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Posté : ven. mai 27, 2016 12:21 pm
par Vliduj Gak
Le sultan Manar Ibn Abdelmoumen avait prévu de mener la rencontre avec le roi Ménélok du Maok dans une vaste tente de peau de mouton mise à disposition des deux délégations dans les jardins du palais Ibrahim VII. Mars était déjà un mois chaud au Zanyane, et les systèmes d'aération dernière génération des tentes ajdabies seraient plus qu'appréciées par les Maokoriens.
Posté : ven. mai 27, 2016 12:42 pm
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
[right]22 mars 2030, Mastranabal .[/right]
Ménélok était très heureux de pouvoir rencontrer un autre souverain zanyanais, une occasion hélas trop rare, car la plupart des pays du continent semblaient avoir depuis longtemps basculé dans le républicanisme. Ce n'était pas le cas de l'Ajdabiya, heureusement, et même s'il s'agissait d'une monarchie musulmane le souverain maokorien n'en était pas moins persuadé que les relations pourraient être bonnes entre les deux Couronnes, surtout que les minorités chrétiennes semblaient bien traité dans le sultanat du nord-est du continent. C'était donc plein d'espoirs pour la construction de ces liens que le monarque était venu... par la mer, plutôt que par les airs, longeant la côte Zanyanaise avant de franchir la passe entre la pointe du continent et Tyrance... et d'accoster à Mastranabal, sur cette même pointe zanyanaise.
Il avait été conduit, en compagnie de sa suite, jusqu'au palais du sultan, avant d'être convié à rejoindre le monarque sous la tente. Il le fit avec le sourire aux lèvres, pas plus incommodé que ça par la chaleur – après tout, lui-même était un zanyanais dont le palais se trouvait sous les tropiques, tout comme la majeure partie de son royaume – et prit place en face de son hôte avec un salut respectueux, s'adressant à son interlocuteur, traduit par un interprète.
Sa Majesté Ménélok IV : « Salutation, Sultan Manar Ibn Abdelmoumen d'Ajdabiya. Je suis honoré d'avoir été invité à te rencontrer dans ton propre domaine. J'espère que de notre discussion pourra naître une amitié durable entre nos deux couronnes et entre nos deux pays, une amitié qui nous profitera à tous. »
Posté : ven. mai 27, 2016 1:49 pm
par Vliduj Gak
Hélas, oui, occasion trop rare, quand on sait tout le mal que les réseaux laïcards et sociaistes soutenus par la Rostovie avaient provoqué au Zanyane, au Barebjal, tout un essaim de républiques sans envergures et sans superbe. Le sultan reçut Ménelok IV avec les traditionnelles formules d'incantation musulmane.
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Manar Ibn Abdelmoumen : Au nom de Dieu Clément et Miséricordieux, Louange à Dieu, Maître de l'Univers, Créateur des cieux et de la Terre, je te souhaite la bienvenue cher frère, dans notre pays. Et puisque tu es venu chez les Arabes t'abreuver à notre science et partager la tienne, prends déjà un peu de ce thé au jasmin, que tu saches ce que nous avons dans le ventre, avant que je te livre ce que nous avons au coeur.
Une servante s'approche au claquement de doigt du sultan et servit un plein verre de thé bouillant à chaque souverain, à la manière ajdabie.
As-tu fait bon voyage, cher frère ? Sache que nous te recevons, sinon avec les moyens les plus somptueux, du moins avec les intentions les plus pures et les plus pieuses qui aient jamais traversé nos esprits. Je ne puis qu'espérer, évidemment, qu'il en soit de même de ton côté.
Posté : ven. mai 27, 2016 3:51 pm
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Touché par le ton pieux et solennel de son hôte, Ménélok accepta volontiers le thé qui lui était proposé, avec un mouvement de la tête, avant de répondre à son auguste interlocuteur.
Sa Majesté Ménélok IV : « Sois assuré qu'il en est de même pour moi en effet. La somptuosité de la réception n'est rien, la pureté des intentions et un cœur tourné vers Dieu sont des choses bien plus présentes. Si je suis venu ici, c'est uniquement dans le but de bâtir des relations saines et solides entre nos deux pays, et sans aucune mauvaise intention. »
Posté : lun. mai 30, 2016 7:42 pm
par Vliduj Gak
Manar Ibn Abdelmoumen : Tu m'en vois profondément touché. Sache en tout cas que nous avions prévu, afin de recevoir des invités étrangers, un programme de discussion que je me permets de te communiquer.
