Page 1 sur 3
Posté : sam. juin 23, 2018 1:20 am
par Gwenael
[center]NOUVELLES DU ROYAUME[/center]
[justify]La radio et la presse écrite sont les principaux moyens d'information des habitants du Royaume de Lagac'hann. Les journaux nationaux sont particulièrement prisés auprès de la bourgeoisie des centre-villes, qui tient à se tenir informée des événements qui se déroulent dans le Royaume et dans le reste du monde. Les habitants des bourgs et des campagnes en revanche, plus enracinés, se désintéressent de ces questions et privilégient l'information locale. Toutefois, une grande partie de la population rurale est illettrée, si bien qu'elle ne peut s'informer qu'au moyen des émissions de radio, ou par le bouche à oreille.[/justify]
Posté : sam. juin 23, 2018 7:16 pm
par Gwenael
[justify]07 juin 2036
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
L'avortement : un acte impie pour Mgr Lagadeg
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/24/180624012441894920.png[/img][/center]
La succession de feu Sa Sainteté Aurélien Ier aura causé moult déceptions parmi les fidèles de Lagac'hann. Celui dont on disait qu'il rendrait sa grandeur à l’Église catholique avait su séduire de nombreux cardinaux, notamment lagarans. Seulement, beaucoup déchantèrent à la lecture du premier Motu Proprio publié par Sa Sainteté Innocent XIV, ancien évêque de Glódź au sein du Royaume slave de Slovianie. En effet, le Saint-Père définissait, dès son entrée en fonction, l'avortement comme ne faisant pas partie des actes considérés comme impies, à condition que la vie de la mère soit mise en danger par la gestation. La motion fut loin de faire l'unanimité au sein du clergé lagaran, dans la mesure où procéder à un avortement revient à mettre un terme à la vie de l'enfant, alors que la mère, si elle meurt avant ou au cours de son accouchement, n'est pas tuée de la main de quiconque. L'avortement est donc, quelles que soient les circonstances, un outrage au Décalogue et à la parole de Dieu : « tu ne tueras point ».
Quel n'est pas l'embarras du clergé lagaran face à l'éternel dilemme qui se présente à lui : faut-il suivre à la lettre les recommandations du Saint-Père ? Monseigneur Yann Lagadeg, Évêque d'Ysnevez, semble avoir tranché pour sa part la question. Conseil lui fut en effet demandé par le prêtre de la paroisse de Landiniau, au nord du Pays d'Ysnevez, à propos de l'une de ses ouailles souhaitant prendre part à la messe au lendemain de son avortement. Sur décision de Monseigneur l'évêque, la pécheresse ne put recevoir l'eucharistie. Toutefois, le Seigneur est miséricordieux et la gourgandine pourra à nouveau bénéficier des saints sacrements une fois sa pénitence effectuée.[/justify]
Posté : dim. juin 24, 2018 12:22 am
par Gwenael
[justify]10 juin 2036
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
Vandalisme à Madrague : « du bon sens » selon la Reine
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/24/180624014512719429.png[/img][/center]
Les querelles de toponymie font couler beaucoup d'encre chez nos voisins santognais. En cause : la ville de Madrague, renommée Sainte-Madrague au XIXème siècle suite à des pêches dites « miraculeuses », car mettant fin à la disette locale. L'anecdote pourrait sembler anodine s'il n'était pas blasphématoire d'affubler du qualificatif de Saint le nom d'un personne qui ne fut point canonisée par l’Église. Fort heureusement, plusieurs jeunes Santognais, fidèles à leur terre et à Dieu, l'ont bien compris : depuis le début de cette année, le nom de « Madrague » fut effacé par leurs mains à onze reprises des panneaux de signalisation situés à l'entrée de la ville, pour n'y laisser que le nom de « Sainte », réclamant qu'il y soit accolé le patronyme d'une personne canonisée.
