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Posté : mar. mars 29, 2016 7:44 pm
par Leraptopes
Rencontre diplomatique Aiglantine-Thorval
28 Septembre 2029


[quote]
[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=631843aroport2.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/631843aroport2.png[/img][/url]

Les évènements extraordinaires requièrent des moyens extraordinaires. C’est ainsi que l’on pouvait résumer le plan théorique de déroulement de cette rencontre qui marquerait l’histoire, cette même histoire qui accusait coup sur coup de nouvelle dates clés qui seront consignés dans les manuels d’histoires des jeunes étudiants et des professeurs vétérans. L’aura fabuleuse que dégageait le Royaume du Thorval et en fait principalement concentré sur sa reine, Sa Majesté Annabelle II, avait de quoi intimider les dirigeantes aiglanaises qui s’apprêtaient à la rencontrer en personne. Parce qu’il s’agissait d’un pays incontournable de l’Alméra et globalement, du monde entier, et parce que le Thorval s’inscrivait dans la liste des pays vertueux du monde de par l’image qu’ils véhiculaient sur la scène internationale, on avait entrepris du côté des aiglantins d’ouvrir le dialogue pour, premièrement, faire connaissance et se présenter en tant que bon voisin de palier, et deuxièmement pour nouer des liens assez fort espérait-on pour pouvoir avancer sereinement vers l’avenir aux côtés d’amis et de gens agréables.

Et parce que Sa Majesté Annabelle II était aimée et respectée dans le monde entier, une épée de Damoclès sembla se dessiner au-dessus de la tête des officielles, qui peinaient encore un peu à réaliser à qui elles allaient devoir affaire. D’autant plus qu’un léger vent de panique avait soufflé lors de la visite de la Princesse Royale Valeska d’Hohenhoff, dont les racines royales déstabilisaient quelques peu les aiglanaises justement. On s’était préparé et renseigné longuement auprès de cette dernière, du Royaume de Maok et même de la Principauté du Viertenstein afin de se sevrer de cette peur quoi qu’un peu fondé. On imaginait les pires scénarios possibles : faux-pas dans la discussion, voiture en panne au milieu de l’autoroute, chute accidentelle, allergie à un met, étouffement, incendie à l’Hôtel, crash d’avion, attentat, tremblement de terre et même attaque surprise d’un sous-marin nucléaire de la Main noire, la douce paranoïa qui gangrénait le cœur d’Aldelheid avait au moins un avantage : On serait prêt à tout, vraiment tout. Toutefois ses deux comparses ne manquaient pas de la rappeler à l’ordre et elles se chargeaient du déroulement de la rencontre, histoire de ne pas mobiliser les sept millions de réservistes dans la seule ville de Rochard.

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=173588aroport1.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/173588aroport1.png[/img][/url]

Rochard, et non Balthazard, car il était nécessaire de s’adapter à l’arrivé de la délégation Thorvaloise. Tous ne pouvaient qu’applaudir le geste, Sa Majesté prendrait un vol long-courrier Ardusted-Hochburg, puis Horchburg-Girard Geld, l’aéroport international d’Aiglantine à l’ouest de Rochard dans le Désert-des-Amélies. Outre le bilan carbone bien moindre qu’un tel voyage allait occasionner en comparaison de l’affrètement d’un appareil, c’était aussi pour le symbole que l’on respectait la Reine. Dans l’idée, on pensa qu’il s’agissait de la volonté propre de la représentante royale de ne pas s’élever au-dessus des autres personnes malgré son statut. Mais il ne s’agissait après tout que d’une hypothèse, une vision des choses, une bonne vision des choses.

Des ordres très précis avaient été donnés quant à la protection des passagers, de la délégation et des occupants du terminal, bien qu’ils ne différaient finalement pas tellement du niveau de sécurité actuel de l’aéroport. La présidente, Adelheid Friedburg, la Secrétaire Générale Joséphine Mercier et la Secrétaire des Affaires Étrangères, Françoise Deschamps, se tenaient assise sur un banc dans le hall d’attente, entouré de nombreux autres passagers de nationalités diverses et variées. Seules les aiglantins notifiaient leurs présences, ainsi que quelques touristes étrangers ayant suivi quelque peu l’actualité aiglanaise. Dilué dans la masse mais néanmoins entourés de gardes nationaux, elles patientaient jusqu’à l’arrivé de la délégation Thorvaloise.[/quote]

[Annonce en fiémançais, en quantarien puis en Adélien]
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, les passagers du vol Air Oceania 1615 à destination de Wellington W.I.A sont priés de se rendre porte E pour embarquement, merci ! »

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse]

« Combien de temps ? »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, fixant sa montre]
« L’avion arrive à moins dix, il devrait être en train d’atterrir. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Adelheid, du calme, nous sommes tous en sécurité, ne t’en fait pas. Tu n’as aucune raison d’avoir peur. »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« Et Sa Majesté est peut-être une grosse pointure, mais c’est une personne comme toi. En plus elle est réputée gentil, alors calme toi. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, fâchée]

«A quoi cela sert-il d’inviter des gens si c’est pour craindre de les rencontrer après, c’est insensé ! »

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse]
« Cela ne concerne que moi et moi seule. Et ce n’est pas que je n’ai pas envie de la voir, loin de là puisque c’est moi-même qui lui ai écrit, mais je crains toute sorte de choses et en particulier de la mettre mal à l’aise, de passer pour une conne, ou encore de lui manquer de respect par accident. Et il n’y a pas que ça. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, fâchée]

«Je t’ai déjà dit que le Thorval n’est pas aussi protocolaire que tu pouvais le penser. On ne te demande pas de ramper et de lui embrasser les pieds, mais bien de la vouvoyer et de l’appeler Madame. »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« Adelheid n’aime pas la foule, Françoise. C’est ce qui la met mal à l’aise. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«Ah bon ?! »

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse]
« Maintenant je te prierais de le garder pour toi… »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, surprise]
«Mais pourquoi ne m’avoir jamais rien dit ? »

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse et essayant de sourire]
« Mais parce que je n’en ai jamais eu l’occasion, c’est bien la première fois que l’on attends ensemble au milieu de tant de gens… »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, réfléchissant]
«Oh…oui…c’est vrai…et bien pardonne moi.»

