Page 1 sur 4

Posté : sam. janv. 27, 2018 5:13 pm
par Joyan
[center][ont]PRESSE ET MÉDIAS DU CANGAMÉ


[img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/center]
[ont]L'Archipel est un journal qui est publié en trois langues, l'anglais, le français et le maori. C'est le principal quotidien d'informations nationales du Cangamé. Il dispose en outre d'un nombre important de correspondants à l'étranger. L'Archipel est une référence dans le monde la presse cangaméenne, et ses enquêtes et informations sont prises au sérieux. Il est diffusé à environ 250 000 exemplaires par jour.

[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507556.png[/img][/center]
The New Rock est un média né sur internet, disposant d'une version dans chaque langue. Chaque version a ses particularités avec ses journalistes dédiés, mais les « papiers » les plus importants sont toujours traduits. The New Rock n'est consultable que sur abonnement, se veut apolitique et traite de la grande majorité des actualités nationales et internationales. Il inclut dans son contenu des vidéos, des infographies interactives et tout ce que le format numérique peut lui offrir. Il compte 23 000 abonnés.[/ont]

Posté : dim. janv. 28, 2018 1:28 pm
par Joyan
[center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=18012705352323653015507555.png][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/url][/center]

Édition du 23 mars 2035
[ont]Chase Saunders s'attaque à la relance[/ont]

[justify]Le Premier ministre a dévoilé hier les principales mesures de son plan de relance économique. Parmi celles-ci, une importante vague de privatisations, la libéralisation du secteur du pétrole mais aussi une diminution de l'impôt sur les sociétés. Des mesures déjà décriées par l'opposition.

C'étaient des annonces attendues. Le Premier ministre Chase Saunders a dévoilé hier son plan de relance économique en conférence de presse. Pendant une heure, il a rappelé les maîtres mots de sa politique : s'attaquer aux freins qui nuisent à l'investissement et au développement de l'économie. « Je veux que le Cangamé soit un pays libre. Pas seulement au regard des droits de l'Homme, mais aussi au niveau de l'économie. Il faut lever toutes ces chaînes qui entravent la liberté d'entreprendre », a annoncé le Premier ministre.

Parmi les principales mesures qu'il a listées, la diminution de l'impôt sur les sociétés, qui devrait passer de 24% à 18% l'année prochaine. La mesure était demandée par le parti Libéral, qui forme la coalition dont est issue le gouvernement. L'objectif affiché est d'attirer plus d'entreprises à s'installer au Cangamé, tout en incitant le développement de celles qui y sont déjà.

L'État se sépare de ses bijoux

Le chef du gouvernement a aussi annoncé que l'État allait se séparer de quelques entreprises publiques. La SRC, qui a aujourd'hui le monopole du transport ferroviaire, devrait s'ouvrir aux capitaux privés. Chase Saunders n'a d'ailleurs pas exclu d'introduire la concurrence sur ce secteur : « S'il le faut, pour stimuler le développement, nous ferons en sorte que la SRC ne soit plus la seule à faire circuler les trains [...]. C'est comme cela que nous pourrons avoir un service ferroviaire compétent et fiable. » Une partie des actions de l'État au capital des Télécommunication Cangaméennes sera aussi cédée, mais le montant n'a pas été dévoilé par M. Saunders.

Le secteur de l'exploitation du pétrole et de l'industrie du raffinage devrait aussi être touché par cette politique libérale. La Royal Oil Company (ROC) devrait être totalement privatisée au cours de l'année. Le secteur de l'exploitation du pétrole devrait être, lui aussi, ouvert à la concurrence prochainement. Chase Saunders a par ailleurs ouvert à la voie à de nouveaux puits, alors que tous les gouvernements depuis 10 ans ont gelé l'exploration. « S'il le faut, il faudra voir pour produire plus, en de nouveaux points d'extraction. »

