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Posté : sam. juil. 08, 2017 12:20 pm
par Johel3007
[center][img]https://s3.postimg.org/gyh87geb7/image.jpg[/img]
Au sein du cercle intérieur[/center]
Ici seront relatés les faits et discussions au cœur du pouvoir de la Confédération :
La Dynastie Bahadur, famille du Nizam de Sindabad, protecteur éternel du Mahajanubia.
Posté : sam. juil. 08, 2017 2:10 pm
par Johel3007
Dynasties et diplomatie
Palais du Nizam, Sindabad
23/07/2033
Le bruit de pas claquant sur le marbre était la seule chose brisant le silence du palais du Nizam. En dépit de l’activité débordante, chacun des serviteurs semblait avoir appris à se mouvoir avec précision, modestie et discrétion. Ce qui n’était pas le cas des membres de la famille Bahadur : les princes et princesses, sans pour autant être arrogants, faisaient connaitre leur présence où qu’ils aillent, les pas décidés exprimant clairement l’identité de leur propriétaire.
Allongé sur un divan, Abdul Ier, Nizam de Sindabad, se détendait en lisant les dernières actualités. La paire de lunettes juchée précairement sur son nez lui permettait de lire les caractères sur l’écran de sa tablette, un jouet technologique que son fils ainé lui avait offert récemment. Initialement réticent, le patriarche devait à présent reconnaitre la facilité de cet engin comparé aux piles de dossiers qui encombraient habituellement son étude. Et si ses yeux se fatiguaient plus vite à la lumière de l’écran qu’en parcourant l’encre et le papier, les vidéos étaient très pratiques.
Celle du discours de la Première Ministre Spencer, qu’il se repassait pour la sixième fois aujourd’hui, lui fit naitre le même sourire que les cinq fois précédentes. Les gesticulations des politiciens de Dytolie le distrayaient toujours énormément. Allah soit loué, Sindabad n’était pas une démocratie. Si c’était le cas, son dirigeant actuel paraitrait bien plus vieux que ses 56 printemps.
Qaiser Bahadur
1er Sahibzada de Sindabad
« -À croire qu’elle l’a fait exprès, non ? »
Le Nizam leva les yeux de la tablette pour les poser sur la paire de chaussures qui avait provoqué le vacarme rythmé qui avait précédé l’arrivée de leur propriétaire : Qaiser Bahadur, prince héritier présumé de Sindabad, se tenait devant son vénérable père.
Abdul Ier
Nizam de Sindabad
« -Ton frère Saj doit avoir quelques mots de choix à ce sujet. J’ai entendu qu’à son retour de Baosha, les serviteurs avaient dû remplacer quelques pièces de mobilier. Aussi flegmatique qu’il soit d’habitude, je sympathise avec sa perte de calme. »
Qaiser Bahadur
1er Sahibzada de Sindabad
« -Une semaine dans la jungle à paver la voie pour des relations amicales avec la dynastie d'Horbarash, et voilà que la dame d’airain torpille tout cela en cinq minutes d’antenne… Avez-vous eu l’occasion de parcourir le projet de traité de paix ? »
Abdul Ier
Nizam de Sindabad
« -Oui. Rien d’inattendu. Reconnaissance mutuelle de souveraineté territoriale, traité de non-agression et de non-ingérence, ouverture contrôlée des frontières… tout cela dans les limites de ce que l’UPO nous autorise. L'Horbarash ne demande rien d’impossible en retour. Du boulot propre et que la crise de Spencerite qui frappe notre continent ne compromettra pas. Tout au plus devrons-nous attendre un peu, le temps que l’opinion public d'Horbarash et du Karupurajyam se calme concernant le Commonwealth. »
Si la signature d’un traité de paix serait acceptée par la population d'Horbarash malgré les liens sous-entendus avec la Britonnie, cela risquait de provoquer une réaction défensive de la part du Karupurajyam, qui pourrait voir un rapprochement entre le Mahajanubia et l'Horbarash comme une avance néocoloniale sur la Janubie. Pourquoi tenter le diable ? Ou pourquoi pas ?
Qaiser Bahadur
1er Sahibzada de Sindabad
« -Pouvons-nous donc parler du Karupurajyam ? »
Abdul Ier
Nizam de Sindabad
« -Je reste indécis sur la question. Convaincre le Conseil lorsque le moment sera venu sera déjà difficile. Convaincre la dynastie d’Horbarash sera encore plus délicat : ils partagent une frontière avec cette nation et auraient le plus à perdre. Et quant à voir comment Agniprasad VI convaincra sa propre population de suivre le projet, je ne pense pas que ce soit réalisable. »
Qaiser Bahadur
1er Sahibzada de Sindabad
« -Nous avons déjà discuté de cela. J’ai déjà entendu ces arguments. Et vous avez entendu mes solutions. »
Abdul Ier
Nizam de Sindabad
« -Agiter le Karupurajyam contre nous, c’est tirer la queue du serpent pour qu’il expose son cou en espérant qu’il ne morde pas. Je suis hésitant mais en soit, pourquoi pas ? L’Horbarash peut servir de bouclier et le Commonwealth reste obligé de nous défendre si la situation dégénère vraiment.
Mais agiter l’Horbarash contre le Karupurajyam, c’est trop risqué. Surtout à ce stade de la normalisation de nos relations. En politique, on pardonne facilement les agressions mais rarement la trahison. »
Qaiser Bahadur
1er Sahibzada de Sindabad
« -J’ai donc votre approbation pour une cellule au Karupurajyam ? »
Abdul Ier
Nizam de Sindabad
« -Si tu trouves de quoi la financer de ta poche, oui. Il est des entreprises plus sûres et plus profitables qui requièrent mes propres ressources. »
Posté : sam. juil. 08, 2017 2:53 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
De : Ibrahim Sanrakshak, Colonel
À l'attention de : Qaiser Bahadur, 1er Sahibzada de Sindabad
Date : 23/07/2033
Altesse,
Conformément à votre demande, vous trouverez ci-joint une analyse des capacités militaires du Karupurajyam.
Dans l'actuel état des renseignements à notre disposition, une comparaison avec les forces de l'Horbarash et l'établissement de scénarios probables est impossible.
Nous nous sommes donc limités à des conjectures quant à l'issue d'une éventuelle confrontation entre nos propres forces et celle du Karupurajyam à la frontière méridionale de l'Horbarash, sans tenir compte de la participation des forces armées de ce dernier.
Le scénario initial envisagé serait celui d'une offensive par le Karupurajyam contre l'Horbarash, à la suite de laquelle nos propres forces se projetteraient sur place pour neutraliser la menace puis conquérir le Karupurajyam, éliminer le régime en place et assurer l'occupation en attendant une résolution diplomatique avec l'Horbarash pour définir la meilleure gestion possible de la situation.
