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Posté : jeu. sept. 20, 2018 9:08 pm
par Frederick St-Luys
[center][img]https://i22.servimg.com/u/f22/17/45/85/19/xilinh10.png[/img]

Le bleu est la couleur sacrée des peuples de la steppe, représentant le dieu du ciel Tengri. Le tigre blanc, ou tigre des neiges, est l'animal emblématique du Xilinhar, où il est messager des dieux et un symbole de pouvoir.[/center]


[center]Informations générales[/center]

Nom officiel : République du Xilinhar
Nom courant: Xilinhar. Liangois: Haixiguo. Telenge Uriani: Xilinhar Uls. Xilkin: Xilinhar. Kuchi: Kaichi.
Capitale : Alxaar (1.000.000 hab. dans l'agglomération)
Principales aires urbaines : Alxaar (750.000 habitants) + Khalage (250.000 habitants) (banlieue d'Alxaar), Hylar / Khan Undur (157.000 habitants), Yarkush (125.000 habitants), Tuldar (100.000 habitants), Balzhor (75.000 habitants).
Population : environ 10.500.000 habitants
Superficie : 353.964,82 km²

Langues officielles : Xilkin (Mandchou), Telenge Uriani (mongol oirat), Liangois Xilinhari (mandarin), Kuchi (Tokharien, à Yarkush uniquement)
Autres langues parlées sur le territoire: Assaïgar (khitan), Izarien

Régime politique : démocratie imparfaite
Système politique : république
Assemblée législative : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1316&t=17018]Khurul Suprême[/url]
Pouvoir Exécutif: Président de la République

Hymne national: [url=https://www.youtube.com/watch?v=7Zu_shuzuUI]Chant de la Bannière du Tigre Blanc[/url]
Devise nationale : « L'Unité de la République est l'Avenir de la Nation »
Monnaie : Eren. 1 Eren = 100 Minjug
Gentilé : Xilinharien, ou Xilinhari
Domaine internet : .xl
Indicateur téléphonique : + 43

Posté : sam. sept. 29, 2018 5:17 pm
par Frederick St-Luys
[center]I -Géographie et atlas du Xilinhar[/center]

[center]1) Géographie physique

[img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/xilinh13.png[/img]
[url=https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/xilinh14.png]Lien vers la carte en grand format[/url][/center]

Le Xilinhar est un pays marqué par une nature splendide mais hostile. Plus des trois quarts de la superficie du pays sont peu ou pas habitables, car couverts de déserts ou de hautes montagnes. L'espace restant est généralement situé dans les vallées encaissées des Monts Ilyau, dans l'ouest du pays, ou sur l'étroite plaine de Shilik, le long du petit tronçon de côte au sud, à la frontière liangoise.
Ce pays ce divise donc entre:
  • Le Désert d'Athar, qui se couvre également le quart ouest du Liang. Il occupe tout le nord, l'est et le centre du Xilinhar. C'est une dépression, située des centaines de mètres au-dessous des montagnes avoisinantes, ce qui en fait un bassin endoréique, un territoire d'où l'eau des fleuves ne peut jamais parvenir à l'océan. Cette situation rend la nature dans la région très hostile, et les rares points d'eau sont souvent des lacs hypersalins, totalement impropres à la consommation. Le plus grand de ces lacs, le lac Taskashen, est situé dans le nord du pays. Il est le deuxième plus grand lac salé au monde, derrière le lac Devsan Nor, qui se trouve dans la moitié liangoise du même désert.
    Le fleuve Kharur Gol s'écoule depuis les montagnes dans le nord du Désert d'Athar, et a fait l'objet de gigantesques projets d'irrigation à l'époque de la République Populaire du Haixi Démocratique, ou RPHD, 1936-1950). Mais, par manque d'entretien et de capacité de prévoyance écologique, l'essentiel des terres jadis utilisées pour la culture du coton est depuis retourné au désert...
  • Les Ergs constituent plusieurs haut-plateaux géologiquement distincts du reste du bassin d'Athar, et abritent l'essentiel de la vie dans le centre du pays. De petites oasis se nichent dans leur relief bas mais accidenté. Le plus grand, le plateau de Sardauk, abrite notamment la ville de Yarkush, surnommée la "capitale du désert", où siège encore le Shelam (roi) Kuchi de Yarkush. Les plus petits, les Ergs d'Arakis, de Surgam et de Rantor sont la zone d'habitat traditionnelle des Izari, une très ancienne peuplade. Au nord des Ergs se trouve le bassin de Harko Nen, l'une des zones les plus arides et les plus inhospitalières de toute la région, connue pour ses températures bouillonnantes le jour, glaciales la nuit, et sa totale absence d'eau. Dans les légendes Izari, le mausolée d'un ancien conquérant s'y trouverait.
  • Les monts Ilyau abritent l'essentiel de la population du pays. Pourtant, ils sont une chaîne de montagnes extrêmement accidentées et élevées. La moyenne d'altitude de ces régions se situe au-dessus de 2500m, et le vaste lac Voöd, splendide étendue d'eau nichée entre des pics pouvant atteindre 4.000m, est le plus grand lac d'eau douce du pays. C'est aussi l'un des plus hauts lacs navigables au monde.
    Dans le sud de la chaîne se situe le massif du mont Gök Tengri (le "Glorieux Dieu du Ciel" en Telenge), une montagne gigantesque, née de la subduction de la plaque Natolique sous la plaque Touranienne. Culminant à 7.234m d'altitude, elle domine le reste du Xilinhar, et est un véritable défi pour les alpinistes du monde entier.
    Les hautes terres du centre (Plateau de Shegan) et du sud (Plateau de Molauk) sont également des zones densément peuplées, où se trouvent les plus grandes villes industrielles du pays. C'est également là que se situent les riches gisements de charbon et d'uranium dont l'exploitation avait commencé sous le socialisme.
  • Le sud est séparé du reste du pays par la chaîne basse et érodée du Kuch Darya occidental, qui se trouve dans la continuation du plus élevé Kuch Darya, à l'est, au Liang. Derrière cette barrière bloquant l'air chaud et le sable du désert se trouve la plaine de Shilik, le grenier à blé du Xilinhar. Dans cette région fertile, irriguée par le fleuve Tulgrug Gol, se trouve la quasi intégralité de la production alimentaire du pays. C'est également l'interface avec le monde du Xilinhar, grâce à son accès maritime sur reste de la Mer Intérieure, ainsi qu'au chemin de fer trans-liangois jusqu'au port de Kantau au Liang, sur l'océan néchinésien.
[center]2) Géographie administrative et humaine

