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Posté : dim. juin 19, 2016 8:04 am
par Viktor Troska
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Vue sur Dzerjinvo, capitale de la Fédération[/center]
[justify]L'accueil du Maok au sein de la Fédération, démontrait une fois de plus l'ouverture diplomatique assez conséquente de la Fédération. Prise entre deux feux depuis la récente dispute entre le Kirep et la Rostovie, elle ne sait pas trop quelle camp choisir et de fait, ne se positionne pas sur ce grand schisme qui ne la regarde pas de manière personnelle. Au-delà de ça, il y avait les élections qui approchaient à grand pas. Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple, savait qu'il profitait peut-être de ses derniers instants en tant que représentant 'suprême' de la Fédération. Cette rencontre avec la diplomate du Maok serait très certainement une façon avortée de profiter encore un peu, du prestige de la fonction qu'il exerce.
Quoi qu'il en soit, tout a été réglé comme du papier musique pour cette rencontre. Comme à leurs habitudes, les Oustriens/ennes continuaient à mener leurs petites vies et les nombreux curieux pouvaient voir de près ou de loin, la poignée de main entre le Président du Conseil des Délégués du Peuple et la représentant du Royaume de Maok, pendant que l'hymne national du pays était joué. Une unité de l'Armée Populaire Communale avait été dépêché et rendit les honneurs à tout un peuple à travers sa représentante, en lui faisant une haie d'honneur. Il était rare de voir autant de "faste" dans une rencontre officielle, mais la Fédération tenait à avoir beaucoup d'amis, à défaut de compter d'assez nombreux ennemis.
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Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « C'est un plaisir de pouvoir vous accueillir en Oustrie, en espérant que vous avez fait bon voyage. »[/justify]
Posté : dim. juin 19, 2016 9:01 am
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
[right]26 Mai 2030, Dzerjinvo.[/right]
La lecture de la signification de cette rencontre s'était profondément modifiée pour certain au Maok entre le moment où elle avait été décidée et sa réalisation. En effet entre-temps le climat anti-religieux au Kirep s'était fortement durcit, au point que le Maok accueillerait bientôt des milliers de réfugiés « religieux » kirépiens, essentiellement des orthodoxes. Dans ce contexte, rencontrer un voisin géographie et idéologique du Kirep devenait un acte tout différent, mais le gouvernement et la couronne n'en avaient pas fait une approbation de la réalité kirépienne, que du contraire. Il s'agissait au contraire de reconnaître et de « valider » en quelque sorte, au Maok, le modèle de l'Oustrie, qui réalisait le « socialisme en action »... sans pour autant se sentir obligée de persécuter les croyants dans le mouvement. Restait à voir quels seraient les fruits de cette réunion, mais Malinia, infatigable représentante du Maok à travers le monde, partait bien entendu avec l'idée que ces fruits seraient abondants et positifs.
Ce fut donc avec le sourire qu'elle s'avança et serra la main du Président du Conseil des Délégués du Peuple sous les flash des appareils photos et alors que retentissait l'hymne national. Elle s'avança ensuite à ses côtés entre les militaires formant une haie d'honneur, appréciant l'attention tout en ne sachant pas son côté exceptionnel. Avec l'aide d'un interprète – la ministre ne parlant hélas aucune langue slave, et n'ayant pas compté sur une connaissance des langues germaniques ou du latin par son interlocuteur, bien qu'elle puisse être surprise – elle répondit à son hôte, souriante.
« Le voyage fut bon, ne vous en faites pas, je commence à avoir l'habitude des voyages de ce genre ! Je suis très heureuse de pouvoir représenter le Maok en Oustrie et de pouvoir mettre en place des liens positifs entre nos deux pays ! Je suis fermement convaincus qu'au-delà de nos différences nous avons aussi des ressemblances et que, sur celles-ci, nous pouvons mettre en place des relations conviviales entre nos deux contrées ! »
Posté : lun. juin 20, 2016 5:47 pm
par Viktor Troska
[justify]Le côté protocolaire mis de côté, il ne restait plus qu'à se hâter pour que cette rencontre puisse être une réussite. La multiplication des rencontres diplomatiques commençait petit à petit à faire sortir l'Oustrie de son enclavement entre les deux pays socialistes qu'étaient la Rostovie et le Kirep. Maintenant qu'ils étaient fâché, il fallait commencer tout doucement à voler de ses propres ailes. Avec beaucoup d'assurance et avec plein d'emphase, le Président du Conseil des Délégués du Peuple fit signe à la ministre des affaires étrangères pour qu'elle veuille bien l'accompagner quelques mètres plus loin, où les attendaient un convoi qui allaient les mener jusqu'au lieu proprement dit du rendez-vous.
