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Posté : mer. sept. 30, 2015 4:46 pm
par D-MJA V3
[justify][center]LE THYROPTIS EN GUERRE !
28 Mars 2028
[img]http://pbs.twimg.com/media/B5zJSPPIAAAOJhN.jpg[/img][/center]
03h28 du matin, le 28 mars 2028.
En pleine guerre civile, les Etats-Unis du Thyroptis n'en finissaient pas de sombrer dans la tourmente. Des communistes avaient débuté une véritable guérilla urbaine au Sud du pays, tandis que des combattants démocrates et libertariens pro-Union du Thyroptis manifestaient sans relâche à l'Ouest, utilisant les "nouvelles armes" que sont internet et les médias pour se faire entendre par le gouvernement. Celui-ci, en grande difficulté mais loin d'être à genoux, avait déployé une partie de l'Armée nationale contre les révolutionnaires communistes, jugés les plus dangereux. En cette calme aurore du 28 mars 2028, les combats s'étaient enfin calmés, laissant le temps aux soldats étasuniens de s'échapper dans un songe porté par l'air frais de la nuit et du ciel étoilé qui défilait devant eux, le temps d'une cigarette bien méritée. Fatigués, les nerfs mis à vif par le fait de tirer sur des compatriotes, les combattants s'étaient métamorphosés. Par les ravages de la guerre et de l'anarchie (dans le mauvais sens du terme), nombre d'entre eux s'étaient découverts une seconde nature : de patriotisme et de nationalisme : légitimant leur sale besogne. Mais d''autres souhaitaient au contraire quitter l'uniforme et soutenir la chute du gouvernement pour obtenir la paix.
Mais cette paix, ils n'étaient pas prêts de l'atteindre de sitôt, ni même de l'entrevoir.
À 03h30 du matin, un soldat de la garnison d'Asmartam sur le toit d'un immeuble d'habitation vit la lumière des étoiles et la Lune curieusement obscurcie lorsque la fumée de sa cigarette s'eût dissipée. Cernant les formes des appareils militaires survolant la ville, il hurlait : "avions, avions !", quand l'enfer se déchaîna. Systèmes de DCA, chars, baraquements et autres dortoirs volèrent en éclat dans de véritables tourbillons de flammes, brûlant les militaires ensommeillés tentant de s'échapper de la base militaire voisine. Se jetant sur les DCA encore fonctionnelles, les soldats thyroptiens, encore en pyjama, tentèrent vainement d'arroser les avions multirôles modernes au-dessus d'eux, sans succès.
Aux frontières sud du pays, les gardes ne purent qu'annoncer à leur commandement que les armées thaliboziennes et océaniennes venaient envahir les Etats-Unis du Thyroptis avant d'être fait prisonniers. Progressant dans la nuit noire, 320 000 soldats thaliboziens, escortés par une centaine d'avions et plus de 2 000 chars, investissaient leurs premiers objectifs : villages et usines, rencontrant parfois une résistance de principe dont ils virent vite à bout cependant. Les troupes de choc les plus vives atteignirent même les faubourgs d'Asmartam vers sept heures du matin, où était stationnée une part non-négligeable de l'armée étasunienne, initialement venue lutter contre les insurgés communistes. Il ne faudrait que deux jours -le temps que la logistique puisse suivre- pour que les troupes communistes soient totalement prêtes à attaquer la cité, qui aurait également le temps de se préparer à la guerre...
Aux frontières ouest, le même scénario se déroula ; 200 000 soldats océaniens, accompagnés d'une centaine de chars, commencèrent à entreprendre la conquête de l'Ouest du pays ; sans résistance, ou presque...
Croyant la forteresse de Hepter -datant d'un siècle- abandonnée, les Océaniens eurent une très mauvaise surprise lorsque des obus de mortiers se mirent à pleuvoir sur eux. Perchées sur une colline dominant l'ensemble de la vallée et donnant sur la ville d'Hepter -capitale de l'Ouest-, ces fortifications abritaient une division entière de l'Armée étasunienne, soit 10 000 hommes, déployée en cas de débordement avec les manifestants libertaires. Répliquant promptement aux tirs venant de la place forte, un dilemme se posait aux armées océaniennes : prendre la colline ou la contourner et attaquer directement Hepter ? Du fait de l'importance du dispositif océanien et la logistique qu'il nécessitait, la forteresse de Hepter était une véritable épine dans le pied de l'attaquant qui risquait de voir ses lignes de ravitaillement bombardées à loisir par les défenseurs. Sans ravitaillement, les soldats océaniens perdraient indéniablement de leur potentiel de combat dans l'assaut de Hepter... les généraux océaniens préféraient-ils prendre ce risque ou s'engager dans un combat long et coûteux contre toute une garnison retranchée ?
