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Posté : sam. sept. 23, 2017 4:33 am
par Steve
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[ve][justify]ATTENTE À L'HÔPITAL| L'Onegakawti championne du Deseret
Par Jeremy O'bomsawin
Si l'investissement en Santé du gouvernement de la République arrive à point pour un système de santé malade, déficient et arriéré, la région de l'Onegakawti a tous les éléments de se réjouir face à la situation généralisée au pays en matière de santé dans les hôpitaux publics. Une étude pan-deserane s'est penchée ces derniers mois sur le temps d'attente dans les hôpitaux de la République, de l'urgence aux services de chirurgies plus complexes. À plusieurs niveaux, l'Onegakawti fait figure de leader, même si les chiffres annoncés sont loin d'être encourageants et positifs. Si la moyenne d'attente dans les urgences deseranes frôle 19h45 minutes, la région onegakawtianne s'en tire plutôt bien avec un temps d'attente de 15h20 minutes dans son unique hôpital public. En comparaison, Lancaster affiche un temps d'attente moyen de 27h50 minutes. Dans l'ensemble du temps d'attente pour l'obtention d'une place en chirurgie, l'Onegakawti s'en tire également première avec 68% de ses demandes dans un délai maximal de 9 mois contre 17 mois pour la norme nationale. Des chiffres encourageants, estime le directeur de l'Hôpital de la région d'Onegakawti. «Beaucoup de travail reste à accomplir, mais nous sommes sur la bonne voie. Ces chiffres indiquent que notre façon de faire est avantageuse. Le pays devrait s'en inspirer.» D'autant plus que la région devrait toucher un pourcentage non négligeable de l'investissement total en Santé, malgré le peu d'établissements de santé dans la région. «Avec plus d'argent, c'est évident que nous ferons mieux, mais je crois que sans cet argent, nous avons démontré que nous pouvons faire des miracles», confirme le directeur de l'Hôpital régional.
Mais les louanges à la région onegakawtianne ne s'arrête pas à ces quelques chiffres. Toujours selon l'étude effectuée par l'Université II de Jefferson City, notre région est bonne première dans la satisfaction du service aux patients. Une politique qui peut s'expliquer par la réciprocité du respect entre personnel médical et patients et le sentiment d'unité d'une région fière de ne pas être comme les autres. «Nous avons sollicité le gouvernement sur les enjeux en santé de la région, il faut impérativement que notre système soit maintenu et qu'il dispose d'un soutien indéfectible de la part de Lancaster», affirme le président du Conseil régional et maire de la métropole régionale Andrew Awashish. «Nous n'aurons sans doute pas tout ce que nous désirons, parce que les démocrates ne respecte pas notre région et notre parole, mais en octobre prochain, tout ira encore mieux pour nous», a estimé Awashish.
N'en demeure pas moins qu'à l'heure actuelle, dans un contexte où Lancaster est ravagé par la corruption du gouvernement en place, notre région tient bon et réussi à se maintenir la tête hors de l'eau et hors des scandales qui minent la réputation de la République à l'internationale. Si le système de santé du Deseret est une plaie, malgré sa technologie et ses nombreuses avancées, nous aurons au moins le mérite d'être les moins pires. Et si un tel mérite ne peut être suffisant pour s'étirer les bretelles avec fierté, il suffira alors d'enclencher une étude sur les façons de faire dans les milieux hospitaliers. Et sans aucun doute, de nouvelles fleurs seront octroyées à cette région qui, bien plus souvent qu'autrement, est négligée sur bien des aspects.[/justify][/ve]
Posté : lun. oct. 02, 2017 12:33 am
par Steve
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[ve][justify]ARTS DE LA SCÈNE| L'Onegakawti à la conquête de l'Olgarie
Par Sally Butts
