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Posté : sam. oct. 17, 2015 6:55 pm
par luc57
[center]Elections présidentielles participatives de la République Islamique d’Alamut[/center]
Comment participer ?
Chaque candidat part avec un score lié à sa popularité et au contexte politique alamien.
J’ai personnellement distribué 50% de l’opinion des Alamiens. Les joueurs de Simpolitique ont à distribuer les 50% restants.
Un joueur peut poster une action par jour, de la nature de son choix (tracts, meetings politiques, visites…). N’hésitez pas à innover ! Ce sera bénéfique au score du candidat soutenu !
En fonction de la qualité du post, cette action fera gagner 0,5%, 1% ou 2% au candidat en question.
Il s’agit d’une élection à un tour.
Attention : pour chaque post, il faudra clairement le nom du candidat soutenu ou son parti politique.
Il sera possible de poster jusqu’au 17 novembre 2015 IRL 18h.
Les candidats
Pour une présentation des opinions de chacun des candidats, rendez-vous ici : http://www.simpolitique.com/post268490.html#p268490 . Vous y trouverez aussi le nom IRL des candidats, pour trouver facilement des photos sur le net.
Voici les candidats avec leur score de départ
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=413313Ayelet2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/413313Ayelet2.jpg[/img][/url]
Nastaram Djahad, du parti Lutte Populaire (parti sortant)
Score de départ : 15%[/center]
-
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=184822Velayati2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/184822Velayati2.jpg[/img][/url]
Eskandar Fatemeh, du Parti pour le progrès et le développement
Score de départ : 11%[/center]
-
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=386921Rania2.png][img]http://img15.hostingpics.net/pics/386921Rania2.png[/img][/url]
Princesse Sherazade, sans étiquette
Score de départ : 15%[/center]
-
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=134546Jalil2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/134546Jalil2.jpg[/img][/url]
Hasem Javaneh, parti Union des citoyens libres
Score de départ : 6%[/center]
-
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=981729Ajmane2.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/pics/981729Ajmane2.jpg[/img][/url]
Ajmane Ben-Baïssa, Parti Communiste Alamien
Score de départ : 3%[/center]
Posté : sam. oct. 17, 2015 8:14 pm
par Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/939039Sherazade.png[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Conférence de presse
Plutôt qu'un véritable meeting politique, il s'agissait plutôt d'une « petite » conférence de presse, ou du moins, c'était ainsi que le service de communication rassemblé autour de la Princesse Sherazade avait présenté la chose au près des journalistes. Le but était de confirmer officiellement et publiquement que la campagne était lancée, et que la descendante des derniers monarques légitimes du pays entendait bel et bien y participer, et, qui sait, remporter la victoire. On pourrait voir plus tard pour les actions de plus grande ampleur, ici le but était principalement de mettre en avant la candidature de la jeune femme de sang royal en se présentant la première maintenant que la campagne était officiellement lancée. On aurait trois mois pour les choses de plus grande envergure, ici il fallait se démarquer en se dévoilant la première de manière marquée dans tous les médias du pays... ou du moins dans tous ceux qui voudraient bien relayer l'événement. Néanmoins, vu que cela concernait tout de même la présidentielle, et une personnalité qui ne pouvait manquer de cristalliser l'attention, en bien ou en mal, on avait bon espoir que la diffusion serait large.
Une petite salle avait été louée, avec une estrade modeste, sur laquelle figurait non l'emblème de quelque parti politique mais les armoiries de l'ancienne monarchie d'Alamut, celles que pouvait légitimement revendiquer la Princesse Sherazade. Il y avait également des chaises pour que les journalistes puissent attendre la jeune femme dans de bonnes conditions, et même un légers buffets, garnis de mets légers traditionnels, pour leur permettre de caler une éventuelle faim et rendre leur attente, légère, plus agréable, du moins on l'espérait. Le but était, autant que possible, de les mettre dans de bonnes dispositions. On avait invité des représentants de toutes les formes de presses, dans le but de toucher le plus de gens possible. Même si cette première intervention ne serait pas publique, il importait qu'elle puisse bel et bien toucher le public le plus large possible, touche les yeux et les oreilles du plus d'hommes et de femmes d'Alamut, dans le but, peut-être, de commencer peu à peu à conquérir le plus de cœurs et d'âmes, le plus d'esprits, à la cause de la belle Princesse.
Finalement, après une courte attente donc, on annonça l'arrivée de la Princesse Sherazade, candidate à l'élection présidentielle. Et la jeune femme arriva, coiffée d'une légère tiare d'argent, modeste mais néanmoins bien présente, qui rappelait avec subtilité qu'elle n'était pas qu'une femme parmi d'autres mais bien la légitime prétendante au trône d'Alamut, de sang royal et appelée à porter un jour une couronne véritablement royale. De son sourire que bien des hommes trouvait éblouissant, la jeune femme salua les journalistes présents et, à travers eux, tout le peuple qu'elle espérait voir redevenir le sien, avant de concrétiser ce salut par des mots aimables et fermes. Sa voix était douce, agréable, et portait en même temps la fermeté que l'on était en droit d'attendre d'un personnage royal. Royale, elle l'était d'ailleurs, avec son attitude noble mais pas arrogante, sa beauté simple et son maintient impeccable sans pourtant être raide. La beauté ne faisait pas tout, certes, mais, pour une femme surtout, peut-être, elle ne pouvait qu'aider à gagner la sympathie et donc la popularité.
Pourtant, dès le début, la damoiselle montra également, par ses paroles cohérentes, simples mais pleines de sens, qu'elle n'était pas qu'un joli visage que l'on espérait placer à la tête du pays. Elle se revendiqua comme n'étant la candidate d'aucun parti, mais celle qui aurait à cœur de défendre avant tout les valeurs et besoin d'un peuple qu'elle espérait faire sien, pour le guider et le protéger, pour l'emmener sur des voies plus sûres et plus justes. Elle était celle qui ferait de l'Alamut une nation plus unie et plus forte que jamais, dépassant les luttes et les clivages inévitables des partis politiques. Là où les autres candidats, dont elle ne niait pas les qualités personnelles du reste, représentaient seulement une idée, seulement telle ou telle partie de la population, elle, la Princesse, se présentait comme la représentante naturelle de tout son peuple et, ainsi, la plus apte à prendre sa tête en tant que présidente, et, un jour, s'il le voulait bien, en tant que Sultane, restaurée sur le trône du Sultanat d'Alamut, établit dans toute sa gloire et sa prospérité.
Pour soutenir la cause de cette restauration, elle parla des divers royaumes qui prospéraient de part le monde, qu'ils soient ou non religieux, et parla du fait que le Barebjal, le monde arabe et musulman au sens large, devait s'en inspirer pour gagner enfin la stabilité qu'il n'avait que trop perdu, sous la griffe, notamment, de ceux qui confondaient religion et fanatisme. Elle s'affirma comme pleinement musulmane, mais ne voulant pas que son pays sombre dans l'obscurantisme. Au contraire, dit-elle, il était vital pour l'Alamut de prendre le chemin que promettait, partout dans le monde, la royauté retrouvée : celui de la stabilité et de la paix, là où le républicanisme ou le fanatisme religieux n'apportaient que la guerre et la misère. Unis sous une seule bannière, celle du Sultanat, qu'elle espérait, en toute modestie, être capable de brandir de manière juste, sous le regard et le jugement d'Allah, le Tout Miséricordieux, le peuple d'Alamut pourrait plus que jamais se développer dans une paix et une prospérité assurée pour longtemps.
Après ce vibrant discours, la jeune femme répondit, avec le sourire, aux questions des journalistes. Elle contourna habilement les plus gênantes, s'attarda sur celles qui lui étaient le plus favorables, et offrit maintes sourires et même quelques rires charmants, tout en sachant, sur les points les plus graves, se montrer sérieuse sans pourtant devenir trop austère. Finalement, quand les questions commencèrent à s'épuiser, elle fini sur une brève intervention, appelant tous les citoyens d'Alamut à lui accorder sa confiance pour guider au mieux leur pays sous la bannière bienveillante et juste d'une monarchie restaurée dans la paix et encrée durablement, avant de saluer avec le sourire l'ensemble des journalistes et l'ensemble de son peuple, puis de descendre serrer quelques mains et répondre en direct à quelques questions. Elle fini ensuite par sortir, laissant les journalistes échanger leurs impressions et finir le buffet avant de s'en aller transmettre tout cela au peuple d'Alamut, qui allait encore entendre parler de la Princesse Sherazade avant la fin de cette campagne...
Posté : sam. oct. 17, 2015 11:14 pm
par Johel3007
[center][img]http://s2.postimg.org/bz38vc7x5/090901_jalili_grid_4x2.jpg[/img][/center]
Le parti : Union des Citoyens Libres
Candidate : Hasem Javaneh
Le type d'actions : Petit meeting
Narra, première ville du pays de par la population comme par la richesse, était aussi la principale porte d'Alamut sur le monde extérieur. Ici, dans les bazars comme dans les supermarchés, on échangeait bien autre chose que de simples marchandises. Les idées, bonnes comme mauvaises, y bouillonnaient. Là où l'arrière-pays d'Alamut vivait encore avec un bagage de traditions nées d'une culture millénaire et donc bien encrées, on en faisait nettement moins de cas ici, à Narra. La ville était un des bastions de l'Union des Citoyens Libres (UCL), un parti prônant une société plus ouverte et tolérante tant sur le plan moral qu'économique ou politique. Et si l'UCL n'y dominait pas, il y trouvait une bonne partie de son électorat. Il était donc normal que ce soit par ici que son candidat à la présidentielle, Hasem Javaneh, y débute sa campagne officielle.
Lors de la précédente campagne, Hasem avait promis des choses bien pragmatiques : logements de qualité, nourriture bon marché, sécurité domestique comme extérieure. Cela n'avait pas vraiment fait recette, les autres partis proposant de satisfaire ces mêmes offres et ne changeant que le nom du bailleur étranger pour le faire. Il avait donc été décidé que l'UCL abattrait vraiment ses cartes et sur un domaine où ils auraient l'exclusivité. L'idée n'était pas tant de voir Hasem devenir président que de préparer le terrain idéologique pour acquérir le pouvoir législatif et la gouvernance locale dans les grands centres urbains.
C'est donc sous le slogan "Mort à la délation !! À bas l'État moralisateur !!" que Hasem montait sur les planches une nouvelle fois.
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-Nous connaissons tous quelqu'un à qui c'est arrivé. Une amourette d'une saison ou même d'un soir, par pure passion, où l'affection, l'admiration et l'attirance dépasse le cadre rigide que nous impose la bienséance raisonnable de nos coutumes. Est-ce moralement critiquable ? Un imam vous dira que oui et, en matière de morale, je ne pense pas sage de contester le Coran et l'interprétation que la majorité des saints hommes en font. Mais est-ce que cela demande une punition légale pour autant ? Est-ce là bien le rôle de l'État que de punir l'immoralité ? Ou doit-il se borner à arbitrer les conflits entre citoyens et à protéger ceux-ci des appétits de conquête des nations hostiles ?
Aujourd'hui, en Alamut, un simple rendez-vous tendre entre deux êtres qui s'aiment peut valoir une amende salée. Le prix d'un amour interdit ? Peut-être mais pourquoi est-il interdit ? Du temps de nos pères, les mariages entre parfaits inconnus étaient fréquents mais aujourd'hui, de telles choses se raréfient. Les époux ont eu le temps de voir naître leur flamme et ceci souvent bien avant même que leurs parents n'aient même l'idée d'arranger leur union. Ces tourtereaux sont pourtant dans l'illégalité la plus parfaite à ce jour.