[img]https://i22.servimg.com/u/f22/17/45/85/19/xilinh14.png[/img][/center]

Le Xilinhar est divisé en douze provinces nommées "Bannières", elles-mêmes divisées en municipalités. La Bannière de Yarkush, qui correspond au Shelamlik (royaume) traditionnel de Yarkush, dispose d'un statut d'autonomie spécial.

La capitale, Alxaar, est située dans l'ouest du pays, sur les contreforts des monts Ilyau, dans la bannière de Kazay, qui est aussi la plus peuplée du pays.

Cette section sera en temps et en heure augmentée d'une table des populations des bannières

Posté : sam. oct. 13, 2018 5:08 pm
par Frederick St-Luys
[center]II -Démographie du Xilinhar[/center]

[center]1) Structure ethnique[/center]

La structure ethnique du Xilinhar reflète l'histoire et la fluidité des mouvements de population dans la steppe, d'où il a résulté une grande hétérogénéité qui est également la base des clivages politiques ayant animé la vie politique Xilinharienne depuis le XIXème.

Malgré sa relativement faible population, le peuple du Xilinhar est divisé entre six ethnies:

[center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/14538_10.jpg[/img][/center]
  • Les Xilkins (irl: Mandchous) sont le groupe ethnique le plus important, mais n'atteignent que 40% du total, soit environ 4,5 millions des xilinhariens. Ils parlent le Xilkin (mandchou). Descendant des peuples nomades ayant envahi la steppe de Tzaraan Duu au début du XVIème siècle, ils sont concentrés dans le nord et le nord-est du pays, et occupaient durant le XXème siècle une position dominante dans les instances politiques. Ils pratiquent majoritairement le bouddhisme Vajrayana, et sont assez conservateurs. Ils sont notamment particulièrement méfiant à l'égard des intentions des habitants des grandes cités de l'ouest et du sud.
    [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/image10.jpg[/img][/center]
    • Les Telenge Urian (irl: Mongols) sont ethniquement apparentés aux Telenge du Liang, et représentent 33% du total de la population nationale, et sont donc un peu moins de 3,5 millions. Ils parlent le Telenge Uriani (mongol oirat), un dialecte légèrement différent du Telenge Ordosi parlé au Liang. Héritiers des cavaliers nomades ayant jadis fait trembler le monde, ils habitent le centre et l'ouest du pays, se partageant entre la steppe (notamment les tribus Raylan et Zvunuud) et les montagnes (tribus Argijin, Abagai et Jalai). Si la majorité des Telenge est athée, ils demeurent assez nombreux à pratiquer le tengriisme et le bouddhisme Vajrayana, et occupent une position politique intermédiaire entre conservateurs Xilkins et libéraux urbains.
      [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/f2013110.jpg[/img][/center]
      • Les Liangois (irl: chinois hans) sont, tout comme leurs congénères du Liang, des ventéliens, ayant immigré dans la région à l'époque de la Dynastie Wei de Daliang. Ils constituent 14% de la population, soit un peu moins d'1,5 millions d'habitants, et se concentrent dans les grandes villes du sud et de l'ouest. Encore profondément attachés au Liang et souvent liés aux liangois de la province liangoise voisine par le sang et le commerce, ils constituent l'élite économique du Xilinhar. Cette situation unique en a également fait une population libérale et ouverte sur le monde. Du point de vue religieux, ils se partagent entre athéisme, religions traditionnelles ventéliennes et bouddhisme Mahayana.
        [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/armeni10.jpg[/img][/center]
        • Les Kuchi (irl: Tockhariens) sont un peuple ancien, habitant traditionnellement les oasis dans le désert d'Athar, constituant 10% de la population nationale, soit tout de même plus d'1 million d'habitants. Parlant une langue janubo-dytolienne (i.e. indo-européenne), ils sont culturellement uniques, et se concentrent dans le sud-est et l'est du pays. Une rivalité traditionnelle existe entre les Kuchi et les Xilkins du Xilinhar, amplifié par les relations qu'entretiennent ceux-ci avec leurs homologues liangois ainsi qu'avec les Izari. Du point de vue religieux, les Kuchi se partagent entre manichéisme et christianisme nestorien.