L'Onegakawti sort une fois de plus de ses frontières imaginaires afin de faire rayonner sa culture à travers le continent olgarien. Un pas indispensable à franchir pour les artistes onegakawtians qui espère percer au-delà des frontières deseranes. Après avoir présenté leur pièce de théâtre Les enfants d'hier à Lancaster, Jefferson City et Douston sous vingt-six représentations en moins de deux mois, les artistes onegakawtians ont été invité à présenter leur talent incontestable sous huit différents drapeaux olgariens, dont notamment le Boischaut, la Nouvelle-Cajanée et la Nouvelle-Gallesterre. Pour le moment, un total de seize représentations sont prévues et nos artistes locaux prendront la direction du Boischaut dès la semaine prochaine avec une seule idée en tête : conquérir le continent qu'ils cherchent avec brio à refléter dans leur pièce de théâtre haute en couleurs. Un passage obligatoire, semble-t-il, pour ceux qui souhaiteraient exporter leur œuvre au-delà des frontières du continent olgarien. «La Dytolie, ce serait vraiment fucking giga méga awesome you know», s'est exprimé un jeune comédien âgé de dix-sept ans. «Faut arrêter de cacher le haschisch en-dessous de notre lit pis tricoter serrer le calumet», précise-t-il, assurant que la production de la pièce doit maintenant voir grand. L'excitation est palpable, l'exportation de la pièce Les enfants d'hier est la pièce onegakawtiane qui a traversé le plus de frontières en Olgarie de toute notre histoire. Une percée artistique remarquable mettant une fois de plus l'accent sur le talent de la région sans le financement des grandes boîtes de production.
La triste réalité de la pauvreté autochtone
Les enfants d'hier raconte l'histoire de deux familles autochtones de sept enfants vivant dans une difficulté financière économique et sociale indescriptible. Miroir de la situation des autochtones aux États-Fédérés d'Olgarie dans les années 1950, la pièce met l'accent sur Gordon et Monia, enfants aînés de leur famille respective, qui doivent s'improviser parents, médecins, professeurs, agents de la paix et inspecteurs sanitaires pour que leur famille puisse survivre à l'indifférence des différents paliers de gouvernements. Alors que les hommes blancs pénètrent dans leur réserve autochtone pour chasser les indigènes avec des armes à feux, ceux-ci doivent affronter la triste réalité d'une défense inexistante dans un contexte social extrêmement difficile. Réussiront-ils à sauver leur famille respective de l'attaque meurtrière des hommes blancs? Feront-ils face à l'adversité?[/justify][/ve]
Posté : lun. oct. 16, 2017 7:54 pm
par Steve
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[ve][justify]IRRESPECT DE NOS TERRES| Lancaster coupera dans la Forêt des Sages
Par Sally Butts, 17 mai 2034
Premier affront de taille de Lancaster envers les onegakawtians et l'entente entre la République du Deseret et les premières nations olgariennes depuis près de vingt ans. Ce matin, Western News a appris que le gouvernement démocrate de Robert Jacobs avait permis à l'entreprise spécialisée en déforestation assassine South's Wood de déplacer une grande partie de sa machinerie dans la Forêt des Sages au sud de notre région afin d'y couper plusieurs dizaines de hectares. Le but ultime? Tâter le terrain pour procéder dans les mois et années à venir à procéder à la déforestation complète de la Forêt où nos ancêtres ont construits les bases d'une société aborigène égalitaire et prospère. Dans sa tentative de mettre un terme à cette forêt aux propriétés majestueuses, l'homme blanc cherche ainsi à raviver la haine entre eux et les premières nations. Une situation inacceptable dont s'est rapidement empressé de saisir le Conseil régional de l'Onegakawti afin de faire pression pour que Lancaster recule dans sa tentative de détruire l'entente de coexistence pacifique.
Les machineries, qui devraient se rendre sur notre territoire d'ici quelques jours, devront faire face à des centaines d'onegakawtians qui les attendent de pied ferme et qui ne s'en laisseront pas imposés. Sous le couvert de l'anonymat, un participant qui souhaite mener la vie difficile aux maîtres de la déforestation promet qu'il y a aura du sang s'ils ne font pas marche arrière. Une menace entendue ici et là par plusieurs manifestants qui n'hésiteront pas à cracher sur l'entente entre le gouvernement et les premières nations. «Saccagez votre terre, pas la nôtre», «Allez vous faire foutre avec vos scies» et «Au sang et à la guerre», scandent les participants à cette manifestation ayant pour but de freiner les machineries et la déforestation de la forêt la plus importante de notre région.
