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Posté : mer. juil. 04, 2018 6:57 pm
par Yul
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Valvatsmaa Ühendkuningriik
MEDIAS[/center]
- Presse papier :
- Sireeni Kõne (public - généraliste)
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Posté : mer. juil. 04, 2018 7:44 pm
par Yul
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Timide sortie de l'autarcie pour les Valvatides?
12.07.2036
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[quote][justify]Liina et Kristel sont enthousiastes ce soir, mais pas non plus aux anges. Fans de pop et de rock Briton, les deux adolescentes ont bien du mal à se fournir en disques vinyles de leurs artistes préférés, et pour cause! Les taxes de douanes et frais de transport des marchandises en provenance d'un peu partout dans le monde, Britonnie incluse, ne permettent guère aux deux jeunes filles d'importer ces disques depuis si loin. Car les Valvatides sont loin, très loin des grands pays de Dytolie. Et faute de diplomatie active, les marchandises importées coûtent aujourd'hui affreusement cher. Trop pour le petit porte-monnaie des deux jeunes filles.
Une anecdote? Non! Aujourd'hui, si le pays s'auto-suffit, les Valvates n'ont pas vraiment l'occasion de consommer des produits exotiques. Tout est régional, du poisson pêché en grandes quantités, à la musique ou encore les matériels électroniques. Si nos compatriotes vivent aujourd'hui à pue près correctement, la raréfaction du commerce entre notre pays et le reste du monde ne permet pas aux Valvates de jouir de richesses exotiques. Seuls, internet et la télévision ou le cinéma permettent de nos jours de pouvoir avoir un aperçu de l'étranger. Mais pour les deux adolescentes, c'est insuffisant. Tout comme pour la majorité des Valvates. Verner II le sait bien; au fait des derniers sondages montrant que le peuple aspire à une ouverture de notre pays sur le monde, le Kuningas a ainsi déclaré aujourd'hui en conférence de presse depuis son palais le Vihmaloss que le pays réactiverait son réseau diplomatique d'ici les mois à venir, sans doute courant 2037. Liina et Kristel s'interrogent : pourquoi un tel délai?
Questionnée à ce propos, Katariina Sirel, la nouvelle Première Ministre, a expliqué que la situation mondiale était encore trop instable pour se permettre de se lancer tête baissée dans la négociation de traités : les conflits entre le Karmalistan et l'Aminavie d'une part et le Montalvo d'autre-part, qui ont provoqué la chute de multiples pays comme n'est pas encore terminée; le retour sur la scène internationale de pays catholiques rigoristes comme la Slovianie sont aussi des freins à un retour dynamique des Valvatides dans le concert des nations. "Il faudra tout de même se trouver des partenaires commerciaux, nous avons besoin de varier notre alimentation, nous avons envie d'écouter de la musique Britono-Désérane ou d'admirer les collections d'art du Morino! Mais nous attendons, nous préférons observer ce qu'il va se passer. Aujourd'hui, les alliances se font et se défont à une vitesse extrême, les pays chutent les uns après les autres, nous ne voulons pas suivre l'exemple de l'Amarantie!" et d'ajouter : "Nous chercherons à nouer des liens solides, sans pour autant trop nous livrer. Les guerres s'enchaînent trop vite, il y en a eux deux en deux ans, nous refusons de nous retrouver contraints par un jeu d'alliance incontrôlés de nous retrouver mêler à des conflits. Nous prendrons le temps de choisir les pays avec lesquels nous chercherons à développer des partenariats."
Le roi et sa nouvelle première ministre, qui se sont engagés en début d'année à dépoussiérer le pays, semblent-donc prêts à patienter. Pas trop, Liina et Kristiel l'espèrent.[/justify][/quote]
[right]Joosep Rütermann, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : mer. juil. 04, 2018 11:39 pm
par Yul
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Le royaume engage un plan de réparation des phares
13.07.2036
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[quote][justify]Les plus vieux datent du XVeme siècle. Les phares Valvates sont en péril, et le gouvernement a décidé de lancer un vaste plan de restauration des phares, ainsi que la construction de nouveaux phares qui permettraient de couvrir l'intégralité de nos côtes.
