Posté : mer. juin 17, 2015 4:50 pm
Minako Toroshima Naotokan était la fille cadette de l'Empereur d'Hokkaido.
Charles-Philippe, qui avait mis des années à accéder au trône royal, à préparer son fils pour la gouvernance d'un Royaume qui n'avait finalement pas été celui de Fiémance, qui avait combattu par la diplomatie les tentatives biturigeoises de créer un Empire aux portes d'Opemont, et surtout s'était opposé assez fort au Schlessien pour provoquer la dissolution du Saint-Empire libéral, riait assez souvent de l'accumulation des Empires au Makara, de plus en plus divers économiquement, de plus en plus maladroits dans leur quête du fameux titre qui les satisferait 100 ans à les entendre, et de plus en plus petits.
Mais l'Empire d'Hokkaido existait, et parmi tous ceux-là, il était celui avec lequel la Fiémance entretenait les liens culturels les plus importants, non parce-que Sa Majesté possédait un ancêtre commun somme toute récent avec sa Première Ministre, Inès Nakajima -un grand chef choseon, bien que tout cela soit une légende dépendant des vicissitudes de la paléographie et de la reconstitution historique-, mais car les Hokkais étaient de plus en plus nombreux à Opemont, aimaient sa culture, et observaient sa politique avec beaucoup de tolérance ; peut-être même avec un esprit très alméran.
Il était devenu un fait banal que les diplomates du Mayong s'entendent entre eux pour dire que la Fiémance était le premier pays makaran du monde : pratiques à la frontière de l'animisme chez ses gras paysans blonds, philosophie des équilibres entre sauvagerie et culture, forêt et champ, vision et économie de long-terme, sans oublier une démographie généreuse que l'on convenait à restreindre. L'Hokkaido, par son dynamisme, son impétuosité, était sans doute le plus alméran des pays, non du monde, mais au moins du Makara.
Dernièrement, l'Empereur hokkai avait confié sa fille à la Fiémance, pour ne pas dire qu'il l'avait laissé courir comme une adolescente lambda dans les universités et les boîtes de nuit de la capitale avant, qu'à la dernière minute, la Cour l'invite à prendre connaissance de son appartement au Palais des Ducs.
Parce-que les peuples ont souvent le monarque qu'ils méritent, il se trouvait que Charles-Philippe n'était pas insensible au fait universaliste, aux populations, et à la culture étrangère. Ni dictateur slavian, ni Prêtre-Roi khaldidannais, le Roi de Fiémance aimait à discuter avec les représentantes d'autres cultures, et d'autres beautés, à condition de facto qu'il s'agisse évidemment de princesses.
La petite Minako était ainsi souvent invitée par Sa Majesté à s'entretenir avec lui dans un des salons du Palais, pour des rencontres souvent courtes, mais sur des points précis. La jeune femme faisait une entrer certaine en diplomatie, qu'elle choisisse à terme de s'y consacrer, ou de poursuivre ses rêves d'adolescente hokkai, impériale et anonyme.
Charles-Philippe : Ma chère Altesse, je voulais connaître votre avis sur des faits plus graves, aujourd'hui.
Mon aile monarchiste fustige le bilan ultramarin, et je crains que quelques gentilhommes divers les y encouragent, tout en étant près à abandonner cette politique. Il me semble aujourd'hui certain que la chorocratie villefroyenne est menacée, tout comme le sont les Républicains ultramarins.
Pensez-vous que je devrais suivre l'envie des Royalistes, et accélérer l'abandon de la Cécopie ?
Charles-Philippe, qui avait mis des années à accéder au trône royal, à préparer son fils pour la gouvernance d'un Royaume qui n'avait finalement pas été celui de Fiémance, qui avait combattu par la diplomatie les tentatives biturigeoises de créer un Empire aux portes d'Opemont, et surtout s'était opposé assez fort au Schlessien pour provoquer la dissolution du Saint-Empire libéral, riait assez souvent de l'accumulation des Empires au Makara, de plus en plus divers économiquement, de plus en plus maladroits dans leur quête du fameux titre qui les satisferait 100 ans à les entendre, et de plus en plus petits.
Mais l'Empire d'Hokkaido existait, et parmi tous ceux-là, il était celui avec lequel la Fiémance entretenait les liens culturels les plus importants, non parce-que Sa Majesté possédait un ancêtre commun somme toute récent avec sa Première Ministre, Inès Nakajima -un grand chef choseon, bien que tout cela soit une légende dépendant des vicissitudes de la paléographie et de la reconstitution historique-, mais car les Hokkais étaient de plus en plus nombreux à Opemont, aimaient sa culture, et observaient sa politique avec beaucoup de tolérance ; peut-être même avec un esprit très alméran.
Il était devenu un fait banal que les diplomates du Mayong s'entendent entre eux pour dire que la Fiémance était le premier pays makaran du monde : pratiques à la frontière de l'animisme chez ses gras paysans blonds, philosophie des équilibres entre sauvagerie et culture, forêt et champ, vision et économie de long-terme, sans oublier une démographie généreuse que l'on convenait à restreindre. L'Hokkaido, par son dynamisme, son impétuosité, était sans doute le plus alméran des pays, non du monde, mais au moins du Makara.
Dernièrement, l'Empereur hokkai avait confié sa fille à la Fiémance, pour ne pas dire qu'il l'avait laissé courir comme une adolescente lambda dans les universités et les boîtes de nuit de la capitale avant, qu'à la dernière minute, la Cour l'invite à prendre connaissance de son appartement au Palais des Ducs.
Parce-que les peuples ont souvent le monarque qu'ils méritent, il se trouvait que Charles-Philippe n'était pas insensible au fait universaliste, aux populations, et à la culture étrangère. Ni dictateur slavian, ni Prêtre-Roi khaldidannais, le Roi de Fiémance aimait à discuter avec les représentantes d'autres cultures, et d'autres beautés, à condition de facto qu'il s'agisse évidemment de princesses.
La petite Minako était ainsi souvent invitée par Sa Majesté à s'entretenir avec lui dans un des salons du Palais, pour des rencontres souvent courtes, mais sur des points précis. La jeune femme faisait une entrer certaine en diplomatie, qu'elle choisisse à terme de s'y consacrer, ou de poursuivre ses rêves d'adolescente hokkai, impériale et anonyme.
Charles-Philippe : Ma chère Altesse, je voulais connaître votre avis sur des faits plus graves, aujourd'hui.
Mon aile monarchiste fustige le bilan ultramarin, et je crains que quelques gentilhommes divers les y encouragent, tout en étant près à abandonner cette politique. Il me semble aujourd'hui certain que la chorocratie villefroyenne est menacée, tout comme le sont les Républicains ultramarins.
Pensez-vous que je devrais suivre l'envie des Royalistes, et accélérer l'abandon de la Cécopie ?