Ultimatum
Les onegakawtians ne permettront ni la discussion ni le compromis : le gouvernement du Deseret doit revenir sur sa décision et s'excuser auprès d'eux pour cet affront impardonnable envers leurs ancêtres. Si de telles actions ne sont pas rapidement prises, les manifestants promettent de ne pas répondre de leurs actes et de ramener dans l'actualité la barbarie de l'homme blanc et de son flagrant irrespect envers la culture de notre région. De son côté, le Conseil régional promet qu'il mettra tout en œuvre pour que le gouvernement recule et invite les onegakawtians à ne pas «traverser la ligne rouge». Ça dépendra d'eux.[/justify][/ve]
Posté : mer. oct. 18, 2017 4:58 pm
par Steve
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[ve][justify]DÉFORESTATION| Premières confrontations, première victoire
Par Robert Vagunash, 23 mai 2034
Le peuple fier de l'Onegakawti ne se laisse guère imposer ce qu'il refuse fondamentalement. Alors que le gouvernement du Deseret semble faire la sourde oreille devant les revendications du Conseil régional et du peuple onegakawtian qui refuse la déforestation de la Forêt des Sages par l'entreprise South's Wood, nous sommes forcés de réagir avec force afin de dissuader quiconque de venir détruire ce qui nous est cher. La Forêt des Sages, reconnue comme le lieu où nos ancêtres ont établi les bases de notre société ancienne et y ayant réunies toutes les tribus aborigènes il y a plus de 1000 ans, est aujourd'hui menacée par l'incompétence démocrate et l'irrespect que semble vouloir nous démontrer le pouvoir deseran. Il y a deux jours, les machineries de l'entreprise coupable de détruire notre histoire sont parvenues jusqu'à l'entrée de la forêt, mais ont vite été repoussées par un peuple fier et fébrile de déclarer la guerre à des Hommes qui n'ont de respect que pour leur égo-portrait sur leur appareil intelligent. Si les machineries et leurs employés ont vite reculé face à la grogne populaire de la région, ce matin, il en était tout autrement alors qu'ils sont revenus avec les forces policières deseranes. Un ultime affront du gouvernement deseran que la région ne peut plus supporter.
Des blessés et du sang, mais une victoire
Insigne de police ou non, les Onegakawtians ne s'en laissent jamais imposer. Dans le moment le plus intense du conflit, des coups de feu ont été tirés vers les autorités policières et les machinistes assassins qui ont reçu l'ordre de ne pas répliquer afin d'atténuer la colère des locaux. À l'Hôpital régional de l'Onegakawti, on dénombre une quarantaine de blessés et un mort. Jason Flyberg, policier deseran depuis six ans et originaire de la capitale deserane est décédé des suites d'une blessure par balle au cou. Dans l'objectif de mettre fin au conflit et de limiter les dégâts et pertes humaines, les autorités policières se sont retirées en demandant un cessez-le-feu officiel. Le message de l'Onegakawti demeure : abandonnez ou payez-en le prix.
De son côté, le Conseil régional de l'Onegakawti a dénoncé vivement l'escalade de la violence et a affirmé ne pas «supporter les actions menées par les nôtres», assurant que le dialogue était toujours ouvert avec le gouvernement deseran et qu'il fallait faire preuve de patience. Une patience que les onegakawtians n'ont pas.[/justify][/ve]
Posté : sam. oct. 21, 2017 12:21 am
par Steve
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[ve][justify]DÉFORESTATION| Lancaster recule enfin!
