Page 1 sur 1

Posté : jeu. févr. 22, 2018 9:52 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Beneath the Kilt[/ont]
[ont]Take me home, Highlands roads[/ont]

[/center]
Principaux intervenants :
- Robert Jacobs, gouverneur du Deseret
- Daniel Ceallach, premier ministre du Lorthon

Lieu :
[center][URL=http://www.casimages.com/i/180222104917699158.png.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/22/180222104917699158.png[/IMG][/URL][/center]
[center]Hemmington Mansion - Fort William | Résidence du Premier Ministre[/center]


[justify]La rencontre entre le gouverneur du Deseret et le premier ministre des îles Lorthon était attendue depuis déjà un petit moment. Tandis que le protocole d'accueil diplomatique avait été mis en marche par la délégation hôte, tous s'affairaient à ce que les deux hommes puissent, après les cérémonies de bienvenue et les formalités d'une première rencontre, se rencontrer pour dialoguer tous les deux dans un petit salon de la résidence du premier ministre Ceallach. Après quelques ententes jugées de base comme l'échange des ambassades et la reconnaissance de leurs territoires respectifs, les deux hommes purent discuter de sujets plus intéressants.
[/justify]

[center]--------------------------------------------------------------------------------------------------------------------------[/center]
[...]


[justify][ont]«Maintenant que les clauses essentielles au dialogue pour deux nations se respectant sont réglées, passons au vif du sujet. Je voudrais tout d'abord revenir sur la récente actualité politique de l'Olgarie centrale avec ce véritable séisme géopolitique que vous et votre équipe avez opéré là. Outre la volonté noble d'avoir voulu rassembler un peuple frère au vôtre, et de lui tendre la main lorsqu'il était en difficulté malgré votre passé commun tumultueux, nous y avons vu une magnifique démonstration de force et d'habilité politique si je puis me permettre. Votre position quant aux banques et à la dette des États-Fédérés d'Olgarie nous a particulièrement inspirée et, honnêtement, nous en avons pris compte dans la mise sur papier du programme gouvernemental pour mon mandat.»

«Je vous remercie, j'accepte ce compliment avec humilité. Malgré tous ce que les médias en diront, de cette fusion, il n'y avait rien de gagné et encore aujourd'hui, nous faisons face à un scénario où il n'y a encore rien de gagné. Certes, les frontières du Deseret se sont élargies, et aujourd'hui, dix millions d'Olgariens fédérés, désormais Deserans, aspirent à un avenir meilleur, aspirent à être désormais mieux soutenus, mais comme vous l'avez mentionné, la position de mon gouvernement face aux banques est un défi quotidien. Nous faisons face quotidiennement à la lâcheté de dirigeants bancaires qui utilisent le mensonge et la manipulation pour tenter de faire passer des messages qui n'en sont pas, et quoi qu'en soit le prix à payer, nous continuerons de leur tenir tête et de laisser le pouvoir aux institutions démocratiques du Deseret. La récente actualité où les banques lianwaises ont quitté le Deseret, laissant 25 000 personnes sans emploi, est un coup difficile, mais nous surmonterons cette crise grâce au soutien d'États comme le vôtre. À cela, je vous en remercie chaleureusement. D'autant plus, si votre gouvernement s'est inspiré de cette décision pour l'écriture de son programme gouvernemental, je ne peux vous recommander que de prévoir, à contrario de mon gouvernement, deux coups d'avance de ces salopards...»

«Je vous remercie de ce précieux conseil. J'ignore si vous l'avez appris mais nous avons récemment fait passer la nationalisation du plus grand groupe pétrolier et gazier du pays, corrompu et rouillé par son monopole nous espérons, outre les milliers d'emplois et approvisionnement en énergie sécurisés, avoir envoyé un message fort aux magnats de la finance du monde qu'ils ne nous font pas peur aux hommes comme vous et moi. Avant de passer à autre chose j'aimerais avoir votre avis éclairé sur l'Union Pan océanique et les troubles qui la rongent actuellement, notamment en Algarbe du Sud. Bien que j'ai déjà fait savoir à la Britonnie que, en tant que nation-sœur, nous exigeons une action immédiate et raisonnée sur la question de la Confédération. Mais j'avoue que j'ignore votre position sur la crise et je préfère m'en remettre à vous plutôt qu'à l'analyse parfois douteuse des médias. Après cela nous passerons aux dossier prévus à cette rencontre.» (Il vide son verre de whisky)