Rapidement interrogée sur la question, Sa Majesté Gwennhaelle IV a estimé que l'action de ces jeunes gens était « de bon sens ». « Le laïcisme qui gangrène aujourd'hui la Chrétienté est préoccupant », a-t-elle ajouté, arguant que « s'il doit être toléré, il ne peut toutefois devenir un prétexte au blasphème ». Ensuite questionnée sur un éventuel octroi de l'asile politique aux neuf jeunes Santognais, arrêtés par la police de la République, la Reine n'a fermé aucune porte : « si ces messieurs en font la demande, leur cas sera étudié avec bienveillance ».[/justify]
Posté : lun. juin 25, 2018 1:47 am
par Gwenael
[justify]13 juin 2036
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
Les sarrasins débarquent !
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/25/180625030626576043.png[/img][/center]
On n'en avait plus vu depuis les Saintes Croisades. Une horde de sarrasins a mis hier le pied sur la terre de l’Évêché de Kouvregor, après que son embarcation s'est échouée dans les marais salants de Gwenndour. L'arrivée soudaine des Algarbiens d'origine aminienne, voyageant à bord d'une modeste embarcation gonflable, a semé un vent de panique parme les villageois locaux, qui ont immédiatement cru à une invasion. Le tocsin du village de Sant-Pierrig a été sonné par le bourgmestre du village, et une douzaine de paludiers, armés de las et lousses, se sont rendus sur les lieux afin de repousser les envahisseurs. Pris par surprise, ceux-ci n'ont pas eu le temps de se défendre et l'un d'eux fut mortellement blessé par les sauniers. Les combats cessèrent toutefois une fois que les Algarbiens purent faire comprendre aux paludiers que leurs intentions n'étaient pas hostiles. Selon le rapport de la milice communale de Sant-Pierrig, les clandestins ont déclaré : « Nous pas vouloir guerre. Nous vouloir aller Lorthon ».
Cet assaut de migrants algarbiens est loin d'être un cas isolé en Dytolie. Suite au récent conflit qui a secoué l'Algarbe du Nord, les réfugiés sont nombreux à avoir quitté l'Aminavie, et la situation n'est pas prête de s'améliorer après la proclamation d'un califat mahométan sur place. Dans les prochains mois, la Dytolie pourrait se voir confrontée à une invasion migratoire de plusieurs milliers d'individus. Si certains États, comme Lorthon, ont déjà ouvert grand leurs portes aux hordes sarrasines, d'autres nations plus raisonnables, comme la Santogne voisine, voient le danger représenté par ce déferlement, notamment le terrorisme et les viols de masse.
Si les nations céruléennes doivent s'attendre à être particulièrement touchées par le phénomène, le Lagac'hann se trouve aussi dans une posture très délicate, dans la mesure où il se trouve sur le chemin qui sépare l'Algarbe du Royaume de Lorthon, lequel a déjà déclaré se « mettre au service des réfugiés aminiens ». Toutefois, les pistes diplomatiques pour combattre le fléau qui s'annonce ne manquent pas. On murmure déjà que la Reine prendra bientôt contact avec les autorités lorthoniennes en vue de trouver une solution au litige causé par le flot migratoire, alors que la République de Santogne a déjà annoncé vouloir coopérer avec ses voisins sur la question. Point positif : le défi à venir pourrait être l'occasion pour le Royaume de rompre l'isolement diplomatique auquel il s'est astreint au cours des dernières décennies.[/justify]
Posté : mar. juin 26, 2018 6:16 pm
par Gwenael
[justify]15 juin 2036
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
Padrig Tignan attendu au château d'Ysnevez
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/25/180625054051392484.png[/img][/center]
Le Directeur de la Corporation des Industries, Padrig Tignan, se rendra le seize juin prochain au Château d'Ysnevez, sur demande de la Reine, afin de représenter les intérêts des sociétés industrielles du Royaume au cours de la rédaction du futur édit royal qui réglementera la division du travail. L'événement fais suite à un communiqué publié par Sa Majesté, faisant état de la nécessité de légiférer en vue d'adoucir les conditions de travail des ouvriers du Royaume. La Reine n'a pas mâché ses mots pour qualifier le travail à la chaîne, n'hésitant pas à le comparer à l'esclavagee des Hébreux en Hyptatie antique, tel que décrit dans les saintes écritures.
