Posté : lun. août 24, 2015 9:00 pm
[spoiler="Explications"]Salut,
J’ouvre ce sujet afin de laisser aux joueurs l’occasion d’intervenir dans les évènements internes de mon pays. Le scénario est très simple : une partie de la population de Sayakon s’oppose au nouveau projet d’urbanisme du gouvernement. Ceci a créé une émeute qui ouvre la voie à plusieurs groupes politiques opposés au gouvernement fédéral actuel. Le nouveau plan d’urbanisme étant qu’un problème parmi les nombreuses problématiques sociales, l’émeute peut désormais se faire aussi pour d’autres questions.
Si des joueurs veuillent, ils peuvent soutenir un groupe en incarnant soit un leader soit une partie du groupe. Vous êtes entièrement libre dans ce domaine. La seule restriction, c’est le respect des autres joueurs et d’un certain réalisme. Vous êtes dans le respect de ces conditions entièrement libres. Sayakon sera votre bac à sable.
Quelle est l’impact du rp ? Puisse provoquer un changement de régime brutal dans la Fédération ? Non, nous parlons d’une émeute ayant lieu dans une seule ville. Ce n’est donc pas en prenant le palais présidentiel, que vous pourrez changer le régime politique. La Fédération est un complexe politique et Sayakon n’est qu’un rein et non le cœur de celui-ci. Cependant, contrôler la ville durant un laps de temps, influencera la politique fédérale pour longtemps.
A quoi donc bon de faire du rp de type émeutier? Si vous avez lu mes rps, les changements d’ordre idéologique ne sont plus d’actualité, mais il existe des multitudes de « manières » d’appliquer une vision idéologique. Renyï et Markeson étaient tous les deux des fédéraux keynésien, ceci n’a pas empêché au premier d’être un réformateur démocrate et le dernier un autocrate. Sachant que ça peut paraitre frustrant, je vous donne des outils puissants afin de vous permettre de vous épanouir :
1) Vous pouvez créer un « héros », ceci signifie un personnage illustre qui pourra dans l’avenir accéder au pouvoir suprême voire détenir un rôle clé dans la politique fédérale. Pour ceci, je vous demande juste de donner un prénom, nom, une mini-biographie et quelques traits psychologiques basiques. Pour le créer, vous devez faire des rps autour de lui. Plus vous faites de rp, plus ce héros sera puissant et donc vous permettra d’avoir un pion partageant votre vision du monde (ou son contraire) sur la scène fédéral.
2) Vous pouvez tuer un héros existant. Tous les personnes principaux présents à Sayakon sont tuables, peuvent être faits prisonniers, torturés, mutilés, convertis et séduits. A vous de faire un rp cohérent et complet. Tout est permis. Vous pouvez même prendre le Palais présidentiel et tuer tous ce qui bouge. Bien évidemment, dans le cadre du raisonnable (séduire une vieille brute est hautement peu réaliste et prendre le Palais présidentiel avec un couteau suisse est…fort peu recommandé). C’est un outil très important que je vous confie et vous devez tenir en tête le suivant : tout action aura des conséquences. Si vous tuez un héros, vous détruirez tous les rps futurs autour de lui. Ceci peut être une occasion dorée pour vous, car si vous créer un héros puissant et avec les bons atouts, il peut remplacer un héros tués. Cependant, si vous ne planifiez pas vos coups, vous pouvez voir émerger un héros « vengeur », qui se retournera contre vous. Les héros présents à Sayakon sont les suivants :
1) Lek Belvyn (Centre des Congrès)
2) Remisk Sygfrek (Centre des Congrès)
3) Lidmyll Dorak (Centre des Congrès)
3) Gorun Sun (en prison à Castel Sayak, base militaire au Nord de la ville)
4) Baelgon Barken (Palais présidentiel)
5) Aya Melvel (Palais présidentiel)
6) Karn Vaelak (en prison à Castel Born, sud de la ville)
7) Mirk Valahr (Palais présidentiel)
8) Kikoo IV, chef du Culte (Grand Temple Rouge, centre-ville)
9) Karn Belm, archevêque de Nueva Esperanza (Cathédrale de Sayakon)
10) Tous les membres du Sénat (Sénat fédéral)
A partir de ces outils, vous pouvez moduler l’avenir du rp général en influençant sur sa coloration. Une révolte démocrate, monarchiste ou blackwoodiste réussie à Sayakon, influencera massivement sur la future politique gouvernementale. Elle restera dans les grandes lignes identiques à l’idéologie fédérale, mais dans ses détails, elle adoptera les valeurs du camp ayant réussi à gagner l’émeute de Sayakon. Aussi, faire émerger ou tuer un héros changera radicalement, qui donnera les ordres, écrira les lois et donc donnera une coloration politique concrète.
