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Posté : lun. juin 20, 2016 2:10 pm
par Alex Scker
L'aube des peuples
Roleplay commun
- [justify]Endettement, sur-militarisation, ralentissement économique, échecs de la politique étrangère, scandales et divisions internes du pouvoir peignent un tableau 2030 fort peu aimable du pays du matin calme. En pleine crise, le Mayong est pour un temps ingouvernable, les deux grands partis étant dans l'incapacité de s'entendre, l'un s'étant nourri des divisions de l'autre pour sa propre édification. Si une coalition venait à émerger, elle resterait fragilisée et seul un régime fort saurait garder la main sur une république jeune et fragile, accompagnée d'Etats associés qui ont toujours nourri des volontés d'autonomie.
Au sein de ce chaos, Yoon Shin tente, semble-t-il en vain, de sauver de la destruction son joyau, son enfant dirait-on presque, au risque de concéder bien des choses aux plus radicaux des nationaux-capitalistes, sacrifiant l'éthique libérale qui prévalait jusqu'alors. En traître, son ancien équipier Hwang Jun rassemble en emboîtant le pas aux mutualistes de la Ligue d'Association Nationale, bien déterminé à faire garder toute sa stabilité à un ordre chancelant.
Pendant ce temps, les marginalisés habituels du paysage politique mayongais se rassemblent et échafaudent un plan d'action, ne s'attendant certainement pas à ce que le puissant édifice natcap subisse un revers d'une telle ampleur...et parfois même, un revers tout court. Conduite par Sun Loe, la Ligue des Communistes Mayongais est un organisation ancienne qui, bien qu'en ne disposant que de douze districts, a patiemment construit un Etat parallèle — sur le [url=http://www.simpolitique.com/post184615.html#p184615]modèle des collectivités[/url] du socialisme volontaire — dans une région qu'elle tient en grande influence : Hâu Quang. De l'autre côté de la frontière, le SSP, bien plus influent, prépare lui aussi ses armes, utiles dans la lutte qui s'annonce, pour le salut des peuples.[/justify]
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Posté : mar. juin 21, 2016 10:27 am
par Johel3007
Les escarmouches entre bandes armées sont fréquentes en Austrobeysin. Qu’il s’agisse de Wa, du Mayong ou du Shankhaï, les représentants de l’autorité de l’État à l’échelle locale sont faibles, incompétents et généralement peu intègres, de sorte que la majorité des habitants s’en remettent à eux-mêmes en matière de sécurité et, dans une certaine mesure, en matière de justice. Cette dernière est souvent expéditive et rarement équitable : la loi du plus fort, du plus violent, du moins scrupuleux, temporisée par les nécessités de coexistences sociales et la certitude que, si on se fait remarqué par trop de violence, il y aura toujours un plus gros poisson pour vous dévorer.
Si la République Populaire du Shankhaï est une dictature militariste, ses soldats sont peu disciplinés et manquent de moyens, de sorte qu’ils usent et abusent de leur pouvoir sur une population locale qui n’a d’autre choix que de baisser la tête face à la junte. Cette poigne de fer n’empêche pas des litiges au sein même de l’armée, dont le rôle dans la société civile s’est étendu pour inclure les missions de police, d’administration publique et même de justice, au point de voir les officiers agir comme de véritables petits seigneurs féodaux… avec les conflits d’intérêts et compétition qui en découlent.
Au Royaume de Wa, un néoféodalisme similaire se met en place mais en s’appuyant sur une bourgeoisie capitaliste internationale plutôt que sur une caste bureaucratique et militaire. Le règne des organisations paramilitaires qui, contre une somme modeste, empêchaient les abus par d’autres organisations paramilitaires, touche à sa fin. Entre l’aristocratie qui dirige l’économie et les appareils sécuritaires de plus en plus efficaces, le Trône du Lotus exerce une autorité de plus en plus centralisée mais encore trop faible que pour clamer un monopole de la violence sur ses territoires.
Et enfin, le Mayong. Moins autoritaire que le Shankhaï et moins industrialisé que le Wa, le pays du matin calme est dans une situation qui fut celle de la vallée de Wa voici une dizaine d’années : une joyeuse anarchie où liberté individuelle absolue entre en conflit quotidien avec ambitions personnelles illimitées. Ajoutez-y l’absence de réelle culture de la démocratie et une moralité bien distante de celle de l’Alméra judéo-chrétien et vous avez un bouillon détonnant où la légitimité d’un gouvernement tient autant de la popularité électorale de ses membres que de la force armée de ses partisans.
Niveau force armée, la Ligue des Communistes Mayongais était en bas de la chaine alimentaire. Et là où la popularité du néokirovisme et socialisme volontaire était importante dans la vallée de Wa, elle avait nettement moins de charme au Mayong, où l’industrialisation rapide était encore vue comme une opportunité par beaucoup plutôt qu’une route menant à un asservissement injuste. Cela n’empêchait pas les partisans de Kirov et Gak de désirer la révolution, fut-ce à leur modeste échelle.
Durant la dernière décennie, le Mayong avait construit une solide alliance avec le Léviathan de Jiyuan, dont le demi-milliard de citoyens et les vastes mégalopoles industrielles présupposaient la capacité à lever une armée au moins égale en taille à toute la démographie du Mayong. Que ce léviathan fut anti-communiste et du genre brutal avait presque étouffer tout espoir au cœur de la LCM… et puis voici que les élites bourgeoises de Nagwon leur faisait un cadeau en rompant avec leur souteneur. Oui, le pays du matin calme était souverain et indépendant de choisir sa propre diplomatie, pas forcément alignée à celle des Provinces-Unies… mais l’indépendance entrainait des responsabilités et conséquences, la première étant de faire face seul à ces responsabilités.
