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Traditions, société et mœurs[/center]
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Philosophie et organisation sociale[/center]
La philosophie et la culture tosakienne n’ont rien en commun avec celles existantes ailleurs dans le monde ; il s’agit d’une conception unique de la société, propre au processus de développement culturel de Tosaka.
La population du royaume est répartie en castes sociales hiérarchisées entre elles. En dehors de la famille royale et de la noblesse, ces "castes" n'ont rien de commun avec ce qui est répandu dans les autres systèmes sociaux hiérarchisés. En effet,
l'appartenance à une caste ne dépend pas de la naissance - une lignée fini souvent par dégénérer - mais de l'éducation reçue ; ainsi, la sélection se fait dès le plus jeune âge en fonction d'un examen individuelle très poussé, chaque jeune tosakien rejoignant la caste correspondant à son "
profil axiologique". De plus, il est tout à fait possible qu'un membre d'une classe ne s'oriente pas vers ce qu'il lui a été destiné. Ainsi, un simple bourgeois peut obtenir un poste politique élevé, tandis qu'un esclave peut devenir un écrivain de renommé - bien que seul le maître récolte les gains. Bien que les castes sociales soient prédéfinies et théoriquement immuables, il n'est pas rare que certains changent d'orientation en fonction de leur mérite - seulement, un statut juridique est affilié à chaque caste, et quiconque voudrait s'émanciper de cette dernière serait affecter de tant d'entraves judiciaires, politiques ou sociales qu'il lui faudrait une volonté d'acier pour accéder à sa prétention. Et quiconque a une volonté d'acier mérite l'accession à ce qu'il désir.
Au sommet donc, se situe
la caste des philosophes et prêtres Kamistes, maîtres spirituels du royaume et élevés dans des conditions physiques et mentales très fermes, en vue de perpétrer un type d’homme supérieur apte à développer les domaines clés de la société. Leur rôle est de façonner et d'entretenir la spiritualité et la culture tosakienne ; ils sont notamment en charge de l'éducation, de la diffusion littéraire et télévisuelle, etc.
De cette caste est issu un roi dont la famille constitue une caste à elle seule, qui, bien que liée aux Kamistes, a une autorité partielle sur celle-ci et totale sur toutes les autres castes. Le contrôle du roi sur les Kami est toutefois limité puisqu’un code ancestral et intouchable défini clairement les prérogatives et les limites du pouvoir spirituel sur le temporel. Les représentants des prêtres Kami se constituent en un cercle élu baptisé le Haut-Conseil et dirigé par le Haut-Prêtre du royaume.
En dessous se situe
l’aristocratie Eso, caste principalement composée de grands intellectuels et de chefs politiques. Chaque circonscription du royaume est soumise à l'autorité d'un noble, qui a lui-même a son service une pléthore d'aristocrates, le niveau le plus mince étant celui de la ville.
Directement subordonnés aux Eso sont
les Bayago, la caste guerrière plébéienne. Les Bayago, bien qu'ayant un statut et une éducation strictement réduite aux arts militaires et à la philosophie guerrière, sont toutefois continuellement honorés dans la société tosakienne où le culte de la guerre et de l’homme belliqueux a une place très importante ; ils sont formés par les prêtres Kami à un entraînement philosophique et morale très rude et suffisamment profond pour en faire des soldats hors pairs. Rares sont les Bayago parvenant à se hisser au commandement ; la majorité compose la masse de soldat, dirigée par la caste noble.
Ensuite viennent
les Sentaï, composant la caste bourgeoise et marchande qui détient le monopole des entreprises, bien que directement soumises à la législation et à l'autorité des nobles. Les Sentaï, bien que hiérarchiquement plus élevé que d’autres classes, sont globalement répudiés par la société, et le régime les observe d’un œil méfiant. Considéré comme potentiellement malhonnêtes et nuisibles à la santé du pays, les Sentaï sont strictement encadrés par la loi et la police d’Etat. Ainsi, bien souvent il s'agit de dirigeants d'entreprises directement ou indirectement sous le contrôle des autorités royales, les réduisant presque à un rôle de fonctionnaire. Cette méfiance vient du fait que les Sentaï sont affiliés au commerce, et le commerce au matérialisme, valeur médiocre dans la philosophie kamique.
Les Sentaï-Fu, au même rang hiérarchique que les commerçants, sont les propriétaires terriens. Ils sont détachés de la classe bourgeoise classique puisque bien plus accepté dans la société ; le royaume a toujours légiféré en faveur de l’agriculture et de l’exploitation de la terre, souvent considéré comme pilier fondateur de la société.
Enfin, viennent
les Juchku, la caste la plus basse de la société. Considéré comme des esclaves sans droits, ils ont pour tâche d’exécuter toutes les missions les plus ingrates nécessaire au fonctionnement de l’ensemble ; ils peuvent être soumis et travailler pour n’importe quelle caste sociale, de la famille royale jusqu’au propriétaire terrien. Classe de "bourreaux de travail", les plus inefficaces sont envoyés dans des camps de travail où ils travailleront sans relâche jusqu'à la mort.