«J'ignore si je serai votre outil le plus objectif, la subjectivité du Deseret quant à l'Union panocéanique n'étant plus à prouver. Cela dit, j'éprouve un certain malaise devant cette organisation qui ne cesse de se chercher depuis qu'elle a été fondée, lors de la chute de l'empire italique. Avec la Guerre des conteneurs, l'UPO n'est devenue qu'un monstrueux empire cherchant à détruire la stabilité internationale. Incapable de gérer une crise qu'elle a elle-même initié avec les Skorpions-Klub, l'inévitable s'est produit et malheureusement, je ne peux m'attrister devant les pertes causées à l'UPO et ses alliés, et ce, malgré que vous en soyez partie intégrante. Pardonnez-moi cette franchise, mais elle me semble nécessaire pour construire une relation sérieuse entre les îles Lorthon et le Deseret. L'Union panocéanique n'est devenue que la catin d'une royauté britonne dépassée et d'un gouvernement qui n'a jamais, mais absolument jamais, pris ses responsabilités. Voir le Lorthon suivre le troupeau en fermant les yeux, en s'agenouillant devant la monarchie britonne, ce fut pour le Deseret et mon gouvernement une démonstration de faiblesse et de soumission de votre part. Quelle terrible situation lorsque le Lorthon diminue sa propre monarchie pour celle qui est la plus détestée dans le monde. Cette cause était indéfendable, et elle le demeure encore aujourd'hui. La situation en Algarbe-du-Sud est un magnifique retour des choses, et j'espère que le Traité de Houndstad qui a été signé entre le Deseret et cette nation permettra à tous les noirs d'en sortir meilleur, à défaut d'être vainqueur. Mais si vous me demandez concrètement ce que j'en pense, je pense que l'Union panocéanique mérite ce qui lui arrive et que le Lorthon, membre de cette supercherie monarchique britonne, perd considérable crédibilité.»

«Je vous remercie pour cette franchise, les choses ne doivent pas rester des secrets de couloirs, j'apprécie que vous me le dites en face, vraiment. Évidemment j'ai trouvé quelque peu étonnant cette décision de madame Connolly qui, en fin de mandant se jette dans un tel fouillis diplomatique. Maintenant que voulez-vous, j'aimerais vous dire que je suis du même avis que vous mais ce serait impropre pour un chef d'état que de rejeter la faute aux autres sans chercher une porte de sortie à tout cela. En tous cas, sachez que concernant l'Union Pan océanique je médite profondément sur la question. Bien, ceci étant dit j'aimerais vous introduire à mon propos. Voyez vous, je pense que cela ne vous a pas échapper, moi et mon cabinet avons l'intention de mettre sur pied une agence de contrôle quant à l'évasion fiscale dans notre pays qui est un véritable cancer, et un tonneau percé dans l'économie mondiale. Les objectifs de cette agence seraient d'opérer à un meilleur traçage des flux de capitaux, exigeant la transparence des comptes des grands groupe et en luttant contre les paradis fiscaux. Cependant vous savez comme moi que cette lutte est vaine si elle n'est pas fruit de la coopération entre les états que la question intéresse. J'aimerais donc vous demander votre avis quant à une collaboration entre nos services sur la question.»

«Je salue votre position, et sachez que la mienne n'entache en rien l'espoir d'une nette collaboration entre nos deux pays sur différents sujets. L'évasion fiscale est un fléau qui prive nos gouvernements de centaines de millions de dollars, au minimum, et cette privation nous empêche de financer à leur juste valeurs nos programmes sociaux qui mériteraient d'être bonifiés. Vous avez raison lorsque vous dites que seul, cette lutte est vaine, et si j'émets des réserves sur le poids de nos deux pays dans la balance, je ne saurais être digne de la fonction que j'aie si je n'allais pas en votre sens dans ce dossier. Le Deseret est disposé à mettre à votre disposition les données recueillies quant aux sociétés visées par l'évasion fiscale. Bien que le Deseret ne dispose pas d'une telle agence, il est possible que nous en mettions une sur pied pour faciliter les échanges et la coopération. Cette collaboration entre le Lorthon et le Deseret serait profitable pour nos deux peuples et démontreraient notre leadership sur la question.»

