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Posté : mer. janv. 20, 2016 2:34 am
par Saint-Siège
[center]Finita la comedia

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/130697Pape.jpg[/img]

Introduction:

Depuis quelques mois, les pays d'obédience chrétienne se rassemblaient autour des vestiges glorieux du Saint-Empire germanique, emblématique
bastion de la dignité impériale sanctifiée. Pourtant, ces nations ne se rencontraient point pour appuyer une telle puissance, considérée depuis
peu déclinante. En effet, et hélas pour la Maisonnée des Braunschweig, ses compères chrétiens s'unissaient contre la détentrice officielle du
sacerdoce impérial; Viktoria, reine des Shlessiens. Tous conspiraient afin de rompre l'hérédité de la vieille magistrature impériale au nom de
causes et d'ambitions distinctes, sous la vraisemblance de nécessités réformatrices...Ceci, tandis que le Saint-Père lui-même n'avait rien demandé
à ses ouailles. Il était toutefois évident que la «Question impériale» allait se rendre jusqu'aux clefs de Saint-Pierre, au moins par obligeance.

Au moment même où les chefs temporels se remuaient et que finalement, des missives révélatrices parvinrent jusqu'aux yeux du pape en personne,
le Saint-Siège, sous l'invitation solennelle pontificale, convoqua un consistoire pour débattre au mieux de la conception impériale
au niveau théologique et afin de collecter de sages conseils. Après tout, le destin de l'Alméra, voire, de la Catholicité s'y traçait...

De nombreux jours après la sollicitation, Zosime II présida l'ouverture du consistoire en vertu de ses privilèges et en usant de Proverbes XI;XIX:
«Quand la prudence fait défaut, le peuple tombe; Et le salut est dans le grand nombre des conseillers.» En l'occasion même de ce rassemblement
de nobles hommes de Dieu, le Vicaire du Seigneur s'exprima clairement et fluidement, affirmant que les querelles de la temporalité devaient cesser,
soulignant également et avec conviction, son zèle parant son inexpérience, l'époque des juges d'Israël, à l'instant où le peuple favori de Dieu réclamait
un roi. Il exhorta les princes de l'Église à étaler leur sagesse et leurs connaissances pour aider à saisir une décision mûre et réfléchie. D'ailleurs, le pape dit de
lui-même:«Messeigneurs, mes frères, tel du temps de Samuel, un Conseil des Sages se devait d'être pour conseiller noblement son juge, qui se figure
être moi, afin de parler du concours des peuples qui exige un monarque...Vous n'êtes pas sans savoir que l'Empire se désagrège et que les esprits
s'enflamment devant ce constat. Je vous somme donc, vous tous ici, investi des devoirs sacrés de servir, de partager à cette assemblée vos avis
sur la «Question impériale» qui ébranle tant l'âme des fidèles...Avant toute chose, souvenez-vous que les enseignants, dont nous et ces souverains
au loin qui débattent, seront jugés plus sévèrement pour notre rôle de guide. Alors, en toute considération pour la bienséance, je vous prie de respecter
la parole de chacun ici et d'écouter avant de renchérir. Je ne veux aucun débordement...Je vous écoute.
»

Tous, tels des pères-conscrits sur les gradins du sénat, attendaient de voir qui allait commencer, pendant que le pape, serein et patient, écoutait.

[f25]Notice: Chacun son tour, cette séance est à titre consultatif dans le cadre du RP, toutes les nations catholiques non-excommuniées
et possédant des cardinaux peuvent participer...Le pape Zosime II souhaite, avant de prendre une décision, recueillir le plus d'avis
recevables. Merci de votre participation. Une semaine entière IRL pour potentiellement influencer la Curie urbaine. ;)[/f25]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/281841Consistoire.jpg[/img][/center]

Posté : mer. janv. 20, 2016 8:30 am
par Arios
Sans véritablement savoir si l'avis de son gouvernement compterait, le représentant des cardinaux fiémançais pris la parole, la coupant de peu à un autre.

Frédégond de Douai : Si Sa Sainteté le permet,
l'avis de notre collège est que la Chrétienté se suffit d'un Pape, et qu'il n'est nul besoin d'en créer un second, car d'ailleurs le fait qu'il possède plus de canons d'artillerie ne serait en aucun cas un point positif notre religion.