[quote]Chapitre diplomatique
- reconnaissance mutuelle des frontières
- échange d'ambassadeurs
- déclaration commune de paix et pacte de non-agression
Chapitre économique
- discussions sur les matériaux ajdabis intéressant le Maok
- discussions sur les matériaux maokoriens intéressant l'Ajdabiya
Chapitre culturel
- discussions sur une possible coopération universitaire (échanges)
- discussions sur une possible coopération dans plusieurs domaines de la recherche, des technologies, etc.[/quote]
Néanmoins, tout cela peut être changé à ta guise. Et puisque nous sommes entre souverains francs et responsables, et non entre diplomates ou marchands, je souhaiterais tout d'abord connaître ton point de vue général et sans retenue sur la situation zanyanaise, et ce que ton pays met ou prévoit de mettre en place dans la région afin de lui redonner une place dans la course au développement, dans lequel, je le crains, nous avons pris beaucoup de retard sur les autres peuples.
Posté : mar. mai 31, 2016 9:03 pm
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok étudia avec attention le plan de rencontre proposé par son homologue du nord, tout comme il écouta respectueusement ses paroles. Il fut particulièrement heureux de voir le monarque attentif au développement du Zanyane, et c'est avec un sourire sincère qu'il lui répondit.
Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant le programme, je n'y vois aucun problème, mais j'aimerais toutefois y ajouter deux points, si tu le veux bien. Le premier sur la question du tourisme entre nos deux pays, afin de permettre à ceux de nos sujets qui le veulent de découvrir nos royaumes respectifs. Le second sur la question judiciaire, afin qu'en cas de crimes, hélas inévitables vu la nature humaine, l'opprobre pèse sur les seuls coupables, sans risquer d'incidents entre nos deux gouvernements.
Je serai heureux de dialoguer avec toi de la situation du Zanyane... hélas, notre beau continent a trop longtemps été la proie de guerres endémiques, suscitant, par le simple mécanisme de cause à effet, du brigandage et de la piraterie, qui contribuaient à leur tour à créer plus d'insécurité et d'instabilité, en un cercle vicieux. Le plus souvent d'ailleurs, ces conflits n'étaient même pas le fruit des peuples zanyanais, mais bien le reflet de guerres et de rivalités internationales entre puissances extérieures qui s'exprimaient ici... pour le plus grand malheur des peuples du Zanyane.
Le Maok, à son ouverture sur le monde, a mis plusieurs choses en place pour tenter de redresser la situation. Tout d'abord, nous avons bâti avec d'autres peuples du continent un Traité pour la Paix au Zanyane, que je serai heureux de te présenter si tu le veux, qui a pour but de permettre aux peuples zanyanais de régler à l'avenir leurs différents par la discussion et la négociation, non par un recours automatique à la guerre, comme cela a été trop souvent le cas par le passé.
Prenant note des erreurs et des errements de l'ancienne UEZL, qui, partant du même but louable, a connu bien des dérives pour finalement devenir un instrument de plus au service de la guerre et de la ruine du continent, nous avons bâti ce nouvelle organisme sous la forme d'un traité multilatéral, sans grand déballement parlementaire et sans prétention à une armée commune. Le but n'est pas d'imposer un modèle et d'exclure ceux qui le refusent mais au contraire de créer un espace de discussion où chacun sera admis. Parfois, la guerre restera sans doute indispensable, hélas, mais nous voulons croire qu'entre états de bonne volonté on pourra y substituer la diplomatie, laissant les armes à la place qu'elles devraient avoir, celui du dernier recours.
Sur un plan plus martial, nous avons aussi mis en place de nombreux protocoles de luttes contre la piraterie, sous forme de collaborations, de flottes communes et d'autres actions encore, avec des états zanyanais comme extra-zanyanais, dans le but de sécuriser les eaux entourant notre continent. Hélas tant qu'il restera des endroits où la pauvreté sera reine, il y aura des risques de voir la piraterie ressurgir, mais aujourd'hui, après plus de trois ans d'actions, les plus grands rassemblements de pirates susceptibles de s'en prendre aux intérêts maokoriens autour du continent sont largement en déroute, et les eaux sont plus sûres aujourd'hui qu'hier, grâce à Dieu.