Les forces de l'UPO n'ont pas été prise en compte dans ce scénario car ces dernières n'ont aucune obligation envers l'Horbarash.
En revanche, nous assumons que la flotte du Commonwealth assurera la protection de notre littoral durant le conflit.
[spoiler="Dossier"]
[hrp :à venir
][/spoiler]
Posté : dim. juil. 09, 2017 12:23 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
De : Amra Bahadur, 2ème Sahibzada de Sindabad
À l'attention de : Ailis Arkidravi, Rani de Aadheratkhe
Date : 27/07/2033
Chère amie,
Votre pétition a bien été relayée à mon père et ceci dans les termes les plus favorables possibles.
Vous serez toutefois aussi attristée que moi d'apprendre que le Nizam a décidé, pour raison d'État, de ne pas y donner suite. S'il n'a pas condamné l'idée d'une telle aventure, il ne peut y voir associé son nom ou celui de sa dynastie, pas plus qu'il n'a le désir d'y investir les ressources de Sindabad.
Ne disposant pour ma part d'aucune ressource notable, je ne puis également contribuer à votre projet, aussi noble, beau et nécessaire soit-il. Mais je ne doute pas qu'il en soit au Mahajanubia comme à l'étranger qui soient sensibles à vos motivations et puissent être convaincus avec le choix des bons mots. Si, en cette matière, je puis vous apporter mon aide, elle vous est acquise.
Vous serez aussi heureuse d'apprendre que le Kaiyuan a récemment rendu un jugement offrant une base légale et politique solide pour mener la lutte que vous désirez entamé. Il est d'autres noms que nous aurons le loisir d'examiner ensemble.
Affectueusement,
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
[center]--------------------------------------[/center]
De : Ailis Arkidravi, Rani de Aadheratkhe
À l'attention de : Amra Bahadur, 2ème Sahibzada de Sindabad
Date : 20/07/2033
Votre Altesse,
Faisant suite à notre précédente conversation sur le sujet de la condition féminine au Mahajanubia, en Janubie et dans le monde en général, je reviens vers vous afin de vous demandez s'il serait possible de vous compter comme intermédiaire afin de sécuriser les fonds nécessaires à un projet qui, s'il aboutit, serait l'occasion pour notre cause d'avancer tout en fortifiant la position géopolitique de Sindabad vis-à-vis de certains de ses partenaires étrangers.
Vous trouverez annexé un projet détaillé que j'aimerai que vous soumettiez au Nizam, tout en prenant soin de l'accommoder pour en augmenter les chances d'acceptation.
Affectueusement,
Ailis Arkidravi
Rani de Aadheratkhe
[spoiler="Dossier"][quote]Projet « Penthesilea »
Introduction :
La Ligue Amarante est une collection de cités-états ayant donné naissance aujourd’hui à l’une des thalassocraties les plus influentes de la planète. Elle est l’une des dix premières économies mondiales, organisant un capital matériel et humain pour atteindre une productivité qualitativement comparable au Commonwealth. Elle est la place d’origine de quantité de notions culturelles et scientifiques qui ont modelé la Dytolie et, par la suite, le monde entier.
Pourtant, cette même culture demeure alien à beaucoup d’autres, notamment par des aspects qui, si leur caricature fait souvent sourire, devraient en fait être une source d’inquiétude pour beaucoup. Ainsi, l’Amarantie est avant tout une nation d’hommes par les hommes pour les hommes.
Géopolitiquement, l’impact est nul : qu’importe à Sindabad ou à la Confédération du Mahajanubia que les femmes d’une autre contrée soient réduites à leurs fonctions ménagères et reproductrices, traitées guère mieux que des animaux en tout autre matière, laissées à la merci des violeurs et meurtriers tant que ceux-ci ne sont pas leurs fils.
Mais de par l’existence même de ces injustices, l’Amarantie dispose d’une vulnérabilité qui pourrait être exploitée. Lorsque plus de 50% de la population vit dans un état d’asservissement aussi si abjecte, n’importe quel autre état serait pour elle une délivrance et donc parfaitement acceptable. Si le parfum de la liberté est porté à ses sens, cette population y prendra goût et aura le désir de combattre l’oppression, soit dans le but de forcer ses dirigeants à changer les règles, soit dans le but de changer les dirigeants eux-mêmes.
S’il était possible d’inspirer les femmes d’Amarantie à prendre les armes pour « retourner la table » du jeu sociopolitique, les troubles civils qui en résulteraient pourraient contribuer à radicalement altérer le rayonnement de l’Amarantie et donc laisser une ombre où d’autres pourraient briller.
Deux questions se posent alors :
Comment exploiter cette vulnérabilité ? Nous l’aborderons ci-après.
Et pourquoi exploiter cette vulnérabilité ?
Pourquoi agir :
Loin de moi l’idée de supposer connaitre les intentions stratégiques et priorités de la Maison Bahadur. Mais la Ligue Amarante, avec la Ligue de Montalvo, représente une puissance politique dont l’influence politique immédiate recouvre toute la côte méridionale de la Dytolie. On constatera que, depuis déjà plusieurs mois, l’UPO a intensifié son implication dans cette région.
Cela est compréhensible, considérant qu’une bonne partie de l’économie mondiale est concentrée dans cette région. Mais tant que le duo Amarantie-Montalvo sera dominant dans la région, il sera difficile à l’UPO d’y étendre l’anglophilie et, à terme, son modèle de civilisation.
Frapper dès aujourd’hui l’Amarantie de manière indirecte en vue de fractionner sa société, c’est la forcer à remettre en cause son modèle social et donc ouvrir la jeune génération de femmes à l’idéal Britonnique. C’est aussi l’affaiblir économiquement et diplomatiquement de manière temporaire, la forçant à concentrer ses efforts et ressources à la résolution de ses divisions internes. Si l’Amarantie peut être d’abord affaiblie géopolitiquement puis conquise culturellement, elle représentera une merveilleuse tête de pont territoriale au cœur même de la Ligue de Montalvo.
Des deux géants régionaux enchaînés l’un à l’autre, l’Amarantie est le maillon faible par lequel tout l’équilibre régional pourra être démonté puis reconstruit selon les désirs de l’UPO.
Si une telle vision, aussi mégalomane puisse-t-elle sembler, concorde bel et bien avec les objectifs de Sindabad, alors il pourrait être opportun de faire l’investissement mineur du projet proposé ci-après.
Comment agir :
Au sein de la Ligue Amarante se trouve l’État autonome du Barnique. Là plus qu’ailleurs dans la Ligue, la condition de la femme y est déplorable. Alors qu’elles représentent la moitié de la population, les femmes y sont à peine mieux traitées que du bétail. Le sort des esclaves mâles y est à peine plus enviable et eux aussi pourraient apprécier l’idée d’une émancipation. Dans ce terreau fertile, la vie humaine s’achète et s’exporte même : plusieurs scandales liés au trafic sexuel entre le Barnique et d’autres pays ont défrayer la presse au cours des précédentes années.