Devant la progression des deux armées, un nombre non-négligeable de soldats, à travers le pays, (par garnisons entières parfois) s'est rendu aux forces de l'Union du Thyroptis, informant celles-ci de la détermination du pouvoir en place et de l'apparent sursaut nationaliste anticommuniste de leurs camarades restés combattre. Ces-derniers sont particulièrement situés au Nord et dans les grandes villes, dont la capitale : Atlantis City, bombardées depuis le porte-avions "Amiral Kaphantaris".
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Décidé à combattre, le gouvernement des Etats-Unis du Thyroptis a directement réagi à l'invasion, condamnant le régime bolchevique thalibozien et l'impérialisme océanien, marchant main dans la main avec la Main Noire et le Kirep. Il a en outre demandé l'aide de la communauté internationale pour faire valoir sa légitimité et l'indépendance des EUT "menacés par les rapaces impérialo-communistes thalibozo-océaniens.
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[url=http://img15.hostingpics.net/pics/717893eutcarteprisedescapitales.png]Carte initiale des mouvements de l'UdT[/url]
[quote]Décompte des pertes pour le premier round
Etats-Unis du Thyroptis :
- 508 soldats
- 5708 soldats s'étant rendus (la grande majorité des soldats les moins fiables des EUT)
- 125 batteries de DCA
- 38 avions de combat
- 101 chars lourds
- 5 hélicoptères de combat
Océania :
- 38 soldats
- 5 chars légers
- 2 véhicules de transport motorisés
- 8 pièces d'artillerie
Note : Ces pertes sont dues au bombardement depuis la forteresse de Hepter.
Thalìboz :
- 15 soldats tués
- 6 chars légers
- 3 véhicules de transport motorisés[/quote][/justify]
Posté : mer. oct. 07, 2015 3:37 pm
par Wellington
[justify]Mis à jour le 13.10.2015 - Ne pas supprimer
Stratégie : Avril-Mai
[img]http://i.cbc.ca/1.2809236.1414004719!/fileImage/httpImage/image.jpg_gen/derivatives/16x9_620/ottawa-police-parliament-hill-shooting-oct-22-2014.jpg[/img]
Du coup on était coincé au pied d'une ville.
Les troupes ont l'ordre de la contourner par une autre voie, quitte à faire un détour. 1'000 soldats restent à proximité - mais à couvert - de l'ancien fort et vont appeler les hommes massé ici à rejoindre les forces qui libèrent leur pays plutôt que protéger ceux qui ont attaqué leurs propres familles (aka le gouvernement local). Après 3 jours de résistance la menace d'une destruction auu missile, tout simplement, sera annoncée et on leur proposera de se rendre sans être inquiété. Si ils continuent deux jours après le fort est détruit au missile et la ville libérée. Les trois premiers jours devraient être suffisants pour permettre aux soldats de se rebeller contre leurs chefs et de rejoindre l'armée océanienne (vision optimiste).
L'objectif principal est de libérer l'état de la North Coast, le plus libéral et proche (géographiquement comme culturellement et éco) de l'Oceania et où la résistance devrait être moindre. Dès qu'une ville est libérée, tout est fait pour que la vie continue normalement. Electricité, services de bases, l'économie doit tourner et la vie quotidienne se poursuivre sous la protection de l'U.d.T. Des unités logistiques y sont spécialement affectées. Les policitiens véreux sont arrêté et placé en cellule. La gestion de l'état est placé sous la charge des responsables loyaux et locaux bien-sûr. Les unités de l'armée et des services de sécurité etats-unien qui collaborent sont mis en avant. L'Oceania n'est là que pour supporter l'effort de résistance et libération nationale, répète-on.
Des messages appelant le peuple à se révolter et au gouvernement à abdiquer pour éviter une lutte inutile et contre son propre peuple - sont toujours lancé vers les états toujours occupés. Le but est de libérer par un soulèvement du peuple et un abandon des armes par les soldats. On appelle les unités résistances à se rendre en échange d'une armistice, sinon elles seront bombardées. On ressort les images sanglantes où des civils se faisaient massacrer par des troupes gouvernementales. On rappelle comme les droits primaires en matière de liberté ont été oppressé. On rappelle la situation économique désastreuse. Bref, on rappelle aux etats-uniens pourquoi ils ont tout intérêt à virer par la force ce gouvernement vendu et incapable en plus d'être autoritaire.
