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Posté : lun. juil. 11, 2016 6:18 pm
par Soiouz
[justify]L'hiver austral battait son plein sur la capitale esmarkienne et fédérale. Cela n'empêchait pas le climat océanique d'adoucir les températures sur les côtes mais dans les terres elles avaient fortement chuté et la neige s'installait sur les hauteurs et les sommets de la fédération.
C'était par un temps ensoleillé et des températures modérées qu'était attendue la délégation de l'Oustrie. Ce pays se revendiquait haut et fort d'un "socialisme pur". À première vue, ce n'était pas le genre de nations avec lesquels s'entendait le mieux la Fepuvi. Cette dernière préférait ceux qui assumaient une part de real-politik que ceux qui proclamaient leur intransigeance à longueur de temps. Le pays n'était d'ailleurs par exempt de ces défauts. Nombreux étaient les militants vatazistes à penser détenir la formule miracle du socialisme. Il fallait alors enseigner la possibilité de faire des erreurs et même de se tromper. Qui aurait cru qu'un jour le Parti doive enseigner la remise en question histoire d'éviter un trop gros orgueil dans les rangs militants ?
L'Oustrie semblait avoir été agacée par une interview de Tania Rukema où cette dernière annonçait le fait que l'Oustrie ait snobé la Fepuvi. Même si les autorités fédérales considéraient toujours que les oustriens les avaient snobé (n'avaient-ils pas annoncé que leur rencontre avec la FROPT était leur dernière dans le bloc socialiste ?), elles avaient mis de l'eau dans leur vin ; une rencontre entre nations socialistes, aussi différentes soient-elles, ne se refuse pas. À chacun de faire en sorte que cette rencontre se passe au mieux et puisse effacer les différences.
L'avion officiel oustrien atterissait sur une piste réservée de l'Aéroport International du Peuple d'Izigor - Laïko Vatazy. La Représentante Fédérale des Peuples Vicaskarans, Tania Rukema, attendait la délégation accompagnée de la Ministre Fédérale des Affaires Étrangères, Elvira Kio Pañetuva. C'était là encore un changement majeur dans le protocole fepuvo où le Ministre Fédéral des Affaires Étrangères accueillait la délégation du pays visiteur avant de l'amener à la rencontre du Chef d'État et du Gouvernement fepuvo. "Du passé, faisons table rase" avait dit Tania Rukema pour justifier des comportements beaucoup moins austères. Une délégation apprécie toujours plus d'être considérée comme suffisamment important pour que l'on faille l'effort de se déplacer. Et c'était parfaitement le cas de l'Oustrie avec laquelle Tania Rukema espérait de bonnes relations.
Les Est-Almérans sortirent de l'appareil aux couleurs de leur pays. Tandis qu'ils descendaient sur la piste, Tania Rukema s'avança vers eux avec le sourire et leur dit des paroles convenues mais sincères.
"Je vous souhaite la bienvenue en Fédération des Peuples Vicaskarans. Nous espérons avec cette rencontre ouvrir une ère de bonne entente et d'entraide entre nos peuples".
Après avoir écouté les hymnes respectifs de l'Oustrie et de la Fepuvi, les deux délégations furent amenés vers les Nuztia grises officielles qui les amèneraient au Palais de la Révolution où aurait lieu la rencontre. Les véhicules fepuvos démarrèrent et se dirigèrent dans le centre d'Izigor. La route était fermée le temps que les véhicules arrivent à bon port. Izigor était une ville à forts contrastes, sa banlieue entièrement composée de grands barres d'immeubles typiques des systèmes socialistes cachant ainsi un centre historique qui datait de la colonisation numancienne. Néanmoins, ce n'était pas tout de suite que la délégation oustrienne pourrait profiter des immeubles du centre, le Palais de la Révolution étant situé dans la proche banlieue est de la ville. Située sur une hauteur, il avait été construit pour la gloire personnelle d'Augusto Minez avant d'être renommé dès 1976 par les révolutionnaires communistes qui y avaient installé l'exécutif esmarkien. L'exécutif fepuvo avait récupéré la bâtisse et espérait être digne du glorieux héritage qui leur était donné.
