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Posté : mer. janv. 16, 2019 10:18 pm
par Sébaldie
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PRESSE AMARANTINE
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Les journaux ont survécu à la chute de la Ligue. La liberté de presse est globalement
garantie dans le pays, sauf dans la Digue de Grande-Basilogne, qui mène une politique
hostile à l'encontre des "médias mainstream".
[/center]
    • [center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      Amarantina Folioj[/center]

      [justify]Amarantina Folioj (« Feuilles Amarantines ») était le premier quotidien de la Ligue. Il s’intéresse surtout à l’actualité nationale et, divisée en éditions locales, il propose également des informations régionales, pour chaque entité fédérée. Ce journal grand public aborde des sujets très variés – politique, société, culture, sport – mais n’est pas très prisé des milieux financiers.

      [center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      Marborda Anoncanto[/center]

      Marborda Anoncanto (« Messager de la Côte ») est un quotidien national très ancien car il retranscrivait, dès le XVIe siècle, les nouvelles des navigateurs revenus au pays, qui annonçaient les nouvelles du monde extérieur, d’où son nom. Même s’il est officiellement généraliste, il s’intéresse plus particulièrement à l’actualité internationale, géopolitique et financière, ce qui en fait un journal sérieux, prisé des décideurs publics et économiques.

      [center][img]https://i.imgur.com/QoCsaww.png[/img]
      La Profanino[/center]

      La Profanino (« La Profane ») est un quotidien engagé, orienté à gauche, publiant quotidiennement des nouvelles sur son site Internet. Porte-parole de la cause féministe en Amarantie, il a perdu de son audience depuis la chute de la Ligue et de la Communauté des Melgares où il avait son assise. Certains journalistes sont même bénévoles et la rédaction manque de moyens.

      [center][img]https://i.imgur.com/0yEM9Vk.png[/img]
      Devas Scii[/center]

      Devas Scii (« Besoin de Savoir ») est un quotidien populaire, traitant de sujets légers. Vendu à un prix défiant toute concurrence, sur du papier de mauvaise qualité, il est volontiers considéré comme de la presse de caniveau, s'inscrivant une ligne de « post-vérité » et relayant des théories de complot farfelues. Il a autorisation de publier en Grande-Basilogne.

      [center][img]https://i.imgur.com/FU8QkEh.png[/img]
      Muzoja Gazeto[/center]

      Muzoja Gazeto (« Gazette des Muses ») est en Amarantie la principale référence journalistique de l’actualité culturelle, intellectuelle et artistique. Fondé au XVIIIe siècle par plusieurs sociétés des beaux-arts et financé par des mécènes, ce périodique initialement élitiste s’est depuis largement démocratisé pour des besoins commerciaux, au point d’aborder des formes moins conventionnelles d’arts, telles que la bande dessinée ou le jeu vidéo.[/justify]

Posté : mer. janv. 16, 2019 10:51 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      18 février 2038

      Les entités fédérées peuvent maintenant ouvrir le suffrage aux femmes, sous conditions

      [img]https://i.imgur.com/YPo4XpA.png[/img]
      Sur la base du volontariat, les entités pourront désormais faire voter les femmes.
      Mais le bulletin d’une électrice vaudra toujours dix fois moins que celui d’un homme.[/center]

      C’est avec une confortable majorité que les 73 délégués fédéraux se sont prononcés sur un sujet aussi vieux que la fondation de la Ligue amarantine : l’ouverture du droit de vote aux femmes. Par 47 voix pour, la réforme a été adoptée mais que nous dit-elle ? Le texte dispose que les entités pourront désormais permettre aux femmes de voter sur le territoire, à des élections locales comme à l’élection des délégués fédéraux, pour les provinces qui relèvent de leur juridiction. Le texte n’accorde pas de facto le droit de vote aux femmes, tout dépend de la volonté des différentes entités. C’est ainsi que la République de Stamatie a été la première à annoncer qu’elle l’implémenterait prochainement. À l’inverse, les différents chefs de la clanique Ligue d’Hestine ont d’ores et déjà prévenu qu’ils n’useraient pas de cette possibilité, qui irait à l’encontre même de leur philosophie. Les autres entités n’ont pas exprimé d’avis tranché sur la question, si tant est qu’elles organisent des élections.