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse et essayant de sourire]

« Ce n’est rien. »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]

« Adelheid, je suis persuadée que la Reine Annabelle est une belle personne, sinon cela reviendrait à dire que la Terre entière nous a mentis alors…le temps du voyage, réponds à ses questions, pose à ton tour des questions d’ordre générale... »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse]
«Pas d’ordre privé, c’est important !»

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse]
« …soit polie et gentille, voilà tout. Je te signale au passage que tu discutes souvent avec un Sarkan sans la moindre gêne, alors que NOUS sommes d’habitude dans ta situation aujourd’hui lorsque l’on souhaite s’adresser à l’un d’entre eux.»

[Adelheid Friedburg, Présidente, nerveuse et essayant de sourire]
« Ce n’est pas pareil, c’est un membre de ma famille. Je n’ai pas cette appréhension. »

[Annonce en fiémançais, en quantarien puis en Adélien]
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, Le vol AdlerFlugzeug 683 en partance d’Hochburg et à destination de l’Aéroport International Girard Geld vient d’atterrir. Débarquement prévu porte C, merci !»

[alb]Les panneaux d’affichages géants de la salle se mirent à jour, chaque lettre claquait les unes après les autres pour inscrire les informations des vols en courts, et le mot « posé » s’afficha sur le vol Hochburg-Girard Geld. Les trois femmes, très élégamment habillé et impeccablement coiffées se levèrent en même temps, immédiatement suivis par les gardes.[/alb]

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, souriante]
«Allez ! Il fait beau, il fait chaud, c’est un jour parfait pour une rencontre royale!»

[alb]«Ô Balthazard, merci pour ta bienveillance. » Pensa la Présidente en levant brièvement les yeux au ciel qu’elle pouvait apercevoir par l’immense surface vitré du plafond.[/alb]

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, pressé]
« Allez ! Hop hop hop ! Ne perdons pas de temps ! »

[alb]Quelque mètre plus loin et un étage plus haut, elles se tinrent bien droite devant le portique de sortie, et elle attendirent, scrutant le couloir encore vide de passager. Le panneaux d'affichage se mit à jour une nouvelle fois, arborant le message "Débarquement".[/alb]

Posté : mer. mars 30, 2016 1:27 am
par Zaldora
[justify]Le parcours tint du périple à cause de l'absence de flotte gouvernementale. Il fallut d'abord voler plusieurs heures jusqu'à Hochburg avant d'à nouveau prendre les airs direction l'Aiglantine. Le désagrément fut néanmoins tout relatif grâce au confort et aux services de la première classe, entièrement réservée à la délégation thorvaloise. Les heures défilèrent à bon rythme, qui bava en faisant la sieste, qui lut de bons livres, qui discuta de thèmes aussi banals que passionnants, qui enfin se délecta des excellentes bouteilles que les hôtesses eurent à proposer. Enfin arrivés à bon port, les Thorvalois attendirent, patiemment, la sortie des passagers, avant de faire pareil. Chacun eut l'étrange sentiment de poser le pied à l'autre bout du monde, sur une très lointaine contrée. Pour l'Aiglantine, la reine choisit d'arborer une longue robe à la fois élégante et légère car il faisait doux et le soleil brillait. C'est elle qui se présenta la première, avec son ministre des affaires étrangères juste derrière. La reine esquissa un sourire et hocha la tête pour saluer.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Mes bonjours à madame la présidente, ainsi qu'à ses fidèles amies, mesdames Mercier et Deschamps. Très enchantée de vous connaitre. Nous avons beaucoup réfléchit et quelque peu improvisée, mais espérons que ces présents vous plairont. »

Fusil à l'épaule et glaive au coté gauche, trois gardes en uniforme approchèrent, portant chacun un objet. Au fur à mesure que la reine expliquait, chacun mettait le cadeau à la vue de son récipiendaire. Adelheid Friedburg reçut une [url=http://www.automates-boites-musique.com/PhotosUpload/4185_photo_3.jpg]boite à musique[/url] en bois précieux avec marqueterie de fleurs finement ouvragée. Celle-ci contenait 140 lames et 25 mélodies des plus belles compositions d'opéra du Thorval, ainsi que de la célèbre Soffitta de Stalagmanque. A son tour, la Secrétaire Générale fut gratifiée d'un [url=http://www.anticstore.com/DocBD/commerce/antiquaire/galerie-de-cicco-564/objet/48312/AnticStore-Large-Ref-48312.jpg]pendule au thème zanyanais[/url] en bronze patiné et dont la base comprenait des motifs dorés. Et enfin pour Françoise Deschamps, une [url=http://image.noelshack.com/fichiers/2016/13/1459300603-m0852-892-1-341-c2009-0343.jpg]huile sur toile de grandes dimensions[/url], peinte au XVIIe par Asger Balsgård, vue d'artiste d'un paysage d'hiver au Thorval.[/justify]

Posté : dim. avr. 10, 2016 3:40 pm
par Leraptopes
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=921351Dlgation1.png][img]http://img11.hostingpics.net/pics/921351Dlgation1.png[/img][/url][/center]
[alb][center]Adelheid Friedburg, Présidente - Joséphine Mercier, Secrétaire Générale - Françoise Deschamps, Affaires Étrangères et Cultures[/center][/alb]