Enfin, nous avons aussi mis en place des initiatives visant à soutenir le développement global du Zanyane, d'une part en signant de nombreux traités avec les pays du continent, comme celui que j'espère pouvoir signer avec toi aujourd'hui, mais aussi en lançant des opérations communes, où chacun apporte son aide à l'autre, notamment avec l'Aiglantine, l'Agorsa'a, où le Bardaran, terre des prophètes. Nous avons également des échanges avec d'autres pays du continent à des degrés divers, et nous avons récemment ouvert des liens avec le Wildhorn, qui nous l'espérons sera également un allié sûr et fidèle dans notre quête de paix et de prospérité.
Par ailleurs, nous avons aussi mis en place un chantier visant à établir les premières lignes d'un vaste Tranzanyanais. Pour l'heure, le chantier se concentre sur la ligne reliant Lokaroum, capitale royale du Maok, à Cantha, sur la côte bardaranaise, en traversant le Bangiso [F9] et l'Elgeria [F6]. Par ailleurs, un autre tronçon est déjà en préparation, et un chantier devrait bientôt ouvrir pour relier Cantha à la côte ouest du continent en traversant le Wildhorn. Outre les pays traversés, le projet a également impliqué les aiglantins, ainsi que certains acteurs extérieurs, et nous voulons croire, au Maok, que ce projet multilatéral, qui fait coopérer les pays du nord du continent, autant que la réalité économique de la future ligne qui sera un bien commun zanyanais, aideront à pacifier le Zanyane.
J'ai beaucoup parlé, j'en ai conscience, ais-je au moins réussi à répondre à ta question ? Et toi, de ton côté, pourrais-tu, je te prie, me dire quelle est la vision que toi et tes sujets avez du Zanyane ? Quels sont vos projets pour celui-ci ? Je suis profondément persuadé que c'est en s'écoutant les uns les autres que nous pourrons avancer, ensemble, vers une plus grande prospérité zanyanaise. »
Posté : mer. juin 22, 2016 11:21 am
par Vliduj Gak
Manar Ibn Abdelmoumen : Nous ne voyons pas d'inconvénient à accueillir des citoyens maokoriens dans notre pays dans un but touristique, aussi longtemps qu'ils se plient strictement à la fois à la législation ajdabie et aux coutumes locales. Nous t'enverrons, par voie diplomatique, des renseignements détaillés sur ces spécificités régionales, notamment dans le degré d'application de la sharia, afin que tu puisses les mettre à disposition de tes sujets et qu'ils ne puissent pas prétexter l'ignorance si ils venaient, une fois sur place, à enfreindre les lois en vigueur.
Peux-tu m'expliquer ce que tu entends par le fait que "l'opprobre pèse sur les seuls coupables" ?
Je dois dire que je m'accorde avec toi sur la plupart de tes constats sur le Zanyane, notamment sur les guerres endémiques que notre continent a pu subir, et sois bien conscient que les ingérences extérieures sont la cause de la totalité des maux que nous avons subis, en tout cas, cela est notre opinion. Nous espérons à l'avenir pouvoir insérer notre pays, tout en préservant ses particularités, dans un sous-ensemble zanyanais plus vaste qui pourra profiter de la force de notre jeunesse et de la grande ouverture de notre régime.
Néanmoins, nous devons dire que nous ne voyons pas vraiment à quoi tu fais référence lorsque tu évoques des "problèmes de piraterie", notre pays n'ayant, je dois l'avouer, connu ces dernières années aucun événement y faisant référence de près ou de loin. Je me permets toutefois de te mettre en garde contre des pirates sous faux-drapeau qui circulent certainement autour des côtes zanyanaises afin de justifier, pour des engeances extérieures, une connaissance de la situation militaire et stratégique de ton pays. Je te parle en ami et conseiller, non en juge. La pauvreté ne justifie rien, au contraire, elle est le ferment de l'endurance et de la droite adoration de Dieu, en dehors de tout attachement matériel, et est donc une grande bénédiction, quand elle est compensée par une oeuvre spirituelle. C'est plutôt ainsi que nous envisageons ce problème.
