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Posté : jeu. janv. 25, 2018 11:07 pm
par Joyan
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[justify][ont]Noble visiteur, bienvenue dans cette petite « encyclopédie du Cangamé ». Toi qui t’apprêtes à découvrir cet archipel, sache que tout ne peut être consigné dans ce précis, mais que nous tâchons de te donner un aperçu général de ce que cette nation peut t’offrir.
Le Cangamé est un archipel composé, selon les derniers chiffres en vigueur, de 216 îles et ilôts. Seuls 92 de ceux-ci sont habités, dont 58 comptent une population inférieure à 50 personnes.
Historiquement, le pays est une des dernières zones du globe à avoir connu une présence humaine. Ce ne serait en effet qu’au XIe siècle que les premiers hommes, des polynésiens qui deviendront plus tard les maoris, l’ethnie autochtone du pays, sont arrivés sur l’île. Les colons dytoliens sont arrivés sur l’île principale, baptisée plus tardivement « Île Victoire » ont débarqué en 1732, sous le commandement de John Wayne, un Britton.
Le nom de Cangamé viendrait de Kainga mai, « bienvenue chez nous » en maori, paroles qu’ils auraient prononcé en voyant les premiers Dytoliens. Transcrites dans les premiers manuscrits brittons en « Kaingamay », puis en « Cangamay » vers le XIXe siècle, elles sont passées en Français sous le terme de « Cangamé », qui subsiste aujourd’hui. D’autres légendes courent pour expliquer l’étymologie du pays. Celle d’un marin de la flotte de Louis-Marie Marotte, Jules Cangamé, qui serait le premier de sa flotte à avoir aperçu l’île, est histoire bien ancrée dans la population. Cependant, aucune trace d’un tel marin n’est présente dans les sources historiques, ce qui invalide la théorie auprès des historiens.
Le pays est composé de trois îles principales. L’Île Victoire, la principale, se situe au nord-est. Elle regroupe la grande majorité de la population, de l’économie et des équipements. Extrêmement vallonnée, elle abrite quelques volcans. L’Île Saint-Martin et l’Île aux Baleines, au sud sont bien moins habitées.
Le Cangamé est le fruit d’une histoire complexe, où se mêlent rivalités coloniales et cohabitation parfois difficile avec les autochtones. Débarqués très tôt, les Brittons prennent possession de l’île Victoire, mais doivent rivaliser avec d’autres puissances coloniales jusqu’en 1856 pour obtenir la pleine souveraineté sur l’archipel. Dans la deuxième moitié du XXè siècle, après d’âpres négociations conduisant à mettre sur le trône du pays un parent de la famille royale brittone, le pays devient indépendant.
Aujourd’hui, personne ne peut vraiment affirmer de quelle culture se rapproche vraiment l’archipel. Par bien des aspects, la culture dytolienne est présente, notamment par les langues majoritaires. Mais la langue maorie est aussi reconnue. Cette hétérogénéité fait à la fois la fierté et l’originalité de l’île, parfois admirée pour cette cohabitation ethnique pacifique.
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Drapeau du Cangamé : vert et blanc,
recouvert d'une feuille de fougère dorée[/center]
L’archipel se retrouve autour de valeurs communes qui lui ont servi à se développer autour de points communs. Grâce à un environnement naturel riche, exceptionnel et grandiose, la conscience des enjeux environnementaux est présente au quotidien pour beaucoup de Cangamés. Le respect, des individus et des biens, est une notion fondamentale, au même titre que la propriété individuelle.
Le drapeau, vert et blanc avec la feuille de fougère dorée, reprend ces thèmes, tout comme l’hymne national Advance, Cangamay. La devise a été parfois contestée, notamment au moment de l’indépendance et par des ethnies minoritaires : « Indépendants, libres et souverains en notre terre ».[/justify][/ont]
Posté : lun. janv. 29, 2018 6:56 pm
par Joyan
[ont][center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=18012907064223653015517476.jpg][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/29//18012907064223653015517476.jpg[/img][/url]
GÉOGRAPHIE DU CANGAMÉ[/center]
GÉOGRAPHIE PHYSIQUE
[indent]50[/indent]Situation générale
L’archipel du Cangamé est composé de 216 îles et îlots, sans compter les îles présentes sur les lacs et rivières du pays. Parmi eux, 73 sont totalement inhabités et 19 sont habités partiellement, souvent parce qu’ils ne sont occupés qu’une partie de l’année, par des chasseurs, des trappeurs ou des scientifiques, par exemple.
Trois îles sont traditionnellement considérées comme principales. L’Île Victoire (Victory Island), est la plus grande. Elle est suivie par l'Île de la Chance (Fortune Island) puis par l’Île aux Baleines (Whale Island). On y rajoute parfois l’Île Rouge (Red Island), au sud de cette dernière, qui, bien que plus petite, est plus importante en taille que les autres îles de l’archipel.
Située à proximité d’une faille géologique, l’archipel est parfois victime de séismes, assez peu violents en général. Toutefois, il arrive que ceux-ci déclenchent des tsunamis sur la côte ouest.
