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Posté : dim. janv. 03, 2016 1:19 am
par Sir_Ulric
[center][f25]Réflexion et Évaluation[/f25]

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/330175Breezertown.jpg[/img]

[quote]
Quelques bourrasques et une condition climatique en hausse laissèrent les deux «autochtones» nord-vicaskindiens s'éveiller, peu après
une brusque secousse (turbulence), dans leur monoplan Mooney M20, permettant un coup d’œil par le hublot qui révélait un paysage
verdâtre densément boisé, des champs à perte de vue en lisière et, plus loin, une ville de peu d'envergure, mais charmante par ses traits
nombreux et ses tendances architecturales de l'ère coloniale...

Trompés par l'air climatisé, les voyageurs ne subirent guère les malaises habituels liés à l’enfermement dans une carlingue de fuselages
métalliques, mais dès l'atterrissage achevé et la nacelle imbriquée au monomoteur, les représentants des «Premières Nations» furent
spontanément atteints par l'humeur de Dame Nature; chaleureuse et un tantinet aride, mais également généreuse par des brises momentanées
plus fraîches...

Enfin, aussi spontané a été le constat climatique, aussi rapide a été l'accueil du chancelier avec quelques policiers en tenue cérémonielle classique
nord-pelabssienne pré-Grand-Chaos, à la couleur beige et au badge doré...Après des présentations respectueuses et les coutumières œuvres de
courtoisie d'accueil, les responsables géorgiens (commissaires de police, sénateurs présents, etc) souhaitèrent une bonne journée aux invités et
le chancelier se retira poliment avec les diplomates aborigènes avec quatre policiers pour sécuriser le groupe jusqu'à un somptueux, mais
peu luxueux manoir en bordure des rivages océaniques breezenois. Les vestes retirés et mises sur le portemanteau avec les chapeaux, des
ornementations et moulures complexes en bois, comme il s'en retrouvait au Buckingham Palace en Adélie, étaient la composante majeure de
la somptuosité de la résidence. De plus, un brin de patriotisme naissant paraissait grâce à la présence d'un drapeau géorgien dans un coin parfaitement apercevable...

Sans tarir sur les politesses, le chancelier offrit des sièges bourgognes en cuir à ses invités ainsi qu'une tasse de thé pour chacun, laissant le choix
de la quantité de crème et de carrés de sucre à ajouter aux intéressés, ceci servi par un domestique à la moustache finement taillée et élégamment vêtu d'une redingote noire aux
boutons argentés. Le bureau de M. Carthew apparaissait bénéficier de toutes les commodités modernes, toilettes
comprises, bien sûr, ainsi qu'un téléphone à cadran, un ordinateur résidentiel à écran plasma (mais avec le boîtier stylistiquement en adéquation avec
l'esthétisme de la pièce
), une horloge à pendule sur le mur et, évidemment, le loisir de l'électricité, perceptible non seulement par les appareils électriques,
mais également par le lustre au plafond, fonctionnant sans conteste à l'électricité...

Pendant que le chancelier fouillait dans son classeur, la clarté lumineuse de l'extérieur traversait aisément les vitres des portes qui menaient au balcon, et
l’ambiance se recevait dans la sérénité. Un seul étonnement: Pas de Makarans, pas de décorations usuelles roumaliennes, pas de veilleurs étrangers, rien
d'autre que des Pelabssiens ''adélanisés'' à l'ancienne et une nouvelle civilisation en éveil suite à un accouchement ardu. Finalement, Edouard termina ses
recherches et s'adressa calmement à ses convives.

«Excusez-moi pour la courte latence, messieurs. Je nécessitais un document avant d'aborder directement ce qui nous réuni présentement ici. Qui plus est,
je ne reçois guère de visite externe en habitude, même si, il me faut vous le reconnaître, je devrai m'y accoutumer dans l'éventualité où mes pairs m'interpelleraient de nouveau à tenir la barre de la République...Enfin, pardonnez-moi mes égarements. Plutôt, permettez-moi de commencer immédiatement.
»

Le majordome s'inclina modestement tel devant un lord, déposa de petits digestive biscuit puis se retira au-delà du bureau. Le chancelier
se versa une tasse de son breuvage chaud, y ajouta un peu de crème et deux cubes de sucre, brassant doucement son thé en relevant la tête vers
les Vicaskindiens. Avant que le dirigeant n'ouvre toutefois la bouche, les invités ne purent que contempler la peinture principale de la pièce: George III
d'Adélie
. Un tableau révélateur et quelque peu paradoxal avec le régime endémique.