Concernant le tracé du Transzanyanais, nous pouvons également nous demander en quoi une île située à plusieurs centaines de kilomètres du continent, païenne, à demi-almérane et coloniale, a à voir avec le Zanyane. Le Zanyane est un continent multiple, avec de nombreuses identités, mais cette pluralité d'identités ne doit pas cacher la différence nécessaire que nous devons faire, en tant que gardiens de ce continent, entre ses indigènes et ses étrangers. Certes, le meilleur traitement est de mise avec ces derniers, et nous ne souhaitons nullement tomber dans une xénophobie de bas étage, mais je remets seulement en doute l'intérêt que trouverait ton pays à favoriser une ligne aussi titanesque avec un pays aussi peu lié au tien, sinon qu'il y a là derrière des intérêts qui t'échappent. Encore une fois, je te parle seulement en tant qu'ami, et non en tant que juge.
Posté : jeu. juin 23, 2016 9:46 pm
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
Ménélok fut fort surpris d'apprendre que l'Ajdabiya n'avait jamais eut aucun problème avec la piraterie, alors que toutes les côtes est et ouest du continent avait été touché, et de nombreux pirates arrêtés ou coulés par ses propres vaisseaux. Mais il était vrai que la présence tchoconalienne avait peut-être aidé, tout comme la proximité de la Mer de Médie, plus calme à cet égard. Dans tous les cas, il ne pouvait que se réjouir pour son hôte de cette réalité, comme pour d'autres. Certes, il avait de nombreuses choses à répondre, mais il le fit avec un sourire, toujours ouvert à la discussion.
Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant la justice tout d'abord hé bien il s'agit tout simplement, comme tu le soulignais, de faire en sorte que chacun respecte la loi du pays où il se trouve. Hélas, aucun peuple n'est parfais, et nous ne pouvons en tant que souverain engager par notre seule parole l'ensemble de nos sujets, même les plus turbulents. Il s'agit donc de signer des accords pour que nos gens, qu'ils soient touristes, voyageurs ou étudiants, par exemple, soient soumis en Ajdabiya aux lois de l'Ajdabiya, et au Maok aux lois du Maok. Ils pourront être jugés selon les lois dudit pays et purgeront leur peine dans le pays du crime. En cas de fuite dans l'autre pays, ils seront extradés, et en cas de crimes dans les deux pays ils seront jugés deux fois et purgeront les deux peines.
Quand je disais vouloir que l'opprobre pèse sur eux seuls, je voulais signifier que, ayant mis les choses aux claires, nous éviteront les incidents diplomatiques de toutes sortes. La faute du crime pèsera sur les seuls criminels et ne risquera pas de tendre les relations entre nous. Ainsi les criminels seront châtier justement pour leurs crimes, et ne troubleront pas une deuxième fois l'ordre public de nos deux pays. »
Laissant le traducteur faire son office, Ménélok en profita pour prendre une pause et boire gorgée de thé, pour s'hydrater quelque peu la gorge, avant de reprendre la parole sur un autre sujet.
Sa Majesté Ménélok IV : « Je suis heureux de voir que tu partages la volonté d'assurer la paix au Zanyane et d'y intégrer ton pays, assurément. Par ailleurs, je m'avoue surpris que tu n'ai connu aucun problème de piraterie, mais je m'en réjouit pour toi. Et je te rassure quand à des unités étrangères opérant sous un faux drapeau de piraterie : si de telles choses arrivaient, elles seraient bien peu astucieuses dans notre cas, car le Maok dispose d'un dispositif anti-pirate plus que développé, et que l'issue la plus probable pour eux serait la mort ou l'emprisonnement en risquant de très lourdes peines. Cela étant assuré par notre flotte, celles qui collaborent directement avec nous dans la lutte anti-piraterie active et toutes celles, plus nombreuses encore, qui collaborent par échange d'informations et collaborations partielles... bref, notre défense est solide contre les pirates aussi bien que les corsaires.