L'annonce n'a pas été sans générer une vague de protestation dans l’Évêché de Penmarc'hmor, qui concentre l'essentiel des industries du Royaume. Plusieurs responsables de la Corporation des Industries ont qualifié la posture de la Reine de « démagogique » et « contre-productive », arguant que des normes supplémentaires ne feraient que nuire à la compétitivité de l'industrie lagarane, et donc mener à des baisses de chiffre d'affaires et des licenciements massifs. « Davantage de réglementations n'amélioreront pas la vie des ouvriers », a déclaré Padrig Tignan à la radio penmarc'hmoroise, « elles ne feront que supprimer leurs postes et baisser leurs salaires ».
Si les protestations de la part du secteur industrielle sont virulentes, il est peu probable qu'elles dissuadent la Reine d'aller au bout de la rédaction de son édit. En effet, Gwennhaelle IV cherche avant tout à faire taire les critiques provenant des milieux traditionalistes du clergé et de la paysannerie, accusant la jeune Reine de faire preuve de faiblesse face aux provocations et aux attaques incessantes de la bourgeoisie capitaliste contre le milieu rural. Par la publication de ces nouvelles normes, Sa Majesté compte bien montrer qu'elle n'est pas prête de céder face au pouvoir des financiers.[/justify]
Posté : ven. sept. 21, 2018 9:32 pm
par Gwenael
[justify]3 mars 2037
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
« Nos ennemis, ce sont les Valvatides ! »
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/20/180920084242178566.png[/img][/center]
Chaque année, l'anniversaire de la mort de l'Empereur Herve est un événement majeur pour les membres du Parti Néo-Impérial. Le souverain lagaran mort en 1951, dont le règne fut plutôt court, relativement à la moyenne des monarques du Royaume, n'a toutefois pas manqué de marquer durablement l'histoire de son pays, tant par la pompe des réformes institutionnelles menées sous son administration, que par les profonde mutations du paysage lagaran qu'ont amorcé ses plans d'industrialisation. Loin de faire l'unanimité aujourd'hui, son règne s'étant achevé par un épisode assez violent que certains historiens ne rechignent pas à qualifier de « guerre civile », l'unique empereur autoproclamé jamais porté par le trône du Lagac'hann n'en reste pas moins adulé par les sympathisants fascistes du Royaume, qui se réunissent le deux mars de chaque année afin de commémorer sa chute.
L'année 2037 ne transige pas à cette tradition du parti, et ce sont près de quarante mille personnes qui se sont rendues rassemblement organisé à Kastell-Kreñv. Au cours de la journée, plusieurs membres influents du parti, notamment des officiers de l'Armée Royale, ont discouru pour exprimer tout le bien qu'ils pensaient du fugace régime impérial, et des leçons que les Lagarans d'aujourd'hui devraient, selon eux, en tirer. L'après-midi s'est achevée par une allocution de plus d'une heure et demi, livrée par le Président Suprême du Parti Néo-Impérial, Brieg Skeiñ. Le colonel de réserve, âgé de quarante-sept ans, a tenu des propos au contenu beaucoup plus politique, éludant rapidement les considérations historiques relatives à la raison d'être du rassemblement pour s'attaquer au sujets-clés qui animent aujourd'hui le débat lagaran.