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Dans la nuit calme d’un village minier de l’Est, des coups de feu retentissent. Inhabituel mais pas inquiétant en soit : sans doute une rixe d’ivrognes, réglée aussi vite qu’elle aura débutée, un homme gisant au sol et les autres titubant vers leurs paillasses. La vie n’est pas bien chère en bordure de la civilisation et les âmes trop téméraires survivent rarement assez longtemps pour apprendre cette leçon. Demain, les enfants auraient déjà nettoyé le cadavre de ses richesses, papiers, chaussures et vêtements, laissant seulement la viande pour le bétail ou pour la fosse commune.
D’autres coups de feu et même des rafales. Définitivement un affrontement. Des lanternes s’allument aux fenêtres des habitations faites de tôles et planches assemblées le long de la route utilisée par les camions transportant le minerai venant de la mine à ciel ouvert située à peine à quelques centaines de mètres du village improvisé. Des chiens aboient. Des hommes aussi. C’est une attaque.
Déjà, plusieurs habitants sortent de chez eux. Certains ont oublié leurs pantalons ou leurs chaussures. Aucun n’a oublié fusil, pistolet, hache ou pioche. Des ombres se faufilent d’un couvert à l’autre. On hurle des alarmes, demandant à connaitre l’identité des inconnus. Des salves rapides y répondent. Ceux qu’elles ne fauchent pas font aussi parler leurs armes. Bientôt, l’affrontement est généralisé et confus, opposant des hommes sans uniforme qui, dans la pénombre, ignore où et qui sont leurs ennemis, tout comme où et qui sont leurs amis. On tire pour faire peur et pour tenir à distance de chez soi les pillards et les assassins, confiant en une seule chose : si un crime est commis ce soir, nul ne sera certain de l’identité de son hauteur, tant les balles perdues sont nombreuses.
Quelques heures passent et les détonations diminuent en fréquence, la plupart de simples tirs d’alerte contre des fantômes. La bataille est-elle finie ? A-t-on gagné ? A-t-on perdu ? Qui est « on » ? Qui sont les ennemis ? Que veulent-ils ? Des questions qui trouveront des réponses le lendemain, quand le soleil aura chassé les ténèbres et qu’il sera temps d’inspecter les dégâts, panser les plaies et creuser les tombes. Ce ne seront pas forcément les bonnes réponses mais elles satisferont le public et l’aideront à faire les deuils tout en ayant un visage à blâmer.
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Bilan de la nuit pour la 14ème Compagnie Autonome des milices du Syndicat pour la Solidarité Paysanne : une dizaine de fonctionnaires de la République du Mayong ont été assassinés, tout comme quantité de cadres de l’entreprise en charge de l’exploitation minière. Deux miliciens tués. Trois autres blessés par balle. Pas génial mais une victoire quand même en terme d’objectif : si les violences se multiplient, les employés de la mine refuseront d’y travailler. L’entreprise fera pression pour que le gouvernement envoie des troupes pour protéger la région. Ces soldats en patrouille seront des cibles et, une fois leur inutilité à empêcher les violences imprimée dans l’esprit collectif des habitants et de l’entreprise minière, ceux-ci se tourneront vers d’autres solutions.
La LCM offrira ses services au peuple… mais pas à l’entreprise. Celle-ci aura le choix de vendre sa concession à la LCM… ou de chercher à poursuivre son activité sans protection. Entre les attaques contre ses cadres, le sabotage de son matériel, les vols de convois de minerai et véhicules et l’intimidation des rares mineurs qui ne seront pas en grève sur consigne de la LCM, la mine risque de ne pas être profitable. Si revendue à une autre firme, elle fera face aux mêmes problèmes. Et si revendue à la LCM, ce sera pour une bouchée de pain.
Même parmi le peuple, un tri sera fait : les familles qui voudront bien mettre leurs propriétés en commun et rejoindre la collectivité qu’établira la LCM… et les autres familles, poussées à l’exil. Selon la doctrine néokiroviste de conquête par le peuplement, tout opposant sera éliminé ou repoussé hors du territoire des collectivités confédérées, jusqu’à ce que ces dernières atteignent l’océan et que la masse d’exilés se pressant sur les côtes soit forcée à un affrontement non pas pour l’idéologie mais pour la simple survie.
Lentement, par grignotage méthodique, les communistes prendront possession de l’Austrobeysin. Et c’est dans la partie que le bouclier de Jiyuan a cessé de couvrir que cette assaut débute.
[url=https://s32.postimg.org/ogjjhonud/Mayong00003.png]Carte[/url]
Posté : mer. juin 22, 2016 8:07 am
par Johel3007
Dans les petits villages ruraux du pays du matin calme, l’esprit de communauté entre habitants est pour ainsi dire presque familial. Presque. Les ragots, jalousies, querelles de voisinage et autres bêtises du quotidien contribuent souvent à pourrir l’ambiance en secret, ne laissant qu’une camaraderie de façade maintenue par nécessité sociale.