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Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Oui, je pense que nous pouvons nous féliciter mutuellement de sortir du mutisme et du peu de relations que nous avions entre nos deux pays et nos deux peuples. Cela marquera sans doute une étape supplémentaire pour nouer des liens forts entre le Zanyane et l'Alméra. »
Une fois installés et le convoi diplomatique mis en branle...
VOLODIA DAGANOVITCH | « Alors, qu'est-ce qui a poussé le Royaume de Maok à nouer des liens avec la Fédération d'Oustrie ? Ce n'est pas tout les jours qu'un Royaume de croyants souhaite discuter d'égal à égal avec les matérialistes et des socialistes. N'y voyez aucune attaque et aucune injure, je suppose que cela pourrait marcher également dans l'autre sens, non ? »[/justify]
Posté : mar. juin 21, 2016 7:12 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La ministre accepta bien entendu de bonne grâce d'avancer, puis d'intégrer le véhicule prévus pour véhiculer les représentants des deux pays, tout en écoutant ce que lui disait son hôte, par interprète interposé. Une fois bien installée, elle écouta sa réponse, et y répondit de bonne grâce.
« Hé bien, parce que c'est dommage, que ce dialogue ne se fasse pas plus souvent, tout simplement. Le Royaume de Maok est ouvert au contact et au dialogue avec tous les pays, hormis ceux qui persécutent les chrétiens. Une précision que je n'apportais jusqu'ici qu'à titre informatif, mais qui est maintenant fort malheureusement illustrée par votre voisin kirépien, hélas... je le précise pour ne pas que vous pensiez qu'il s'agit d'une attaque déguisée contre eux : c'est une précision que j'ai toujours fournie à tous mes interlocuteurs par le passé.
Hors donc puisque votre Fédération, elle, a su adopter l'athéisme d'état sans se sentir obligée d'interdire la pratique religieuse ou de pousser tous les croyants sur la route de l'exil, son matérialisme et son athéisme ne sont pas pour nous pas des problèmes, tout comme nous n'avons pas peur de discuter avec des états musulmans, laïcs, païens... si l'on ne parlait qu'aux gens qui sont déjà de notre avis, avouez que nous n'aurions pas beaucoup d'occasion de réfléchir et de construire de nouvelles choses !
De plus, dans ce cas précis, je pense que votre modèle et le modèle corporatiste ont plus de points communs que de différence, contrairement à ce que certains proclament, bien qu'il s'agisse là d'une conviction personnelle. Et enfin, je vous avoue qu'il y avait aussi le désir pour le Maok, qui rayonne largement diplomatiquement dans le monde, d'établir des liens avec l'Alméra orientale et le monde slave, que nous ne voudrions pas ignorer. Nous avons déjà établis des liens avec la Rostovie, via un échange d'ambassades, mais hélas les diplomates rostovs semblent manquer de temps pour permettre une rencontre qui permettrait de développer lesdits liens.
Par ailleurs, toujours en toute honnêteté... géopolitiquement, nous manquons de liens avec le socialisme. Nous ne voudrions pas risquer une « attraction diplomatique » qui nous pousserait à devoir nous aligner sur l'hyper-capitalisme, si vous voyez ce que je veux dire. C'est pourquoi nous avons à cœur de développer des liens avec les pays socialistes également... et enfin, hé bien je vous ferai un dernier aveux en vous avouant que l'Oustrie, jusque-là fort méconnue au Maok, a attiré notre attention dernièrement et que nous y avons vu des choses intéressantes... raison en elle-même tout à fait suffisante pour désirer en apprendre plus sur vous !