Puisqu’acheter des gens et les emporter avec soi hors du Barnique est possible, il est logique qu’émanciper ces mêmes gens est possible sitôt sorti d’Amarantie. Si on peut craindre que les mâles ne retournent simplement dans une autre cité-état d’Amarantie pour essayer de s’y qualifier comme citoyens et eux-mêmes acquérir des esclaves, une telle crainte est moindre pour les femmes, dont la condition est fondamentalement inférieure même lorsqu’elles sont libres.
Le projet serait donc l’achat d’esclaves femelles au Barnique et leur rapatriement au Mahajanubia, où elles seraient émancipées et où une chance de combattre pour libérer leurs sœurs leur seraient offertes. Elles pourraient ainsi constituer une société Amarantine parallèle. Cette société serait présentée comme concevant une bonne partie des particularismes culturelles de l’Amarantie, tout en plaçant à une égalité en droits les deux sexes. Cette égalité n’altérerait pas à elle seule la dynamique existante entre mâles et femelles : trop de siècles d’Histoire existent pour que les rôles traditionnels soient ainsi effacés du jour au lendemain. Mais dans cet égalitarisme légal, chacun aura au moins le choix d’adhérer ou non à la dynamique traditionnelle ou d’en adopter une autre. Les enfants nés de femmes amarantes libres et égales à leurs pères seront les graines à partir desquelles la patrie d’origine changera si leurs parents ne l’ont pas déjà changée avant.
À plus court terme et même sans l’assurance de voir ce projet aboutir par l’usage du temps et la marche du progrès, il nous sera possible d’encourager les femmes ainsi libérées à devenir les « Amazonnes » d’Amarantie. Telles leurs contreparties légendaires, elles pourront former un groupe idéologiquement solide capable de frapper au cœur de l’Amarantie pour en libérer les femmes et esclaves qui, une fois émancipés, pourront les rejoindre ou pas mais porteront néanmoins leur réputation et donc, à travers elle, le message de liberté et d’égalité citoyenne entre les genres.
Il y a près de 2,3 millions d’individus au Barnique, dont une moitié de femmes. Quand bien même seul 1% de celles-ci prendrait la route de la résistance, cela donnerait une force armée de 23.000 soldats dont la guérilla grignoterait rapidement et sérieusement le tissu socioéconomique du Barnique tout en inspirant les femmes des autres cités-états à exiger davantage de droits pour elles-mêmes.
Une telle résistance pourrait être agrémentée d’un soutien intéressant par l’achat d’esclaves dans un but électoraliste : au Barnique, le pouvoir politique dépend du nombre d’esclaves possédés. Des renseignements doivent être pris pour savoir si les femmes n’ayant pas deux enfants comptent effectivement comme esclaves ou pas mais, si c’était bien le cas, la résistance pourrait gagner à avoir un agent Amarantin mâle unique, sous patronage du Mahajanubia. D’autres subtilités législatives pourraient éventuellement faciliter la conquête légale du pouvoir par cet agent.
Des rumeurs parlent d’une mafia féminine, la Fratinoja, opérant depuis le Nord de l’Amarantie. Si cette organisation pouvait être contactée, de possibles synergies entre leurs opérations et celles de ce projet pourraient être trouvées. Au pire, la Fratinoja pourrait servir de sous-traitant, fournissant contacts utiles et muscles à louer.
Enfin, la communauté chrétienne en Amarantie pourrait également être d’une aide précieuse, pouvant même fournir à terme l’agent énoncé précédemment. Importante dans la cité-état de Spongorie, cette communauté est déjà en soit par son existance une forme de protestation envers les mœurs étranges de l’Amarantie et l’impact inégalitaire qu’ils ont sur sa société.
Nous recommandons que la Confédération ou, à défaut, le Nizam lui-même procure des fonds nécessaires à une mission d’investigation au Barnique et en Spongorie, en vue d’y collecter les informations légales, socioéconomiques et culturelles nécessaires à compléter le projet, afin de pouvoir ensuite évaluer si sa réalisation est probable et quelles ressources y seront nécessaires.[/quote][/spoiler]
Posté : mer. août 02, 2017 12:18 pm
par Johel3007
Archives de la dynastie
[center]--------------------------------------[/center]
PROJET
[quote]
Partenariat Technologique Civil Panocéanique – Block I
L’objectif du PTCP – Block I est un partage du savoir-faire entre les différentes entreprises et universités des pays de l’Union Panocéanique en ce qui concernent leurs capacités de génération électrique.
En plus d’une mise en commun du savoir-faire, une harmonisation des standards régissant la fabrication et les infrastructures est prévue, ceci en vue d’optimiser au maximum la compatibilité des biens et services échangés.
Chaque pays s’engage à mettre en place une concertation avec ses principales entreprises actives dans la génération d’électricité ainsi que dans les processus industriels qui y sont liés. Cette concertation aboutira sur un engagement ferme de ces entreprises à accepter des stagiaires venant d’entreprises et universités des autres pays. Les stagiaires auront accès à l’ensemble des informations demandées et seront formés comme l’est le personnel normal de l’entreprise.
Un programme scolaire commun de formation d’ingénieurs sera également lancé. Situé en Britonnie, ce programme rassemblera des experts venus des différents pays et aura pour but de fournir une formation complète aux futurs ingénieurs du secteur énergétique.
À ce stade, une seconde concertation entre gouvernements et entreprises sera lancée en vue de s'entendre sur des standards techniques communs à l'ensemble des membres de l'UPO pour ce qui concerne les futurs chantiers et produits.
Chaque pays lancera ensuite de manière autonome la construction de prototypes utilisant ces standards pour chacune des technologies majeures ainsi échangées. Il pourra compter sur l’aide ponctuelle des autres pays en cas de soucis technique.
Enfin, sitôt que chaque pays disposera d’assez de personnel qualifié pour assurer de manière autonome une filière de formation, une chaine de fabrication des pièces, la construction d’infrastructures de production et distribution ainsi que la production elle-même, le partenariat sera considéré comme un succès.