Jouer sur ces petites jalousies pour gagner l’affection du peuple est aisé pour qui sait quoi faire. C’est en effet un tour vieux comme les premières civilisations que de désigner un « mouton noir » social ou un « bouc émissaire » soi-disant responsable des maux de chacun… ou simplement « coupable » de manquer de générosité. Le discours affirmera que le riche, l’instruit, l’étranger et l’incroyant sont forcément des gens malhonnêtes usant de quelques avantages pour exploiter les pauvres, les ignorants, les locaux et les pieux dont la conduite, si elle est loin d’être irréprochable, reste au moins honnête.
Sur présomption de ces fautes et avec le soutien d’une majorité de la population, elle-même convaincue par la promesse d’une « redistribution équitable » des biens des coupables, une justice expéditive est possible. Et quoi de mieux qu’une exécution sommaire pour éviter que la justice de l’État n’annule le jugement ? Quoi de mieux aussi qu’une mise à mort bien graphique pour envoyer un message aux gens même qui ont soutenu votre jugement : « Continuez de nous soutenir… ou ce sera votre tour ».
Face au courroux de « volonté populaire », nul n’est à l’abri des excès de la Terreur Révolutionnaire. C’est une des clés de voute de la stratégie Kiroviste, tel que déjà expérimentée à grande échelle en Rostovie et en Eran : tout le monde est coupable de quelque chose et il n’appartient aux autorités du Parti de décider non pas si une punition est nécessaire mais bien quand et sous quelle forme. La population oscille alors entre deux états : soutien fervent au châtiment des indésirables, des méchants, des « autres »… et crainte d’être incluse parmi les indésirables en question si sa conduite et sa loyauté n’ont pas l’air irréprochables.
La LCM et le SSP adhèrent partiellement au néokirovisme. Une frange importante de leurs partisans est d’avantage proche du socialisme volontaire, dont le visage est perçu comme plus humain, moins violent et bien moins dogmatique que le néokirovisme. Mais cette frange n’est pas sur la ligne de front : elle est à l’arrière, en soutien logistique de la révolution. Ceux qui portent les armes, ceux qui sont l’avant-garde sanglante de la libération rouge, ce sont des néokirovistes dont le fanatisme idéologique n’est égalé que le brutal pragmatisme politique.
Et ainsi, dans ce village récemment déclaré« libéré » car une horde de miliciens du SSP aux couleurs de la LCM l’a envahi l’espace d’une après-midi, on conduit une série de procès éclairs. Le Corps Auxiliaire des prêcheurs connait le terrain : voici des mois que, avec des membres locaux de la LCM, ils tâtent le terrain, notant les liens entre individus et entre familles, estimant la richesse et l’influence de chacun, sélectionnant les potentiels cibles selon leur degré d’opposition au kirovisme mais aussi en fonction des ressentiments du village envers eux. C’est un travail social avant tout, une tâche préparatoire de longue haleine dont l’arrivée des miliciens et les jugements expéditifs ne sont que la conclusion.
Un par un, on amène les accusés devant les villageois rassemblés. On leur lit les charges, on leur donne l’occasion de faire leur autocritique, on leur fait promettre de faire don de leurs biens à la collectivité, on les fait accepté l’idée d’un petit voyage dans un camp de rééducation…
Ceux qui acceptent seront déportés avec leurs familles. Les villageois ignorent vers où. Les miliciens l’ignorent aussi : c’est le travail d’autres miliciens que de finir le voyage. Un parcours hasardeux à travers les collines qui séparent le pays du matin calme et la vallée de Wa. Et là, dans les districts dominés par le Syndicat, les déportés arrivent à destination : des prisons privées où, anonymes, ils fourniront une main d’œuvre bon marché lors de leur séjour de « rééducation par le travail ». Certains en sortiront grandis, changés. La majorité y restera pour le reste de son existence… qui sera heureusement courte, au vu des conditions très dures.
Ceux qui refusent sont humiliés, insultés, battus. Par les miliciens d’abord mais rapidement par les villageois eux-mêmes, encouragés à laisser parler leurs plus bas instincts tant pour se défouler que pour démontrer qu’ils ne sont pas eux-mêmes des ennemis de la révolution. Le fils lapide le père, le père crache sur le fils, la femme insulte son mari, le mari fait de même à sa femme, tout cela pour sauver leur peau et ceux de leurs proches qui n’ont pas encore été mis à l’échafaud. Puis vient l’exécution. Pendaison, balle dans la nuque ou égorgement, les méthodes varient. Le résultat est le même : exposition publique.
Tout cela est suivit d’un pillage en règles des biens des condamnés. On fait des cadeaux à chaque villageois, les rendant par cela complices du massacre. Puis les miliciens partent, un lot d’esclaves à l’arrière de leur camion et un maigre butin pris comme impôt révolutionnaire. Dans quelques heures ou dans quelques jours, le gouvernement de Nagwon découvrira la situation mais il sera trop tard.
Dans les semaines qui suivront, les miliciens « de la LCM » reviendront avec des camarades pour prendre la place des exécutés et des déportés. Des jeunes couples de fervents communistes méritants, issus des centres d’éducation établis dans les collectivités de Wa depuis plus de dix ans et pour qui cette migration est autant une mission qu’une récompense.
Une récompense car il leur est offert une maison, des terres à cultiver, un statut social… c’est-à-dire un meilleur départ dans la vie qu’ils n’auraient pu en espérer dans les collectivités surpeuplées de Wa. Laissant leurs parents derrière avec l’assurance que le Syndicat prendra soin d’eux, ils débutent une vie nouvelle en tant que future avant-garde de l’Internationale.