Sans effet de surprise les attaques frontales deviennent inutiles. L'idée est de tenter de finir de libérer la pointe est du pays (voir carte) avec des avances progressives et furtives en petit groupe (frappes chirurgicales) et avec l'appui de la révolte de la population / la collaboration des soldats etats-uniens afin d'éviter des bains de sang publics.
La moitié des 200'000 soldats est occupé par la partie logistique (qui fait partie intégrante de leur métier de soldat, voir mes rps précédents sur l'armée que je peux joindre au cas-ou) de la mission. Le reste est occupé au maintient de la sécurité et à la progression. La mise en place de check-points dans les axes stratégiques est une priorité pour assurer la stabilité de la région libérée.[/justify]
Posté : mar. oct. 13, 2015 8:12 pm
par Giorgios Kestandis
La Fédération des Républiques Orthodoxes et Populaires du Thyroptis donne ces ordres a ces troupes :
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/325974ussr0056.jpg[/img][/center]
-La mise en place avec les troupes souhaitant se rendre pour la défense des nouvelles positions de l'armée de la FROPT aux EUT.
-Continuation de l'avancée avec les duo aviation/artillerie puis l'infanterie/tanks sont enfin appelés pour nettoyer les défenses et rues. Le but est toujours de prendre le centre de gouvernement afin de prendre l'Etat dans son ensemble. Outre cela on prévoit Avancée militaire pondérée. On force l'ennemi à se rendre tout en fessant que peu d'offensives pour le moment.
-Dans les zones occupées par l'UdT on placarde allègrement des affiches de propagande pour la guerre de libération. Les médias (radios et télévisions principalement) informent continuellement, la population qui est invité à rester calme est coopérative au possible afin de libérer le pays au plus vite.
-En ce qui concerne la logistique, les 1'000 camions de transports semblent peu ils seront épaulé par 250 camion lourds de plus. 10 avions de transports (dont deux lourds) seront également affrété a la lourde logistique dès que l’aérodrome d'Asmartam sera "propre" et opérationnel.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/4484841705c.jpg[/img][/center]
HRP : J'ai quelques demandes secrètes (et voir plus précises) à faire parvenir au D-MJA je prévois de te les faire parvenir d'ici quelques jours (avant week-end).
Posté : dim. nov. 22, 2015 4:26 pm
par D-MJA V3
[justify]Note :
À l'Ouest
- Alors que les Océaniens et leurs auxiliaires cabales contournent la place et offrent la reddition aux soldats étasuniens, ils n'obtiennent que des tirs d'artillerie et de mortiers qui retardent l'arrière malgré la contre-attaque de l'artillerie océanienne. Irréductibles et jusqu'auboutistes, les officiers qui tiennent la forteresse gardent le contrôle sur leurs hommes prenant connaissance de toutes sortes de rumeurs peu réjouissantes sur l'envahisseur. Dans la nuit du deuxième jour, alors que l'ultimatum océanien touche à sa fin, les défenseurs tentent une percée pour rompre l'encerclement, mais se heurtent aux mitrailleuses et plus globalement à la puissance de feu d'un adversaire bien mieux équipé. Seule une poignée parvint à s'enfuir et à rejoindre les défenseurs de Hepter.
- À Hepter, des hommes recrutés à la va-vite ont été réquisitionnées pour dresser des barricades à la hâte et combattre. La division tenant Northcoast étant bloquée dans la forteresse hors de la ville, ce sont ces "volontaires" qui ont à la tâche de défendre leur ville et leur pays désespérément. Déjà endurcis par la guerre civile, influencés par la propagande locale jouant sur les sentiments patriotiques, ethniques et religieux, ces défenseurs ont livré de nombreuses surprises aux assaillants, trouvant au détour d'une barricade : soient des vieillards hagards et des adultes affamés et peu combatifs, soient des adolescents et des vétérans déterminés. Le premier cas était cependant le plus courant et cette levée en masse bloqua les Océaniens surtout aux points clefs : gare, mairie, commissariat, caserne, collines...
Après une semaine de combat, le calme était revenu, et la capitale de Northcoast était tombée.
