[i18] - île Kinaka

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Iles-MJA V3

Message par Iles-MJA V3 »

[i18] - île Kinaka
Superficie : 21000 hectares
Habitants : communauté d'Indiens caraïbes
Ressource : Antiquités


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La marine marchande biturigeoise prend possession d'un îlot, trouvé après une tempête au retour d'une route commerciale avec le Perlian. Les habitants accueillent avec enthousiasme les marins.
Joyan

Message par Joyan »

Le téléphone sonnait au bureau du Premier Ministre, palais Beaubourg. Il était 3 heures du matin. C'est le majordome qui a pris l'appel, puis qui a du réveiller le Premier Ministre vu l'urgence de la situation. Charles d'Anchaut, juste réveillé, a difficilement répondu. C'était la cellule de crise du Ministère de la Défense.

Charles d'Anchaut : Oui ?

Cellule de crise : Des marchands ont découvert une île, Monsieur.

Charles d'Anchaut : Pardon ?

Cellule de crise : Nous avons pris possession d'une île inconnue, monsieur.

Charles d'Anchaut : Comment... comment est-ce possible ?

Cellule de crise : Un navire de commerce monsieur. Il a été détourné de sa route, et est tombé dessus.

Charles d'Anchaut : Bon. Mais elle est à qui, cette île ?

Cellule de crise : Apparemment, personne, Monsieur.

Charles d'Anchaut : Comment ça ?

Cellule de crise : Elle était inconnue, Monsieur.

Charles d'Anchaut : Et qu'en sait-on ?

Cellule de crise : Ils en ont fait le tour, mais impossible de la cartographier exactement. Elle serait habitée, mais on ne sait pas grand chose de plus.

Charles d'Anchaut : Bon. Que voulez-vous que je dise ? Qu'ils plantent un pavillon au nom de Sa Majesté.

Cellule de crise : Bien monsieur.

Charles d'Anchaut : Surtout, qu'ils ne risquent rien. Pas d'excursion, rien. Ils restent sur place, jusqu'à ce que nos forces les rejoignent et prennent le relais.

Cellule de crise : On envoie une équipe ?

Charles d'Anchaut : Evidemment. Faites partir une frégate, avec un hélicoptère. Je veux une équipe de spécialistes, des géographes, des ethnologues, des scientifiques. Tout ce qui peut être utile dans un premier temps.

Cellule de crise : Bien monsieur.

Charles d'Anchaut : Je veux être informé de tout ce qui se passe là bas.

Cellule de crise : Bien Monsieur

Charles d'Anchaut : Merci.


Le premier ministre raccroche. Sa femme se tourne vers lui.

Sa femme : C'était quoi ?

Charles d'Anchaut : Rien, on a découvert une île. Rendors-toi.

[hr][/hr]

La Biturige envoie une frégate avec un hélicoptère de transport. Elle est accompagnée de navires transportant des scientifiques, des ethnologues, des linguistes et des géographes, ainsi qu'une trentaine de militaires issus des commandos de la marine. Ils sécurisent l'île, l'explorent et prennent contact avec les autochtones. Les militaires ne les approchent pas, sauf en cas de danger. Ethnologues et linguistes leur expliquent la situation, examinent leurs coutumes et leur apportent des denrées de Biturige. Ils entament un recensement.
Joyan

Message par Joyan »

