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Posté : lun. avr. 03, 2017 3:22 pm
par Jacinto
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Les loups de Wall Street
Les loups de Movopolis
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Quelque part à la périphérie de la ville de Movopolis[/center]
[justify]Benitto Montella : Ces valises vont dans le bureau à l'étage. [S'adressant à une autre personne] Hé ! Vous-là, faîtes-donc attention, vous ne transportez pas la vaisselle de votre grand-mère, enfin !
Le bourgeois, hum... Pardon, le désormais baron siracuzzain avait pris possession de sa nouvelle demeure quelques jours auparavant : un beau manoir racheté à prix modique à une famille surendettée en quête de liquidités. La détresse de Movopolis faisait définitivement les affaires de Benitto Montella. La propriété était située à quelques minutes seulement de la ville de Movopolis, un emplacement idéal pour allier confort de vie et proximité des affaires. Les déménageurs n'avaient pas terminé d'installer les meubles, mais le siracuzzain ne voulait pas perdre davantage de temps ; il avait donc fait convier son voisin de table soverov qu'il avait eu la joie de rencontrer lors de la cérémonie organisée par le Prince en honneur du nouveau Conseil nobiliaire. Ce soir-là, il avait eu l'occasion de présenter quelques-uns de ses projets et le soverov s'était montré particulièrement enthousiaste lorsque Benitto avait évoqué l'idée d'un partenariat. De tous les convives rencontrés, le soverov était celui qui correspondait le plus au profil qu'il recherchait : un homme (comme lui), dynamique (comme lui) et doté du sens des affaires (comme lui). Les deux hommes étaient voués à devenir alliés. Benitto entendait bien profiter des qualités de son futur partenaire pour faire fructifier ses affaires à Movopolis.
Majordome : Monsieur le Baron, votre invité est arrivé ; il vous entend dans le salon.
L'homme d'affaires se rendit sur le champ auprès de son invité, impatient d'entamer les discussions.
Benitto Montella : Ah vous voilà Monsieur Kalesza ! Je suis ravi de vous revoir, comment allez-vous depuis l'autre soir ? N'y a-t-il que moi qui ait été malade comme un chien ? Je ne m'habitue toujours pas à la gastronomie locale...[/justify]
Posté : lun. avr. 03, 2017 10:56 pm
par Hobbes
Aleksy observait la pièce, attendant son hôte. Il appréciait particulièrement le luxe et le style présent dans la demeure, cela lui rappelait la demeure de son père... Enfin son très léger souvenir de ce lieu... A moins que cela ne soit qu'un songe? Le rêve d'une remembrance qu'il aurait souhaité détenir dans son esprit?
Finalement, ce luxe le déplaisait énormément. Cela lui rappelait son histoire et cette terrible vérité à son sujet: il est injustement déshérité.
Il devrait être le dauphin du Comte Kristoff de Kalesza, et non pas un simple baron d'un pays empestant l'hérésie et la débauche suite à une misérable entreprise de financement entrepris par un Prince pécheur!
Il serra ses poings brièvement puis se détendit. Il aurait bientôt sa revanche, il obtiendra son dû et il Le remerciera pour sa bénédiction et son soutien dans cette épreuve qu'Il lui a donnée. Déjà, le Seigneur lui avait permis de faire connaissance avec un siracuzzain, un allié aussi pertinent que judicieux. En effet, il avait connaissance que la République de Siracuzza comptait parmi les nations pieuses et son ami en puissance disposait de compétences et de ressources qui, combinées à celles du slave, permettrait que la Principauté et son Prince indigne soient aux pieds du duo siracuzzo-soverov. Une parfaite alliance qui unifierait Légitimité et Efficacité, une alliance qui sera sans doute profitable au soverov désirant à tout prix obtenir la noblesse lui revenant de droit.
Son hôte ouvrant la porte, il balaya ses pensées et sourit à la vue de l'homme d'affaires.
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Monsieur Montella... Ou plutôt devrions-nous dire Seigneur Montella*Le slave sourit d'avantage*C'est un véritable plaisir de vous voir également.
