Posté : jeu. mars 31, 2016 11:35 am
Chambre du doge, le 30 septembre 2029
Les valets introduisirent les médecins de la Fédération Transnationale jusque dans la chambre du Doge. Cela avait demandé de nombreux jours afin d'obtenir les autorisations, car des huissiers s'étaient dressés sur le chemin des étrangers. Seuls les Stalagmantins de sexe mâle avaient le droit, normalement, de pénétrer dans les appartements privés du Doge. Mais, au vu de la situation, il était nécessaire de transgresser cette règle. La corruption étant inefficace sur les huissiers, il avait fallu user de trésors d'imagination et de diplomatie pour convaincre ces cerbères du bien-fondé de leur mission. Et en ayant trouvé quelques incertitudes au niveau des règles régissant l'entrée de la chambre, la délégation médicale avait finalement pu entrer.
Une batterie d'aide-soignants étaient déjà autour du lit contenant le chef de l’État. Ce dernier ne payait vraiment pas de mine. D'ordinaire, même en habit d'apparat, entouré de tout le luxe, le faste et le décorum stalagmantin, il avait donné l'image d'un moribond souffreteux. Mais désormais, seulement en chemise de nuit dans son lit, il avait une apparence pathétique.
Les joues creusées, le teint pâle, la barbe grisâtre et filasse, les orbites creusés, les lèvres bleutées, les mains décharnées, on aurait pu le prendre pour mort si n'était le faible soulèvement de son torse au rythme lent de sa respiration. Un nombre incalculable de tuyaux et fils le reliait à différentes machines qui permettaient de le maintenir en vie. Et même si l'aspect vétuste et obsolète de ces machines pouvait faire peur, on pouvait voir qu'elles faisaient leur travail de manière efficace. Mais il ne fallait pas être grand clerc pour voir que les signes vitaux ne donnaient plus beaucoup d'espoir.
« Voilà, fit l'abbé de Sant'Anamo. Nos moyens et nos connaissances ont atteint leur limite. C'est là que nous vous le laissons. Vous avez absolument le champ libre pour tenter de le tirer de cette situation. Vous avez notre entière confiance, mais, surtout, gardez tout ce que vous découvrirez sur lui secret. Nous n'aimerions pas que la communauté internationale puisse utiliser ces informations contre nous.
Dieu vous garde et vous aide dans votre mission. »
Les valets introduisirent les médecins de la Fédération Transnationale jusque dans la chambre du Doge. Cela avait demandé de nombreux jours afin d'obtenir les autorisations, car des huissiers s'étaient dressés sur le chemin des étrangers. Seuls les Stalagmantins de sexe mâle avaient le droit, normalement, de pénétrer dans les appartements privés du Doge. Mais, au vu de la situation, il était nécessaire de transgresser cette règle. La corruption étant inefficace sur les huissiers, il avait fallu user de trésors d'imagination et de diplomatie pour convaincre ces cerbères du bien-fondé de leur mission. Et en ayant trouvé quelques incertitudes au niveau des règles régissant l'entrée de la chambre, la délégation médicale avait finalement pu entrer.
Une batterie d'aide-soignants étaient déjà autour du lit contenant le chef de l’État. Ce dernier ne payait vraiment pas de mine. D'ordinaire, même en habit d'apparat, entouré de tout le luxe, le faste et le décorum stalagmantin, il avait donné l'image d'un moribond souffreteux. Mais désormais, seulement en chemise de nuit dans son lit, il avait une apparence pathétique.
Les joues creusées, le teint pâle, la barbe grisâtre et filasse, les orbites creusés, les lèvres bleutées, les mains décharnées, on aurait pu le prendre pour mort si n'était le faible soulèvement de son torse au rythme lent de sa respiration. Un nombre incalculable de tuyaux et fils le reliait à différentes machines qui permettaient de le maintenir en vie. Et même si l'aspect vétuste et obsolète de ces machines pouvait faire peur, on pouvait voir qu'elles faisaient leur travail de manière efficace. Mais il ne fallait pas être grand clerc pour voir que les signes vitaux ne donnaient plus beaucoup d'espoir.
« Voilà, fit l'abbé de Sant'Anamo. Nos moyens et nos connaissances ont atteint leur limite. C'est là que nous vous le laissons. Vous avez absolument le champ libre pour tenter de le tirer de cette situation. Vous avez notre entière confiance, mais, surtout, gardez tout ce que vous découvrirez sur lui secret. Nous n'aimerions pas que la communauté internationale puisse utiliser ces informations contre nous.
Dieu vous garde et vous aide dans votre mission. »