«Au nom des Géorgiens et de leur Sénat, je nous espère une conclusion finale positive...Selon tous mes documents, vous vouliez aborder la possibilité
d'une réunification des États anciennement unis et la consolidation de l'indépendance non seulement nationale, mais, si je ne m'abuse point, nord-vicaskarane.
Même, est-il question d'une confédération garantissant les particularités culturelles des communautés y cohabitant...Je vous invite, messieurs, à m'en parler plus abondamment.
»

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/666341DrapeauGorgie.jpg[/img]
Drapeau géorgien, adopté en septembre 2028 par le Sénat

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/997299MleChancellier.jpg[/img]
S.E. Edouard W. Carthew, chancelier de Géorgie

[img]http://img15.hostingpics.net/pics/516289GeorgeIIItheAdelia.jpg[/img]
Portrait de S.M. George III, roi d'Adélie


[/quote][/center]

Posté : dim. janv. 03, 2016 9:48 am
par Arios
Amarok Kikapou : Bonjour Excellence [...] Tout d'abord nous plaçons cette rencontre sous le signe de la bonne entente. Il est important que les tenants du pouvoir à l'Ouest comme à l'Est soient en mesure de parlementer, entre hommes, et pas entre ordinateurs.
La discussion sera toujours importante, et nous inscrivons notre œuvre politique dans la voie de la discussion, il vaut mieux discuter que se faire la guerre, toujours. Mais cela ne concerne même pas nos deux Etats, car nous aimerions placer notre relation à un degré de meilleure proximité encore.
La Géorgie, qu'importe l'obédience de son gouvernement, est une terre riche, chaude, qui peut produire des choses utiles aux habitants de la Réserve du Talequah, et des différentes Nations en Hannunah, sans oublier même leurs invités. Inversement, l'essor économique et alimentaire de nos Nations pourra être utile pour les Géorgiens. Aussi, qu'importent les démêlés politiques à ce dossier, il faut que le commerce honnête et sans arrière-pensée d'influence s'établisse entre les deux côtes du Pelassa, par voie de mer aujourd'hui et demain par terre si possible.

Posté : lun. janv. 04, 2016 5:39 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Réflexion et Évaluation II[/f25]



[quote]
Sans détour, sans papotage mondain, les descendants des ''Premières Nations'' déballèrent la totalité des espoirs des leurs, ce
qui plu à Edouard, tout autant que ça le froissait, mais les questions personnelles importaient nullement dans ce bureau, et
le chancelier se le rappela sagement.

«En effet, il n'y a rien qui puisse remplacer une vieille discussion de gentilhomme à gentilhomme, surtout pas
les communications instantanées virtuelles sur les réseaux internet.
»

Pendant le dialogue, un terme unique naquit dans l'esprit de M. Carthew: Granary (grenier). Il s'agissait bel et bien, selon la
perspective du vieil homme, d'une forme de commensalisme. Une entente clair sur les traites de marchandises alimentaires et autres
artisanats manufacturiers, rien de moins apparaissait être proposé.

«Bien sûr ! Je crois qu'une entente coopérative a la possibilité de naître en ce sens, et il en va naturellement de soi qu'une
telle collaboration ne pourra croître sans une totale transparence entre nos représentations et une sincérité entre nos marchands.
»

Buvant une première gorgée de son breuvage tout en déposant sa cuillère précédemment utilisée, le chancelier réfléchit un moment, sans
longtemps se faire attendre. Il demeurait qu'un commerce ne pouvait qu'être profitable mutuellement, et le dirigeant le savait pertinemment,
mais les clauses contractuelles étant aussi importantes que les nobles intentions, l'homme restait dubitatif.

«Vous souhaitez établir des routes commerciales durables avec la Géorgie, ce qui n'a rien de négatif, Excellence. Cependant,
sous quelle forme imaginez-vous ces transactions, ces liens actuellement en conception ?
»

[/quote][/center]

Posté : jeu. janv. 07, 2016 6:08 pm
par Arios
Amarok Kikapou : Les Pelabssiens et leurs invités Almérans ont besoin d'un appui politique sur le sous-continent et celui-là ne sera pas trouvé en l'Etat coalisé de l'Est pelabssien. En développant le commerce nous profiterons à nos deux territoires : la Géorgie et Hannunah.
Surtout, la population de réfugiés à nourrir est importante dans les réserves de notre Etat, et la Géorgie peut avoir un intérêt à les nourrir et à y faire valoir son approche, plutôt que nous devions importer de la nourriture depuis les "Néo-Etats-Unis", qui influenceront sur les réfugiés.

Nous vous proposons d'intégrer ce commerce, où le Talequah est déjà présent, car c'est le devoir naturel de l'homme que de commercer, et nos lignes commerciales sont déjà développées avec le Vicaskaran du Sud et passent à proximité de la Géorgie.