Si toutes les mesures ont été vivement critiquées par l'opposition, notamment du parti Démocrate, c'est bien cette dernière qui a alimenté le plus les protestations. Pour Jade Finch, présidente du parti Démocrate, l'ouverture de nouveaux puits serait « une honte ». « Ce qu'il faut faire, c'est redistribuer, accompagner la création d'entreprises propres. Le pétrole n'est pas une solution d'avenir. A court terme, il peut sembler intéressant, mais sur le long terme, ce sera déplorable », a réagi la députée. Les Verts ont appelé à une mobilisation citoyenne à New-Warrington la semaine prochaine, ainsi qu'autour des puits de l'Île Rouge et de l'Île aux Baleines.[/justify]

[right]L.R[/right]

Posté : lun. févr. 12, 2018 9:36 pm
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/center]

Édition du 6 mai 2035
[ont]Plus de 400 000 personnes contre l'or noir[/ont]


[justify]À New-Warrington, Saint-Sébastien, Guiroa ou encore Newsport, près de 400 000 Cangaméens sont descendus dans la rue pour protester contre la volonté du gouvernement d'étendre l'exploitation pétrolifère.

« L'or noir, on n'en veut pas ! » « C'est pas le pétrole qui nous sauvera ! » ou encore « Ton pétrole contre mon cancer ». Ces slogans ont résonné dans les rues des principales villes du pays. En cause : la volonté du gouvernement d'ouvrir de nouvelles concessions pétrolières dans le sud de l'île aux Baleines, mais aussi au large.

« Le pétrole est une ressource financière indéniable, et bien utilisée, elle peut servir à remettre notre économie à flot », avait expliqué la Ministre de l'économie, Hannah Potts en conférence de presse. Interrogée un peu plus tard sur la nocivité du pétrole comme source d'énergie, elle répondait : « Le pétrole n'est pas plus polluant que le charbon. Et quand notre économie est exsangue, comme c'est le cas actuellement, il faut connaître nos priorités. » Le gouvernement souhaiterait augmenter de 40% la production d'ici 2040.

L'opposition au parlement s'était rapidement emparée de la question, à tel point que les débats ont été houleux et que la séance a du à plusieurs reprises être ajournée. Même une partie de la majorité s'était désolidarisée du gouvernement à ce sujet, celui-ci devant alors tenter de recadrer ses troupes.

Un politique de « l'inconscience »

Plusieurs associations, syndicats et même des partis politiques avaient alors appelé à descendre dans la rue. Plusieurs députés avaient alors rejoint le cortège, parfois au milieu même de la foule. Jacques-Louis Feigneville, député Les Verts, faisait partie des 180 000 manifestants à New-Warrington : « Nous ne pouvons pas laisser le gouvernement, avec la complicité des grandes entreprises, détruire des écosystèmes, rejeter des tonnes de gaz toxiques dans l'air, sous prétexte qu'on doit gagner de l'argent. C'est de l'inconscience ! »

À Pottywood, à environ 50 kilomètres à l'ouest de Guiroa, quelques centaines de manifestants avaient bloqué le principal accès au champ d'extraction local, un des principaux du pays. Ils ont du être délogés par la police, sans heurts. Tous répondaient à l'appel du Groupe pour un avenir propre (GAP), qui milite pour la fermeture des puits Cangaméens.

Un projet de loi portant réforme de la législation environnementale sur le sujet devrait apparaître dans les prochains jours.[/justify]

Posté : mer. févr. 21, 2018 7:21 pm
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507556.png[/img][/center]


[background=green] Environnement [/background]- le 3 juin 2035
Inquiétude sur les parcs nationaux

Plusieurs syndicats de gardes des parcs naturels nationaux ont signé un rapport sur l'État « très dégradé » des parcs. Le document, remis au gouvernement, est soutenu par le parti Les Verts et plusieurs associations écologistes.

Le document fait 72 pages, et est signé par trois syndicats - le syndicat national des gardes des parcs naturels (SNGPN), la Centrale-Gardes naturels et Force syndicale des Gardes des parcs naturels. Il s'indigne de l'état « suffisamment alarmant pour que le pays en prenne conscience » des parcs naturels nationaux.