      Cette réforme est assortie d’une autre contrainte. Pour les entités qui feront le choix de l’instauration du suffrage féminin – seule la Stamatie est donc actuellement concernée – le texte prévoit explicitement « qu’une voix d’une électrice femelle ne pourra valoir plus d’un dixième d’une voix d’un électeur mâle ». Le Roi Scopiono Ier, qui a été l’artisan de ce texte, dévoile les raisons de cette contrainte : « Nous ne pouvons pas balayer deux mille ans d’histoire, le texte qui a été voté est déjà une grande révolution démocratique, un immense progrès social pour l’Amarantie que nous reconstruisons. Cependant, par ce garde-fou, nous tenons à éviter le vote communautariste de femmes qui voteraient comme un seul homme – si j’ose dire – pour une seule candidate, sur le seul prétexte qu’elle serait une femme. Rappelons aussi qu’il y a dans cette société beaucoup de femmes, elles sont pour beaucoup illettrées. La prudence est donc de mise. ». Les entités qui feront ce choix devront ainsi tenir deux urnes électorales – une par genre - afin de distinguer les bulletins et les comptabiliser différemment. En admettant qu’un candidat reçoive 500 suffrages masculins et 800 suffrages féminins, son score serait donc de 580 voix. La réforme, toutefois, n’a pas fait que des heureux ou heureuses en l’occurrence : les associations féministes dénoncent quasi-unanimement un « gadget stupide et méprisant ».

      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]

Posté : dim. janv. 20, 2019 9:48 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      28 février 2038

      Pour la première fois de l’histoire amarantine, une femme candidate à une élection

      [img]https://i.imgur.com/JYdIezX.png[/img]
      Haruja Renardon se présentera dans la province de Lomeronèse. Elle a pour particularité
      d’être atteint d’un trouble pathologique rare qui l’empêche de comprendre les voix masculines.[/center]

      Après son autorisation sous conditions et sous base de volontariat au niveau fédéral, la République de Stamatie a adopté hier un amendement constitutionnel permettant d’accorder le droit de vote et d’éligibilité aux femmes pour ses élections internes comme pour les provinces fédérales relevant de sa juridiction. Concrètement, cela signifie qu’à ce jour, sur les 73 provinces que compte la Fédération, les six relevant entièrement de la Stamatie peuvent envoyer des femmes à la chambre législative fédérale. Elus au scrutin majoritaire tous les cinq ans par la population de chaque province, les délégués fédéraux statuent sur les dossiers régaliens. Des élections partielles peuvent être organisées si le siège est vacant et c’est précisément le cas de la province de Lomeronèse, marquée par le décès au début du mois de son délégué Daiĉio Dalernejo. Une élection se tiendra le 28 mars prochain pour élire son successeur.

      À cette occasion, Haruja Renardon, une biochimiste de 52 ans, entend être la première femme élue en Amarantie. Après des études à l’université de Korolos (Ménechmes), cette femme maîtrisant aussi bien l’espéranto qu’hellénique a acquis son indépendance financière. Même si des laboratoires ménechméens lui tendaient les bras, elle tint à revenir dans son Amarantie natale pour participer au redressement de son pays meurtri. Elle est par ailleurs atteinte d’une rare pathologie, la « perte auditive en pente inversée ». Autrement dit, elle ne perçoit pas les sons de basse fréquence, et donc les voix de la majorité des hommes. Officiellement reconnue comme handicapée, Haruja Renardon tempère en présentant sa maladie comme un avantage : « Dans ma vie quotidienne, je n’ai pas eu à supporter les brimades, les moqueries, les insultes des autres hommes. J’ai eu la chance que n’ont pas eu d’autres femmes de pouvoir me construire sans que ma confiance en moi ne soit altérée. » raconte-t-elle lors de la déclaration de sa candidature. « Mes échanges avec les hommes se font par écrit et ça change tout. Une insulte à l’écrit n’a pas le même impact, on peut même l’ignorer en fermant les yeux alors qu’on ne peut pas fermer nos oreilles » poursuit-elle. Ses chances de l’emporter le 28 mars prochain sont toutefois très réduites : même en tablant sur une excellente participation des femmes – ce qui est loin d’être garanti – le fait qu’un bulletin féminin ne compte que pour un dixième d’un bulletin masculin. Son salut viendra donc des hommes… à condition qu’elle entende leurs revendications.