[alb]Les nationalités des premiers passagers à débarquer de l’avions étaient répartis en proportion égale entre aiglanaines et Viertensteinoises, ils étaient aisément reconnaissable à leurs tenues vestimentaires qui différeraient de par les couleurs, les coupes et les matières utilisés. Tous furent guidés sur un itinéraire pré-établis afin de rapidement laisser le champ libre à la délégation Thorvaloise, bien que cela revenait simplement à tourner à droite en sortant afin d’éviter un effet de masse devant le couloir d’accès à l’appareil. Car c’est bien cela qui se produisit, plutôt que d’accéder directement à la salle de récupération des bagages, la plupart des passagers ralentissaient, s’arrêtaient, voir stationnaient dans les grands couloirs suite à la propagation des rumeurs les plus folles, comme quoi Annabelle II du Thorval auraient peut-être prit le même appareil pour voyager. La présence de nombreux policier, de quelques journalistes et des représentantes politiques aiglanaises pour ceux qui les reconnurent et les saluèrent semblaient bel et bien les confirmer. Mais les forces de l’ordre les invitaient à continuer leur chemin, pour des raisons de sécurité évidemment.[/alb]

[Un policier, fort et indiquant le chemin à suivre]
« Mesdames, Mesdemoiselles, Messieurs, ne stationnez pas dans les couloirs s’il-vous-plaît, allez récupérer vos bagages ! Ne Restez pas dans les couloirs ! »

[alb]Ainsi chose faites, non sans devoir patienter quelques minutes, on vit une hôtesse apparaitre au bout du couloir, charmante et élégantes, invitant aimablement la délégation thorvalienne à ouvrir la marche et rejoindre le hall. C’est à ce moment précis que la reine apparut, très joliment habillée, et accompagnée du Ministre Royale des Affaires étrangères, Henning Mygdal, ainsi que de quelques gardes.

Les trois aiglanaises sourirent chaleureusement, et effectuèrent une petite courbette respectueuse, main gauche sur le cœur, en signe de salut et de réponse. Elles écoutèrent avec attention leur convive de marque, un peu prise de court dans le déroulement des évènements et incroyablement surprise par son enchaînement. Il fut difficile de cacher leur étonnement quant à cet acte si spontané et qu’elles qualifiaient de gentil et respectueux. Silencieuse et sous l’œil des journalistes, Adelheid, puis Joséphine, et enfin Françoise reçurent tour à tour des œuvres d’art d’une rare beauté, véritable témoignage du savoir-faire thorvalois. En fait, elles eurent de plus en plus de mal à dissimuler leur gênes, touchées par la qualité des cadeaux. Mais elles eurent aussi bien plus de mal à dissimuler leur joie. Elles ne manquèrent pas de remercier respectivement les gardes qui leurs avaient portés ces présents, avant d’enfin, prendre la parole. (Traduites en Thorvalois par les traducteurs présent)[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, enjouée, sérieuse et un peu déstabilisée]
« Votre Majesté, Herr. Mygdal, je ne sais par où commencer. D’une part je souhaiterais vous souhaiter la bienvenue en Aiglantine, d’autre part vous exprimer ma…- notre – plus profonde gratitude à la fois pour nous avoir honoré de votre déplacement, et ravie de ces somptueux présents. Je suis encore étourdi, agréez mes excuses. Oui, Madame, Messieurs, nous vous souhaitons la Bienvenue dans notre pays, et nous espérons que votre séjour parmi nous vous sera des plus agréables et mémorables ! »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, enjoué et souriante]
« Nous y veillerons personnellement et ferons tout ce qui est en notre pouvoir pour que cela soit le cas ! »

[Adelheid Friedburg, Présidente, enjouée, sérieuse et reprenant de l’assurance]
« Absolument ! Ensuite, nous espérons que votre voyage s’est déroulé sans encombre et que ni le changement de latitude, ni le décalage horaire ne vous sont trop dommageable. Nous-même ainsi que notre personnel sommes à votre entière disposition pour toutes demandes…ceci est également valable pour tous vos accompagnants, gardes compris.

Enfin…»


[alb]Les trois femmes se regardèrent brièvement.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, enjouée, sérieuse et un peu gênée]
« Je m’excuse auprès de la langue quantarienne – et également fiémançaise en réalité – je ne puis trouver les mots justes. N’allez pas croire que nos réactions sont disproportionnées, mais cela nous touche beaucoup, sincèrement. Nous vous remercions pour votre considération. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangères, souriante, enthousiaste et sérieuse]
« Je partage l’avis de Madame la Présidente, sincèrement ! Nous souhaitions aussi vous gratifier de modestes présents, cependant nous ne les transportons pas à l’instant et j’en suis navrée. Pour des raisons pratiques, nous les avons conservés à l’Hotel à Rochard. C’est en effet là-bas que nous avons prévus de nous installer pour cette rencontre diplomatique ! Je tenais juste à la précisé, afin que nul fausses idées ne vous traverses à tous l’esprit pour ne pas vous avoir retourné la faveur dans l’immédiat. »

[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse et intérogative]

«Nous prendrons le train pour se faire, le trajet devrait durer une quinzaine de minutes. Cela vous sied-t-il ? C’est encore le moyen le plus rapide et le plus confortable pour nous rendre à Rochard.»