Posté : sam. janv. 09, 2016 5:52 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Réflexion et Évaluation III[/f25]


[quote]Assurément en accord avec le mise en place de circuits commerciaux, mais un peu hébété par la manière de son invité à
présenter les événements, le chancelier se contenta de boire à nouveau un peu de thé, d'y joindre un biscuit et de tendre la main
afin que le dialogueur vicaskindien poursuive sur le sujet. Au fur et à mesure, M. Carthew n'entrevoyait en rien les clauses d'une
planification marchande, mais que des raisons supplémentaires motivant l'implantation d'un commerce.


«M. le Ministre, il est totalement inutile de renchérir davantage sur l'utilité d'un tel commerce. Je vous assure que
la République est intéressée à souscrire à des échanges aussi avantageux bilatéralement...Ici, en Géorgie, nous nous impliquons
que modestement dans les démarches politiques des États-Unis pelabssiens nouvellement réinvesti et soutenu par la Confédération
transcontinentale
...Il nous sied d'entreprendre avec vos pairs des ''Premières Nations'' des échanges bénéfiques qui résoudront des
besoins communs.
»

Le chancelier fouilla momentanément dans son bureau, en extirpa une carte de multiples fois pliée et la décupla sur son bureau. Cette
cartographie, certes sur papier, était totalement à jour. Avec une règle et quelques autres outils d'appoint pour mathématiquement
manœuvrer, le dirigeant géorgien invitait son homologue à venir inscrire les routes commerciales souhaitées et, le sollicita à, par la
même occasion, lui faire part des besoins indigènes à combler. D'ailleurs, pendant que le ministre nord-vicaskindien réfléchissait aux
traits à poser, le Géorgien lui demanda s'il y avait un moyen de veiller mutuellement au maintien sécuritaire des voies commerciales
et des cargaisons qui y transiteront.

[/quote][/center]

Posté : sam. janv. 09, 2016 6:11 pm
par Arios
Amarok Kikapou : Si la Géorgie est en mesure de mobiliser des bâtiments pour assurer cette route jusqu'aux eaux du port de Wintuville, dans la concession vicaskindienne du Talequah, alors les bâtiments fiémançais sous mandat du Ministère du commerce seront en mesure de défendre les convois maritimes jusqu'à Anhouït, ou jusqu'à la côte Est.
La défense des convois n'est donc pas un souci dans cet espace du monde.
A terme, il sera bien sûr préférable de choisir une voie terrestre, si la politique aux néo-USPs le permet.

Avec le Méehwacois et la concession du Talequah, les nord-Vicaskindiens produisent déjà des biens naturels que l'on pourrait trouver en culture dans les campagnes et côtes de la Géorgie...
En plus des biens manufacturés pouvant intéresser les Étasuniens dans les Réserves, l'importation de coton, de draps de cotons, de sucre de canne, mais aussi de bois et de métaux de construction constitueraient les principales matières intéressant nos villes.

Comme vous le savez, les concessions minières ne sont pas autorisées chez nous...

Posté : sam. janv. 09, 2016 11:04 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Réflexion et Évaluation IV[/f25]


[quote]

«La République de Géorgie est apte à veiller sur les cargos qui transiteront dans l'espace maritime menant à Wintuville, M. le
Ministre. Grâce à quelques vaisseaux que la Roumalie nous concéda afin d'assurer notre autodéfense locale, nous sommes en mesure de protéger
adéquatement les convois souhaités.
»

Le chancelier repensa aux ressources que nécessitaient les gens de la Réserve, et selon les informations dont il avait en sa possession, il était tout
à fait envisageable de fournir les aborigènes. Toutefois, est-ce que les liens devaient être que de nature mercantile ou pouvaient-ils être filiaux, en
quelque sorte...C'était une question que se posait Edouard, en dépit de l'honnêteté que son homologue apparaissait révéler.

«M. le Ministre, est-ce inopportun de vous demander le futur que vous projetez vis-à-vis nos relations ? Est-ce que, si je puis me le
permettre, il m'est possible de savoir quelle place vous envisagez positionner mon pays ? Puisque vous avez souligné l'importance de la transparence
entre nos représentations, je pense que mon peuple est en bon droit de connaître les plans des chefs de vos tribus à notre intention...
»

[/quote][/center]

Posté : dim. janv. 10, 2016 9:23 am
par Arios
Amarok Kikapou : Il est vrai que cette rencontre a été préparée de manière un peu particulière des deux côtés de la table.
Le problème étatsunien se pose concrètement chez nous et laisser autant de gens s'entasser indéfiniment dans les Réserves n'est pas viable à moyen et long terme ; si la Géorgie, puisqu'elle demeure un état blanc, était en mesure de récupérer une partie de ces malheureux au nom de la proximité et de la solidarité culturelle, alors nous y verrions une démonstration d'amitié. Par ailleurs, il nous faudrait savoir quelle est la part de Zanyanais parmi vos habitants et dans quelles proportions nous pourrions déverser les nôtres chez vous.