          [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/nomade10.jpg[/img][/center]
          • Les Izari (pas d'équivalent irl) sont une population vivant depuis toujours dans le désert d'Athar, ne représentant que 2% des habitants du pays, soit environ 210.000 habitants. Ayant depuis longtemps adapté son mode de vie à l'extrême aridité de la région, ils ont même prospéré dans le désert, et noué des relations commerciales avec les Kuchi des oasis. Ils pratiquent leur propre religion tribale. Détestés des Xilkins depuis le XVIIème siècle, leur situation s'est continuellement dégradée depuis le début des années 2010.
            [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/yugur-10.jpg[/img][/center]
            • Les Asaïgars (irl: Khitans) sont les derniers représentants d'un grand peuple conquérant du moyen-âge. Installés dans les hauts plateaux des montagnes de l'ouest du Xilinhar, ils ne représentent que 2% de la population du pays, soit environ 210.000 habitants, mais disposent d'une langue et d'une culture unique. Ils pratiquent le manichéisme ou le bouddhisme Vajrayana.
            [center]2) Géographie ethnique[/center]

            [center][img]https://i47.servimg.com/u/f47/11/41/46/43/xilinh11.png[/img][/center]

            Posté : dim. mai 12, 2019 12:39 pm
            par Frederick St-Luys
            [center]III -Histoire du Xilinhar[/center]

            [center]1) Le Xilinhar jusqu'à l'indépendance (des origines à 1836)[/center]

            [justify]Avant son indépendance, le Xilinhar ne porte pas encore ce nom. Pour les liangois, il est désigné d'abord par le vocable Beishan (les montagnes du nord), puis, à partir du deuxième millénaire, par le terme liangois Haixi.

            Situé dans une région désertique et montagneuse inhospitalière, le Xilinhar abrite cependant depuis la préhistoire des populations de chasseurs cueilleurs, progressivement remplacées par des petits agriculteurs dans les oasis (notamment les peuples Ziyu, précurseurs des Kuchi, dans le sud-est du pays) et des nomades de la steppe. La nature très fluide des mouvements de populations et de l'ethnogénèse dans la steppe rend toutefois difficile de retracer les évolutions de ces peuples, et leur histoire avant la fin de l'antiquité, lorsque les marchands et explorateurs liangois commencent à pénétrer sur le territoire actuel du Xilinhar. C'est également durant l'antiquité que les Izari, un peuple de nomades du désert aux origines mystérieuses, se sont installés dans les ergs désolés du nord-ouest du désert d'Athar.

            Puis, à partir du VIIème siècle, le nord du Xilinhar est dominé par les puissants khaganats de la steppe: d'abord les Cheghars (655 à 871) et les Cheghars occidentaux (871 à 1010), puis les Saïgars (975 à 1069), et les Saïgars Noirs (1067 à 1262). Les campagnes Syires conduisent à l’écroulement du vieux Khaganat de Saïgars Noirs, mais les armées des conquérants ne pénètrent que rarement au-delà du terrible désert d'Athar, dans l'actuel Xilinhar, où les restes du peuple Saïgar constituent une confédération tribale portant le nom de Quatre Choïros Saïgars (1262-1477). C'est au cours d'une de ces rares campagnes outre-Athar que la cité caravanière de Yarkush, jusqu'alors vassale de Qicho, est conquise par les Syires en 1270. Le dernier roi manichéen de cette ville, le Shelam Amnas Mar Yanna IV de la dynastie Yuttaghar, est alors égorgé, et remplacé par un partisan des Syires, le nestorien Hallar Abiram I, fondateur de la dynastie Hallar, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1316&t=17891]qui règne toujours - nominalement - sur la ville[/url].