[alb]Les Photographes immortalisaient la scène de manière discrète et raisonné, tout en économisant les (nombreuses) pellicules qu’ils détenaient pour couvrir la rencontre.[/alb]

Posté : lun. avr. 11, 2016 3:03 pm
par Zaldora
[justify]Le professeur Mygdal et Annabelle II savourèrent l'instant. Contempler le ravissement de leurs interlocutrices était un plaisir. Ils regardèrent autour et furent frappés par le calme des journalistes et des photographes. Était-ce Sa Majesté qui les rendaient timides ? Étaient-ce la stature des gardes qui les impressionnaient ? Ou était-ce l'isolation, qui permit à la presse locale de maintenir ses propres vertus et de ne pas céder au cannibalisme du journalisme moderne ? Avant que Adelheid Friedburg ne prenne la parole, un frère mineur tonsuré à l'ancienne se glissa au coté de la reine. Il avait une trentaine d'années et portait l'habit brun des franciscains, une corde en guise de ceinture, de laquelle semblait pendre un chapelet, et des sandales aux pieds. Il appartenait à l'ordre mendiant des frères mineurs et vivait entièrement de la charité publique. Ces journées se divisaient entre prédications, prières et cours d'astronomie et de philosophie donnés bénévolement à l'université Saint Michel. Le frère Herluf n'acceptait pas de rémunération car lui et ses congénères ne possédaient rien (de rien), autant individuellement que collectivement, et avaient fait vœu de pauvreté. Il écouta, attentif, les Aiglanaises, avant d'effectuer la traduction en thorvalois standard.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Nous ne pouvons que louer votre sens de l'hospitalité et l'attention que vous portez à notre égard. Avant que nous ne montions en train, je tenais à vous présenter Herluf. Il sera notre traducteur et conseiller au cours de la visite. »[/justify]

Posté : sam. avr. 23, 2016 2:30 pm
par Leraptopes
[alb]La joyeuseté journalistique aiglanaise habituelle avait quelque peu été écarté pour laisser place à un professionnalisme hors-pair (mêlée certainement à un mélange de respect profond, d’une pointe de crainte et d’un soupçon d'admiration) . Les quatre journalistes - deux photographes, une journaliste et un technicien audiovisuel (pour ne pas dire caméraman) - avaient été scrupuleusement sélectionnée par leurs maison de presse respective pour couvrir la rencontre. Car au contraire! Loin d'être timide, l'isolation des aiglantin avait mené à une pratique du journalisme unique! Une presse active et euphorique, bruyante et vive, comme en marge d’un somptueux tapis rouge. Mais la bonne humeur et l'enthousiasme des journalistes aiglantins pourtant parfaitement répandu et accepté telle LA façon de faire par excellence avaient vraisemblablement de quoi intriguer, surprendre, voir pire, choquer ou outrer les interlocuteurs étrangers. Or c'était bien la dernière chose que l'on eut souhaité! Ce fut naturellement dans un soucis de bien-être que cette dernière fut éloigné de l’épicentre de la rencontre. Toutefois, cette même presse locale était juste éloignée et non écarté de cet événement historique...

Tous avaient notifié la présence du Frère traducteur aux côtés de la Reine, les trois représentantes identifièrent son appartenance à l'Eglise grâce à la croix apparente pendante à sa ceinture, l’habit en lui-même leur étant inconnue. C'était donc avec bienveillance, du fait de la difficulté de la tâche, que les aiglantins s'exprimaient le plus clairement possible tout en articulant. Du côté des locaux justement, trouver un locuteur à la fois Thorvalien et quantarien (ou fiémançais) n’était, à priori, pas une mince affaire. Cependant les choix s'étaient rapidement orientés vers les quelques écoles viertensteinoises des Pères Ignatiens de Stricte Observance implantées sur le territoire, dont plusieurs professeurs répondaient aux critères recherchés. C'était donc trois Père, élégamment vêtu de costumes sobres, qui assureraient côté aiglantin la bonne compréhension de la discutions. A noter qu'il était quasiment impossible de deviner la confession des trois hommes, lois et constitution oblige.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"Et bien, enchantée Herr.Herluf!"

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, souriante]
"Enchantée!"

[Françoise Deschamps, Secrétaire des affaires étrangères, souriante]
"De même! Nous tâcherons de parler audiblement et distinctement afin de vous faciliter le travail! N'est-ce pas mesdames?"

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et regardant brièvement Françoise]
"Tout à fait! N'hésitez surtout pas à nous arrêter et à nous faire répéter en cas de soucis, je vous en prie! Et puisque le temps est aux présentations, je serais impolie de ne pas introduire les personnes sans qui nous ne pourrions communiquer. "

[alb]De gauche à droite, un à un, elle présenta les traducteurs viertensteinois qui saluèrent chacun leur tours en thorvalien en tirant la révérence.[/alb]

« Voici Herr.Gäemenssen »

[August Gäemenssen, Père Ignacien et traducteur, avec respect et en Thorvalien]
« Votre Altesse. »

[Adelheid Friedburg, Présidente, un à un les traducteurs]
« Herr.Grätmann… »

[Aloïs Grätmann, Père Ignacien et traducteur, avec respect et en Thorvalien]
« Mes respects, Votre Altesse. »

[Adelheid Friedburg, Présidente, un à un les traducteurs]
«Et enfin Herr. Deuttringen… »

[Lothar Deuttringen, Père Ignacien et traducteur, avec respect et en Thorvalien]
« Votre Altesse, c’est un honneur. »

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante en en passant sa main dans ses cheveux]

« Nous ne les remercierons jamais assez de s'être porté volontaire pour nous assister, nous avons encore beaucoup de progrès à faire dans l'apprentissage des langues...Et bien…je pense que nous pouvons y aller…nous serons bien plus à l’aise à discuter une fois dans le train, et il y a bien d’autre chose à voir que ce terminal ! Au passage, vos bagages sont entre de bonnes mains, ils seront transférés par notre personnel jusqu’à vos quartiers. Vous pourrez bien entendu récupérer avec vous le nécessaire qu’il vous plaira à la bagagerie de l’aéroport avant que cela ne soit chose faite. Ainsi, si vous voulez bien me suivre. »