[indent]50[/indent]Relief & hydrographie
Le Cangamé est un pays vallonné. Il existe bien des plaines au nord et à l’ouest de l’île Victoire, parfois cultivées d’ailleurs, mais celles-ci sont rarement parfaitement horizontales. Les collines y dessinent le paysage.
L’île Victoire est parcourue par une chaîne de montagnes, le Kahurangi. Relativement escarpées, celles-ci hébergent plusieurs glaciers et culminent à 3 457 mètres, avec le Nouvel-Olympe.
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[justify]De nombreux fleuves coulent à partir du Kahurangi, et forment des lacs de parfois plusieurs hectares, qui, quand ils sont en altitude, peuvent être gelés en hiver. Cette hydrographie exceptionnelle permet à plusieurs espèces sauvages, animales ou végétales, endémiques de se développer.
Les îles du sud (île de la Chance, île aux Baleines, île Rouge), sont tout aussi escarpées et laissent moins de place aux plaines. Toutefois, les points culminants sont moins élevés, à 1 869 mètres sur l’île de la Chance (mont Eleanor).[/justify]
[indent]50[/indent]Climat
Situé à l’extrême sud-ouest du Nayoque le Cangamé bénéficie d’un climat océanique, logiquement plus froid et humide au sud qu’au nord.
L’ouest est régulièrement secoué par des vents du sud, froids et humides. Les tempêtes sont fréquentes, mais rarement très violentes. La pluviométrie y est relativement élevée, de l’ordre de 1 200 millimètres en moyenne, avec des pointes à 2 000 millimètres par an maximum.
Au sud-est, les vents sont plus calmes : les littoraux sont protégés par les reliefs qui les abritent des dépressions venues du sud-ouest. Toutefois, les températures restent océaniques : de 0 à 10 en hiver sur le littoral, et jusqu’à 25 à 30 en été.
Le nord-est est bien plus sec. Derrière la chaîne de montagnes du Kahurangi, les quelques plaines sont éloignées des tempêtes et des vents. La pluie y est relativement rare (500 mm par an en moyenne), et les températures sont plus élevées en été (jusqu’à 35 à 38 degrés maximum).
GÉOGRAPHIE HUMAINE
[indent]50[/indent]Organisation territoriale
L’essentiel des 26 millions d’habitants se concentre le long du détroit de Delay. Les plaines du nord-ouest sont largement dédiées à de l’agriculture, céréalière ou fruitière, ainsi qu’à des formes d’élevage extensif. La capitale et sa banlieue éloignée concentre l’essentiel des industries, bien que celles-ci tendent à se développer ailleurs. Il en va de même pour le secteur des services.
Les côtes sont parfois peuplées de villes moyenne importance, ainsi que de nombreux petits ports de pêche. Ceux-ci constituent une source de revenus importante pour des populations locales. L’intérieur des terres est presque dépourvu de population, et est très mal desservi par les transports, que ce soient les routes ou les voies ferroviaires. Ces territoires sont par ailleurs beaucoup plus pauvres, vivant uniquement de l’élevage ou de quelques services publics.
[indent]50[/indent]Villes et densité de population
Les villes d’importance se concentrent sur les littoraux, et notamment le long du détroit de Delay. New-Warrington, la capitale, et sa proche banlieue, regroupe 2, 4 millions d’habitants, près de 10 % de la population du pays. De même, la province de Warrington abrite 4,2 millions d’habitants.
[center][url=http://www.casimages.com/img.php?i=18012907151223653015517718.png][img]http://nsm07.casimages.com/img/2018/01/29//mini_18012907151223653015517718.png[/img][/url]
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[spoiler="villes au Cangamé"]LES 10 PRINCIPALES VILLES DU CANGAMÉ
[ont]
- New-Warrington : 2 410 000
Madison-city : 842 000
Greybank : 694 000
Saint-Sebastien : 655 000
Kokatahi : 396 000
Newsport : 310 200
Westbay : 237 000
Villefranche : 198 000
Greenport : 120 000
Horsevalley : 105 000[/ont]
[/spoiler]
Voir aussi : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1230&t=16032&p=340534#p340534]Démographie[/url]
Posté : mer. févr. 21, 2018 2:50 pm
par Joyan
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[ont]HISTOIRE DU CANGAMÉ
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[ont][indent]50[/indent]Jusqu’à la colonisation
Le Cangamé aurait été complètement sauvage jusqu’au Xe voire XIe siècle. La date précise de la première arrivée des être humains sur l’archipel n’est pas connue, et beaucoup d’historiens et d’anthropologues se disputent sur ce point.
La colonisation polynésienne s’est déroulée sur un temps assez long. Toutefois, la population est devenue relativement indépendante pour faire naître une culture distincte, avec une langue différente du polynésien standard. On considère que la culture maorie est ainsi établie définitivement vers le XVe siècle.
Les maoris se sont progressivement organisés en iwi, sortes de territoires correspondant parfois à simplement une tribu, parfois à des étendues beaucoup plus larges. Chaque iwi était en relation avec d’autres : le commerce de biens était courant, mais aussi les mariages entre « clans », les alliances ou encore la guerre. Les scientifiques n'expliquent toujours pas totalement la naissance de ces iwis : certains pensent qu'il s'agit de mouvement migratoires différents, d'autres estiment que leur création est due à la nécessité de contrôler l'accès à différentes ressources.