Ma foi, je vais fort bien. Je vous remercie de cette attention et je suis navré d'apprendre vos maux après ce copieux repas. Je dois vous avouer que je n'ai pas connu pareille souffrance, cela est sans doute dû au fait que je suis allé à cet événement en ascète. Néanmoins, il est vrai que la gastronomie locale est aussi particulière que les gens avec qui nous devrons composer.
Posté : mar. avr. 04, 2017 11:38 pm
par Jacinto
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Benitto Montella : Cézaro, amenez nous deux cafés vous serez gentil. Qu'est-ce qu'ils sont dociles ces employés movopolitains, c'est très agréable. Bien, cher Aleksy... Je me permets de vous appeler par votre prénom, j'ai horreur des politesses protocolaires, d'autant plus lorsque je suis à l'aise avec mon interlocuteur. Vous et moi nous sommes sur la même longueur d'ondes. Soyons francs, nous ne sommes pas là par charité. Vous et moi, nous sommes des hommes d'ambition. Or, ici, à Movopolis, les grands hommes ce ne sont pas les barons, les marquis et autres détenteurs de titres creux, aussi vénérables soient-ils ; les grands hommes ce sont ceux qui possèdent la terre. Le fief, voilà quel est notre objectif. Vous devez vous douter autant que moi que la concurrence sera rude pour obtenir tel privilège de la main du Prince. Aussi nous faudra-t-il faire preuve d'audace et d'imagination pour nous rendre indispensable à ce dernier. Pour ce faire, j'ai bien ma petite idée.
Le majordome apporte deux tasses de café sur un plateau. Benitto s'empare de l'une d'elles et en boit une gorgée.
Benitto Montella : Même le café est dégueulasse... Bref. À Movopolis, il n'y a pas que le prince qui accumule les dettes. Cet État grouille d'endettés. Des entreprises, des particuliers... Si bien que les taux d'intérêt pratiqués par les banques atteignent des sommets : logique, plus personne n'ose leur prêter ! C'est là que nous intervenons. Je ne crois pas qu'il y ait de secteur plus prolifique à l'heure actuelle. Les entreprises au bord de l'insolvabilité empruntent de l'argent à des taux véritablement usuriers, atteignant parfois les 30%. C'est une véritable mine d'or ! Rendez-vous compte, vous prêtez 1 million on vous en rend 300.000 de plus !
Benitto termine son café et reprend sa démonstration.
Benitto Montella : C'est là que nous pouvons mutuellement nous apporter. Pour créer une société bancaire, il faut des actifs. Beaucoup d'actifs. Ces actifs, je les ai, ce n'est pas un problème. En revanche, pour créer puis gérer ce type de société, il faut connaître et savoir jouer les règles. Or, je ne vais pas vous mentir, même ma grand-mère souffrant d’Alzheimer en sait plus sur le droit que moi. Mais vous, vous êtes juriste et apprivoiser le droit amarantin devrait être un jeu d'enfant. Et j'ai besoin d'un homme comme vous, qui plus est un homme de confiance. Ensemble, nous pourrons monter ce projet et accroître rapidement notre influence dans la principauté. Notre fonds de commerce ce sera les désespérés. J'irai chercher ceux à qui plus personne ne veut prêter, les parias, les sociétés au bord de la faillite... Un maximum de risques, donc un maximum d'intérêts et un maximum de profits. Si nous subissons quelques pertes au début, je les essuierai en revendant quelques actions que je détiens à la bourse de Siracuzzia. Vous verrez que rapidement nos affaires porteront rapidement leurs fruits. Une fois que nous aurons fait fortune, nous irons abreuver le Prince en liquidités, lui qui aime la dépense. Et le jour où le pauvret ne pourra plus payer, nous pourrons négocier en position de force le rachat de ses dettes par l'octroi d'un fief à chacun de nous. Alors ? Pas mal hein ? Vous roulez avec moi ?