À l'Est
- Bénéficiant du soutien des partisans communistes à Asmartam, les Thaliboziens s'emparèrent rapidement des faubourgs extérieurs de la ville. Comme à Hepter, le gouvernement avait levé des milices citoyennes mal armées et non-entraînées, qui serviraient plus de chair-à-canon que de réels défenseurs. En fait, ils permettaient à l'Armée étasunienne de quitter la ville pour rejoindre Atlantis City, la capitale, et dresser une ligne de défense avec le reste de l'armée. Quoi qu'il en soit, les troupes communistes avancent et finissent par envahir les 2/3 de l'Etat tout en neutralisant les dernières poches de résistance dans la capitale étatique.
Les partisans communistes locaux, fidèles à Déchko, demandent néanmoins à proclamer la République populaire dans la zone libérée.
Dans la zone contrôlée par le gouvernement
- Bombardée en continue par la FROPT, la capitale, Atlantis City, tient bon et se prépare à tenir le plus longtemps possible contre les bolcheviques, ou les impérialistes. Massée dans tout l'Etat, l'Armée étasunienne est mobilisée au maximum, la conscription ajoutant de nombreux combattants que l'on entraîne ou arme à la hâte. Barbelées, blockhaus, tranchées, barricades sont édifiés à la hâte dans et autour de la capitale. Le président croit en une aide internationale, au désarroi des gouverneurs encore en poste qui exécutent plus ou moins les ordres de terre brûlée émanant du président.
- Les libéraux pro-Océania et les communistes sont arrêtés et parfois exécutés sommairement. Des groupes de résistants se mettent en place dans les forêts et les montagnes, plus ou moins enclins à coopérer avec les belligérants.
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[quote]Décompte des pertes pour le second round
Etats-Unis du Thyroptis :
- 15 508 (+15 000 [!]) soldats
- 7708 (+2000) soldats s'étant rendus (la grande majorité des soldats les moins fiables des EUT)
- 325 (+200) batteries de DCA
- 75 (+37) avions de combat
- 201 (+100) chars lourds
- 15 (+10) hélicoptères de combat
Océania :
- 4038 (+4000) soldats blessés, tués ou disparus
- 15 (10) chars légers
- 32 (30) véhicules de transport motorisés
- 15 (+7) pièces d'artillerie
Thalìboz :
- 5025 (+5010) soldats blessés, tués, ou disparus
- 68 (+62) chars légers
- 33 (+30) véhicules de transport motorisés
- 2 avions de combat (problèmes techniques)[/quote]
Su uniquement des services secrets des belligérants
- Des rumeurs circulent, disant que des mercenaires étrangers auraient débarqué en grand nombre pour renforcer l'Armée étasunienne.
- Curieusement, les investissements affluent et le commerce fleurit entre les EUT et le monde. En effet, des cargos battant le pavillon d'un pays du Vicaskaran font de plus en plus d'aller-retour entre le port de Starlake City et le "Nouveau monde".
Il semblerait qu'un ou plusieurs pays ai(en)t répondu présent(s) à l'appel du président étasunien.[/justify]
Posté : sam. déc. 05, 2015 1:58 pm
par Alex Scker
Défendre la Ruche
Colony in distress...
- [url=https://youtu.be/RHwgBzNsrIE?list=PL5sC7brCHHadPUWLfuAhft-n-VtL2vgy-]Theme[/url] - Secret défense
Le Thyroptis est un continent déconcertant.
Son originalité dans l'histoire, dans ses traductions géopolitiques, le rendaient réellement fascinant.
Y cohabitait un symbole du capitalisme mondial ainsi qu'un régime socialisant de longue date, lié aux pires autocrates du simpomonde et ce en toute sérénité.
Leurs différents mis de côté au nom de la paix et de l'unité du continent donnaient à voir des espaces de coopération nouveaux, uniques en leur genre par cette relation si particulière. Si le gouvernement mayongais avait été lent à réagir c'était par nécessité, par besoin d'une prise de recul qui s'avérait plus que jamais primordiale.
Consolidant les liens fraternels qui l'unissait à cette autre puissance adélophone, il avait attendu dans l'ombre le renfort de ses forces lancées dans un espace qui n'attendait qu'un écho.
La paix immuable tout comme l'équilibre des forces sur le continent avait été brisée. Ce lent mouvement demandait une réaction quelle qu'elle soit.
La guerre est une faim dévorante, elle appelait en ces jours d'être satisfaite d'âmes, de biens et d'émotives pensées calcinées.
Le leader de ces territoires en délitement l'avait bien appréhendé, résistant de toutes ses dernières forces aux ravages qu'il subissait depuis maintenant un temps.
Et au nom de la sauvegarde de ces îlots capitalistes promis en un jour prochain à une vie juste, sûre et libre, certains avaient répondu et répondraient présent à l'appel.