Pour ce qui est de la pauvreté, je suis bien d'accord avec toi tant que nous parlons de pays croyants et encrés dans leur religion et leur tradition, qui savent tendre vers Dieu et vers le plus grand bien. Hélas, dans bien trop de pays de notre beau continent, les puissances coloniales capitalistes ont déréglé les sociétés et les traditions des divers peuples du continent, les ont parfois réorganisés selon des frontières artificielles, dans des formes de gouvernement qui vont contre leurs natures... avant de les abandonner à leur sort une fois que l'exploitation n'a plus été intéressante ou dans un sursaut de fausse bonne confiance. En ces contrées, la pauvreté règne, mais Dieu a été oublié, et les hommes se tournent vers la violence pour assouvir leurs bas désirs, hélas. Ce n'est qu'en ramenant la paix dans ces contrées que nous pourrons mettre fin à ce triste problème, à mon humble avis, bien entendu. Alors ils pourront fleurir à nouveau dans la spiritualité et la prospérité.
C'est là l'un des premiers buts du Tranzanyanais dont, je pense, j'ai mal fais passer la finalité, hélas. Le but de celui-ci n'est pas de relié le Maok à l'Aiglantine, même si ce sera l'une de ses fins, il est vrai, j'y reviendrai dans un instant. Le but premier du Tranzanyanais est de fournir aux peuples du nord du continent, en attendant de pouvoir toucher les autres, un projet commun autour duquel se rassembler pour apprendre à collaborer plutôt qu'à combattre. Plus concrètement, la ligne vise avant tout à relier Bardaran, la ville sainte, et au-delà Cantha, sur les côtes de la Terre Sainte. Les maokoriens l'emprunteront premièrement comme une voie de pèlerinage, qui permettra à tous de joindre facilement les lieux saints où ont vécus les prophètes. Par ailleurs, bien sûr, cela permettra de fluidifier les échanges entre les divers pays traversés, et ainsi d'améliorer la paix et la compréhension entre les divers peuples concernés.
Pour en revenir à l'Aiglantine, je dois te dire que je ne partage point ton analyse. L'Aiglantine est loin d'être le seul pays touché par la colonisation dans le passé sur notre continent, ou le seul pays à connaître des restes de paganisme. Cela n'en reste pas moins un pays ouvert, qui admet les religions du Livre et permet la pratique du christianisme comme de l'islam. C'est aussi, à mes yeux et à ceux des miens, un pays pleinement zanyanais. Tout comme les îles du Kweku, par exemple, l'île d'Aiglantine est une île zanyanaise, aux yeux du Maok. Je respecte bien entendu ton droit à avoir un autre point de vue, néanmoins je t'assure que l'Aiglantine est un partenaire de valeurs, qui a toujours à cœur de favoriser les intérêts zanyanais. Bien que dans les faits le Maok ne participe nullement à la ligne qui reliera Cantha aux côtés wildhorners et au travers elles à une liaison faciles vers l'Aiglantine, nous sommes heureux que celle-ci se mette en place.
Et pour conclure je t'assurerai que je vois bien les intérêts divers qui gravitent autour de cette ligne. Les pays étrangers qui fournissent la technologie ont des intérêts nombreux, financiers tout d'abord, mais le Maok a su convenablement équilibrés ceux-ci, en particulier sur la ligne dont mon pays s'est directement occupée. Je t'assure que les intérêts en jeu ne m'échappent pas, et sont bien négligeables en comparaison des bienfaits politiques et économiques pour le Zanyane, et du bienfait spirituel inestimable, à travers la liaison facilité avec la Terre Sainte, qu'en retireront les maokoriens. »
Posté : sam. juin 25, 2016 6:23 pm
par Vliduj Gak
Manar : En ce qui concerne ce que tu évoques concernant la justice, j'accepte cela.
Je suis moi-même heureux d'entendre que ton pays est assuré contre de tels actes. Je serais curieux de savoir une chose néanmoins, d'où viennent ces pirates que tu me décris ? De notre continent ? Es-tu informé là-dessus ?
Concernant la pauvreté endémique de notre continent, évidemment, si cela a trait à une exploitation ou un pillage venu de l'extérieur, ou même de classes corrompues, cela est condamnable, et nous devons le combattre. Nous évoquions, comme tu l'as compris, la pauvreté en Dieu et la modestie des moyens de subsistance, non l'inégalité. Hélas, mon pays est lui-même encore très peu développé, et je ne peux rien faire pour contrer de tels processus. Néanmoins, je m'engage formellement à être à tes côtés à l'avenir si tu venais à mener des actions concrètes contre ces situations.