La justice, dans la pratique, se montre souvent clémente avec adolescents et jeunes adultes libres de tout engagement matrimonial, préférant prétendre à l'insuffisance de preuve pour ne pas encombrer les tribunaux avec ce que les juges eux-mêmes voient comme des bêtises de bigots dont même nos ancêtres rigolaient déjà. Elle reste toutefois sévère et intransigeante à l'encontre des hommes et femmes mariés qui, coincés dans une union de convenance pour fonder une famille, cherchent ailleurs le véritable amour.
Et à défaut de pouvoir regarder à travers chaque serrure en quête de corps enlacés qui ne devraient pas l'être, les gouvernements précédant ont institué un système de récompense des délateurs !! Comme si la jalousie ou la simple méchanceté ne suffisaient pas à motiver les hommes à s'empoisonner la vie les uns des autres, voilà maintenant que les taxes des bons citoyens d'Alamut servent à récompenser de telles actions. Oui, messieurs et mesdames, en ce moment même, une armée d'espions domestiques est payée à la sueur de votre front pour se mêler de votre vie privée !!
Les épouses vertueuses et les maris aimantsse trouvent-ils rassurés et satisfaits de savoir que l'État prend soin de préserver la santé de leur mariage en instillant chez leurs conjoints la peur d'une amende ? Peut être... mais personnellement, je ne trouve aucun confort à l'idée que la seule chose empêchant mon épouse d'aller trouver un jeune étalon est la menace d'une armée d'yeux à l’affût d'une récompense pécuniaire. Si ma femme, que j'adore de toute mon âme et de tout mon cœur, ne partageait pas mes sentiments, serait-ce vraiment de l'amour que de l'enfermer avec moi et de ne pas la laisser trouver ailleurs son épanouissement ? L'amour meurtri se transforme en ressentiment puis en haine qui empoisonne le couple puis la famille tout entière, nourrissant suspicion et hostilité là où elles n'ont pas de raison d'être. Hors, c'est justement un manque de confiance envers son conjoint que de rémunéré, à travers vos taxes et vos votes, l’institutionnalisation de l'espionnage et de la délation de votre conjoint. Car cela suppose que vous assumez que votre épouse ou époux vous trompera. Et si un mariage peut fonctionné sans amour, il ne peut fonctionné sans confiance.
Je condamne l'adultère sur le plan moral, bien entendu. Mais je condamne également sur le plan moral comme sur le plan de l'intelligence la pratique du gouvernement qui consiste à encourager chez ses citoyens l'avidité, la jalousie et la méchanceté en rémunérant de tels comportements. Une mesure qui encourage l'immoralité dans le but officiel de réprimer l'immoralité est une mesure immoral autant qu'inutile. C'est un gâchis contre productif du temps et des ressources de chacun. Et l'adultère n'est malheureusement qu'un des nombreux comportements que notre gouvernement réprime officiellement à travers amendes, emprisonnement, châtiment corporel ou même l'exécution pure et simple... alors qu'ils ne nuisent en soit à personne.
Entendez-moi bien : je ne propose en rien d'encourager l'adultère. Mais j'estime qu'il n'est pas la mission de l'état que de le réprimer. La seule stigmatisation sociale et le regard culpabilisant des chefs religieux suffisent à punir les contrevenants à la bonne morale.
Si je suis élu, je m'engage donc à réduire le rôle de l'État dans ces domaines, d'abord en abolissant la pratique des primes à la délation, chose qui devrait être assez facile, puis en abolissant les peines liées à tout une série de délits moraux. Cela permettra de réduire les comportements nocifs à la cohésion sociale. Cela donnera aussi de meilleures chances à des milliers de mariages en difficulté que la criminalisation des écarts d'un des époux ne feraient que couler d'autant plus vite, avec les conséquences prévisibles. Ceux parmi vous qui sont mariés me comprendront quand je dis que tout mariage a ses moments difficiles et que l'ingérance de proches n'aide en rien. Alors imaginez l'ingérance d'étrangers complets ou de fonctionnaires publics !!
Au-delà même de l'aspect idéologique, une telle mesure permettra de désengorger nos tribunaux, de libérer un temps précieux pour nos forces de police et de sauver plusieurs millions de $RAK par an qui seront disponibles pour le bien-être des familles. C'est un gain d'efficacité et, dans un monde où la compétition est féroce, Alamut a besoin d'être efficace autant qu'il a besoin d'être moralement droit."
Posté : dim. oct. 18, 2015 9:03 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/b/4/9/2116_475323-01-06...0k9inwix-4d1f8e3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Visite d'un orphelinat
D'après les services de communication de la Princesse, la première action de la campagne « officielle », la conférence de presse, semblait avoir produits de bons effets. L'attention de la population était éveillée, et ne demandait maintenant qu'à continuer à se focaliser au moins en partie sur la prétendante monarchiste, pourvu qu'elle continue de lui donner de quoi être attirée et nourrie. Mais il ne suffisait pas de capter l'attention, il fallait aussi que l'avis qui se dégageait de celle-ci soit positif, et même plus encore, assez fort pour se dégager de manière marquante au-dessus des autres candidats. Il n'était pas suffisant que tous et toutes dans le pays connaissent la jeune femme, ni même que tous et toutes aient, au moment de l'élection, leur attention concentrée sur celle-ci. Il fallait encore que le plus de gens possible aient un avis positif, dynamique, sur la damoiselle de sang royal, affin que le plus grand nombre possible de bulletins glissés dans les urnes expriment un vote qui aurait une seule et unique fin : l'élire à la présidence, lancer le processus qui restaurerait le Sultanat d'Alamut.
Pour cela, il était nécessaire non seulement d'occuper le devant de la scène, d'attirer encore et toujours l'attention pendant les trois mois de campagne, mais aussi s'assurer que cette attention serait toujours positive. Pour cela, l'équipe de communication que la Princesse avait réunis autour d'elle avait établit un agenda à la fois chargé et souple, adaptable. Chargé parce qu'il s'agissait de ne jamais laisser retomber l'attention populaire, et au contraire de toujours continuer à la cristalliser sur elle. Souple, adaptable, modulable, car, plutôt que de s'enfermer dans la tour d'ivoire d'un programme trop dur et trop rigide, il fallait être prêt à réagir et à s'adapter à ce qui allait se passer au fur et à mesure. C'était long, une campagne de trois mois, et il pouvait se passer bien des choses : événements inattendus dans le pays, attaque lancée par d'autres candidats, problèmes soulevés par ceux-ci, catastrophe internationale... le spectre était très large, et il ne s'agirait de laisser passer aucune « occasion » comme ils les appelaient.
Pour l'heure, toutefois, rien de tout cela n'était encore advenue, et la noble et belle damoiselle suivait encore le programme établit à la base. Ce jour-là, il avait été décidé qu'elle visiterait un orphelinat de Shariz, la capitale, un orphelinat plutôt pauvre, qui avait bien entendu été soigneusement choisi par les communicants. De même, ils avaient veillés à ce que les journalistes soient « par hasard » au courant de la visite de la jeune femme sur les lieux, et que quelques uns d'entre eux, plus ou moins discrets, soient également présent. La Princesse elle-même, bien entendu, ne se souciait pas directement de tout cela, mais faisait confiance à ses communicants. De son côté, la démarche de visiter un orphelinat pour apporter aide et réconfort aux plus faibles lui semblait à la fois charmante et juste, et sa démarche était totalement sincère... ce qui, ses beaucoup plus cyniques communicants l'espéraient, ne ferait qu'apporter un atout supplémentaire à sa « cause ».
Et donc, dans la matinée, la Princesse se rendit à l'orphelinat, où elle fut reçu, sous les flashs de quelques journalistes qu'elle accueillit avec une surprise qui paraissait sincère mais un sourire toujours aimable, comme celui qu'elle montrait en la plupart des circonstances, par les responsables du lieu. Après avoir discuté de leurs problèmes et avoir promis, à portée d'oreille et de micro des journalistes d'ailleurs, qu'elle ferait tout pour leur venir en aide, par ses propres moyens et bien entendu encore bien plus quand elle serait arrivée au pouvoir, elle entra dans l'orphelinat, où quelques journalistes la suivirent sans que cela ne semble gêner les responsables. Sherazade rencontra un grand nombre d'enfants, apportant à chacun un sourire et un peu de réconfort, s'arrêtant souvent quelques instants pour parler avec une fille ou un garçon qu'elle charmait de sa beauté et de son grand sourire plein de bonté et de charité, qui ne semblait jamais les juger mais qui au contraire – sous un angle que pouvait souvent saisir quelque flash – apportait réconfort et douceur.
Plusieurs fois, elle eut de doux éclats de rire, notamment quand une jeune fille lui dit que « Elle était si belle qu'elle devait sûrement être une princesse » d'une voix candide, et elle lui confirma qu'elle l'était bel et bien, et qu'elle ferait tout pour l'aider. Au final, la visite se prolongea un moment, après même que la plupart des journalistes soient partis. Car, loin de n'être qu'une posture électoraliste, le soucis de la Princesse Sherazade pour ces enfants était sincère. Elle confirma à sa sortie à ceux qui géraient l'orphelinat que, au pouvoir, elle ferait tout pour les aider, mais aussi pour faire en sorte que plus aucune famille n'ait à abandonner un enfant, que si pas les parents, la famille toute autour puisse toujours s'occuper d'eux. Elle ne repartis pas sans distribuer quelques cadeaux, tout simples mais donnés avec sincérité, aux enfants, des jouets le plus souvent traditionnels offert avec des sourires. Puis elle s'en retourna, après des adieux émouvant qu'une caméra capta encore, marquée par cette expérience dans laquelle elle espérait puiser de la force pour la suite de la campagne, autant que son staff espérait qu'elle y puisse de la sympathie et de la popularité supplémentaire au près du peuple.
Posté : lun. oct. 19, 2015 12:25 am
par Alwine
[center][img]http://img.xooimage.com/files110/5/7/b/news-187079-4d22fe3.jpg[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Parrainage d'une exposition d'arts traditionnels
On ignorait encore les retombées exactes de la visite à l'orphelinat, car il n'y avait pas encore eut de sondages depuis que celle-ci avait eut lieu, mais les conseillers de la Princesse espéraient que lesdites retombées soit bonnes. On en avait parlé en tous cas, et ils pensaient que, au pire, cela ne pourrait que continuer de cristalliser l'attention autour de la jeune femme, et de manière positive qui plus est. Après tout qui pouvait reprocher à un personnage politique de se soucier du sort des orphelins de son pays ? Et qui aurait eut à cœur de reprocher à une douce jeune femme de s'émouvoir du sorte de ceux-ci et de vouloir faire tout son possible pour eux, pour leur futur, pour leur bonheur ? Non vraiment, le staff « princier » ne croyait pas à une réaction négative mais au contraire espérait que les images qui parviendraient de la rencontre, les retranscriptions, sauraient faire pencher le cœur des citoyens d'Alamut du côté de la belle et douce Sherazade. Et sinon hé bien ils comptaient bien employer le reste de la campagne à faire que ce soit le cas.
La suite du programme, que pour l'heure rien n'était venu bouleverser, prévoyait le parrainage d'une exposition d'arts traditionnels, qui se tenait à Samara. C'était un bon moyen de mettre en avant le traditionalisme cher au cœur de la Princesse Sherazade, sans pour autant risquer de choquer ceux qui, dans sa population, ne se retrouvaient pas dans une emprise trop forte des traditions. Il était vrai, de toute façon, que celle qui était maintenant candidate aux présidentielle suivait avec attention certains des artistes qui continuaient de faire vivre des arts traditionnels non comme de simples reliques du passé, ni comme un simple « terreau » dans lequel on pouvait puiser à sa guise sans rien respecter, mais comme un ensemble de disciplines vivantes et toujours d'actualité. Cette réalité bien concrète aiderait à faire passer une bonne image d'elle à travers cet événement, et à éviter le classement typique que pouvait recevoir un politique comme « parvenu » ou « faux ». Ici, aidée de son implication passée et de son sourire charmeur, la prétendante au trône aurait de bonne chance d'éviter ces deux funestes écueils.