Les côtes du Royaume des Valvatides sont variées : des fjords du nord aux falaises crayeuses du sud, en passant par les plages de sable ou de galets, ses criques, ses estuaires et ses deltas, les dangers pour les navigateurs ne manquent pas. Courants marins et récifs sont par endroits particulièrement dangereux, et c'est dans ce contexte particulier que nos phares prennent toute leur importance. Véritables monuments de pierre, ceux-ci n'ont plus été réellement entretenus, à quelques exceptions près, depuis plusieurs décennies et sont aujourd'hui en péril. Si rouille et fissures sont ainsi légion, mais le manque d'investissement n'est pas le seul élément à mettre en cause, la nature elle même menaçant ces gardiens tranquilles.
Car la mer gagne du terrain! Le réchauffement climatique global rend peu à peu les phénomènes météorologiques plus violent, et les côtes Valvatides, fragiles, sont de plus en plus sujettes à l'érosion. Pour les côtes en altitude, le sous-cavage creusé par la mer, la disparition progressive des cordons de galets protégeant nos falaises, l’augmentation de l'amplitude thermique ainsi que la lente montée du niveaux des eaux à l'échelle globale et leur acidification sont autant de facteurs aggravants, accélérant l'érosion de nos côtes. Le Phare d'Ainult symbolise à lui seul le danger qui plane sur les phares du Royaume. Lui qui était lors de sa construction en 1953 à 150m du rivage se retrouve aujourd'hui les pieds dans l'eau; pieds mal soutenus par un sol devenu meuble et s'étant effondré, faisant pencher le géant. Pour ce mastodonte, il n'y a plus rien à faire. Mais pour bien d'autres, des opérations de sauvetage sont toujours possibles.[/justify][/quote]
[right]Maarika Vaino, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : jeu. juil. 05, 2018 3:39 pm
par Yul
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Apparition d'un nouveau virus inconnu
14.07.2036
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[quote][justify]Adeptes de la pêche à pied, attention! Depuis trois semaines, les médecins font face à un nouveau virus jusque là non identifié, appelé désormais "kavouriovirus".
Ces derniers jours, bon nombre de pêcheurs adeptes de coquillages, de crevettes et de crabes se sont présentés dans les hopitaux avec les même symptômes : état grippal, fatigue musculaire, fièvre, et surtout inflammations oculaire et de l'épiderme. Des maux sans grande conséquence mais qui se sont dans de rares cas compliqué, provoquant des lésions physiologiques parfois sévères, allant même dans trois cas jusqu'à cécité. Mis en cause, ce virus inconnu serait transmis par les crustacés, en particulier les crabes et étrilles,
lorsque ceux-ci pincent les pêcheurs pour se défendre. Il semble que ces animaux soient des porteurs sains, mais que le virus soit transmissible à l'homme, plus sensible.
Mais comment ce virus est-il apparu? Plusieurs options sont étudiées, mais les chercheurs pencheraient sur une forme de virus ancienne, mise en dormance et prisonnière des glaces du continent polaire. En effet, avec le réchauffement climatique, des espèces de virus jusque là inconnues ont été libérées grâce à la fonte des glaces, et ont atteint les faunes et flores locales. Or, avec le traffic maritime, il peut arriver que certains crabes polaires migrent, transmettant ainsi ces virus aux crustacés sur nos côtes.
