs[/center]
[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/09/08/190908074404408113.png[/img][/center]
1. Lofo Aloga, 1241m.
2. Vouno Schyntos, 1115m.
3. Megali Myt, 1302m, point culminant.
4. Vouno Alexandros, 1010m.
1. Massif du Lofo Aloga, massif forestier feuillu.
2. Massif du Schyntos, massif forestier épineux (pins maritimes essentiellement).
3. Forêt de Mytidie, massif forestier épineux (pins maritimes, pins d'Alep).
4. Forêt du Pefkou, forêt côtière (pins parasols essentiellement).
1. Lac Niki
2. Lac Mikriniki
3. Oasis Asimi
4. Oasis Olum
5. Oasis de Sovalye
6. Oasis de Keci
7. Lac Athina
Liste des cours d'eaux de Cybistrie :
1. Gennaiodora
2. Tryferotita
3. Filikos
4. Amachorta
5. Skliro
6. Thesphaia
7. Tourkiki