Après avoir parcouru plusieurs couloirs, décorés de tableaux, sculptures et moulures dans un style socialiste réaliste typiquement vicaskaran, les deux délégations arrivèrent dans le bureau où le Représentant Fédéral des Peuples Vicaskarans recevait les délégations étrangères. Les invités oustriens furent invités à s'assoir suivis par leurs hôtes fepuvos. Tania Rukema prit la parole.
"Avant de commencer officiellement cette rencontre, souhaitez-vous un rafraîchissement ou quelque chose à grignoter ?"[/justify]
Posté : lun. juil. 11, 2016 8:49 pm
par Viktor Troska
[justify]Finalement la "boucle" n'était pas bouclée en ce qui concernait les rencontres diplomatiques entre les nations socialistes. Sans doute que le réveil tardif de la Fepuvi, y était pour quelque chose. Depuis l'établissement du pouvoir communal en Oustrie, l'on avait peine à savoir ce qui se passait réellement en Fepuvi. Sans doute par incompréhension mutuelle, les deux nations avaient choisi de s'ignorer, voir même de ne tout simplement pas savoir qu'elles existaient. Le feu au poudre a été déclenché quand la représentante esmarkienne a attaqué de front l'Oustrie pour son dédain et son prétendu snobisme. Si il y a bien une nation dans le concert des pays socialistes, qui ne se permet ni d'être orgueilleuse et arrogante, il s'agit bien de l'Oustrie... Quelque peu incrédules, c'est cependant sans haine véritable que la délégation oustrienne s'envola pour la capitale Izigor. Après tout, avec un tel malentendu il fallait bien pouvoir mettre les choses au clair et la Fédération n'aimait pas être attaqué pour rien, surtout pas par un pays avec une forte proximité idéologique. Pour la délégation Oustrienne, on se faisait des films sur les intentions réels de l'Oustrie, sur ce qu'elle bâtissait, sur son socialisme et énormément de choses.
Pour le Délégué du Peuple aux Affaires Etrangères Iossif Katev, cela était une simple plaisanterie. Grand gaillard et conciliant, il savait que tout ceci n'était qu'une méprise. Pour la Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire Irina Derdon, piqué au vif -mais bien moins que Prebor Ketarziev qui n'a même pas souhaité faire partie de la délégation- par les déclarations esmarkienne, il fallait qu'il y puisse y avoir de réels explications à donner. Pourtant, il ne servait à rien de s'énerver, c'est ce que répétait sans arrêt Katev à celle qui l'accompagnait dans ce voyage. Après tout, tout ceci n'est qu'un malentendu fâcheux et tout allait très rapidement rentrer dans l'ordre. Mais cela ne rendait pas pour autant la Secrétaire Générale assez anxieuse et assez remonté contre ses homologues de Fepuvi. Malgré cela, l'accueil réservé à la délégation oustrienne avait été très bonne, avec une très forte impression de vouloir faire en sorte que la rencontre se passe sous de très bon hospices. C'est avec le sourire que Katev et Derdon rendirent la politesse à la délégation esmarckienne, avant de prendre place dans le convoi qui allait les mener au lieu de la rencontre proprement parlé. Toujours passionné par l'architecture des pays qu'elle va visiter, Irina Derdon passa le plus clair de son temps à laisser Iossif Katev parler tandis qu'elle scrutait les rues et les bâtiments qui défilaient sous ses yeux.
L'arrivée au lieu de la rencontre, fit encore une très bonne impression à la délégation oustrienne. Sans doute que le "Palais de la Révolution" méritait réellement son titre et c'est en le visitant très rapidement qu'en effet, l'on pouvait dire qu'il méritait le titre que l'on lui avait attribué. S'asseyant en face de leurs homologues, la délégation oustrienne pouvait enfin commencer les "choses sérieuses".