Par Robert Vagunash, 31 mai 2034
Le peuple onegakawtian peut se vanter d'avoir une énième victoire à son actif. Face à la colère de la région envers le gouvernement du Deseret pour l'octroi d'un permis de déforestation de la Forêt des Sages à l'entreprise South's Wood, Lancaster a finalement décidé de mettre un terme définitif à son projet destructeur et assassin envers notre culture. Ce recul définitif était néanmoins conditionnel à la dénonciation de nombreux onegakawtians responsables de l'assaut contre les autorités policières. Un assaut justifié et nécessaire qui aura malheureusement coûté la vie à un homme. Jason Flyberg, policier d'expérience et agent oppresseur du gouvernement de Robert Jacobs dans cette histoire, a perdu la vie sous les balles du fusil de chasse de Keith Anatak'oi. Celui-ci s'est d'ailleurs livré à la police quelques jours après l'assaut visant à protéger la Forêt des Sages, donnant le courage à des dizaines d'Onegakawtians de faire pareil pour sauver l'honneur de nos ancêtres. Devant ces nombreuses arrestations qui sont une terrible perte pour notre région et les nombreuses familles brisées à jamais, le ministère de l'Environnement, des ressources naturelles et de l'énergie a mis un terme à son projet-pilote qui aurait pu causer des dommages irréparables à notre belle et grande région. Dans un court communiqué, le Conseil régional de l'Onegakawti a salué «un peuple qui se tient debout», même s'il a dénoncé par le fait même les actions de violences qui se sont déroulées la semaine dernière.
Prochaine étape, le patrimoine deseran
Le Conseil régional a promis de continuer à faire pression afin que la Forêt des Sages soit officiellement inscrite au registre patrimonial du Deseret, une volonté de la région depuis plus de cent ans laissée lettre morte. Les récentes tensions entourant l'histoire de la Forêt des Sages et son importance pour nos communautés ont amené le Conseil régional à remettre ce débat sur l'avant-scène. Son inscription au patrimoine deseran empêcherait non seulement de facto toute exploitation et action humaine dérangeante, mais forcerait le gouvernement du Deseret à investir dans son entretien. Entretien jusqu'ici assuré par nos communautés.[/justify][/ve]
Posté : dim. déc. 10, 2017 7:16 am
par Steve
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[ve][justify]FUSION AVEC LES EFO| Quand Robert Jacobs a décidé d'être fou
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Par Sally Butts, 28 octobre 2034
On le savait sur la défensive lors de son passage en Onegakawti. Si les raisons exactes demeuraient jusqu'ici inconnues, quoi que de sérieux doutes planaient, c'est parce que lors de son passage chez nous, le gouverneur de la République du Deseret Robert Jacobs avait une idée bien précise en tête : accentuer sa haine envers notre région, notre culture et nos opinions en mettant sur la table une «solution» d'envergure. Et «envergure» est un terme très bien choisi, quoi qu'«ambitieux» l'est tout autant. Dans une manipulation politique sans précédent et une orchestration savamment planifiée avec des complices de partout sur le continent, il serait ridicule de croire que les récentes actions de Robert Jacobs aient été menées dans un autre but que de nous tromper et de nous réduire au silence. Parce que si les peuples natifs olgariens présents en Onegakawti sont engagés politiquement et conscient de la mission de survie qui leur incombe de mener à bien, son faible poids tant politique que décisionnel saura les réduire au silence. Le temps où les Onegakawtians se levaient et réclamaient ce qu'il leur était dû avec la pertinence qu'on leur connait est terminé. Désormais, la démocratie, facteur des embrouilles les plus immondes, trône au sommet des plus grandes institutions de ce pays. Et la faiblesse démocratique de notre région est désormais un fardeau qui devra être porté par nos descendants, si descendance il y a. Car en annonçant la fusion du Deseret et des États fédérés des impitoyables États-Fédérés d'Olgarie, Robert Jacobs signait en connaissance de cause la fin de notre seul et infime pouvoir.