- (1) 1ère Concertations nationales entre les gouvernements et les entreprises du secteur énergétique
- (2) Échanges de stagiaires en entreprise
- (3) Programme scolaire commun de formation d'ingénieurs en énergie
- (4) 2ème Concertations nationales entre les gouvernements et les entreprises du secteur énergétique
- (5) Construction des prototypes nationaux
- (6) Mise en place de filières nationales indépendantes et viables
- (7) Conclusion du PTCP – Block I
[quote]Nom de la technologie : Centrale électrique solaire ▮
Pays qui aide technologiquement : Commonwealth, Wildhorn, ,
Pays qui reçoit/recherche la technologie :, , Vryheid, Mahajanubia
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Commonwealth
- Wildhorn...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Vryheid
- Mahajanubia
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Éoliennes
Pays qui aide technologiquement : Wildhorn, , Mahajanubia
Pays qui reçoit/recherche la technologie : Commonwealth, , Vryheid,
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Wildhorn
- Mahajanubia
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Commonwealth
- Vryheid
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Centrale électrique à Gaz ▮▮
Pays qui aide technologiquement :, , Vryheid, Mahajanubia
Pays qui reçoit/recherche la technologie : Commonwealth, Wildhorn, ,
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Vryheid
- Mahajanubia
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Commonwealth
- Wildhorn
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Centrale électrique à pétrole ▮▮
Pays qui aide technologiquement : Commonwealth, , , Mahajanubia
Pays qui reçoit/recherche la technologie :, Wildhorn, Vryheid,
Date RP de l'accord :*
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant : 15/10/2033
- Commonwealth
- Mahajanubia
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Wildhorn
- Vryheid
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Barrage hydroélectrique ▮
Pays qui aide technologiquement : Commonwealth, Wildhorn, ,
Pays qui reçoit/recherche la technologie :, , Vryheid, Mahajanubia
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Commonwealth
- Wildhorn
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Vryheid
- Mahajanubia
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Pétrolier ▮▮
Pays qui aide technologiquement : Commonwealth, , , Mahajanubia
Pays qui reçoit/recherche la technologie :, Wildhorn, Vryheid,
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Commonwealth
- Mahajanubia
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Wildhorn
- Vryheid
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote]
[quote]Nom de la technologie : Méthanier ▮▮
Pays qui aide technologiquement :, , Vryheid, Mahajanubia
Pays qui reçoit/recherche la technologie : Commonwealth, Wildhorn, ,
Date RP de l'accord : 15/10/2033
RPs mentionnant ce transfert/cette recherche technologique ;
Le pays aidant :*
- Vryheid
- Mahajanubia
...
Le pays qui reçoit/recherche :
- Commonwealth
- Wildhorn
...
Remarques (facultatives) sur le partenariat ou la recherche :[/quote][/quote]
Posté : mar. août 08, 2017 9:44 am
par Johel3007
Dynasties et diplomatie
Principauté d'Aadheratkhe
24/10/2033
[center][img]https://s2.postimg.org/yia20afu1/opium_the_black_goddess_by_7ucky.jpg[/img][/center]
Rani Ailis Arkidravi n'approuvait pas la consommation d'opium. Parmi les nombreuses causes qu'elle avait pris à bras le corps en héritant la couronne de sa mère, la lutte contre l'addiction de ses sujets à cette substance avait été un combat de longue haleine. La dépendance des petits paysans dans la culture du pavot et autres "cash crops" avait été drastiquement réduite durant les vingt années de règnes de la Rani aujourd'hui sexagénaire mais les finances de la dynastie avaient exigé qu'une part au moins des terres cultivés poursuivent l'exploitation de cette fleur maudite.
Un avantage au moins : le massif dispositif de sécurité autour de ces champs permettait à la vieille dame de s'y promener sans avoir à mobiliser ses propres gardes spécialement pour cela. La campagne était tranquille et la Rani aspirait à la paix de l'âme depuis plusieurs années déjà, sans pour autant la trouver. C'était sa malédiction, celle d'un cerveau trop actif, d'un cœur trop sensible, d'une âme trop passionnée et d'une obsession perfectionniste. Là où d'autres admiraient une situation prospère, elle ne pouvait y voir que les défauts encore présents, les optimisations encore à réaliser, les obstacles à venir, les injustices résiduelles à vaincre... et quand cela se combinait à son horreur pour les compromis moraux, la situation était parfois propre à la rendre anxieuse.
À la réflexion, les longues promenades solitaires de la Rani à travers les champs de pavot avaient peut être moins à voir avec la tranquillité et la beauté des lieux qu'avec le parfum légèrement narcotique que dégageaient les plantes à quelques semaines de la récolte. Mais cela, la vieille souveraine d'Aadheratkhe ne saurait se résoudre à se l'admettre : ce serait une hypocrisie sans nom alors qu'elle ajoutait des coups de fouet aux peines des délinquants reconnus sous influence de ces substances.
[img]https://img4.hostingpics.net/pics/392241AmraBaradhur.png[/img]
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
Votre fille fait les gros titres. Vous devez être fière d'elle !!
Avançant à travers les tiges de pavot, la silhouette de la princesse agitait un magazine sur lequel des lettres grecques étaient clairement visibles. Pas besoin pour la Rani de comprendre [url=http://www.simpolitique.com/post318196.html#p318196]que son aînée continuait sa marche de conquête à travers le vaste monde[/url], cherchant comme chacune de ses filles à prouver leur mérite à un jour diriger la Dynastie Arkidravi, afin d'y préserver le matriarcat sur un continent qui, sans être misogyne, n'accordait généralement pas grand cas des femmes. Après tout, aux travaux des champs dans les petites fermes qui constellaient les campagnes du pays, il fallait reconnaître que le sexe faible l'était effectivement : qu'elles soient enceintes d'un de leurs huit enfants, en train de récupérer de la grossesse précédente ou simplement malades comme la plupart de leurs sœurs tous les 28 jours, les femmes de Janubie n'étaient juste pas aussi productives que leurs époux quand on se limitait à regarder la valeur du travail agricole.
C'est bien pour cela que Rani Ailis encourageait autant que possible la mécanisation de l'agriculture et l'industrialisation des villes, éliminant progressivement l'artisanat, dont l'accès restait très largement un domaine masculin de par la transmission filiale du savoir-faire. Ici encore, pas de mysoginie : on avait simplement plus d'intérêt à prendre un apprenti déjà physiquement formé à 14 ans, qui continuerait de travailler auprès de vous plutôt que de devoir tout abandonner pour déménager chez son futur époux dans la ville voisine. Ne pas être encombré par des tâches ménagères ou l'éducation d'une progéniture aidait aussi à faire des jeunes hommes les candidats logiques pour tout maître artisan. Ils l'étaient aussi pour les capitaines d'entreprise mais les métiers de l'usine ne nécessitaient pas des années de formation.
Son aînée et elle partageaient au moins cette vision : celle d'un monde où la technologie permettrait de combler le fossé socioéconomique entre femmes et hommes, annulant tout désavantage biologique de l'un et magnifiant les avantages de chacun. Yamuna Arkidravi était à l'oeuvre dans ce sens en Amarantie, parfait laboratoire d'expérimentation et possible futur joyaux additionnel à la couronne de la Rani. La jeune femme avait débuté son travail à Movopolis, nouant des contacts et se rendant sinon indispensable au moins nécessaire auprès de quantité de personnalités. Positionnée comme une politicienne raisonnable travaillant depuis l'ombre de ténors plus bruyants, elle construisait sa réputation non pas à travers des textes législatifs mais bien en usant (et abusant) ceux-ci au profit de certains publics cibles... et au détriment du gouvernement, lequel balançait en permanence sur le fil du rasoir, prêt à tomber dans l'abyme de la faillite.
