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Posté : mar. avr. 14, 2015 8:32 pm
par Iles-MJA V3
[i1] - île Fotamba
Superficie : 5000 hectares
Habitants : communauté bantou
Ressource : Bois d'ébène


---

Un pirate de Saawaliya, sur la force de l'âge, décide de faire connaître sa planque aux factions en guerre dans son pays. La plus à même de se déplacer sur place en offrant une amnistie au criminel prend pied sur l'île appelée Fotamba par ses habitants.

Posté : mer. avr. 15, 2015 3:53 pm
par Feral
[quote]
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/76174063US.png[/img][/center]

Le Saâwâalii, capturé par une patrouille Shulu en tentant de regagné la mer refait sa proposition au capitaine de patrouilleur Nama'Kawa. Celui-ci contactant les autorités portuaire de Kalemba reçois des instructions claire. Il doit impérativement accepter la proposition du pirate et aller avec lui jusqu'à l'île qu'il nomme Fotamba. Si l'île est aussi intéressante que le dit le pirate, il sera naturalisé Shulu et recevra au choix un poste d'instructeur de marine ou de commandant des garde côte de Fotamba durant un minimum d'un ans afin de pouvoir l'inscrire dans la société de l'Union et lui fournir une retraite intéressante et digne de l'apport que le pirate a à faire à la Stratocratie.
Étant les seuls à disposé de port sécuritaire donnant sur l'ouest du Saâwâaliya, l'US n'est pas inquiété de voir des concurrents se manifesté pour la possession de l'îlots.

En reconnaissance, le capitaine Nama'Kawa est assigné à un navire plus gros et est nommé chef de mission. Il doit amener sur Fotamba non seulement le pirate, un peloton de soldat Shulu, mais aussi divers Aspirant Officiers de l'académie afin de procédé à l'examen de Fotamba.
La mission comprend donc en plus de l'équipage:

1 Pirate vieillissant
2 Aspirant Anthropologue
1 Aspirant Géologue
2 Aspirant Géographe
1 Officier de Linguistique
1 Cartographe de marine
30 Soldats Shulu Régulier


A leur arrivée sur l'île les Shulu découvre que l'îlot est habité par une population indigène fort probablement issue du Zanyane. Leur langage n'est pas celui des Shulu mais aussitôt l'officier de Linguistique se met au travail. Impressionner par l'attirail militaire qu'on apporter les soldats du Nord Ouest Zanyane, les guerriers noirs insulaire se sont rassemblé à l'écart, à demi méfiant à demi impressionné. Le linguiste discutant toujours avec les locaux, il apprit de grande chose sur eux. Il se décida à tenter la création d'un dialecte croisé ou Pinjin, dans lequel les nouveaux venus et les déjà là pourraient discuter et se comprendre. Pendant qu'il se passionnait pour les langues locales, les aspirants anthropologue prenaient de nombreuses notes sur la façon de faire des ''Katangala'' ou peuple de Katanga, ce dernier semblait être une sorte de divinité caché dans la forêt au centre de l'Îlot. Les géographe et le géologue partirent avec quelques soldats pour établir le pourtour de l'île. Voyant la hauteur relative du Mont Fotamba, il fut décidé que l'on attendrait l'arrivée d'un ballon montgolfière à air chaud pour faire une esquisse totale de l'île. En attendant le géologue constatait que le sol était riche en humus mais pauvres en minerai intéressant. Les côtes étaient solide a peu près partout, mais ne tenait qu'a des Mangrove sur les flancs de la forêt. Il fut décidé que l'île devrait être immédiatement prise en charge par une hiérarchie insulaire et qu'un plan économique viable devait être mit en place. Celui-ci serait officiellement proposé dès qu'un Capitaine d'Économie arriveraient sur l'île par le prochain bateau.

[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=138536fotamba.jpg][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_138536fotamba.jpg[/img][/url]

Fotamba vue du ciel[/center]

[/quote]

Posté : mer. avr. 15, 2015 5:32 pm
par Feral
[quote]Rapport de l'Officier Économiste

Comme ils disent en Alméra ou au Viscaskaran, je ne sais plus, l'argent est le nerf de la guerre. Mais cela n'est vrai que s'il reste de la nourriture à acheter dans les magasins… Ou s'il reste des magasins tout cours. La nourriture est le nerf de la guerre au Saâwâaliya. Avec de l'argent l'on ne fait rien mais avec de la nourriture l'on attire un grand nombre de personne désireuses de travaillé. Cette réalité à été prise en compte dans la rédaction du plan économique Alpha3-Fotamba.

(…)

[quote]Évaluation Stratégique/Commerciale

Alpha1-Fotamba (Secret Défense)
Le positionnement géographique de l'île de Fotamba, bien qu'elle soit minuscule, reste sans doute bien plus important que toutes les ressources qu'elle pourrait fournir. L'île présente un point maritime intéressant surtout dans une optique de menacé les arrière de l'UEZL dont les principaux membres de l'ouest du continent utilise les couloirs maritimes passant près de Fotamba pour commercer avec le Viscaskaran en général et le Khaldidan en particulier. Les routes commerciales occidentale du Lito sont directement menacé par un développement de Fotamba puisque l'île se trouve à quelques kilomètres de celle-ci. Dans une moindre mesure cela est vrai aussi pour le Kweku et le Gowa. En cas de conflit avec l'UEZL Fotamba peu se révélé une base de sous-marin particulièrement bien placé, permettant de couper les communications par le sud et par l'ouest, le Nord étant couvert par le territoire de l'Union Shulu.

