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Posté : ven. mars 04, 2016 5:43 pm
par Iles-MJA V3
[i72] - île Honosassa
Superficie : 23 000 hectares
Habitants : communauté polynésienne
Ressource : argent


Précipités par de fausses rumeurs sur des charrettes d'or que l'Hokkaido extrayait de ses colonies îliennes, une poignée de pays et non des plus riches avaient investi dans la recherche d'îles dans les environs d'Oiapaha.
A la faveur des premières découvertes et poussés tantôt par la soif d'or, tantôt par le souci de ne pas laisser d'autres puissances mettre pieds dessus, de nombreuses chancelleries avaient fini par reconsidérer leur position sur les quelques points verts qu'on observait par satellite à cet endroit de l'Océan.
En quelques heures, comme une trainée de poudre, l'intérêt pour la zone se démultiplia, et on envoya de partout des navires ; tantôt pour franchement coloniser, tantôt prétextant prendre la défense des populations contre une nouvelle folie accapareuse.

La Roumalie remporte l'îlot.

Posté : lun. avr. 25, 2016 9:35 am
par Johel3007
[img]http://s31.postimg.org/a9c2jnhiz/big_466018260e.jpg[/img]

La Roumalie expansionniste avait vécu. Aujourd’hui, la Cité-Soleil peinait à tenir les territoires acquis par le monarque précédent. Et cela entrainait que les aventures coloniales ne recevaient que peu de soutien. Cela n’avait pas empêché le Trône du Dragon d’abaisser une main ferme sur l’archipel, d’avantage pour rappeler son existence et ses capacités que pour réellement envisager une colonie perdue dans ce coin de l’océan.
Une manière aussi de rappeler à son allié Hokkai que, si la Roumalie lui laissait la bride libre pour ses ambitions hégémoniques, cela n’impliquait toutefois pas que la Roumalie abandonnait elle-même toute prétention territoriale. L’amitié entre l’Empereur d’Hokkaido et le Grand Roi n’empêchait pas qu’en politique, il n’était pas d’amitié, juste des rapports de force.

Et la force, en l’occurrence, se matérialisait ici par une masse de plus de 40.000 tonnes d’acier qui, mouillant au large d’une plage de galets, exposait à la vue de tous des canons dont l’utilité pratique dans une guerre moderne pouvait sembler douteuse mais dont l’efficacité restait sans contestation contre une cible statique… comme par exemple le majestueux piton rocheux qui surplombait les falaises situées à quelques centaines de mètres d’un des villages indigènes. Cette merveille géologique, forgée par la résistance obstinée du roc face au vent et aux vagues pendant des éons, fut réduite à l’état de gravas par une seule salve tonitruante, exposant à la vue des locaux le pouvoir de destruction de leurs visiteurs avec un message implicite : le village aussi est à portée.
En terme d’entrée fracassante, on eu pas vu mieux et cela fonctionna plus ou moins comme prévu : les rares braves que la tribu de l’île opposa aux marins s’alignèrent d’avantage pour la parade que pour le combat, le chef cherchant visiblement simplement à sauver la face. Et pour tout ce que le commandant du navire en avait à faire, la face pouvait être sauvé : il ne lui coûtait rien de montrer déférence à l’emplumé bedonnant venu l’accueillir entourer de quelques sauvages et de jolies vierges.
Il lui présenta même des excuses visiblement peu sincères et soutenue par une explication clairement mensongère : une erreur de manipulation des canons avait déclenché le tir par accident. Navré pour le gros caillou. Heureusement que personne n’a été blessé, pas vrai ? Cela aurait terni notre amitié à venir…

Et comme entre amis, on ne se cache rien, le commandant ne perdit pas de temps à demander le droit pour ses hommes et lui d’explorer l’île, d’y prélever de menues rations pour se ravitailler en vivre et éventuellement de ramener l’un ou l’autre souvenir : un caillou ici, une poignée de terre là-bas… rien de réelle valeur ou que les locaux (dont le commandant ne retint pas même le nom) pourraient manquer. Les échantillons, en réalité des carottes minérales prélevées à des fins d’analyse pour de futures exploitations minières, furent transporté à bord et analyser immédiatement sous un microscope électronique… généreusement fournis par les Keiretsu Hokkai.
Comme dit précédemment, la Roumalie expansioniste avait vécu. Et cette île n’était pas une colonie de peuplement pour la Cité-Soleil : juste un joyau de plus pour le prestige du Trône et un pion dans l’échiquier politico-économique du monde moderne. Si la bannière du Grand Royaume flotterait sur ce roché, ce serait les Hokkai qui le mettraient en valeur, sous la protection bienveillant de la Maison Cheng.