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468322380-yop.png[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]
IOSSIF KATEV | « Je pense que de l'eau suffira amplement, merci. »
IRINA DERDON | « Nous pouvons donc entamer directement la rencontre de notre côté, une fois cette formalité passé. »
Oui, en Oustrie pour un œil c'est toute la gueule.[/justify]
Posté : mar. juil. 12, 2016 11:14 am
par Soiouz
[justify]Tania Rukema servit la délégation oustrienne tandis qu'elle-même et Elvira Kio Pañetuva se servaient du maté, une des boissons traditionnelles vicaskaranes. Elle ne se formalisa pas du ton vif de la déléguée oustrienne, elle préférait, elle aussi, éviter de perdre du temps en palabres inutiles.
Tania Rukema - Très bien. Je vous propose de commencer par le différend qui ont jeté un froid premier mais qui ont permis dans le même temps cette réunion d'aujourd'hui.
Il est vrai que nous avons sûrement fait preuve d'excès en accusant l'Oustrie de nous avoir officiellement snobé, ce dont nous nous excusons. Mais il faut savoir que le fonctionnement socialiste esmarkien puis fepuvo nous a toujours mis à la marge des "socialistes traditionnels". Donc nous n'allons plus nous formaliser qu'une nation socialiste nous ignore, nous l'acceptons avec tristesse et incompréhension mais nous ne cherchons plus à faire d'efforts. Nous l'avons par le passé fait plusieurs fois, nous n'en avons plus ni l'envie, ni la volonté. Si une nation socialiste croit que nous sommes des "traîtres à la cause", grand bien lui fasse ; nous, de notre côté, savons quelle est la vérité.[/justify]
Posté : mar. juil. 12, 2016 3:15 pm
par Viktor Troska
[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468322380-yop.png[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]
IRINA DERDON | « Nous n'avons jamais dis, mentionné ou pensé que vous étiez traître à quoi que ce soit. Vous cherchez absolument à vous rabaisser constamment. »
Le Délégué du Peuple Iossif Katev posa sa main sur le bras de sa voisine, pour essayer de la calmer.
IOSSIF KATEV | « Citoyenne Derdon, je pense que nous devons au moins à nos hôtes le respect de faire preuve d'ouverture et d'accepter de nous rencontrer. Je pense que la Camarade Rukema faisait référence à l'histoire du socialisme dans son pays, par rapport aux autres nations socialistes. Il est sans doute vrai que les relations entre la Fepuvi et les autres nations socialistes n'ont pas toujours été au beau fixe, mais ce n'est pas une raison pour continuer. L'Oustrie ne snobe personne, ne laisse personne de côté et ne juge pas sans connaître, ses camarades socialistes. Je donne raison à la Citoyenne Derdon dans votre manière d'agir : Vous avez le droit d'être las, mais pas d'attaquer l'Oustrie alors qu'elle n'est pas responsable de dizaines et dizaines d'années de froid entre votre nation et les autres nations socialistes. Il n'y a pas de traître et pas de chasse aux sorcières. De vous à moi, nous sommes responsable l'un et l'autre de ce qui s'est produit. D'une part, nous avons omis d'entrer en contact avec vous et d'autre part, vous avez utiliser ce prétexte pour nous tacler dans une interview. »
IRINA DERDON | « Laissons donc à nos hôtes Citoyen Katev, le soin de nous expliquer leurs problèmes avec les autres nations socialistes, leurs histoires communes et leurs frictions. Ensuite, vous pourriez sans doute nous parler de votre vision du socialisme et de sa construction. A notre tour, nous pourrons également répondre sur ces deux points, si cela vous convient. »[/justify]
Posté : ven. juil. 15, 2016 7:25 pm
par Soiouz
[justify]Tania Rukema - Il est vrai que nous avons peut-être trop tendance à nous rabaisser constamment, mais vous semblez vouloir absolument voir des insultes à chaque fois que nous parlons. Enfin, je plaide coupable et m'excuse de mal m'exprimer par moment. Cela ne doit pas empêcher une parole franche et claire entre nous.