[justify]Kinaka est un îlot volcanique, culminant à 1328 mètres. Le volcan semble éteint, du moins aucune trace d'activité récente n'a été détectée par les géologues et volcanologues, en attendant du matériel plus performant. Le piton volcanique occupe le centre de l'île, et ses proches alentours sont presque désertiques, constitués de gravats et de quelques pousses végétales résistant bien aux vents et à la chaleur, sur une surface d'environ 1200 hectares. L'air vient principalement du large. Au pied du volcan, versant sud, les explorateurs ont retrouvé des vestiges de constructions empierrées et de mobilier.
Le reste de l'île est plat, constitué de vastes plaines, un peu plus élevées en s'approchant du pic, mais sans relief accidenté. Le nord-ouest est constitué d'une large plaine, occupée par de hautes herbes, et de quelques arbres disséminés. Les côtes sont linéaires, constituées de sable blanc sur plusieurs centaines de mètres de long, et de cocotiers. Entre deux plages, des passages rocheux, plus difficiles d'accès s'étendent sur quelques dizaines de mètres. Ils sont souvent surmontés d'arbres dignes de mangroves. On retrouve peu de faune hostile, à part quelques reptiles, notamment des serpents. Le reste est constitué d'herbivores ou d'oiseaux inoffensifs. A l'ouest, une presqu'île d'une centaine d'hectares abrite une corniche, permettant d'observer l'océan à des kilomètres à la ronde. Un temple, sans doute datant de civilisations précolombiennes, a été retrouvé. En attendant une expertise complète, il a été photographié sous toutes les angles possibles.
Les faces nord et est de l'île sont plus découpées. Au nord, des falaises de quelques mètres de haut témoignent de l'activité volcanique passée et de l'érosion. Elles sont recouvertes de forêts de feuillus tropicaux pour la grande majorité. Un campement d'indiens caraïbes y est installé, comprenant au plus 500 individus. A l'est, une large baie s'ouvre sur l'océan et propose ses plages paradisiaques, malgré les réguliers enrochements qu'elle présente. Des récifs logeant une faune maritime importante ont été aperçus et seront étudiés par des océanologues. Des rassemblements de mammifères marins ont été observés. Il semblerait que certains soient chassés par les autochtones.
Le sud de l'île propose lui aussi des plages, mais surtout une épaisse mangrove, rendue possible par l'écoulement d'un ruisseau depuis le volcan, inondant les plaines, et permettant la vie de palétuviers et autres arbres des régions humides. C'est non-loin de cette mangrove que s'est établi un deuxième village caraïbe, d'une taille comparable au premier. Il semble cependant plus riche, notamment par les parures portées par les femmes et les constructions.[/justify]

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=963519Cartegographique.png][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_963519Cartegographique.png[/img][/url]
Carte du relief

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=906559Cartecosystmes.png][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_906559Cartecosystmes.png[/img][/url]
Carte des écosystèmes

[url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=651827premiresexpditions.png][img]http://img11.hostingpics.net/thumbs/mini_651827premiresexpditions.png[/img][/url][/center]

Monsieur Louis Ferrière est nommé gouverneur de l'île Kinaka au nom de Sa Majesté Alexandre. Il est chargé de superviser les opérations d'exploration de l'île, les relations entretenues avec les Caraïbes et l'installation des explorateurs.
Un campement provisoire, composé uniquement de tentes et de constructions facilement démontables est installé à l'ouest, où ont débarqué les hommes. L'électricité est produite par des groupes électrogènes fonctionnant au pétrole, mais bientôt des panneaux solaires et des éoliennes miniatures seront installés, afin de fournir une part conséquente de l'électricité nécessaire. Des systèmes de purification de l'eau sont aussi installés.
Les scientifiques et ethnologues commencent des échanges avec les autochtones. Il est encore hors de question de les dominer directement. Néanmoins, on leur propose des médicaments et des vaccins, des produits alimentaires venus de Biturige tel que le chocolat, et des vêtements. Ils ne sont pas obligés de les accepter. En parallèle, une équipe composée de deux ethnologues et de deux soldats (armés) s'installe dans un village pour les étudier. Ils gardent le contact avec la base installée à l'ouest. D'autres missions d'exploration cherchent à déterminer les richesses de l'île.
Joyan

Message par Joyan »

[center]DU NOUVEAU STATUT DE L'ILE KINAKA[/center]


[quote]Le gouvernement a proposé, l'Assemblée Représentante et l'Assemblée Royale ont voté favorablement, le Ministre de l'Intérieur a promulgué, la loi qui suit.
  • Article 1er
L'île Kinaka est une possession du Royaume de Biturige, qui y exerce ses droits souverains. Les citoyens Biturigeois sont libres de s'y installer et d'y transiter. Sauf exception, les lois du Royaume de Biturige s'y appliquent.
  • Article 2ème
L'île Kinaka a le statut de protectorat Biturigeois. Un gouverneur général est nommé par Sa Majesté le souverain des Biturigeois, avec le consentement du gouvernement.
Un Conseil Général est élu par les résidents de l'île, comprenant 12 membres. Un Président du Conseil est désigné au sein de cette assemblée.
L'île Kinaka élit un Conseiller Royal pour siéger à l'Assemblée Royale.
  • Article 3ème
Les habitants aborigènes de l'île Kinaka obtiennent le statut de citoyen Biturigeois. Ils disposent par conséquent des droits et devoirs attachés à ce statut, et son traités comme tels par les autorités locales, régionales et nationales.
Le Royaume de Biturige reconnaît le caractère exceptionnel et unique de la culture des autochtones.
  • Article 4ème
L'Etat du Royaume de Biturige a pour devoir d'instruire, de protéger et de subvenir aux besoins essentiels des populations autochtones.[/quote]
Iles-MJA V3