Et vous, dites-moi, en faisant « marcher la chose dans l'autre sens », pourquoi avez-vous accepter la proposition maokorienne, venue de « vils bigots royalistes » ? »
Posté : lun. juin 27, 2016 10:45 pm
par Viktor Troska
[justify][center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428828797-v-d.jpg[/img]
Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Vous avez parfaitement raison sur un point : Il y a un manque flagrant de diplomatie et d'ouverture entre les pays, ne serait-ce que pour entretenir des relations purement amicale. Le manque de dialogue est le plus grand problème auquel nous sommes confronté en permanence. Nous pensons ici que la réunion dans des G-X, Y ou Z ne changent fondamentalement rien et ne font que perpétuer des volonté d'enfermement de pays entre eux, pour eux et de tout simplement nier les autres. L'ouverture diplomatique de l'Oustrie s'axe sur deux points, le premier se concentrant sur les nations progressistes, socialistes et révolutionnaires. Dans un second temps, il s'agit de nouer des relations avec des pays "avec systèmes sociaux différents", mais qui ne sont pas en contradictions violentes avec nous. Cela vaut par exemple pour le Thorval, l'Alamut, la Schenkennie et sans doute prochainement le Maok, qui sait ! »
Daganovitch regarde du coin de l'œil l'interprète, avant de reprendre.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Vous savez, toute cette histoire entre le Kirep et la Rostovie à de quoi nous mettre mal à l'aise. Les questions religieuses sont importantes, y compris pour les socialistes, des matérialistes-athées jusqu'aux croyants du monde entier. Le Kirep a tracé une ligne de démarcation pour brusquer la Rostovie, sur un terrain qui la rend en conflit avec le Kirep. Tout ceci est un jeu du chat et de la souris... En effet en Oustrie, nous avons une forme d'Athéisme d'État bien différente de celle du Kirep. Nous partageons le point de vue dialectique-matérialiste sur la religion, mais nous considérons que la foi personnelle n'est pas un problème dans les lieux qui lui sont consacré. Nullement besoin ici, de s'en prendre aux prêtres ou aux popes. Je vais vous faire une confidence, mais peu de gens savent ici que les autorités religieuses ont été souvent main dans la main avec les gouvernements autocrates, fascistes et monarchistes. L'Église qui a comme projet sociale les Évangiles, a réussi ici à se faire détester. Je ne suis pas croyant, mais il y a de quoi rire... d'un rire jaune et gras, vous en conviendrez.
D'un point de vue économique, il y a sans doute des points de convergences entre une économie corporatiste et une économie communale. Mais il y a aussi des questions d'ordres économiques, de conceptions du monde qui sont différentes, qui ne visent pas le même but. Il y a un retour vers une sorte de ''socialisme féodal'', qui consisterait à dire que les anciennes structures d'exploitations valaient mieux que celles actuellement. Oui, sans doute que le serf était plus protégé qu'un salarié, mais cela n'empêche en rien l'exploitation de certaines forces économiques précises -nommons les le Capital- contre d'autres qui visent à s'émanciper de la première -nommons les le Travail-. Ici, peut-être que la Rostovie essaye de réaliser une coexistence entre ces deux modèles mais cela n'est pas notre cas. Le socialisme est une question de classe, pas uniquement une question de redistribution des richesses comme fin en soi. »
A force de parler, le Président du Conseil des Délégués du Peuple n'a pas vraiment vu le temps passé. Une bonne partie du chemin étant déjà entamé, il fallait se préparer à l'arrivée dans le lieu de la rencontre.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Le Maok est sans doute le régime politique et économique le moins oppressif qui puisse exister au Zanyane. Il est évident qu'en tant que socialiste nos sympathies vont pour nos frères socialistes sur le continent comme le Bangiso, le Makengo ou encore récemment les socialistes Ampalais. Mais, compte tenu du poids diplomatique important du Maok, de ses récentes réalisations dans votre pays et pour votre continent, il nous semblait indispensable de nouer des relations cordiales et des relations qui permettront je l'espère, de cimenter un peu plus les excellentes échanges entre l'Alméra et la Zanyane. Laissons les qualificatifs injurieux pour ceux et celles qui veulent siéger au G-30 : Au pays des travailleurs et travailleuses Citoyenne Balioko, il n'y a que des travailleurs et des travailleuses. »[/justify]
Posté : mar. juin 28, 2016 11:43 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
Malinia fut à dire vrai surprise par la franchise des réponses de son interlocuteur. La plupart des diplomates tendaient à « lisser » la situation et les contradictions entre leur pays et celui d'en face... ; mais la surprise était bonne, et cette franchise plutôt plaisante, globalement. Elle n'en écouta la réponse de son hôte qu'avec plus d'attention, et répondit avec un sourire légèrement amusé.