Les organisateurs, bien entendu, avaient été ravis d'accepter ce parrainage officiel. Cela leur offrait un formidable coup de pub, tant ponctuel que sur le long terme. Ponctuel parce que, bien entendu, on s'était arrangé une nouvelle fois pour que les médias soient au courant de l'événement et ne le rate pas, ce qui allait offrir à leur vernissage une vitrine inespérée. À long terme également, de façon toute aussi évidente, car on allait parler de leur exposition, on allait publier des photos, faire des commentaires... ceux qui, dans la région, étaient prêts à soutenir la belle jeune femme ne manqueraient pas de venir voir l'exposition qui l'avait tant intéressée. Ceux qui étaient moins convaincus ou même qui étaient hostiles viendraient peut-être aussi tout de même, dans un même temps, ne fut-ce que par simple curiosité. L'idée avait aussi ravis les artistes et, bien entendu la Princesse Sherazade elle-même qui avait été très enthousiaste quand, avant même le début de la campagne officielle, l'idée avait été mise sur la table par son staff. Sans partir dans de si profonds raisonnement, elle était heureuse de soutenir une forte d'art qui lui plaisait tant.
Et donc, à l'heure du début du vernissage, la Princesse arriva, dans une voiture qui restait simple mais avait beaucoup d'élégance, et en descendit, souriante, avec plus d'élégance encore peut-être, dans sa démarche, son port de tête, sa façon d'être, comme toujours, noble sans être hautaine, belle sans être inaccessible. Elle adressa de nombreux sourires, notamment aux journalistes venus couvrir l'événement, et accorda même quelques mots à un petit groupe d'entre eux. Elle refusa néanmoins de se lancer trop en avant dans les discussions politiques, et moins encore dans un discours qui aurait été préparé pour l'occasion. Au lieu de cela, elle saisit chaque occasion pour se recentrer sur ce qu'elle disait « être la question du jour », à savoir l'exposition, et la mise à l'honneur des éléments de l'art traditionnel, qu'il soit ancien ou plus récent, l'art national, qui faisait vivre l’identité et la tradition de l'Alamut chaque fois qu'on l'admirait. Son enthousiasme pour les peintures exquises aux détails soignés, les œuvres de calligraphies magistrales, les tapisseries grandioses et les céramiques magnifiques était plein tout à la fois d'énergie et de sincérité.
La belle Princesse visita ensuite l'ensemble de l'exposition, ne manquant pas de commenter élogieusement telle ou telle œuvre, parlant avec les artistes quand ils étaient présents. Quelques uns apparurent, et sans se cacher en cela des journalistes, comme de vielles connaissances de la jeune femme, pour ne pas dire des amis, et quelques-uns, questionnés ensuite par l'un ou l'autre journaliste justement, confirmèrent que la damoiselle suivait leur travail depuis un bon moment maintenant. Ce qui n'empêcha pas Sherazade de se montrer enthousiaste devant d'autres œuvres, parfois produites par des artistes inconnus d'elle et, plusieurs fois, de sympathiser directement avec l'artiste. L'enthousiasme de la jeune femme, en tous cas, ne se démentit pas et, toute en charme et en beauté, elle anima l'atmosphère un peu partout dans dans l'exposition, sans jamais s'imposer ou se faire envahissante. Les journalistes qui le souhaitaient eurent ainsi maintes occasions de belles photos ou de petites interventions, où l'on pouvait souvent sentir les aspirations de la belle au détour de ses phrases commentant les différentes œuvres.
Finalement, alors que le vernissage avançait bien, la Princesse Sherazade se rendit au près des organisateurs, et conversa un long moment avec eux sur l'ensemble de l'exposition, promettant d'en parler de manière très positive tout autour d'elle dès qu'elle en aurait l'occasion. En terme d'occasion, ce fut aussi celle d'une belle poignée de main avec l'organisateur, puis, après avoir profité un petit moment du buffet en compagnie de quelques amis, et alors que la journée avait déjà bien avancé et que l'exposition fermerait bientôt ses portes sur ce vernissage, elle fini par repartir, accordant quelques derniers sourires et quelques mots pleins de bonne humeur après cette excellente expérience pour elle, puis de reprendre le chemin de sa voiture, qui l'emporta loin de cet événement culturel qu'elle avait pris plaisir à mettre ainsi en valeur.
Posté : lun. oct. 19, 2015 12:25 pm
par Johel3007
Le parti : Union des Citoyens Libres
Candidat : Hasem Javaneh
Le type d'actions : Visite du bazar de Narra
Au milieu de la foule, Aïsha se tenait droite, au côté de cinq autres femmes qui, comme elle, étaient habillées de robes moulantes qui, sans être vulgaires, laissaient peu à l’imagination quant aux courbes. Micro à la main, elle expliquait son histoire à une foule trop surprise que pour réagir… pour l’instant. L’imagination de l’ancienne prostituée lui faisait déjà voir des cailloux ici et là.
Les insultes, elles s’y attendaient mais ne les craignaient pas. Après son arrestation 5 ans plus tôt, elle en avait eu son lot. Ses voisins, ses soi-disant amis proches, ce qui restait de sa famille,… même l’imam avait eu des mots assez dures et bien éloignés des écritures.
Son erreur à l’époque avait été d’être amoureuse, comme toutes les jeunes filles. Et d’avoir été sotte, surtout, en dépit des avertissements de ses parents. Elle avait rencontré un étudiant Zanyanais, un grand amour pour lequel elle avait confronté sa famille et même bravé la loi interdisant le métissage. L’homme était grand, beau, intelligent et musulman. Il deviendrait ingénieur et bâtirait des ponts, des canaux d’irrigation, des écoles, des hôpitaux et milles autres merveilles dans son pays et à travers le monde. Pourquoi n’aurait-elle pas pu l’aimé ? Il avait même accepté de l’épouser après ses études, ou en tout cas c’est ce qu’il avait dit. Elle l’avait aimé, Oh oui !! À en perdre la tête et, poursuivie par ses assiduités, elle avait finalement baissé les défenses de la raison et de la coutume. Après tout, dans le pire des cas, ils se seraient marié. Ce ne serait pas la première « grossesse de 6 mois » à arriver en Alamut… ou ailleurs. Le pire était arrivé : la nausée matinale avait été suivie d’une échographie discrète. L’être lové dans son ventre avait tout changé, révélant le véritable caractère de son bel étudiant, reparti d’urgence dans son pays au lendemain d’apprendre l’heureux évènement. Pas même un mot ou une lettre. Effondrée, elle avait abandonné ses études à elle.
Sa famille, et en particulier son père, lui avait conseillé un petit voyage en Sébaldie pour en revenir délivrée de son « récent problème de poids ». Ce n’était pas tant la grossesse qui les gênait : si elles étaient rares, les filles-mères n’étaient pas inconnues en Alamut. Les marier était difficile mais pas impossible. Non, le problème était la couleur de l’enfant à venir qui, lui, rendrait impossible de marier Aïsha et jetterait aussi une honte immense sur la famille. Aïsha était une sotte et elle avait pris quelques libertés avec les préceptes de l’Islam. Mais si unir son corps à celui d’un homme qu’elle aimait était une chose qui ne pesait en rien sur sa conscience, tuer le fruit de cette union, un enfant innocent, était un extrême auquel elle ne pouvait se résigner. Elle avait gardé l’enfant. Et s’était fait mettre à la porte par ses parents. Après tout, elle était majeure…
Elle n’en avait pas voulu à son père pour cela. En soit, elle avait refusé ses règles et fait ses propres choix car elle les estimait justes. Les prophètes n’avaient jamais prétendu que faire ce qui était juste était facile. Et elle pouvait comprendre que son père ne partage pas l’opinion d’une fille sotte et volage qui, jusqu’à ce jour-là, n’avait jamais eu à subvenir à ses besoins. Peut-être son père pensait-il qu’elle reviendrait après quelques semaines, les yeux rougis par les larmes, avant de prendre l’avion pour la Sébaldie ? Ce ne fut pas le cas.
Alamut était une nation généreuse avec les pauvres. Entre la générosité du gouvernement et la sympathie de ses amis, Aïsha pu sans mal vivre confortablement tant qu’elle n’avait pas accouché. Cela changea par la suite.
Amende pour relation sexuelle hors mariage, amende pour relation sexuelle avec une autre ethnie, intimidations de ses amis par l’imam… À la rue et endettée, sans travail car ayant arrêté ses études et victime de la stigmatisation à l’égard des mères célibataires, elle avait survécu un moment grâce à des aides publiques diverses. Mais même les poches du gouvernement avaient leurs limites. Beaucoup d’indigents se résignaient à une survie sous le dol pétrolier de la République, grignotant le pain distribué de bon cœur dans les mosquées mais dormant dehors, sans possibilité réelle de s’en sortir. Aïsha n’était pas de ceux-là. Elle voulait d’avantage qu’une vie de mendicité.
Elle s’était cherché un mari parmi les étudiants fréquentant les milieux progressistes et associations libérales à Narra. Elle avait échoué à trouver un homme à la fois ouvert d’esprit et valable. Elle en avait trouvé beaucoup qui étaient intéressés par elle mais pas par la gamine. Elle en avait trouvé encore d’avantage intéressé par son corps mais pas par elle. Elle avait mis longtemps à céder aux avances insistantes d’un autre homme. Et quand elle l’avait fait, ce n’était pas par tendresse mais bien un rapport de force : pas de toit, pas d’argent et une gosse malade. Celui-là lui ouvrait sa porte mais demandait qu’elle ouvre les cuisses. Un maigre prix à payer pour sa fille.
Par la suite, c’était devenu une habitude. C’était facile, après tout. Et puisque le monde ne la voyait de toute façon que comme une fille facile, autant que cela lui soit profitable, pas vrai ? Les cadeaux et largesses de ses amants avaient été troqués pour des coups d’un soir occasionnels, organisés via la Toile avec des rencontres dans des soirées. Aux hommes reluctants car craignant le fouet ou la colère d’Allah, elle parlait du Nikah mut‘ah, apaisant leur conscience autant que la sienne. Elle s’était aussi trouver des petits boulots, jouant parfois de ses charmes pour décrocher le poste. Elle n’était pas riche mais elle vivait bien. Puis elle s’était fait prendre : un de ses « clients » était un policier. L’homme l’avait fait chanter, menaçant de la dénoncer si elle ne le payait pas régulièrement. Puis il lui avait présenté des clients. Très vite, les deux ou trois passes occasionnelles pour arrondir les fins de mois devinrent des dizaines par jour. Et elle ne voyait presque rien de l’argent payé par cette foule d’hommes, le policier prenant presque tout, laissant à peine assez pour qu’elle puisse vivre.
Son tortionnaire s’était finalement fait prendre par les services internes de la police mais elle tomba avec lui. Sa fille lui fut enlevée. Elle fut condamnée : usage de contraceptif, prostitution, relations sexuelles hors mariage,… Le juge n’avait pas été clément. En prison, une association citoyenne l’avait contacté, offrant de prendre en charge son dossier de demande de réduction de peine mais, surtout, pour sa demande de récupération de la garde de sa fille. L’affaire était toujours en cours.
Comme répété la veille, elle céda la place à l’homme qui avait organisé le petit show d’aujourd’hui et grâce à qui elle aurait peut-être bientôt une chance de récupérer sa fille.