L’art maori est présent dans quelques peintures et constructions qui sont encore visibles aujourd’hui. Il se manifeste néanmoins surtout dans les traditions orales, les chants et les cérémonies spirituelles ou religieuses. Les tatouages, tout en courbes et arabesques, constituent un véritable art pluriséculaire. Chaque iwi a ses spécialités, et certaines sont très recherchées, entraînant de véritables pèlerinages.
[indent]50[/indent]De la colonisation dytolienne à l’unification
Les premiers dytoliens à découvrir l’île sont des brittons. Le navigateur John Wayne est le premier à débarquer sur l’Île Victoire en 1687, sur la côte est. Un mémorial indique l’endroit supposé de son arrivée. À son retour au pays, il évoque sa découverte, mais, n’ayant pas trouvé d’intérêt à un caillou rocheux et recouvert de forêts, il ne compte pas refaire le chemin, d'autant plus que la traversée coûte cher.
Joseph-Marie Pérolle, navigateur Posnan qui a fréquenté la cour brittonne au retour de John Wayne, entreprend une expédition en 1694. Il débarque sur l’Île Rouge au printemps 1695 et l’explore pendant près de deux mois, avant de rentrer au pays. En 1698, il revient et explore cette fois-ci l’Île aux Baleines. Il avait pour projet de revenir s’emparer de ces îles au nom de la couronne, mais décède quelques semaines avant le départ. C’est Louis de Morival qui prend alors possession de ces deux îles en 1718, avec une centaine de colons. L’absence d’une forte population maorie leur permet de prospérer quelque temps.
Après plusieurs décennies, et voyant que la colonie posnane commence à prendre de l'importance, la Brittonie envoie des navires prendre possession de l’Île Victoire, ce qu’elle fait en 1768. Les Posnans prennent alors le contrôle de l’île de la Chance en 1784 et fondent Saint-Sébastien grâce à l’explorateur Jean-Baptiste Painloup. Grâce à une volonté de paix, mais aussi au manque de moyens militaires et la présence de nombreux religieux dans leurs rangs, les Posnans nouent des relations amicales avec les autochtones, et les escarmouches sont très peu nombreuses. Certains Maoris sont même intégrés aux troupes coloniales dès 1790.
Néanmoins, les Brittons mènent une politique agressive envers les Posnans. En 1804, ils achètent à la Posnanie les îles aux Baleines et Rouge. Dépourvu d’intérêt économique, peu exploitée et trop éloignée de la métropole la colonie posnane est abandonnée petit à petit et se rallie à la Britonnie en 1857. Dépourvu de ressources stratégique, d'intérêt agricole faible et assez hostile au peuplement, l'archipel, renommé « Trois-Colonies », sert de relais portuaire vers le Nayoque, ainsi que de terre d'exil pour les bagnards.
[indent]50[/indent]De l’unification à l’indépendance
Après l’unification, la population croît très peu. En 1860, on l’estime à 5 millions d’habitants, dont environ 1,5 millions de Maoris. Ces derniers sont petit à petit intégrés et respectés, même si des rivalités, voire des violences, éclatent avec les colons à plusieurs reprises.
Pour mettre fin à une situation qui aurait pu dégénérer rapidement, le gouverneur de la colonie, Sir George Kleyton, signe avec plusieurs chefs de tribus maories le traité de Saïtanga en 1867. Celui-ci reconnaît le peuple Maori comme peuple associé à la Britonnie, sans lui accorder les droits civiques qui s’y affèrent. En contrepartie, ils reçoivent protection de la Britonnie et les violences qu’ils subissent seront réprimées.
Petit à petit, « les Trois-Colonies » prennent le nom de Cangamé dans les usages. L’archipel est appelé pour la première fois « Colonie du Cangamé » en 1897 dans un document officiel envoyé depuis la métropole. Les droits civiques progressent, et l'île acquiert une relative indépendance dans la gestion de ses affaires intérieures. Les femmes acquièrent le droit de vote en 1904.
Une période de prospérité gagne le Cangamé. L’agriculture se développe et devient exportatrice pour ce qui est de la viande de mouton et des céréales. Une proto-industrie se fonde, exploitant notamment les riches forêts du pays. Petit à petit, une forme d’autonomie se met en place.
Pendant la Grande guerre, le Cangamé se place aux côtés de la Britonnie et envoie environ 150 000 hommes. 24 000 sont tués. À la suite de la guerre, les volontés d’indépendance voient le jour. Le pays accède à l’autonomie en 1953.
Pour garder un contrôle sur l’archipel, la monarchie britonne décide d’envoyer le cousin du monarque, Charles, comme gouverneur de l’archipel, en 1958. Ce dernier décède en 1962 d'une maladie tropicale et laisse le siège à Henry de Cangamé, son fils, qui avait épousé la cause indépendantiste assez jeune, éduqué dans une tradition anticoloniale marquée. Très rapidement, il décide de nommer un Premier ministre sans en référer à la Brittonie et de mener des rencontres diplomatiques, se détachant de facto de l’autorité britonne.
En 1964, la Britonnie, épuisée par la Grande guerre, et ne voulant pas commencer un nouveau conflit par delà les océans, décide d’accorder l’indépendance au Cangamé. Le 7 janvier 1964, Henry de Cangamé devient le premier Roi du Cangamé indépendant.