Le général pointait du doigt différent point d'une carte numérique, les marquant petit à petit, révélant les lignes et les traits des opérations. Martial dans sa tenue officielle bleu gris, il faisait cliqueter ses rutilantes médailles lorsqu'il se penchait pour commenter le tableau de bord s'étendant devant eux. Ses cheveux encore noirs comme il y a quinze ans, étaient gominés en arrière. Étonnamment jeune pour un tel niveau de commandement, en avoisinant la quarantaine, Shàng Baï incarnait le dynamisme dans cette finalement jeune institution qu'était l'Armée de la République du Mayong.
Lui faisait face dans cette petite salle du gouvernement, en sous-sol, le glacial directeur des services secrets, ses yeux gris-bleus fixant intensément les pupilles de son interlocuteur. En homme de l'ombre, son pouvoir était bien plus grand qu'on ne pouvait penser, laissant les ramifications de son influence se cacher en profondeur, ne les révélant qu'après un calcul minutieux. Il faisait souvent figure de quatrième-homme du pouvoir, suivant scrupuleusement les ordres d'en haut tout en ordonnant selon les désirs de ses maîtres les éléments de la victoire. Et cette opération le demandait particulièrement, tant le mode opératoire relevait des ombres qu'il gouvernait. Assit sur une chaise doublée de cuir, la cheville droite posée sur son genoux gauche la main sur la peau supérieure, au-dessus de ses lèvres, il écoutait attentivement en silence.
Gongsun Shàng Baï :
Général en chef de l'ARM
« La zone portuaire de Starlake City est un point à sécuriser.
Ces routes nous sont précieuses, tout comme les hommes et le matériel qu'elles véhiculent.
Vos estimations en font un des derniers liens soutenant le régime en délitement. »
Shao Gen Sovann :
Dir. G. du MIS
« S'il ne l'est pas encore, il le deviendra à cette vitesse de progression.
De ce côté, les transferts financiers dont nous préparons l'effectivité devraient apporter au régime de quoi tenir le temps nécessaire.
Les 500 millions de dollars raksasans débloqués en ce sens par la CASD* seront ajoutés à d'autres dons si nécessaire.
En ce qui concerne les prises d'initiative...? »
Gongsun Shàng Baï :
Général en chef de l'ARM
« Par groupes de trois, nos sous-mariniers aux commandes effectueront une reconnaissance dans les eaux territoriales des EUT, en comprenant celles des territoires qui ne sont plus sous le contrôle du gouvernement central, tout en remontant jusqu'à Starlake City.
Les principales villes portuaires de la FROPT subiront les premières étapes de Leviathan une fois ces tâches effectués.
Une fois les points clés sécurisés, la division logistique devrait pouvoir répondre aux besoins pressants du conflit.
Les identifiants mayongais ont été changés en un code unique, connu uniquement par quelques de nos services et les sous-mariniers en opération.
Nous nous conformons au politique, aucune implication officielle pour le moment. »
Shao Gen Sovann :
Dir. G. du MIS
« Bien. Notre allié devrait être satisfait de cette aide assez inattendue jusqu'ici.
La coopération est de mise, nous servons les mêmes buts.
Tout en allant bien au-delà des simples implications de nos gouvernements respectifs.
Agglomérer de nombreux interêts autres que ceux directs de l'Etat a ses avantages, que certains n'ont pas.
En ce qui concerne vos cibles...les rouges, descendez tout ce qui s'y apparente de près ou de loin pendant vos opérations. »
_________________
*CASD : Commission aux Affaires Stratégiques et à la Défense.
[spoiler="Données MJ"]Quantité : 23 [url=http://www.simpolitique.com/post259514.html#p259514]sous-marins d'attaque de classe Hucheon[/url] + 3 satellites de télécommunications militaires.
Niveau des soldats : moderne.
Entraînement : exercices bilatéraux avec le Raksasa.
Coût journalier : 3 174 000 $ Rak (A vérifier)
Note : après calcul, les besoins financiers de l'armée mayongaises avoisineraient une fourchette comprise entre 8 et 10 milliards de dollars raksasans. Le budget étant de 12,5 milliards de dollars raksasans environ, les dépenses annexes y sont d'ores et déjà comprises.[/spoiler]
Posté : sam. janv. 23, 2016 11:37 am
par Wellington
[justify][img]https://nationalpostcom.files.wordpress.com/2014/10/parl.jpg?quality=65&strip=all&w=620[/img]
Hepter, Anim Bay, Starlake City : les trois objectifs initiaux de l'Oceania étaient tombés.