            Le déclin des Saïgars - réduits aujourd'hui au statut de petite minorité dans l'ouest du Xilinhar - est accompagné par la migration graduelle et pacifique des clans Telenge dans le sud du pays, où ils sont encore majoritaire. Toutefois, l’écroulement de l'empire Syire est suivi de l'invasion de nouveaux peuples en provenance des steppes et forêts du nord, et notamment des Xilkins, qui s'installent de part et d'autre du désert d'Athar.

            Enfin, entre le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229#p342495]XIVème et le XVIème siècle[/url], les Liangois entament sous la dynastie Wei une phase de très forte expansion, et s'emparent de toutes les steppes, y compris de l'actuel Xilinhar. Ce dernier est alors doté d'une administration calquée sur celles des steppes du sud, d'un vice-gouverneur militaire, de Bannières administratives et de garnisons. En parallèle, toute une population de bureaucrates, de soldats, de marchands, de lettrés et d'autres aventuriers liangois vient s'installer dans les villes du nouveau District de Haixi.

            Ainsi apparaissent les grandes lignes de fractures ethnique actuelles du peuple Xilinharien: Xilkins au nord, Telenge au sud, Kuchi et Liangois dans les villes.[/justify]


            [center]2) L'indépendance du Haixi (1838 - 1851)[/center]

            [justify]Le Haixi accède à l'indépendance durant les années 1830-1840, à la faveur d'un retrait des forces armées liangoises. Menacé par des troubles ethnoreligieux dans les steppes et sociaux dans les villes de l'est, l'Etat liangois est en effet contraint de reconcentrer ses forces sur le cœur de son territoire, dégarnissant ainsi les deux grands districts les plus éloignés du pays: le Beiding, dans l'extrême nord [lot Natolique 18], et le Haixi, futur Xilinhar.

            Le district de Haixi avait à ce moment déjà été le siège d'agitations depuis le début du siècle. Dans les bannières du nord du district, les tribus Xilkins sont restées agitées, et s'adonnent encore régulièrement à des raids sur des routes commerciales, ou les troupeaux de leurs voisins telenge au sud. En parallèle, les grands propriétaires terriens de l'ouest, et les grands propriétaire de bétail (telenge ou xilkin) ont soutenu les intellectuels et mouvements indépendantistes, espérant ainsi préserver leur influence locale au détriment des bureaucrates recrutés par concours et nommés par la capitale, Jizhou.

            Ces groupes tirent rapidement profit du retrait des troupes liangoises, et arment leurs soutiens. Un ensemble de petites révoltes locales éclate, des mandarins et des marchands liangois sont lynchés, mais, globalement, l'indépendance du Haixi se fait sans effusions excessives de sang. Le 17 juillet 1838, le vice-gouverneur en charge du Haixi, Zhuge Yi, évacue la capitale, Changye (l'actuelle ville de Hylar), en compagnie des secrétaires administratifs, des mandarins du fisc et des divers administrateurs provinciaux. Le 19 juillet suivant, les troupes de différents chefs locaux entrent dans la cité, et proclament la déchéance de la domination liangoise.

            Au cours d'une brève période d'exultation allant de 1838 à 1851, cependant, des fractures commencent à apparaître partout. Pratiquement in-opposée, l'indépendance n'a jamais fédéré ses partisans autour d'idées. Des groupes antagonistes et armés se sont formés, et ont des idées extrêmement différentes sur la direction que doit prendre le Haixi. Trois ligues tribales Xilkins cherchent à rétablir un khaganat, tandis que dans le sud, les Telenge veulent former le leur. Les populations urbaines Kuchi cherchent à occidentaliser le pays, tandis que les populations agricoles de l'ouest sont représentées par des groupes de clientélistes. L'écriture de la constitution du Xilinhar est un échec, le texte finissant désavoué par ses auteurs. Finalement, un compromis difficile est atteint: le prince (telenge) Djaghataïde Ursag Hatayr Khan est proclamé roi du Haixi, mais entouré de "conseillers" représentants les principales factions: c'est le début de la période des cliques martiales.[/justify]


            [center]3) La période des cliques martiales, les Trois Maux et la Première République (1851 - 1936) [/center]

            [justify]Dès les premières années, la faiblesse congénitale du nouvel Etat Haixien est apparente. Le gouvernement royal n'a aucune autorité réelle, tout le pouvoir sur le terrain reposant entre les mains des chefs des troupes indépendantistes, qui deviennent les "cliques martiales". Pendant près d'un demi-siècle, le Haixi vit au rythme d'une guerre civile de faible intensité, chaque clique cherchant à protéger son territoire et ses sources de revenus.