Alpha2-Fotamba (Secret Défense)
Dans une optique non-militariste, Fotamba représente un point de chute commerciale intéressant, une étape de navigation pour les marines marchandes ne souhaitant pas s'arrêter en Éone où se dirigeant dans un angle précis directement au nord. Dans une alternative des plus optimistes, Fotamba peut servir à relancer la concurrence dans le transport de marchandise dans le Zanyane puisqu'elle offre des points de départ directe avec la plus part des pays de l'Ouest du Continent, autant sous forme de plaque tournante du commerce Shulu que pour l'import-export des autres pays ou en provenance de l'extrême ouest (Viscaskaran).

Fotamba représente 5 000 hectares de terres au milieu de l'Océan. Malgré la distance relative de l'île d'avec Marambassa, nous pourrions nous en servir afin de produire des excédents alimentaires pour avancé notre position au seins du Nord Ouest Zanyane.

Alpha3-Fotamba (Public à Fotamba)

L'Union Shulu devra mettre en place la Hiérarchie Insulaire, reproduction à l'échelle réduite des Hiérarchies Logistique et Disciplinaire du continent.
La Hiérarchie Insulaire aura le contrôle sur le développement économique de Fotamba et sur les forces de maintient de l'ordre.
Les populations de Fotamba seront intégré à l'Union comme des citoyens égaux en droit et en devoir.

Les terres déjà cultivé seront mise en valeur par des officiers agronomes de l'US et seront laissé aux bénéfices des populations Katangala afin que celle-ci puissent produire un excédent leur permettant de participer à l'économie intérieure de l'Union. Toutes les terres cultivable et non-cultivé seront récupéré par la hiérarchie Insulaire afin de produire de la nourriture à destination exclusive du Saâwaâliya et en manière de participation directe à la prospérité de la société Shulu.
L'agriculture itinérantes sera restreinte à la production traditionnel des établissements pré-existant de l'île et en fonction de la population actuel. Tout nouvel agriculteur, qu'il soit issu des Katangala ou de l'immigration Shulu devra demander un permis pour procédé au brulis.

L'exploitation forestière sera limiter et régulé en fonction des besoins de la population afin de préservé la diversité écosystémique de l'île et d'assuré la prospérité de ses sols à long terme.
L'exploitation du bois d'ébènes sera officialisé et réglementé. Le travail de ce bois sera légalement restreint à Fotamba et il y aura mise en place d'une structure régimentaire des artisans ébénistes et sculpteur sur bois. Le travail de l'Ébène sera repayer par l'Union Shulu par un approvisionnement réciproque en la denrée du choix des Katangala.

La culture du Café et du Cacao sera implanté sur les bords du Royaume du dieu Katanga et sous le couvert des arbres (culture Arboricole).
Le Café sera implanté sur le dos du Mont Fotamba sur un modèle en terrasse.
Afin de desservir ces plantations de petit quai d'amarrage bois et en pierre seront établis à intervalle régulier pour permettre le transport des denrées par cabotage.

Un phare sera construit dans la localisation de Fotambé afin de rendre la navigation aisé et d'indiquer aux navires de commerce la localisation de l'île.
Des ports seront construit des deux côtés de la bande de terre reliant la presque île de Fotambé à Fotamba et serviront à abriter de petit navire et des caboteurs afin de faire le services pour les bateau trop gros pour les installations portuaires à venir.

Une force militaire Katangala sera mise sur pied, aussi peu nombreuses soit elle, elle effectuera des rotations avec d'autre unité de l'Union Shulu afin de favorisé les échanges culturels dans l'Union et afin de bâtir la confiance et le sentiment d'appartenance des Katangala avec le reste de la nation Shulu.

Le développement de Fotamba représenterait alors un atout majeure pour l'Union Shulu et lui ouvrira de nouveaux couloirs commerciale pour son approvisionnement face à des adversaires chaque jour un peu moins bien approvisionner et plus isoler.[/quote]

- Secret -
Un port militaire sera installer au nord de N'Tawa et un autre au sud de N'Gawa.
Une base militaire de petite envergure sera installer près de Nami.
Une piste pour petit avion sera aménagé au sud de Gawa et un héliport sera dissimulé près de WaWa[/quote]

Posté : ven. mai 01, 2015 3:57 pm
par Iles-MJA V3
Les Katangala se soumettent avec espoir à l'Union Shulu, dont ils considèrent les citoyens comme des cousins.