« Hé bien, je veux bien vous croire, Citoyen Daganovitch. Hélas, tant qu'une partie de ces travailleurs et travailleuses aura pour travail la politique, nous, au Maok, considérons qu'il y aura des risques de corruption de cette classe politique... sans vouloir vous insulter en sous-entendant que vous faites partie d'une classe, fut-elle politique, bien entendu. Si l'égalité parfaite est un beau rêve, nous pouvons constater que la plupart du temps tant que cette « société égalitaire » a besoin de chefs, lesdits chefs sont susceptibles d'abuser de leurs pouvoirs. Hélas, les tristes exemples modernes de concentration du pouvoir entre les mains de gens qui n'avaient rien de communistes, au Kirep comme en Rostovie, nous a prouvé que le modèle communiste n'était pas exempt de ce problème.
Au contraire, le modèle maokorien considère qu'en plaçant à la tête de l'état le Roi, qui possède déjà virtuellement tout, on le rend incorruptible... logique qui jusqu'ici s'est toujours préservée à l'époque moderne. De plus, préparé depuis son enfance au pouvoir, il est moins susceptible de faillir et peut recevoir la bonne éducation... sans compter que s'il prenait à un roi maokorien la folie de ne plus écouter le peuple il serait aussitôt renversé. En bref, pour nous le meilleur moyen d'éviter l'exploitation d'une partie de la population par une autre c'est de placer tout le monde sous la bienveillante autorité du Roi... qui n'a nul besoin d'exploiter qui que ce soit. Jusqu'ici, cela nous a en tous cas évité la montée en force d'une classe bourgeoise... et je vous rassure le Maok ne connaît nul serf qui pourrait être exploité comme un semi-esclave, seulement des hommes libres.
Enfin, je m’égare, excusez-moi, je n'essaye point de vous convaincre... disons qu'en entendant mis côte à côte « les gouvernements autocrates, fascistes et monarchistes »... j'ose espérer que vous parliez là de trois cas différents et non d'un amalgame entre la Monarchie et le fascisme ou l'autocratie. D'ailleurs je vous confirme que l'église au Maok a toujours marché main dans la main avec les monarchistes... ce qui lui a valu une grande partie de sa popularité. Mais il me faut avouer que mon pays n'a connu qu'une brève expérience du républicanisme, sous l'égide d'une république coloniale qui prônait l'exploitation de la population aussi bien que du pays, ce qui n'a sans doute pas aidé mes concitoyens à avoir une bonne image des modèles non-monarchistes... toutefois de ce point de vue je suppose que chaque peuple à son histoire.
Et pour ce qui est du Kirep... si vraiment ses persécutions ne sont qu'une stratégie anti-rostov, hé bien cela baisse encore mon estime du gouvernement kirépien, qui est prêt à oppresser son peuple pour faire du tord à l'étranger. Croyez-moi, les premiers kirépiens que j'ai pu rencontrer avant mon départ, premier arrivé du flot qui doit gagner le Maok, n'étaient nullement anti-socialistes, mais simplement attachés à leur foi, à l'enseignement des évangiles... j'ai du mal à comprendre comment cela peut être un crime. Enfin, l'important ici est certainement que votre Fédération, elle, ne se sent pas l'obligation de telles persécutions pour protéger son modèle. Pour le reste, l'avis de vos concitoyens sur Dieu, influencé par votre histoire et l'action locale de votre église, j'en ai bien conscience, est entre eux... et Dieu, bien entendu.