            Dans les livres d'histoire, cette période demeure référée comme celle des Trois Maux: Guerre, pauvreté et division. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le Xilinhar demeure chroniquement instable, et aucun groupe ou chef de guerre ne parvient réellement réellement à s'imposer. La mort d'Ursah Hatayr Khan en 1869 aboutit à une longue vacance du trône, jusqu'à ce que plusieurs chefs de guerre décident de placer sur le trône le grand lama du monastère de Shiharkorbagar, de Tiliar, ce qui provoque une rupture avec les factions pro-nestoriennes et pro-liangoises.

            Il faut attendre les années 1880 pour que la Ligue National Populaire, un parti fondé par des xilinhariens partis à l'étranger, proche des idées du social-moyisme liangois, ne parviennent à consolider des bases de pouvoir dans les grandes villes du sud-ouest et de l'ouest, avant de graduellement s'étendre, jusqu'à éliminer les derniers seigneurs de guerre dans les années 1910. Il est en cela aidé par la reconnaissance formelle de l'indépendance du Haixi en 1887 par le Liang, qui lui permet de se fournir à bas prix en armes et en crédit.

            Le nouveau gouvernement de la Ligue National Populaire entame au XXème siècle les premiers efforts réels d'unification politique et sociale du pays: la monarchie est définitivement abolie, et remplacée par la Première République du Haixi, des écoles sont construites, et une armée multi-ethnique est constituée. Cependant, le régime parlementaire Xilinharien se révèle instable, et très proche des intérêts économiques des industriels du charbon. Finalement, il tombe à l'occasion d'un coup d'Etat militaire en 1934, qui est suivi d'une courte période connue comme la "deuxième période des cliques martiales". C'est dans ce contexte que le Parti Communiste Unitaire du Haixi (PCUH) profite du désarroi au sommet de l'Etat pour s'emparer du pouvoir, proclamant la République Populaire du Haixi.[/justify]


            [center]4) Le Haixi sous le socialisme (1936 - 1964)[/center]

            [justify]Le régime socialiste du Haixi inaugure la période la plus stable de l'histoire récente du pays. Le PCUH, après quelques années de régime de type stalinien, s'organise selon une méthode du "socialisme xilinharien". Ce dernier s'appuie notamment sur l'établissement du socialisme dans les communautés ethniques, avant de l'établir dans la nation. Des réseaux parallèles d'écoles et d'organisations socialistes sont mis en place, et l'économie collectivisée. L'effort de collectivisation produit notamment beaucoup de tensions avec les populations nomades, extrêmement réticentes à l'abolition de la propriété des troupeaux, au point que dans des cas assez récurrents, les nomades préfèrent tuer leurs bêtes plutôt que de laisser les inspecteurs du Commissariat Populaire à l'Agriculture et à l’Élevage s'en emparer.

            Cette période est également caractérisée par une forte persécution des religions et idéologies dissidentes, au nom de l'unification du pays derrière une idéologie unique, seule à même de faire table rase du passé chaotique. L'athéisme et le sécularisme, auparavant limités à la seule communauté liangoise, se développe parmi les populations des autres groupes ethnoculturels, et transforme la société xilinharienne. Encore profondément rurale, la société est bouleversée par la mise en place des écoles et l'enseignement d'une idéologie unique, modernisatrice et d'inspiration à la fois occidentale et liangoise.

            Néanmoins, les tensions auxquelles le socialisme Haixien est soumis sont très fortes, et de nombreux segments de la société demeurent réticents. En parallèle, d'importants groupes tribaux ont préféré passer la frontière vers le Liang et le Beiding, et soutiennent de l'extérieur des mouvements anti-régime. En parallèle, l'insuffisance des résultats économiques, l'enclavement et les querelles entre les membres du politburo aboutissent à une scission dramatique du PCUH, et à une brève guerre civile en 1964, remportée par les chefs de la branche Xilkin du parti, qui se termine par la proclamation de la (deuxième) République du Xilinhar. [/justify]


            [center]5) De l'effondrement du socialisme à nos jours (après 1964)[/center]

            [justify]Pour la première fois, le nom officiel du pays change de Haixi à Xilinhar, afin de mieux garantir le respect de l'identité locale du pays. Ce premier geste marque aussi le début de la prédominance Xilkin dans la politique Xilinharienne, le mot Xilinhar étant un mot Xilkin. Le rôle prédominant des Xilkins dans le Xilinhar post-communiste constitue le "pêché original" dont la Deuxième république souffrira durant l'essentiel de son existence, car il introduit dans les esprits l'idée qu'il existe un calcul électoral systématique sur la base des équilibres ethniques.