Yamuna prévoyait de l'y maintenir ainsi, juste assez stable pour ne pas couler mais pas assez confortable que pour avoir le loisir d'agir contre la jeune femme et ses pairs, ceci alors qu'elle-même prendrait une place sans cesse plus importante dans l'économie locale, centralisant vers elle les flux commerciaux tout en sculptant une réputation de sainte auprès du peuple. Une nécessité pour par la suite faire passer les véritables réformes, celles qui rencontreraient une levée de boucliers et même sans doute une agressivité marquée de la part des élites établies.
Dans cette course, Yamuna différait toutefois d'Ailis sur un point : la mère avait toujours fait passer ses convictions avant tout. La fille n'hésitait quant à elle pas une seule seconde à poser des actes trahissant ses convictions si cela pouvait potentiellement aider l'avancée de ces dernières à long terme. Pour citer l'un de ces théoriciens totalistes que son ainée aimait tant :
[url=http://www.simpolitique.com/post181885.html#p181885]Quand l'acte accuse, le résultat excuse[/url]
Selon ce principe, et pour répondre à Amra Bahadur, non, la Rani ne pouvait pas être fière. Elle avait du respect et une certaine admiration pour sa fille aînée mais elle ne pouvait pas ressentir une fierté sincère et sans réserve. Yamuna n'avait jusqu'ici pas été trop loin mais la Rani avait un présentiment que, tôt ou tard, cette ligne de raisonnement mènerait à excès et tragédies. Qu'elle fut convaincue que ce serait des innocents qui auraient à payer le prix de l'arrogance de sa fille n'arrangeait rien.
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Bien entendu !! C'est ma fille !! Et l'une de mes meilleures, d'ailleurs !!
Mais que me vaut le plaisir de votre visite, très chère ?"
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
"-Simple courtoisie. Nos derniers échanges étaient des plus sérieux et je m'en veux de n'avoir pu vous être d'un grand secours.
Aussi, avec l'atmosphère actuelle au Palais, j'ai pensé profiter de l'occasion pour m'éloigner des manigances de mes frères."
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-À ce point ?"
La princesse hocha la tête
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
"-Saj a récemment sécuriser la paix avec Horbarash et obtenu un paiement net généreux du Grand Royaume vers les principautés du Sud. Son nom est associé à ce geste et cela va loin pour sécuriser sa popularité avec les princes de la région. Sans parler des cités côtières dont les notables acclament avec joie l'afflux d'opportunités d'affaire avec l'Horbarash. Rien que la main d'oeuvre immigrée à venir les fait saliver."
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Une paix qui ne doit pas rendre Fauzan très heureux."
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
"-Je ne vois point de quoi vous parlez très chère. Je ne vous ai après tout jamais confié que Fauzan militait activement pour une invasion pure et simple de l'Horbarash."
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Un tel conflit ne profiterait qu'à la Dynastie Bahadur et peut-être un peu aux princes musulmans du Nord. Le reste d'entre nous serions ruinés au mieux par l'effort et au pire..."
Au pire, la famille royale d'Horbarash monterait les têtes de chaque Radhjas, Ranis, Nawabs, Nawats et Maharajas de la Confédération sur une pique et les paraderait sur un éléphant blanc lors du cortège de victoire, confisquant les terres des dynasties du Mahajanubia et les redistribuant à ses fidèles pour renforcer encore un peu plus son assise politique sur ce qui serait alors vraiment le Grand Royaume d'Horbarash.
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
"-Père en est bien conscient, même s'il entretient l'idée. Le Commonwealth pourrait faire pencher la balance dans un tel conflit, selon lui. En cela, les mains d'amitié tendues par le Vryheid vers l'Horbarash sont de bonnes nouvelles : si le Grand Royaume venait à rejoindre l'UPO, cela rendrait impossible le rêve de Fauzan et ses partisans.
Et cela irait dans le sens de Qaiser. Il veut une expansion vers l'Est."
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Là aussi, rien de bon pour ma dynastie et vos partisans, Votre Altesse. Si un conflit avec l'Horbarash peut être gagné ou perdu sans même que les combats n'arrivent à Aadheratkhe, une guerre à l'Est pourrait être gagnée et malgré tout résulter en des ravages sur mes terres. Vous cherchez donc mon appui, je suppose ? Ma voix ne porte malheureusement que peu dans le Conseil."
Amra Bahadur
2ème Sahibzada de Sindabad
"-Au diable le Conseil !! Ils votent sur base d'une situation. Et c'est ce à quoi Qaiser travaille : créer une situation où la Confédération n'aura pas d'autre choix que d'envahir ses voisins orientaux. Oui, j'ai besoin de votre soutien mais pas pour rallier des votes. Il me faut de l'aide pour saboter les efforts de mon frère. Aidez-moi à rapprocher de nous ces pays avant que les agents de Qaiser n'en fassent des puissances hostiles."
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Et vous trouviez que nos échanges épistolaires étaient sérieux..."
La Rani réfléchit, les rouages de son esprit s'activant telle une machine à tisser, étendant des filaments dans plusieurs directions, observant où cela pouvait mener et où les fils s'entrecroisaient pour former tantôt un nœud désordonné et tantôt un canvas vaguement acceptable. L'un des scénarios lui plaisait. La requête de la princesse de Sindabad rencontrait une autre requête, reçue par la Rani la veille de son héritière présumée. Une requête qui l'avait justement hautement troublée et qui l'avait poussé à faire cette balade dans les champs.
Yamuna voulait du pavot. Des montagnes de pavot. Et de la coca. Assez pour noyer l'Amarantie "une fois que l’héroïne et la cocaïne y seraient légales". La Rani avait été tenté de dire non : les quelques champs de pavot actuels vendaient toute leur production vers la côte, où des entreprises pharmaceutiques en avaient un usage bien moins nocif que ce qu'envisageait la "baronne". Ailis ne voulait pas voir d'avantage de ces maudites fleurs pousser sur les terres d'Aadheratkhe. Pas après tant d'année à lutter pour que les paysans en soient enfin libérés.
Mais si les pays voisins recevaient des commandes importantes, cela motiverait un commerce. Et le commerce nouait des liens d'amitié. Face à la promesse de prospérité mutuelle, bien des choses étaient tolérées et les petits affronts que Qaiser prévoyait de créer comme autant de braises de discorde ne pourraient pas s'enflammer en un conflit incendiaire si Ailis faisait couler un fleuve d'échange pour en éteindre le foyer.