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-Toute triste qu’est les histoires d’Aïsha et de ces autres dames, elles sont banales. Un rapport d’une association citoyenne Raksasanne estime que, en Alamut, il y aurait quelques 100.000 femmes s’adonnant régulièrement à la prostitution sous une forme ou une autre en Alamut, ceci sur seule base des prostituées recensées dans les rues, sur la Toile et dans les jugements.
Si les indépendantes comme Aïsha existent, leur situation est précaire : le simple fait d’être prise avec un préservatif ou testée positive pour un contraceptif peut leur valoir, au choix du juge, une amende pour utilisation ou une peine de prison pour distribution. Et invariablement, celles qui ne sont pas arrêtées se retrouvent sous la coupe de « protecteurs » qui les transforme en simples esclaves sexuels. Et elles n’ont aucun recours : en plus du risque de représailles de leurs bourreaux, lesquels sont souvent protégés par des politiciens voir par la police elle-même, il y a la peine de prison que le gouvernement leur infligera. Certaines ont des enfants ou des parents à charge et ne peuvent les abandonner.
Cette situation déplorable n’existe que pour une seule raison : car notre gouvernement a choisi de criminalisé la prostitution, avec pour conséquence non pas de la faire disparaitre mais juste de la pousser dans la clandestinité au lieu de la laisser exister au grand jour. Ce faisant, il n’a pas sauvé les hommes de la tentation. Il a juste d’avantage exposé les femmes aux abus de prédateurs à la moralité encore plus basse que celles de leurs clients. Peu d’entre elles choisissent cette voie si d’autres choix existent. Aïsha, par exemple, a dû se prostituée car elle a fait le choix de donner vie à son enfant comme le demande sa foi, en dépit de l’opprobre hypocrite de son entourage et des règles ineptes du gouvernement.
Il y a moyen de résoudre partiellement la situation. D’abord, en dépénalisant la prostitution en elle-même, puisqu’elle demeure endémique en dépit des lourdes peines aussi bien pour le client et surtout pour la fille. La répression telle que pratiquée pour l’heure ne fonctionne pas. Elle ne fonctionne nulle part dans le monde, d’ailleurs : des rapports récents ont révélé que la Rostovie Kiroviste, présentée comme des plus vertueuses grâce à son contrôle omniprésent et sa criminalisation des mœurs « déviants », abritaient de vastes réseaux d’esclavage sexuel où les apparatchiks, les officiers de l’ARN, les agents du NKRD, les directeurs d’usine et autres hommes de pouvoir pouvaient profiter de femmes, filles et même garçons lors de soirées dans les datchas, à l’abri du regard du Généralissime et de ses plus fanatiques subordonnés. Et que dire des centaines de milliers de femmes aujourd’hui sur les trottoirs malgré la soi-disant « moralisation » du nouveau régime ? Pas grand-chose sinon que quand une femme est dans la misère, son corps est la seule ressource qui trouvera toujours acheteur à cause de l’appétit sauvage des hommes.
Punir le sexe ne marche pas. Dans notre pays, comme Aïsha l’a expliqué, l’usage du Nikah mut‘ah est utilisé comme justification par beaucoup pour hypocritement contourné l’esprit de la loi. Cela demeure une tactique risquée si la fille est contrôlée deux fois en quelques jours avec deux « maris » différents. Mais c’est une tactique qui existe.
Personnellement, je réprime autant l’idée de la prostitution que de ces « mariages d’affaire » de courte durée. L’acte reste ni plus ni moins que l’usage d’une femme comme un objet sexuel pour satisfaire des passions que l’Islam nous demande de dépasser pour mieux servir Allah. Mais l’un comme l’autre existent et ont toujours existé. Et si cela n’empêche pas de désapprouver ceux qui y ont recourt, il serait mal venu de notre part de les juger pour une faiblesse que chaque homme et femme a en lui.
J’ai déjà dit qu’il est ridicule pour l’État d’entretenir une armée de délateurs pour pouvoir ensuite occuper les tribunaux à délibérer si oui ou non un acte sexuel illicite a eu lieu entre deux personnes qui s’aiment et se marieront peut être si elles en ont l’occasion. J’affirme la même chose pour la prostitution, puisque sa pratique et celle du mariage semblent assimilées par certains sages, opinion partagée par certains juges et policiers.
Décriminaliser la prostitution aura une série d’effets négatifs comme positifs.
Oui, les tentations seront plus visibles et l’image policée de notre pays en souffrira. Mais l’image actuelle n’a pas de quoi nous rendre fiers : dans une république islamique réprimant la prostitution, il y a plus de filles de joie qu’au Wapong !! Quel message envoyons-nous concernant notre pays ? Est-il incompétent dans sa gouvernance ? Ou juste hypocrite dans sa foi ? Quant à la visibilité des tentations, elle peut aisément être limitée.
Un projet actuel au Wapong vise à l’institutionnalisation de la prostitution, en vue d’en restreindre la distribution géographique à des quartiers précis. Ce fut jadis aussi la pratique chez nous, bien que sans appui légal officiel. L’idée pour l’Alamut serait de réserver, comme pour n’importe quel commerce, des zones spécifiques où l’activité peut prendre place. L’activité de ces dames est taxée, infligeant en cela indirectement une sanction aux fornicateurs et fournissant au gouvernement de quoi mieux prendre soin de la population. En même temps, n’étant plus forcées de se réfugier dans la clandestinité, les prostituées pourront faire leur activité dans des conditions décentes. Visite médicale et préservatifs empêcheront la transmission de MST mais aussi la naissance de milliers d’enfants non-désirés car fruit d’une étreinte sans amour et souvent avortés en secret.
Nous parlons aussi de prisons moins pleines, de tribunaux moins encombrés, de criminalité en baisse et de corruption en régression. Tout cela ne se fera pas en accueillant la prostitution mais simplement en légalisant un état de fait préexistant : il y a des femmes qui monnaient leurs charmes. Elles ne causent de mal à personne et ne le font pas par plaisir personnel. Donnons-leur une chance de traverser ce mauvais moment plutôt que de les faire plonger dans un enfer. Par leur travail, elles paieront des taxes qui contribueront à faciliter leur réhabilitation.
Le bénéfice est clair pour tous."
La foule s’agitait et si Javaneh voyaient quelques visages aux mines conquises, quantité d’autres étaient fermés, voir colériques. Il ne faudrait pas grand-chose pour que la situation ne dégénère. Il sentit qu’il fallait finir vite.
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-J’en vois qui ne sont pas convaincu !! Et ils ont raison !! Peut-être cette idée sera-t-elle un désastre. Les effets bénéfiques sur le plan purement pratique peuvent être une abhération aux yeux des plus croyants. Que diraient alors ceux-ci de l’alternative des « maisons de chasteté », concept proposé par l’Ayatholla Kazem Boji, éminent théologien et professeur à l’Université Al-Dastan ? C’est, fondamentalement, la même chose qu’une maison de passe mais avec la spécificité de faire performer un Nikah mut‘ah aux amants.
Comme déjà dit, je n’apprécie pas trop l’idée du Nikah mut‘ah. Mais je suis un homme pratique : si, pour mettre fin aux réseaux clandestins et à la misère humain qui les accompagne, il faire usage de ces mariages d’une heure afin d’alléger les scrupules religieux de certains citoyens, alors ainsi soit-il !!
Mon point est qu’il y a plusieurs manières de faire sortir de l’ombre la prostitution afin justement de mieux l’encadrer et de limiter la détresse de celles qui sont réduits à sa pratique. Nous ne devons d'essayer au lieu de nous bornez à interdire sans avoir les moyens de faire respecter efficacement cette interdiction."
Posté : lun. oct. 19, 2015 4:24 pm
par Viktor Troska
Le Parti : Parti Communiste Alamien
Candidat : Ajmane Ben-Baïssa
Le type d'action : Démonstration de masse du Parti Communiste, distribution de tracts et discussions avec la population travailleuse de Jachar
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/43/1445266876-med.png[/img][/center]
[justify]Le Parti Communiste Alamien est de loin, le favori pour les élections présidentielles. Son représentant Ajmane Ben-Baïssa, est conscient que le Parti Communiste se doit d'occuper un fort poids politique, notamment à "gauche" sur l'échiquier politique d'Alamut. Défavorable dans les sondages, avec une structure récente et qui manque de dynamisme, les communistes Alamien ne désespèrent cependant pas pour l'avenir, qu'ils jugent favorable à leurs idées dans le pays. Il manque juste une assez grande visibilité pour que le Parti puisse être davantage vu et davantage mieux connu. Le choix de la ville de Jachar pour une première apparition de masse, était un choix judicieux. Le Parti concentrait son attention sur la classe ouvrière du pays, qui était l'une des épines dorsales de l'économie du pays, avec sa paysannerie. Si il y avait la possibilité de pouvoir nouer des contacts suffisant avec le prolétariat, les perspectives politiques pourraient être radicalement changé et la place des communistes pourraient être plus prépondérante dans la bataille électorale qui a dors et déjà commencé. Cependant, les communistes Alamien savaient parfaitement que ces élections seraient très certainement une vitrine pour leurs idées, que leurs chances de vaincre était minimes. Du moins, ils savaient parfaitement qu'ils ne leur suffirait pas d'avoir 51% des suffrages pour mener la politique qu'ils souhaitent. Mais malgré tout, la participation aux élections était l'occasion de jeter les forces vives du mouvement à l'assaut de la bataille politique.
La manifestation a commencé en fin d'après-midi, par un grand défilé typiquement "à la communiste". Des drapeaux rouges, des banderoles, beaucoup de slogans. De nombreux militants étaient sur les côtés de la manifestation pour distribuer des tracts et le programme du Parti Communiste. Tandis qu'ils s'avançaient dans les rues, les militants ont commencé à chanter [url=https://www.youtube.com/watch?v=H8b_usgKnz4]l'Hymne du Parti Communiste Alamien[/url] à chaque fois qu'ils s'approchaient d'un point important, où des gens étaient rassemblés pour regarder la manifestation se dérouler. Après une procession qui dura plus de quarante-cinq minutes, l'on pu voir se hisser au premier rang Ajmane Ben-Baïssa, saluant la foule et agitant de temps à autre son poing gauche, le levant comme un signe de victoire et de ralliement. Il prit ensuite le temps de discuter avec différentes personnes présentes aux abords de la manifestation, ne serait-ce que pour expliquer les buts et les volonté du Parti Communiste dans ses élections, pour le peuple Alamien et l'avenir du pays. Les communistes n'étaient pas seulement assez mal vu, ils étaient très souvent fuit. Sans doute parce que la propagande qui s'abattait sur eux, consistaient à les faire passer pour des athées, des mécréants qui reniaient l'Islam. Ce qui n'était absolument pas le cas, mais il était facile de pouvoir jouer sur la peur 'conservatrice' de centaine de milliers, voir des millions de personnes. Ben-Baïssa essaierait au moins, de faire bousculer les mentalités à ce niveau là. D'où sa présence dans les rues de Jachar.
Une estrade avait été monté par des militants, afin que leur porte-parole puisse s'adresser à un maximum de personnes, de façon clair et audible. Au moment où il allait prendre la parole, un grand nombre d'ouvriers finissaient leurs journées de travail. Presque immédiatement, les membres et militants du Parti Communiste les appelaient à les rejoindre, pour écouter ce que Ben-Baïssa avait à leur dire. Tout avait d'ailleurs été prévu : Non loin de l'estrade, se trouvait de quoi se restaurer convenablement, selon l'envie de chacun. La foule se trouvait donc agrandit par de nouveaux venus et c'est à cet instant, que le porte-parole du Parti Communiste commença son intervention.