La Papauté est mondiale, comme le message du Christ.
L'Alméra est un continent, avec une culture commune, née de la christianisation.
Pour qu'elle ait lieu, cette christianisation a dû se faire par l'utilisation des organes politiques pré-existantes : c'est à dire le mélange haut-médiéval des traditions païennes du nord et du sud du continent, qui aboutirent à la perpétuation sous une forme médiévale de l'Empire des Numanciens.
Cet Empire est une donnée uniquement almérane ; il n'y a pas plus de raison de voir des pays non-almérans y entrer, que de voir des pays almérans rejoindrent une confédération de tribus chamelières sous prétexte qu'on l'élèverait au rang de sainte, car efficace pour le message du Christ dans le Désert du Bardaran.

Nous n'avons rien contre la restauration de cet Empire à l'échelle almérane, si cela semble raisonnable à Sa Sainteté afin de protéger les Chrétiens en Alméra.
Ni contre l'érection d'autres structures inculturantes sur d'autres continents, dans d'autres régions faisant cohérence.

Mais nous ne pouvons que trop conseiller à Sa Sainteté de ranger ce titre dans un tiroir qui ne pourra être ouvert par les prétendants au gloubiboulga général, qui ne sont autres que de mauvais connaisseurs de l'Histoire, et visent à doubler le pouvoir de la Papauté.

Posté : mer. janv. 20, 2016 7:44 pm
par Otto
Son Eminence le cardinal Dertzinger s'apprêtait à prendre la parole quand il vit que Douai s'était levé pour parler. Il resta assit et écouta avec attention le cardinal fiémançais. Le cardinal alémanique était quelque peu en désaccord avec les propos du Fiémançais, qui voulait réduire l'Empire à la seule Alméra. Quand il eu fini de discourir, Dertzinger se leva et prit la parole devant les pères du consistoires.

« Mes Eminences, Votre Sainteté, je vous salue très humblement.

Je voudrai apporter une autre vision que celle proposée par Monseigneur de Douai. En effet, je considère, et je pense ne pas être le seul dans cette éminente assemblée, que l'Empire a avant tout une vocation universelle. En effet, celui-ci doit être la Monarchie Universelle que la Chrétienté attend depuis le Sacre d'Huguemagne il y a douze siècle. Certes cette vocation universelle, comme vous l'avez justement dit Monseigneur, repose également entre les mains du Saint Père qui a la charge de toute les âmes de part le Monde, qu'ils vivent sous une monarchie chrétienne ou non. Vous omettez que le Pape et l'Empereur sont deux principes distincts ayant deux missions différentes. L'Eglise est un corps dont le Pape est le bras spirituel, priant pour les âmes des fidèles, tandis que l'Empereur en est le bras séculier, protégeant ses fidèles et sa doctrine lorsque cela est nécessaire. Cette vocation, que dis-je, ce sacerdoce doit être dévolu à un monarque qui, avec l'aide de ses frères et sœurs élus par Dieu pour tenir les sujets chrétiens, pourra accomplir cette mission temporelle avec la plus grande efficacité.

Tout comme Monseigneur de Douai, je n'ai rien contre la formation d'un Empire purement alméran : celui-ci sera également capable de servir le Saint-Père et notre Eglise qu'un Empire Universel. Je demande simplement à Votre Sainteté de choisir en âme et conscience : si l'Empire doit être restauré, il doit avoir les moyens d'accomplir sa vocation. »

Posté : mer. janv. 20, 2016 8:30 pm
par Amaski
L’archevêque Belm Karn se leva alors en troisième, portant pour une fois le pourpre cardinalice. Il fallait souligner qu’il était vêtu de la couleur des princes de l’Eglise non par choix mais par obligation protocolaire. Personne n’aurait toléré dans ce noble hémicycle qu’un cardinal promu par le pape Alexandre IX puisse se permettre de s’affranchir du code vestimentaire vaticane. Cela s’imposait encore d’avantage que beaucoup au Saint-Siège suspectaient le clergé tarnois de nourrir un monachisme franciscain et capucin radical et hostile aux pompes de l’Église. L’archevêque opta donc pour une stratégie de discrétion vestimentaire, ce qui au Vatican signifiait d’arborer les couleurs précieuses et les ors.

« Vos Excellences, Très Saint Père,

Cardinal Dertzinger a parlé avec beaucoup de sagesse et je ne saurais contribuer avec plus d’excellence que lui au débat. Il est vrai que l’Empire n’est pas le concurrent du Pape, mais le bras armé de la Foi pendant que le Saint-Père en incarne sa tête. Autant un homme ne saurait vivre sans tête, un homme sans bras est condamné à une vie misérable. Devons-nous donc désarmer le christianisme ? Non, mais en même temps, nous ne pouvons pas tolérer que le bras se croit maître et agisse à l'encontre de la volonté de la tête qu’est le Pape.