«Bien, nous mettrons donc nos services en relation afin de plancher sur la mise sur pied d'une agence commune et pourquoi pas, à terme, regroupant nombre d'États partageant nos idéaux sur la question. Aussi j'aimerais vous amener vers un autre point de collaboration. Comme vous le savez les îles Lorthon ont la chance de disposer de l'un des plus grands parcs pétrolier et gazier de Dytolie. N'étant jamais allé personnellement au Deseret, à mon grand regret, mais en m'étant documenté sur votre pays je sais que vous disposer d'un gisement pétrolier important. Cependant je pense qu'avec l'arrivée de millions de nouveau deserans dans vos calculs, il se peut qu'il ne soit plus suffisant ou que la marge entre la pénurie et la prospérité se soit réduite de manière inquiétante, d'où mon offre. Nous pourrions vous fournir une livraison de pétrole ou gaz suivant votre choix et vos installations. Si vous disposez déjà de fournisseurs, je vous répondrais qu'il vaut toujours mieux diversifier son catalogue. Ensuite j'aimerais vous solliciter pour une commande de minerai de fer dont malheureusement les rares filons que possédaient l'archipel se sont taris lors de la Révolution industrielle il y a longtemps. Ce fer servira à notre grand projet d'aménagement écologique du pays. En effet, nombre de centrales et infrastructures doivent naître et quitte à commander à un pays, autant profiter de cette entrevue pour vous soumettre l'idée. Tout ceci rentre dans un calcul complexe et chiffré mais nos agents vous feront parvenir les mesures nécessaires à la transaction.»

«Le pétrole est une question litigieuse au Deseret. Lors de notre accession à l'indépendance, en 2010, la question a été mise sous moratoire de sorte que nos gisements de pétrole ne sont ni exploités, ni explorés. Ce moratoire prend fin en septembre 2035, et je peux déjà vous annoncer que les discussions seront houleuses et très longues. De ce fait, votre proposition est évidemment acceptable et acceptée : cette diversité permettra au Deseret de ne pas être à la solde d'un seul et grand joueur si un conflit comme celui avec les banques devait survenir dans les prochains mois, à la fin de ce moratoire sur les discussions entourant le pétrole deseran. En contre partie, il est tout à fait acceptable que le Deseret livre du fer aux iles Lorthon. Participer d'une quelconque façon à l'évolution écologique du Lorthon, malgré le fait que cette priorité n'en soit pas une au Deseret, sera un immense honneur et mettra un terme avec les douze dernières années qu'on dû subir votre peuple. Le gouvernement du Deseret est également disposé, si cela correspond à vos plans, à accréditer des entreprises pétrolières lorthoniennes sur le territoire deseran pour en faire la transformation et la distribution. Cette entente permettrait la création d'emplois de qualité au Deseret, même si, bien entendu, cela ne serait pas tout à fait bénéfique pour vous.»