      [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]

Posté : ven. janv. 25, 2019 8:29 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FU8QkEh.png[/img]
      15 mars 2038

      Des chercheurs amarantins tentent d’isoler le caractère génétique « gros pénis »

      [img]https://i.imgur.com/OM7a5Fr.png[/img]
      Les populations les moins métissées des déserts algarbiens sont particulièrement étudiées.[/center]

      La taille du pénis humain est-elle déterminée par des prédispositions génétiques ou est-elle un caractère acquis ? C’est la question titanesque mais tout à fait sérieux que se pose une équipe de recherche de l’Université de Movopolis. Bénéficiant pour les besoins de la recherche d’un fonds public de la part de l’établissement, les chercheurs movopolitains en anthropologie peuvent en outre bénéficier d’un financement de plusieurs industries qui ont montré leur vif intérêt pour le résultat de l’étude. En octobre 2035, l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334875#p334875]Université de Choenglung[/url] a ouvert la voie en concluant que la taille moyenne mondiale s’élevait à 12.8 centimètres, avec des records de taille en Algarbe noire, confortant un célèbre mythe. L’université sengaïaise s’est toutefois intéressée quasi-exclusivement aux facteurs environnementaux, établissant une causalité entre niveau sportif dès l’enfance et taille du pénis. S’appuyant sur l’étude mais contestant sa méthodologie, les chercheurs movopolitains sont ainsi partis à la recherche des peuples autochtones d’Algarbe, parmi les moins métissés au monde.

      On trouve d’ailleurs parmi les Amarantins partis tenter leur chance en Epibatie à la chute de la Ligue plusieurs de ces universitaires. Moyennant une petite rétribution, les habitants d’un petit village au cœur du pays afficheraient ainsi un phallus moyen de 22.7 centimètres, soit près de dix centimètres au-dessus de la moyenne mondiale. Caractérisée par une très forte endogamie, cette communauté participe, moyennant une petite rétribution, à la recherche. D’autant plus que la région n’est pas correctement cartographiée, la localisation du site reste confidentielle, tant cette découverte pourrait bouleverser sa tranquillité, à l’instar de ce qui s’est passé sur l’île teiko d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=334892#p334892]Ôkinahi[/url]. Les tours opérateurs ont été inondés de demandes de touristes amarantins lors de la publication des résultats. L’Epibatie cependant se prêterait bien moins au jeu et les autorités locales pourraient tout simplement restreindre l’accès à ces territoires aux seuls scientifiques. Dans le Royaume de Forluno, qui s’est bâti une expertise dans l’insémination artificielle, des industries se disent prêtes à rémunérer grassement les autochtones qui accepteraient de commercialiser leur semence. Dans l’industrie agro-alimentaire, des paillettes de taureaux vigoureux peuvent ainsi se vendre jusqu’à 200 $ la dose. Si un marché était conclu avec les étalons humains algarbiens, ce prix pourrait être multiplié par 30.

      [right]Piramo Laloĝanto[/right][/justify]

Posté : sam. janv. 26, 2019 9:10 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      18 mars 2038

      Le corps du cardinal Hector Teresis retrouvé sous du béton

      [img]https://i.imgur.com/OwdiuEa.png[/img]
      Disparu en 2036, le corps du cardinal Teresis, n’avait jamais été retrouvé[/center]