[indent]50[/indent]Indépendance, crises et renouveau
Les Cangaméens s'aperçoivent vite que leur indépendance se paye au prix fort : les investissements brittons cessent du jour au lendemain, et l'économie de l'Archipel, encore très traditionnelle, n'est pas prête. Le pays souffre d'un déficit agricole profond, et les industries se retrouvent rapidement sans débouchés économiques, la Brittonie ne les soutenant plus. A cela s'ajoute une fuite des cerveaux particulièrement forte jusque dans les années 1980.
En 1981, une tempête détruit en partie le port de New-Warrington et ruine de nombreuses industries, peu préparées. Le pays s'enfonce dans le marasme économique. Les gouvernements successifs, qui commencent à s'organiser selon une logique de démocratie parlementaire, peine à remettre l'Archipel à l'eau, et les contestations font rage au sein de la population, qui se sent impuissante.
Entre 1998 et 2006, un gouvernement libéral, le premier, permet des investissements étrangers dans le pays en diminuant largement les impôts. Des industries manufacturières de basse qualité, employant des ouvriers au salaires très bas, voient le jour. Mais des sacrifices dans les services publics ont du être faits.
La stagnation économique a demeuré jusque dans les années 2030, où une nouvelle génération de politiciens sont arrivés au pouvoir, avec une forte volonté de redynamiser le pays. La prise de conscience écologique, couplée aux valeurs traditionnelles de la population locale, ont permis au pays de devenir un meneur en terme de respect de l'environnement.
[/ont]
Posté : ven. févr. 23, 2018 8:59 am
par Joyan
[center][img]http://nsm09.casimages.com/img/2018/02/23//18022309512823653015574787.jpg[/img]
[ont]Institutions du Cangamé[/center][/ont]
[ont]Système politique actuel
Le Royaume de Cangamé est une monarchie parlementaire. Il n’y pas de Constitution formelle : trois lois constitutionnelles, souvent amendées, organisent la vie publique. Elles disposent aujourd’hui d’une force juridique supérieure aux lois ordinaires.
[indent]50[/indent]La monarchie
Le souverain actuel est Charles II. C’est le fils de Charles Ier, premier souverain en exercice du Royaume de Cangamé. Issu de la famille royale britonne, il a été placé sur le trône en 1958. Charles II règne depuis le 4 juin 2033. Sa titulature complète est Sa Majesté Charles II de Cangamé, souverain de l’archipel du Cangamé et des Cangaméens.
[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/11/mini_1806110434044474.jpg[/img]
Charles II de Cangamé règne sur l'archipel depuis 2033.[/center]
Ses pouvoirs sont limités, à tel point que même ses pouvoirs constitutionnels relèvent du symbole et sont presque dénués de pratique.
Le monarque est le chef de l’État. Il assure la continuité de celui-ci et assure sa représentation à l’international. Il désigne le Premier ministre, issu de la majorité parlementaire, et le révoque. Il peut également dissoudre la Chambre des représentants. Le monarque promulgue également les lois.
Le monarque ne peut être destitué que par un vote au trois cinquième du parlement, Chambre des représentants et Conseil royal réunis.
Le monarque délivre les titres de noblesse du pays, avec l’aval du gouvernement. La noblesse n’est pas héréditaire, mais se conserve à vie : 102 titres de noblesse existent, en plus des titres attribués à la famille régnante. Recevoir le titre de marquis, comte ou duc du Royaume donne droit de siéger au Conseil royal. Depuis l’indépendance du pays, la plupart des nobles sont soit d’anciens hommes ou femmes politiques qui se sont retirés de la vie politique, soit d’illustres sujets de Sa Majesté qu’il a tenu à distinguer.
Les membres de la famille royale proche, c’est-à-dire les frères et soeurs du monarque ainsi que ses enfants, reçoivent des titres assujettis à des provinces ou des villes. Ainsi, l’actuelle sœur de Charles II, la princesse Marie, est duchesse d’Elizabeth.
[indent]50[/indent]Le parlement et gouvernement
Le parlement cangaméen est composé de deux chambres : la Chambre des représentants et le Conseil royal.
La Chambre des représentants compte 150 membres, élus au scrutin proportionnel intégral à un tour, avec prime de majorité aux deux partis vainqueurs. Elle est traditionnellement organisée entre majorité, de laquelle émerge un gouvernement, opposition d’où émerge un gouvernement d’opposition, et indépendants, qui adhèrent à certaines thèses de la majorité mais ne font pas partie du gouvernement.
Il est régulier que la majorité soit une coalition de plusieurs groupes politiques. Le parlement peut renverser le gouvernement.
Le Conseil royal est composé des nobles. Tous n’y siègent pas, et, en vérité, il ne dispose qu’un d’un pouvoir très limité. Réuni en commissions spécialisées, il peut émettre un avis sur certains textes législatifs. Il ne vote ainsi pas la loi. Seule pour les procédures de révision constitutionnelle son avis est requis : la Constitution ne peut être revue qu’après l’approbation des trois cinquième du parlement.