Message par Iles-MJA V3 »

[i18] - île Kinaka
Superficie : 21000 hectares
Habitants : communauté d'Indiens caraïbes
Ressource : Antiquités


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Lorsqu'il comprit que les indigènes étaient près à marcher sur Alexandreville, le gouverneur Louis Ferrière se précipita dans la mairie du IIème arrondissement, de l'autre côté de la route et du tas de fumier, pour avoir accès au téléphone et contacter le navire censé venir récupérer sa famille, lui, et les derniers colons biturigeois rentrant au pays, malgré les troubles là-bas.
Au milieu de la grande-rue, il se hissa sur une caisse contenant de vieux calendriers en pierre pour apercevoir avec plus de clarté l'horizon bleu de l'Océan, où il avait cru apercevoir un navire.
Dans la soirée, et avant qu'il ne réussît à avoir le réseau nécessaire pour contacter qui que ce soit, les soldats du Viertenstein entraient à Alexandreville. Un événement qui retarda les projets belliqueux des autochtones...
Otto

Message par Otto »

[justify]Une escouade de l'armée viertensteinoise venait de débarquer sur l'île de Kinaka. La Principauté savait que le Royaume de Biturige n'était pas des plus actifs auprès de ses peuples et que la situation devenait tendue. C'est un patrouilleur alémanique, qui revenait du port de Saint-Nicolas en Chanabeg, qui s'approcha de l'île pour s'y ravitailler qui découvrit l'ampleur du désordre. Les indigènes, que la Biturige avait délaissé, avaient pris les armes et s'étaient attaqué au gouverneur. Celui-ci, gravement blessé, fut transporté dans le patrouilleur pour y recevoir les premiers soins tandis que le capitaine du vaisseau pris le contrôle d'Alexandreville, petit village qui servait de capitale à l'île, fit réunir la centaine d'habitant et déclara dans un fiémançais plus que mauvais :

« Messdames et méssieurs d'Alexanderville, je vous saluer. Votre Gouvernementte vous a abandonné sur cette petite île. Les indigènes ont comprendu que la Biturige ne féra rien pour eux et savez que cela est aussi le cas pour vous. Le Viertenstein est prêt à vous aider à retrouver une vie de paix, pour vous et pour les indigènes. Nous négocierons avec eux bientôt pour qu'il n'y ai plus de combatte ici. En attendant, le Viertenstein prend le contrôle de cette île. »

Les habitants, qui n'avaient pas compris grand chose au charabia de l'officier, n'était pas mécontent de voir des hommes en armes venir ici. Ils se sentent un peu plus en sécurité qu'avec les quelques policiers que le Royaume avait envoyé Après, que le drapeau qui flotte au-dessus de la mairie soit bleu-blanc-jaune ou bleu-rouge-blanc avec des aigles...
Les indigènes ont pour l'instant reculé.
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Pendant ce temps à Hochburg

A la Chancellerie, on reçoit un peu en catastrophe un pneumatique de la Capitainerie annonçant qu'un patrouilleur envoyé à Saint-Nicolas-du-Chanabeg a débarqué sur l'île de Kinaka et tente de rétablir l'ordre au nom de la Principauté. Le message est très bref et le Chancelier Wittelsreich lui-même ne sait pas bien quoi faire. « Bwarf, j'en parlerai au régent lors du conseil de mardi et si la Biturige réagit d'ici là, je ferai une déclaration comme quoi on agit simplement pour soutenir not'bon cousin Alexandre... ». Le Chancelier s'en retourne chez lui.[/justify]
Otto

Message par Otto »

[justify]Le mardi suivant la découverte de cette île, le Conseil Secret (sorte de Conseil des Ministres restreints aux ministres les plus important du Conseil Princier) envoi des instructions aux militaires : ceux-ci doivent négocier la paix avec les indigènes. Le gouvernement viertensteinois promet aux locaux de conserver leurs rois et leurs coutumes si ils acceptent de devenir des sujets du Viertenstein. Ils devront en outre accepter la présence de missionnaires de l'Ordre de la Sainte-Famille dans leurs villages. Les militaires apportent l'offre aux locaux, qui l'acceptent mais qui conservent leurs armes. L'île est désormais entre les mains du Viertenstein.