Toujours est-il qu'on ne comprend toujours pas pourquoi certaines personnes semblent mieux résister que d'autre, car l'état de santé général ou même la vieillesse ne semblent pas être des facteurs aggravants. D'après les chercheurs, la réponse semble-t-être génétique, il serait probable d'après eux que certaines familles aient dans leur ADN des génomes permettant de mieux lutter contre le kavouriovirus, tandis que l'autre ne l'aient pas. Il faudra plusieurs mois, voir plusieurs années pour séquencer l'ADN des personnes atteintes par le virus afin de pouvoir, on l'espère, trouver un vaccin efficace. Néanmoins, une première piste est à l'étude, d'autant qu'une constante semble se dessiner : les individus descendants de familles de souches purement Valvates seraient favorisés pour lutter contre le virus par rapport aux descendants des immigrants du moyen-âge et de la renaissance. Il serait ainsi possible que les autochtones du pays, avant même sa fondation, aient déjà été confrontés à ce virus et aient développé des défenses immunitaires il y a plusieurs millénaires. Toujours d'après les chercheurs, ce serait là logique. Les descendants des autochtones auraient conserver dans leur ADN ces gênes leur permettant de mieux résister contre le kavouriovirus que les descendants des peuples germaniques ou judaïques par exemple.
Quoi qu'il en soit, les spécialistes travaillent à trouver un remède contre ce virus mystérieux. Et le gouvernement conseille aux pêcheurs à pied de mettre des gants, et rappellent en cas de saignements que l'eau de mer ne désinfecte pas, bien au contraire. En cas de blessure, il est recommandé de consulter un médecin au plus vite, et bien sûr, d'être à jour dans ses vaccins.[/justify][/quote]
[right]Maarika Vaino, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : jeu. juil. 05, 2018 11:10 pm
par Yul
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Pour sauver ses phares, les Valvatides cherchent des drones
15.07.2036
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[quote][justify]Et si l'ouverture des Valvatides sur le monde venait plus vite qu'on le croyait?
Alors que le gouvernement a annoncé il y a à peine deux jours un vaste programme de restauration et de construction de phares le long de ses côtes, le Royaume vient de lancer [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=960&p=341257#p341257]un appel d'offre international[/url] afin de trouver une entreprise spécialisée dans la construction et l'utilisation de drones pour l'aider à préparer ses diagnostiques. Si par temps calme il est possible d'accéder, parfois avec difficultés aux vues des courants marins violents autour des gardiens de nos rivages, il n'en reste pas moins difficile, voir même impossible d'avoir des images détaillées des façades extérieures de nos phares, et de leurs environnements immédiats. Enn Jakobson, ingénieur en bâtiments nous explique : "Il est possible d'entrer dans les phares, et de se rendre compte de leurs états à l'intérieur, et même d'y conduire des travaux. En revanche, pour les façades extérieures, souvent malmenées par les vagues et les animaux marins comme les balanes ou même les coquillages et les algues qui les rongent, il est nécessaire d'avoir des images de haute résolution, impossible à avoir grâce à des photographies aériennes, aussi précises soient-elles. Les drones permettraient de prendre en photo les phares sous des angles multiples, l'idéal pour faire des diagnostiques exhaustifs sur leurs états. En plus, puisque les drones volent, il est possible de photographier et de cartographier les environs immédiats de chaque phare, et de déterminer par exemple l'état des sols tout autour, en particulier les estrans lorsqu'ils sont découverts."
Les Valvatides n'ont pas aujourd'hui d'entreprise spécialisée dans cette technologie. Afin de pouvoir garantir un meilleur suivi des phares sur le long terme, le pays a inclus dans l'appel d'offre une clause permettant un transfert de technologie. "C'est une technologie vraiment stratégique!" poursuit Enn; "Nous parlons aujourd'hui des phares, mais que dire des cathédrales, basiliques et synagogues du pays, des châteaux, des manoirs, ou même du suivi de l'érosion des falaises? Le drone va là où l'homme ne peut aller, le drone, c'est en même temps nos yeux et nos ailes. Cette technologie est essentielle."
L'appel d'offre du gouvernement a été émis aujourd'hui. Le Royaume qui est resté longtemps replié sur lui même en quasi autarcie semble donc envoyer un signal fort à la communauté internationale, en faisant appel à des entreprises étrangères et en les associant à un projet majeur du génie civil. Une première depuis plusieurs décennies... Nous saurons bientôt si la communauté internationale est prête à accueillir les Valvatides en son sein.[/justify][/quote]
[right]Joosep Rütermann, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : sam. juil. 07, 2018 12:01 pm
par Yul
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Un réseau souterrain inconnu découvert sous Vindurhiminn
17.07.2036
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[quote][justify]Le sous-sol de Vindurhiminn est un gruyère.