            Mais durant les premières années du régime, il ne s'agit pas d'une démocratie: jusqu'en 1993, il s'agit d'une dictature, d'abord sous la présidence de Paegar Hejanör, puis de Yughan Xulraar. Malgré la répression et les difficultés de la libéralisation de l'économie, il s'agit d'une période de réelle prospérité économique, comme de nouveaux gisements d'uranium et de charbon sont mis en exploitation, et que le secteur agricole se modernise dans le sud-ouest du pays.

            Finalement, c'est au cours des années 1990 que la démocratisation progresse, d'abord sous l'impulsion d'un Yughan Xulraar vieillissant, puis d'un conseil de transition entre 1993 et 1998. Depuis 1998, le pays est une république démocratique, dotée d'un régime parlementaire. Cependant, les vieux démons du vote par groupe ethnique continuent de hanter le pays ...[/justify]

            Posté : mar. juil. 30, 2019 9:11 pm
            par Frederick St-Luys
            Mise à jour de l'encyclopédie:
            -Ajout de la section historique (reproduite ci-dessous).

            [spoiler=Nouveau post historique][center]III -Histoire du Xilinhar[/center]

            [center]1) Le Xilinhar jusqu'à l'indépendance (des origines à 1836)[/center]

            [justify]Avant son indépendance, le Xilinhar ne porte pas encore ce nom. Pour les liangois, il est désigné d'abord par le vocable Beishan (les montagnes du nord), puis, à partir du deuxième millénaire, par le terme liangois Haixi.

            Situé dans une région désertique et montagneuse inhospitalière, le Xilinhar abrite cependant depuis la préhistoire des populations de chasseurs cueilleurs, progressivement remplacées par des petits agriculteurs dans les oasis (notamment les peuples Ziyu, précurseurs des Kuchi, dans le sud-est du pays) et des nomades de la steppe. La nature très fluide des mouvements de populations et de l'ethnogénèse dans la steppe rend toutefois difficile de retracer les évolutions de ces peuples, et leur histoire avant la fin de l'antiquité, lorsque les marchands et explorateurs liangois commencent à pénétrer sur le territoire actuel du Xilinhar. C'est également durant l'antiquité que les Izari, un peuple de nomades du désert aux origines mystérieuses, se sont installés dans les ergs désolés du nord-ouest du désert d'Athar.

            Puis, à partir du VIIème siècle, le nord du Xilinhar est dominé par les puissants khaganats de la steppe: d'abord les Cheghars (655 à 871) et les Cheghars occidentaux (871 à 1010), puis les Saïgars (975 à 1069), et les Saïgars Noirs (1067 à 1262). Les campagnes Syires conduisent à l’écroulement du vieux Khaganat de Saïgars Noirs, mais les armées des conquérants ne pénètrent que rarement au-delà du terrible désert d'Athar, dans l'actuel Xilinhar, où les restes du peuple Saïgar constituent une confédération tribale portant le nom de Quatre Choïros Saïgars (1262-1477). C'est au cours d'une de ces rares campagnes outre-Athar que la cité caravanière de Yarkush, jusqu'alors vassale de Qicho, est conquise par les Syires en 1270. Le dernier roi manichéen de cette ville, le Shelam Amnas Mar Yanna IV de la dynastie Yuttaghar, est alors égorgé, et remplacé par un partisan des Syires, le nestorien Hallar Abiram I, fondateur de la dynastie Hallar, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1316&t=17891]qui règne toujours - nominalement - sur la ville[/url].

            Le déclin des Saïgars - réduits aujourd'hui au statut de petite minorité dans l'ouest du Xilinhar - est accompagné par la migration graduelle et pacifique des clans Telenge dans le sud du pays, où ils sont encore majoritaire. Toutefois, l’écroulement de l'empire Syire est suivi de l'invasion de nouveaux peuples en provenance des steppes et forêts du nord, et notamment des Xilkins, qui s'installent de part et d'autre du désert d'Athar.

            Enfin, entre le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1253&t=16229#p342495]XIVème et le XVIème siècle[/url], les Liangois entament sous la dynastie Wei une phase de très forte expansion, et s'emparent de toutes les steppes, y compris de l'actuel Xilinhar. Ce dernier est alors doté d'une administration calquée sur celles des steppes du sud, d'un vice-gouverneur militaire, de Bannières administratives et de garnisons. En parallèle, toute une population de bureaucrates, de soldats, de marchands, de lettrés et d'autres aventuriers liangois vient s'installer dans les villes du nouveau District de Haixi.

