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Posté : lun. févr. 15, 2016 10:25 pm
par Alex Scker
[center]Théâtre monde
Geste diplomatique
[/center]
  • Ambassades et représentations

    Sebaldie - Oceania - Kirep - Raksasa - Khaldidan - Empire Makan - Fiémance - Kaiyuan - Thorval - Fédération d'Aquanox - Choson - Rémino - Haxin (A14) - Wapong - Endo - Osvětlenie (B13) - Tchoconalie - Shankaï (A-22) - Maok

Posté : lun. févr. 15, 2016 10:25 pm
par Alex Scker
Théâtre monde
Billets nagwonais...

  • Makara

    Alméra

    Jeekim

    Zanyane

    Thyroptis
    • [url=http://www.simpolitique.com/post277829.html#p277829]Télégramme de Christport du 24 avril 2029[/url] par Mạc Hợp Chi, ambassadeur en Oceania.
    Barebjal

    Vicaskaran
    • [url=http://www.simpolitique.com/post280644.html#p280644]Télégramme de Yellowknive du 8 octobre 2029[/url] par Míng Shù Thap, Représentant de l'Adélophonie au Talequah.

Posté : mar. févr. 23, 2016 7:50 pm
par Alex Scker
Théâtre monde
The raising of Austrobeysin (1)

  • Chí Bảy Linh tourna nonchalamment le coin d'une feuille disposée sur d'autres de ses consœurs, juste devant lui, sur un bureau massif aux allures de pupitre. De sa voix jeune et grave, il modulait les tons employés, créant par là-même une sorte de long chant parlé donnant poids et force à son discours. Touchant de temps à autre du bout de ses doigts sa barbe courte et négligée, il leva la tête, contemplant l’assistance, foule de jeunes étudiants écoutant attentifs ses paroles. La plupart n'avaient pas plus de vingt-deux ans, formant l'avant-garde de la jeunesse dorée timidement diluée par les enfants d'une toute nouvelle classe moyenne, futurs diplômés de la Nagwon School of Politics et promis à un avenir confortable.

    Le professeur poursuivait son exposé, ravi de la vision que lui offrait une salle remplie, d'autant plus que l'on était jeudi soir. L'intitulé de sa conférence, « Austrobeysin : boon or bane ? » (litt. « Austrobeysin : aubaine ou fléau ? ») suggérait l'analyse approfondie du concept géographique, social et culturel, économique et politique de la péninsule, amenant en conclusion à la présentation d'instruments d'intégration, de règlement, de pacification et de stabilité. Sa main osseuse tourna à nouveau une page, poursuivant le déroulé de ses arguments et de faits appuyant sa thèse.

    Chí Bảy Linh :
    Universitaire


    « [...] les grandes aires de l'Île continent ont souvent été déstabilisées par un manque profond d'unité, de symbole supérieur et fédérateur, d'initiatives concrètes pour le développement et l’interconnexion, l'interdépendance des économies. La prospérité a pour moteur la paix, c'est un fait établi.
    Regardez ce qu'il se passe aux Etats makarans du Levant, séparés par des frontières, sous-développés et promis à un sous-développement pire encore.
    Il y a là une négation des logiques économiques, sociales et cultures, par pur égoïsme politique.
    Longtemps nous avons été divisés, portés à des altitudes belliqueuses, nuisant à l'utilisation de notre plein potentiel et à la réalisation de nos souhaits.
    C'est en cela que les pouvoirs régionaux doivent avancer à la création d'instruments, d'institutions allant au-delà des frontières nationales afin de coordonner, d'enrichir et d'ouvrir ces espaces. [...] »

    Clôturant ses explications par un sourire et un ultime retournement, le jeune professeur fit face à son assemblée, répondant aux sollicitations d'abord timides des apprenants. Les enjeux étaient aussi nombreux que les questions qui s'abattaient sur ses tympans, requérant un droit de réponse tout aussi immédiat. Le sujet était d'autant plus actuel que Chí Bảy Linh préparait depuis quelques semaines déjà une note à l'attention du pouvoir triumviral à propos d'un potentiel, celui de la création de l'ASIS (Austrobeysinian States Integration System). L'organisation circonscrite à la péninsule austrobeysinoise, au sud-est makaran, concentrerait des objectifs et instruments purement économiques, formant avec ses Etat-membres un couple pluriel œuvrant à la dynamisation de l'économie régionale, à la considération de ses particularismes et au rapprochement des différentes économies. Elle permettrait une fois en place de raccrocher le Choson au Mayong, les soustrayant par contrepoids de l'influence de l'Endo, tout en s'assurant de la sécurité du Shankaï, construisant patiemment des zones tampons, utiles à la sécurité des territoires immédiats de la république mayongaise. Tout cela n'était qu'en discussion mais les choses avançaient à bon train. L'Austrobeysin était promis à un autre avenir que ses récurrentes disputes et menaces à peine voilée de redéfinition de ses frontières.