      Voilà qui met fin à bientôt deux années de doute : le corps de Monseigneur Hector Teresis, évêque de Tornusjo et unique cardinal amarantin, a été retrouvé enseveli sous les fondations en béton d’une école élémentaire du sud-ouest du Forluno, qui était en travaux au moment de disparition, en avril 2036. Ce sont des ouvriers du BTP qui ont fait la macabre découverte alors qu’ils réalisaient des travaux sur les canalisations d’eau. L’homme d’église, auquel on attribue des affinités avec l’ancienne mafia grecophone Dakytlos, avait eu [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336522#p336522]un rôle proéminent dans la reconstruction de la Spongorie[/url] après les terribles inondations de 2035-2036 et faisait même partie des cardinaux papables lors du [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=336833#p336833]conclave[/url] convoqué après la mort du pape Innocent XIV. Le clerc, qui entendait avoir un rôle politique dans la refondation de l’Amarantie, n’a jamais eu la chance de se faire entendre puisqu’il a été porté disparu lors des émeutes de Tornusjo du printemps 2036. En effet, l’Eglise catholique, qui espérait prendre la main sur le territoire de Tornusjo, avait dû affronter la violente réponse des Délugistes, peu enclins à céder du terrain face à une institution ecclésiastique éclaboussée par la corruption, dont le cardinal Teresis était l’incarnation même. L’ancienne capitale de la Spongorie porte encore aujourd’hui des stigmates de cette émeute, la province qui l’environne est maintenant séparée entre la République de Stamatie, aux mains de la gauche laïque, et la Digue de Grande-Basilogne, aux mains des Délugistes.

      Condamné à perpétuité pour le meurtre en pleine émeute d’un banquier, Galbo Lagadeno, proche du mouvement des Délugistes, a également reconnu par la suite le meurtre du cardinal Teresis. En plaidant coupable et profitant des troubles institutionnels, le jeune homme avait échappé à la peine capitale mais aujourd’hui, son témoignage ne corrobore pas avec la découverte du corps du cardinal, qu’il prétendait avoir jeté à l’eau. L’expertise du médecin légiste pourrait permettre d’en savoir plus. Pour l’heure, il s’agit d’extraire le corps du moule en béton sans l’abîmer, un travail d’artiste qui a été confié – ironie de l’histoire – à des marbriers des anciennes [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=322321#p322321]Carrières de Stevianne[/url]. Habituellement prolixes quand il s’agit de lever le voile sur ces affaires aussi occultes, les Délugistes se montrent étrangement silencieux sur l’affaire du cardinal Teresis, qui a impliqué un des leurs. « Bientôt, on apprendra des complotistes qu’ils ont comploté et les Délugistes y perdront toute crédibilité. Depuis qu’ils ont conquis le pouvoir en Basilogne, ils se rendent compte des responsabilités qui sont les leurs, et sont beaucoup plus prompts à marcher sur des œufs. » ironise Ignatios Apostolos, un de leurs opposants les plus médiatiques.

      [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]

Posté : ven. févr. 01, 2019 8:08 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      2 avril 2038

      InVido garde finalement son siège social en Amarantie

      [img]https://i.imgur.com/xFUZZ4F.png[/img][/center]

      Le déclin de l’Amarantie a failli avoir raison d’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1257&t=16316]InVido[/url], la plate-forme de partage de vidéos en ligne, qui craignait ne plus pouvoir y héberger ses serveurs, dont le déménagement vers un autre pays aurait été très coûteux pour la société. Connaissant le succès populaire comme commercial, avec son algorithme qui cible les préférences des internautes et les annonceurs les mieux adaptés, InVido a failli se brûler les ailes au cours des échauffourées amarantins. Si la Ligue a cédé sa place à la Fédération, il se livre toujours la même bataille entre les différentes entités pour avoir la main sur cette poule aux œufs d’or. Seule la Ligue d’Hestine a franchement refusé son implantation sur son territoire, estimant que les réseaux sociaux sont source d’oisiveté et responsables du délitement du lien social qu’elle entend recréer de manière plus saine. L’Hestine ira plus loin en incluant les InViders – les internautes qui gagnent de l’argent en publiant des vidéos – dans la catégorie des « métiers dévirilisants », sujets à une taxe. Le Royaume de Forluno n’a pas non plus manifesté d’intérêt particulier à la reprise du siège social, ni même la Principauté de Movopolis.