On savait déjà la ville construite au dessus d'anciens réseaux souterrains indépendants les uns des autres. Quatre réseaux de plusieurs dizaines de kilomètres de long, indépendants les uns des autres, étaient déjà connus; certains, accessibles au public pouvaient être visités et avaient à travers les siècles servis de cimetières, d'autres, encore trop instables et pas totalement cartographiés sont en revanche officiellement fermés, abandonnés par les pouvoirs publiques de notre capitale et entretenus par les cataphiles, ces aventuriers adeptes de spéléologie urbaine.
Hier, dans l'est de la ville portuaire, alors que des particuliers effectuent des travaux de terrassement dans leurs propriétés, des ouvriers ont eu la surprise de découvrir une entrée enfouie à quelques dizaines de centimètres sous le niveau du sol. Cette porte s'est révélée être l'entrée d'un nouveau souterrain plongeant sous la terre et menant à un réseau de galeries s'étendant sous la surface à quelques mètres de profondeur. Non cartographiés, et non étayés, ce nouveau réseau souterrain, le cinquième découvert sous la ville, est en ce moment même exploré par les spéléologues municipaux, sur ordre de la chancellerie de Vindurhiminn.
Mais que sont ces réseaux souterrains? On le sait, la ville dont les origines les plus lointaines remonteraient à l'âge du bronze, mais dont les plus anciennes archives la mentionnant ne remontent qu'au XIeme siècle, la ville pris son essor à partir du XIIIème siècle alors que les marchands juifs et dytoliens s'installaient dans la région pour développer la Ligue des Valvatides, une ligue marchande qui prospérerait jusqu'au XVIIème siècle avant d'être unifié comme un royaume par la famille Royale dont descend directement notre souverain actuel. Au Moyen-Âge, en pleine époque féodale, alors que des guerres entre seigneuries faisaient encore rage, les habitants de nos contrées avaient pour habitude de construire des réseaux de galeries souterraines afin de pouvoir s'y cacher ainsi que leurs provisions en cas d'attaque. Ces galeries qui servaient de refuge en cas de guerre avaient aussi la fonction de servir de carrière, la terre et les roches arrachées du sous-sol servant à la construction, au dessus, de la ville. Ce nouveau réseau, redécouvert après avoir été oublié durant plusieurs siècles, devait avoir probablement ces fonctions.
Après l'exploration, la Chancellerie de Vindurhiminn fera faire des travaux d'étayage et de consolidation des galeries. Puis, des fouilles archéologiques minutieuses y seront conduites. Les souterrains des Vindurhiminn réapparaissent petit à petit, et la ville semble désirer les exploiter. Affaire à suivre.[/justify][/quote]
[right]Eliise Varjmann, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : sam. juil. 07, 2018 11:19 pm
par Yul
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De plus en plus de déchets sur nos plages
19.07.2036
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[quote][justify]Chaque été, le triste bilan s'alourdit : on trouve de plus en plus de déchets sur nos côtes.
C'est une crise sanitaire de plus en plus grave qui touchent nos côtes, tout comme les côtes du monde entier. Chaque année, ce sont plusieurs millions de tonnes de déchets qui sont déversés d'une manière ou d'une autre à cause de l'activité humaine, dont l'essentiels en plastiques. Un véritable fléau pour l'environnement, et même pour l'humanité. Nos océans et nos mers, tous, deviennent peu à peu de véritables poubelles. Un phénomène qui, si rien n'est fait pour l'enrayer, pourrait conduire à un véritable désastre écologique et humanitaire.