Dans l'histoire de notre pays et de notre mouvement, nous avons toujours entretenus et entretenons encore de solides relations cordiales avec le Kirep et la Rostovie socialistes. Ces deux nations et leurs dirigeants ont compris notre socialisme et notre vision. Ils les respectent et nous savons pouvoir compter sur une relation de confiance. En revanche, cela n'a pas été le cas avec d'autres nations comme le Wilal Memkile qui nous a toujours ignoré malgré nos demandes de rencontre ; et bien évidemment le Lychaka, qui pour une raison inconnue, voyait en l'Esmark de l'époque l'ennemi à abattre. Nous avons su après coup que les lychakiens pensaient que nous nous accoquinions dans des accords secrets avec les nations capitalistes et impérialistes, Pelabssa en tête. Cela est monté jusqu'à des débuts de tentative d'attaque de notre territoire et l'escalade n'a connu qu'un stop que lorsque la Rostovie est intervenue. Ce pays a toujours suivi une ligne très pure et très radicale, nous avons donc fait l'amalgame en voyant votre pays que vous alliez nous considérer comme ils nous avaient jugé. Nous sommes heureux de constater que ce n'est pas le cas.[/justify]
Posté : sam. juil. 16, 2016 4:46 pm
par Viktor Troska
[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468322380-yop.png[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]
IOSSIF KATEV | « Nous comprenons mieux désormais, votre façon de réagir. Il est dommage que les relations entre les pays socialistes ne se basent pas sur une réelle confiance mutuelle et non pas sur de possibles haines qui ne permettent pas d'envisager l'avenir de notre cause commune. Jamais l'Oustrie ne se permettrait avec la fragilité économique et diplomatique qu'est la sienne, de pouvoir discuter des bons ou des mauvais points. En tant que nation socialiste, nous faisons partie d'une grande famille commune qui doit apprendre à gérer ses différences, gérer les points qui peuvent créer des tensions. Une dernière chose : La Fédération ne suit pas une ligne très 'pure' et très 'radicale' comme vous le sous-entendez et l'avez déjà sous entendu plusieurs fois. Nous ne sommes pas gardiens du royaume du socialisme. Comparé à des pays comme la Rostovie ou le Kirep, nous avons une ligne très modérer sur des tas de points de développement interne, tant économiquement que idéologiquement. Nous pensons qu'il est nécessaire de mettre cela au clair, pour éviter que nous continuions à nous affubler l'un et l'autre, de définitions ridicules qui ne correspondent pas à la réalité. »[/justify]
Posté : sam. juil. 23, 2016 9:34 pm
par Soiouz
[justify]Tania Rukema - Vous avez tout à fait raison, même si l'existence de courants et étiquettes différents n'est pas un problème en soi, tant que cela n'empêche pas un dialogue et une compréhension du point de vue de l'interlocuteur.
Puisque vous l'avez demandé, je vais maintenant passer à un résumé de l'idéologie appliquée par notre parti et que nous mettons en œuvre en Fepuvi. Officiellement, nous la nommons "socialisme démocratique populaire" comme l'a appelé le Camarade Laïko Vatazy dans son ouvrage du même nom en 1972. Le fait que ce soit le Camarade Laïko Vatazy qui l'ait développé fait que on raccourcit souvent cette pensée en vatazisme. Je tiens à préciser que lui-même considérait cette voie comme une évolution du kirovisme.
Nous pensons que la paysannerie est le véritable prolétariat dans notre pays. Cela vient du fait que l'Esmark a connu une industrialisation très tardive et les masses se trouvaient souvent dans les grandes exploitations agricoles. C'est par une révolution paysanne qui sera amenée dans les villes que les communistes prendront le pouvoir. C'est d'ailleurs ce qui s'est passé durant la Grande Révolution Démocratique Populaire de 1976 . La révolution doit être mené par un véritable parti de masses où chacun peut facilement adhérer. Néanmoins, la direction du Parti doit rester guidée par des révolutionnaires professionnels pour éviter de dénaturer la ligne et la construction du socialisme dans notre pays.