Comment le gagnant est déterminé ? Tout dépend de vos objectifs. L’émeute durera un certain temps avant de s’estomper. Cependant, durant cette période, vous pourrez fabriquer, influencer et forger une base politique, qui sera un capital crucial dans les mois suivant l’émeute. A vous de fixer vos objectifs et à vous donner les moyens.
De manière générale, le camp avec les rps ayant le plus de mots remportera la manche via un système de points. Si certains rps sont d’une qualité exceptionnelle, je donnerais des points bonus. Idem pour les belles productions audios et visuelles. La récompense sera que les futurs rps fédéraux seront colorés par la victoire de ce camp. Dépendant de l’émergence et la mort des héros, le rp évoluera aussi en fonction. Ceci n’aura pas lieu du jour au lendemain, mais sur plusieurs mois, vous pourrez voir avancer votre vision du monde.
Puisse créer un autre mouvement que ceux proposés ? Oui, à condition de faire les efforts nécessaires. Vous devrez donner de la vie à votre mouvement. A vous de montrer comment votre mouvement profite de la crise (ou pas) et se bat pour ses idées.
Puisse faire des rps d’ambiance ? Oui, vous êtes libres de raconter les évènements du point de vue d’un simple habitant de la ville.
Je laisse ce sujet ouvert pendant trois jours, si personne ne montre de l’intérêt pour cet événement (pas besoin de poster un rp, un simple mp suffit), je supprime le rp dans ce sujet et je continuerais le rp dans les sujets de rp interne.[/spoiler]
[bask][center]EMEUTE A SAYAKON[/bask]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/702826shutterstock117501220invisiblerevolution300144044955981871.jpg[/img][/center]
Préambule
Les autorités de la ville de Sayakon ont approuvé il y a plus d’un mois un nouveau plan d’urbanisme révolutionnaire. Celui-ci prévoit de raser l’ancien centre-ville de la capitale pour créer une ville ultra-moderne avec des grands gratte-ciels. Beaucoup de voix se sont levées en faveur du projet. Celui-ci mettrait fin au chaos de la cité et serait le début d’une nouvelle ère, une véritable renaissance et en même temps l’entrée dans la modernité. Cependant, les autorités n’ont pas compté sur les effets de la révolution secouant la ville d’Opermont en Fiémance.
Les nations sont comme unies dans une grande toile d’araignée englobant la planète. Chaque révolution, chaque mouvement populaire déstabilise ce grand tissu global et favorise la naissance de contestations dans le reste du monde. Le Printemps des Peuples a secoué toute l’Europe, plongeant des pays entiers dans la guerre civile. Des ruines fumantes de la Révolution avortée sont nées les nations modernes. Il ne faut pas sous-estimer l’effet d’une révolution dans une capitale mondiale comme Opermont sur le reste du globe.
Que serait-il donc passé si les ouvriers d’Opermont n’avaient pas pris les armes ? Sans aucun doute que l’histoire se serait tenue à une contestation féroce, mais sans plus. Cependant, l’avenir a changé par le simple fait qu’un peuple ait donné l’exemple aux autres. On avait montré qu’une ville pouvait se soulever à l’encontre de son gouvernement. C’était désormais une chose possible au 21ème siècle. C’était au moins l’exemple que donnait la cité d’Opermont, un véritable cri de guerre traversant les océans et les airs.