«J'ignorais pour cette question de moratoire mais après votre explication éclairante j'en sors plus cultivé. Si cette offre vous satisfait, j'en suis ravi. De plus je donne aussi mon accord à votre offre, contribuer à l'économie deserane serait d'abord un honneur et permettrait un rayonnement non négligeable de nos activités pétrolières, c'est donc au contraire tout à fait bénéfique à mon sens d'autant plus que Lorthon Energy souffre comme qui dirait d'une mauvaise image médiatique comme l'a souligné madame Spencer rires. Aussi, j'oubliais, ça semble un peu drôle sorti ainsi de son contexte, mais est ce que le poisson lorthonien intéresserait les Deserans sachant qu'il s'agit d'une qualité plusieurs fois reconnue et soulignée. Nos eaux sont bien trop riches pour notre modeste population, l'exploitation, raisonnée bien entendu, est même saine pour le maintien d'un équilibre d'autant plus que le Vonalya, autre grand pêcheur, semble dans un avenir incertain. Autre volet, la coopération technologique. Le programme du Labour, vous en conviendrez, comporte nombre de mesures extrêmes pour une meilleure répartition des richesses, des ressources et tout cela demande une logistique pharaonique et à un rythme effréné à tel point que des Supercalculateurs comme vous en posséder seraient d'une aide précieuse pour la modernisation informatique de mon pays. Bien sur vous pouvez demander en échange une technologie de rang égal ou bien plusieurs autres de rangs, cette fois-ci, inférieur. Si, bien sûr, vous acceptez le transfert, qu'en dites-vous ?»

«Il me semble tout à fait désigné que nous puissions signer une entente sur vos produits de la pêche, et ceux-ci seront douanés aux taux standards, vous comprendrez, car une petite région de l'ouest du Deseret, anciennement les États-Fédérés d'Olgarie, vivent de la pêchent et de leur exportations plus que modestes. Je ne saurais freiner cette dynamique stable dans une région qui a connu son lot de souffrances humaines et économiques. Concernant votre proposition technologique, je suis bien entendu disposé à signer une entente permettant un transfert des connaissances technologiques pour qu'à terme, les iles Lorthon puissent jouir d'une parfaite autonomie sur la question. À ce sujet, dans ce volet-ci, j'avais comme ambition, pardonnez-moi si celle-ci est déplacée, de m'intéresser à votre capacité technologique de construction de pièce d'artillerie de haute qualité. Peut-être pourrions-nous conclure cette entente technologique avec cette réciprocité, si cela vous convient? J'avais également sur ma liste votre technologique sur les antiaériens mobiles, mais je comprendrais que celle-ci nécessiterait un compromis de la part du Deseret ou, à tout le moins, une nouvelle entente dans le futur.»

«C'est là une belle preuve de sagesse que de penser aux économies locales. Voyez, au Lorthon le marché est si réduit que nous sommes quelque peu contraints à nous exporter mais ce genre de valeurs est au cœur de ma ligne politique et je ne saurais donc qu'aller dans ce sens. Concernant les technologies, le premier transfert étant convenu, j'accepte de vous livrer les plans d'antiaériens mobiles moyennant un juste retour des choses concernant les panneaux solaires que vous maîtrisez ? Qu'en dites-vous ?»

«Ma foi, si cela est nécessaire à la bonne entente et à la bonne évolution de nos pays respectifs, je ne peux qu'accepter ces conditions qui sont très intéressantes et qui permettront à nos deux pays de viser les cibles qu'ils souhaitent atteindre. Peut-être pourrions-nous passer au volet Sécurité? J'admets avoir quelques réticences... Avec le lien qui unit l'Union panocéanique à votre pays, et votre participation à ce conflit international injuste aux côtés de ceux dont le Deseret ne porte que très peu de respect, il s'agit d'un sujet délicat et j'ignore si des ententes en ce sens pourrons avoir lieu. Sous votre gouvernement, quelle est la ligne directrice face à l'UPO? Si ce n'est ni indiscret, ni question de sécurité nationale, qu'est-ce qui définit la pleine capacité mentale des iles Lorthon face aux désirs du Commonwealth? Je ne remets en aucun cas vos propres capacités, sachez-le, mais sous le dernier gouvernement lorthonien, vous devez admettre que la question se pose.»