« Ce n'est pas en aliénant ceux qui portent en eux la volonté du travail, ce n'est pas en empêchant l'industrie de se développer, ce n'est pas en maintenant artificiellement la nation dans le déni de l'évolution du monde, que le Royaume permettra au Lagac'hann de devenir ce qu'il a le potentiel d'être : l'un des leaders de la civilisation blanche, dytolienne et chrétienne » : c'est en ces termes que Brieg Skeiñ a fustigé l'attitude du pouvoir royal vis-à-vis de l'industrie lagarane, faisant allusion à la volonté exprimée par la Reine de réguler encore davantage le travail des ouvriers. Cependant, le représentant fasciste n'a pas non plus manqué de s'en prendre aux Libéraux, clamant que « seule une industrie correctement régulée, planifiée, et solidement organisée permettra au Lagac'hann de prendre la place qui doit être la sienne dans le monde ». Le sujet qui a mobilisé le plus de temps de parole reste toutefois la question de l'attitude que doit adopter le Royaume à l'international, point que le Président Suprême du PNI a abordé avec une approche particulière : « Nos ennemis, ce ne sont pas les industriels. Nos ennemis, ce ne sont pas les Lagarans qui ont la volonté de travailler davantage pour assurer la prospérité de leur patrie. Nos ennemis, ce sont les Valvatides ! Et tous les États qui, comme elles, nourrissent les germes de la dégénérescence de la civilisation en Occident. Qu'il s'agisse de la Sodome balte ou de la Gomorrhe anglo-celte, des laquais de la gale juive ou des tapins de la peste négro-algarbienne, des détraqués idolâtrant l'image phallique ou celle du minaret, tous participent d'égale manière à l'anéantissement programmé de l'identité multimillénaire de notre continent. Face à cette menace d'une ampleur et d'une nature inédites, née au sein même de notre civilisation, nous devons utiliser tous les moyens dont nous disposons pour remplir la mission qui nous est confiée par Dieu : préserver la pureté de la civilisation occidentale. »[/justify]
Posté : lun. sept. 24, 2018 8:59 pm
par Gwenael
[justify]8 mars 2037
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/22/180922085937699741.png[/img]
La Reine face à son échec
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/22/180922090443807678.png[/img][/center]
Rien ne se passe comme prévu. Le plan était pourtant simple : après avoir annoncé sa compassion soudaine à l'égard des ouvriers lagarans, la Reine devait imposer encore davantage de normes pour rembourrer en coton le lit de ses fugaces protégés. Peu importe si ces nouvelles restrictions contribuaient à renforcer la difficulté financière, à briser la compétitivité des industries du Royaume, à précipiter la fermeture de nouvelles usines, à faire supprimer les postes de milliers d'ouvriers. L'important était que la Reine se fasse aussi bien voir que possible de ses soutiens habituels : les nobles, paysans et autres clercs qui, n'ayant jamais mis les pieds en dehors de leur évêché, voir de leur commune d'origine, ne connaissent généralement rien au monde de l'entreprise et de l'économie moderne. En maintenant artificiellement le Lagac'hann dans un état d'arriération par simple lâcheté, le pouvoir royal nie, depuis déjà plusieurs décennies, la réalité du monde à laquelle le pays devra pourtant finir par se confronter.
En agissant ainsi, le Reine espérait faire taire les critiques qui, voyant en elle la jeune femme inexpérimentée qu'elle est, l'accusaient déjà par anticipation de faire preuve de « faiblesse » à l'égard des revendications des libéraux et des industriels ; manière élégante d'exprimer leur crainte que Sa Majesté ne fasse preuve de suffisamment de couardise face à eux-mêmes. Comme ses prédécesseurs, Gwennhaelle IV a choisi son camp : celui des rétifs et des poltrons. Seulement, ses aïeuls ont mis la situation industriel du Lagac'hann dans une situation telle que le moment est arrivé de faire un choix décisif. Soit le Royaume continue dans la direction qu'il a jusqu'alors suivi, et assume sa désindustrialisation totale, privant au passage le secteur public, y compris l'armée, des avantages qu'il tirait jusque là de la souplesse législative de l’Évêché de Penmarc'hmor. Soit les élites monarchiques reconnaissent enfin le caractère erroné (voir suicidaire) de ce qui fut engagé jusqu'à maintenant, et acceptent de relâcher l'étau insupportable qui étrangle l'économie lagarane.