Le Cangamé compte environ 6 500 km² de parcs nationaux, dont 430 classés en catégorie I, où il est interdit d'y pratiquer toute forme d'activité humaine hormis la randonnée et les recherches scientifiques. Mais les syndicats s'inquiètent du manque de moyen et du délaissement dont souffrent les infrastructures de recherche et de surveillance de ces parcs.

« Des actes de chasse, voire de braconnage, ont été observés dans certains parcs », écrivent-ils, alors que ceux-ci sont strictement interdits dans les parcs. « Certaines espèces sont particulièrement menacées, c'est le cas de quelques mammifères comme le renard Cangaméen, mais aussi de nombreuses espèces d'oiseaux comme le perroquet Kaka ou le Kea.»

Le kiwi particulièrement menacé

Le kiwi, ce petit oiseau nocturne dont le Cangamé a fait un symbole, est lui aussi menacé, selon le document. Les parcs de Moruroa et d'Alexander-Mounts sont ceux qui souffrent le plus, mais tous sont dans une situation « intenable » qui mérite « une prise de conscience immédiate et sans détour » des pouvoirs publics. Les parcs maritimes souffrent moins, mais sont victimes de pêches souvent illégales, estime le document.

Les syndicats pointent notamment un manque de matériel criant. « À Yellow-stone [une des casernes des gardes du parc d'Alexander-Mounts, ndlr, on est plus ravitaillés en essence qu'une fois par mois. Et quand nos vieux tacots veulent bien fonctionner, on n'a pas de pneus-neige pour rouler en hiver. Comment voulez-vous qu'on protège la faune et la flore du parc ? » s'indigne un employé qui désire rester anonyme.

Le document a suscité des réactions politiques et associatives. GreenAction, l'ONG de défense de l'environnement, a publiquement soutenu les syndicats et a appelé à « chasser les chasseurs ». Les Verts ont prévu de questionner le gouvernement au parlement dans la semaine sur le sujet. « Nous devons absolument prendre la mesure de qu'il va se passer si nous ne faisons rien. Notre environnement est notre maison, pas uniquement un endroit que nous empruntons et que nous pouvons jeter après », a réagi Christopher Evans, député Les Verts. « Si le gouvernement refuse de voir la situation en face, il faudra qu'il assume. Et ce ne sera pas la première fois qu'il s'attaque à la nature », continue-t-il.

Le ministre de la société n'a pas pris position à l'heure actuelle.

[right]Philipp Lambert [/right]

Posté : lun. mars 19, 2018 8:29 am
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507556.png[/img][/center]


[background=#FF8000] International [/background]- le 26 août 2035
Partir au Nunakya, vraiment ?

Le gouvernement britton a ouvert un fond de soutien à l'immigration dans son territoire d'Outremer du Nunakya. Il appelle les citoyens de plusieurs pays brittophones du monde, dont le Cangamé, à rejoindre l'île membre du Commonwealth.

C'est un simple appel d'offre qui est diffusé dans quelques administrations publiques du pays, et placardé dans plusieurs villes du pays. « Come to Nunakya !», peut-on y lire, dessus. Avec une adresse internet renseignée en plus. Sobre et efficace ? Pas vraiment...

Le fait est que le gouvernement britton souhaite « booster la démographie encore embryonnaire » de son territoire autonome d'outremer du Nunakya. Il souhaite attirer environ 1200 personnes de quelques pays bien précis. Le Cangamé en fait partie, aux côtés du Deseret ou du Vryheid, par exemple. Pour s'y porter candidat, rien de plus simple : avoir 16 ans minimum, avoir un casier judiciaire vierge et être « apte à travailler ». Il sera alors possible de s'y installer au minimum 10 ans, tous frais payés par l'île brittonne.