Être un parti marxiste paysan fait que nous ne pensons pas que les grandes fermes collectives propriétaires des terres soient une solution. Dans notre pays, chaque paysan possède sa terre, d'une taille maximale fixée par des discussions entre le gouvernement et les syndicats représentatifs de la profession. En revanche, les cultures doivent être vendues obligatoirement en priorité au gouvernement à des prix permettant à une famille de vivre convenablement. Néanmoins, nous encourageons l'union des paysans dans des coopératives où chacun contribue et reçoit à hauteur de ses moyens.
L'industrie est toute étatisée et est dirigée par deux têtes. Tout d'abord le Comité de Direction d'Entreprise qui est composé des travailleurs de l'entreprise. Chaque travailleur peut assister et participer aux réunions du Comité de Direction d'Entreprise. Les décisions finales se font par un vote de représentants permanents élus au Comité de Direction d'Entreprise. Ils sont élus tous les deux ans par les travailleurs eux-mêmes. Les Comités de Direction d'Entreprise sont les véritables dirigeants des entreprises. Ils fixent la production, les évolutions, la distribution des primes, etc. Ensuite, on trouve le Représentant Social, nommé aujourd'hui par le Représentant Fédéral des Peuples Vicaskarans qui est le droit de regard de l'État dans l'entreprise. Les deux têtes fonctionnent ainsi en contre-pouvoir, chacune ayant un pouvoir de veto sur l'autre. Si les deux se neutralisent, la décision est alors prise par un tribunal exceptionnel nommé par le Ministère Fédéral de l'Industrie.
Nous fonctionnons actuellement avec un système démocratique qui autorise même des pensées anticommunistes. Cela n'a pas été le cas durant le temps que le Camarade Laïko Vatazy était au pouvoir. Il s'agissait alors de construire durablement le socialisme. Mais nous pensons qu'une fois le socialisme fermement établi, il n'est plus possible pour le capitalisme de revenir même si ses représentants peuvent s'exprimer. Le Camarade Pedro Gassmen estimant que le temps était venu a alors effectué ce changement. Un grand débat agite les communistes fepuvos depuis lors, était-il trop tôt ou non ? Il est vrai que si nous sommes clairement la première force politique du pays, il serait dommage que les capitalistes puissent reprendre la main comme cela a failli se produire en 2019 où une coalition minoritaire d'anticommunistes a tenté d'inverser le cours de l'histoire.
Au niveau international, malgré les différends que nous pouvons avoir, nous soutenons toujours en priorité les pays socialistes. Nous pensons qu'il est de notre devoir de soutenir l'action socialiste et communiste mondiale tant que celle-ci est sincère et justifiée. Nous rejetons catégoriquement les idéologies gauchistes qui consistent à s'allier avec des pays anticommunistes pour combattre des nations communistes avec lesquelles nous pouvons être en désaccord. Cela renforce forcément le camp capitaliste et affaiblit le camp socialiste.[/justify]
Posté : mer. juil. 27, 2016 3:53 pm
par Viktor Troska
[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468322380-yop.png[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]
Après avoir pris quelques notes, Irina Derdon pris la parole à son tour.
IRINA DERDON | « Très bien, ce résumé était à la fois très complet et très instructif pour mieux comprendre la construction du socialisme dans votre pays. Pour être tout à fait franche, nous avons énormément de points de similitudes dans notre manière de concevoir l'organisation économique de notre pays. En sortant de la Guerre de Libération Nationale en 2026, les socialistes Oustriens se sont appuyés sur les secteurs avancées de la classe ouvrière, ainsi que sur une grande partie des masses paysannes acquises au socialisme. La dictature fasciste avait profondément marqué les militants révolutionnaires et il était évident que sans un soutien actif de la grande majorité de la population, il n'y aurait pas pu avoir de révolution sociale. Nous avons bâtit notre projet politique sur plusieurs piliers essentiels, qui sont la Fédération, la République et la Commune. La République symbolise le bien commun, la Fédération représente le système d'organisation de notre nation et la Commune est de fait, le point essentiel de notre socialisme communaliste et directe. Face à une centralisation excessive et une négation des peuples composants notre territoire national, la Fédération permet actuellement de pouvoir bâtir le socialisme avec une assez grande stabilité, en faisant en sorte que la démocratie et le centralisme soient respectés mutuellement.