Après plusieurs mois de négociations difficiles avec le Président de la Corporation des Industries, Sa Majesté s'est enfin résolue à faire machine arrière, acculée par l'impossibilité pour le secteur productif de pousser plus loin le compromis. Il s'agit là de la première victoire remportée, in extremis, pas les partisans du progrès face à la tyrannie réactionnaire du trône. Si Sa Majesté préfèrera certainement sauver la face en s'attaquant à des sujets bruyants et futiles, les Progressistes peuvent célébrer leur victoire et se montrer confiant vis-à-vis de l'évolution de la liberté économique dans le pays au cours des années à venir.[/justify]
Posté : lun. oct. 08, 2018 7:35 pm
par Gwenael
[justify]17 avril 2037
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/08/181008091609582507.png[/img]
« J'ai baisé ta femme, Klavan ! »
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/10/08/18100808574527596.png[/img][/center]
Peut-être avez-vous déjà entendu d'Ultimate Fighter, la compétition sportive dont la première édition se déroule actuellement au Caeturia, lointain pays du nord de l'Olgarie. Ce tournoi de sport de combats multidisciplinaire réunit plusieurs dizaines de participants, toutes nationalités confondues. Parmi eux se trouve un Lagaran, connu notamment auprès des jeunes pour ses performances de culturiste diffusées sur la plateforme internet InVido. Le jeune Raphaël Bensoussan, Juif de Porzh-Araok pratiquant la MMA (Mixed Martial Art, art martial combinant des techniques issues de plusieurs disciplines), a victorieusement affronté le karatéka teiko Akira Kazenichi, accédant ainsi aux quarts de finale de la compétition.
Le combattant lagaran n'a pas manqué de faire part de sa victoire à ses abonnés sur InVido, dans une vidéo au cours de laquelle il a également abordé son combat à venir, sans oublier de s'en prendre violemment à son futur adversaire, le docker valvate Raivo Klavan : « Qu'est ce que tu crois que tu vas faire, Klavan ? Le krav-maga ça vient de chez nous ! La tête de ma mère, je vais te faire bouffer ton prépuce sale goy ! ». La suite des propos du jeune vidéastes, plus violents, ont donné à lieu à une restriction d'âge sur sa vidéo : « La vérité si je mens, j'ai baisé ta femme, Klavan ! J'ai baisé ta femme, et t'es pas prêt de baiser la mienne ! »
L'issue du prochain combat du Lagaran, qui aura lieu la semaine prochaine, nous dira si celui-ci avait raison de se montrer si provocant...[/justify]
Posté : mer. nov. 07, 2018 10:45 pm
par Gwenael
[justify]21 juillet 2037
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
Le nouveau siège de l'OIADM inauguré à Pouldon
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/09/10/180910110053637330.png[/img][/center]
La tragique et soudaine chute de la République de Mari aura au moins eu le mérite de profiter au rayonnement international du Royaume de Lagac'hann. L’État néchinésien insulaire, qui a sombré dans le chaos humain et financier au courant de l'année dernière, accueillait avant cela les principaux sièges d'un certain nombre d'organisations non gouvernementales à portée internationale. La République marite, ardente partisane de la normalisation des échange et de la régulation des conflits mondiaux, se trouvait à l'origine de la fondation d'une partie d'entière, comme l'Organisation du Libre-Échange et du Commerce, l'Organisation Mondiale de Normalisation, ou encore l'Organisation pour l'Interdiction des Armes de Destruction Massive. À l'issue de sa disparition, une commission internationale a décidé de la nouvelle répartition des sièges de ces organisations parmi les États désireux de les accueillir. La candidature du Royaume de Lagac'hann pour accueillir le siège de l'OIADM a été retenue et le nouveau bâtiment mis en construction à Pouldon.