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires étrangères, ouvrant la voie]

« Par ici je vous prie ! »

[alb]Le groupe se mit en marche et suivit l’itinéraire de transit de passagers, ce qui les mena en premier lieu dans le centre de récupération des bagages. Là, deux centaine de passagers, l’équivalent de deux vols, étaient afféré à la tâche délicate de localisation de leurs valeurs sur les tapis de desserve. La bonne moitié d’entre eux scrutaient également le couloir des arrivés du vol viertensteinois, intrigués par la présence d’un cordon policier et de barrière de sécurité. La cause du dispositif entra alors dans la salle, provoquant une certaine vague de surprise et d’agitation. Les viertensteinois et les autres passagers étrangers identifièrent rapidement la personne de la Sa Majesté (Ou Altesse, c’est selon), tandis que les aiglantins, eux, reconnaissaient d’avantage plus aisément leur représentantes populaires. Ils notèrent cependant que leur présence à mille lieues de la capitale n’était pas un hasard, et comprirent qu’ils assistaient à une nouvelle rencontre diplomatique, toujours historique s’il-vous-plaît ! Une foule joyeuse et accueillante se massait à bonne distance des représentants diplomatique, les saluant gaiement et peut être un brin bruyamment.

On prit le pas de la délégation Thorvaloise, et on avançait en prenant soin, du côté des dirigeantes aiglanaise, de saluer et de sourire à la foule. On se demandait si l’exercice conviendrait à Sa Majesté, mais il aurait été impensable de paralyser l’aéroport. On croisait donc les doigts, en discutant au besoin avec le Reine, en répondant aux possibles questionnement qui pouvaient lui traverser l’esprit, en lui laissant une certaine liberté de mouvement et de décision et en se dirigeant vers la station de train de l’aéroport situé en sous-sol. Là où les choses devinrent plus tendu pour les cordons policiers, ce fut le moment où la délégation entreprit de traverser le hall central de l’aéroport bondé. Un couloir naturel s’était formé entre le cortège et les quelques centaines de passagers de plusieurs dizaines de nationalité différentes. Une chose était certaine, la popularité de la Reine n’était plus à prouver. L’engouement chez les passagers prit une ampleur assez extraordinaire : tous tenus à bonne distances, l’attention de tous se portaient sur les politiciennes et Sa Majesté. On aurait crût à des anachronismes, un tableau d’Histoire et de Culture se dessinait dans la foule, des passagers aux tenus plus ou moins modernes, dégainant tantôt téléphones portables, tablettes, appareil photo analogique, caméra ou encore polaroid.

Finalement, s’être faufilé parmi le beau monde, on atteint le quai ferroviaire un escalator plus bas. Un quai tout aussi bondé, et tout aussi protégé.[/alb]


[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, dubitative et bas à Joséphine]
« Réserver trois wagon de train pour une dizaine de personnes, n’est-ce pas un peu…trop ?»

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, ironique et bas à Françoise]
« Moi ce qui m’étonne c’est que seul trois wagon suffisent pour transporter la garde personnelle de Sa Majesté Adel… »

[Adelheid Friedburg, Présidente, sèchement et se retournant brusquement]
« Qu’ouïs-je ? »

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, gênée et essayant de se rattraper]
"...eiiid-Ah-ah-ah! Mais rien donc, la pluie, le beau temps, tout ça tout ça. Ahahah!"

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et satisfaite]
« Je préfère cela. »

[alb]Françoise pouffa de rire. Notant qu'elle n'était point discrète et que les Thorvalois l'avaient sans doute vu, elle s'excusa.[/alb]

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, souriante et essayant de se reprendre]
« Pardonnez-moi, c'est un manque de professionnalisme flagrant, je m'en excuse...»

[alb]Adelheid se tourna vers Annabelle.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante]
"J'espère que cette épopée dans les dédales de couloir ne vous aura pas été désagréable..."

Posté : sam. avr. 23, 2016 11:13 pm
par Zaldora
[justify]Annabelle adressa ses saluts aux pères ignatiens qu'elle reconnut au premier coup d’œil pour avoir reçu son instruction primaire chez les jésuites. Elle ne se fit ensuite guère d’inquiétude pour son bagage – une malle en bois et cuir renforcée de croisillons de fer – ainsi que pour ceux de sa délégation grâce à la prévoyance de madame Friedburg. Les passages à la zone de récupération de bagages et dans le hall central se déroulèrent de la meilleure façon possible devant des foules visiblement joyeuses, conquises et accueillantes. La reine sourit et salua plus que généreusement. Elle ne s'y attendait pas, l'enthousiasme local surpassait de loin de tout ce qu'elle avait pu imaginer. On réussi finalement à se frayer un chemin vers le quai. La Secrétaire Françoise Deschamps semblait de très bonne humeur et s'en excusa, mais les Thorvalois ne lui en tinrent pas rigueur. C'est alors que la Présidente adressa la parole à Sa Majesté à propos du périple venant d'être traversé.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Désagréable ? A cause de la "cohue" populaire ? Non, en fait, nous aimons être au contact de nos peuples. Cela arrive même très souvent avec ceux qui vivent près de nous, sans forcément de raison particulière. Lorsqu'il y en a une, les expériences peuvent s'avérer très marquantes tels qu'au début de l'année, où un village entier passa les portes du château, des gens apeurés en quête de secours. Ils restèrent jusqu'au couchée de la nuit, avant de repartir rassurés vers leurs foyers. »[/justify]