Malheureusement, c’est ce qui arrive aujourd’hui. Viktoria, l’infâme et la très sournoise reine de Schlessien, a trompé les rois et l’Eglise pour s’emparer d’un titre qui revient uniquement au plus pieux des souverains. Le Pape en tant que tête du christianisme doit retirer à la vile Viktoria son titre pour mettre un terme à sa tyrannie. Ensuite, il nous semble indispensable que tout le corps chrétien ; sa tête qu’est le Pape, les bras que sont les rois chrétiens almérans et ses pieds que sont les rois chrétiens d’outre-mer ; se réunissent pour décider la réforme d’un empire corrompu par la gangrène schlessoise. La tête et le corps ne sont pas des ennemis comme craignent certains. Ils forment un tout qui est universel et qui a pour mission d'assurer la prospérité de toute la chrétienté. »

Posté : dim. janv. 24, 2016 8:57 pm
par Otto
Après quelques longues secondes d'un silence durant lequel les cardinaux fiémançais et tarnois se regardèrent en chien de faïence, le cardinal Matzer, archevêque d'Hochburg et primat du Viertenstein prit la parole à son tour. Il se leva et marcha en direction du pupitre le plus proche, déplaçant avec lui sa lourde cape cardinalice.

« Éminentissimes confrères, je rejoins tout d'abord Son Eminence Douai sur le fait que l'Empire est historiquement lié à l'Alméra. Cependant, je rejoins aussi mes frères Dertzinger et Karn sur cet autre fait que l'Empire est le glaive de l'Eglise, et pas seulement une alliance continentale et séculière. Néanmoins, je suis persuadé que nous pouvons trouver un compromis. Nous pourrions restaurer la Dignité Impériale en Alméra autour des couronnes catholiques du continent de Saint Benoit. Ces couronnes, au premier rang desquels nous trouvons bien évidemment le Très Chrétien roi de Fiémance, la Catholique reine de Thorval ou le Fidèle prince de Viertenstein, feront partie de la Diète Impériale et auront la lourde tâche de donner un candidat à la succession impériale, candidat qui sera l'Oint du Seigneur par la main de Son vicaire le Très Saint Père. Les couronnes catholiques extra-alméranes, tel le Maok, le Bardaran ou le Tarnosia, ainsi que les républiques de la catholicité ultramarine, pourront soutenir l'Empire en devenant ses socii, ou ses fratres (en français : ses alliés [mais dans un sens très fort] ou ses frères). Ces monarques partageront alors avec leurs cousins almérans la mission de servir l'Eglise sans pour autant remettre en cause l'historicité almérane de l'Empire. »

Le cardinal se tut après cette phrase et partie de se rassoir auprès des autres cardinaux viertensteinois. Sur les visages de ses compatriotes, nulle approbation ni condamnation. Ils se contentaient d'observer les autres cardinaux avant de réagir à la proposition de leur ami.

Posté : lun. janv. 25, 2016 8:50 am
par Arios
Frédégond de Douai : Si Son Éminence le permet, cela créerait une sous-catégorie et tel n'est pas notre but.
D'autres structures, égales, sur d'autres continents, peuplés d'égaux chrétiens, doivent répondre à l'Empire d'Occident comme tiers bras du Christ, sur d'autres terres, et en concordance avec l'histoire politique de ces territoires.

Posté : lun. janv. 25, 2016 12:30 pm
par Otto
Le cardinal Martzer, depuis son banc, reprit alors la parole en réponse au Fiémançais.

« Je vous accorde volontiers que ma proposition créé deux statuts différents au sein de l'Empire (sans pour autant que l'un soit inférieur à l'autre comme vous le pensez). Cela peut en effet être une erreur, je l'admet. Cependant, votre proposition ne revient-elle pas à diviser la Majestas ? Nous pourrions à la rigueur envisagez la division de l'Empire en Cercle Continentaux, émanation d'un Empire Universel. »

Posté : lun. janv. 25, 2016 3:41 pm
par Zaldora
Le cardinal Halmarsen se décida enfin à parler.