Le Conseil Secret a également envoyé au capitaine une Charte qui régit désormais la vie sur l'île :


[quote][center]CHARTE DE KINAKA[/center]

François-Ulric, par la grâce de Dieu, prince de Viertenstein et protecteur de l'Agorsa'a, à tous présent et à venir, que nous octroyons aux habitants de l'île de Kinaka la Charte suivante :
  • Article 1er
L'île de Kinaka est une Dépendance de la Principauté du Viertenstein. Sa religion est catholique, apostolique et urbaine et sa langue est latine. Son reconnue comme langue seconde l'alémanique du Viertentstein, le fiémançais de Biturige et les parlers caraïbes. Sa monnaie est la Couronne du Viertenstein. Sa capitale est Alexandersheim.
  • Article 2ème
L'île de Kinaka a le statut de Dépendance de la Principauté. Un gouverneur est nommé par Son Altesse le Prince de Viertenstein.
Une Douzaine est élu par les résidents de l'île, comprenant 12 membres. Un Douzainier est élu au sein de cette assemblée; il aura la charge de présider les réunions de la Douzaine.
La Douzaine est composé de six élus indigènes, quatre élus viertensteinois et deux élus biturigeois.
La Douzaine est compétente pour l'ensemble des questions législatives locales. Elle ne possède pas le droit de remontrance à la Diète Princière. Le Gouverneur, en tant que représentant du prince, peut apposer son véto sur toute décision de la Douzaine.
  • Article 3ème
Les habitants aborigènes de l'île Kinaka obtiennent le statut de sujets du Viertenstein. Ils disposent par conséquent des droits et devoirs attachés à ce statut, et sont traités comme tels par les autorités locales et princières.
Il est reconnu aux villages de Donave et de Kevis le statut de seigneuries sujettes du Viertenstein. Les seigneurs locaux dirigent les villages de la même façon que le font les seigneurs au Viertenstein.
  • Article 4ème
Est consacré sur ce territoire la personnalité des lois. La Coutume d'Hochburg prévaut pour tout sujets nés au Viertenstein ou de parents viertensteinois. La Coutume de Kinaka est consacré pour les natifs indigènes. Le Code Biturigeois aménagé est consacré pour les sujets nés en Biturige ou résidant sur l'île depuis la présence Biturigeoise.
Si un sujet se retrouve hors de ses trois cas, alors la Coutume d'Hochburg s'applique sur lui.
Des légistes de la Principauté seront envoyés pour mettre à l'écrit la Coutume de Kinaka ainsi que pour écrire un Code Biturigeois aménagé.

  • Article 5ème
L'Ordre de la Sainte-Famille reçoit la mission d'ériger une église à Alexandersheim, d'y établir une école accueillant tout les enfants de l'île de moins de 12 ans ainsi que de monter une mission qui ira auprès des indigènes.[/quote]

La Charte, écrite en fiémançais de Biturige, est placardé devant l'ancienne mairie. Les marins du Viertenstein annoncent aux habitants qu'ils seront bientôt rejoins par des viertensteinois qui les aideront à s'installer sur l'île. Si certains veulent partir, qu'ils prennent le prochain bateau qui arrivera avec des vivres et des nouveaux habitants.[/justify]
Otto

Message par Otto »

[justify]Après que la Charte ai été lu par l'ensemble des sujets almérans de l'île, ceux-ci se réunirent pour voter son adoption ou non. Parmi les Biturigeois, très peu votèrent contre et beaucoup s’absentèrent car le nom de la métropole importait peu ; certains avaient même déjà fait le choix de partir et attendaient le prochain bateau annoncé par les militaires. Les partants étaient majoritairement les scientifiques et les officiels de l'île, ayant encore des liens fort en la métropole. Les autres étaient des petits citoyens, venu ici pour toucher un petit pécule promis par le gouvernement et qui n'avaient que la misère en Alméra. Retourner là-bas ne leur serait pas très utile : ils ont coupé bien des liens et y retourner serait comme aller en terre inconnue. Sur l'île au moins ils connaissent leurs voisins. Les Viertensteinois n'ont pas l'air bien méchant de toute façon et ils promettent une vie plus calme.