      La République de Stamatie s’est dite prête à accueillir InVido, s’il payait l’impôt qui lui est dû selon la législation locale de cette entité aux mains de la gauche, c’est-à-dire un taux bien plus élevé que dans la Communauté de Gémognie voisine. C’est dans cette dernière qu’InVido a finalement décidé de garder son siège, profitant d’une bizarrerie législative où la loi et l’impôt s’exercent différemment en fonction du parti pour lequel un électeur – une personne physique comme morale - a voté. En l’occurrence, InVido a fait le choix du Parti de la Communauté Libre, majoritaire et d’inspiration libertarienne. Les revenus du réseau social ne seront donc taxés qu’à un taux risible de 0.3 %. La Digue de Grande-Basilogne, surnommée la « Falsa Novaĵ-Respubliko » (la « République Fake News »), aura beau donner des gages fiscaux plus avantageux encore – une exemption d’impôt totale – elle n’a pas su attirer sur son territoire ce réseau social [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=335364#p335364]très prisé des Délugistes[/url]. Si le siège s’était établie en Grande-Basilogne, InVido aurait été un relais d’opinion exceptionnel pour le gouvernement local et aurait été soumis à la législation de cette dernière, particulièrement liberticide en termes d’expression d’opinions.

      [right]Bertilo Hinatero[/right][/justify]

Posté : lun. févr. 25, 2019 10:36 am
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      14 juin 2038

      L’Amarantie veut devenir le premier producteur de bananes de Dytolie

      [img]https://i.imgur.com/IDBmR3J.png[/img][/center]

      L’annonce peut être saugrenue et mise au rang des excentricités du Prince de Movopolis, mais la principauté a annoncé de manière tout à fait sérieuse qu’elle développera dans un futur proche le développement de la culture de bananes sous serres, notamment en vue de répondre au marché dytolien. L’instauration par la Communauté des Nations Dytoliennes d’une grille tarifaire particulièrement punitive à l’encontre des pays extérieurs a été l’élément déclencheur de cette annonce surprise. « Il est difficile de maintenir le modèle viticole pourtant propre aux pays céruléens comme l’Amarantie s’il est imposé d’une part à hauteur de 50 % par la CND et s’il l’est également, via l’UDO, par la Ligue de Lébira. Et le marché intérieur amarantin ne suffit pas à lui seul à absorber l’offre viticole. » analyse le porte-parole de la Principauté. Or, la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348284#p348284]grille tarifaire[/url] n’impose aucune taxe sur les productions maraîchères exotiques. De là l’idée de cultiver la banane sous ces latitudes, d’autant plus qu’il s’agit d’un fruit très populaire et moins exigeant que les autres cultures exotiques.

      Movopolis n’est pas à sa première culture sous serre d’ampleur : la légalisation de la consommation du cannabis au début des années 2030 a préparé l’entité à la culture sous serre de plantes tropicales. Les serres ont d’ailleurs fleuri partout dans l’ouest de l’Alilée, s’accaparant notamment les terres de vieux vignobles de moins en moins rentables, vendus pour une bouchée de pain par l’agriculteur en retraite ou au chômage forcé. Pour alimenter ces étendues de structures translucides, une armada de panneaux solaires assurent actuellement suffisamment d’énergies. Mais elle se montrera insuffisante pour répondre au développement annoncé de la banane à Movopolis. La principauté organisera sous peu un appel d’offres en vue de l’installation d’une centrale à géothermie : en effet, situé près d’une dorsale, le territoire movopolitain recèle un potentiel géothermique intéressant, jusqu’ici largement sous-exploité faute d’infrastructures technologiquement développées. L'Alilée compte d'ailleurs un certain nombre de thermes qui utilisent cette source depuis des siècles. Le Royaume de Forluno envisagerait quant à lui d’emboîter le pas à son concurrent.


      [right]Kaeso Petreius[/right][/justify]

Posté : mar. mars 05, 2019 5:47 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      15 juillet 2038

      Des cas de rougeole en Grande-Basilogne

      [img]https://i.imgur.com/pqnrQCr.png[/img][/center]

      Cela devait arriver : les services fédéraux de la santé publique ont signalé près de cinquante cas de rougeole, surtout chez des enfants. Réfutant d’abord ce fait, la reléguant au rang de bassesse politicienne, la Digue de Grande-Basilogne a finalement admis à demi-mot que des enfants avaient contracté cette maladie potentiellement fatale, pour laquelle aucun antiviral n’existe. Nés au même moment que l’entité, les patients - tous âgés de moins de deux ans - présentent des éruptions cutanées, fièvres et toux caractéristiques de la pathologie. La situation est suffisamment grave pour que l’Exécutif fédéral se saisisse du problème. C’est que la Grande-Basilogne a beau être une entité en vase clos, elle n’est pas si hermétique et il est relativement facile pour des individus d’aller et venir ici-bas. Les autres entités craignent une contagion en dehors des frontières basilognaises. La Ligue de Lébira pourrait également être atteinte, notamment du côté de Santa-Maria et Sant’Eutimio. S’il affiche un bon taux d’efficacité – de l’ordre de 95 % - le vaccin contre la rougeole ne peut donc exclure le risque zéro.