Posté : dim. févr. 28, 2016 9:02 am
par Alex Scker
Théâtre monde
The raising of Austrobeysin (2)

  • Alors en pleine campagne électorale, le moment était peut-être mal choisi pour engager la création d'une organisation de coopération économique régionale aux prérogatives vastes, et pourtant. Confiant dans la victoire de ses troupes, le vigoureux Shin arborait une mine réjouie, empreinte d'optimisme. Son mandat représentatif était loin de s'arrêter en ce début de siècle, formant sous sa poigne l'oeuvre d'une vie. Du moins c'est ce qu'il espérait, désirait obsessionnellement au plus profond de son être.

    Accompagné de la délégation diplomatique de circonstance, il avait accueilli chaleureusement quelques heures plus tôt les représentants du Choson, dont la populaire ministre des affaires étrangères So Son Youn. La volonté affichée de former un « couple mayongo-chosonais » précédait toute extension concrète au reste de la région, le Shankaï ayant d'ores et déjà émis des signaux favorables tandis que le Royaume de Wa restait à contacter. Invité exceptionnel après rédaction et réflexion de fond autour du projet, Chí Bảy Linh avait été mis en avant par ses multiples plaidoyers en faveur de l'organisation, tenu d'assister à un sommet qui se voulait historique.

    Chí Bảy Linh :
    Universitaire


    « Une grande chance pour l'ASIS et le Mayong, Monsieur Shin !
    Ravi de voir que la Nagwon School of Politics ne brasse pas de l'air pour rien. »

    L'universitaire d'âge mature portait un costume bleu marine collant à son corps fin et osseux, croisant dans son dos ses mains au semblable aspect. Non loin de lui se tenait la figure du Mayong moderne, ses yeux verts scintillant d'un feu intérieur inégalé. Fiers et droits sur les vastes marches de la Citadelle de Vinhoa, ancienne cité impériale, ils contemplaient depuis l'a-pic le Kurong qui leur tendait les bras, vastes étendues à la végétation luxuriante.

    Yoon Shin :
    Dir. Ex. du Triumvirat


    « La NSP est un outil que nous avons voulu puissant.
    Il est heureux de voir qu'elle commence à porter ses fruits.
    La politique présente m'occupe d'ores et déjà bien suffisamment.
    La politique de demain a besoin de ses penseurs, d'idées nouvelles confortant notre corpus. »

    Wu :
    Vil servant


    « So Son Yuon est revenue de son repos.
    La délégation est en route, partie de l’hôtel il y a dix minutes.
    Je vous propose de me suivre, Messieurs. »

    L'interruption, brutale et douce à la fois, n'empêcha pas le principal intéressé d'observer un temps d'attente avant de se tourner, inexpressif, vers le millième agent du même nom. Invitant d'un geste Chí Bảy Linh à le suivre, il se faufila entre les piliers couleur sang du bâtis. Longeant de longs couloirs donnant sur de grandes et hautes salles fastueuses, les trois hommes débouchèrent dans l'antichambre principale, choisie en lieux de réception et de discussion pour un comité restreint. Les murs étaient tapissés de fresques et de représentations figuratives colorées datées du règne des Lý. A une table basse et ronde patientaient inutiles les liasses de papiers et formalités nécessaires à la création de l'Austrobeysinian States Integration System (litt. « Système d'Intégration des Etats Austrobeysinois »), aux côtés de verres d'alcool de riz et d'amuse-bouches raffinés.

    L'intelligentsia mayongaise avait la confiance des instances chosones dans l'élaboration des processus qui mèneraient à sa fondation, confiants en les promesses proférées. L'ASIS avait de multiples avantages, concentrant d'aussi nombreux enjeux. Outre le fait qu'elle serait au cœur du désenclavement du Choson avec la conduite du projet de canal reliant le lac Dai Noa au détroit de Fzing, l'organisation avait pour vœu d'impulser une convergence, des mouvements dans le sens d'une plus grande complémentarité des marchés afin de répondre régionalement aux besoins des Etats signataires. Supplétif au Pacte de Kanton, l'ASIS avait pour volonté de s'articuler autour d'une présupposée identité austrobeysinoise, créant les conditions d'un nouvel espace d'intégration plus resserré aux normes et stratégies, aux plans d'investissement propres, donnant la priorité à ses membres dans la course mondiale au développement.

    Outre le fait de soustraire un tant soit peu le pays mongol à l'influence endoa en le raccrochant au pays du matin calme, l'organisation permettrait aussi de sécuriser les frontières immédiates de l'aire régionale, intégrant le Shankaï apeuré à ses projets, créant un contrepoids aux velléités roumaliennes qui en inquiétaient plus d'un. Vis à vis du Raksasa comme du Kaiyuan, la tâche avait pour mérite de donner une marge d'indépendance dont ne bénéficiaient pas les petits pays austrobeysinois jusqu'ici. Il ne restait plus qu'à espérer que So Soun Youn n'arriverait pas trop vite, l'attente étant agréable à savourer, créant le désir de voir enfin ce projet réaliser ses fins.