Posté : dim. avr. 24, 2016 5:57 pm
par Leraptopes
[alb]En quelques secondes, mainte clichés sur les royauté furent balayés du revers de la main. Adelheid imaginait les rois et les reines comme des personnes inatteignable et séparé de la population. C'était certainement réducteur, mais elle avait encore du mal à cerner toutes les subtilité des régimes monarchiques et impérialistes, d'autant plus que chaque royaume du monde semblait grandement différer de par leur fonctionnement. Mais elle fut à moitié surprise, et ce agréablement, d'apprendre que la Reine avait accepté la venu de ses sujets dans son domaine pour un tel motif. Enfin, pour un "tel" motif, de la part d'une royauté, elle aurait imaginé les citoyens camper devant les portes du château... voir sans doute renvoyé à coup de rafales d'armes automatiques ou d'obus de mortier dans certains royaumes insulaires de l'Atlevum. Heureusement, il lui suffisait de penser au Maok ou à l'Hohenhoff pour dissiper les fausses idées qu'elle pouvait se faire des royaumes du nord. De plus, on lui avait dit beaucoup de bien de la Reine Annabelle II, et vraisemblablement, on ne lui avait pas mentis.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et un peu surprise au début]

"Oh! Et bien, merveilleux alors! Je loue votre attitude... c'est un principe qui nous est cher ici également. Cela installe un climat de confiance et de respect. Mais nos habitudes n'étant pas universelle, je me permets de toujours sonder nos invités afin que cela ne devienne pas un calvaire à surmonter."

[alb]En fait, elle aurait bien complimenté la Reine sur son choix d'autrefois, lorsqu'elle invita le dit-village à se réfugier dans l'enceinte du château...mais elle ne trouva aucun qualificatif approprié qui puisse passer aisément dans la discutions. Gentil? Aimable? Louable? Responsable? Elle ne savait même pas s'il était d'usage de complimenter une reine. Par contre il était d'usage en Aiglantine d'exprimer de la reconnaissance envers ceux qui effectuaient du bon travail ou rependaient le bien. Et les coutumes locales pesant un poil plus sur les décisions d'Adelheid...[/alb]

"Je ne sais ce qui a pu se passer avec ce village, mais votre geste fut noble et généreux, je vous en remercie pour eux."


[alb]Au loin, une femme robuste et dynamique, la trentaine, usa de son sifflet et se mit à annoncer en fiémançais avec une voix puissante et grave:[/alb]

"Ar-r-r-rivé du train! Veuillez rester derrière la ligne blanche!"

[alb]Elle réitéra son coup de sifflet et réalisa une nouvelle fois sa performance dans un adélien juste, mais fortement teinté d'un accent fiémançais[/alb]

"The t-r-rain is coming! Please remain behind the white line!"


[alb]Un imposant train de passager entra en gare quelques instant plus tard, et il s'immobilisa dans un bruit strident le long du quai. Un balai de passager débuta alors aux extrémités du convoi sous l'oeil avisé de la police locale, une zone de non passage s'étant formé tout autour de la délégation. Françoise commença à enchainer le pas en se déplaçant doucement en direction de l'avant du train, tout en parlant fort pour se faire entendre, la locomotive faisant effectivement beaucoup de bruit.[/alb]

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, interrogative et fort]
"Nous prenons le wagon 2, n'est-ce pas?"

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, sérieuse et fort]

"Les trois premiers effectivement, enfin le wagon-restaurant et les deux wagons connexes!"

[alb]L'avantage de la gare de l'aéroport, c'était qu'elle était le terminus de la ligne. Il était donc très facile de déceler les bagages usagers suspects qui, pour une raison ou une autre, se déciderait à ne pas descendre du train. Après une rapide inspection des lieux par le personnels de cabine et les forces de l'ordre, on invita le groupe à monter. Adelheid ouvra la marche seule afin de s'assurer de la propreté des lieux, elle aurait été contrariée de tomber sur une incivilité alors que la propreté des espaces publics était une valeur immuable en Aiglantine. Heureusement, ce fut de la satisfaction qui l'envahit lorsqu'elle entra dans le compartiment de restauration. Ni tâches, ni miettes, rideaux tirés et tables nettoyés, seule une douce odeur de café flottait encore dans le wagon qui avait subit les assauts des passagers matinaux. Le personnel de cabine s'était conduit à merveille, et elle n'hésita pas une seule seconde à le leur faire savoir en leur serrant la main. Elle invita ensuite le reste du groupe à la suivre, Françoise et Joséphine fermant respectueusement la marche après avoir invité chacun de leur convives à entrer. Les employés se tenait droit et souriant à l'entrée des couloirs et se mirent à saluer chaque personne qui composait le groupe. On se repartissait ensuite autour des tables du centre du wagon, l'agencement permettant à tous de communiquer et de se voir aisément.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et joviale]

"Et bien! Nous voici bien plus à l'aise pour discuter! Ainsi, Madame, ou Monsieur Mygdal bien entendu, si vous avez des questions, n'hésitez pas à nous les faire avoir, nous nous ferons un plaisir d'y répondre! Je laisse le sujet de conversation à votre initiatives, mais peut-être serait-il intéressant de profiter de notre voyage pour faire de plus amples connaissances concernant nos cultures respectives? Mais nous pouvons tout aussi bien aborder dès maintenant des thématiques plus politiques bien entendus!"