Pour la ligne qui parcourra le Zanyane, tu es plus savant que moi, je ne te faisais que part de mon avis. De même pour l'île d'Aiglantine, tout en maintenant que le polythéisme est pour nous ennemi et extérieur au Zanyane, autant que les sociétés coloniales qui ont pu émerger sur ce continent. L'ancienneté, la position géographique, la gentillesse ou la volonté de vivre en paix n'y changent rien, et vivre géographiquement au Zanyane, ce n'est pas pour autant être zanyanais.
Pour ma part, j'ai été ravi néanmoins de discuter de la situation de notre continent avec toi, j'espère qu'il en est de même, et aussi j'aimerais, si tu n'y vois pas d'inconvénient, que nous abordions le chapitre de nos futures relations commerciales.
Posté : dim. juin 26, 2016 2:26 am
par Alwine
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Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok.[/center]
La discussion, bien qu'avançant sur plusieurs fronts, se déroulait bien, et avançait bien, justement, ce dont Ménélok ne pouvait que se réjouir. Buvant une nouvelle gorgée de thé tout en écoutant les réponses de son hôte, il reprit ensuite la parole à son tour pour lui répondre.
Sa Majesté Ménélok IV : « Concernant les pirates, ils viennent d'un peu partout, mais la plupart sont zanyanais en effet. Pendant longtemps, la guerre civile au Wildhorn a nourrit l'activité des pirates locaux, qui avaient beau jeu de profiter de la situation instable pour prospérer, jusqu'à menacer les côtes aiglanaises à un moment. Heureusement, grâce à l'action des pays zanyanais, d'une part, et à l'aide ponctuelle de plusieurs puissances extérieures désireuses de sécuriser leurs échanges, d'autre part, mais aussi et surtout grâce au retour de la paix au Wildhorn, la situation semble normalisée de ce côté là.
Mais malheureusement, ailleurs, la paix n'est pas partout restaurée... il y a encore trop de pays où prendre la mer pour vivre de rapine était un choix raisonnable. Je soupçonne que le conflit cécopien a généré une bonne partie de la piraterie qui a affligé le littoral oriental, même si je n'en ai aucune preuve, je l'avoue : chaque partie avait beau jeu de favoriser l'éclosion d'une activité de piraterie contre ses ennemis. Mais les équipages que nous avons capturé venaient d'un peu partout le long de la côte, partout où la pauvreté, la violence et le manque de spiritualité ont poussé les hommes à se faire brigand plutôt qu'à rester avec leurs familles.
Aujourd'hui heureusement, les choses vont mieux, comme je l'ai dis, mais je pense hélas que nous ne serons à l'abri des pirates que quand les raisons de piraterie auront disparu... les moyens du Maok eux-mêmes sont encore bien faibles, hélas, mais je suis certain qu'avec l'aide des nations de bonnes volontés nous pourrons y parvenir. Je suis plus que heureux de savoir que l'Ajdabiya fera partie de ces nations de bonnes volontés si l'occasion s'en présente, d'ailleurs, quoique je n'ai jamais eut de véritable doute à ce sujet, bien entendu.
Sache que je ne me prétend pas plus savant, loin de moi cette idée, mais je voulais te rassurer quand aux tenants et aux aboutissants du Tranzanyanais, ce qui j'espère sera chose faite. Concernant l'Aiglantine hé bien je pense que nous garderons donc une divergence à ce sujet, hélas. Pour moi sont zanyanais les fils et filles de ce continent, au-delà de leur foi, même si bien évidemment je ne peux qu'espérer que notre sainte terre zanyanaise, notre continent qui accueillit les pas de tant de prophètes, finisse tôt ou tard par ne plus connaître le mal du paganisme, cela va de soit.
La discussion m'a ravit également, bien entendu ! Concernant le commerce, hé bien... y a-t-il des produits spécifiques dont les tiens auraient besoin, en provenance du Maok ? Ou quelque chose que tu souhaiterais proposé spécifiquement à l'exportation ? Si non, je pense que nous pouvons tout simplement ouvrir les échanges entre nos pays et nous mettre d'accord sur le régime de taxes à mettre en place sur ces échanges, qu'en dis-tu ? Si cela t’agrée je proposerais un taux progressif en fonction de la rareté des produits échangés dans le marché d'arrivée. »