«Voyez-vous, le principal problème de l'ancien gouvernement était sans aucun doute cette étroite relation malsaine entre le roi et le gouvernement. Richard et Sarah Connolly ont cru bien faire en déclarant la guerre à la coalition et, le parti de la couronne étant ce qu'il est, le vote est passé sans une seule analyse sensée des enjeux. Cependant, je le jure, et c'est une promesse de campagne, jamais le Lorthon ne rejoindra à nouveau une guerre dont les enjeux sont si flous. Plus généralement, le Lorthon ne rejoindra jamais aucune guerre agressive de la Britonnie et consorts, et si défense il y a, une cellule d'urgence sera dépêchée pour analyser la situation afin de ne plus rentrer dans un tel bourbier tel que la guerre des conteneurs. Sous mon Gouvernement, je m'y suis engagé avant l'élection et je le refais devant vous monsieur Jacobs, le pays sera souverain, et peu importe les pressions de Lanfair ou d'ailleurs, il ne faiblira pas. Vous pourriez me contredire en me traitant de beau parleur car nous sommes ma foi fort confortablement installé ici, notre de verre à la main loin des dilemmes qui seraient légion en cas de réelle crise. Sachez juste que je enverrai plus nos jeunes gens mourir au fond de l'océan pour le drapeau du Commonwealth. Et pour toute le respect que j'ai pour Sa Majesté, c'est un jeune homme intelligent et malin, il n'aura pas voix au chapitre sur ma politique.»

«J'ai confiance en ceux à qui j'accorde beaucoup de respect, monsieur Ceallach, je n'ai aucune raison de douter de votre parole. Néanmoins, vous comprendrez qu'à l'heure actuelle, le Lorthon et le Deseret ne peuvent espérer une défense mutuelle. Je propose plutôt que nous signions, si cela vous convient, bien évidemment, une entente de reconnaissance en cas de conflit où notre pays respectif serait l'agressé, et non pas l'agresseur. L'autre pays pourrait alors porter assistance, sans nécessairement être une assistance de terrain, dans un scénario où notre parlement respectif serait en accord avec cette aide. Si, dans les faits, une telle entente n'apporte rien de concret et d'obligatoire, elle laisse cependant voir la naissance d'une alliance commune sur la question, un pas à la fois, avec comme toujours le soucis de la souveraineté de notre parlement et de notre ligne directrice diplomatique. Vous disposez d'un énorme pouvoir de leadership au sein d'une Union panocéanique abandonnée, nous ne craignons aucunement que ce leadership saura se transformer en confiance solidifiée.»

«Je comprends votre position et je la partage. J'image qu'à votre place j'aurais émis les mêmes hésitations. Mais enfin comme je vous l'ai déjà dit, je planche beaucoup sur la question. Je garde dans l'esprit la possibilité d'une alliance officielle dans d'autres circonstances géo-politiques. Bien, avez-vous d'autres chose à traiter sur la sécurité ?»

«Malheureusement, c'est le plus que peut offrir le Deseret pour le moment, si tôt après la guerre qui a fait davantage de victimes que celles chiffrées. Nous craignons l'instabilité politique qui règne au sein de l'Organisation internationale dont vous êtes membre, et cette instabilité nous rend non seulement très hésitant, mais très prudent sur les questions de partage d'informations et de coopérations serrées. D'ailleurs, avant que vous passiez au prochain volet, s'il y a lieu, j'aurais une question indiscrète. Peut-être d'ailleurs ne pourrez-vous pas y répondre, mais : en quoi est-ce bénéfique pour la couronne lorthonienne de s'agenouiller devant le trône briton comme le stipule la charte de l'UPO? Peut-être y a-t-il là une raison que j'ignore, n'étant pas dans cette zone géopolitique...»

«Pardonnez moi, mais avec tout le respect que j'ai pour vous je dois vous corriger sur ce point. Certes le statut de plein-membre nécessite de baiser la main de la couronne voisine mais Richard ne l'aurait jamais accepté, pour sûr. C'est pour des cas pareils que le statut de nation-sœur fut créé j'imagine. Parmi ces nations sœurs on pouvait retrouver bien sûr le Lorthon, la Ligue de Montalvo mais aussi le Vryheid il y a encore quelques semaines. C'était d'ailleurs l'un des principaux sujets de mon adversaire Jefferson Cole, britophile à souhaits, il voulait une adhésion complète ce qui, comme vous l'avez souligné impliquait que Richard jure fidélité. Mais j'imagine qu'il vous serait plus aisé et satisfaisant pour obtenir le fin mot de l'histoire d'en discuter en personne avec Sa Majesté si vous avez un jour l'honneur de le rencontrer.»