Réactions en chaîne

Pour autant, cette annonce a fait du bruit sur l'Archipel. C'est d'abord le maire de Saint-Sébastien, suivi par nombre de communes francophones de l'île, qui a réagi en faisant supprimer les affiches de sa ville. « J'ai décidé d'utiliser mes pouvoirs de police administrative. Déjà, l'affiche avait un caractère discriminatoire envers les francophones, qui représentent 97% des habitants de ma ville. Et puis, appeler à l'émigration, je trouve ça proprement scandaleux. » La décision a été suivie par plusieurs villes. Pour l'heure, aucun recours en justice n'a été formulé.

Sur l'île Victoire, à majorité anglophone, on ne comprend pas non plus ces affiches, mais elles sont plus tolérées. Le maire de Newport a décidé de les laisser. « Je pense qu'il faut laisser sa chance à tout le monde. Si mes concitoyens veulent partir, qu'ils le fassent. » Pourtant, dans d'autres municipalités, ces coup de publicité font polémique. Devant un panneau lumineux, un groupe de personnes commente la typographie. Paula nous dit : « Je ne comprends pas. On dirait ce qu'on nous a enseigné dans les manuels d'histoire. À une époque, la Brittonnie encourageait à l'émigration vers ses colonies, pour mieux les contrôler. Le Cangamé en est l'exemple même.»

Le pouvoir central ne s'est pas exprimé. Toutefois, une source proche des milieux parlementaires évoque une réunion d'urgence dans la semaine.

[right]Jack Smith[/right]

Posté : dim. avr. 01, 2018 9:53 am
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/center]

Édition du 2 octobre 2035
[ont]Le péril de la pêche illégale[/ont]


[justify]Dans le nord et l'est de l'île Victoire, campements et ports illégaux traquent les espèces rares et les revendent sur des marchés illégaux. Un commerce qui nuit aux activités traditionnelles des villages côtiers.

C'est un commerce qui engrange des millions de dollars. Connu des autorités locales, qui suivent le dossier d'assez près, mais resté loin des préoccupation à New-Warrington, la pêche illégale est un fléau qui détruit l'économie des communautés locales, tout en décimant des espèces naturelles parfois déjà menacées.

Le village de Puaha, à une centaine de kilomètres de Parapara, dans le Northland, a lancé l'alerte la semaine dernière. Cette communauté d'une centaine d'habitants, qui vit de la pêche traditionnelle, a décidé de chasser les navires des commerçants illégaux de sa zone de pêche. Pour l'instant, aucun incident n'est à signaler, mais le chef de la communauté, Hitiarii Nanekoti, a indiqué qu'il pourrait y a voir des violences. « Nous sommes déterminés à défendre notre zone de pêche. Ces gens, ils nous pillent tout, nos ressources, notre honneur. Et en attendant, on n'a aucun moyen pour nous protéger. »

L'enjeu, c'est aussi la préservation de plusieurs espèces. Le Dauphin Hector est particulièrement chassé, sa chair étant prisée sur les grandes tables. Mais le thon rouge, le phoque argenté, les dorades du Cangamé sont aussi largement menacées. « Les pratiques de pêches, notamment celles qui se servent de filets lestés pour racler le fond des océans, sont particulièrement meurtrières pour les océans », indique de son côté un responsable de l'environnement au département de la mer et de la pêche de la Province du Northland.

Appel à une nouvelle législation

Du côté de la province, on affirme en effet que le problème est important, mais que des moyens d'action sont envoyés. « Nous avons plusieurs unités de la police côtière provinciale qui patrouillent », indique Nicolas Galvan, élu (Parti Démocrate) à l'Assemblée provinciale et qui se préoccupe de ces questions. « Pour l'instant, nos moyens sont insuffisants. Nous n'avons pas les ressources, ni l'arsenal juridique, pour lutter contre ces activités illégales. »

Il milite, avec son parti, pour l'instauration d'une nouvelle loi, qui condamnerait plus lourdement les trafiquants d'espèces animale. Pour l'instant, quand ceux-ci sont arrêtés, ils risquent, au plus, une amende de 75 000 dollars et 1 an d'emprisonnement. Les compétences de la province en matière de protection de l'environnement et de régulation économique permettraient pourtant de durcir les sanctions.