Les indigènes quant à eux se sont calmés. Ils semblent avoir acceptés la Charte. Le capitaine qui dirige l'île jusqu'à l'arrivé du gouverneur leur a promis que la Principauté les aideraient si ils en ressentent le besoin mais que surtout celle-ci ne viendrait pas s'ingérer dans leurs affaires. Elle veillera avec bienveillance sur ses nouveaux sujets mais ne s'imposera pas à eux.[/justify]
Otto

Message par Otto »

[justify]Une centaine de colons ont répondu à l'appel de la Couronne pour s'installer sur la petite île. Une vingtaine a décidé de rester à Alexandersheim, la ville où vit déjà une centaine d'ex-biturigeois tandis que les autres ont décidé de fonder la ville de Franzberg un peu plus au nord. Il est reconnu à Alexendersheim le statut de capitale de l'île mais il lui est également reconnu son récent passé biturigeois. Un Conseil Municipal de trois membres, l'Alexandrine, servira de gouvernement local à la ville et devra toujours compter dans ses rangs deux consuls Biturigeois (c'est-à-dire colons arrivés entre le débarquement des Biturigeois et le débarquement des Viertensteinois). Parmi les nouveaux arrivants, on trouve notamment le Gouverneur de l'île, Sa Seigneurie Adam Fröhert ainsi que sa famille. Le Gouverneur est issue d'une petite famille bourgeoise du Wittelsbohen et servait jusque là la Principauté en tant que secrétaire de direction dans l'une des compagnies commerciales chargées de contrôler l'importation au Viertenstein. Il y a également parmi les nouveaux venus une douzaine de prêtres de la Fraternité de Saint-Joseph, une congrégation de l'Ordre missionnaire de la Sainte-Famille, qui se chargeront d'entretenir la paroisse catholique viertensteinoise de Alexandersheim, de la chapelle de Franzberg. Ils ont en outre le monopole de l'éducation sur l'île. L'Ordre a également commencé des voyages réguliers chez les indigènes afin de leur présenter la Foi. Les Biturigeois peuvent conserver leur prêtre qui continuera de servir la Messe selon le rite moderne et en fiémançais, selon la volonté des fidèles biturigeois. Il a également eu l'autorisation du père supérieur de l'Ordre de la Sainte-Famille de fonder une école biturigeoise afin que les enfants de cette première génération de colon n'oublie pas sa langue ou ses origines. Les premières élections pour la Douzaine se préparent doucement mais sûrement. Par rapport à la Charte, les effectifs ont été changé : il y aura désormais cinq douzainiers viertensteinois, quatre douzainiers indigènes et trois autres biturigeois. Les caraïbes doivent désignés deux douzainiers par village. Les caciques (c'est le titre qui est reconnu par le gouvernement aux chefs caraïbes) ne peuvent pas être élu à la Douzaine. En outre, les caciques forment avec les consuls d'Alexendersheim la Diète de Kinaka, une chambre législative qui n'a qu'un rôle consultatif pour les affaires internes à l'île mais qui a reçu par Lettre de Cachet le droit de remontrance sur la politique princière et législative du Viertenstein. En outre, cette Lettre du 14 mars 2028 donne à l'île un siège à la Chambre des Représentants.[/justify]
Otto

Message par Otto »

La vie sur l'île avançait plutôt bien. Alexandersheim était peuplé par une population de Fiémancophone tandis que Franzberg était le grand bourg alémanique de l'île, chacun regroupant quelques centaines d'habitants. Les indigènes quant à eux vivaient au contact des missionnaires.

Ce 15 août était un grand jour pour l'île. L'église Saint-Parfait, l'église d'Alexendersheim, accueillait une foule immense. Les autorités officielles de l'île était présente pour assister à une grande cérémonie : outre la Messe de l'Assomption, on célébrait aujourd'hui le baptême des deux caciques de l'île. En effet, les chefs indigènes s'étaient décidés à rejoindre la Religion après de longues discussions avec les missions de l'Ordre de la Sainte-Famille.

La célébration des baptêmes commença sur la place en terre devant l'église. Un baptistère avait été aménagé devant l'édifice religieux pour que chacun puisse apprécier le baptême des caciques. Après les prières rituels, ils entrèrent ensemble dans l'eau, se mirent à genoux devant l'archiprêtre Franz qui les oignit. Ce baptême ne signifiait pas seulement l'entrée à l'intérieur de la famille chrétienne de ces deux nouveaux membres mais l'acception de la Foi par les indigènes. Les missionnaires avaient accompli leur objectif. Néanmoins, les indigènes gardaient toutes leurs coutumes : les caciques s'étaient refusé à laisser leurs villages communiquer avec les Almérans, hormis dans le cadre du commerce. L'un des deux cacique, Karïb, demanda néanmoins aux prêtres d'élever son second fils de seize ans afin qu'il devienne un bon prêtre et qu'il assiste spirituellement les populations indigènes. Cette demande fut acceptée par les religieux qui décidèrent de s'occuper eux-mêmes de l'enfant plutôt que de l'envoyer en Alméra. Il suivra le séminaire ici, avec les pères-missionnaires, et d'ici six ans, il sera un saint prêtre chargé d'assister son peuple.
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