Désormais la vie reprenait son cours, doucement, dans les régions libérées. Les gouverneurs etats-uniens collaboraient avec les forces de libérations océaniennes qui s'assuraient que tout se passait bien et transmettaient petit à petit la responsabilité du territoire libéré aux locaux. Les activités économiques et civiles reprenaient et étaient revenu à leur état initial, presque un an après le lancement des hostilités. Les matières premières manquantes étaient acheminées depuis l'Oceania tandis qu'on s'attelait à rouvrir les centrales, les lieux de commandements, les écoles, les supermarchés, les lieux de vie. Parfois des échauffourées éclataient entre les soldats océaniens toujours présents pour sécuriser les lieux principaux et des "anti-" cela ou "pro-" ceci. Heureusement cela était de moins en moins présents et les etats-uniens aspiraient maintenant à une seule chose : la fin définitive des conflits pour voir enfin le pays leur revenir en main propre. Le gouvernement fachiste réfugié à Atlantis City devait enfin rendre le pouvoir au peuple. Ni l'opinion publique etats-unien ni l'opinion publique océanien n'a envie de voir cette guerre se prolonger encore longtemps.
Après la Guerre de Cabalie, un deuxième territoire thyroptien était enfin libéré de l'oppression. Il était maintenant nécessaire de mettre définitivement un terme à la violence sur le continent et de signer une armistice définitive qui placerait le territoire libéré entre les mains d'etats-uniens libérés. La mascarade fachiste a assez duré et on propose un marché équitable à tous : une négociation entre toutes les parties avec comme médiateur la Cyrénanie, état neutre et ayant des liens avec les trois pays impliqués afin de trouver une solution et une voie de sortie qui évitera le massacre de civils innocents et de nouvelles boucheries.
[quote="Iskupitel"]À présent, la Cyrénanie propose que la fin de la guerre soit prévue, et qu'en ce sens les protagonistes s'accordent à négocier la fin des hostilités et le retour à la normale sous la supervision de la Cyrénanie, qui se veut puissance diplomatique neutre, car entretenant de bons rapports tant avec l'Océania et la FROPT qu'avec les ÉUT[/quote]
En attendant cela, et depuis la fin de l'année dernière, les forces armées océaniennes se contentent d'assurer la sécurité et le bon déroulement de la vie aux EUT libérés sans entreprendre d'action offensive.[/justify]
Posté : sam. févr. 27, 2016 11:18 am
par MJ Coordinateur
Les états-unis du Thyroptis sont sous contrôle !
[quote]Pertes totales de la FROPT :
- 5065 soldats blessés, tués, ou disparus (dont 460 Sébastov et 650 du Casti)
- 68 chars légers
- 33 véhicules de transport motorisés
- 2 avions de combat (problèmes techniques)
- 1 bombardier
- 1 frégate
[/quote]
[quote]Pertes totales de l'Océania
- 4062 soldats blessés, tués ou disparus
- 15 chars légers
- 1 char lourd
- 32 véhicules de transport motorisés
- 15 pièces d'artillerie
- 2 navires de transport[/quote]
Politique :
-le clan d'extrême-droite chassé du pouvoir est vaincu
-les partisans gèrent une grande part de l'administration locale en recomposition
-la gauche est divisée entre collaborationnistes et nationalistes
-la droite tente d'initier des mouvements démocrates pacifistes contre la double ingérence étrangère et l'influence communiste
Société :
-les grands dégâts dus à la guerre rendent difficile la popularité des forces d'occupation
-les ex-EUTs sont scindés entre les enthousiastes d'une grande série de réformes socialistes, et les désireux d'un renouveau culturel pour un mode de vie proche des Océaniens.
Economie :
-La dizaine de milliards investis pour l'instant ne comblent pas le besoin de finances du pays pour sa reconstruction et son fonctionnement
Oceania & Thaliboz :
-Bien que l'effort de guerre ait été toléré des deux côtés, la société océanienne se réveille groggy d'un conflit lui ayant fait perdre de nombreux hommes ; l'opinion publique y appelle à un renouvellement du champs politique et risque de plébisciter les conservateurs anti-interventionnistes, plutôt que des libéraux qui profiteraient de l'ouverture des EUTs au continent, même si la tentation de ne pas laisser le Thaliboz transformait les EUTs en pays socialiste est grande. Du côté thalibozien on trouve le sacrifice plus normal, mais veille à ce que le gouvernement fasse de cette victoire militaire une victoire prolétarienne au service des Est-thyroptiens.