« Je milite pour la création d'une réserve naturelle, où seuls les communautés de pêcheurs pourraient maintenir leur activité, explique Nicolas Galvan. Je pense que nous devrions aussi durcir la législation, pourquoi ne pas faire courir une peine de 10 ans d'emprisonnement, ce serait peut être plus radical. »

À New-Warrington, le problème semble loin des préoccupations. Pourtant, une manifestation est demandé à l'appel de la communauté maorie, soutenue par le Groupe pour la Terre. Quelques ténors du Parti Démocrate et des Verts ont aussi appelé à ce que le gouvernement se saisisse de la question.
[/justify]
[right]Mary Joyful[/right]

Posté : lun. avr. 02, 2018 3:33 pm
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507556.png[/img][/center]


[background=#000080][indent]10[/indent]Politique[indent]10[/indent][/background]- le 6 octobre 2035
Nouvelle déclaration controversée de Félicien Vincent sur l'avortement

Le Ministre de la Société, Félicien Vincent, a déclaré sur Radio Cangamé que l'avortement était un « acte cruel qui nécessite d'être durement encadré ». Une prise de parole qui révulse les mouvements féministes et qui risque de bouleverser le gouvernement.

C'est au cours d'une interview ce matin que le Ministre de la Société, Félicien Vincent, a déclaré que l'avortement est un « acte cruel, qui nécessite d'être durement encadré.» « Je pense que c'est une décision grave, et je déconseille à toutes les femmes d'y avoir recours », a-t-il ajouté par la suite. Et quand Steven Mayor lui demande de préciser sa position, il répond simplement : « Je ne cautionne pas l'avortement. »

Trois phrases chocs, qui ont tout de suite créé un raz-de-marrée dans la sphère associative. Plusieurs associations féministe et de défense des droits de l'être humain sont montées au créneau. Le collectif Toutes des Femmes explique dans un communiqué avoir été « particulièrement choqué » par ces déclarations. « Nous demandons la démission de M. Vincent et la nomination d'un ou d'une ministre qui sera capable de faire réellement avancer le droit des femmes », complète le collectif féministe.

Il faut dire que Félicien Vincent n'en est pas à sa première déclaration dans le genre. En mai dernier, il avait déjà déclaré que l'avortement était un acte « abject », ce qui l'avait conduit à s'excuser publiquement. Le Premier ministre l'avait aussi recadré à plusieurs reprises, multipliant les déclaration publiques à son égard, de manière implicite.

Une société encore divisée

Les déclarations de M. Vincent interviennent alors que plusieurs associations, accompagnées par le Parti démocrate, ont signé une tribune dans L'indépendance, appelant à légaliser l'avortement pour toutes les femmes. Aujourd'hui, seules les victimes de viol ou celles dont la grossesse met en péril leur état de santé peuvent se faire avorter. Et là encore, les médecins peuvent faire jouer une clause de conscience pour refuser de délivrer cet acte.

Le gouvernement Saunders n'a jamais dit qu'il ferait un tel pas en avant, mais la pression monte, alors que, selon un récent sondage, 57% des Cangaméens jugent que l'avortement devrait être légalisé. Chase Saunders, interrogé alors qu'il effectuait une sortie dans la ville de Newport, a simplement indiqué qu'il fallait « prendre ces déclarations avec des pincettes et être prudent dans l'interprétation des mots. » D'autres réactions sont attendues par la suite.

[right]Nolan Newhouse[/right]

Posté : jeu. avr. 12, 2018 6:40 pm
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/center]

Édition du 6 octobre 2035
[ont]Le gouvernement relance les chantiers navals[/ont]


[justify]La ministre de l'Économie Hannah Potts, en visite à Westbay (Warrington), a annoncé un plan d'investissement de 80 millions de dollars dans les chantiers navals de la ville, afin de les moderniser.