Posté : jeu. avr. 06, 2017 12:48 pm
par Hobbes
Alesky sourit. Il appréciait déjà le siracuzzain malgré ses manières assez grossières, il semblait avoir les dents aussi longues que lui.
Il écouta attentivement son hôte et prit une tasse de café, apportée par le majordome. Il en bu une petite gorgée, à l'instar de son interlocuteur, mais ne la finit pas quand ce dernier termina la sienne.
Lorsque le siracuzzain eut terminé, il fit mine de réfléchir un moment mais sa décision était déjà prise depuis un moment.
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Eh bien, ma foi... C'est une proposition tout à fait intéressante, un partenariat tout à fait pertinent... Il va de soi que le fief est clairement mon objectif, tout comme le vôtre... le tien. Être baron sans un domaine est aussi ridicule qu'un thorvalois avec un téléphone cellulaire. Je ne peux que marquer mon intérêt pour cette proposition. Cependant, je pense qu'un point dont tu n'as pas parlé est le partage et c'est un sujet qui est - à mon sens - très important. Et je parle autant du partage des bénéfices que des risques.
Je ne dispose pas d'un capital aussi important que le vo... que le tien mais il reste conséquent et - vous l'avez dit - je dispose de compétences particulièrement intéressantes pour ce projet. Aussi, je pense dès lors qu'un partage 50-50 des bénéfices est tout à fait envisageable, même si je pense que c'est ce que tu avais prévu.
Pour ce qui est des risques, je suis d'autant plus intéressé que tu sois prêt à prendre à tes frais, les conséquences négatives des "premières armes" de ce projet. Pour ma part, je veillerai à financer l'apprentissage nécessaire et les relations juridiques qu'il faut. Si je sais bien quelque chose dans le droit, c'est que tout est de travers.
Le slave qui était resté sérieux bien que souriant durant sa déclaration, rigola légèrement avant de finir sa tasse de café.
Mais ta proposition m'intéresse et je ne peux qu'être d'accord. Je serais ravi de faire affaire avec toi, surtout que je pense également que ce stratagème nous permettra rapidement de nous donner une position majeure - autant formelle qu'informelle - au sein de ce conseil nobiliaire et de la Principauté toute entière.
Je voudrais aussi te demander si tu envisageais que nous nous occupons de la montalvéenne... Elle pourrait représenter une menace pour notre partenariat potentielle et il serait peut-être intéressant de la mettre rapidement hors d'état de nuire. Par exemple, lorsque notre projet sera déjà sur de bonnes voies.
Posté : jeu. avr. 06, 2017 4:34 pm
par Jacinto
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Benitto Montella : D'abord, sur le partage des bénéfices ne sois pas trop gourmand. Je te le rappelle : le seul bénéfice qui vaille dans ce projet c'est le fief que nous obtiendrons. Pour commencer, tous les profits générés par l'activité de la banque devraient intégralement être réinjectés dans les caisses de la société pour développer notre activité : nous devrions renoncer à tirer tout autre profit de cette activité que la future obtention d'un fief. En tout cas tant que la banque ne sera pas prospère. Il n'y a que cette stratégie qui puisse nous permettre développer la banque très rapidement en réinvestissant le moindre profit. Nous sommes fortunés, nous devrions en profiter ; nous n'avons pas besoin de cette activité pour tirer un revenu à hauteur de nos besoins. Ce n'est qu'une fois que nos affaires seront prospères, que nous pourrons éventuellement envisager d'en tirer profit, mais pas avant. Nous nous poserons la question du partage des bénéfices à ce moment là et, évidemment, qu'il faudra tenir compte de ton apport intellectuel au capital de la banque au moment de déterminer les méthodes de partage des dividendes. Après, de là à dire 50-50, cela dépendra de l'écart qu'il y aura entre nos apports en numéraire respectifs ; mais puisque tu sembles douter de la solidité de ta fortune, il y a fort à parier que cet écart soit trop important pour considérer qu'il puisse être compensé par un apport intellectuel. Mais chaque chose en son temps : je te propose de remettre cette négociation spécifique à plus tard, elle n'a pas lieu d'être pour l'instant.