La Reine Gwennhaelle IV s'est rendue hier dans la capitale du très chrétien Évêché de Pennlagac'hann afin d'inaugurer l'édifice à l'architecture novatrice, en présence d'une délégation constituée des différents pays signataires de la charte de l'organisation bannissant l'usage et la fabrication d'armes de destruction massive. L'esthétique atypique du bâtiment n'a pas été sans susciter une certaine désapprobation de la part de la population locale, qui surveille les travaux depuis les débuts de la construction. Depuis plusieurs mois déjà, « les riverains ne cessent de parler du "tonneau géant" que l'on est en train d'installer à l'est du centre-ville » nous rapporte le maire de Pouldon Andre Maerven. « Notre ville est très ancienne et les habitants ne comprennent pas que l'on fasse ainsi offense au patrimoine, en imposant un édifice aussi disgracieux au milieu de structures multicentenaires. Toutefois, les actes de protestation restent isolés et les services municipaux sauront garantir que le siège puisse assurer son rôle à portée internationale. »[/justify]
Posté : dim. nov. 11, 2018 11:50 pm
par Gwenael
[justify]4 août 2037
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/23/180623033311271877.png[/img]
Un nouveau bagne royal ouvre à Koadraden
[img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/11/10/181110073304154511.png[/img]
Une première vague de forçats du bagne de Kastell-Kreñv est parvenu hier au centre nouvellement aménagé de Koadraden[/center]
Aux problématiques de sécurisation du littoral a succédé un nouvel enjeu causé par l'invasion migratoire du Royaume par les Nord-Algarbiens itinérants : celui de la surpopulation carcérale. En effet, la loi royale prévoit que les individus reconnus coupable de clandestinité, c'est-à-dire de présence illégale sur le territoire lagaran, soient condamnés aux galères royales pour une durée de trois mois, à laquelle s'ajoutent des pénalités supplémentaires en cas de récidive. Or, bien qu'ayant considérablement faibli du fait du retour de la paix en Algarbe du Nord et de la fermeté de la politique royale sur la question des entrées clandestines sur le territoire, les flux migratoires à destination du Lagac'hann n'ont pas cessé, et ce ne sont pas moins de trente mille migrants qui ont illégalement foulé du pied les terres du Royaume. Si la majorité d'entre eux est d'origine aminienne, une partie non négligeable provient toutefois des territoires avoisinants, notamment au sud du califat islamique.
L'administration royale se trouve aujourd'hui confrontée au vide juridique entourant la fin des périodes de purgation de peine des individus condamnés pour clandestinité. En effet, le Royaume n'ayant jusqu'alors jamais été confronté à une immigration de masse telle que celle qu'il connait aujourd'hui, aucun dispositif d'expulsion ou de retour des clandestins n'a été prévu à ce jour, tant pratiquement que légalement. De ce fait, les migrants nord-algarbiens arrêtés par les garde-côtes et condamnés aux galères par la justice royale sont, à l'issue de leurs trois mois de bagne réglementaires, à nouveau jugés pour clandestinité, car se trouvant sur le territoire lagaran sans autorisation, et systématiquement condamnés à une nouvelle peine, alourdie pour récidive par rapport à la présente. Il résulte de ce processus que les centres pénitenciers du Royaume ne cessent de se remplir depuis le début de la crise migratoire, sans jamais se désengorger, si bien qu'il devient nécessaire de chercher de nouvelles solutions pour faire face à cette problématique récente. La première mesure annoncée par le gouvernement royal a été l'établissement d'un nouvel établissement pénitentiaire à Koadraden, dans l’Évêché de Bevoezon, afin de relâcher la pression qui pèse sur le bagne de Kastell-Kreñv. Celui-ci se trouve en effet surchargé par une population de détenus en grande partie oisive, du fait du manque de travail à confier aux nombreux forçats nord-algarbiens qui assistent déjà largement les paludiers de Gwenndour et les paysans des campagnes environnantes.
Les premiers chargements de galériens ont été délivré hier dans l'ancienne caserne de Koadraden, convertie en bagne par l'armée. Le gouvernement royal a posé l'objectif ambitieux d'une réduction aux trois-quarts de la population carcérale de l’Évêché de Kouevregor au cours des trois ans à venir, en répartissant ses détenus entre de nouveaux établissements pénitentiaires qui seront mis en place tout au long de cette période. Il se pose toutefois la question de l'avenir des clandestins inaptes au travail (enfants, vieillards, invalides, etc...) logés en centre pénitentiaire aux frais de la Couronne. L'administration travaille à la mise en place des modalités d'un retour de ces populations sur leur terre d'origine, pour le bien du Royaume et pour le leur.[/justify]