Une mission car ils sont là pour propager le communisme. Ils auront des enfants et les éduqueront selon les valeurs dans lesquelles eux-mêmes ont été éduqués. Ils garderont un œil sur leurs voisins, désormais enrôlés par défaut dans les forces révolutionnaires. Ils fourniront des informations, du matériel, de la nourriture, des abris et des recrues à la LCM. Pour la cause. Pour la Révolution.
[url=https://s32.postimg.org/48esubfqt/Mayong00003.png]Carte[/url]
Posté : jeu. juin 23, 2016 10:12 pm
par Alex Scker
Sundae
June 9th 2030
- [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/25/1466713597-ngo-dinh-diem.png[/img]
[justify]Le Mayong natcap semblait au bord du précipice. C'était un constat partagé avec joie par les forces politiques habituellement marginalisées, du temps où Yoon Shin régnait sans grand partage aux côtés de ses partisans. Divisé, affaibli politiquement de l'intérieur comme de l'extérieur, l'ex-directeur exécutif tentait tant bien que mal de conserver de front la force et l'éthique du mouvement. La tâche n'était que d'autant plus difficile avec la percée de la frange droitière et la scission de nombre de ses parlementaires, menaçant dangereusement une assise nationale qui s'était en partie effondrée. L'absence de gouvernement, dont l'établissement restait peu probable au regard de l'instabilité institutionnelle actuelle, rendait le pouvoir de moins en moins perceptible, ouvrant la voie aux incursions communistes, aux prédations des royalistes kurongais et aux prétentions des nankinois. Voguant sur une vague favorable, la première option se manifestait avec une vigueur inhabituelle, troublant les régions les moins développées et plus périphériques de la Nation.
Depuis sa création, la République mayongaise n'avait cessé de lutter contre l'influence communiste, usant de méthodes plus éthiques, lentes et progressives mais efficaces sur le plan intérieur. En opposition, les politiques extérieures se paraient d'un zèle brutal et belliqueux. Les [url=http://www.simpolitique.com/post283241.html#p283241]corps auxiliaires[/url] avait été fondés dans l'idée, désignés avec fierté comme le « dernier rempart contre la terreur rouge et les autocrates », baignés dans un bain idéologique foncièrement anticommuniste, des instructeurs aux vestes étoilées. Blanchis, rémunérés et galvanisés, ces petits pions verts étaient complètement acquis à leurs créateurs...qui s'attachaient désormais à rêver de la destruction de ceux qui s'essayaient à les faire disparaître.
Le Général Lee Bảo était bien conscient des dangers que courait le pays du matin calme, ayant en charge le commandement des auxiliaires. Officiellement, il se satisfaisait dans la passivité, observant les excès chaotiques de la société mayongaise comme s'il appartenait à un monde extérieur, attentif. Officieusement...il fallait bien inspirer le calme avant toute coup d'éclat. Il était tenu au courant des événements les plus complexes et secrets — du moins partiellement — par le « Maître des Ombres » aux yeux bleu-gris si caractéristiques, Sovann, craignant de voir la chose publique sombrer dans ses plus bas travers, sur fond de lutte des classes.
L’élégant personnage passait presque tout son temps dans ses quartiers, gardant la main sur les troupes qui lui étaient acquises, invitant de temps à autres des officiers à dîner, seul à seul. Il s'interdisait tout autre sortie, laissant un assourdissant silence l'envelopper. Ses intentions devenaient indiscernables et sujettes à question...augmentant jour après jour sa marge de manœuvre, à mesure que les appels à l'action armée se faisaient de plus en plus insistants. La démarche pouvait paraître étonnante ailleurs, mais dans un pays qui avait connu longtemps la guerre civile et la corruption, des forces armées organisées étaient plus à même de s'occuper du rétablissement de l'ordre.
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Assis autour d'une table simple et boisée, les deux hommes discutaient, entretenant une proximité non-dissimulée.
Lee Bảo :
Cdt. des Forces Auxiliaires
« C'est une position peu confortable.
Duong espère-t-il vraiment pouvoir passer dans le camp socialiste ?
Tout le monde est au courant de son petit commerce... »
Choi Woo :
Officier supérieur
« Ses hommes ont confiance en lui et il se sent pousser des ailes.
L'autorité est...flottante, nombreux sont ceux qui se comportent en petits seigneurs de guerre.
Il est persuadé du pragmatisme de la LCM, qu'elle oubliera ses trafics...le résultat avant les moyens, le néo-kirovisme, tout ça. »
Lee Bảo :
Cdt. des Forces Auxiliaires
« Quelle crédibilité...pour commencer.
S'il connaissait réellement les préceptes du camp d'en face, il saurait que l'auto-critique vient à un moment ou un autre...d'une façon ou d'une autre. Quand est-ce que tu revois Lyu ? »
Choi Woo :
Officier supérieur
« La semaine prochaine.
J'accompagnerai ses filles, tout juste exfiltrées de Kampong.
J'ai fait jouer mes relations pour les faire sortir des dortoirs collectifs et...ça a plutôt bien marché.
C'est un service pour lequel il me témoigne déjà une certaine reconnaissance, avant même sa conclusion. »
Lee Bảo :
Cdt. des Forces Auxiliaires
« Bien. Continue à t'en rapprocher, en étant son second, il est utile.
Tout va défiler très vite et il nous reste peu de temps à occuper.