Le téléphone fixe sonna et le majordome s'empressa de décrocher. Après quelques échanges inaudibles, il posa le combiné en s'approcha du maître des lieux.
Majordome : Monsieur le Baron, votre épouse...
Benitto Montella : [Il le coupe] Ah j'en étais sûr ! Elle a toujours le chic pour appeler au mauvais moment celle-ci. Dîtes-lui que je la rappellerai... dans la semaine. [Il s'adresse au soverov] Ces femmes je te jure... Oui, mon épouse est restée avec mon fils à Siracuzzia, le temps que tout se mette en place ici. M'enfin, ce n'est pas notre sujet. Donc, revenons-en à nos moutons. Tu parlais de qui tout à l'heure ? La montalvéenne ? Je ne vois pas de qui tu veux parler. Je n'ai pas souvenir d'avoir vu une montalvéenne autour de la table le soir de la cérémonie organisée par le prince.
Posté : ven. avr. 07, 2017 12:31 am
par Hobbes
Le Baron sourit lors de l'évocation de la femme du siracuzzain. Il était lui-même célibataire et considérait qu'une femme était un entretien trop important et un possible obstacle à la réalisation de ses objectifs. Il était encore jeune et la question du mariage pouvait encore être postposé. Après tout, il était un homme et il est plus simple pour un individu de ce sexe de justifier un mariage tardif et ce, sans subir de critique de la part de la société... enfin, c'est le cas en Soverovie.
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Je ne voulais pas être gourmand, excuse-moi si c'est ce que mes mots font penser. Il va de soi que la grande majorité des bénéfices doivent être réinjectés dans ce projet, cependant nous ne pouvons vivre sur des réserves jusqu'à la fin des temps. C'est uniquement afin de pouvoir conserver un certain train de vie que je parlais de ces bénéfices, mon objectif reste semblable au tien - à savoir le fief.
J'accepte néanmoins que ce sujet soit abordé à l'avenir, une fois que notre collaboration commence à porter ses fruits.
En ce qui concerne cette montalvéenne, il s'agit d'une jeune femme aux cheveux noirs qui a discuté avec le noble du Wenlei, de l'Uhmali - je pense. Je t'avoue que je me suis intéressé à nos futurs concurrents, tout comme à toi bien entendu. Je peux d'ailleurs te dire que ta réputation te précède. Enfin, en ce qui concerne cette montalvéenne, je dois admettre avoir oublié son nom mais je crois savoir qu'elle pourrait s'avérer être un potentiel danger.
(HRP: La rencontre se déroule quand par rapport à la cérémonie?

)
Posté : ven. avr. 07, 2017 10:29 am
par Jacinto
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HRP : Pour moi, la discussion a lieu le lendemain de la cérémonie. Comme Mara s'était isolée le soir de la cérémonie, je considère que Benitto Montella ne l'a pas remarquée de la soirée.
Benitto Montella : Sa présence hier a dû m'échapper. Vous dîtes qu'elle peut s'avérer être une menace pour nos affaires... Pourquoi donc ? Et que préconisez-vous pour neutraliser la menace qu'elle représente ?
Posté : ven. avr. 07, 2017 7:46 pm
par Hobbes
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En effet. D'après mes sources et les informations que j'ai pu récolter, il s'agit d'un individu très versé dans le populisme et dans un courant assez... divergent en ce qui concerne l'économie. Or,
il est admis que les populistes se plaisent à retourner le peuple contre ceux qu'ils désignent comme menaces et que - si les cibles ne contestent pas ou que si le populiste n'est pas mis hors d'état de nuire - le peuple peut s'avérer être un terrible moyen de pression pour les chefs d'état.
Ma proposition pour la neutraliser serait peut-être de trouver une faille, qu'elle soit privée ou économique et de l'exploiter, sans que cela puisse être relié à nous, bien sur.
(HRP: Ah ok

Je note alors

)[/quote]