Posté : mer. mars 30, 2016 2:51 pm
[center]Rencontre entre l'Union Rédemptoriste de Rostovie et la Sérénissime République de Stalagmanque
A propos de la délégation de la défense de Stalagmanque à la Rostovie
Stalagmanque (S.R. de Stalagmanque), le 29 septembre 2029[/center]
Il pleuvait aujourd'hui. Don Cipiglio avait espéré que le temps soit aussi clément que pour la réunion de la veille avec Dalmazzo Filiberti, le diplomate Fiémançais. Mais on ne peut pas gagner à tous les coups. Il espérait juste que cela ne mettrait pas la délégation dans de mauvaises dispositions.
L'île de la Cité était toujours inondée, et la pluie n'arrangeait rien. Don Cipiglio trouvait que la place Saint-Luc avait un certain charme, avec les bâtiments reflétant leur image dans l'eau calme, troublée uniquement par les gouttelettes de pluies. Les quelques touristes courageux, prêts à sortir sous ce temps de chien, profitaient d'une place presque vide, que même les pigeons commençaient à déserter.
La corvette officielle s'arrima aux quais de l'île, et Don Cipiglio s'élança vers eux avec une batterie de parapluies pour leur souhaiter la bienvenue :
« Je suis positivement ravi de vous voir arriver sain et sauf et, au nom personnel de chacun des patriciens de Stalagmanque, je vous souhaite, à vous ainsi qu'à votre délégation, la bienvenue chez nous, » dit-il en serrant mollement la main de l'émissaire.
Il donna à chacun un parapluie pour se protéger du mauvais temps puis il guida la délégation jusqu'au Sénat, où l'atmosphère chauffée et feutrée du grand hall fut un réel plaisir. Même dans une situation qui apparaissait inextricable d'un point de vue politique, les bâtiments rayonnaient toujours de splendeur, et la décoration fastueuse du hall restait éblouissante.
Un orchestre de chambre entama l'hymne rostov dès que la délégation fut entrée et eut essuyé ses pieds sur le tapis. Après quoi, chaque sénateur vint saluer l'émissaire et lui serrer la main en lui souhaitant personnellement la bienvenue. Après quoi, la délégation rostove fut guidée jusque dans une salle adjacente.
Au centre trônait une longue table séparant la pièce en deux. D'un côté se trouvaient les chaises confortables destinées à la délégation ; de l'autre, les vingt-deux fauteuils sénatoriaux prévus pour accueillir les séants des illustres patriciens de Stalagmanque. Celui de Don Cipiglio se trouvait légèrement en avant, les autres sénateurs étant censés rester observateurs de la rencontre. Des corbeilles de fruits, des carafes aux couleurs ambrées et de délicats verres couvraient la table, avec quelques dossiers et outils de papeterie.
Les vingt-deux sénateurs s'assirent, faisant face aux Rostovs mais affichant sur leurs figures une mine à la fois tranquille, amicale et anxieuse.
« Je tiens tout d'abord à présenter mes excuses pour cette mise en scène qui peut paraître ridicule, Excellence, commença Don Cipiglio. Mais en raison de l'indisponibilité du Doge, nous sommes obligés de prendre des décisions de manière collégiale, à l'unanimité. De ce fait, il est préférable que l'ensemble du Sénat soit présent pour cette rencontre, afin de permettre une plus grande réactivité de notre part, qui n'est pas déjà, de base, bien grande.
Mais je suis ravi de vous voir ici, et je vous remercie sincèrement, au nom de tous mes confrères, de vous être déplacés jusqu'ici et d'avoir répondu favorablement à notre appel. »
A propos de la délégation de la défense de Stalagmanque à la Rostovie
Stalagmanque (S.R. de Stalagmanque), le 29 septembre 2029[/center]
Il pleuvait aujourd'hui. Don Cipiglio avait espéré que le temps soit aussi clément que pour la réunion de la veille avec Dalmazzo Filiberti, le diplomate Fiémançais. Mais on ne peut pas gagner à tous les coups. Il espérait juste que cela ne mettrait pas la délégation dans de mauvaises dispositions.
L'île de la Cité était toujours inondée, et la pluie n'arrangeait rien. Don Cipiglio trouvait que la place Saint-Luc avait un certain charme, avec les bâtiments reflétant leur image dans l'eau calme, troublée uniquement par les gouttelettes de pluies. Les quelques touristes courageux, prêts à sortir sous ce temps de chien, profitaient d'une place presque vide, que même les pigeons commençaient à déserter.
La corvette officielle s'arrima aux quais de l'île, et Don Cipiglio s'élança vers eux avec une batterie de parapluies pour leur souhaiter la bienvenue :
« Je suis positivement ravi de vous voir arriver sain et sauf et, au nom personnel de chacun des patriciens de Stalagmanque, je vous souhaite, à vous ainsi qu'à votre délégation, la bienvenue chez nous, » dit-il en serrant mollement la main de l'émissaire.
Il donna à chacun un parapluie pour se protéger du mauvais temps puis il guida la délégation jusqu'au Sénat, où l'atmosphère chauffée et feutrée du grand hall fut un réel plaisir. Même dans une situation qui apparaissait inextricable d'un point de vue politique, les bâtiments rayonnaient toujours de splendeur, et la décoration fastueuse du hall restait éblouissante.
Un orchestre de chambre entama l'hymne rostov dès que la délégation fut entrée et eut essuyé ses pieds sur le tapis. Après quoi, chaque sénateur vint saluer l'émissaire et lui serrer la main en lui souhaitant personnellement la bienvenue. Après quoi, la délégation rostove fut guidée jusque dans une salle adjacente.
Au centre trônait une longue table séparant la pièce en deux. D'un côté se trouvaient les chaises confortables destinées à la délégation ; de l'autre, les vingt-deux fauteuils sénatoriaux prévus pour accueillir les séants des illustres patriciens de Stalagmanque. Celui de Don Cipiglio se trouvait légèrement en avant, les autres sénateurs étant censés rester observateurs de la rencontre. Des corbeilles de fruits, des carafes aux couleurs ambrées et de délicats verres couvraient la table, avec quelques dossiers et outils de papeterie.
Les vingt-deux sénateurs s'assirent, faisant face aux Rostovs mais affichant sur leurs figures une mine à la fois tranquille, amicale et anxieuse.
« Je tiens tout d'abord à présenter mes excuses pour cette mise en scène qui peut paraître ridicule, Excellence, commença Don Cipiglio. Mais en raison de l'indisponibilité du Doge, nous sommes obligés de prendre des décisions de manière collégiale, à l'unanimité. De ce fait, il est préférable que l'ensemble du Sénat soit présent pour cette rencontre, afin de permettre une plus grande réactivité de notre part, qui n'est pas déjà, de base, bien grande.
Mais je suis ravi de vous voir ici, et je vous remercie sincèrement, au nom de tous mes confrères, de vous être déplacés jusqu'ici et d'avoir répondu favorablement à notre appel. »