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/43/1445267162-ajmane.png[/img][/center]
AJMANE BEN-BAISSA | « Mes Frères. Mes Sœurs. Mes très humbles camarades,
Je tenais tout d'abord à vous remercier pour votre accueil si chaleureux et à votre détermination de faire triompher notre juste combat, notre juste cause. Mais j'aimerai d'abord vous dire ce que j'ai sur le cœur, qui me révolte profondément. Ces élections présidentielles sont importante afin de déterminer l'avenir de notre pays, de notre République. Elles marquent le moment où il est important de faire un choix quand à l'avenir que nous voulons bâtir et laisser pour nos enfants, notre descendance. Alors je voudrais que l'on m'explique, pourquoi est-ce que depuis le début de cette campagne, nos opposants parlent d'absolument tout, sauf de politique ! Quelque chose m'échappe profondément vous savez. En tant que musulman, nous nous devons d'être humble, droit et juste. Nous devons suivre des préceptes très précis, nous devons montrer le meilleur de nous-même, afin de pouvoir rejoindre le Paradis. Mais que l'on m'explique pourquoi est-ce que dans tout ce cinéma qui se déroule sous nos yeux, personne ne parle des vrais problèmes de notre peuple ? Pourquoi sommes-nous envahi par les cochonneries occidentales et décadentes ? Pourquoi toutes ces apparitions dite "people" ? Où est donc l'Islam dans tout ceci, mes frères, mes sœurs, mes amis, mes camarades ?
Notre foi est très loin. Ceux qui disent vouloir vous représenter, ont une foi qui est quasi-inexistante. Ils se moquent de croire, ils se moquent sincèrement d'accomplir leurs devoirs de musulmans. Ils ne veulent que vos voix, pour leurs petits caprices individualistes, leurs petites combines personnelles. La participation aux élections de la 'Princesse' Sherazade, à soulevé beaucoup de question. Nous avions raison de dire que la participation de cette dernière, ne ferait que plonger cette lutte politique, dans le n'importe quoi absolu et total ! Aucune politique n'est faîte de son côté. Elle flatte des égos, surtout le sien ! Elle fait des effets d'annonce, refuse de répondre à des questions, montre qu'elle est plus occupé par le sort de quelques artistes, que le sort de la majorité du peuple ! Voilà ce que serait le fameux "Sultanat" qu'elle réclame : Le règne du faux semblant, de l'hypocrisie et de la domination de toute une classe sociale qui vous méprise profondément, qui méprise le peuple ! Si nous nous sommes battus pour qu'il puisse y avoir une République dans notre pays, ce n'est pas pour rien. Ne n'oublions pas. Rappelons que la République, est la forme juridique, politique, sociale et économique qui est en faveur du peuple. Être en faveur du peuple, Comme nous l'enseigne le Coran, comme nous l'enseigne même le Prophète et ses compagnons. Nous devons maudire toutes ces tentatives de luxures, ces tentations de vouloir toujours davantage. Nous nous éloignons de la simplicité, pour finir dans les griffes de l'infâme ! Non, notre République est un rempart et continuera de l'être, contre toutes ces volontés calqué sur des modèles décadents et occidentales, qui ne respectent plus le sacré, les traditions et ce qui ont fait notre peuple.
La lutte contre le Sultanat, est une lutte de vos intérêts, contre ceux des plus puissants. La 'Princesse' Sherazade, défend les seconds en priorité. Nous devons résolument nous opposer à toutes ces fumisteries, tout ces mensonges. Demandons des comptes, réclamons que les droits sociaux et les droits populaires, deviennent un rempart contre cette vaste blague que pourrait être un Sultanat dans notre pays. Notre mot d'ordre est la défense de notre République et ce mot d'ordre ne changera pas d'un pouce, tant que la menace existe. Mais, ce n'est pas la seule menace qui se présente. Je vous parlais de politique il y a quelques instants. Que vous propose de l'autre côté, les libéralistes fanatiques ? Pas grand chose de plus qu'actuellement, sinon le désengagement des pouvoirs publics et le déchainement des forces privées. Que cherchent-ils à faire ? A vouloir détruire la famille, détruire ce qui constitue la base de toute société. Que représente donc toute cette campagne mené en faveur dont ne sait quelle "liberté sexuelle" ? Qu'elle va être la suite dans ce cas ? Allons voir comme en Sébaldie, avoir des propositions pour dépénaliser la pédophile ? Mais où va t-on ? Pourquoi est-ce que les plus grands ennemis de la liberté, se cachent constamment derrière cette dernière, pour mieux la briser ? Croyez-vous sincèrement que cela augmentera vos salaires, rendra vos conditions de vies meilleures ? Si les libéralistes étaient réellement du côté du peuple, ils vous diraient ce que je m'apprête à vous dire.
Le Parti Communiste Alamien, souhaite que le socialisme reprenne ses droits naturels et historiques sur notre terre d'Alamut. Il souhaite voir s'épanouir le bien commun, le bonheur réel contre les fausses libertés qui sont vendu comme une "libération". Il souhaite que le peuple impose ses choix, face à quelques individus qui peuvent jouir de manière honteuse des ressources de notre pays. Nous ne faisons que nous référer au Saint Coran, qui oppose le pseudo-Islam des moustakabirin, au véritable Islam des moustadhafin. Que nous dit-il ? "Nous voulions favoriser ceux qui avaient été humiliés sur la terre ; nous voulions en faire des chefs, des héritiers ; nous voulions les établir sur la terre" Aujourd'hui, un nombre incalculables de politiciens, s'opposent à cet état de fait et trahissent la parole de nos écrits. Ils favorisent la décadence, le pouvoir de l'argent, de l'usure. Ils favorisent les intérêts des privilégiés, maudissent les faibles et ne leur proposent... que du pain et des jeux. Le Parti Communiste Alamien ne craint pas de revendiquer que le message principe de notre religion, est notre volonté d'égalité. Nous réclamons cette égalité et nous devons l'imposer. Nous l'imposerons en nous appuyant sur notre foi, sur notre République et sur notre Parti. Ce Parti mes frères et mes sœurs, est le vôtre. Il doit être le vôtre. Envoyons un message à ceux qui tentent de nous détourner de notre combat pour une justice sociale réelle, pour une véritable république qui assimile à la fois le socialisme et l'Islam. Montrons leur que nous n'avons pas peur d'eux. Montrons leurs que nous sommes unis. Que vive le socialisme, notre République et l'Islam ! Le Parti Communiste Alamien en fait le serment. »
L'intervention de Ben-Baïssa fut applaudit assez longuement par les militants communistes et également par quelques passants et personnes curieuses de se rassemblement. De nombreux ouvriers s'en était allez, mais un petit groupe était resté et écoutait attentivement. Ce discours paraissait être neuf et il semblait compliqué pour les communistes, de pouvoir faire sauter les verrous idéologiques qui l'empêchait d'être à l'avant-garde du peuple. Son objectif allait être de satisfaire cette exigence, le plus rapidement possible. [/justify]
Posté : lun. oct. 19, 2015 5:53 pm
par Sébaldie
Le parti : Union des Citoyens Libres
Candidat : Hasem Javaneh
Le type d'actions : Conférence de presse
[justify]Hasem Javaneh avait choisi la presse pour étayer l’un de ses principaux thèmes de campagne : la rénovation institutionnelle. On lui avait conseillé d’organiser un meeting en lieu et place pour parler de démocratie au peuple mais Javaneh ne l’entendait pas de cette oreille, il ne voulait pas perdre voire ennuyer un électeur avec des histoires de « régime parlementaire » ou de « scrutin proportionnel » qui ne lui remplissaient guère la panse. Néanmoins, Javaneh avait pris conscience du potentiel de l’Etat d’Alamut, moins belliqueux que ses voisins barebjaliens, davantage tourné vers une production culturelle et scientifique prolifique. Il avait donc pris le soin d’organiser une conférence de presse, invitant les principaux journaux, mais aussi des publications plus confidentielles telles que des revues d’histoire ou de sciences politiques publiées par l’université Al-Dastan. La presse associative était également conviée, et ce d’autant plus qu’elle était la première intéressée par ce qui allait se dire. Scientifiques, hommes de lettres, artistes et membres de la société civile avaient ainsi fait le déplacement dans le local de campagne du candidat de l’Union des Citoyens Libres et constituaient les relais d’autorité au peuple moins lettré. Il avait également envoyé son invitation à des clercs mais elle était restée lettre morte. La conférence de presse se déroulait volontairement à huis clos, sous le titre suivant, évoquant un verset coranique (sourate 50 [Qaf], verset 45) :[/justify]
[center]« Tu ne disposes pas sur eux de coercition » : pour une rénovation de nos institutions
[img]https://da8y7eku82cdf.cloudfront.net/sites/default/files/dgap_article_pictures/pictures/460x259/21093_460x259.jpg[/img][/center]
[justify]Hasem Javaneh : « ‘La démocratie est le pouvoir du peuple et non pas le pouvoir d'un substitut du peuple’. Vous l’avez ici tous reconnue, cette citation n’est pas moi mais de Charaman Ben-Garsiv ; extraite de son ouvrage de 1994, [url=http://www.simpolitique.com/pour-monde-plus-juste-t8987.html]Pour un monde plus juste[/url]. J’ai beaucoup de divergences avec Ben-Garsiv sur bien des sujets essentiels, comme l’économie, mais je lui reconnais le mérite d’avoir, il y a plus trente ans de cela, pointé une défaillance des régimes démocratiques, à savoir le caractère parasitaire du Parlement. »[/justify]
On distribue en même temps des dossiers de presse détaillant de manière plus précise les propositions du candidat Javaneh sur les trois thèmes qui sont maintenant abordés
I. Le Président de la République d’Alamut
[justify]Hasem Javaneh : « Les Alamiens sont attachés à leur président de la République qu’ils élisent au suffrage universel direct. Le pouvoir est très personnalisé, on élit un candidat pour ses qualités d’homme ou de femme, davantage que pour son programme. Un programme s’écrit et s’efface au gré des rythmes sondagiers, un homme ou une femme reste le même, avec ses qualités et ses défauts. Il me paraît donc indispensable de garder cette figure du président de la République dans nos institutions et de supprimer par la même occasion celle du Grand Ayatollah, qui n’a aucune légitimité à se prétendre l’égal du chef d’Etat, qui plus est dans un Etat qui reste majoritairement sunnite.
Cependant, l’élection du Président est perfectible. Le vote majoritaire est d’une simplicité d’utilisation mais ne reflète pas le choix des électeurs. Et là encore, je me réfère à la réflexion de Ben-Garsiv qui pointe le danger d’une majoritaire de 51 % de la population dominante sur une minorité de 49 %. Pire, compte tenu du scrutin à un tour, le président de la République peut être élu à la majorité relative, potentiellement avec moins d’un tiers des électeurs ! Je propose donc à ce que le président fasse le consensus. Il en va de l’unité de notre pays. Pour ce faire, en lieu et place du scrutin majoritaire, l’élection présidentielle se ferait au vote préférentiel, dont vous trouverez en détails les modalités de dépouillement en page 14 du dossier de presse. Ce système est en place en Sébaldie mais il est limité à l’élection d’un président honorifique par des grands électeurs. Je préconise un changement plus ambitieux et démocratique, en faisant élire ce président par ce mode de scrutin au suffrage universel direct. Si les sondages actuels se confirment, Madame Nastaram Djahad ou Madame la Princesse Sherazade serait élue à la Présidence avec le système actuel alors qu’elles ne suscitent chacun d’elle l’adhésion que de 15 % de la population ! En revanche, si l’électeur était amené à classer ses candidats selon son ordre de préférence, il aurait bien davantage de chances d’avoir un président ou une présidente qui le représente. Démocratie et personnalisation du pouvoir réunies en une seule proposition. Rappelons tout de même les prérogatives du Président de la République d’Alamut : chef des armées, représentant de la diplomatie étrangère, porteur de la politique nationale dans ses grandes lignes. Il ne viendrait à personne l’idée de confier ces missions essentielles à une personne qui plait à un Alamien sur six. »[/justify]
II. Le Parlement
[justify]Hasem Javaneh : « Je ne conteste pas l’existence du Parlement mais l’étendue de ses pouvoirs. Dans les régimes parlementaires, le peuple élit une myriade de députés qui ont la fois un pouvoir collectif étendu et individuellement réduit. Imaginez l’Hokkaido, bourgade de 4 millions d’habitants perdue au large du continent makaran. Chacun d’entre eux élit une Assemblée composée de 2 475 députés, soit un député pour 1616 Hokkais ! Chacun disposant de l’initiative d’une loi, tout en restant fidèle à son parti. Avec une telle armée, vous imaginez bien que chacun peut y aller de sa petite loi réglementant la vente de pommes de douches carrés ou de toute autre loi limitant l’usage du four à micro-ondes aux Hokkais âgés de plus de 18 ans détenteurs d’au moins 6 de leurs 10 doigts. »[/justify]
Certains journalistes rirent, d’autres levèrent les yeux au ciel.