Alors que le gouvernement s'inquiète que de nombreux pays tournent le dos aux sollicitations diplomatiques Cangaméennes, la ministre de l'Économie a tenté de relancer l'industrie de l'archipel. En visite à Westbay, elle a notamment annoncé que le gouvernement allait débloquer 80 millions de dollars pour financer la modernisation des docks et des chantiers navals.

La somme sera notamment débloquée en revendant des parts de la Cangamay Oil Company ainsi qu'en misant sur l'accroissement de l'activité - l'État est actionnaire à hauteur de 34% des chantiers navals. « Nous devons nous assurer que nos investissements aient de l'avenir », a assuré la ministre.

Les chantiers navals de Westbay sont les seuls du pays d'un dimension suffisante pour construire des navires cargo d'une longueur suffisante pour concurrencer les navires déjà sur le marché. Ils disposent aussi d'infrastructures, certes vétustes, mais déjà présentes. Les modernisations constitueront d'abord en le développement de l'automatisation et de l'assistance informatique.

De nouveaux projets de cargos

Spécialisés, avant l'indépendance, sur la construction de bâtiments navals scientifiques, dédiés par exemple à l'exploration des pôles, les nouveaux chantiers rénovés devraient se consacrer à des projets innovants et plus respectueux de l'environnement. Ainsi, la ministre de l'économie a annoncé vouloir développer un modèle de cargo à voiles, qui pourrait consommer moitié moins de carburant polluant.

Un tel développement permettrait le recrutement d'environ 2500 personnes, ainsi que le développement d'une économie industrielle et scientifique locale importante. Le gouvernement n'exclut pas de faire appel à des compétences étrangères pour développer l'industrie locale.

L'autre objectif, un peu plus caché de cette modernisation, est la possibilité pour le pays de renouer avec la construction de navires à vocation militaire. Le gouvernement n'a en effet pas caché sa volonté de lutter plus activement contre la piraterie qui sévit dans le nord du détroit de Delay, ainsi que contre les trafics illégaux le long des côtes nord et est. [/justify]
[right]Rodolph Kaywett[/right]

Posté : lun. avr. 16, 2018 8:13 pm
par Joyan
[center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=18012705352323653015507555.png][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/url][/center]

Édition du 18 novembre 2035
[ont]Comment Chase Saunders veut libéraliser l'éducation supérieure[/ont]
D'après les informations recueillies par L'Archipel, le gouvernement Saunders réfléchirait à lancer des filières universitaires financées par des capitaux privées. Une façon d'élargir les capacités d'accueil et de développer les ressources de l'enseignement supérieur. Certaines entreprises seraient déjà intéressées. Pages 3-4 et 5.

[ont]Qui est Timothy Storkey, nommé au Conseil royal ? [/ont]
Charles II a nommé Timothy Storkey, historien et ancien conservateur du musée des civilisations autochtones, au Conseil royal. Originaire de milieux modestes, il était apprécié dans le milieu conservateur. Page 5.

[ont]Le fléau des navettes maritimes[/ont]
Les utilisateurs sont de plus en plus mécontents des services offerts par les compagnies de transport maritimes qui relient les îles. De plus en plus préfèrent prendre l'avion, quand c'est possible. Page 6.

[ont]Greybank mise sur la bicyclette[/ont]
La capitale de Brittonia souhaite lancer un grand plan pour développer le vélo. Une initiative qui vise à réduire la pollution, mais aussi à rendre plus agréable la circulation. Page 8.

[ont]Porui-Braha : terre de cinéma[/ont]
La province de l'ouest mise sur la production cinématographique en plein air pour relancer son économie. Plusieurs films cangaméens sont en cours de tournage. Page 10.

Posté : jeu. juin 07, 2018 10:31 am
par Joyan
[center][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/27//18012705352323653015507555.png[/img][/center]

Édition du 20 avril 2036
[ont]Le très intéressant montage fiscal pour les amis de Saunders[/ont]


[justify]Sous couvert de moderniser les aides écologiques et responsabiliser les entreprises, la nouvelle législation prévue par le gouvernement Saunders avantage largement ses connaissances.