Afin de bien comprendre le phénomène et ses enjeux, il faut revenir en arrière, environ vers la fin des années 1950. A cette époque, la guerre mondiale s'était achevée, et le monde recommençait à prospérer, tant économiquement que démographiquement. Les matières plastiques étaient découvertes, la société de consommation s'installait, et les plastiques se multipliaient à une vitesse exponentielle. 1; 20; 450, ces trois nombres illustrent aujourd'hui le problème. Le sac plastique, c'est 1 minute pour sa fabrication, 20 minutes d'utilisation, 450 ans de dégradation. A cette époque, on ne recyclait pas; les sacs plastiques usagés partaient dans des poubelles et étaient, au mieux, brûlés, au pire, laissés dans des décharges. Des habitudes de consommation qui perdurent encore aujourd'hui, en 2036. Depuis le premier sac plastique jeté, environ 70 ans nous séparent.
Le plastique n'est pas le seul fléau qui touche l'environnement, et dans le cas qui nous intéresse, les côtes maritimes. Métaux, produits chimiques, matières composites sont eux aussi déversé dans les océans, que ce soit intentionnel ou non. Car la pollution a une seule origine : l'homme. Et ses déchets arrivent dans la mer et sur nos côtes de différentes manières. La première, tout simplement depuis les plages : lors de pic-niques, certains abandonneront leurs déchets sans chercher à les mettre dans des poubelles, on parle là de pollution intentionnelle. D'autre, comme des enfants, oublieront ou perdront sans le vouloir des déchets, jouets, vêtements, chaussures... combien de pelles et de seau en plastique sont emportés par la mer chaque année devant des enfants de quatre ans en larme, incapables de les récupérer? Combien de petites sandales se retrouvent coincées et perdues dans les rochers lors de pêches à pieds? Cette pollution là, n'est pas intentionnelle. Une seconde source de déchets vient des bateaux, que ce soient des bateaux de commerce, de pêche, de plaisance... ici encore, certains marins videront leurs poubelles intentionnellement dans la mer, tandis que d'autres y feront tomber des objets sans faire exprès. Pensez-y lorsque vous trouverez sur les plages cet été des bouteilles d'huile, de lait ou de lessives avec des étiquettes écrites en langue étrangère! Une troisième origine des déchets se trouve être les villes côtières elles-mêmes. Les déchets abandonnés dans les rues vont, lors de pluies, flotter et tôt ou tard, par les égouts ou par les quais se retrouver dans la mer avant d'être rejetés sur les rivages. Cela ne toucherait-il que les villes portuaires? Non! Car les rivières puis les fleuves transportent eux aussi les déchets abandonnés dans les arrières pays et dans les villes continentales. Un parfait exemple de déchet est la cartouche de fusil, transportée depuis les champs ou les forêts par la pluie puis la rivière et enfin le fleuve. Combien de cartouches sont ramassées par les associations et les professionnels lors des nettoyages des plages? Enfin, une dernière source de déchets se trouvent être les décharges elles même. Car dans les années 1960 à 2000 (au moins), plusieurs décharges ont été installées au sommet de falaises, et bien que non exploitées de nos jours, ne furent pas nettoyées. Si la végétation y a poussé et la nature y a depuis repris ses droits, les falaises, elles, rongées par la mer, errodées par la pluie, le gel, et parfois même les activités humaines s'éboulent et reculent inexorablement; les pierres et la terre qui tombent dans la mer lors de ces effondrements emportent avec elles par effet de gravité les déchets qui étaient enfouis dessus. On le voit donc, l'homme a trouvé, consciemment ou non, plusieurs méthodes pour polluer la mer avec ses déchets.