Je te communiquerai de nouvelles dispositions dans six jours. »[/justify]
Posté : ven. juin 24, 2016 6:30 am
par Johel3007
[quote]"Puisque nous ne pouvons convaincre que difficilement le Peuple de se rallier à nos idéaux et puisque nos ennemis peuvent facilement convaincre le Peuple de se rallier aux siens, il convient de ne pas gâcher ni des ressources ni du temps à convertir une population qui nous échappera à jamais dans ce qui n'est qu'un conflit idéologique d'attrition. Nous avons un modèle à imposer à l'Humanité pour son propre salut. Ce modèle est pour l'Humanité, entité éternelle et destinée à de grandes réalisations, par et pour les humains, créatures éphémères et individuellement faibles tant physiquement que moralement.
Dans la mesure où nous préparons l'arrivée d'un Homme Nouveau guidé par un Être Suprême, les anciens hommes ne doivent être vu que comme un moyen vers une fin et, à ce titre, doivent être gérer comme une ressource similaire à n'importe quelle autre. Lorsqu'une récolte est contaminée, on ne perd ni temps ni ressources à la sauver : on brûle le champ afin que d'autres ne soient pas atteint par la maladie puis on replante sur les cendres fraîches."
Sergio Vargas ~ "Vers l'Aube Rouge" ~ 2028 [/quote]
Le Capitalisme se nourrissait de la domination des classes « marchandes » sur le reste de la population. Jadis simple transporteurs, cette classe a évolué pour inclure les grossistes, les commerçants au détail, les banquiers et, plus récemment, les traders, sorte de spécialistes de la haute finance payés par les bourgeois pour allouer leur fortune là où elle sera le plus rentable et donc, selon la logique Smithienne, la plus utile économiquement car exploitant au mieux les avantages différentiels de production.
Sur le caractère mécanique et purement organisationnel, peu pouvait être critiqué : le système fonctionnait à merveille, avec de temps à autre l’une ou l’autre bulle spéculative qui contribuait à ramener tout le monde sur terre et à reconsidérer l’aspect matériel de l’économie plutôt que la simple valeur subjectivement attribuée à une production et utilité potentielle future. Le système fonctionnait même si bien que les économies capitalistes demeuraient à la pointe de l'innovation civile, parvenant à créer une croissance verticale par la mise en place de nouvelles méthodes et technologies plutôt que par la simple mise en œuvre planifiée à grande échelle de méthodes anciennes comme la plupart des mouvements communistes l’avaient fait.
Sur le plan moral, en revanche, le système contribuait surtout à redistribuer la richesse globale, assurant aux riches qu’ils deviendraient encore plus riche tandis que le reste de l’Humanité consumerait les fruits de son travail dans une course à la simple survie quotidienne. Cette logique cyclique était impossible à briser tant que les classes « marchandes » conserveraient une domination sur la société civile à travers l’économie, la politique et les finances.
Il était possible de les affronter légalement, en levant une structure de distribution des biens, services et ressources similaire à celle existante mais sous ferme contrôle de l’Internationale Communiste, en vue de rationner l’utilisation et de baser la distribution moins sur la fructification de la propriété mais bien sur les besoins de la collectivité, avec juste assez d’incitants méritocratiques que pour chacun donne le mieux de lui-même au groupe. C’est le Socialisme Volontaire, en soi : une compétition honorable entre les systèmes capitalistes et collectivistes, dans le but de rallier les masses en leur exposant que, oui, le collectivisme était moins productif en terme d’efficacité économique absolue mais il était bien plus profitable pour chacun sur le plan socioéconomique, assurant une vie descente à tous à la manière d’une social-démocratie mais en évitant les pièges de cette dernière qui, invariablement, devient une vulgaire démocratie parlementaire capitaliste drapée d’un fin voile de socialisme.
Le Socialisme Volontaire et le Néokirovisme ne sont pas exclusifs l’un à l’autre et peuvent être menés de front, le second se nourrissant même du premier. Mais à terme, la violence du Néokirovisme finit par détruire le Socialisme Volontaire. Voilà pourquoi, si des collectivités fleurissaient dans la vallée de Wa sous le modèle mutualiste du Socialisme Volontaire, c’était le Néokirovisme qui servait d’avant-garde au pays du matin calme :
Sergio Vargas et les autres « radicaux » du Syndicat pour la Solidarité Paysanne trouvaient le Socialisme Volontaire trop lent et trop incertain. Ils n’étaient pas convaincus de la capacité du Socialisme Volontaire à rallier les masses par l’exemple et ils n’y voyaient pas l’intérêt, considérant que leur doctrine à eux ne cherchait pas tant à rallier toute l’Humanité sous une même bannière qu’à éliminer les morceaux d’Humanité qui ne s’y rallieraient pas…
C’était donc là l’autre manière d’affronter la classe « marchande » : avec des fusils, des canons, des chars, des avions de combat, des bombes atomiques, des gaz de combat, des virus,… bref, en l’éliminant physiquement, quitte à faire quelques dégâts collatéraux. Le Socialisme Volontaire fleurirait sur les ruines du capitalisme… mais il appartenait au Néokirovisme de créer ces ruines d’abord.
Et pour cette raison, les miliciens du Syndicat mettaient aujourd’hui à mort les notables, commerçants, agents de sécurité, soldats et fonctionnaires de la petite ville de Si Đéc... ainsi que leurs familles. Quatre cent personnes tirés de leur lit au petit matin, rassemblées sur la place centrale, agenouillés le long du trottoir, mains liées dans le dos et chevilles attachées à celles de leurs voisins.