[alb]Laisser le sujet de conversation à l'initiative de son interlocuteur, c'était sans doute la première fois que la Présidente agissait ainsi. Mais sur recommandation du Maok - à savoir Malinia Namalik Balioko et Zakor Nalagek, respectivement Ministre Royale des Affaires Etrangère et de la Culture - et de l'Hohenhoff - à savoir son Altesse Valeska - il était d'usage de laisser une reine ou un roi s'exprimer en premier. Soit![/alb]

Posté : lun. avr. 25, 2016 6:27 pm
par Zaldora
[justify]Annabelle esquissa un sourire aux dires élogieux de la présidente et la remercia. Celui lui évita de s'étaler plus en détails sur la cause de l'effroi villageois car sans encore trop connaître son interlocutrice, elle craignait le dédain et les préjugés à l'égard de ses peuples. L'histoire rocambolesque, qu'elle s'était chargée de régler personnellement, mêlait en effet peste levantine, prophéties, sorcière et démons... C'est quelques minutes plus tard qu'on monta dans le train où pas la moindre saleté ne subsistait. Installée confortablement avec sa délégation, la reine entreprit de répondre sur la culture thorvaloise. Elle trouvait le sujet intéressant et n'en attendait ensuite pas moins des Aiglanaises !


[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Le Thorval est de culture nordique. Cette dernière s'est bâtit et développée autour du christianisme duquel elle est très imprégnée. La Foi est une composante essentielle de notre identité et jouit au sein de notre société traditionnelle d'une imprégnation capillaire. Le sentiment de piété est très profond, le Christ est au centre, l'esprit chrétien est partout : les arts, la science, l'éducation, l'économie, pas une strate ne lui échappe. Le royaume est traversé par une succession de coutumes, de traditions et de particularités locales. Uniformisation est un vain mot. Ainsi, grouillent plus de trois cent dialectes au sein des provinces, et nous ne comptons pas les sous-dialectes et les sabirs nés au contact des minorités Semptraniennes (Franconie) et Flamandes (Froncer...). A l'exception de la capitale et de son voisinage, le Thorvalois standard sert essentiellement en tant que langue d'intercompréhension. C'est dans cette diversité des localismes que se vérifie l'unité. Les autres traits majeurs de nos mentalités se caractérisent par un esprit d'indépendance et de liberté, un attachement certain pour notre histoire et nos ancêtres, un fort esprit familial et communautaire et une façon de vivre simple, dans un contexte agraire, pieux, de non-consumérisme et libre de l’aliénation technologique. C'est pourquoi, nos pays sont essentiellement ruraux, agricoles et sauvages. Nous respectons l'environnement en tant que notre milieu de vie et Création divine. Nous en sommes les intendants ou les jardiniers, mais pas les maitres. Nous cultivons un détachement par rapport aux choses du monde afin de ne jamais oublier que notre finalité se situe au Ciel. »[/justify]

Posté : lun. avr. 25, 2016 9:04 pm
par Leraptopes
[alb]Était-ce un ange qui venait de parler?[/alb]

[alb]Ce fut reellement l'impression qu'eurent, en même temps, Adelheid, Françoise et Joséphine. Joséphine d'ailleurs esquissait déjà un sourire satisfait, tandis que Françoise et Adelheid traitaient encore les nombreuses informations que la Reine avait daignée leur donner. C'était un résumé simple, concis et complet, pour sûr! Mis à part la grande curiosité que suscitait l'aspect chrétien du Thorval, visiblement essence même de son existence, c'était bien leur rapport à l'environnement et à la liberté qui les firent sourire toute les trois, très largement contente d'avoir entendu quelque choses qui sonnait doux à leurs oreilles.[/alb]

[Françoise Deshcamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, souriante et ravie]
"Il me vient à l'instant une foule de questions, mais je dois dire que vous avez l'art et la manière de résumer les choses. Néanmoins, et avant toute chose, nous serions bien impolie si nous omettions de présenter notre pays."

[Adelheid Friedburg, Présidente, souriante et interrogatrice]
"Mais absolument! Et n'es tu pas la mieux placer pour introduire l'Aiglantine, Françoise?"

[Joséphine Mercier, Secrétaire Générale, le sourire en coin et regardant Françoise du coin de l'oeil]
"En ta qualité de Secrétaire Nationale de la Culture..."

[Françoise Deshcamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, un peu surprise et en pleine réflexion]
"Oh! Et bien, certes, voilà qui est juste."

[alb]Françoise prit quelques secondes pour mettre de l'ordre dans se idées, puis elle prit la parole, posée, sérieuse et souriante.[/alb]

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse, posée et souriante]

"Outre les racines quantariennes et Fiémançaise qui nous permettent notamment de nous exprimer dans ces deux langues, les origines de la culture aiglanaise nous demeurent encore inconnu, bien que des pistes sérieuses nous laisserait penser à la mythique cité engloutie de l'Atlantide. En nous basant sur les hypothèses, reliques, documents et éléments archéologiques, nous avons néanmoins la quasi certitude que les aiglantins descendraient de peuplade du nord du Vicaskaran tout comme les Tarnois par exemple. La civilisation aiglanaise originelle, hors civilisation almérane, s'est formé autour d'un principe fondamentale: La Nature est l'expression du "Tout", c'est à dire l'expression de Dieu. Les aiglantins ont vénéré, vénèrent, et vénèreront j'en suis sur, la Nature au sens large comme étant une entité à part entière. Et comme vous l'eut si bien dit, l'Homme n'est que poussière et n'est que de passage sur Terre, n'ayant aucun pouvoir de propriété sur celle-ci. La vie et la mort, qu'elle soient humaine ou animale, végétale ou minérale ne sont pas une finalité mais une continuité. Les aiglantins sont donc partisans du principe de réincarnation. En conséquence plus ou moins directe, la Nature est sacré et donc fortement protégé dans nos contrés."

[alb]De l'autre côté de la vitre, un nouveau coup de sifflet retentissait. Le quai s'était désertifié et le train se mis en marche doucement. Là, Adelheid souleva un paradoxe évident avec un ton sérieux.[/alb]

[Adelheid Friedburg, Présidente, sérieuse]

"Évidemment, dit ainsi dans un train à destination d'une ville de 100 000 habitants depuis un aéroport international, c'est peu crédible."