"Le plastique, c'est pas fantastique!" C'est ce que nous dit Marju, une petite fille de neuf ans venue avec sa famille nettoyé bénévolement à la main une plage proche de Vindurhiminn. Son père, écologiste convaincu, nous explique que si le plastique met plusieurs siècles à disparaître, il se désagrège tout de même petit à petit, et qu'il est confondu par les animaux qui n'ont pas forcément une vision aussi bonne que la notre avec de la nourriture. C'est le cas par exemple des tortues de mer que l'on peut trouver en Algarbe-du-Sud, au Txile, au Kaiyuan ou partout dans les zones céruléennes, tropicales ou équatoriales. ces tortues confondent sacs plastiques et méduses, dont elles raffolent. En avalant des sacs plastique, elles s'empoisonnent, ne peuvent plus digérer ou bien s'étouffent. A une plus petite échelle, les poissons et les baleines confondront le plancton et les micro-plastiques, de minuscules boulettes de plastique provenant de sacs ou de bouteilles déchirés par les flots et les vagues sur les rochers. Ces micro-plastiques ne sont pas digérables, ainsi les poissons et coquillages filtreurs qui en mangent les conservent dans leur estomac, sans jamais pouvoir s'en débarrasser. Et ainsi, toute la chaine alimentaire se retrouve empoisonnée. Une grande partie de l'humanité vivant près des côtes et se nourrissant entre autres de poissons, coquillages et crustacés, on comprend mieux pourquoi les scientifiques et les associations s'alarment et parlent de crise sanitaire. Nous avons tous en nous, dans nos estomac, nos intestins et peut-être même dans le sang des micro-plastiques. Et nous continuons à nous empoisonner en consommant des produits issus de la mer.
Les déchets, cause mondiale? Marju et sa famille le promettent, ils continueront à venir chaque semaine en famille, autant de fois qu'ils le pourront, pour donner un coup de main et nettoyer leur plage. Le gouvernement assure quant à lui travailler sur de meilleurs méthodes de recyclages, qu'elles soient organiques, mécaniques ou même chimiques. Et Marju souhaite donner à tout le monde un conseil : "Mettez vos déchets à la poubelle!"[/justify][/quote]
[right]Maarika Vaino, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : dim. juil. 08, 2018 11:11 pm
par Yul
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/07/04//18070409011221391215792657.png[/img]
Les Valvatides se lancent dans la guerre du pétrole
24.07.2036
[img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/07/09//18070901090921391215799107.jpg[/img][/center]
[quote][justify]351 355 369 barils : c'est la quantité de pétrole brut que produit chaque année Naftafirma grâce aux puits qu'elle exploite dans le nord du pays.
Le chiffre paraît vertigineux, et pour cause! Aujourd'hui, les Valvatides font parti des plus gros producteurs de pétrole au monde; mais contrairement à ce que l'on pourrait croire, ce pétrole n'est pas distribué complètement, faute de clientèle. En effet, les Valvatides ont tardé à sortir de l'autarcie, et ne se sont pas constitué un réseau de partenaires économiques et commerciaux, au contraire du Lorthon, du Nunakya ou du Bykova. Un comble lorsque l'on sait que le pétrole, cet or noir, est si indispensable dans nos sociétés contemporaines.
Bien qu'une infime partie du pétrole produit serve à la population Valvates, ce sont des millions et des millions de barils qui s'accumulent, en attendant d'être distribués, dans les silos disséminés un peu partout dans le pays. A tel point que Naftafirma semble prêt à le brader afin de pouvoir l'écouler. Récemment, la firme pétrolière a répondu à un appel d'offre émis par le Mahajanubia et proposé de livrer au pays Janubien un peu plus de 15% de sa production annuelle pour un prix en dessous de celui de la bourse mondiale. Naftafirme saura à la fin de l'année si l'offre qu'elle a soumise est acceptée. Un premier pas, donc, pour la reconstitution d'une clientèle qui fait défaut à notre pays. Autre signe encourageant, le prix du baril de pétrole vient lui même de baisser, en prévision de l'ouverture du marché Valvates auprès des nations étrangères. Le pétrole Valvate trouverait-il preneur? Kaljo Soosaar, directeur général de Naftafirma, a de quoi sourire.[/justify][/quote]
[right]Joosep Rütermann, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : lun. juil. 09, 2018 10:09 pm
par Yul
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/07/04//18070409011221391215792657.png[/img]
Grève des lamaneurs
27.07.2036
[img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/08/02//18080207054821391215832364.png[/img][/center]
[quote][justify]Les lamaneurs se sont mis en grève un peu partout dans le pays. Ils remettent en cause un projet de libéralisation des services portuaires.