            Ainsi apparaissent les grandes lignes de fractures ethnique actuelles du peuple Xilinharien: Xilkins au nord, Telenge au sud, Kuchi et Liangois dans les villes.[/justify]


            [center]2) L'indépendance du Haixi (1838 - 1851)[/center]

            [justify]Le Haixi accède à l'indépendance durant les années 1830-1840, à la faveur d'un retrait des forces armées liangoises. Menacé par des troubles ethnoreligieux dans les steppes et sociaux dans les villes de l'est, l'Etat liangois est en effet contraint de reconcentrer ses forces sur le cœur de son territoire, dégarnissant ainsi les deux grands districts les plus éloignés du pays: le Beiding, dans l'extrême nord [lot Natolique 18], et le Haixi, futur Xilinhar.

            Le district de Haixi avait à ce moment déjà été le siège d'agitations depuis le début du siècle. Dans les bannières du nord du district, les tribus Xilkins sont restées agitées, et s'adonnent encore régulièrement à des raids sur des routes commerciales, ou les troupeaux de leurs voisins telenge au sud. En parallèle, les grands propriétaires terriens de l'ouest, et les grands propriétaire de bétail (telenge ou xilkin) ont soutenu les intellectuels et mouvements indépendantistes, espérant ainsi préserver leur influence locale au détriment des bureaucrates recrutés par concours et nommés par la capitale, Jizhou.

            Ces groupes tirent rapidement profit du retrait des troupes liangoises, et arment leurs soutiens. Un ensemble de petites révoltes locales éclate, des mandarins et des marchands liangois sont lynchés, mais, globalement, l'indépendance du Haixi se fait sans effusions excessives de sang. Le 17 juillet 1838, le vice-gouverneur en charge du Haixi, Zhuge Yi, évacue la capitale, Changye (l'actuelle ville de Hylar), en compagnie des secrétaires administratifs, des mandarins du fisc et des divers administrateurs provinciaux. Le 19 juillet suivant, les troupes de différents chefs locaux entrent dans la cité, et proclament la déchéance de la domination liangoise.

            Au cours d'une brève période d'exultation allant de 1838 à 1851, cependant, des fractures commencent à apparaître partout. Pratiquement in-opposée, l'indépendance n'a jamais fédéré ses partisans autour d'idées. Des groupes antagonistes et armés se sont formés, et ont des idées extrêmement différentes sur la direction que doit prendre le Haixi. Trois ligues tribales Xilkins cherchent à rétablir un khaganat, tandis que dans le sud, les Telenge veulent former le leur. Les populations urbaines Kuchi cherchent à occidentaliser le pays, tandis que les populations agricoles de l'ouest sont représentées par des groupes de clientélistes. L'écriture de la constitution du Xilinhar est un échec, le texte finissant désavoué par ses auteurs. Finalement, un compromis difficile est atteint: le prince (telenge) Djaghataïde Ursag Hatayr Khan est proclamé roi du Haixi, mais entouré de "conseillers" représentants les principales factions: c'est le début de la période des cliques martiales.[/justify]


            [center]3) La période des cliques martiales, les Trois Maux et la Première République (1851 - 1936) [/center]

            [justify]Dès les premières années, la faiblesse congénitale du nouvel Etat Haixien est apparente. Le gouvernement royal n'a aucune autorité réelle, tout le pouvoir sur le terrain reposant entre les mains des chefs des troupes indépendantistes, qui deviennent les "cliques martiales". Pendant près d'un demi-siècle, le Haixi vit au rythme d'une guerre civile de faible intensité, chaque clique cherchant à protéger son territoire et ses sources de revenus.

            Dans les livres d'histoire, cette période demeure référée comme celle des Trois Maux: Guerre, pauvreté et division. Jusqu'à la fin du XIXème siècle, le Xilinhar demeure chroniquement instable, et aucun groupe ou chef de guerre ne parvient réellement réellement à s'imposer. La mort d'Ursah Hatayr Khan en 1869 aboutit à une longue vacance du trône, jusqu'à ce que plusieurs chefs de guerre décident de placer sur le trône le grand lama du monastère de Shiharkorbagar, de Tiliar, ce qui provoque une rupture avec les factions pro-nestoriennes et pro-liangoises.