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Sud-EUT :
Cet état communiste géré depuis le début de l'occupation avec le soutien du Thaliboz émet des élites désireuses d'établir le régime socialiste sur l'ensemble du territoire, sans être rattachés à la FROPT, pour des raisons nationalistes et religieuses.
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Rappels :
-le pays est anglophone de tradition libérale
-les difficultés sociétales et économiques liées à ce régime et à la situation adélo-saxonne dans le monde avait poussé le régime à se durcir et à se montrer violent contre sa population
-le Thaliboz a effectué un travail de sape pro-communiste depuis longtemps dans le pays
-les élites océaniennes n'ont jamais éteint leur volonté d'assurer à ces provinces cousines le même destin qu'à lui-même
---
La guerre a été coûteuse en matériels et hommes, dans ses premières phases d'affrontement.
Par la suite, le front s'est effondré et la pénétration a été plus facile, longue mais plus économe.
La guerre a démontré la capacité des Océaniens et Thaliboziens à mener une guerre moderne.
Posté : lun. juil. 18, 2016 9:41 pm
par Wellington
- [center]Cahier d'un témoin du rêve océanien (1)
24 août 2030, Anim Bay, EUT
[img]http://img110.xooimage.com/files/4/9/8/train-4ff1b67.png[/img][/center]
[justify]Le voyage en train s'était plutôt bien déroulé, il devait avouer qu'il n'avait pas à se plaindre. Il faut dire que les T.G.V de StarThyroptis n'avaient rien à envier aux compagnies aériennes et se trouvaient très plaisants pour relier Calton, en Blue Coast, à Anim Bay, capitale de la North Coast aux United States of Thyroptis – les EUT. En seulement quelques heures le train descendait dans le bassin de la Mer des Kangourous, longeant tout d'abord les villes-plages de la longue banlieue sud de Calton, traversant le paradis de la hi-tech à Balmers Hill, s'arrêtant quelques minutes à un kilomètre de l'une des plus prestigieuses université du monde à Engelwood puis reprenant un peu de vitesse pour traverser la frontière à Port Ashley et rejoindre enfin la gare centrale d'Anim Bay après un court arrêt dans l'autre grande ville du coin, Byrton. C'était plus long qu'un vol Delta ou Air Oceania pour un prix presque équivalent mais beaucoup plus reposant - on voyait du pays et aucun enfant ne nous agressait avec un plateau repas ou son siège descendu au maximal sur des jambes déjà bien coincées.
Pour Mike Truman, ou Michael Hector Truman selon sa carte d'identité jaune et verte, qui indiquait aussi Ballingham comme lieu d'origine, sa taille (179 cm) et la couleur de ses yeux (bruns), c'était une nouvelle aventure qui débutait. Ici même, sur le quai mal entretenu mais puant le neuf de cette gare trop grande pour l'activité qu'elle générait vraiment (elle avait été rénovée et agrandie par des entreprises océaniennes, avant la guerre) et deux quais étaient encore fermés parce que la méchante guerre de libération était passée par là. Plus loin, dans ce grand centre-commercial qui avait été ajouté à la gare, la plupart des échopes n'avaient pas trouvé de propriétaire. Les autres étaient soit des filiales de groupes océaniens – comme un fast-food KBC qui était moitié plein en ce début d'après-midi – ou carrément miteux (une boutique wapongaise type ''cher client'' semblait pouvoir vous vendre n'importe quoi pour peu qu'il y ait une marge à se faire dessus). Les EUT étaient libérés, oui, mais la libération avait pris son temps. La crise, sociale, politique et surtout économique était en cours d'être résolue mais toujours là, n'ayant qu'empiré depuis 2025. Et si l'avenir s'annonçait bon, notamment grâce aux lourds investissements thyroptiens, le présent était dur pour les fiers etats-uniens qui après la guerre avaient encore subit le rapide mais désastreux passage d'un certain Ryo. Ici, ils avaient nommés, au nord-ouest, des gouverneurs libéraux-démocrates très proches des idéaux de l'autre côté de la frontière qui en faisait rêver plus d'un. Les sentiments étaient contradictoires entre l'envie d'être "comme le voisin" et les besoins d'indépendance. Chaque état fédéral en avait d'ailleurs pris beaucoup par rapport au pouvoir central, affaibli après le passage de fachistes en son sein, et la gestion se faisait désormais ici, à Anim Bay, pour la North Coast.