Le parlement peut, après en avoir statué par un vote simple, demander un référendum sur n’importe quel projet de loi. De fait, c’est une procédure régulièrement observée en Cangamé : une majorité fragile peut tenter de faire passer un texte pour lequel sa coalition n’est pas forcément favorable. Cette procédure, si elle permet de gagner en confiance et en popularité quand elle est réussie, peut aussi briser des coalitions.
Le gouvernement compte un nombre de ministres fixe, mais le nombre de secrétaires d’État (State Secretary) est variable et met souvent en exergue les priorités d’un gouvernement. Le domaines des ministères sont donc :
- le premier ministre : politiques générales, coordination gouvernementale, relations auprès de la monarchie, rôle de représentation
- l’intérieur : forces de l’ordre, de sécurité civile, de renseignements intérieurs, gestion des élections et des pouvoirs décentralisés de l’État, immigration, contrôles aux frontières
- la défense : armées, renseignements extérieurs. Souvent assisté de plusieurs Secrétaires d’État.
- affaires étrangères : relations diplomatiques, commerce extérieur, participation aux organisations internationales
- économie et finances : budget de l’État, gestion des impôts et taxes, des droits de douane, politique économique globale, parfois la politique énergétique (dévolue parfois au territoire et aménagement). Souvent assisté se plusieurs Secrétaires d’État.
- territoire et aménagement : transports, grands projets d’aménagement, organisation territoriale, parfois politique énergétique (dévolue parfois au ministère de l’économie et des finances), environnement. Souvent assisté de plusieurs Secrétaires d’État.
- sociétés : politiques de santé, politiques sociales, droits des minorités et des femmes, sport, culture. Souvent assisté de plusieurs Secrétaires d’État.
- jeunesse et éducation : éducation, politiques de jeunesse, enseignement supérieur, recherche.
[indent]50[/indent]L’organisation judiciaire
La Cour Suprême est l’organe supérieur de la justice en Cangamé. Elle dispose d’une chambre constitutionnelle, de deux chambres administratives, de deux chambre civiles et d’une chambre pénale. Elle a surtout un rôle de cassation, en peu briser une décision de justice en contradiction avec la loi.
Son rôle d’interprète de la Constitution est un garant de la démocratie. Elle ne peut s’autosaisir, mais elle peut être saisie par n’importe quel citoyen dans le cadre d’un procès (saisie citoyenne), par n’importe quel parlementaire qui doute de la constitutionnalité d’une loi dans les trois mois suivant son vote, ou par le gouvernement.
Le principe de double justice est en vigueur en Cangamé : n’importe quel jugement peut faire l’objet d’un appel.
La décentralisation et les pouvoirs locaux
[indent]50[/indent]Les provinces
Il existe 15 provinces en Cangamé : 12 se trouvent sur l’Île Victoire, puis une par île principale (Île de la Chance, Île rouge, Île aux Baleines). Les provinces disposent d’une assemblée (Assemblée provinciale) et d’un gouverneur, élus tous les 5 ans. Le gouverneur est issu de l’Assemblée provinciale, sauf sur l’Île aux Baleines, où il est élu au suffrage universel direct.
Les provinces sont en charge de la politique d’aménagement locale (voies de transports provinciales, notamment), de la politique culturelle, de la police provinciale, de la gestion de l’environnement, de la politique sportive, notamment. La province gère l’enseignement secondaire (lycée, qui équivaut à peu près aux âges de 12 à 17 ans).
Chaque ville dispose de ses fonds propres : la loi nationale lui indique les impôts qu’elle peut fixer, et elle a interdiction d’en voter de nouveaux. Elle peut, par contre, fixer le montant des sanctions pécuniaires (amendes, entre autres) liées aux atteintes aux législations qu’elle s’est fixée, par exemple en environnement. Ainsi, toute province peut lever des taxes foncières, des droits de passage sur les voies de transports, des taxes locales sur les produits spéciaux (alcool, tabac, notamment), des taxes sur les constructions et des taxes professionnelles. Les provinces reçoivent aussi des recettes liées aux droits de chasse et de pêche, mais celles-ci sont relativement faibles.
Les provinces sont aussi des circonscriptions décentrées : un préfet est le représentant de l’État sur place. Il gère, avec l’appui de l’administration centrale, les compétences de l’État, notamment dans les domaines de sécurité. Quand une politique d’exception est décrétée (état d’urgence, notamment), il peut, si le parlement national le décrète, se substituer au gouverneur dans une période déterminée par une loi d’habilitation.
Les villes
Les villes sont le deuxième échelon de décentralisation du Cangamé. Il existe 6 753 communes dans le pays, et 84 % de la population y habite. On désigne par commune toute agglomération dépassant les 2 000 habitants.
La ville dispose de pouvoirs de police et gère l’enseignement primaire (6 à 12 ans), avec les fonds de l’État. Le maire, élu pour 6 ans, est un représentant local de l’État. À la différence des gouverneurs, il dispose de l’appellation d’Officier de sa Majesté, ce qui lui confère un pouvoir symbolique important.
Voir aussi : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1230&t=16057]Parlement et gouvernement[/url][/ont]
Posté : mer. juin 20, 2018 10:02 am
par Joyan
[center][img]https://nsm09.casimages.com/img/2018/06/20//18062011575023653015769662.jpg[/img]
[ont]DÉMOGRAPHIE[/center][/ont]
[ont]La population
Le Cangamé compte environ 26 millions d’habitants, inégalement répartis sur le territoire.