Histoire d'un entrepôt
Tout commença dans un des quartiers les plus puants de Sayakon autour d’un vieux entrepôt ne méritant pas ce nom. C’était un antre de rats et des créatures les plus nuisibles que pouvait abriter la ville. Ce n’était donc pas une surprise, si c’était le premier édifice à se trouver parmi ceux à devoir être rasé afin de réaliser le nouveau plan urbain. Cependant, la Commune d’Opermont avait agité bien d’esprits et plusieurs travailleurs à l’entrepôt, ne croyant pas les vagues promesses de compensation du gouvernement, décidèrent de s’opposer à la destruction de leur lieu de travail. Ils se tenaient au matin, débout, entre l’édifice et les grandes machines de démolition qui ronronnaient, prêtes à faire leur œuvre destructrice. Furieux, les responsables du projet de démolition arrivaient, protestant contre cette obstruction et menaçant de faire appel à la police. Les ouvriers ne bougeaient pas, levant au ciel des pancartes fustigeant le projet de raser le vieux centre-ville. On pouvait lire des mots comme « Vive Sayakon ! A mort les gratte-ciels ! ». Les chefs de chantiers firent alors, comme promis, appel aux autorités et une petite escouade de policiers débarqua dans le quartier.
Les ouvriers commencèrent à monter des barricades de fortune autour de l’entrepôt avec l’aide de vieilles tables et de quelques malheureuses chaises. La police s’approcha, tentant au début de persuader le groupe de travailleurs de se disperser, mais ceux-ci refusèrent de manière obstinée. Personne ne sait qui a lancé la première pierre ou si c’était une matraque, mais les forces de l’ordre et les ouvriers engagèrent rapidement le combat. Unis, les ouvriers se retirèrent dans l’entrepôt et se barricadèrent dans l’édifice. La police tenta plusieurs assauts, mais fut à chaque fois repoussée par une pluie de pierres et d’objets lourds. La nouvelle du « siège de l’entrepôt de la rue Zaldora » se répandit dans toute la ville. Partout des groupes d'artisans, d’ouvriers et de commerçants s'unissaient pour faire front contre les machines de démolition. La police fut rapidement débordée et contraint d'évacuer les quartiers populaires, surtout ceux du centre-ville.
La ville de Sayakon comptait des très nombreuses ruelles serrées et dans lesquelles, il était très facile d'ériger une barricade pour bloquer le passage. Il existait en vérité qu'une seule grande avenue, traversant la ville de part en part, mais même celle-ci n'était pas assez large pour permettre le déploiement de matériel militaire lourd ou d’une force militaire conséquente. L'arrivée massive de réfugies depuis l'Ouest avait contribué a accentué l'étroitesse des rues de la capitale déjà fortes peu larges. Les gens n'hésitaient pas à construire des maisons de fortune dans chaque espace libre et d'ouvrir des échoppes dans des ruelles mal délimitées. Certaines rues qui avaient eu cinq mètres de largeur avant le Grand Chaos, possédait désormais plus que deux à trois mètres d'espace libre. La cité, au contraire des capitales alméranes, était le terrain idéal pour une rébellion. Elle avait encore ce caractère hétéroclite et dense des villes médiévales.
A peine trois heures plus tard, la ville était en pleine émeute. Partout les habitants édifiaient des barricades et scandaient contre les autorités, dénonçant pour la plus part le projet de raser la ville et de la remplacer par des gratte-ciels. Cependant, des nouvelles revendications naissaient dans cette atmosphère de révolte bouillonnante. Beaucoup de groupes politiques avaient été réprimés durant le Grand Chaos et la période républicaine suivante. Parmi les groupuscules les plus notables, on pouvait compter les monarchistes pro-Tarnos, les démocrates et les blackwoodistes (fascistes). Chacun de ces mouvements avait été forcé depuis des années à la clandestinité. Les plus importants entre eux, les démocrates et les monarchistes, pouvaient compter sur une diaspora forte, qui permettait de financer les cellules dans la péninsule tarnoise. Cependant, la Fédération était dirigée d'une main de fer depuis des années et toute action publique semblait suicidaire jusqu’à aujourd’hui. L'émeute avait donc un côté libérateur, car il offrait à ces mouvements politiques une occasion d’avoir une tribune.
Forces politiques présentes chez les émeutiers
Les blackwoodistes ont pris position dans les quartiers nord de la ville, autour des usines d'armement. Ils contrôlent plusieurs groupes de miliciens bien formés et composés de soldats ayant fait la Grande Guerre du Vicaskaran. Leur principal atout est donc de nature militaire. Leur chef est l'ancien directeur des Robes noirs, J.C Pooda, qui compte une centaine de soldats Robes noirs, l’ancienne police politique de Gorun Sun, comme troupe d’élite. Le nombre de soldats ne dépasse pas mille guerriers, mais ce sont des excellents combattants. Ils sont le groupe le plus proche du Palais présidentiel, qui est situé à deux kilomètres de leur base principale.