Posté : sam. juin 04, 2016 9:44 am
par Thunderoad
[right]ホノサッサ[/right]

Dés la fin du mois de Décembre 2029, les hokkais ont débarqués sur l'ile d'Honosassa .
Ils se sont vu assignés un rôle bien précis par les roumaliens : rentabiliser le caillou pendant quelques années en échange d'une future acquisition .

Les hokkais ont tout les droits sur l'ile d'Honosassa mais elle appartient à la Roumalie .
Celle-ci y maintient une frégate et deux sets de marins se relayant toutes les 12 heures .
L'ensemble étant au frais des hokkais via une taxe d'import-export de 20 Millions de dollars par an ce qui est équivalent au prix de 40 Tonnes d'argent au prix du marché , ce qui devrait être aisément atteint vu que la capacité de production estimée de l'ile est de 1418 Tonnes par an !
Largement donc de quoi rentrer dans nos frais , dixit le représentant d'ASATO Keiretsu que l'état hokkaidien a mandaté pour y exercer la colonisation commerciale au nom de l'Hokkaido sous l'autorité finale du Grand-Royaume .

Les objectifs de colonisation sont les suivants :
  • Au 31 Décembre 2030 : 5 000 habitants dont 1 170 hokkais
    Au 1er Janvier 2032 : 10 000 habitants dont 6 170 hokkais
Ils sont calqués sur ceux en vigueur à Aowakka , l'îlot i-11 que l'Hokkaido possède depuis fin-2028 .
Pour le moment la croissance de celle-ci est conforme aux prévisions , on compte donc bien que ce soit également le cas pour l'île d'Honosassa ... Où l'on devra avoir construit d'ici le 1er Mai 2032 :
  • École primaire
    École secondaire (Collège et lycée réunis)
    Installation électrique 100% écologique
    Usine de dessalement d'eau de mer
    Caserne de pompiers
    Commissariat de police
    Port de commerce (marchandises et passagers)
    Bureaux de l'office de gestion des mines d'argent
    Aéroport (capable d'accueillir des vols transcontinentaux)
Dans le settlement principal de l'ile , installé à mi-chemin entre la mine et un port sur la côte et qui portera le nom officiel d'Honosashi .

À l'endroit où les relevés géologiques ont signalé le meilleur affleurement d'argent sera construite une gigantesque mine d'argent , exploitée par la Silver Mining GmbH, dont le compte bancaire est enregistré au Quantar, mais sous l'autorité de l'ASATO Mégacorp.

[hr][/hr]
L'ile abrite une communauté polynésienne de 3830 individus pourvu d'une culture très similaire à celle en vogue à Oiapaha ce que confirme les tests génétiques réalisés en secret lorsque l'on vaccina généreusement la population locale : elles sont toutes les deux bien du même haplogroupe .

Posté : sam. juil. 16, 2016 9:09 am
par Thunderoad
[right]ホノサッサ[/right]

[center]Journal de la Croix du Sud[/center]

Bienvenue à tous chers lecteurs ! Nous sommes fiers que vous ayez choisi de vous abonner à ce journal d'information régionale écrit en langue hokkai par des uminamiens pour des uminamiens !

Et pour notre premier article , signalons une bonne nouvelle pour l'alphabétisation des populations locales d'Uminami puisque les ingénieurs en linguistique appliquée de la Faculté Littéraire d'Utoya ont annoncé à notre journal et aux autorités centrales et territoriales qu'ils ont enfin réussi à élaborer un syllabaire adapté à la translittération du polynésien et qui donc participera de la protection de cette langue pour les générations futures et le tikanga des aborigènes .

Ce syllabaire a été élaboré à partir de celui en vigueur en Aiglantine et permet de transcrire la langue des populations aborigènes de l'archipel de manière simple : c'est un abugida qui a pour objectif de remplacer efficacement la translittération en écriture latine occidentale par un alphasyllabaire similaire dans l'esprit à celui de l'hokkai pour ainsi préserver la phonétique originelle de la langue polynésienne .

C'est lors d'un vote au Congrès Territorial de la Polynésie Orientale qu'il sera adopté ou pas : si oui il deviendra coofficiel avec l'hokkai et sa présence se devra donc d'être partout aux côtés de l'hokkai depuis les panneaux de signalisation jusqu'aux livres scolaires et donc par notre propre journal qui se fera un plaisir de doubler son édition d'une version en polynésien . Normalement le vote devrait avoir lieu la semaine prochaine à Oiapaha dans les locaux provisoires de l'assemblée législative locale .

Le Général et député territorial Akea Kamai a déclaré :

[quote]C'est un grand pas de réalisé dans l'intégration de notre culture au monde moderne sans en renier les principes fondateurs et les attributs sacrés dont la langue est un ciment majeur.
Je voterai donc bien entendu en faveur de ce projet de loi , et appellerai mes collègues à voter eux aussi de manière unanime en faveur du susdit projet ![/quote]