Une caste à part est constituée des
Shinriku, composée exclusivement de soldats robustes dressés depuis la naissance pour le combat. Constituée de soldats d’élite sous les ordres directs du roi, cette caste n’entre pas dans la hiérarchie sociale et ses membres n’ont aucune identité propre.
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Système éducatif tosakien[/center]
Comme déjà décrit, le système éducatif tosakien repose sur une base simple : la hiérarchie des profils axiologiques. Ce système est entièrement contrôlé par la caste philosophique, permettant ainsi une formation complète de l'esprit. A sa naissance, l'enfant tosakien est laissé à l'éducation de ses parents, jusqu'à ses quatre ans. Arrivé là, il entre à la "Petite enfance", l'école universelle du royaume où chaque enfant, excepté ceux de la famille royale et de l'aristocratie, sont un jour envoyé. Après trois ans de formation basique où les enfants apprennent à lire, à écrire, à se concentrer, à s'exercer physiquement, à créer artistiquement (via des dessins...) et à obéir aux instituteurs, ils sont ensuite soumis à des évaluations psychologiques et physiologiques très profondes, basées sur des critères élaborés par les plus grands philosophes kamiques du royaume. Une fois les tests passés, les enfants sont envoyés durant un an pour un "stage axiologique" avec des élèves présentant les mêmes affinités psychologiques. Formés à l'excellence intellectuelle et morale (attention, la morale kamique diffère totalement de celle existant ailleurs, ainsi par exemple tuer autrui, bien que cela reste généralement condamné pour des raisons évidentes, peut être tout à fait légitimé par les circonstances), les élèves subissent, à l'issue de cette année de formation, de nouvelles évaluations approfondies.
Le premier cycle est ainsi achevé : l'enfant va alors sur ses neuf ans et est envoyé dans une des quatre catégorie d'écoles royales.
- La première est celle des "Echanges" et correspond grossièrement à la caste Sentaï, c'est-à-dire qu'il s'agit d'une école destinée à dresser la frange économique du pays. Elle est fondée sur la capacité des élèves à s'intéresser aux autres, à comprendre les mécanismes et les échanges de la société... Y sont principalement formés les futurs détenteurs des secteurs clés de l'économie, mais permet également de déboucher sur les métiers du journalisme, de la traduction, de la sociologie... Il s'agit de l'école la plus répudiée du royaume (au vue de l'image que le commerce matériel dégage), mais également la deuxième plus difficile, et forme les élèves jusqu'à leurs vingt ans.
- La deuxième est celle de la "Force" et constitue l'école la plus répandu chez les jeunes élèves. Elle se base sur la capacité des enfants à se battre, à détenir des aptitudes physiques et mentales robustes, à se dévouer à la patrie et à l'honneur - et, moins glorieusement, à leur inaptitude à se détacher de la masse. Formés aux activités physiques et à la culture nationale, les élèves sortant de cette école sont bien souvent destinés à la carrière militaire ou aux services publics. Il s'agit de l'école "moyenne", qui forme les élèves jusqu'à leurs dix-huit ans.
- La troisième est celle du "Travail" et est réservée, disons-le, aux plus simples d'esprit qui s'avèrent même incapables de respecter les traditions et de se battre pour la patrie. L'éducation y est extrêmement sévère et rigoureuse ; l'obéissance y est une condition imprescriptible. Chaque décennie, on peut recenser au moins un cas d'enfant mort battu par son professeur. Véritables camp de travail destinés aux enfants, on leur y apprend toutes sortes de travaux manuels d'utilité publique - de la maçonnerie à la pêche, en passant par la cordonnerie, la plomberie... La plupart des enfants sortant de ces écoles disciplinaires et autoritaires intégreront la caste esclave du royaume. A nuancer toutefois ; un esclave détient généralement une bonne condition et, du fait de la haute éducation générale des maîtres, être esclave revient simplement à s'y dévouer. Les sévices physiques et mentales sont si rares que si ils étaient rendus publics, un scandale s'ensuivrait - et personne ne veut de scandales. Les esclaves sont obéissants et les maîtres bons ; voilà une société bien formée. Cette école forme les élèves jusqu'à leurs seize ans.
- La quatrième et dernière est celle de la "Pensée", c'est la plus raffinée de toutes les écoles. Formant aux arts, aux sciences et à la philosophie, elle sélectionne ses élèves selon des critères essentiellement fondés sur le potentiel de l'esprit. Y sont inculqués toutes les valeurs profondes de la pensée et de la culture kamique, le fonctionnement originel de cette société, mais également des autres, qui sont bien évident souvent discréditées par certains professeurs. Les enfants issus de cette école, une fois l'esprit formés à l'excellence jusqu'à leurs vingt trois ans (voir plus), sont redirigés vers la caste kamique qui offre une multitude de possibilités.
Inutile de préciser qu'il existe un écart immense entre les écoles qui sont totalement inégalitaires. L'enfant intégré à l'école du Travail n'aura une culture et un esprit formé qu'au travail et à l'obéissance ; il ne sera qu'un objet d'utilité public permettant la formation des esprits supérieurs.