Ailis Arkidravi
Rani d'Aadheratkhe
"-Vous serez satisfaite, très chère. Tout comme ma fille. Et tout comme nos voisins. Et tout comme moi-même, d'ailleurs."
Posté : ven. sept. 22, 2017 12:20 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Aéroport de Sindabad
05/03/2034
Il s'appelle Bajram. Il a à peine 30 ans et est le père de trois enfants, dont un qu’il n’a pas encore vu, né lors de l’automne précédant là-bas, au pays, en Janubie, dans une de ces villes côtières surpeuplés de la principauté de Sindabad. Sa femme, à laquelle il a été uni dans un mariage arrangé par leurs parents respectifs, il ne la vue que quelques fois, chaque fois pour de brèves périodes. À peine assez longtemps pour se connaitre et concevoir leurs filles. C’est pour elles qu’il est ici, sous ce climat glacial, travaillant dans une fabrique de ciment du soir au matin. La paie est bonne mais la vie ici est chère. Qu’importe : il a assez à la fin du mois pour envoyer à sa famille de quoi vivre confortablement au Mahajanubia.
Cela changera bientôt : le nouveau gouvernement de Nouvelle-Occilée a accepté de regrouper les familles de ses citoyens d’origine étrangère. Pour Bajram, cela veut dire trouver un appartement plus grand pour lui, sa femme et ses trois filles. Cela veut dire aussi la fin de ses virées dans les maisons closes et les rencontres d’un soir dans les bars. Mais qu’importe : au moins, il pourra voir ses enfants grandir et cela vaut bien d’abandonner enfin sa vie de jeune homme pour devenir un véritable père.
Il en remercie la République de Nouvelle-Occilée. Et il remercie aussi le Mahajanubia, qui a accepté l’idée et a travaillé à la concrétiser. S’il abandonne cette contrée chaude, humide et misérable sans véritables regrets, il cultivera quand même toujours la nostalgie d’une culture qu’il espère passer au moins en partie à ses enfants.
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Elle s'appelle Fakiha. Sa mère l’a élevée seule presque depuis la naissance, après que son père soit mort d’une maladie. On ignore toujours laquelle et la jeune femme était trop petite pour même se rappeler de son géniteur. Elle soupçonne que sa mère ne lui dise pas tout. Mais les secrets du passé importent peu car, voici deux mois, Fakiha ne pense qu’à l’avenir : sa tante, partie travailler en Nouvelle-Occilée voici quelques années, a déclaré que Fakiha était sa fille. En faisant cela, elle lui a offert un avenir meilleur sur un plateau. Comme sa tante, elle fera de grandes études, deviendra une scientifique et travaillera à créer un monde meilleur. Fakiha est triste de laisser sa mère derrière elle, comme tout enfant de 16 ans le serait. Mais elle comprend la chance qui s’offre à elle. Dès qu’elle arrivera, elle enverra une carte. Et dès qu’elle pourra travailler, elle enverra des chèques.
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Il s'appelle Girilal. Et du haut de ses 8 ans, il ne comprend pas bien ce qui se passe. Mais sa mère lui a dit qu’il allait rejoindre son père. Un père qu’il n’a vu que sur un écran d’ordinateur en soirée et parfois en personne lors de ses rares visites. Les autres enfants se moquent souvent de lui en disant que son père les a abandonnés pour refaire sa vie ailleurs, par-delà les océans. Girilal a toujours douté, se demandant si c’était vrai malgré les assurances du contraire que lui donnait sa mère. Aujourd’hui, ses doutes sont balayés : son père leur a préparé une maison dans un pays merveilleux, loin des ordures et des chiens errants au milieu desquels ils vivaient. Une nouvelle maison et un nouveau départ. Sa mère l’a habillé chaudement : il parait que dans ce nouveau pays, il fait froid…
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Il s'appelle Jagadeep. Il a payé 5.000 $ pour qu’un homme le reconnaisse comme son « fils ». Et grâce à cela, il va pouvoir partir en Nouvelle-Occilée. Il ne l’a pas fait pour l’argent : Jagadeep est issus d’une bonne famille. Il a fait des études. Il a même un travail qui paie bien… dans la société de son père. Un père qui prévoit de le marier à la fille d’un de ses concurrents pour unir leurs entreprises. Une fille qu’il n’a rencontré qu’une seule fois, sous la supervision des deux familles. Une fille gentille, douce, aimable et pas forcément vilaine. Mais surtout, une fille qui n’est pas Khrida, son aimée. Ils se sont rencontrés à l’université, lui un hindou issu d’un Jati prestigieux, elle une musulmane, dernière-née d’une famille relativement conservatrice mais dont le père favorise sa princesse au point de lui donner une éducation. Coup de foudre comme seuls deux jeunes gens aux hormones bouillonnantes peuvent l’avoir. Puis romance. Puis amour. Et aujourd’hui, Khrida aussi risque d’être mariée car, si son père lui a passé plus d’un caprice de jeunesse, il désire quand même une vie d’épouse pour sa fille. Une épouse au bras d’un bon musulman… et non d’un misérable hindou. Jagadeep a donc décidé d’abandonner sa famille pour s’en acheter une autre dans un pays à la frontière de la civilisation, où les traditions ne sont pas aussi strictes… et où le regroupement familiale lui permettra d’émigrer facilement puis d’épouser Khrida pour lui permettre à son tour d’émigrer facilement.
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Elle s'appelle Sumaira. Et à maintenant 19 ans, elle vient d’être mariée par ses parents à un inconnu qui vit par-delà l’océan. Son époux est le fils d’un ami de la famille. Il lui offrira une maison, une voiture, un accès aux études et une sécurité que Sumaira n’aurait jamais pu avoir en épousant quelqu’un de son Jati au Mahajanubia. Or là-bas, en Nouvelle-Occilée, personne ne s’intéresse aux Jatis. Peu de gens savent même ce que c’est. Là-bas, les gens de caste inférieure peuvent devenir des gens éduqués, des gens importants. Ils peuvent vivre bien et selon leur mérite plutôt que selon leur naissance. Sumaira sait qu’elle a de la chance, même si elle regrette que le prix de cette chance soit de se marier à un inconnu. Elle ne se fait toutefois pas d’illusion : les mariages d’amour, s’ils ont parfois lieu au Mahajanubia, sont rares. Si elle était restée, ses parents l’auraient mariée à un homme qu’elle aurait peut-être connu car issus de son Jati mais les sentiments n’auraient rien eu à voir dans leur choix.
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Il s'appelle Uzair. Lieutenant Uzair, du 5ème bataillon d’infanterie mécanisé de la 8ème brigade de la Confédération des Principautés du Mahajanubia. Sa mission dans cette contrée éloignée : jouer au citoyen modèle, au citoyen patriote et servir dans la jeune armée de Nouvelle-Occilée. Officiellement, il est arrivé ici pour rejoindre son « père », un travailleur immigré venu en Nouvelle-Occilée voici déjà quelques années afin de forger un meilleur foyer pour sa famille.