Pour conclure là, car je ne voudrais pas monopoliser la parole, j'aimerais vous poser une question : j'ai noté que vous sembliez mépriser l'idée même du G-30, dois-je comprendre que vous n'y participerez pas ? Ne craignez-vous pas ainsi de laisser les questions qui y seront abordé se régler sans vous ? Je dois vous avouer que le Maok lui-même à longtemps hésité à s'y rendre, mais nous avons finalement décidé de nous y exprimer, par espoir pour les éventuelles avancées pour la paix qui pourraient en ressortir... même si nous sommes loin d'adhérer à tous les principes que la Fiémance a voulu placer au-dessus d'une assemblée qui, je vous rejoins sur ce point, est bien trop exclusive, sans doute un de ses plus gros défauts... »
Posté : dim. juil. 03, 2016 10:58 am
par Viktor Troska
[justify]Le convoi s'arrêta non loin du lieu du rendez-vous et il restait quelques minutes à pieds pour rejoindre l'édifice qui allait accueillir la rencontre officielle : Il s'agissait d'un des nombreux bâtiments communaux qui étaient chargés d'histoire, y compris surtout durant la Guerre de Libération Nationale. Ce dernier avait été l'un des nombreux QG de l'Armée Populaire de Libération et désormais, il abritait un musée retraçant la lutte héroïque des Oustriens/ennes dans leur quête pour la libération et le socialisme. C'est dans la salle de conférence qu'allait se tenir la rencontre.
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Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Nous sommes toutes et tous des travailleurs, même dans nos fonctions. Ici, personne ne peut prétendre à un quelconque luxe, à avoir des émoluments ou autres bénéfices de ce type. Ici, chacun fait de la politique, chacun est partie prenante de l'avenir de la Fédération. La lutte que notre peuple à mené, l'a rendu vigilant au plus haut point. Il méprise la vanité et souhaite encourager les efforts collectifs. Malgré ma fonction, je ne touche guère plus qu'un ouvrier dans une usine et il en est de même pour de nombreux Délégué du Peuple. Oui, la société socialiste à besoin de chefs, elle a besoin d'une avant-garde. Cela ne veut pas dire que cette dernière, est exempt de toute moralité politique et surtout économique. Nous essayons de tirer le positif des expériences communistes au Kirep et en Rostovie, tout en critiquant impitoyablement leurs erreurs. Nous avons connus énormément de soir triste, mais nous savons que les lendemains qui chantent sont tout près. Cela nous donne le droit de recommencer, encore et encore, jusqu'au triomphe du genre humain. A notre table commune, chacun et chacune à le droit de venir se servir. »
Une fois sortie de la voiture, le Président du Conseil des Délégués du Peuple et son homologue Maokorienne se dirigent vers l'entrée du musée, profitant avant tout du long chemin passant par un petit bois, histoire de pouvoir continuer la conversation entamé.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Je connais très bien cette logique, nous avons eu pendant longtemps la même ici. Le dernier roi au pouvoir Tadov VI Troubiich, n'a malheureusement pas été aussi incorruptible que cela puisse paraître à travers sa fonction. Malgré ses grandes capacités et son grand dévouement pour l'Oustrie, cela ne l'a pas empêché d'être totalement passif face à la montée au pouvoir des réactionnaires et des fascistes. Cependant, il a humblement reconnu ses erreurs et vit aujourd'hui des jours paisibles, dans une de ses demeures dans le pays et travaille dans un jardin botanique. Sa bonne éducation l'a fait aimer le jardinage et le jardinage lui va comme un gant, plutôt que la politique. Je suis allez le voir plusieurs fois chez lui, c'est un homme charmant mais hélas trop faible pour gouverner. Un Roi ne représente pas la volonté générale, c'est le peuple lui-même qui accepte de se fédérer, qui peut la représenter. Nos pays ont connu des histoires bien différentes, Citoyenne Balioko. Tenter d'y tracer des similitudes ou des rapprochements, n'a guère de sens. »