L'arrivée de dix millions d'Olgariens fédérés, dont au moins deux millions de natifs de toutes les origines, est une mauvaise nouvelle pour la région de l'Onegakawti : Terminé, le droit d'être dignement représentés. Surtout, terminé cette époque où les Onegakawtians étaient considérés. Nul doute que la région se prononcera majoritairement en défaveur d'une telle abomination si les tentatives de la glorieuse Union deserane échouait à enterrer ce projet avant qu'il ne devienne formel. Et cette insulte au projet machiavéliquement bien préparé par Jacobs et sa bande de joyeux destructeurs saura revenir sur nous tel le Karma que nous avons connu jadis par les blessures et les douleurs de nos ancêtres. Voilà désormais que notre riche histoire est vouée à la banalisation, voire la disparition. Car ceux qui croyaient que l'épopée de la Forêt des Sages serait la seule tentative de Robert Jacobs de nous imposer sa dictature de la démocratie bafouée à son avantage seront rapidement surpris : l'Onegakawti, qui n'a jamais été dans les bonnes grâces des gouvernements démocrates, atteindra un point de no retour. La mobilisation des natifs n'est, en ce sens, même pas à considérer. Ni même, soyons pessimistes, à espérer. Car derrière chaque nouvelle mobilisation sera désormais gravée dans la pierre que l'Onegakawti se soulève contre le pouvoir en place. Et, de facto, contre la démocratie.
Hors, jamais il n'a été question pour les Onegakawtians de vouloir affirmer leur souveraineté. Chose impensable, tous les facteurs jouant contre nous, dont Robert Jacobs est bien conscient. Ne reste alors en nos moyens potentiellement concrets le devoir de nous objecter par la voie référendaire qui se dessine petit à petit. Soyons toutefois honnête : 100% des Onegakawtians ne saurait peser dans la balance d'une philosophie bien différente au-delà de nos terres ancestrales. Ou plutôt, des terres qui nous restent depuis la colonisation agressive de l'homme blanc fidèlement représenté par celui qui souhaite désormais nous réduire au silence : Robert Jacobs. Ce devoir sera néanmoins une nécessité pour permettre à l'option NON de rivaliser avec celle du OUI. En l'absence de chiffres concrets sur l'une ou l'autre des options, un constat demeure : la gauche deserane saura être compétitrice. Et elle saura également mettre à ses profits toute la répression nécessaire pour faire taire l'option NON à notre détriment.
Peuple onegakawtian, si la mobilisation armée n'est pas souhaitée outre mesure, rappelons-nous toutefois ce que l'histoire de nos ancêtres nous a appris : si par la force, nous avons vaincu, par la force nous avons été vaincu. Et au-delà de toutes les victoires au palmarès très glorieux de nos ancêtres, la plus dure des défaites a réussi à entacher la fierté de tout un peuple. Cette défaite, pilier de tous les insuccès qui nous sont parvenus par des dieux en colère, ne peut désormais que nous servir de grave malédiction jusqu'à la fin des temps. Un choix difficile s'offre désormais à nous : Menons-nous le combat jusqu'à tout perdre, ou protégeons-nous nos acquis en implorant la sagesse des dieux? Si notre impulsivité nous pousse à répondre instinctivement que nous devon nous battre, n'oublions pas que l'époque dans laquelle nous sommes n'est plus propice à l'éclosion de victoires à l'image de nos ancêtres. Un piège, somme toute d'une triste évidence, qui saura ralentir les ardeurs de ceux qui, jusqu'à preuve du contraire, mettront enfants et culture en priorité.
Ce combat n'est pas le nôtre. La folie de Robert Jacobs n'est désormais plus qu'une épée de Damoclès suspendue sur l'ensemble de tous les Deserans. Et à cela, il ne pourra qu'en être bénéfique pour les Onegakawtians. Car si l'Union deserane réussi sa mission s'empêcher la tenue d'un référendum, la force politique démocrate s'effritera comme les feuillages d'automne dans le nord olgarien. Et si l'Union deserane échouait, les catastrophes promises par les dieux nous permettront d'en sortir moins meurtri que prédit. Quoi que sur le long terme, louangeons nos ancêtres qui, de par leurs actions, préparaient le terrain pour les générations futures. À l'image, sans caricature, de ce que nous ferons en laissant l'Histoire se charger des conséquences d'une folie nocive.[/justify][/ve]