Son père, le vrai, est encore au Mahajanubia, à travailler à l’usine du soir au matin pour nourrir ses deux épouses et ses six autres enfants. La paie d’Uzair contribue aussi à cela, en attendant que le jeune homme se marie et n’ai ses propres enfants à protéger. Une paie doublée durant ce déploiement à l’étranger. Il y a des risques bien sûr mais Uzair s’est malgré tout porter volontaire car, s’il survit à cette mission, il pourra s’installer ici même, en Nouvelle-Occilée, et fonder une foyer. Et s’il ne survit pas… ses parents pleureront un fils mais ils en ont beaucoup d’autres. Un de plus, un de moins…
C’est exactement la logique suivie pour lui construire sa nouvelle identité, où son « père » a lui aussi beaucoup d’enfants au Mahajanubia. Un de plus, un de moins… l’homme a été bien payé pour une simple signature sur quelques papiers qui autoriseront Uzair à venir ici pour renforcer la première génération d’officiers de Nouvelle-Occilée. Uzair n’est pas seul dans cette mission : une brigade entière arrive progressivement en utilisant le même stratégème, ses volontaires noyés dans le flot des familles regroupées. Un peu plus de 4000 soldats qui sont ainsi « donnés » à la Nouvelle-Occilée pour renforcer ses rangs en secret, en posant comme des membres de la communautée Janubienne locale, comme des patriotes soutenant avec enthousiasme l’indépendance de cette ancienne province de Posnanie.
De par la force des traités, l’indépendance de la Nouvelle-Occilée est conditionnelle à sa neutralité : jamais elle n’est supposée rejoindre l’Union Panocéanique. Cela ne pose pas de problème en hauts lieux : que ce nouvel état soit sympathique à la Britonnie suffit. Il est un avant-poste sur le continent d’Olgarie.
Et il n’est nul besoin d’adhésion formelle à une alliance pour qu’une coopération militaire, économique et scientifique existe. Elle s’en trouve plus limitée et c’est sans doute cela que les nations qui craignent la Britonnie recherche par ce traité de neutralité : ralentir l’inéluctable retour de celle-ci à sa grandeur passée.
Mais les traités prennent la poussière à mesure que passent les années. Et à mesure que l’Histoire marche, ainsi change l’équilibre des puissances qui garantissait le respect des vœux jadis couchés sur papier. Un papier qui s’oublie par les successeurs de ceux-là même qui l’ont signé. Ou qui se déchire si quiconque vient à en rappeler la mémoire.
Il sera dénoncé, ce traité imposé par la menace des armes, et remplacé par un autre, né d’une alliance forgée dans l’amitié... ou simplement fruit d'un changement démographique.
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Posté : jeu. nov. 02, 2017 6:53 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Port marchand de Sindabad
06/07/2034
"-Voilà, voilà !! J'arrive !!
Pour la troisième fois, la porte vibra sous les coups frappés contre la tôle. Il avait fallut un moment à Madhav pour se rendre compte que ce n'était ni un rêve ni son imagination. Les pleurs de son dernier né, suivi peu après par les cris du visiteur nocturne, avaient confirmé au pêcheur qu'on requérait sa présence. Torse nu, un pantalon enfilé à la hâte, l'homme tituba entre les matelas où dormaient sa femme et ses enfants, rejoignant péniblement la porte avant d'ouvrir. La colère au bord des lèvres face à cette interruption de ses précieuses heures de sommeil, Madhav dévisagea l’intrus... et ravala immédiatement les répliques acerbes qu'il s’apprêtait à lancer. De son côté, l'officier qui lui faisait face ne trahit aucune émotion face à la surprise du pêcheur.
"-Madhav Pranev ?
"-O...oui. C'est... que puis-je faire pour vous, capitaine.
"-Colonel. Vous êtes bien matelot ?
"-Oui. Je... J'ai un petit navire de pêche avec mes deux frères. Quelques filets et...
"-Cela suffira.
Le militaire tendit une enveloppe à Madhav. Ou plutôt il la lui plaqua dans les mains, avec assez d'autorité que pour n'avoir pas à ordonner au pêcheur d'ouvrir le pli et lire son contenu.
"-Mobilisation ? Réquisition ? Mais... enfin... mais je ne peux pas. J'ai une famille à nourrire et...
Ignorant les protestations bégaillantes du civil, le colonel l'écarta d'un mouvement lent mais ferme, entrant dans la modeste demeure, suivit de prêt par deux soldats tandis qu'un troisième se plaquait devant Madhav qui, pour sa part, était de plus en plus confus à chaque seconde qui passait. Sans pour autant que la situation soit plus claire, il recouvra un peu de son bon sens quand sa femme et ses enfants furent réveillés et tirés de force sur leurs deux pieds avant d'être poussés vers la sortie.
"-Hé !! Vous faites quoi, là !!?"
"-Soldat Madhav Pranev, vous et vos frères êtes officiellement mobilisés au service du Nizam de Sindabad. Votre enthousiasme et votre patriotisme sont appréciés et seront amplement récompensés. Votre famille sera également prise en charge par la maisonnée du Nizam durant votre service. Dans le cas où vous perdriez la vie, une pension sera offerte à votre veuve tandis que vos enfants se verront offrir une bourse scolaire dans un lycée privé Britonnique. Vous êtes, à dater de cet instant, soumis à l'autorité militaire, avec tous les devoirs qui y sont liés, ce compris obéissance et secret. Toute violation de ces devoirs fera l'objet de punitions sommaires et sévères par vos supérieurs. En route !!
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Ils étaient une centaine, alignés sur les quais, les plus chanceux dans les sous-vêtements qu'ils portaient lorsqu'on les avait tiré de leur lit. Quant aux autres...
"-Adjudant, qu'on distribue les... uniformes à ces pauvres gens. Ils sont désormais des soldats et méritent un peu de dignité."
Avec un simple salut et sans un mot, le sous-officier s'exécuta, faisant quelques signes à ses subordonnés qui jetèrent une série de pantalons, chemises et même quelques vestes à la triste compagnies de marins récemment désignés volontaires au service du Nizam. Ensemble, ils formaient désormais l'équipage de la 1ère escadre de la flotte de Sindabad... et devant eux, mouillant à quai, trois beautés d'acier n'attendaient plus qu'eux. Trois vieux cargos sur les flancs desquels la rouille colonisait lentement du terrain. Aucune arme visible, encore moins de blindage ou de systèmes électroniques compliqués sinon une radio plus ou moins fonctionnelle.
