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Posté : mer. déc. 26, 2018 6:34 pm
par William Hamleigh
[justify][center][img]https://i.imgur.com/qbvLQlx.png[/img][/center]
Les Lorthoniens s'écrivent perpétuellement quantité de lettres et de courriers divers. Elles s'adressent parfois à des enfants, des parents, des dirigeants ou à soi-même. Entre les lignes des correspondances de la population, on peut lire l'histoire d'une nation vivante de combats, de questionnements et d'idées. Ici seront retranscrites certaines de ces productions.
Posté : mer. déc. 26, 2018 7:08 pm
par William Hamleigh
[center][img]https://i.imgur.com/qbvLQlx.png[/img][/center]
- [justify]Cher Daniel,
Susan est morte hier dans l’après-midi. Elle a rejoint Judith dans un endroit plus agréable et plus beau, je suppose. Il n’y a rien à faire, je n’arrive pas à réaliser qu’elle n’est plus là. J’ai le sentiment qu’en me réveillant demain elle sera là comme ce fut le cas tout au long de notre mariage. Elle n’a pas souffert d’après ce que m’ont dit les médecins ; mais est-ce réellement possible de mourir sans souffrir ? En ce moment, sans maladie, sans intraveineuse, sans tubes dans ma gorge, je meurs moi-même à petit feu. Je m’apprête à vivre en veuf le reste de mes jours. Je pense d'ailleurs partir d’Adington, cette maison n’est pas faite pour un vieil homme seul comme moi. J’irai sûrement me poser dans les Highlands, un coin tranquille proche de la nature, tu pourras venir si tu es dans le coin à l’occasion.
Judith et Susan parties, je réalise à quel point ma vie a été intense et que j’aurai aimé qu’elle le soit moins et plus proche d’elles. Je crois que tu l’auras déjà deviné mais je ne reviendrai pas au Département. Je vais partir en retraite sous peu, je règle encore quelques histoires qui me suivent depuis un petit temps et je m’en irai. Morgan semble être fait pour le poste qui plus est. Je me sentirai mal de l’en déloger bien que je n’aie jamais apprécié ses manœuvres de serpent. Il ne me reste plus qu’à te souhaiter, à toi et à toute ta famille, un joyeux Noël et du courage pour la fin de mandat. Sache que tu es toujours le bienvenu.
Chaleureusement,
[right]Ruadhán[/right][/justify]
Posté : mar. janv. 08, 2019 9:58 pm
par William Hamleigh
[center][img]https://i.imgur.com/qbvLQlx.png[/img][/center]
- [justify]Majesté,
La situation interne de notre pays a pris une tournure que, je dois l'admettre, je n'avais pas prévue si prématurée. Je me suis rendu coupable de mensonge et vous ai déshonoré vous et la démocratie que nous défendons tous deux. À l'heure actuelle, les députés sont en train de débattre sur le vote de censure à l'encontre de mon gouvernement. Je tiens à vous dire qu'il n'aura pas lieu et que je vous présente, par le biais de cette lettre que vous aurez reçue de moi en main propre, ma démission et, jointe à celle-ci, celle du Cabinet.
Servir mon pays aura été le plus grand honneur que m'a fait la vie, je ne l'oublierai jamais. C'est en raison mon amour pour notre pays et nos institutions que je prends, la tête haute, la décision la plus difficile de ma vie. Sire, pardonnez moi si je vous ai déçu. C'est à vous que revient maintenant le premier rôle afin de conduire notre pays vers un avenir prospère.
Que Dieu vous garde, vous et les îles Lorthon,
[right]Daniel Ceallach[/right]
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Posté : ven. févr. 01, 2019 11:39 am
par William Hamleigh
[center][img]https://i.imgur.com/qbvLQlx.png[/img][/center]
- [justify]Madame,
Je vous remercie pour votre lettre que j'ai naturellement lue avec la plus grande attention. Loin de vous tenir en pareille estime que ne le fait monsieur le président, je suis heureux que nous puissions entretenir cette correspondance et j’espère qu’elle sera productive. Je dois vous avouer que la teneur de votre courrier ne m’a aucunement surpris et que, en vérité, je dois bien sincèrement vous le confier, je m’y étais quelque peu préparé. En effet, je savais éperdument que vous viendrez à moi avant que je ne vienne à vous. Peut-être est-ce un signe de bon augure.
Je vous confierai également que je me trouve loin d’être le seul au sein du Parti à avoir soulevé une possible collaboration entre nous tant nos projets sont conciliables. Je le pense, nous pourrions aisément parvenir à un accord bien rapidement et sainement. Des aménagements seront bien évidemment nécessaires mais je crois voir clair quand je pense que le plus exigeant d’entre eux fut d’avoir débuté cet entretien. Nous sommes assurément proches vous et moi. Nous sentons quand notre heure vient et si la vôtre est sans aucun doute venue je vous confierai que la mienne ne saurait tarder.
Je vous prierai donc de tenir pour seul informé votre entourage le plus proche et le plus fidèle de la teneur de nos échanges qui, bien entendu, ne doivent pas parvenir aux yeux et oreilles du président, de ses soutiens ou de la presse qui s’empressera de réduire à néant nos efforts si prometteurs. De mon côté, je vais m’atteler à continuer de sonder les positions et avis de mes collègues quant à notre petite entreprise en avançant certains des arguments que vous m’avez livrés au sein de votre premier courrier, et reviendrai vers vous en temps voulu. D’ici là, tâchez, du vôtre, de faire de même. Contactez-moi au besoin.
Bien cordialement,
[right]Ulysses Morgan[/right]
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