Les monarchistes sont peu présents dans la ville, mais contrôlent plusieurs personnalités clés parmi le clergé catholique et du Culte. Ce sont surtout des prédicateurs errants qu'on peut voir travers les ruelles, proclamant la fin de la tyrannie et le retour de la juste monarchie. Beaucoup d'artisans et d'ouvriers sont susceptibles à leur message et n'hésitent pas à hisser le drapeau impérial sur quelques une des barricades contrôlées. Cependant, les monarchistes souffrent d'un handicap majeur : aucun membre de la famille impérial n’est présent dans la ville. L'héritier au trône, de surcroît, semble avoir réussi à restaurer la monarchie tarnoise dans la lointaine terre astaranne. La seule personnalité qui pourrait avoir un fort impact sur les émeutiers serait une des princesses Tarnos. Celle est cependant à l’heure actuelle dans le Grand-Royaume de Roumalie.
Et à la fin, on compte les démocrates. Au contraire des époques précédentes, ce mouvement est le plus puissant et le mieux organisé. Cependant, il est divisé entre un mouvement politique élitaire, composé de sénateurs progressistes, décidé à faire progresser la cause démocrate via des réformes et un mouvement populaire, bien plus radical et prêt à faire une révolution. L'émeute de Sayakon provoque une profonde inquiétude parmi la majeure partie des sénateurs progressistes, pendant qu'une minorité considère ceci comme une occasion rêvée d'agir. Le mouvement populaire, lui, est majoritaire parmi les émeutiers, mais l'objectif principal ne semble pas être à l'heure de viser une révolution politique. Beaucoup veuillent surtout voir le nouveau projet d’urbanisme de la ville être mis à l'arrêt.
Tous ces mouvements peuvent profiter de la crise, mais le temps est compté. L'atmosphère insurrectionnelle peut s'estomper en tout moment, surtout si la Commune d'Opermont, qui inspire les émeutiers, devrait être renversée par les autorités de la Fiémance. Également, le gouvernement fédéral peut décider d'annuler la mise en place le projet d'urbanisme. Ceci ne signifie pas automatiquement que l'insurrection se terminera, à condition que les mouvements politiques sachent en tirer profit.
J’ouvre ce sujet afin de laisser aux joueurs l’occasion d’intervenir dans les évènements internes de mon pays. Le scénario est très simple : une partie de la population de Sayakon s’oppose au nouveau projet d’urbanisme du gouvernement. Ceci a créé une émeute qui ouvre la voie à plusieurs groupes politiques opposés au gouvernement fédéral actuel. Le nouveau plan d’urbanisme étant qu’un problème parmi les nombreuses problématiques sociales, l’émeute peut désormais se faire aussi pour d’autres questions.
Si des joueurs veuillent, ils peuvent soutenir un groupe en incarnant soit un leader soit une partie du groupe. Vous êtes entièrement libre dans ce domaine. La seule restriction, c’est le respect des autres joueurs et d’un certain réalisme. Vous êtes dans le respect de ces conditions entièrement libres. Sayakon sera votre bac à sable.
Quelle est l’impact du rp ? Puisse provoquer un changement de régime brutal dans la Fédération ? Non, nous parlons d’une émeute ayant lieu dans une seule ville. Ce n’est donc pas en prenant le palais présidentiel, que vous pourrez changer le régime politique. La Fédération est un complexe politique et Sayakon n’est qu’un rein et non le cœur de celui-ci. Cependant, contrôler la ville durant un laps de temps, influencera la politique fédérale pour longtemps.
A quoi donc bon de faire du rp de type émeutier? Si vous avez lu mes rps, les changements d’ordre idéologique ne sont plus d’actualité, mais il existe des multitudes de « manières » d’appliquer une vision idéologique. Renyï et Markeson étaient tous les deux des fédéraux keynésien, ceci n’a pas empêché au premier d’être un réformateur démocrate et le dernier un autocrate. Sachant que ça peut paraitre frustrant, je vous donne des outils puissants afin de vous permettre de vous épanouir :
1) Vous pouvez créer un « héros », ceci signifie un personnage illustre qui pourra dans l’avenir accéder au pouvoir suprême voire détenir un rôle clé dans la politique fédérale. Pour ceci, je vous demande juste de donner un prénom, nom, une mini-biographie et quelques traits psychologiques basiques. Pour le créer, vous devez faire des rps autour de lui. Plus vous faites de rp, plus ce héros sera puissant et donc vous permettra d’avoir un pion partageant votre vision du monde (ou son contraire) sur la scène fédéral.