« Dans les faits, la Majestas est déjà divisée. Chaque roi, prince ou souverain est une majesté en son pays. Les chrétiens sont égaux, leurs dirigeants doivent l'être aussi. Insister sur une gloire spéciale dévolue à l'empereur n'est pas une bonne chose, selon nous et contribuera à miner l'unité recherchée. »

Posté : mer. janv. 27, 2016 11:22 pm
par Alwine
C'était très volontairement que les maokoriens étaient restés muets tout le long de ce débat, ne pensant pas être les plus à même de le mener. Finalement, quand il toucha à son terme, leur porte-parole, le vénérable Cardinal Dagmu Barakar, qui dirigeait traditionnellement les débats et les actions du groupe des cardinaux du Maok, s'avança pour prendre la parole. C'était une situation un peu étrange pour lui, qui jadis prenait conseil au près du Cardinal Manak Phirok et aujourd'hui devait conseiller à son tour le Pape Zosime II, néanmoins quand il prit la parole, de sa voix encore grave et sonore, ce fut avec son calme et son respect habituel.

« De nombreux points de vue ont été abordés pendant ces débats. Après avoir consulté mes pairs, je pense que les cardinaux maokoriens peuvent se déclarer d'accord avec plusieurs d'entre eux. Mais le plus important, pensons-nous, est de trancher fermement entre eux. On ne peut servir à la fois Dieu et César, et de même l'Empire ne peut-il incarner à la fois les deux grands idéaux qui ont été présentés ici.

Ou bien nous, catholiques, voulons un Empire Catholique, qui se voudra Universel et destiné à rayonner sur l'ensemble du Monde, et alors nous devrons instaurer un Empire qui ne sera pas une unité territoriale, mais bien un rassemblement de peuples pour cheminer ensemble dans la vraie foi. Dans ce cas, il conviendra que cet Empereur soit élu par les Princes et, peut-être, les autres chefs temporels de tout le monde catholique. Cet Empereur devra être non un Roi des Rois, mais bien simplement le premier de ses pairs, chargé de diriger l'assemblée des Princes Chrétiens. Nous pourrions alors songer à toutes sortes de développement et de nuances.

Ou bien nous voulons un Empire Alméran, qui se voudra le phare de la Sainte Église sur toute l'Alméra, et alors nous devons instaurer un Empire qui sera doté d'une forte assise territoriale en Alméra, et dont l'Empereur sera le premier des Princes Almérans, chargés entre tous de défendre Urba, le Pape et la Sainte Église. Cet Empereur, bien sûr, ne devant être élu alors que par les Princes, ou peut-être encore les autres chefs, du monde catholique d'Alméra.

Vu du Maok, aucune de ces solutions ne nous semble vraiment mauvaise en elle-même, mais nous pensons que la question doit être tranchée. Ce doit être l'un ou l'autre, un Empire clairement défini, à la mission précise. Il ne convient pas, à notre avis, de courir les deux lièvres à la fois, ou encore de tenter de créer une sorte d'Empire hybride. Non, créons l'un ou l'autre ! Un Empire Universel ou un Empire Alméran, les deux peuvent être une chose remarquable, chacun à leur façon, mais certainement pas une chose abâtardie entre les deux qui prétendrait servir deux causes et deux maîtres.

Voir ce que nous ferons après de l'un ou de l'autre, ses modalités, ses détails, c'est quelque chose que les Princes qui éliront l'Empereur, que Sa Sainteté le Pape, que le monde catholique, pourra décider ensuite. Si c'est un Empire Universel, nous apporterons nos propositions. Si c'est un Empire Alméran, nous laisserons les fils de l'Alméra le bâtir, avec toutes nos prières de réussite. Mais avant tout, nous pensons que c'est à Sa Sainteté de trancher la question, et de nous dire quel Empire doit être réfléchit, une bonne fois pour toute. L'important est de faire un choix, et pour nous seul le Pape, héritier de Saint Pierre, peut prendre cette décision en son âme et conscience, éclairé par les avis des partisans de l'un ou l'autre thèse, qu'il a pu entendre au court de ces débats. »

Posté : jeu. janv. 28, 2016 6:03 pm
par Otto
Le cardinal Martzer, prit une nouvelle fois la parole, dans un latin impeccable, pour répondre au maokorien.

« J'agrée vos propos Emience : peut-être ai-je tort de proposer la formation de projet inédit. C'est pourquoi je rejoins désormais monseigneur de Douai dans sa conception impériale. La Maiestas est historiquement almérane et les institutions impériales ne seraient quittés le vieux continent. Mes propositions avaient pour but de ne pas offenser les monarchies catholiques ultramarines, mais puisqu'un tel état ne semble pas être dérangeant à l'oreille des princes de l'Eglise extra-almérane, tout est pour le mieux.

Je laisse à Sa Sainteté le pouvoir de décision, mais je lui fais savoir que je me rallie aux propositions de Douai. »