Sinon, l'espoir incompressible de chaque vicaskindien est forcément que votre portion du Pelabssa fasse une place, sous forme de réserves, aux autochtones, avec lesquels nous aimerions tisser des liens privilégiés comme nous l'avons fait au Talequah avec les tribus Pomos, Wintus et Yokuts.

Posté : ven. janv. 15, 2016 3:28 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]Réflexion et Évaluation V[/f25]


[quote]
Le vieil homme, voyant parfaitement la tournure des événements et en dépit de sa fierté naissante à l'égard
de son pays, hocha tout bonnement de la tête tout en buvant un peu de thé. La question d'une migration aussi
volumineuse sur les vastes territoires géorgiens restait un aspect épineux dans le contexte des terres arables
exploitables, de l'habitat encore en renaissance naturelle et de la conformité des candidats à la citoyenneté à
la norme sociale nouvellement instituée dans la République, mais le Sénat, selon le chancelier, allait être assez
conciliant vis-à-vis l'intégration volontaire de personnes nouvelles, tant que ces désireux voulant venir vivre
en Géorgie oublient le passé des ex-États-Unis libertaires et agréent au nouvel État et surtout, à la Géorgie en
elle-même...

«Je ne puis, M. le Ministre, qu'admettre qu'il est vrai que nous nous sommes hâtivement rencontré, et je
m'en excuse. Cependant, dans une autre optique, une conciliation entre nos représentations était inévitable et
il valait mieux en ce sens se produire dans les plus brefs délais. Quant à la migration et à vos souhaits de vous
voir révéler la densité démographique d'origine zanyanaise...
»

Edouard farfouilla dans son classeur, en sortit un carnet brun, et poursuivit tout en relisant rapidement quelques
passages de ses notations

«...Nous avons, sur une population de cent-mille habitants, quinze-mille membres d'ethnies du
Zanyane, M. le Ministre. En toute honnêteté, concernant les déplacements migratoires, j'y suis favorable dans le
contexte où ces habitants souhaitent délibérément se joindre à la communauté géorgienne et non poursuivre la
déchéance morale et sociétale de l'ancien Pelabssa, à mon avis, libertaire à l'excès...Les tribus qui veulent venir
fonder des Réserves autochtones sont également les bienvenues, à la condition qu'elles prennent en compte la
gouvernance géorgienne et ses lois. Sinon, ces bosquets, collines et rivières sont une merveille à partager,
respecter et protéger. D'ailleurs, pourquoi est-ce que ça vous intéresse de connaître le densité zanyanaise ?
»

[/quote][/center]

Posté : ven. janv. 15, 2016 4:57 pm
par Arios
Amarok Kikapou : Nous avons le souci de considérer que, dans l'état actuel du Zanyane et après ce qu'il a traversé, reverser ces populations même avec leur accord sur le continent qui compose leur milieu naturel et le meilleur théâtre à leur épanouissement n'est pas une idée judicieuse, et consisterait en un assassinat involontaire au vu de la dangerosité des lieux, et de l'immaturité de nombre des gouvernements sur place.
Par conséquent, la Géorgie accueillant déjà 15 000 de ces personnes, nous pensions qu'une réunion de cette population, de ce "peuple" affirme-je aussi, avec ses référents et ses aspirations, constituerait la première pierre d'un lieu accueillant que nous devons leur léguer comme il est de nôtre souci de laisser vivre les descendants d'étatsuniens "WASPs" sur des micro-portions de la terre pelabssienne.

La Géorgie accueillant par portions un climat favorable à ces êtres humains, elle nous semblait idéale en plus de ceux vivant déjà sur certaines parts du Méehwacois sur la côte EST.

En effet, vous entretenez avec soin le désir de ne pas confondre libéralités et permissibilité, aussi en cas de programme d'accompagnement migratoire entre les deux côtes du continent devrons-nous avoir souci de faire la leçon aux migrants : qu'ils ne gagnent pas la Géorgie en croyant regagner les États-Unis. Ils auront un choix à faire ainsi entre la politique des yeux-fermés dans les réserves orientales, et le cadre de vie plus large mais plus valeureux sur le territoire occidental.