La grande majorité de la population se concentre le long du détroit de Delay (Delay Strait) et dans la plaine environnante. Environ 19 millions y habitent, dont deux à New-Warrington et sa banlieue. Près des deux tiers de ces habitants se situent sur l’Île Victoire, l’autre se situant sur l’Île de la Chance et les autres îles qui font légion dans le passage maritime.
Environ 3 millions d’habitants vivent dans les plaines du nord-ouest de l’Île Victoire. L’habitat y est surtout constitué de villages, fermes et hameaux rassemblés autour de villes moyennes (Christland, la plus grande ville et la capitale de la Province de Bonnswood, et sa banlieue, comptent 540 000 habitants). Ce sont historiquement les premières terres colonisées par les dytoliens.
Environ 1 million de Cangaméens vivent sur les côtes du nord-est de l’Île Victoire, s’adonnant à la pêche, au tourisme et à l’agriculture, principalement. Les montagnes du Kahurangi sont quasiment inhabitées. Quelques villages d’éleveurs et des stations de haute altitude s’étendent le long des sommets.
L’Île aux Baleines, l’Île Rouge et leurs dépendances (45 îles au total) ne regroupent qu’un million et demi d’habitants, souvent regroupés en petites villes d’une dizaine de milliers d’habitants. De nombreux ports de pêche parsèment les côtes, et des villages d’éleveurs se fixent le long des routes cahoteuses.
Les ethnies et leurs mœurs
Le Cangamé est un pays riche de différentes cultures, qui ont su conserver leurs cultures propres. Toutefois, les interactions, de fait, entre les différentes populations ont permis un mélange des manières de vivre qui fait des Cangaméens des Hommes au comportement un peu atypique.
[indent]50[/indent]La population autochtone : les Maoris
Les Maoris représentent environ 4,9 millions d’habitants, selon les dernières études, soit 18 % de la population. Cependant, les frontières entre Maoris et descendants de colons, voire les autres populations immigrées, tendent à s’estomper : de plus en plus de couples « mixtes », et donc d’enfants à la fois Maoris et dytoliens d’origine font s’effacer les frontières des ethnies. On estime à entre 2 et 3 millions le nombre de cangaméens qui auraient la double origine maorie et non-native. De récentes études d’ethnologues et de statisticiens tendent même à démontrer qu’aucun Maori actuel ne pourrait prétendre avoir origine uniquement maories.
Les Maoris constituent la population autochtone de l’Île. Ils seraient arrivés vers le Xe ou XIe siècle sur l’Île Victoire. À l’arrivée des premiers colons au XVIIIe siècle, on estime leur nombre à un million tout au plus, sans que les historiens et démographes soient vraiment certains de ce chiffre. Leur population a en tous cas stagné au cours du XIXe siècle : le recensement de 1832 estime leur nombre à 1,3 million, et celui de 1883 à 1,4. Ils se situent aujourd’hui beaucoup plus dans les plaines, dans les petits hameaux ou villages, mais aussi dans les quartiers populaires de certaines grandes villes.
Les Maoris ont souffert très longtemps de discrimination, ce qui se ressent encore aujourd’hui dans leur niveau de vie : le taux de pauvreté y est deux fois plus important que dans la population générale (57 %, contre 29 % dans le reste de la population), et leur espérance de vie reste plus faible (62 ans, 66 dans le reste de la population) (1). Aujourd’hui, la législation n’établit plus aucune discrimination négative.
La culture maorie a été relativement bien conservée et intégrée dans une culture cangaméenne plus large. Très tôt, la religion maorie est reconnue, et aujourd’hui encore, 8% de la population est adepte de la religion animiste maorie, un chiffre en très légère diminution au fil des ans. La culture du respect de la nature, de la vie privée et de la propriété collective a maintenant imbibé toute la société.
La plupart des Maoris parlerait encore leur langue, le maori. Beaucoup ont aussi adopté l’anglais, et dans une moindre mesure le français, pour pouvoir correspondre avec le reste de la population. L’inverse est moins vrai.
1. Chiffres de 2034
[indent]50[/indent]La population non-native : les descendants des colons et l’immigration récente
Les non-natifs désignent les cangaméens qui ne sont pas d’origine maorie directe. Familièrement, ils sont désignés par le terme de « kiwis », par opposition aux Maoris. 82 % ( 21,7 millions) de la population n’aurait pas d’origine maorie directe. On considère que 57 % de la population est brittophone (environ 15,2 millions), 23 % ( 6,2 millions) seraient francophones et le reste parlerait des langues importées par l’immigration récente.
Les brittophones se situent principalement sur l’Île Victoire, tandis que les francophones sont plutôt présents sur les îles du sud. Cette frontière culturelle ne se dépasse véritablement que dans la capitale, New-Warrington.
La majorité des habitants non-natifs est chrétienne (97%), tout en sachant que le protestantisme représente la majorité des croyances (68%), essentiellement pour les anglophones. Les catholiques (28%) se retrouvent encore une fois surtout dans les îles du Sud. Enfin, quelques milliers de Juifs habitent principalement les grandes villes du pays.