      Depuis la création de la Grande-Basilogne, on craignait cette affaire de santé publique puisque l’entité a un discours très hostile aux vaccinations, arguant notamment sur leur dangerosité par la présence de sels d’aluminium comme adjuvants ; sur leur faible rapport bénéfice/risque et sur la collusion réelle ou supposée du monde politique avec le lobby pharmaceutique. Ce discours s’insère dans une rhétorique anti-establishment beaucoup plus large qui caractérise désormais la Grande-Basilogne, où la liberté de presse est réduite pour ne pas dire inexistante. Prise sur le vif, l’entité fédérée répond que « la situation est sous contrôle » et que les enfants malades ont été isolés sous étroite surveillance médicale. Elle parle par ailleurs d’un complot visant à la discréditer : « Nous avons toutes les raisons de croire que le virus a été implanté sous l’initiative criminelle et politique d’opposants venus de l’extérieur, qui veulent la mort de notre nation alors même que nos enfants étaient tous sains. » a ajouté l’exécutif basilognais, qui prend pour cible son voisin lébirien, mais aussi ses propres voisins amarantins, notamment le Forluno et la Stamatie. Ces dernières ont d’ailleurs annoncé qu’elles installeraient des postes de contrôle aux frontières le temps que la situation se calme. « Ensuite, nous aviserons. » a simplement dit le Roi Scipiono Ier.


      [right]Vaclavo Minea[/right][/justify]

Posté : jeu. mars 07, 2019 3:00 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/FfkVo1x.png[/img]
      20 juillet 2038

      Le Prince de Movopolis propose au Lébira de débattre
      « d’occupation de la Cérulée » autour d’une sole meunière


      [img]https://i.imgur.com/NHTUukK.png[/img][/center]

      « La Principauté de Movopolis partage l’indignation du Grand Amiral de la Ligue de Lébira quant au non-respect par la marine valdaque des eaux territoriales de l’Arovaquie. L’expertise de la Ligue de Lébira en termes d’occupations des eaux bravant la bienséance diplomatique sinon la légalité est toujours instructive. Je propose au Grand Amiral d’en débattre autour d’une sole meunière, le plat lui sera familier car il y a plus de 90 % de chances que la sole fût péchée par un chalutier lébirien. ». Facétieux, le Prince de Movopolis qui arbore un look qu’on ne lui connaissait au début de son règne avec ses cheveux rebelles et sa barbe poivre et sel de quadragénaire, a répondu à sa manière à l’appel du Lébira, qui demandait à ses voisins céruléens de briser le silence. Sa position est partagée par une majorité de la classe politique amarantine mais c’est par sa voix que l’Amarantie a analysé la situation non sans mesquinerie puisque le Prince ne pardonne le Lébira d’avoir apporté un plein soutien au Roi de Forluno pour la reconstruction du pays. Aujourd’hui, même si le monarque forlunien est le représentant officiel de la fédération, c’est le Prince qui en tire les ficelles. Si l’Amarantie ne donne pas son blanc-seing à l’état-major valdaque pour réaliser ses manœuvres militaires au large du Litavia, le dossier ne l’intéresse pas plus que cela. Elle entend profiter de la situation pour rétablir un équilibre des puissances en Cérulée.