L’action était d’envergure et visait à marquer les esprits. Préparée de longue date en parallèle à la campagne de « libération » des villages alentours, elle était un message soutenant la Terreur qui ferait taire ou fuir l’opposition et forcerait les masses à subir la révolution pour finalement la rejoindre par instinct de survie et à l’adopter une fois la rééducation achevée et les premiers bienfaits de la vie en collectivité expérimentés.
N’importe quelle petite bande de truands pouvaient rouler au milieu d’un hameau de paysans et imposer sa loi par les armes le temps d’une après-midi. Faire la même chose dans une ville disposant de ses propres forces de sécurité professionnelles était une tout autre histoire et le Syndicat pour la Solidarité Paysanne en avait payé le prix : avec une vingtaine de tués et blessés dans ses rangs, la Compagnie Autonome chargée de l’assaut serait sans doute dissoute après le débriefing. Habillés en uniforme des milices de la LCM, ces hommes et femmes avaient toutefois accomplis, même dans la mort, leur mission de propagation de la Révolution.
Il avait pour cela faire la même chose que pour les villages… mais à l’échelle d’une ville entière, des sympathisants locaux offrant le logis et le couvert aux membres du SSP le temps qu’ils identifient chacune des cibles individuelles : nom, domicile, proches parents, profession,… Un travail méticuleux qui avait nécessité des mois de préparation et qui culminait en cette sanglante journée.
Le soleil n’était pas encore au zénith quand le prêcheur acheva son discours devant les condamnés et les passants. Puis le bruit rythmé et méthodique des détonations couvrit le bruit des cris, pleurs, supplications et insultes lorsque qu’une balle se logea dans le cerveau de leurs auteurs. Laissés à la vue de tous dans une macabre chaine humaine, les corps enverraient un message vivide à chaque habitant de Si Đéc mais aussi aux populations voisines : la LCM régnait en maitresse absolue sur cette région… et rien ne pouvait l’empêcher d’agir à sa guise.
Le soir même, les premières cérémonies funèbres s’organisaient en ville, sous la protection rapprochée de troupes envoyées par Nagwon. Un couvre-feu frappait Si Đéc et serait sans doute maintenu plusieurs jours, le temps pour les autorités locales de reprendre la situation en main. Cela n’empêcherait pas les communistes d’agir dès que la vigilance se relâcherait : on ne pouvait pas garder des soldats à chaque coin de rue à chaque heure de chaque jour indéfiniment. Ou du moins par sur un vaste territoire, chose sur laquelle comptaient la LCM et le SSP car, n’ayant pas à tenir le terrain, les communistes pouvaient élargir le front autant qu’ils le désiraient, frappant uniquement où et quand cela leur était favorable. On n’attendait pas d’eux qu’ils gouvernent ou protègent quoique ce soit. L’impôt révolutionnaire n’était qu’un tribut qui évitait à celui qui s’en acquittait de se voir exécuté ou déporté avec toute sa famille. De leur côté, les forces capitalistes devaient se soucier de protéger leur bétail humain et leurs infrastructure partout et en permanence, sous peine de perdre leur légitimité à gouverner et donc à lever leurs propres impôts, ce qui signerait leur fin.
[url=https://s31.postimg.org/58lvujj57/Mayong00003.png]Carte[/url]
Posté : mar. juin 28, 2016 11:40 am
par Alex Scker
Nagwon
June 23th 2030
- [img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440507048-soldatsmayong.png[/img]
« La fidélité n'a pas de prix. »
- Inconnu
[justify]Les rayons chauds et paresseux de l'astre du jour commençaient tout juste à étendre leurs extrémités sur la terre, brûlant les particules d'air à peine rafraîchies par l'air marin. Une fine pluie achevait en finalité toute crainte de montée du thermomètre au-dessus des vingt-cinq degrés Celsius. Les paysans, ouvriers et cols blancs n'étaient pas encore levés, profitant des dernières heures d'un pauvre sommeil à peine suffisant pour revigorer des corps harassés et rompus à la tâche. Les étals pullulât quotidiennement sur les places des villages, villes et quartiers, dormaient profondément sous les bâches blanches et grises recouvrant leurs membres anguleux. Ce matin était celui d'un pays calme dont le silence précédait la tempête.
Les Forces Auxiliaires Austrobeysinoises avaient été conçues pour poursuite d'objectifs bien particuliers. Ces tâches avaient elles-mêmes été modelées par une idéologie, donnant du sens à l'existence, au travail et au combat de ces soldats. Leur loyauté n'allait pas à l'institution républicaine en tant que telle, sans sacre de la pensée, mais bien à un petit groupe de leaders, d'officiers dont le talent et l'engagement rendaient admiratifs toute la compagnie. en plein chaos, ingouvernable et divisé, le Mayong n'offrait comme bouée de sauvetage qu'une confiance rare et éparse à laquelle se raccrocher. En marchant sur Nagwon, contre toute forme de légalité, ces hommes et femmes remplissaient leur devoir.
Habituellement 40 000 à se dresser contre leurs ennemis, les FAA étaient diminués de 11 500 camarades, partis en guerre en Varlovie, une bonne partie de leur équipement sous les bras. Cette faiblesse pouvait s'avérer gênante à l'avenir mais ne constituait pas dans l'immédiat un réel problème pour la courte campagne planifiée depuis des mois. Les bataillons grouillants de petits soldats verts entrèrent en marche forcée dans la capitale, atteignant successivement les lieux clés du pouvoir : l'Assemblée, la Cour Suprême et la Maison Céladon. Sans suffisante motivation et convictions pour se battre pour une institution qui restait en somme toute récente, d'autant plus que son nouveau maître semblait vouloir la garder vivante, les forces loyalistes et derniers non-ralliés de l'armée se rattachèrent bien vite aux FAA.