Bien qu’ayant conservé leurs cultures, notamment à travers la propriété privée, les valeurs de travail et de mérite, ainsi qu’en ayant importé un système de gouvernement largement occidental, les kiwis ont aussi adopté certains très de caractère des autochtones : fierté de la terre, respect des ancêtres et de la nature, notamment.
[indent]50[/indent]Moeurs et valeurs communes
Comme évoqué, le Cangamé a été, après deux siècles de vie commune plus ou moins pacifique, une terre d’échanges. Si les langues ne sont pas mélangées – l’influence des métropoles coloniales a été forte jusqu’au milieu du XXe siècle – certains termes sont devenus communs aux trois langues et forment un véritable patois cangaméen : bato (ou bat’o) pour le bateau, roahga (éperon rocheux à fleur d’eau), fiscker (poisson fumé, spécialité culinaire cangaméenne), etc. Beaucoup de ces termes ont à voir avec les spécificités locales.
Les Cangaméens, dans leur ensemble, éprouvent un attachement particulier à leur terre. Il se matérialise sous forme de pyramide : d’abord à leur propriété privée, puis à la terre de leur ferme, de leur quartier ou de leur village, voire de leur île puis de leur province et du Cangamé en général. Cet attachement est avant tout moral, et presque inconscient pour beaucoup, mais se concrétise quand ils s’agit de défendre une certaine communauté. Il n’est pas rare que les habitants d’un quartier d’une ville se mobilisent spontanément contre un projet d’urbanisation ou un changement dans leurs habitudes. De la même façon, les Cangaméens, en règle générale, sont attachés à une forme de démocratie active : auto-administration autour de certaines prérogatives qu’il s’attribuent, forme d’indépendance face aux autorités locales, contre lesquels ils s’estiment souvent bien plus compétents. Cette forme d’autonomie ne se fait cependant pas contre les autorités formelles, qui savent reprendre la main quand ils le jugent nécessaire et qui conservent une légitimité devant la population.
Découle de ce trait de comportement général une volonté de préservation de l’environnement assez féroce. Le fait est que le Cangamé propose des paysages et des spécificités naturelles uniques au monde, et que la population en a pris conscience. Chez les Maoris, on considère cela comme un don des ancêtres et des puissances créatrices. Les kiwis, y voient davantage une sorte de cadeau de la nature. Il n’empêche que les questions environnementales sont au cœur des préoccupations. Cela n’interdit pas d’avoir un certain pragmatisme, notamment en faveur du développement économique. Ainsi, la question, essentielle, de l’exploitation des hydrocarbures, fait partie de ces problématiques qui remuent la société assez fréquemment.
Une grande partie de la population habitant autour des côtes, une véritable culture maritime s’est développée. Cela se traduit par les expressions locales propres à chaque communauté, mais aussi par une fascination et une forme d’attrait naturel vers l’océan et la navigation. [/ont]
Posté : jeu. nov. 08, 2018 6:53 pm
par Joyan
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[ont]ÉCONOMIE[/center][/ont]
Pour plus de détails, consulter : [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?f=1230&t=16227]Ministère de l'économie et des finances[/url]
[ont]GÉNÉRALITÉS
Le Cangamé est un pays encore peu développé. Son PIB est d'un montant de 53 268 000 000 dollars internationaux, ce fait du pays la 32è puissance économique mondiale. Avec un PIB par habitants d'environ 2000 dollars internationaux, le Cangamé est toutefois le 28è pays en termes de production par habitants.
La production est en croissance constante depuis 10 ans, mais s'accélère : elle était de 6,5% en 2035, un chiffre suffisant pour assurer au pays un développement modéré. Toutefois, la population reste relativement pauvre : plus de 25% des actifs sont au chômage, et au moins 30% de la population vit sous le seuil de pauvreté, même si aucune nationale d'ampleur n'a permis d'obtenir un chiffre précis sur ce sujet.
Élevage, agriculture et pêche
[indent]50[/indent]L'élevage : les moutons d'abord !
L'agriculture, au sens large, et la pêche, sont les deux secteurs qui portent depuis longtemps l'économie cangaméenne. On a coutume de dire qu'au Cangamé, il y a plus de moutons que d'hommes. C'est vrai. L'élevage ovin s'étend sur des centaines de kilomètres carrés. Les plaines vallonnées de l'ouest de l'Île de la Chance, le nord de l'Île Victoire et l'Île aux Baleines abritent de nombreuses exploitations. Les troupeaux paissent sur d'immenses prairies, et sont rentrés uniquement deux ou trois mois l'hiver. Cette culture extensive assure une qualité de la viande, du lait et de la laine réputée. Moutons et brebis ont été importés de Santogne pendant la colonisation des îles de l'ouest, et s'est étendue sur tout l'archipel. Même de petits îlots ont leur troupeau. Le mouton possède de nombreux avantages par rapport aux bovins : il s'adapte beaucoup mieux aux espaces vallonnés, est beaucoup plus facile à conduire en larges troupeaux, résiste mieux aux conditions climatiques locales et surtout fournit de la laine, bien pratique pour se vêtir quand la Dytolie était loin. Le Cangamé possède aussi quelques élevages bovins, répartis dans les grandes plaines du nord de l'Île de la Chance, et des fermes avicoles disséminées un peu partout. Cependant, l'archipel est un importateur net de viande de poulet et de boeuf.