Les portes du musée passées, une rapide visite est organisée sous l'œil du Président Daganovitch, légèrement en retrait et qui écoute attentivement ce que les guides racontent sur tel ou tel personnage, évènements ou souvenirs. A un moment, il sort de son silence et avec l'accord tacite du guide, prend la parole.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Voilà l'un des pères fondateurs du républicanisme Oustrien, ainsi que de son principe fédératif : Arkady Karenko. Comme vous vous en doutez, il a été longtemps emprisonné pour ses idées et également parce qu'il a tenté plusieurs soulèvements républicain à travers le pays. Comme vous pouvez le constater, nos deux peuples ont une histoire bien différente concernant leurs régimes politiques. L'un honni la monarchie, l'autre la république. L'un vante le socialisme, l'autre un modèle corporatiste. Il en est de même pour notre Église et ses autorités : Chez vous, le clergé a toujours été proche des monarchistes comme organisme progressiste, tandis que chez nous, le clergé à toujours été majoritairement du côté des dominants, du côté des privilégiés. Pour nous, il y a un lien qui uni les forces autocrates, fascistes et monarchistes de par leur façon de concevoir le pouvoir. Comme chez vous, il y a une façon de concevoir le pouvoir comme néfaste, dans tout ce qui n'est pas monarchiste. C'est à travers cette différence, que nous pourrons avancer et nouer des relations diplomatiques, pour que nos peuples puissent mieux se connaître. »
Après une brève visite du reste du musée, tout le monde se retrouve dans la salle de conférence afin de pouvoir commencer réellement la rencontre diplomatique, qui ressemblait plus jusque là, à un échange de point de vue quelque peu personnels.
VOLODIA DAGANOVITCH | « Vous avez eu raison de souligner que la Fédération refuse de participer au G-30, car nous considérons purement et simplement que cette énième rencontre ne permettra qu'à un nouveau repartage du monde et n'apportera aucunement la paix. Tout au plus, le G-30 ouvrira des brèches pour de nouvelles guerres... L'Oustrie, petite nation socialiste d'Alméra-Orientale, n'a pas sa place dans une telle assemblée. Il est de notre devoir d'agir partout où cela est possible, en évitant les trop grandes collusions avec les nations les plus puissantes et entrer dans leur jeu. Nous ne nous faisons aucune illusion, car beaucoup de choses sortiront de ce G-30, mais rien qui ne puisse avantager les peuples du monde entier... Mais soit, assez parler et entrons dans le vif du sujet : L'Oustrie est prête à signer pour commencer, un accord de reconnaissance mutuel, d'ouverture d'ambassades dans nos capitales respectives, un traité d'amitié entre nos deux peuples et bien tendu, un traité de non-agression et de non-ingérence dans nos affaires internes respectives. Est-ce que cela vous convient, comme base de discussion ? »[/justify]
Posté : dim. juil. 03, 2016 3:12 pm
par Alwine
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Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre des Affaires Étrangères, qui s'attendait à un voyage plus long, et donc à de plus longues discussions, fut quelque peu surprise d'arriver aussi vite, ayant sans doute trop pris l'habitude des rencontres sur son propre sol. Heureusement, elle savait s'adapter, et suivit avec plaisir son interlocuteur hors de la voiture, écoutant ses réponses puis profitant de la visite, qui lui offrit une présentation très intéressante de l'histoire oustrienne. Finalement, après un moment passionnant, ils finirent par arriver dans la salle de réunion, et entamer la rencontre proprement dites. Malinia accepta avec plaisir cette plongée dans les choses plus sérieuses, tout en répondant tout de même brièvement sur le reste.
« Hé bien, je pense que nous pouvons être d'accord pour dire que nos deux nations ont connu des histoires différentes, comme je le disais, qui ont donné à nos peuples des mentalités différentes... mais je pense que à travers ces différences nous pouvons nous réjouir d'une même méfiance à l'égard de certains modèles. Du reste, c'est justement parce que nos peuples ont des histoires et des mentalités différentes que nous avons à apprendre les uns des autres... et je dois d'ailleurs dire que cette visite a été des plus intéressante. Je suis heureuse de savoir que l'Oustrie tente de tirer les leçons des erreurs de ses voisins... et aussi que votre souverain a pu trouvé une retraite paisible et non pas être décapité au nom de la Révolution !