Des événements analogues se produisaient dans les villes d'importance du Mayong austral (au sud d'Hâu Quang), s'emparant du pouvoir avec rapidité, calme et peu de résistance.
Au sommet d'une verdoyante colline, dégagée de sa luxuriante mais envahissante forêt, des tentes se dressaient, petits chapiteaux de toile blanche. Dans un confortable fauteuil en bois exotique, rembourré avec des matières de la plus haute qualité, Lee Bảo observait les mouvements nagwonais, drapé dans un grand tissu bleu clair. Sa main droite jouait du poignet avec une petite sphère en bois, le monde gravé sur sa surface extérieure, la lançant machinalement en l'air avant de la rattraper. Un large sourire se dessinait sur le visage du makaran, révélant un plaisir non-dissimulé au pouvoir. Le pays du matin calme avait un nouveau maître, rétablissant dans un quasi-silence dramatique des schémas que l'on pensait oubliés, perdus dans les limbes de l'histoire.[/justify]
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/26/1467113605-general.png[/img]
Général Lee Bảo
Cdt. des FAA
Posté : mar. juin 28, 2016 1:50 pm
par Johel3007
Guerre Civile au Mayong
Sur le modèle du Gelnan (merci Sébaldie), il est proposé aux joueurs de Simpolitique de participer à la guerre civile en cours au Mayong. Nous nous concentrerons sur la province de pour commencer. Si le jeu récolte une certaine popularité et que Alex approuve, nous étendrons peut-être celui-ci plus loin.
Partis politiques et factions
Chaque joueur dirige une faction de son invention. Celle-ci doit être liée à un parti politique du Mayong mais ne doit pas forcément suivre la ligne directrice de ce parti. L’idée est qu’ainsi, vous avez une large marge de manœuvre.
Ressources
Chaque faction a une trésorerie (Ressources Financières) ainsi qu’un arsenal (Ressources Militaires) qui sont partagées et transférables librement entre membres d’une faction. Chaque joueur débute avec 100 RF et 100 RM.
Les RM représentent la capacité à faire usage de la force. Pour avoir une idée de l’échelle, 1 RM équivaut grossomodo à une patrouille avec une dizaine de soldats obsolètes, à un court barrage de mortiers ou à un déploiement de force similaire. En règle générale, 2 RF permettent d’acheter immédiatement l’équivalent de 1 RM mais cette méthode est assez inefficace et il est conseillé d’utiliser des infrastructures militaires pour recruter et équiper progressivement vos forces.
Les RF représentent du pognon. Tout simplement. Ils peuvent permettre de faire tout ce qui n’est pas une action violente. Il est possible de lever des RF sur la population via des taxes exceptionnelles ou autres actions de force mais c’est assez peu efficace et peut même coûter en influence.
Chaque faction a des infrastructures économiques (IE), militaires (IM) et sociales (IS) qui sont localisées dans des hexagones précis. Installer des infrastructures n’est possible que dans un hexagone que votre parti politique contrôle.
De plus, cela coûte 20 RF.
Les infrastructures économiques génèrent des ressources financières chaque jour, sous forme de bénéfices, taxes, donations,… qui vont dans la trésorerie de la faction. En règle générale, 1 pts d’IE rapporte 2 RF par jour IRL.
Les infrastructures militaires génèrent des ressources militaires chaque jour, sous forme de recrues, d’armes, de véhicules,… qui vont dans l’arsenal de la faction. En règle général, 1 pts d’IM rapporte 1 RM par jour IRL.
Les infrastructures sociales génèrent des points d’influence chaque jour, renforçant l’opinion de la faction dans l’esprit des gens et augmentant donc le soutien qu’ils sont prêts à offrir. En règle général, 1 pts d’IS rapporte 1 pts d’influence par jour IRL.
La province est divisée selon la carte fournie
[url=https://s32.postimg.org/ogjjhonud/Mayong00003.png]La carte[/url]
Chaque hexagone a 5 points de contrôle. Lorsqu’un parti politique possède les cinq points de contrôle d’un hexagone, il contrôle l’hexagone et est considérée comme l’autorité de fait par la population (ce qui ne plait pas forcément à la population mais c’est un état de fait…). Les factions affiliées à ce parti politique peuvent y installer de nouvelles infrastructures avec l’aval des autorités locales.
Chaque parti politique a aussi un score d’influence dans chaque hexagone. Ce score indique le niveau de popularité du parti politique (et de ses factions) dans l’hexagone. Une faction peut utiliser cette influence pour obtenir des ressources financières ou militaires. Elle peut aussi utiliser 20 pts d’influence pour obtenir 1 point de contrôle pour son parti politique en inspirant une révolte populaire. 100 pts d’influence permettent donc de conquérir un hexagone sans utiliser de ressources financières ou militaires.
Les actions des joueurs
Chaque joueur peut poster un message par jour concernant un hexagone.