Comme vous, notre agriculture est majoritairement composée de coopérations, de groupes d'entraides qui permettent au système coopératif de pouvoir transformer petit à petit, les vieilles habitudes hérités du féodalisme dans la gestion de la terre. Le partage des terres, la possibilité du travail en commun, la démocratie directe permet une bien meilleure gestion des terres et permet également aux prolétariat agricole de découvrir que chaque jour, il est de plus en plus fort dans notre quête d'une société nouvelle et communiste. Ce système fait ses preuves et est également plus ou moins appliqués du côté de l'industrie de notre pays. Comme vous, notre industrie est très petite et est entrain d'être développée afin de pouvoir tenir les ambitions que nous avons à cœur. Dans ces secteurs d'activités, il y a bien évidemment les syndicats qui servent comme point d'organisation du travail et divers autres conseils ou comités gravitent autour de lui. L'application du Plan et les directives sont toujours soumises à l'approbation générale et les possibilités d'accomplir ou non, ce qui a été décidé au sommet. Comme vous le voyez, notre système est très directe et très loin de toute "orthodoxie", comme cela à pu être dit.
D'un point de vue international, nous avons mené une longue lutte au sein de l'Internationale Communiste, afin de pouvoir la faire revivre et faire en sorte que l'ensemble des communistes du monde entier, puissent trouver une organisation internationale réunissant leurs frères et sœurs de classe. Nous continuons à plaider pour une large union des communistes autour d'un programme minimum et maximum et comme vous, nous condamnons celles et ceux qui voudraient détruire l'amitié entre les peuples socialistes en s'appuyant sur des pays anti-communistes. Cependant, nous sommes aussi pragmatique et nous avons déjà tissé de nombreuses relations avec des pays à systèmes sociaux différents, sans pour autant renoncer à notre idée suprême, qui reste l'internationalisme prolétarien et la révolution socialiste.
Une dernière chose, serait-il possible d'avoir quelques exemplaires du livre du Camarade Laïko Vatazy Socialisme démocratique populaire ? Nous serions très intéressé par sa lecture et par sa traduction, afin de le faire connaître à travers l'IC. En échange, nous pourrions vous faire parvenir des ouvrages sur le républicanisme et le socialisme en Oustrie. »[/justify]
Posté : mar. août 02, 2016 7:09 pm
par Soiouz
[justify]Tania Rukema - Dire que notre industrie est très petite est fausse. Elle est évidemment faiblarde par rapport à celles du Kirep ou de la Rostovie mais nous possédons plusieurs industries de niveau international.
En ce qui concerne l'ouvrage "Du socialisme démocratique populaire", nous serons ravis de pouvoir vous en donner des copies. Et nous accepterons avec grand plaisir les ouvrages qui montrent la vision marxiste de l'Oustrie.
Si cette introduction est terminée, je vous propose de passer directement au chapitre diplomatique.[/justify]
Posté : mer. août 03, 2016 7:21 pm
par Viktor Troska
[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/28/1468322380-yop.png[/img]
Iossif Katev, Délégué du Peuple aux Affaires Étrangères
Irina Derdon, Secrétaire Générale de la Confédération Syndicale d'Action Révolutionnaire[/center]
IOSSIF KATEV | « Oui, nous pouvons en effet commencer la rencontre diplomatique après avoir dissipés les quelques doutes qui s'étaient... comment dire, glissé entre nos deux nations et peuples. Je pense que pour commencer, nous pouvons signer un traité d'amitié entre nos peuples et de reconnaissance de nos deux pays, ainsi qu'un traité de non-agression et d'ingérence. Je pense que cela formera la base d'une amitié durable entre nos deux pays. »[/justify]