      Le Prince profite de la situation pour ajouter à l’agenda politique le dossier brûlant des [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=344137#p344137]pêcheries lébiriennes[/url], qui suscitent également des indignations auprès des autorités auroranes. L’année dernière, deux chalutiers movopolitain et lébirien se sont percutés alors qu’ils tentaient d’avoir la mainmise sur des eaux poissonneuses à la frontière des deux pays, dans une zone où la souveraineté est incertaine. L’accident n’avait heureusement engendré ni blessé, ni dégât environnemental mais elle a suscité l’ire de Zénon II de Movopolis. Plus récemment, le Lébira a acheté le silence et le soutien du Caskar face à ce règne sans partage des pêcheries en [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347665#p347665]reconnaissant la souveraineté du Principat[/url] sur de petites îles au cœur de la Cérulée. Si le Caskar, habitué à négocier ses paix, ses soutiens et ses retraits d’un conflit tendu au gré de « metritris » et autres résidus de terres et d’eaux sans importance aux quatre coins du monde, peut se montrer sensible à la séduction lébirienne, l’Amarantie espère que le changement de propriétaire à la tête de la principauté insulaire apportera un peu de lucidité dans les décisions. Au besoin, le Prince de Movopolis est prêt à jouer la carte de la fraternité hellène auprès d’un Caskar en pleine reconquête de son identité culturelle. Si l’invitation à dîner adressé au Grand Amiral risque de rester morte, la détermination amarantine de rééquilibrer les forces dans cette mer diplomatiquement agitée est intacte depuis l’échec de l’Union Céruléenne il y a plusieurs années.

      [right]Polikarpo Malgrandulo[/right][/justify]

Posté : sam. mars 09, 2019 3:02 pm
par Sébaldie
    • [justify][center][img]https://i.imgur.com/Joxklx9.png[/img]
      27 juillet 2038

      GRAND FORMAT. Le casse-tête des pensions de vétérans et de « veuvage »

      [img]https://i.imgur.com/4PcciyJ.png[/img]
      Mort en juillet 2034 dans l’Océan Janubien, le Lieutenant Demetrio Kantono (à gauche)
      a laissé son compagnon Akteono Pufinor (à droite) seul dans son chagrin.[/center]

      Retards de paiement, non-reconnaissance, faux vétérans, procédures judiciaires interminables. Les guerres auxquelles a participé l’Amarantie ont conduit à un imbroglio et à une vive contestation de la part des vétérans de guerre et de leurs proches, qui a pris de l’ampleur après la chute de la Ligue. La Fédération, qui dit être l’héritière du problème et non la responsable, consent toutefois à faire un geste au nom de la « cohésion sociale » et à la reconstruction du pays, même si les pensions risquent d’être très faibles pendant plusieurs années. De quoi également relance le débat sur l’institution maritale, qui n’est pas reconnue en Amarantie.

      Les vétérans des Containers et d'Aminavie unanimement reconnus. De quelle guerre parle-t-on en premier lieu ? La Ligue en a connu deux, celle dite « des Containers » qui a coûté la vie à 112 marins en 2034 et celle en Aminavie en 2036, bien plus meurtrière encore qui a causé la mort de 1740 soldats ; sans parler d’un nombre de blessés de guerre difficile à estimer, dont la plupart garderont des séquelles à vie. Au bas mot, les deux guerres auraient en cumulé blessé près 10 000 soldats amarantins. Recevant sans conteste une pension au titre de leur service pour la patrie, ces derniers touchaient, en fonction de leur état, entre 500 et 1 000 lires amarantines mensuelles, non imposables et cumulables avec une autre activité professionnelle. Une manne d’argent importante pour ces soldats qui ont perdu jambes, bras, yeux ou qui sont restés paralysés, qui n’avaient que ce revenu pour vivre, bien plus bas que leur rétribution de militaires. À cela s’ajoutent des contributions non étatiques mais également plus aléatoires. Ces pensions ont fondu comme neige au soleil après la chute de la Ligue, qui a vu ses finances diminuer de 90 %. Même si le coût de la vie a sensiblement baissé en contrecoup, la pension ne s’élève plus qu’à 200 lires en moyenne. Elles sont même parfois payées en lires lébiriennes pour tenir compte de la chute du cours de la lire amarantine.