2) Vous pouvez tuer un héros existant. Tous les personnes principaux présents à Sayakon sont tuables, peuvent être faits prisonniers, torturés, mutilés, convertis et séduits. A vous de faire un rp cohérent et complet. Tout est permis. Vous pouvez même prendre le Palais présidentiel et tuer tous ce qui bouge. Bien évidemment, dans le cadre du raisonnable (séduire une vieille brute est hautement peu réaliste et prendre le Palais présidentiel avec un couteau suisse est…fort peu recommandé). C’est un outil très important que je vous confie et vous devez tenir en tête le suivant : tout action aura des conséquences. Si vous tuez un héros, vous détruirez tous les rps futurs autour de lui. Ceci peut être une occasion dorée pour vous, car si vous créer un héros puissant et avec les bons atouts, il peut remplacer un héros tués. Cependant, si vous ne planifiez pas vos coups, vous pouvez voir émerger un héros « vengeur », qui se retournera contre vous. Les héros présents à Sayakon sont les suivants :
1) Lek Belvyn (Centre des Congrès)
2) Remisk Sygfrek (Centre des Congrès)
3) Lidmyll Dorak (Centre des Congrès)
3) Gorun Sun (en prison à Castel Sayak, base militaire au Nord de la ville)
4) Baelgon Barken (Palais présidentiel)
5) Aya Melvel (Palais présidentiel)
6) Karn Vaelak (en prison à Castel Born, sud de la ville)
7) Mirk Valahr (Palais présidentiel)
8) Kikoo IV, chef du Culte (Grand Temple Rouge, centre-ville)
9) Karn Belm, archevêque de Nueva Esperanza (Cathédrale de Sayakon)
10) Tous les membres du Sénat (Sénat fédéral)
A partir de ces outils, vous pouvez moduler l’avenir du rp général en influençant sur sa coloration. Une révolte démocrate, monarchiste ou blackwoodiste réussie à Sayakon, influencera massivement sur la future politique gouvernementale. Elle restera dans les grandes lignes identiques à l’idéologie fédérale, mais dans ses détails, elle adoptera les valeurs du camp ayant réussi à gagner l’émeute de Sayakon. Aussi, faire émerger ou tuer un héros changera radicalement, qui donnera les ordres, écrira les lois et donc donnera une coloration politique concrète.
Comment le gagnant est déterminé ? Tout dépend de vos objectifs. L’émeute durera un certain temps avant de s’estomper. Cependant, durant cette période, vous pourrez fabriquer, influencer et forger une base politique, qui sera un capital crucial dans les mois suivant l’émeute. A vous de fixer vos objectifs et à vous donner les moyens.
De manière générale, le camp avec les rps ayant le plus de mots remportera la manche via un système de points. Si certains rps sont d’une qualité exceptionnelle, je donnerais des points bonus. Idem pour les belles productions audios et visuelles. La récompense sera que les futurs rps fédéraux seront colorés par la victoire de ce camp. Dépendant de l’émergence et la mort des héros, le rp évoluera aussi en fonction. Ceci n’aura pas lieu du jour au lendemain, mais sur plusieurs mois, vous pourrez voir avancer votre vision du monde.
Puisse créer un autre mouvement que ceux proposés ? Oui, à condition de faire les efforts nécessaires. Vous devrez donner de la vie à votre mouvement. A vous de montrer comment votre mouvement profite de la crise (ou pas) et se bat pour ses idées.
Puisse faire des rps d’ambiance ? Oui, vous êtes libres de raconter les évènements du point de vue d’un simple habitant de la ville.
Je laisse ce sujet ouvert pendant trois jours, si personne ne montre de l’intérêt pour cet événement (pas besoin de poster un rp, un simple mp suffit), je supprime le rp dans ce sujet et je continuerais le rp dans les sujets de rp interne.[/spoiler]
[bask][center]EMEUTE A SAYAKON[/bask]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/702826shutterstock117501220invisiblerevolution300144044955981871.jpg[/img][/center]
Préambule
Les autorités de la ville de Sayakon ont approuvé il y a plus d’un mois un nouveau plan d’urbanisme révolutionnaire. Celui-ci prévoit de raser l’ancien centre-ville de la capitale pour créer une ville ultra-moderne avec des grands gratte-ciels. Beaucoup de voix se sont levées en faveur du projet. Celui-ci mettrait fin au chaos de la cité et serait le début d’une nouvelle ère, une véritable renaissance et en même temps l’entrée dans la modernité. Cependant, les autorités n’ont pas compté sur les effets de la révolution secouant la ville d’Opermont en Fiémance.