Depuis ce matin 8h00, tous les ports du royaume sont paralysés par une grève générale menée par les principaux syndicats des lamaneurs. Alors que le gouvernement a lancé depuis quelques semaines une étude sur la possible libéralisation des services portuaires, les lamaneurs, dont le métier reste à ce jour peu connu du grand public, craignent pour leur avenir ainsi qu'une concurrence déloyale sous pavillon étranger. Ce n'est pourtant pas le premier corps de métier à s'élever contre le nouveau projet du gouvernement. Il y a quelques semaines, déjà, pilotes et remorqueurs ont manifesté leur mécontentement et menacé de paralyser les ports en cessant le travail, pourtant essentiel dans l'activité portuaire. Si ceux-ci ont trouvé un accord avec le gouvernement et se voient assurer que leurs fonctions resteront du ressort du service publique, les lamaneurs, dont le travail consiste à amarrer les grands navires de marchandises aux quais des ports industriels n'ont toujours pas trouvé d'écho favorable à leurs revendications auprès du gouvernement. Ainsi, la grève générale a été décrétée ce matin par les principaux syndicats du domaine; une grève reconductible aussi longtemps qu'il le faudra, tant que les lamaneurs n'auront pas été écoutés.
"Nous représentons un corps de métier qui fonctionne 24h sur 24, et qui, avec ou sans trafic, met des agents à quai toujours disponibles en cas d’urgence. Nous sommes surpris que le gouvernement Valvate n’ait toujours pas reconnu ce rôle de service public." argumente-t-on, "Désormais, nous voulons qu’il se positionne et défende les intérêts des services nautiques portuaires que sont le pilotage, le lamanage et le remorquage." Et d'ajouter "Le lamanage représente à tout casser 5% du prix d'une escale, si le gouvernement souhaite faire des économies dans les activités portuaires, qu'il cherche ailleurs! On est reconnus que comme un service commercial, alors que nous jouons nous aussi un rôle important dans la protection des ports et des côtes!"
Le projet est du côté du gouvernement en cours de réflexion, et rien ne dit à l'heure actuelle que le lamanage sera libéralisé. Mais les lamaneurs continueront leur combat, coûte que coûte, dans l'espoir d'être reconnu comme un service publique à part entière.[/justify][/quote]
[right]Maarika Vaino, pour Sireeni Kõne[/right]
Posté : mer. juil. 11, 2018 8:19 pm
par Yul
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/07/04//18070409011221391215792657.png[/img]
Un plan d'action contre les espèces invasives
29.07.2036
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[quote][justify]Goéland argenté, crépidule, frelon ventélien. A première vue, pas de rapports entre ces trois espèces et pourtant, elles sont considérées comme invasives par le gouvernement qui souhaite en débarrasser le Royaume des Valvatides. Le Royaume s'est lancé dans un grand plan écologique cette année. Alors que le gouvernement a annoncé des mesures contre la pollution plastique et les déchets souillant côtes et lancé des programmes de recherches en matière de recyclage mécanique, chimique et organique, c'est autour des espèces invasives d'être prises pour cible dans ce qui ressemble être la nouvelle politique environnementale du pays. Bien que celles-ci soient nombreuses, le gouvernement a annoncé un programme d'annihilation de trois de ces espèces qui bouleversent nos écosystèmes.