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, sérieuse, posée et souriante]

"Et pourtant ce serait se méprendre! Selon les principes ancestraux, l'Aiglantine aurait certainement dû ressembler au Thorval ou au Maok, c'est vrai, mais il en a été autrement. Mais je fini rapidement avec la spiritualité avant de continuer: celle-ci s'exprime et se transmet dans la population non pas par le biais d'office religieuse tenu à des intervalles de temps réguliers, mais par le sport, les jeux, les fêtes, la musique, bref, les évènements permettant de réunir les citoyens entre eux. En dehors de cela, les prières et les pensés envers le Ciel...ou ce que nous appelons Gardien, portant le nom de Balthazard, sont quotidiennes.
Pour en revenir à ce pseudo-paradoxe, il n'y a que 18 villes en Aiglantine, toutes limité en taille. Et il est interdit de construire au delà de ces dite limites sauf exceptions. L'Aiglantine se compose donc de paysages purement sauvage et souvent hostile, et de villes humaines très denses mais toutefois fortement boisés et verdoyante. Là où certaines nations ont créé des parcs nationaux protégé et là où d'autre ont limité la densification en étalant la population sur de grand espaces, les aiglantins ont créé des "réserves humaines", dense certes, mais n'ayant qu'un impact ponctuel facile à contrôler.

Pour ensuite décrire en générale notre population et notre culture, et bien...nous sommes de nature honnête, respectueuse, altruiste et joyeuse, à la fois sérieuse et festive. Comme dit précédemment, nous portons une grande importance à nos ancêtres, mais aussi à la famille même si, semble-t-il, elle soit basé sur un modèle différent. L'unité est le peuple, le peuple est l'unité est une devise que nous devons à notre plus célèbre président, Natasha Alematé, qui illustre bien notre manière de penser. Solidarité et justice donc. Trois langues nationales se côtoient, le Fiémançais, le Quantarien et l'Aiglantin, dont les sonorités et la prononciation a évolué au fil des siècles pour les deux premières...


[alb]Elle sourit au traducteur Thorvalois.[/alb]

"Sans doute l'aurez vous remarqué Herluf."

[alb]Et elle reprit de plus belle.[/alb]

Quant à l'Aiglantin, il y a une dizaine de dialectes dont un étant l'une des langue officielle de notre pays.
Notre société n'est pas consumériste, mais néanmoins fortement industrialisé avec 30% des emplois nationaux. Les artisans représentent 16% des emplois et sont encore fortement sollicité, la tendance étant même à la hausse. En somme nous nous efforçons de produire des biens des qualité ayant pour vocation de traverser les âges.

...

Bien sûr, d'autre chose me viendrons à l'esprit au fil de la discutions, mais c'est déjà un résumé convenable je pense."


[alb]Joséphine et Adelheid hochèrent de la tête.[/alb]

[Françoise Deschamps, Secrétaire des Affaires Etrangère, souriant et timidement]

"Du coup, je vous prie de m'excuser, mais j'aurais une question à formuler...Le Thorval est-il né Chrétien ou bien le christianisme lui a-t-il été apporté ultérieurement?"

Posté : lun. avr. 25, 2016 11:06 pm
par Zaldora
[justify]La délégation thorvaloise, Annabelle comme Mygdal, écouta avec intérêt Herluf traduire. Le récit les captiva d'ailleurs très vite, aussitôt qu'ils entendirent que les Aiglantins descendaient peut-être de la mythique Atlantide et avaient, à cet effet, aussi un lien de parenté avec les Tarnois ! Que de découvertes ! Le ministre royal des affaires étrangères se dit, en bon professeur d'histoire à l'université, que ses collègues anthropologues frétillaient surement d'impatience d'étudier l'Aiglantine et que la rencontre devait, parmi d'autres, servir à ce but. Pendant ce temps, la souveraine s'employa à répondre du mieux possible à la première question.

[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/35/1440448981-annabelle-ii.png[/img]

« Originellement, nos peuples avaient une organisation sociale clanique et vénéraient les divinités nordiques. Les relations entre les clans étaient instables et pouvaient donner lieu à de terribles affrontements, tout comme à des moments de paix où l'on chassait et cueillait ensemble d'un clan à l'autre. Le Christianisme fut prêché dans la région au Ve siècle après Jésus-Christ par Sankt Hyacinth. Une part des clans vivaient en ce temps dans le Forbund (=Fédération/Confédération) dominé par le Rig du Lochlann, tandis que d'autres avaient fuit pour s'installer sur la rive sud du grand fleuve, ainsi que loin à l'est. A l'aube du VII siècle, les clans libres comme ceux soumis s'étaient convertis. Déjà moins marqué qu'aux époques antérieures, le système clanique disparaissait alors petit à petit. Très vite, les peuples sous la férule du Forbund aspirèrent à se libérer et parvinrent en cela le 24 novembre 833. C'est à cette date que le royaume de Thorval fut proclamé sur un substrat chrétien, sans l'ancienne organisation clanique. Son territoire s'étendait alors grosso-modo sur les terres du nord, nord-ouest et légèrement nord-est. Ce n'est qu'à la fin du Xe siècle que les clans libres du sud et de l'est, ayant depuis muté en principautés féodales, rejoignirent le Thorval. Évidemment, l'unité du royaume n'était alors pas parfaite, mais plutôt fragile, délicate et incertaine. Les seigneurs savaient se montrer turbulents. Le Thorval tomba dans la féodalité au sens fort du terme sous Jens II quand la puissance publique s'affaiblit, moins de cent ans après la proclamation du royaume. Mais des siècles de lutte permirent de discipliner la noblesse et de pérenniser le territoire. »

Ayant l'histoire dans la peau, Mygdal apprécia lui même beaucoup ce petit condensé.[/justify]