Les nations sont comme unies dans une grande toile d’araignée englobant la planète. Chaque révolution, chaque mouvement populaire déstabilise ce grand tissu global et favorise la naissance de contestations dans le reste du monde. Le Printemps des Peuples a secoué toute l’Europe, plongeant des pays entiers dans la guerre civile. Des ruines fumantes de la Révolution avortée sont nées les nations modernes. Il ne faut pas sous-estimer l’effet d’une révolution dans une capitale mondiale comme Opermont sur le reste du globe.
Que serait-il donc passé si les ouvriers d’Opermont n’avaient pas pris les armes ? Sans aucun doute que l’histoire se serait tenue à une contestation féroce, mais sans plus. Cependant, l’avenir a changé par le simple fait qu’un peuple ait donné l’exemple aux autres. On avait montré qu’une ville pouvait se soulever à l’encontre de son gouvernement. C’était désormais une chose possible au 21ème siècle. C’était au moins l’exemple que donnait la cité d’Opermont, un véritable cri de guerre traversant les océans et les airs.
Histoire d'un entrepôt
Tout commença dans un des quartiers les plus puants de Sayakon autour d’un vieux entrepôt ne méritant pas ce nom. C’était un antre de rats et des créatures les plus nuisibles que pouvait abriter la ville. Ce n’était donc pas une surprise, si c’était le premier édifice à se trouver parmi ceux à devoir être rasé afin de réaliser le nouveau plan urbain. Cependant, la Commune d’Opermont avait agité bien d’esprits et plusieurs travailleurs à l’entrepôt, ne croyant pas les vagues promesses de compensation du gouvernement, décidèrent de s’opposer à la destruction de leur lieu de travail. Ils se tenaient au matin, débout, entre l’édifice et les grandes machines de démolition qui ronronnaient, prêtes à faire leur œuvre destructrice. Furieux, les responsables du projet de démolition arrivaient, protestant contre cette obstruction et menaçant de faire appel à la police. Les ouvriers ne bougeaient pas, levant au ciel des pancartes fustigeant le projet de raser le vieux centre-ville. On pouvait lire des mots comme « Vive Sayakon ! A mort les gratte-ciels ! ». Les chefs de chantiers firent alors, comme promis, appel aux autorités et une petite escouade de policiers débarqua dans le quartier.
Les ouvriers commencèrent à monter des barricades de fortune autour de l’entrepôt avec l’aide de vieilles tables et de quelques malheureuses chaises. La police s’approcha, tentant au début de persuader le groupe de travailleurs de se disperser, mais ceux-ci refusèrent de manière obstinée. Personne ne sait qui a lancé la première pierre ou si c’était une matraque, mais les forces de l’ordre et les ouvriers engagèrent rapidement le combat. Unis, les ouvriers se retirèrent dans l’entrepôt et se barricadèrent dans l’édifice. La police tenta plusieurs assauts, mais fut à chaque fois repoussée par une pluie de pierres et d’objets lourds. La nouvelle du « siège de l’entrepôt de la rue Zaldora » se répandit dans toute la ville. Partout des groupes d'artisans, d’ouvriers et de commerçants s'unissaient pour faire front contre les machines de démolition. La police fut rapidement débordée et contraint d'évacuer les quartiers populaires, surtout ceux du centre-ville.
La ville de Sayakon comptait des très nombreuses ruelles serrées et dans lesquelles, il était très facile d'ériger une barricade pour bloquer le passage. Il existait en vérité qu'une seule grande avenue, traversant la ville de part en part, mais même celle-ci n'était pas assez large pour permettre le déploiement de matériel militaire lourd ou d’une force militaire conséquente. L'arrivée massive de réfugies depuis l'Ouest avait contribué a accentué l'étroitesse des rues de la capitale déjà fortes peu larges. Les gens n'hésitaient pas à construire des maisons de fortune dans chaque espace libre et d'ouvrir des échoppes dans des ruelles mal délimitées. Certaines rues qui avaient eu cinq mètres de largeur avant le Grand Chaos, possédait désormais plus que deux à trois mètres d'espace libre. La cité, au contraire des capitales alméranes, était le terrain idéal pour une rébellion. Elle avait encore ce caractère hétéroclite et dense des villes médiévales.