Les hexagones ont chacun une petite ville ou un gros village (entre 1.000 et 10.000 habitants). Il est demandé au premier joueur qui poste dans un hexagone de nommer cette ville ou gros village et de détailler un peu la situation. L’idée est de pouvoir ainsi donner du matériel à Alex pour étoffer l’encyclopédie et le RP. Pour cela, n’hésitez pas à consulter l’encyclopédie ou à demander à Alex si questions ou doutes.
Un message peut rapporter un point de contrôle dans un hexagone au parti politique de votre faction
Un message peut enlever un point de contrôle dans un hexagone à un autre parti politique que celui de votre faction
Un message peut rapporter des points d’influence au parti politique de votre faction dans un hexagone
Un message peut rapporter des ressources financières ou militaires à votre faction
Chaque message a un coût en RF ou RM à votre faction ou en points d’influence du parti politique de votre faction, variable selon l’action
Mise à jour
Je ferais une mise à jour officielle tous les Samedis afin de faire le point sur la situation.
Il s’y ajoutera, quand ce sera possible, des mises à jour quotidiennes.
Posté : mar. juin 28, 2016 2:47 pm
par Alex Scker
Informations supplémentaire :
[url=http://www.simpolitique.com/roleplay-participatif-guerre-civile-mayong-t13000.html]http://www.simpolitique.com/roleplay-participatif-guerre-civile-mayong-t13000.html[/url]
Vous êtes encouragés à poster ici-même.
Posté : mer. juin 29, 2016 12:32 pm
par Johel3007
Guerre Civile au Mayong
Mise à jour du 26/06/2030
[quote]
Le général Lee Bảo, commandant des Forces Auxiliaires Austrobeysinoises, a rallié à lui la majorité des forces armées et prit le pouvoir pour lui-même, annonçant l’état d’urgence dans un Mayong en proie au chaos et à l’incompétence des politiciens. Si sa domination sur les villes de l’Est et du Sud du pays ne semble pas contestée pour l’heure, il en est différemment à l’intérieur des terres.
- Rien. Action hors de la province
[/quote]
[quote]
La Ligue des Communistes Mayongais s’est révoltée dans l’Est du Mayong, menant une série d’attaques contre ce que ses éléments les plus radicaux perçoivent comme « les ennemis du peuple ». Ces attaques ont culminé lors d’un raid contre la petite ville frontalière de Si Đéc où nombre de ses notables et fonctionnaires se sont faits exécutés sauvagement en pleine rue. L’opinion public est mitigée et hésitant à se manifester en faveur ou en opposition de la LCM tandis que l’autorité de Nagwon, peu présente dans ces collines reculées, reste largement apathique.
- -30 RM (expéditions punitives) ; +10 RF (esclaves déportés) ; + 3 pts de contrôle
[/quote]
Coalition National-Capitaliste
- Faction : « Gouvernement Bảo » : 100 RM, 100 RF
Ligue des Communistes Mayongais
- Faction : « Force Expéditionnaires du SSP » : 70 RM, 110 RF
[url=https://s32.postimg.org/cedtjfgl1/Mayong00003.png]Carte globale[/url]
Posté : ven. juil. 01, 2016 8:59 am
par Johel3007
Force Expéditionnaires du SSP
Ligue des Communistes Mayongais
Victoire, victoire et victoire. Et toujours pas de réaction de Nagwon, alors même que l'armée avait désormais les mains libres pour frapper. Aux yeux de la Ligue des Communistes du Mayong, les avis divergeaient. Certains voulaient mettre le temps à disposition pour rallier la population, en vue d'un soulèvement populaire de masse avec l'aide du Kirep ou de la Rostovie.
Mais le Kirep était assis au G30, discutant de comment découper le monde en sphères d'influence à la manière dont les pays de l'OTH et du Pacte de Novgorod l'avaient fait jadis. À ce jeu-là, il sacrifierait ses camarades de l'hémisphère Sud pour garantir un droit de conquête dans l'Alméra Oriental et le Jeekim.
Et la Rostovie ? La Rostovie serrait la main du Raksasa, lequel était plus que probablement derrière le récent coup d'état à Nagwon. Ces deux-là aussi se partageaient le monde en sphère d'influence... et le pays du matin calme ne serait certainement pas dans celle de la Rostovie.
C'était pour cela que les néokirovistes avaient décidé de faire sans la promesse d'alliés incertains et aux agendas géopolitiques pas forcément en accord avec l'Internationale Communiste.
Le Syndicat pour la Solidarité Paysanne voulait marqué le coup au plus vite, afin de faire comprendre à la population que, parlement ou état-major, leur gouvernement de porcs capitalistes n'étaient qu'une bande d'incapables corrompus. Trop Incapables pour empêcher la LCM d'agir. Trop corrompus que pour en avoir la volonté.
Les troupes rouges marcheraient sur Kampong, semant une traînée écarlate sur leur chemin pour faire comprendre à tous qui était au contrôle de la province. Ce serait une avance impossible à arrêter, qui leur garantirait la soumission de biens des foyers.
La petite ville de Cao Tho fut la première cible. Si les néokirovistes ne se sentaient pas l'assurance d'attaquer la ville en elle-même pour l'instant, ils comptaient bien préparer le terrain en envoyant des éclaireurs. Chargés officiellement par la LCM de faire du prosélytisme parmi la population, ils devraient en fait faire l'inventaire, dans les semaines à venir, de toutes les familles de politiciens, entrepreneurs, fonctionnaires, policiers, soldats et autres partisans affichés du régime.
[url=https://s32.postimg.org/kuz360net/Mayong00003.png]Carte[/url]