            Il faut attendre les années 1880 pour que la Ligue National Populaire, un parti fondé par des xilinhariens partis à l'étranger, proche des idées du social-moyisme liangois, ne parviennent à consolider des bases de pouvoir dans les grandes villes du sud-ouest et de l'ouest, avant de graduellement s'étendre, jusqu'à éliminer les derniers seigneurs de guerre dans les années 1910. Il est en cela aidé par la reconnaissance formelle de l'indépendance du Haixi en 1887 par le Liang, qui lui permet de se fournir à bas prix en armes et en crédit.

            Le nouveau gouvernement de la Ligue National Populaire entame au XXème siècle les premiers efforts réels d'unification politique et sociale du pays: la monarchie est définitivement abolie, et remplacée par la Première République du Haixi, des écoles sont construites, et une armée multi-ethnique est constituée. Cependant, le régime parlementaire Xilinharien se révèle instable, et très proche des intérêts économiques des industriels du charbon. Finalement, il tombe à l'occasion d'un coup d'Etat militaire en 1934, qui est suivi d'une courte période connue comme la "deuxième période des cliques martiales". C'est dans ce contexte que le Parti Communiste Unitaire du Haixi (PCUH) profite du désarroi au sommet de l'Etat pour s'emparer du pouvoir, proclamant la République Populaire du Haixi.[/justify]


            [center]4) Le Haixi sous le socialisme (1936 - 1964)[/center]

            [justify]Le régime socialiste du Haixi inaugure la période la plus stable de l'histoire récente du pays. Le PCUH, après quelques années de régime de type stalinien, s'organise selon une méthode du "socialisme xilinharien". Ce dernier s'appuie notamment sur l'établissement du socialisme dans les communautés ethniques, avant de l'établir dans la nation. Des réseaux parallèles d'écoles et d'organisations socialistes sont mis en place, et l'économie collectivisée. L'effort de collectivisation produit notamment beaucoup de tensions avec les populations nomades, extrêmement réticentes à l'abolition de la propriété des troupeaux, au point que dans des cas assez récurrents, les nomades préfèrent tuer leurs bêtes plutôt que de laisser les inspecteurs du Commissariat Populaire à l'Agriculture et à l’Élevage s'en emparer.

            Cette période est également caractérisée par une forte persécution des religions et idéologies dissidentes, au nom de l'unification du pays derrière une idéologie unique, seule à même de faire table rase du passé chaotique. L'athéisme et le sécularisme, auparavant limités à la seule communauté liangoise, se développe parmi les populations des autres groupes ethnoculturels, et transforme la société xilinharienne. Encore profondément rurale, la société est bouleversée par la mise en place des écoles et l'enseignement d'une idéologie unique, modernisatrice et d'inspiration à la fois occidentale et liangoise.

            Néanmoins, les tensions auxquelles le socialisme Haixien est soumis sont très fortes, et de nombreux segments de la société demeurent réticents. En parallèle, d'importants groupes tribaux ont préféré passer la frontière vers le Liang et le Beiding, et soutiennent de l'extérieur des mouvements anti-régime. En parallèle, l'insuffisance des résultats économiques, l'enclavement et les querelles entre les membres du politburo aboutissent à une scission dramatique du PCUH, et à une brève guerre civile en 1964, remportée par les chefs de la branche Xilkin du parti, qui se termine par la proclamation de la (deuxième) République du Xilinhar. [/justify]


            [center]5) De l'effondrement du socialisme à nos jours (après 1964)[/center]

            Pour la première fois, le nom officiel du pays change de Haixi à Xilinhar, afin de mieux garantir le respect de l'identité locale du pays. Ce premier geste marque aussi le début de la prédominance Xilkin dans la politique Xilinharienne, le mot Xilinhar étant un mot Xilkin. Le rôle prédominant des Xilkins dans le Xilinhar post-communiste constitue le "pêché original" dont la Deuxième république souffrira durant l'essentiel de son existence, car il introduit dans les esprits l'idée qu'il existe un calcul électoral systématique sur la base des équilibres ethniques.

            Mais durant les premières années du régime, il ne s'agit pas d'une démocratie: jusqu'en 1993, il s'agit d'une dictature, d'abord sous la présidence de Paegar Hejanör, puis de Yughan Xulraar. Malgré la répression et les difficultés de la libéralisation de l'économie, il s'agit d'une période de réelle prospérité économique, comme de nouveaux gisements d'uranium et de charbon sont mis en exploitation, et que le secteur agricole se modernise dans le sud-ouest du pays.

            Finalement, c'est au cours des années 1990 que la démocratisation progresse, d'abord sous l'impulsion d'un Yughan Xulraar vieillissant, puis d'un conseil de transition entre 1993 et 1998. Depuis 1998, le pays est une république démocratique, dotée d'un régime parlementaire. Cependant, les vieux démons du vote par groupe ethnique continuent de hanter le pays ...[/justify][/spoiler]