[justify]Hasem Javaneh : « Ce que je veux dire, c’est qu’aucun citoyen ne sort grandi d’un tel système et d’une administration aussi obèse. Un député, s’il est issu d’une chambre parlementaire de 100 députés aura moins de temps à consacrer à ce sujet qu’un député issu d’une autre chambre de 2 475 députés qui, lui, peut même ouvrir une Commission sur l’usage des fours à micro-ondes. Revenons donc à l’Alamut. Je propose une rénovation parlementaire en retirant au Parlement son pouvoir de l’initiative législative, confiée au pouvoir exécutif et au peuple mais en lui renforçant le pouvoir pour lequel il doit exister, celui d’être un garde-fou, avec possibilité de destituer le Président à la majorité simple s’il n’assume pas son rôle et de procéder à une nouvelle élection sous trois mois. Il garde également son rôle d’approuver ou de rejeter les projets de lois du gouvernement mais aussi – je vais y venir – en provenance du peuple. Quelques autres changements dans le système électoral du Parlement. Actuellement, le pays est divisé en 10 Mindaras, tracés à la règle par les colonisateurs du Barebjal. Je me tourne vers les historiens de l’Université Al-Dastan qui peuvent confirmer que les limites des régions alamiennes s’est faite par des colons almérans, au détriment de toutes considérations culturelles ou géographiques. De fait, le tracé des régions sera aboli pour l’élection parlementaire : elle se jouera si je suis élu sur une circonscription unique, pour l’élection de 150 députés, à la proportionnelle intégrale sans seuil, afin que toutes sensibilités soient représentées pour jouer son rôle d’arbitre.
Rien de très original pour l’instant. Dans les régimes démocratiques, on voit une défiance de plus en plus grande pour le Parlement, qui s’exprime à travers l’abstention et le vote blanc. Aussi, je propose à ce que l’abstention soit représentée par des sièges vides au Parlement. L’abstention constituerait une liste électorale à part entière : si 30 % des électeurs alamiens s’abstiennent, le Parlement comportera 30 % de sièges vides. Une manière de se conformer à la réalité. »[/justify]
III. La démocratie directe
[justify]Hasem Javaneh : « Dernier point à aborder. On a vu que le Président doit être le garant moral et politique de l’Etat d’Alamut et qu’il devait faire consensus par un vote préférentiel ; puis on a vu que le Parlement n’a pas vocation à parasiter ou ralentir les réformes mais à jouer son rôle de garde-fou. L’initiative législative, elle, doit provenir essentiellement du peuple, même si elle est partagée avec le pouvoir exécutif. Le Parlement que je vous propose d’instaurer serait élu à la proportionnelle intégrale. L’idée est tentante mais elle a ses inconvénients, particulièrement perceptibles en Sébaldie : elle conduit à l’élection de lobbies de sujets anecdotiques constitués en partis politiques qui parasitent le processus législatif. La solution a été d’instaurer un dispositif de référendums d’initiative populaire. Sans toucher au rôle du Parlement cependant. Bref, la Sébaldie a complexifié son processus législatif, là où j’entends l’alléger. Je propose de transposer ce système à la société alamienne, avec la possibilité pour chaque d’Alamien de soumettre à référendum national une initiative qui a récolté la signature d’au moins 3 % de l’électorat. Je me tourne vers les acteurs de la société civile et associative, qui auraient tout à gagner par un tel dispositif, plutôt que de perdre du temps à tenter de convaincre un député d’aller dans son sens. Le Président, bien entendu, ne pourrait aller à l’encontre de la souveraineté populaire. Néanmoins, pour limiter la dictature des 51 % sur les 49 %, chaque initiative devra être approuvé par au moins 60 % des électeurs pour être adoptée.
Mes propositions sont détaillées dans le dossier de presse qui vous a été délivré. Avez-vous des questions ? »[/justify]
Posté : mar. oct. 20, 2015 9:50 am
par Alwine
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/939039Sherazade.png[/img][/center]
Le parti : Sans étiquette
Candidate : Princesse Sherazade
Le type d'actions : Meeting de moyenne importance, forte présence des médias
Cette fois, ça y était, la campagne commençait pour de bon, si l'on pouvait dire. Les partis politiques s'étaient enfin décidés à bouger, et avaient prononcé les premiers discours d'importance. C'était tout ce qu'attendait le staff qui gérait, aux côtés de la Princesse elle-même, l'agenda de celle-ci. Par définition, si l'on pouvait dire, Sherazade était neutre, et se voulait au-dessus de la mêlée des partis. Elle n'avait donc aucun intérêt à ouvrir le bal en tapant sur les uns ou sur les autres, ou en hurlant un programme chargé de telle ou telle idéologie. C'était la raison pour laquelle elle s'était plutôt concentrée, dans les premiers jours de la campagne, sur le fait de se bâtir une image plus rayonnante et plus positive encore que celle dont elle disposait au départ, sachant que, en fin de compte, les électeurs seraient peut-être plus sensibles à la bonté et à la popularité de la personne à élire qu'à tous les discours politiques qui, souvent, ne recelaient que de vaines promesses ou de grandes idées que le peuple avait parfois du mal à faire sienne en profondeur.
Néanmoins, si elle était neutre, si elle se considérait comme au-dessus de ces petits clivages triviaux, tous les partis n'avaient pas pour elle la même neutralité, elle s'en doutait bien, et elle en avait vu la confirmation quelques jours plus tôt, quand le Parti Communiste Alamien n'avait rien trouvé de mieux, pour tenter de rallier le peuple, que de taper encore et encore sur l'idée même du sultanat. Son but en l'attaquant était transparent : tenter de faire d'elle un symbole pour diviser le peuple, pour essayer de lui faire croire qu'il était « naturellement » divisé entre des puissants forcément méchants et des pauvres, des humbles, des martyrisés, trop faibles pour se défendre et devant donc, forcément, se réfugier dans le giron protecteur du communisme. L'attaque était très prévisible, car il fallait bien que les communistes essayent de trouver des facteurs de division, et que le fait de taper sur la monarchie était un thème bien connu de leur répertoire. Néanmoins, elle n'entendait pas tomber dans leur jeu de haine.
Dans un autre registre, l'Union des citoyens libres avait finalement également attiré l'attention de la Princesse et de ses conseillers, avec une conférence de presse remarquée de son candidat pour l'élection, Hasem Javaneh. Si jusque-là ses prises de positions avaient été écoutées, mais qu'on avait pas pris soin de répondre, cette fois-ci il avait avancé ses cartes de manière plus marquée, dévoilant des thèmes de campagnes plus profonds et plus directs. Lui au moins avait l'intelligence de ne pas tirer à boulets rouges sur l'idée du sultanat pour le seul fait qu'elle existe, mais au contraire avait proposé nombre de choses, dont certaines étaient potentiellement intéressantes. Assez pour qu'il vaille la peine de lui répondre sérieusement en tous cas, ne fut-ce que pour l'occasion qu'il était offerte de marquer ainsi un peu plus l'opinion des gens. Et puisque cela arrivait juste après les actions des communistes, c'était une occasion encore meilleure de faire d'une pierre deux coups.
Ainsi, bouleversant le programme prévu, qui était de toute façon destiné à l'être en fonction de l'actualité, le staff de la Princesse avait organisé un petit meeting à Shariz, dans une grande salle louée pour l'occasion et, bien sûr, avait veillé à ce que la presse soit largement présente. Le but était d'une part de répondre aux attaques portées et aux questions soulevées, réponse qui prendrait toute son ampleur grâce à la presse. Néanmoins, contrairement à la conférence de presse au début de la campagne, elle avait cette fois réunis non pas des militants, mais des sympathisants à sa cause de toute sorte. Il y avait là des riches comme des pauvres, des gens aisés et de petites gens, tous réunis par un seul point commun qui pouvait s'appliquer à tous : leur envie de voir restaurer le Sultanat d'Alamut et de voir la Princesse Sherazade portée sur le trône, parfois pour des raisons très diverses, mais toujours avec sincérité, une sincérité peut-être plus grande encore chez le petit peuple.
Pour celui-ci essentiellement, un buffet avait été prévu, et de la musique traditionnelle jouait avant l'arrivée de l'invitée d'honneur. L'ambiance était plutôt bonne en dépit des différentes classes sociales, et les journalistes purent voir que la salle était loin d'être vide, prouvant que, s'ils n'étaient pas organisés en partis politiques et ne formaient pas un bloc social soudé, la Princesse avait bel et bien des partisans, comme les sondages du début de la campagne, qui comptaient pourtant encore une moitié d'indécis, l'avaient également largement prouvé. Des soutiens qui étaient loin de n'être que des riches, contrairement à ce que voulait faire croire le parti communiste. Au contraire, dans les interviews qui eurent lieu dans la foule avant le début de la conférence, les plus pauvres furent peut-être les plus enthousiastes, parlant de la restauration du Sultanat comme d'une chose merveilleuse, et voyant la future sultane comme celle qui mettrait fin à leurs malheurs petits ou grands et serait source de richesse et de justice.
Finalement, la Princesse fit son entrée, éblouissante, comme toujours. Elle portait à nouveau la légère tiare de métal précieux, simple et élégante, qu'elle avait arborée au début de la campagne et qui, sans l’arrogance d'une grande couronne royale, proclamait son rang avec simplicité, si l'on pouvait dire. Son sourire était éblouissant, comme toujours, et elle en usa largement pour répondre aux applaudissements qui saluèrent son arrivée, accompagné de gestes de la main et parfois d'un mot ou deux à un sympathisant quand elle passait près de lui. Finalement, elle prit place au centre de l'estrade prévue à cet effet, devant un pupitre ou, là encore comme lors de sa conférence de presse initiale, figurait non pas un emblème politique quelconque mais le blason de l'ancienne famille régnante d'Alamut, continuant de proclamer ses origines et sa légitimité naturelle avec fierté, comme une chose établie, indiscutable et, elle aussi, totalement naturelle. Elle était l'incarnation du sang royal d'Alamut et se revendiquait fièrement comme telle.
Quand le silence se fit, elle prit la parole d'une voix douce, mais énergique, comme elle en avait pris l'habitude. Elle commença par remercier chacun de sa présence ici, et adressa des mots de sympathie à tel ou tel groupe dans la salle, puis entra dans le « vif du sujet », si l'on pouvait dire. Elle commença par regretter que « Certains préfèrent attaquer à l'aveugle, sans même chercher le dialogue, dans un aveuglement provoqué seulement par une haine injustifiée et sans objet, née de préjugés préconçus, venus de sociétés différentes de celle de l'Alamut, sans d'abord prendre la peine de connaître la véritable réalité du Sultanat futur, souhaité par le peuple, par tout le peuple d'Alamut. », avant de préciser sa pensée, sans chercher à cacher qu'elle s'adressait aux communistes et plus particulièrement à Monsieur Ajmane Ben-Baïssa, leur candidat, qui s'était fendu en son « honneur » d'un discours plein de fiel et de haine, de vains sentiments qu'elle l'appelait, avec un doux et franc sourire, à abandonner pour plutôt entrer dans le dialogue.