Pourquoi lui, il n'en savait toujours pas grand chose. Certes, c'était un bon journaliste. Mais présent seulement depuis 4 ans dans la rédaction de « The Coast », à 28 ans, il avait fêté cette mutation et cette promotion comme un miracle. Devenir rédacteur adjoint d'un média comme le « Anim Bay Post », à son âge, c'était déjà une belle victoire. Bien-sûr, il savait un peu pourquoi il était muté par le grand média de Blue Coast qui possédait depuis 2020 son petit frère des EUT. Célibataire, sans vraie famille ni attache à Calton, il était le profil idéal du jeune motivé aux dents longues sans grosses relations et qui accepterait de tout quitter pour une nouvelle aventure. Ici il y avait tant à faire, et c'était un grand honneur pour lui – mêlé de nervosité et de pression – de vivre et de relater la grande reconstruction des EUT. Cette guerre avait fait tant de bruit en Oceania, tant déchainé les foules, ramené son lot de morts et de nouvelles bombes sur le Thyroptis qu'il se prenait presque pour un témoin privilégié de l'Histoire. Le bus qui s'arrêta en faisant grincer ses freins devant lui le ramena à la réalité. Il avait du travail, il allait rencontrer ses futurs collaborateurs dès demain. Une bonne douche, dès arrivé dans son nouveau pavillon situé à l'ouest de la ville, ne lui ferait pas de mal. Comme à Calton les températures commençaient déjà à remonter en cette fin d'hiver.[/justify]
Posté : mar. juil. 26, 2016 8:15 pm
par Wellington
- [center]Cahier d'un témoin du rêve océanien (2)
10 septembre 2030, Anim Bay, EUT
[img]http://img110.xooimage.com/files/e/a/1/train-4ffd904.png[/img][/center]
[justify]En quelques jours il avait achevé son installation à Anim Bay. Sa villa, située à une dizaine de kilomètres du centre-ville, possédait son charme. Elle était à une centaine de mètres de la plage, dans un quartier résidentiel huppé. Il avait été acheté quelques meubles supplémentaires dans un magasin spécialisé au centre-ville et se sentait bien ici. La température était agréable, avec un petit vent marin qui le caressait doucement quand il s'installait dans la terrasse arrière de sa villa. C'est le journal qui avait déniché ce petit coin pour lui et, avec son salaire, il pouvait se le permettre. Les prix de l'immobilier n'étaient d'ailleurs pas très élevés en ce temps de reprise. Les succesives crises économiques avaient libérés beaucoups de logements et, depuis, la demande n'avait jamais vraiment augmentée. La majorité de ceux qui habitaient ici étaient des touristes ou des expatriés, souvent des océaniens, mais on retrouvait pas mal de locaux qui possédaient des petits commerces en villes.
Le centre d'Anim Bay possédait un charme particulier, mélange d'anciennes bâtisses coloniales adéliennes en bois et de bâtiments modernes. Les rues étaient plus étroites qu'à Calton ou Wellington et certaines possédaient même des pavés. Il y avait trois lignes de tramways électriques et plusieurs lignes de bus, mais le réseau de transport public restait très archaique. Flâner dans ces rues où les habitations ne dépassaient pas 6 étages, en regardant dans les boutiques de petits commerçants, était particulièrement agréable, surtout le matin. Le potentiel touristique était certain. Aujourd'hui, c'étaient surtout les familles océaniennes de classe moyenne inférieure qui passaient leurs vacances ici, profitant de prix bien plus bas que chez eux. Les hôtels de bords de mer avaient fleuri depuis 2020.
The Anim Bay Post employait plus de quatre cent personnes dans un immeuble de bureaux du centre ouest, à l'angle de Mortimer Street et du Cunnignham Boulevard. La vue était belle depuis son bureau, surplombant – de peu – le reste du centre-ville. La journée était souvent agitée et les collaborateurs motivés. La grande majorité étaient bien moins payé qu'il l'était en tant que journaliste en Oceania – différence de prix oblige – mais la qualité était au rendez-vous. En quelques années, l'Anim Bay Post s'était érigé au rang de journal à ampleur national sérieux et de qualité et cette réputation devait être maintenue. En tant que rédacteur adjoint il supervisait les enquêtes, les journalistes et leurs papiers et quelques responsables de sections. Il tentait de passer un peu de temps avec chaque journaliste sous ses ordres – direct ou indirects – et publiait des éditoriaux et quelques analyses assez régulièrement. Il établissait avec le rédacteur principal et quelques autres personnes les grandes lignes des grands projets à venir et se plaisir dans son travail. Qu'il prenait, bien-sûr, plus qu'au sérieux.[/justify]