"-Soldats !! Regardez attentivement ces navires !! Pour les prochaines semaines, ils seront votre maison. Regardez attentivement les hommes à vos côtés !! Pour les prochaines semaines, ils seront vos frères !! Certains d'entre vous l'étaient déjà avant. D'autres ont des fils ou des parents dans nos rangs. Mais ici, il n'y a qu'une seule mère et qu'un seul père : la patrie et le Nizam !!
Obéissez leurs commandements !! Servez leurs intérêts !! Exécutez leurs volontés !! Gagnez leur gratitude et votre avenir sera resplendissant !! Échouez et vous-même, vos familles et toute la nation souffriront de votre incompétence !!
Nous embarquons d'ici deux heures pour une mission très spéciale. Je ne vous cacherai pas qu'il y a péril mais, avec courage et discipline, nous en triompherons. Ou nous finirons tous au fond des flots !! Rompez !!"
Posté : sam. nov. 04, 2017 11:28 am
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Au large de l'Hachémanie
12/07/2034
Madhav Pranev ne pouvait réprimer un sentiment de terreur alors que devant lui se dessinaient les côtes d'Hachémanie.
Un sentiment que les assurances de l'officier quant au fait que le drapeau d'Horbarash les protégerait du pire ne pouvaient faire taire : tout navire naviguant dans cette région était potentiellement en danger, après tout.
Mais c'était bien là la nature de leur mission : tester à quel point les contrôles de l'Hachémanie était stricte, en passant plusieurs fois par chaque détroit, chaque fois en hissant des pavillons différents, en peignant des noms différents sur leurs navires et en feignant l'incompétence crasse en terme de paperasses si besoin.
Chaque marin a bord avait été sélectionné avec soin, moins pour ses qualités professionnelles que pour sa situation sociale : pauvre, avec une famille nombreuse à nourrir et peu d'espoir d'une vie meilleure justement parce qu'ils n'étaient que de petits pêcheurs sans réelle formation, sans diplôme, sans économie. La plupart ne savaient pas lire et ne parlait que la langue locale de Sindabad, quand ce n'était pas même un dialecte. Les chances qu'ils vendent la mèche était faible : trop à perdre, trop peu à gagner.
Mais surtout, le plan se basait sur le fait que, avec un détroit aussi stratégique pour le commerce mondial, la Marine Royale d'Hachémanie avait BEAUCOUP de navires à surveiller. Des procédures trop strictes ou trop méticuleuses signifieraient un ralentissement total du trafic commercial, ce qui ne plairait à personne, à commencer par les armateurs du monde entier et les gouvernements dont ils faisaient flotter le pavillon.
Les navires utilisés étaient suspects à dessin : vieux, rouillés, mal identifiés, transportant une cargaison assez faible et elle-même très vague...
Si les autorités locales faisaient correctement leur boulot, elle jetterait un œil par curiosité... et elles ne trouveraient rien d'illégal. Le navire passerait ou serait détourné mais sans plus. Mais si elles étaient laxistes, corrompues ou incompétentes, alors cela serait noté par les officiers Janubiens... et servirait dans le futur.
Servir à quoi, Madhav Pranev l'ignorait.
Mais il n'avait d'autre choix que d'obéir.
Posté : sam. nov. 04, 2017 1:01 pm
par Johel3007
Pour le Commonwealth...
Centrale nucléaire de Kalkeesubah
12/07/2034
[img]https://s1.postimg.org/194n0kh6vj/Thorpstorage.jpg[/img]
Jihan :
Ingénieur nucléaire
"-Et vous en voulez combien ?"
Devant les cuves de refroidissement, Jihan, ingénieur nucléaire en chef à la centrale de Kalkeesubah, notait avec précision ce que lui demandait le colonel, tout en s'efforçant de répondre aux questions techniques.
Colonel :
"-Autant que vous pourrez en fournir : la guerre risque d'être longue et nous devons fermer la porte à aucun avantage potentiel, au vu de la quantité d'ennemis. Sans parler de leur nature : nous allons avoir à combattre des adeptes de Lucifère. Ces gens-là ne sont pas exactement limités par les mêmes scrupules moraux que vous et moi. Et en ce qui concerne les nombreuses nations et peuples qui ont annoncé leur soutien aux hordes infernales, que pouvons-nous en conclure à propos de leur code ethique ?"
Jihan :
Ingénieur nucléaire
"-Ni amitié ni morale en politique. Cela n'a jamais été aussi vrai qu'aujourd'hui, en effet. Lorsque des croyants préfèrent signer un pacte avec les adorateurs du Shayṭān pour mieux s'attaquer à leurs frères, ces gens peuvent-ils encore réellement se dire être des croyants ?"
Colonel :
"-C'est à méditer mais n'est-ce pas un peu hypocrite comme discours ? Ne travaillez-vous pas pour une entreprise qui, jusqu'il y a peu, avait un accord commercial avec ces mêmes adorateurs ?"
Jihan :
Ingénieur nucléaire
"-Oui. Et en cela, nous sommes tous coupables, en effet : Janubiens, Aminaviens, Hachémaniens,... nous avons tous à différent degré pactiser avec la secte d'Iblis. Mais c'est justement dans le détail que se cache le diable : nous avons acheté du minerai afin d'offrir un peu de confort à nos concitoyens. Alors que nos frères d'outre-mers veulent s'allier aux armées démoniaques par simple peur d'une hypothétique menace venant d'un pays chrétien tellement lointain qu'il pourrait aussi bien ne pas exister. Mais je laisse aux hommes sages le soin de décider qui est dans le tord ici.
Pour répondre à votre question initiale, cette centrale produit à elle seule quelques 15 tonnes de déchets radioactifs, desquelles environ 95% est concidéré comme hautement radioactif. Et à l'échelle du pays tout entier, notre industrie produit quelques 30 tonnes de déchets radioactifs par an. La majorité sont hautement radioactifs, avec une durée de vie tellement longue que nous n'avons même pas de procédure pour le retraitement des déchets faiblement radioactifs : nous nous contentons de stocker le carburant nucléaire usagé dans des piscines de refroidissement puis de l'accumuler dans des zones de stockage à sec et d'attendre une opportunité pour le faire disparaître à l'étranger. En cela, nous sommes en cours d'évaluation pour plusieurs sites au Sokolo, au Karmalistan et en Horbarash.
Notre programme nucléaire est pleinement actif depuis déjà une dizaine d'année et nous commençons donc seulement à avoir nos premiers barils disponibles pour le stockage à sec.
Vous pouvez compter sur un approvisionnement immédiat annuel de 15 tonnes, soit environ 150 barils. Je ne peux que vous conseiller de nous consulter si vous envisager d'en faire une arme."
Colonel :
"-Nous n'y manquerons pas, merci. Arrangez le chargement d'une dizaine de ces barils pour un transport aérien vers la Britonnie."