C'est un texte prévu de longue date, une des grandes réformes que le gouvernement Saunders avait dans ses cartons, travaillait depuis plusieurs mois. Réunions après réunions, lui, la ministre de l'intérieur Victoria Fox et le ministre de la société Félicien Vincent cherchaient à réformer le système d'aides au développement responsable et écologique. Perçues souvent comme un amas de petits avantages, souvent fiscaux, ou d'aides diverses - aides au recyclage, aide au transport sain, subventions de chauffage - elles représentaient un sac de noeuds peu clair, et surtout difficile à contrôler.

Présentée dans deux jours au parlement, la réforme portée par Chase Saunders en personne prévoit de réduire un large panel de ces subventions pour les remplacer par un système de bonus-malus fiscal pour les entreprises. Une façon pour l'administration d'avoir une plus grande visibilité sur ce qui se fait au sein des entreprises.

Pour autant, cette réforme, présentée comme une avancée pour les libéraux et une partie des conservateurs les plus modérés, est en fait un vaste montage qui permettrait, si elle était appliquée, aux grandes entreprises les plus polluantes d'échapper aux malus fiscaux. Des grandes entreprises dirigées par... des amis de Chase Saunders et Victoria Fox.

« On pourrait bien tomber »

L'Archipel a eu accès à plusieurs notes confidentielles qui ont circulé entre différents bureaux du Premier Ministre et de la Ministre de l'Intérieur. Sur l'une d'elle est écrit « OK pour les chiffres.» Sur une autre, « Il faut faire attention à ne pas mettre des chiffres trop gros, et en laisser certains d'origine. On ne sait jamais. » Les chiffres en question ? Des montants d'imposition, le montant des subventions et indemnités déjà perçues, et surtout des montages qui semblent indiquer la difficulté économique qui pèse sur les secteurs du raffinage, du traitement des déchets ou encore de l'industrie chimique.

« Ce ne sont absolument pas des secteurs en difficulté, affirme pourtant le professeur en économie à l'université de New-Warrington Justin McGarty. Le secteur du raffinage profite en effet de l'ouverture de nouveaux puits de pétrole, mais aussi de la demande intérieure croissante. » Pour lui, ces chiffres trafiqués servent surtout à exonérer ces secteurs, du moins les plus grosses entreprises de ce secteur, par des cadeaux fiscaux. Or, la plus grande plateforme de raffinage du Cangamé, à Fort Granger, est dirigée par Cameron Makin, son beau-frère. Même exemple pour Geoclean, une grande entreprise de recyclage : Haydee Papineau, sa directrice, a fait ses classes avec le Premier ministre et dinerait encore régulièrement avec la famille. Mais, plus que ces liens amicaux et familiaux, des petites avances auraient été faites, notamment pour financer la campagne électorale de l'année prochaine. Selon un conseiller du Premier ministre, qui souhaite rester anonyme, les notes confidentielles se seraient multipliées ces dernières semaines, et le Premier ministre semblait particulièrement tendu.

Dans un rapport confidentiel, que L'Archipel a pu consulter, des députés conservateurs pointent du doigt les efforts que ces grandes entreprises doivent encore réaliser en matière d'environnement. Une manière de justifier le maintien de ces subventions envers les « entités économiques de 100 salariés et plus, exerçant dans les domaines du raffinage, du recyclage des déchets, des transports à bas niveau d'émission de gaz à effet de serre, ainsi que de l'industrie chimique. »

Pour la députée conservatrice Faye T. Renn, membre de la Commission environnement à l'Assemblée, le vote de la loi est d'ores et déjà compromis. « Je n'étais pas au courant d'un tel montage. Mais si c'est avéré, il sera difficile de voter en faveur de la loi sans faire d'amendements. On pourrait bien tomber avant les prochaines élections. » [/justify]
[right]L.R[/right]