Elle mit ensuite en avant le fait que le parti communiste avait tord de vouloir diviser le peuple d'Alamut, de nier même à certains sous prétexte d'une naissance plus aisée ou d'une réussite personnelle plus grande, le droit d'appartenir au peuple, s'élevant, seuls, juges et exécutants d'une justice soit-disant populaire. Elle réaffirma qu'elle, Sherazade, héritière des antiques souverains d'Alamut, aimait son peuple, tout son peuple, d'une seule pièce, les riches comme les pauvres, les humbles comme les puissants. En voulant moquer sa façon de mettre en avant les orphelins, pauvres parmi les pauvres, et les artistes, dont l'art ne pouvait s'évaluer à prix d'argent, comme une façon de se tourner seulement vers ceux qu'ils catégorisaient eux-mêmes comme « les puissants » était en vérité risible, souligna-t-elle avec un sourire amusé mais indulgent. Au contraire c'était eux qui, en laissant leurs idées devenir non pas une richesse, ce qu'elles étaient, car elle reconnaissait volontiers des mérites à certains de leurs avis, mais bien une forteresse, une sorte de tour d'ivoire où, sûr de leur vérité, ils se coupaient des autres, risquaient de se couper du peuple. Elle leur rappela que le communisme n'était qu'une théorie humaine et non une vérité divine.
Poursuivant, elle partagea sa vision de l'art et des traditions, qui étaient non pas un facteur de division du peuple entre une soit-disant élite culturelle et les autres, mais un facteur d'union. Quelle estime les communistes avaient-ils pour le peuple qu'ils voulaient défendre, s'ils le pensaient incapable d'apprécier la beauté des arts conçus par leurs ancêtres ? Au contraire pour elle tous et toutes étaient capables et désireux d'apprécier la production des artistes d'Alamut ! Et comment penser que cela était contraire à la foi quand nombre de ces arts avaient servit, jadis comme maintenant, pour la décoration des mosquées ou des textes saints ? Avec énergie, Sherazade proclama sa conviction profonde que c'était en restant fidèle à ses traditions, à ses valeurs, que l'Alamut de demain pourrait continuer de devenir toujours plus beau et plus fort, d'assurer une vie meilleure à tous ses habitants, qu'ils soient riches ou pauvres, ce qui aurait dû être avant tout la préoccupation des communistes comme c'était la sienne.
Une dernière fois, elle appela les communistes à sortir de la tour d'ivoire bâtie par des idées transformée en dogme, et de plutôt s'ouvrir au dialogue. Elle adressa un sourire aux caméras et, à travers elles, aux communistes, leur disant qu'elle, de son côté, serait toujours prête à dialoguer. Elle réaffirma son envie d'aider les plus humbles de ses futurs sujets, mais sans pour autant rejeter les plus riches, et confirma qu'à ses yeux l'Alamut devait être unis, ainsi que son peuple. Souriante, elle affirma que cet idéal pouvait se résumer facilement : « Un pays, un peuple, une sultane », une union triple garantissant durablement la solidité et la prospérité d'un Alamut unis et donc plus fort, riche des diversités de ses idées plutôt qu'appauvrit par la domination d'une seule. Contrairement au tyran que les communistes, par ignorance sans doute, semblaient vouloir voir en elle, elle s'affirma comme une future souveraine ouverte et aimante, qui prendrait soin de son peuple et veillerait autant que possible au bonheur et à l'épanouissement de chacun, riche comme pauvre, à ce que la voix de chacun soit toujours entendue.
Et, rebondissant sur cette dernière notion, elle en vint à parler de Monsieur Hasem Javaneh et de son parti, Union des citoyens libres, qui avait proposé quelques jours plus tôt un système de démocratie directe fort, ainsi qu'une réflexion sur plusieurs autres points. Si elle n'était pas entièrement en accord avec tout ce qu'il avait dit, car, comme elle le souligna avec le sourire : « Sinon j'aurais simplement pris une carte de parti à l'UCL au lieu de me présenter devant vous. », déclenchant quelques rires dans la salle, elle pouvait en revanche rejoindre ce soucis d'une démocratie directe et franche. Si elle ne validait pas forcément aveuglément le système de Monsieur Javaneh dans toute sa forme, soulignant qu'elle voulait d'abord avoir l'occasion, si elle était élue, de s'y pencher avec lui et avec d'autres pour l'examiner et si possible l'améliorer, sur le fond en revanche elle s'y déclarait ouverte, car pour elle un souverain avait toujours tout à gagner à écouter son peuple et à savoir dans quelle direction celui-ci voulait aller.
Bien sûr, souligna-t-elle, elle n'était pas en accord avec ses idées sur la présidence, mais essentiellement car elle considérait qu'il fallait au peuple non pas un président, forcément inconstant car susceptible de changer à échéance fixe, voir, parfois, à échéance irrégulière, lors d'une démission ou destitution, mais en tous cas très souvent, mais bien une Sultane ou un Sultan, qui pourrait insuffler au pays une constance et une stabilité durable. Un président, par définition, n'était jamais « que » le choix d'une partie de la population, cela Monsieur Javaneh en avait pris conscience, mais sa solution n'allait pas assez loin. La bonne solution était plutôt de supprimer ce rôle, et de restaurer le Sultanat car celui-ci, comme l'illustrait sa propre candidature en-dehors de tout système de parti, était par définition au-dessus des clivages politiques et autres. Si elle était restaurée sur le trône de ses ancêtres, proclama-t-elle, elle serait la Sultane de tous, quelques soient leurs idées, et représenterait l'Alamut dans son ensemble et non seulement en partie.
Avec le sourire, elle salua le fait que l'Union des citoyens libres ait choisi de ne pas l'attaquer en aveugle, comme les communistes. Elle redit sa volonté de dialoguer avec tous et bien sûr aussi avec eux, et souligna son intérêt pour d'autres propositions, par exemple l'abolition des circonscriptions électorales pour élire le parlement, qui lui semblaient en effet bien artificielles, tout comme elle avait de l'intérêt pour des points de programmes de tous les partis. Elle les appela, s'ils voulaient vraiment être libres, à lui accorder leur confiance pour restaurer une dynastie qui abolirait toute forme d'esclavage et unirait l'ensemble du peuple sous une seule bannière, dépourvue de couleur politique et permettant donc à toute bonne idée de s'exprimer. Bref, avec un sourire tendre, elle appela au rassemblement autour d'elle, future sultane, pour un avenir meilleur, dépourvu de toute tyrannie partisane ou idéologique potentielle.
Glissant ensuite à d'autres sujets, elle parla des causes qui lui tenaient à cœur, comme celle des orphelins qui auraient dû trouver la chaleur d'un parent pour prendre soin d'eux, celle de la restauration et de la continuation de leurs traditions nationales, celles d'un Alamut fort et unis, et toutes celles qu'elle avait soutenue dans sa vie, pour les artistes, pour les pauvres et pour d'autres, des causes qu'elle souhaitait continuer à servir une fois restaurée sur le trône. Elle répondit ensuite à diverses questions avec le sourire, des journalistes mais aussi des sympathisants réunis dans la salle, évitant les pièges parfois tendus avec habilité et avec le sourire, puis mit fin à son discours et descendit parmi la foule, où elle sera des mains, reçu des hommages polis, dialogua, répondit à d'autres questions de manière plus directe, rit également quelques fois et, dans l'ensemble, fit largement marcher son atout de charme en usant généreusement de son sourire et de sa douce voix. La soirée se poursuivit dans le calme, autour du buffet.
Finalement, alors que la salle se vidait peu à peu, la Princesse fini par repartir aussi, sur de derniers saluts à ses sympathisants les plus fidèles et les plus assidu. Tout cela avait été long et émotionnellement épuisant, mais elle savait que la campagne serait bien plus longue encore avant d'espérer pouvoir revenir sur le trône de ses ancêtres...
Posté : mar. oct. 20, 2015 1:14 pm
par Johel3007
Le parti : Union des Citoyens Libres
Candidat : Hasem Javaneh
Le type d’actions : Lecture à l’Université Al-Dastan
Pour l’UCL, convaincre les jeunes esprits était vu comme bien plus important que de remporter une bataille électorale quelconque. Car si ces batailles se livraient en quelques mois, la guerre idéologique se gagnait en terme de génération, chaque nouvelle devant se montrer plus critique à l’égard des valeurs de ses ainés, questionnant le fondement et la justification des règles et coutumes plutôt que de les accepter aveuglément par habitude tels des décrets divins n’ayant pas être justifiés. À ce petit jeu, les mouvements autoritaires étaient automatiquement perdants s’ils cherchaient à figer la société dans un modèle précis et intemporel, la technologie ôtant la nécessité de règles sociales strictes tout en créant des boulevards pour de nouvelles questions éthiques.
C’est afin de stimuler cet esprit critique que Hasem Javaneh donnait une lecture à l’Université Al-Dastan en tant qu’invité du doyen. Et pour ce qui était de marquer les esprits, il avait décidé d’y aller fort. Tapant sur l’écran de sa tablette, il lança le fichier de sa présentation sur le projecteur, une image s’étalant désormais sur plusieurs dizaines de mètres de large devant un public confus.
[img]http://s18.postimg.org/xajm7cjux/article_1257970_08_B8_DF7_C000005_DC_329_468x636.jpg[/img]
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-Voici la publicité qui circulait il y a quelques années dans un pays d’Alméra où l’avortement était interdit, les contrevenants encourant de la prison et les pratiquants la peine de mort. Cela est similaire à la situation actuelle de notre pays. Je vous demande quelles sont vos pensées sur le sujet si cela avait lieu en Alamut. Que les volontaires lèvent la main. Oui, la jeune fille au 3ème rang."
Étudiante
"-C’est une offense à l’Islam !!"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-L’avortement ? Très clairement. En faire son apologie ? Tout autant. En discuter ? Je ne pense pas. Les sages eux-mêmes abordent ces questions sans tabou et de jeunes esprits, peut-être moins sages par manque d’expérience mais non moins intelligents, se doivent de poser les mêmes questions s’ils veulent comprendre le monde et la foi plutôt que de simplement obéir sans comprendre et risquer ainsi justement de commettre des offenses par ignorance. Mais précisez donc votre pensée."
Étudiante
"-Une telle publicité est odieuse. Elle… Son message… C’est de l’incitation au meurtre pure et simple. Comment peut-on autoriser cela ?"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Très bien. Que proposez-vous pour l’empêcher ? »."
Étudiante
"-Bannir cette publicité !! Et condamner ceux qui l’ont publié !! Cela les punira comme l’exige la Charia et cela découragera les suivants d’essayer."
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Dans le cas présent, la publicité avait été diffusée sur la Toile. Si toute la population du pays concerné n’y avait pas accès, ceux qui avaient les moyens de se payer l’avion et l’avortement avaient aussi un accès à la Toile. La publicité fut effectivement retirée mais uniquement après un jugement qui, lui, mit des semaines à venir. Et si la publicité a bien été enlevée des sites hébergés sur le pays en question, cela ne l’a pas empêchée de fleurir partout ailleurs sur la Toile. Quant à la condamnation des auteurs, elle a bien été prononcée selon les coutumes et lois locales du pays. Mais ils étaient en Sébaldie, où cela n’était pas un crime. Ils n’ont donc pas purgé de peine sinon celle de s’abstenir de voyager dans ce pays d’Alméra. Cela restait une victoire pour eux : ils ont pu faire passer leur message auprès du public qu’ils ciblaient. Dans les mois qui suivirent, les cas de femmes enceintes prenant des vacances en Sébaldie ont monté en flèche alors même que la publicité concernée avait été interdite et que les médias nationaux refusaient la diffusion de messages similaires, afin d’éviter des ennuis judiciaires.»."