Concernant le G30, je pense que nous sommes d'accord sur ces principaux défauts, même si nous n'en avons pas tiré les mêmes conclusions... j'espère quant à moi que le Maok pourra peser pour qu'il ne devienne pas un outil néfaste à la liberté et au bien-être des différentes nations de par le monde, raison principale pour laquelle nous avons accepté d'y être représenté.
Mais vous avez raison, nous pouvons sans doute passer aux choses sérieuses... après tout c'est bien pour cela que je suis venue ! Ce que vous avez proposé me semble en effet une base nécessaire à toutes bonnes relations entre deux pays, et à dire vrai je ne verrais pas l'intérêt de cette rencontre si nous ne pouvions du moins nous entendre sur cela, qui parait être le minimum légal. Je serai donc heureuse de signer ces closes avec vous, et je pense que nous pouvons passer à la suite. »
Posté : mer. juil. 06, 2016 10:51 am
par Viktor Troska
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Volodia Daganovitch, Président du Conseil des Délégués du Peuple[/center]
VOLODIA DAGANOVITCH | « Pour le moment, il faut attendre patiemment les résultats du G30, avant de pouvoir se positionner définitivement dessus. Nous verrons bien à ce moment là, si nous avons fais le bon choix de ne pas y participer ou si nous avons raté une occasion pour nous faire entendre. Quoi qu'il en soit, ce n'est pas un énième G-quelque chose qui mettra un terme aux tensions mondiales et à la polarisation. Celle-ci va croissante et à notre avis, ne cessera de s'amplifier. Cela est inscrit génétiquement dans le système mondialisée, qu'est le capitalisme.
Très bien, si les premières clauses concernant un traité d'amitié entre nos deux nations vous conviennent, nous pouvons sans doute considérer que les discussions peuvent avancer. Il y aurait plusieurs points que nous aimerions aborder, qu'importe l'ordre : Après le volet diplomatique, un volet centré sur l'économie, sur nos relations culturelles, sur une coopération plus poussée pour aider le Zanyane -où nous aidons déjà certains de vos pays voisins- et pour conclure en lien avec le dernier point, une coopération militaire/défense. Par lequel de ces points voudriez-vous commencer ? »[/justify]
Posté : mer. juil. 06, 2016 12:14 pm
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/1/4/4/____affo-4c48c9a.jpg[/img]
Malinia Namalik Balioko, Ministre Royale des Affaires Étrangères.[/center]
La Ministre des Affaires Étrangères fut heureuse de voir que visiblement les oustriens étaient bel et bien prêts à discuter de tous les sujets, quoiqu'elle ait peut-être quelques petites choses à rajouter. Dans tous les cas, la discussion s'annonçait intéressante si tout était à l'aune des échanges qui avaient déjà eut lieu, et ce fut avec plaisir qu'elle répondit.
« Hé bien, nous verrons en effet pour le G30. Pour ce qui est des tensions... je ne suis pas persuadée qu'elles puissent leurs sources spécialement dans le capitalisme. Après tout, les tensions et les polarisations ont existé bien avant l'entrée du monde dans le modèle capitaliste, et des tensions existent aussi au sein du monde communiste... et je ne pense pas que quelque modèle que ce soit puisse vraiment les supprimer. Nous ne pouvons que tenter, à notre modeste échelle, d'agir pour les apaiser et faire en sorte qu'elles ne dégénèrent pas en guerre, comme c'est hélas encore trop souvent le cas de par le simpomonde.
Dans cette optique, votre programme me semble une très bonne base pour cultiver l'entente et éviter les tensions entre nos deux pays. Si vous me demandez de choisir hé bien ma foi je choisi le volet culturel, qui a toujours ma préférence ! Pour moi c'est en apprenant à découvrir la culture de l'autre, en entrant en relation avec qu'elle qu'on peut essayer de le comprendre et ainsi éviter de le haïr. Qu'avez-vous donc à proposer sur ce volet, Excellence ? Je serai heureuse de vous écouter et peut-être de proposer ensuite des idées complémentaires si besoin est. »