      Les parias céjanosiens victimes de la vindicte populaire. Mais si politiques et citoyens sont à l’unisson pour verser quoi qu’il advienne les pensions à leurs blessés de guerre, il en est différemment pour les soldats enrôlés dans la [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=879&t=16382]guerre initiée par la Céjanosie sécessionniste en 2035[/url]. 600 mutins y ont trouvé la mort et le double a été blessé. Si les soldats de dernier rang ont bénéficié d’une amnistie, leurs dirigeants ont quant à eux été jugés pour leur acte de trahison, certains ayant conduit à la potence. Souvent enrôlés malgré eux, les soldats céjanosiens ont combattu contre l’Amarantie et le Montalvo et la question se pose de leur légitimité à recevoir une pension en dépit des événements. L’immense majorité de la classe politique estime que l’amnistie est un geste suffisant, et que demander une pension de guerre relève de « l’indécence ». Rendus responsables de la chute de la Ligue, les soldats ont souvent privilégié l’asile politique, notamment en Epibatie, mais quelques-uns sont restés au pays, au péril de leur vie. Les discriminations et persécutions sont nombreuses contre ces anciens soldats, qui ont en outre été privés de leur citoyenneté, c’est-à-dire de leur capacité à s’impliquer dans la vie politique, les mettant au même rang que les femmes amarantines, sinon à celui des aliénés.

      Des guerres perpétrées au nom de la Ligue et non de la Fédération. Deux écoles s’affrontent : d’une part, les partisans d’une renaissance amarantine, qui voient dans la Fédération d’Alilée amarantine le digne successeur – certes partiel mais épuré de ses excès – de la Ligue amarantine. Ces nationalistes, réfutant l’idée que la « flamme amarantine » se soit un jour éteinte, considèrent qu’il est dans le devoir de l’Amarantie d’assurer la continuité dans le versement des pensions car « même si le régime a évolué, le drapeau sous lequel ils sont tombés est strictement le même » (au sens propre comme figuré). Cette école, majoritaire et soutenue par les vieilles entités comme Movopolis et le Forluno, a assuré la poursuite du versement des pensions. Cependant, d’autre part, partisans d’une nouvelle Amarantie, rappelle que rien n’engage la Fédération à payer pour les égarements de la Ligue car ce sont deux Etats, deux budgets différents. Ancienne troisième puissance mondiale, l’Amarantie est aujourd’hui parmi les nations les plus déshéritées du monde. Malgré son incommensurable estime pour les soldats, l’Hestine, qui bannit l’usage d’armes à feu, considère que les pensions viseraient à cautionner une stratégie militaire moderne et contraire à l’image qu’elle se fait de l’[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348252#p348252]homme idéal[/url]. La Grande-Basilogne est sur un registre similaire, reléguant la Ligue amarantine à « l’ancien monde », au « Système » dans tout ce qu’il a de plus mauvais.

      Des pensions pour les veufs et les pupilles ? Un point de discorde important concerne le statut des compagnons et des enfants des soldats morts. À l’instar de la Ligue, la Fédération d’Alilée amarantine refuse de reconnaître l’institution maritale et à ce titre, les compagnons n’ont qu’un rôle informel et non inscrit dans la loi. Pourtant, la plupart des soldats vivait dans une « relation conjugale de fait » avec un autre homme, qui était souvent leur légataire désigné. Au cas par cas, la Fédération s’est décidée à verser des pensions de veuvage mais cela reste exceptionnel et aléatoire. Lorsque le soldat avait des enfants – souvent nés d’une insémination artificielle – une quotepart revient à ces pupilles. En effet, si le mariage n’est pas reconnu en Amarantie, la filiation l’est à condition que le père reconnaisse lui-même les enfants qu’il a engendrés, mais qu’il connaît à vrai dire assez peu, l’éducation relevant pour l’essentiel de la mère au moins durant la petite enfance. Les « veufs » s’engagent dès lors dans une compétition acharnée avec les enfants de leur défunt compagnon pour s’arroger le titre de légataire légitime et de récipiendaire de la pension. Des histoires de famille très conflictuelles.

      On le voit, le sort réservé aux vétérans et à leurs proches fera l’objet de débats politiques intenses au sein de la jeune Fédération pour le reste du siècle. Si la nouvelle Amarantine a écrit dans sa Constitution que « la guerre est le dernier des moyens pour résoudre un litige », ce n’est donc pas seulement par simple pacifisme, mais aussi par pragmatisme. Les conséquences de la guerre peuvent être une torture morale à être traitées… en plus de leur coût financier.

      [right]Ĵafaro Hekton[/right][/justify]