Étudiante
"-Que l’interdiction fonctionne ou non est complétement secondaire. C’est une question de principe moral, Monsieur !! Et vous l’avez dit : personne d’autre n’a par la suite oser publier un message similaire !!"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Dans ce pays-là. Mais à l’ère de l’information, les frontières géographiques signifient bien peu de chose. Je suis tout à fait d’accord avec vous dans votre affirmation que, d’avantage qu’une méthode efficace, une loi est une déclaration d’intention de la part d’un peuple. Ainsi, en interdisant l’apologie de l’avortement, le pays d’Alméra en question a déclaré haut et fort refuser l’avortement et prendre des mesures dont l’objectif est non pas d’empêcher complétement l’avortement mais bien de le rendre plus difficile. Cela a échoué lamentablement et, encore aujourd’hui, nombre de Thorv… d’Almérannes nanties se débarrassent facilement de leur grossesse indésirable. Mais la nation a fait connaitre sa position et cela est positif. Oui, le jeune homme avec le turban ?»."
Étudiant
"-Mais ça ne change rien au problème !! Des enfants sont quand même tuer !! Il faudrait interdire les voyages vers la Sébaldie pour les femmes enceintes !!"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Nous pourrions. Cela impliquerait beaucoup de soucis logistiques mais, encore une fois, la loi est avant tout une déclaration d’intention destinée à modeler un projet de société. Elle doit forcément s’adapter aux circonstances changeantes et évoluer pour y répondre. Mais adaptons-la donc. Qu’est-ce qu’une telle interdiction impliquerait ?»."
L’image publicitaire disparu et fut remplacée par une page blanche, sur laquelle Hasem pianota :
« Interdire aux femmes enceintes de voyager en Sébaldie »
Étudiant
"-Un certificat médical récent, prouvant que la femme n’est pas enceinte. La compagnie aérienne devra refuser de la faire embarquer sur un avion vers la Sébaldie si un certificat n’est pas fourni lors de la commande du billet ou lors de l’embarquement.."
Étudiant
"-Cela ne servira à rien !! Elle a qu’à prendre un avion vers un pays voisin de la Sébaldie et faire le voyage par la route après "
Étudiant
"-Alors on a qu’à le demander pour chaque vol, peu importe le pays !! Problème réglé. Simple et efficace, non ?"
Étudiante
"-Mais t’imagine ce que ça va coûter si il faut rajouter une visite chez le gynécologue à chaque fois qu’on part en vacances ?!!"
Étudiant
"-Tu préfères quoi ? Payer un peu plus tes vacances ou laisser une tueuse d’enfant s’en sortir ?"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"-Trois points à ce sujet.
Tout d’abord, soyons bien clair : il n’est pas encore à ce stade question de coût ou de difficulté logistique. Une loi est une déclaration d’intention, une affirmation de la volonté d’un peuple à accomplir quelque chose. Si cette volonté est assez forte, alors nulle privation ou sacrifice n’est trop grande. Prenez l’exemple du Kirkstan ou de la Rostovie, qui ont choisi de se fermer complétement du monde, de bannir entièrement l’accès à certaines technologies aux civils et de réglementer de milles et une manière les interactions entre individus afin de modeler la société selon leur idéal. Le coût est énorme mais ils le font car ils estiment préférer ce coût à une société imparfaite. L’argument du coût est excellent dans un débat politique lorsqu’il s’agit de bien se rendre compte des implications et effets secondaires d’une décision politique sur le quotidien de chacun. Il permet aussi de définir les priorités. Dans le cas présent, cela met en concurrence la prévention d’un meurtre et l’accès à des voyages bon marché.
Je pense que peu parmi vous serons prêts à défendre publiquement leur droit à des voyages bon marché contre le droit d’un enfant à vivre. Mais les citoyens ne manifestent pas toujours leurs opinions de manière publique, précisément car ils craignent ou ont honte de leurs opinions. C’est pour cela que nous élisons des représentants qui, eux, doivent assumer leurs opinions publiquement afin de représenter cette majorité silencieuse. Le courage est donc en théorie une qualité pour un politicien… mais les cyniques vous diront qu’il est bien souvent aussi une énorme faiblesse. Et ils auront raison !!
Mais le point reste que, si le peuple désire quelque chose, il doit avoir une idée claire de ses priorités. Chacun doit avoir une idée claire de ses priorités et des sacrifices qu’il est prêt, à une échelle personnelle et directe, à consentir pour accomplir cette volonté. Et c’est en fonction de cela qu’il doit élire ses représentants : en fonction de ce que ceux-ci proposent comme priorités.
Deuxième point : le monsieur qui a pris la parole pour illustrer l’une des failles dans le raisonnement initial a fait une très bonne remarque. Et de même, la réaction qui a suivi illustre bien comment les politiciens qui édictent les lois doivent travailler : avoir un objectif initial, une priorité bien définie, faire l’hypothèse de méthodes pour le voir réaliser, y confronter d’abord les possibles failles qui permettrait de contourner ou d’abuser de la loi, les combler en ajustant la loi, examiner les coûts financiers, économiques, sociaux et moraux, les confronter aux priorités précédemment définies et, en fonction de cela, adapter à nouveau la loi… puis recommencer jusqu’à ce qu’il n’y ait plus de contradiction importante entre l’objectif, la méthode pour l’atteindre, les possibilités d’abus et les sacrifices demandés aux citoyens pour l’implémentation de la méthode.
Enfin, mon troisième point est une petite anecdote personnelle. Quand j’étais étudiant, il était courant de s’absenter aux lendemains de fête plutôt que d’aller en cours. En vue de nous couvrir en cas de test ou autre cas où notre absence aurait des effets sur notre note, nous avions besoin de certificat médical. L’un de nous, réellement malade et non simplement fatigué par les agapes de la veille, allait de médecin en médecin, assumant une à une nos identités, sans réelle question posée. Pensez-vous qu’il serait difficile pour une femme enceinte, dans une société comme la nôtre, d’envoyer une sœur ou une amie chez un nouveau gynécologue afin qu’elle subisse l’examen à sa place en préparation d’un voyage ?"
Étudiant
"-Bon bah on interdit les voyages en Sébaldie tout court pour les femmes !!"
Étudiant
"-Et elles passeront par les pays voisins pour… "
Étudiant
"-On interdit les voyages vers tout autre pays. D’ailleurs, pourquoi une femme devrait-elle voyagé ? Sa place est au foyer."
Étudiante
"-Et donc, pour cela, on devrait limité notre vie à la cuisine ?"
Étudiant
"-Soit pas vache : vous avez aussi la chambre, la buanderie, la salle de bain, et même le salon si y’a pas d’invités !!"
Rires de certains, soupirs des autres. Hasem Javaneh, lui, eut un sourire.
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Projet, méthode, abus, adaptations, sacrifices, priorité, adaptations, ect… On retrouve bien ce schéma, même ici et malgré la bravado de certains.
Dans le cas présent de l’avortement, je préciserai qu’il n’y a pas forcément besoin d’aller à l’étranger pour avorter. La pilule du lendemain, par exemple, peut être achetée sur la Toile. Il y a eu le cas de la découverte, voici quelques années, d’un paquet de bonbons contenant certaines de ces pilules. Le colis avait été commandé effectivement par une jeune adolescente qui vendait ses charmes pour se faire de l’argent de poche. Cela avait alors été dénoncée par certains sages comme une raison pour limiter les moyens de communication moderne ou, comme le jeune homme au turban le suggérait, pour fermer complétement le pays. De manière plus classique, les familles nanties ont recours à des cliniques médicales ici même en Alamut, sans que le gouvernement ne puisse rien y faire.
C’est un problème complexe mais il convient de se demander si la répression et la restriction des marges d’action est la seule méthode.»"
L’image changea, faisant place à ce qui ressemblait à un orphelinat remplis de petits makirans.
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Ceci est la mission Saint Ramiro, au Wapong. Une organisation citoyenne indépendante du gouvernement mais financée par l’Église Catholique et par différentes familles aisées d’Alméra. Elle s’est donné pour mission de limiter autant que possible les avortements et infanticides, notamment en offrant une aide aux femmes enceintes, en informant les jeunes filles et en offrant d’recueillir les enfants non-désirés, idéalement en vue de les faire adopter mais, souvent, pour leur fournir un toit et une éducation jusqu’à leur majorité. [url=http://www.simpolitique.com/post75878.html#p75878]Elle s'inspire de l'iniative Thorvalienne des "berceaux pour la vie"[/url]
Des associations similaires existent dans certains pays musulmans, y compris chez nous. Leur travail pour limiter les avortements est imparfait mais il a un avantage sur la simple interdiction : il est efficace et économe en ressources car il ne nécessite pas un important appareil de contrôle à l’échelle de toute la société.
De par les exemples énoncés précédemment, vous aurez sans doute déjà compris qu’il est impossible d’empêcher complétement quelqu’un de faire quelque chose par l’interdiction. Celle-ci affecte principalement les pauvres, lesquels sont ceux qui ont peut-être les meilleures raisons de vouloir faire justement car ils souffriront beaucoup s’ils ne le font pas. Une telle société, où les élites peuvent se permettre les pires excès et où la masse est maintenu par la loi dans la misère, finit toujours par s’effondrer face à la moindre compétition venant de l’extérieure.
Pour construire un meilleur futur, il ne faut pas chercher à imposer une conduite aux autres car on se retrouve alors dans une logique d’affrontement perdu d’avance. Il faut essayer de convaincre les gens de choisir votre alternative. Cela impliquera que VOUS fassiez des sacrifices personnels que ces gens ne voudront pas forcément faire puisqu’ils ne voient pas leur intérêt à les faire. C’est donc plus difficile pour vous au début mais, à mesure que de plus en plus de gens se rallieront à votre opinion et accepteront à leur tour de faire les sacrifices, la lutte deviendra plus facile. L’avantage de la méthode est aussi sa durabilité : là où une mesure imposée par l’interdiction ne dure que le temps que l’interdiction est maintenue avec force, une mesure mise en place par consensus s’imprime durablement dans la société et n’a pas besoin d’une autorité supérieure pour se maintenir.»"
Étudiante
"-…et, concernant l’avortement. Votre position à vous, Monsieur ?"
Hasem Javaneh :
Candidat à la présidentielle
"« -Une abomination et un meurtre d’enfant. Mais ce n’est pas la seule en ce monde et il y en a d’autres qu’il est bien plus facile à combattre et bien plus urgent d’affronter. Dans ma liste de priorité, mettre fin à l’avortement est assez bas. S’assurer que notre société soit telle que les gens n’aient plus le désir d’avorter figure bien plus haut.
Je soutiens donc des initiatives comme la mission Ramiro et, si j’en avais le pouvoir, j’abandonnerai la majorité des efforts dédiés à la traque des avortements et de la contraception pour mieux allouer leurs ressources à des projets similaires à la mission Ramiro. Soutenir de tels projets contribue à sauver autant, sinon plus, de vies que la répression. Mais en addition, il ne ruine aucune vie en forçant une maternité sur des femmes qui n’ont pas forcément les moyens d’élever leurs enfants non-désirés
Mais ce n’est pas le sujet de cette lecture. Retournons donc à l’importance du processus logique d’élaboration des lois et règles dans la société civile par son peuple...»"
La lecture se poursuivit de manière plus académique pendant encore une vingtaine de minutes. Filmée à partir d’une caméra discrète, elle fut publiée sur la Toile à destination des jeunes et moins jeunes.