«D'un point de vue strictement extérieur à l'Union panocéanique, pardonnez-moi de vous faire part de notre impression relative à la nuance extrêmement faible existant entre le statut de nation-soeur et celui de membre à part entière. Il existe au sein de cette organisation internationale, toujours d'un point de vue extérieur, un climat malsain relié à la couronne britonne -dont le Deseret a déclaré son indépendance il y a de cela près de 200 ans- qui pousse l'imaginaire à ne pas créer de distinction notable. Au-delà de son apparence démocratique, l'Union panocéanique ne sert que les intérêts du Commonwealth au détriment de ses "alliés", et la guerre des conteneurs en est un exemple flagrant où les habitants de votre pays ont dû être rationnés pour servir une cause dont je ne rappellerai pas ma position sur sa pertinence. Je ne souhaite pas remettre en question vos alliances et vos engagements, j'ai suffisamment de quoi faire avec le Deseret, mais cette soumission aveugle camouflée derrière une définition de statut bâclée par la recherche de domination d'un Commonwealth dépassé par l'évolution sociétaire, est bien présente pour nous, simples observateurs. Néanmoins, si nous estimons au Deseret que cela porte à sérieuse réflexion, j'en conviens que n'était pas là l'objectif de cette rencontre, et je vous exprime mes regrets pour ces propos.»

«Encore une fois je suis du même avis que vous, mais je dois porter ce qui a été fait avant moi que cela me plaise ou non. Si cela n'avait tenu qu'à moi la guerre n'aurait jamais eu emprise sur mon pays, la Britonnie serait certainement tombée et le monde aurait changé en moindre ou grande mesure nous ne le sauront jamais. Enfin j'ai 4 années devant moi pour clarifier tout cela, je dis cela mais 4 ans c'est peu.. très peu. Ne vous en faites pas, j'apprécie votre franchise même si elle appuie sur des zones sensibles de la politique, je dois m'y confronter c'est mon devoir, c'est pour cela que j'ai été élu. Bien on clôt la sécurité ?»

«Peut-être y vais-je un peu fort pour une première rencontre... Lors de ma première rencontre avec mon épouse, j'avais écrit sur un bout de papier des critères essentiels pour qu'elle me plaise... (rire) Elle avait trouvé que j'y étais allé un peu trop fort, que je manquais de délicatesse. Je crois qu'elle m'a offert une seconde chance pour réussir à me casser (rire) Bref, tout cela étant dit, oui, je crois que ce chapitre peut être clôt.»

«Monsieur, je dois vous éconduire : je suis marié!» (rires)
[/ont]
[/justify]

[...]

Posté : mer. avr. 25, 2018 8:13 pm
par William Hamleigh
[center][ont]Beneath the Kilt[/ont]
[ont]Fire and Fury[/ont][/center]

[center][URL=http://www.casimages.com/i/180222104917699158.png.html][IMG]http://nsa39.casimages.com/img/2018/02/22/180222104917699158.png[/IMG][/URL][/center]
[center]Hemmington Mansion - Fort William | Résidence du Premier Ministre | 2h30 du matin[/center]


[justify]C'était urgent. On avait tiré le Premier Ministre de son lit de force. Il en était de même pour tout le cabinet, désormais réuni dans le salon de la résidence de Daniel Ceallach. Tous disposés autour de leur chef, ce dernier était au téléphone et arborait une mine grave. La discussion durait déjà depuis une bonne demi-heure.

[...]

Daniel Ceallach : Oui je vois

Interlocuteur : Comprenez-bien. Je ne vous demande pas d'aller au bout et d'entrainer un déferlement. J'ai besoin de votre pression pour m'aider à redresser la situation.

Daniel Ceallach : Écoutez, j'ai discuté avec mon cabinet, ils sont tous favorable à votre demande. Mais si ça s'emballe, il faudra plus pour maintenir le pacte, est-ce bien clair ?

Interlocuteur : Bien entendu.

Daniel Ceallach : Très bien, on se met en route.

[/justify]