A peine trois heures plus tard, la ville était en pleine émeute. Partout les habitants édifiaient des barricades et scandaient contre les autorités, dénonçant pour la plus part le projet de raser la ville et de la remplacer par des gratte-ciels. Cependant, des nouvelles revendications naissaient dans cette atmosphère de révolte bouillonnante. Beaucoup de groupes politiques avaient été réprimés durant le Grand Chaos et la période républicaine suivante. Parmi les groupuscules les plus notables, on pouvait compter les monarchistes pro-Tarnos, les démocrates et les blackwoodistes (fascistes). Chacun de ces mouvements avait été forcé depuis des années à la clandestinité. Les plus importants entre eux, les démocrates et les monarchistes, pouvaient compter sur une diaspora forte, qui permettait de financer les cellules dans la péninsule tarnoise. Cependant, la Fédération était dirigée d'une main de fer depuis des années et toute action publique semblait suicidaire jusqu’à aujourd’hui. L'émeute avait donc un côté libérateur, car il offrait à ces mouvements politiques une occasion d’avoir une tribune.
Forces politiques présentes chez les émeutiers
Les blackwoodistes ont pris position dans les quartiers nord de la ville, autour des usines d'armement. Ils contrôlent plusieurs groupes de miliciens bien formés et composés de soldats ayant fait la Grande Guerre du Vicaskaran. Leur principal atout est donc de nature militaire. Leur chef est l'ancien directeur des Robes noirs, J.C Pooda, qui compte une centaine de soldats Robes noirs, l’ancienne police politique de Gorun Sun, comme troupe d’élite. Le nombre de soldats ne dépasse pas mille guerriers, mais ce sont des excellents combattants. Ils sont le groupe le plus proche du Palais présidentiel, qui est situé à deux kilomètres de leur base principale.
Les monarchistes sont peu présents dans la ville, mais contrôlent plusieurs personnalités clés parmi le clergé catholique et du Culte. Ce sont surtout des prédicateurs errants qu'on peut voir travers les ruelles, proclamant la fin de la tyrannie et le retour de la juste monarchie. Beaucoup d'artisans et d'ouvriers sont susceptibles à leur message et n'hésitent pas à hisser le drapeau impérial sur quelques une des barricades contrôlées. Cependant, les monarchistes souffrent d'un handicap majeur : aucun membre de la famille impérial n’est présent dans la ville. L'héritier au trône, de surcroît, semble avoir réussi à restaurer la monarchie tarnoise dans la lointaine terre astaranne. La seule personnalité qui pourrait avoir un fort impact sur les émeutiers serait une des princesses Tarnos. Celle est cependant à l’heure actuelle dans le Grand-Royaume de Roumalie.
Et à la fin, on compte les démocrates. Au contraire des époques précédentes, ce mouvement est le plus puissant et le mieux organisé. Cependant, il est divisé entre un mouvement politique élitaire, composé de sénateurs progressistes, décidé à faire progresser la cause démocrate via des réformes et un mouvement populaire, bien plus radical et prêt à faire une révolution. L'émeute de Sayakon provoque une profonde inquiétude parmi la majeure partie des sénateurs progressistes, pendant qu'une minorité considère ceci comme une occasion rêvée d'agir. Le mouvement populaire, lui, est majoritaire parmi les émeutiers, mais l'objectif principal ne semble pas être à l'heure de viser une révolution politique. Beaucoup veuillent surtout voir le nouveau projet d’urbanisme de la ville être mis à l'arrêt.
Tous ces mouvements peuvent profiter de la crise, mais le temps est compté. L'atmosphère insurrectionnelle peut s'estomper en tout moment, surtout si la Commune d'Opermont, qui inspire les émeutiers, devrait être renversée par les autorités de la Fiémance. Également, le gouvernement fédéral peut décider d'annuler la mise en place le projet d'urbanisme. Ceci ne signifie pas automatiquement que l'insurrection se terminera, à condition que les mouvements politiques sachent en tirer profit.