Première victime de ce programme, la crépidule, un mollusque gastéropode marin qui pullule sur nos côtes. Arrivés accrochés sur les coques des bateaux dans les années 1950, ce coquillage Olgarien s'est installé dans le sud de notre pays avant de conquérir, générations après générations de nouveaux territoires côtiers. Coquillages filtreurs, ils ont pour l'habitude de s'accrocher les uns aux autres pour former de véritables petites colonies, aptes à résister aux courants marins et aux prédateurs. Ainsi, leur nombre a augmenté en 80 ans de manière exponentielle, et l'espèce a volé peu à peu les niches écologiques d'autres mollusques filtreurs, comme les bivalves tels que les moules, huîtres ou coques que l'on trouve de plus en plus rarement sur nos côtes à l'état sauvage. Sa particularité reproductive (les crépidules changent de sexe avec l'âge) et le manque de prédateur naturel ont donc permis leur prolifération, bien aidée par les activités humaines. L'eutrophisation générale des eaux de l'Anse leur est très profitable, de plus, leurs oeufs sont disséminés sur de grands espaces inconsciemment par les marins pêcheurs au chalut. Enfin, ces mollusques sont résistants et peu exigeantes, leur permettant de s'adapter à divers milieux, tant au niveau des températures qu'au niveau de la salinité ou de l'acidité de l'eau de mer.
Second animal emblématique que l'on retrouve aujourd'hui en grand nombre sur nos côtes, le goéland argenté. Originaire des espaces côtiers de Dytolie occidentale, ils sont arrivés à partir du XIXeme siècle en suivant les bateaux de pêche. Raréfiée en Dytolie, l'espèce a trouvé dans les côtes Valvates, ses falaises et ses ports un environnement idéal pour croître. Les goélands sont particulièrement voraces et peu craintifs de l'homme, ils n'ont eux non plus pas de prédateurs naturels. Très violents, en particulier au printemps et au début de l'été lors de la reproduction et de la naissance de leurs poussins, ils n'hésitent pas à tuer les autres oiseaux ou animaux comme les chats, rats ou petits chiens s'approchant trop de leurs nids. A l'origine des animaux purement marins, ils ont fait évoluer leur alimentation et recherchent de la nourriture partout où ils le peuvent : dans les poubelles de nos villes, sur les côtes, mais aussi dans les terres, endommageant gravement les récoltes des arrières-pays. Ces animaux vont même jusqu'à engloutir des rats ou des pigeons! Il est devenu urgent de réguler la population des goélands marins afin de contenir les dommages dramatiques que ceux-ci provoquent sur nos écosystèmes. Ainsi, un programme de stérilisation des oeufs et de destruction des nids sera mis à partir du printemps 2019. En outre, des fauconniers seront appelés pour traquer les jeunes de un ou deux ans. Problème, les faucons eux même sont tués par les goélands adultes.
Dernière espèce, sans doute la plus crainte de la population, le frelon ventélien, ou frelon mangeur d'abeilles sévit depuis près de quatre décennies dans nos arrières-pays. Arrivés dans les Valvatides sous forme larvaire dans des caisses de fruits en provenance du Kaiyuan à la fin des années 1990. Cette espèce de frelon est particulièrement agressive, ils n'hésitent pas à attaquer les ruches à plusieurs individus et de les détruire afin d'y trouver leur nourriture. Les abeilles dont la population a dramatiquement chuté à cause des engrais chimiques utilisés à la fin du siècle dernier dans le pays n'ont pour ainsi dire aucune parade contre ces frelons. Ainsi, la population d'abeille a atteint à nouveau un taux critique cette année, au désespoir des agriculteurs. Le frelon ventélien a ainsi une incidence sur le marché du miel, puisque celui-ci se raréfie faute de productrices. Les apiculteurs, tout comme les chercheurs sont encore à l'heure actuelle démunis, quoi qu'un espoir grâce à des recherches sur le génotype des frelons ventéliens permettrait peut-être de trouver une parade, en développant des phéromones de synthèses qui les attireraient dans des pièges par exemple, sans y attirer d'autres espèces comme les guêpes ou les abeilles. Le gouvernement qui a fait du développement de la recherche en génétique une des priorités espère ainsi que la science apportera une réponse au problème, en espérant que celle-ci ne soit pas découverte trop tard.[/justify][/quote]
[right]Maarika Vaino, pour Sireeni Kõne[/right]