[indent]50[/indent]Les cultures : en avant les fruits !
Les plaines du nord de l'Île de la Chance sont consacrées à la céréaliculture. Blé, maïs, seigle, orge ou colza sont cultivés de manière intensive par de grandes fermes, assez fortement mécanisées. Les terres y sont fertiles, facilement irrigables et les politiques coloniales y ont développées une agriculture productiviste dédiée à l'export. Avec l'accroissement de la population du pays, ces cultures sont avant tout destinées au marché intérieur, mais l'exportation reste possible. Enfin, les plaines de l'ouest et les Îles francophones ont une tradition maraîchère et arboricole importante. Les kiwis, bien sûr, mais aussi les pommes, poires, cerises, abricots et tous les légumes courants sont cultivés. Destiné aussi bien à l'export qu'à la consommation intérieure, le pays emploie une large partie de la main d'oeuvre agricole pendant la saison de la récolte.
L'agriculture du Cangamé souffre d'un déficit criant d'investissement, que les autorités ont du mal à enrayer. Les machines sont souvent anciennes, et la pénibilité du travail fait que la main d'oeuvre est souvent recherchée, surtout dans des provinces peu peuplées de l'est. Le recours aux intrants et pesticides chimiques est assez important, même si des politiques de prévention et la répression des autorités jouent en faveur de leur diminution.
[indent]50[/indent]La pêche, tradition en péril
La pêche est aussi un secteur historiquement fort. Du fait de sa géographie, le Cangamé regorge de ressources halieutiques : thon, hoki, espadon, mais aussi des coquillages comme les moules ou des crustacés comme les homards sont présents en abondances dans l'archipel. De nombreux îlots abritent des ports de pêches. Le poisson fait aussi partie de la cuisine traditionnelle du pays. Environ 2% de la population active travaille dans la pêche, mais beaucoup sont encore pauvres et survivent de leur métier.
De plus, la surexploitation des ressources entraîne une diminution du stock de poissons. La mise en place de quotas récemment a entraîné la grogne des professionnels et une hausse significative des prix.
L'industrie, fleurons et réorganisations
[indent]50[/indent]Des champions nationaux relancés
Plusieurs fleurons technologiques et industriels sont présents au Cangamé. Ils découlent souvent, soit de l'influence des anciens colons, soit de la particularité géographique. Ainsi, les chantiers navals de Westbay, dont chalutiers, vedettes et cargos sortent des docks, ont été construits à l'origine par les colons brittons afin de bénéficier d'un poste avancé de production et surtout de réparation de navires. Laissés à l'abandon à l'indépendance, ils ont été relancés par une politique d'investissements récents. Il en va de même pour Twiles, un constructeur ferroviaire qui a bénéficié de l'éloignement de la métropole pour se développer avant de prendre son envol à l'indépendance. Il a acquis de nombreuses technologies, et commercialise aujourd'hui les trains à grande vitesse Hispet.
Les énergies renouvelables sont aussi un secteur actif.
[indent]50[/indent]Petites manufactures disséminées
Le tissu industriel du Cangamé est pour le reste assez faible. De petites manufactures textiles diffuses parsèment les plaines d'élevage, travaillant principalement la laine. Elles exportent peu. Dans les centres urbains, ce sont surtout des biens de consommation courante - ampoules, meubles, petit électroménager - qui sont fabriqués. Quelques petits laboratoires privés tentent de vivre autour des médecines traditionnelles notamment. Des petits chantiers navals parsèment aussi les côtes.
Le Cangamé souffre surtout d'un manque de concentration et d'organisation du tissu industriel. Les entreprises se font souvent la guerre entre-elles sur des marchés réduits, ne cherchant ni l'innovation, ni la qualité des produits. Pour autant, certaines acquièrent de véritables notoriétés.
Pétrole : curieux ami
Le Cangamé regorge de pétrole. Sur terre et sur mer, il pourrait devenir extrêmement riche. Pour autant, son exploitation est très limitée, et une loi récente en interdit l'exportation, sauf aux pays qui ont déjà conclu des accords. En fait, la volonté féroce de préservation de l'environnement et des terres de la population prend largement le dessus sur cette mine d'or noir.
La ressource a été découverte à la toute fin de la colonisation britonne, et l'exploitation a démarré à ce moment, mais n'a jamais été réellement développée. D'une part, parce que le pétrole est de qualité médiocre, et aussi parce qu'il permet largement au pays de subvenir à ses besoins. Enfin, parce que les ressources en mer sont difficilement accessibles. Toujours est-il qu'il est difficilement envisageable que le secteur se développe véritablement un jour. [/ont]
Micro-tertiaire
Le secteur tertiaire est avant tout dominé par le commerce et les services aux particuliers. Le commerce au Cangamé s'organise surtout en petites boutiques et échoppes spécialisées. Seuls les très grands centres urbains connaissent le phénomène des grandes surfaces et des centres commerciaux. Malgré cela, les échanges sont très souvent légaux et le marché noir reste très faible. Seul l'est du pays sort de ce principe général.