Posté : sam. mai 09, 2015 10:37 pm
par Feral
[quote][quote]
Rapport de l'Académie

Katanga, divinité animiste d'origine Zanyanaise que l'on retrouve surtout sur l'Île de Katanga et dont l'équivalent est présent dans les Forêts du Nord-Ouest Zanyane est un esprit gardien de la nature, mais aussi un dangereux vengeur, qui entre autre, décima les colons blancs venu piller son royaume. Cet esprit porte plusieurs noms, mais la représentation de celui-ci est presque toujours la même d'une région à l'autre du monde, ce qui laisse présagé les début d'un polythéisme pour les peuples Zanyans avant les déferlements Arabes sur le Nord du continent. Depuis la tendance à l'homogénéité des cultes animistes ne s'est jamais reconstruite que dans les ethnies partageant le même bagages historique. Mais sur Fotamba, Katanga à trouvé un lieu de résidence permanent alors qu'il est le Dieu de l'Île ; car la forêt recouvre la majeure parti du caillou insulaire. Les indigènes parlent d'un temple de corail caché dans les étendu marine qui s'étendent jusqu'au centre de l'île depuis les confins de N'Tawa. Cependant la mission archéologique mandaté par la hiérarchie académique n'a pour le moment rien trouvé. Nous pouvons cependant affirmé que les Katangala sont parmis les premiers peuples Zanyans à afficher une religion hiérarchisé dans divers panthéons. L'Archéologue chef, le Lieutenant Oso'nolo, pensent que c'est l'isolement qui a forcé les indigènes à se tourner vers leur île et à y développer la mythologie la plus riche possible afin de répondre à leur isolement et à leur besoin spirituel. Si nous ne savons pas encore comment les Katangala se sont retrouvé sur Fotamba, nous pouvons dire qu'il viennent très probablement du Nord de l'Elegeria, ce qui en ferait de lointain cousin des Shulu ou à tout le moins des membres d'une ancienne tribu vassale de l'Empire des Lances.

«Katalanga chasse dans le royaume qu'il s'est taillé dans la jungle et tue par la Mawata (malaria) tout ceux qui s'y aventure afin de piller son domaine»
«Katalanga se cache le jour dans la forêt pour échapper aux regards de Fotamba, l'esprit sur la montagne, mais la nuit il sort pour trouvé à qui faire l'amour afin que les bêtes de la forêt soient toujours plus nombreuse que les oiseaux du ciel»
«Le dieu de la forêt est bon si nous respectons sa volonté et que nous ne mangions pas plus de ses prêtres (les singes) que ce qu'ils nous offres dans la fosse rituelle.»
[/quote]

[quote]
Rapport de la Hiérarchie insulaire

3 plantations d'État ont été mise en service par les agronomes prêt de N'Gawa et Gurwa.

La force de défense de Fotamba (FDF) compte 120 membres recruté sur Fomtaba même plus une garnison permanente de 30 soldats Shulu venu depuis le continent. La FDF se divise ainsi :

- 1er Compagnie du FDF -
1er Peloton Wawa Imikhonto (Lances de Wawa) – 30 Soldats + 10 supports
2e Peloton Gurwa Isishlangu (Boublier de Gurwa) – 30 Fusilliers Marin + 10 Supports
3e Peloton Futambé Ibhubesi (Lion de Futambé) – 30 Fusiliers Marin + 10 Supports

- 1er Peloton Militaire Insulaire de l'Union (CMIUS)
1er Section Futambé – 10 hommes + 5 support
2e Section Futambé – 10 hommes
6e Groupe de Feu N'Gawa – 5 hommes

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/693260FDF.png[/img]
Écussons de la FDF

Projet de porté l'effectif Katalanga à 2 voir 3 compagnie, servant à l'étranger.

Construction du Port de Futambé en cours et début de la construction du phare de Fotamba.
Nommination du Gouverneur de Fotamba : Major Kimassé Nata'yamga (Armée US) le gouvernement civil est laissé aux chefs locaux. [/quote]

[quote]
-SECRET-
Rapport de la Hiérarchie Militaire

Arrivée de la Frégate papa (Requins) à N'Tawa
Arrivée de la Frégate Pweza (Pieuvre) au Sud de N'Gawa.

Début de la construction d'infrastructure militaire propre à accueillir trois frégates, deux croiseurs et un destroyers plus six patrouilleurs, divisé sur chaque flancs de l'Île.

La Hiérarchie attire l'attention du Gouverneur sur la possibilité de sondé l'arrière de l'Île à la recherche de caverne sous-marine pour y accueillir une base de chasse pour sous-marin.
La Hiérarchie militaire réplique que l'Installation de Silo d'arme chimique dans la montagne pourrait être plus avantageux.[/quote][/quote]

Posté : sam. juin 06, 2015 7:58 pm
par Feral
[quote][center]Mise à Jour des infrastructure Shulu/Katangala sur Fotamba


[img]http://img15.hostingpics.net/pics/837390dveloppementshuluafotamba.jpg[/img]

En Rouge sombre sont le tracé des installations militaires et de leur périmètre terrestre.
En rouge sont des zones de navigations exclusive à la Marine Shulu et à la FDF, toutes transgression est considéré comme un acte d'agression extérieur et est répondue avec la force adéquate.
La Zone Orange consiste en une No Zone, tout navire s'aventurant proche ou tout aéronef s'aventurant au dessus sera systématiquement abattue s'il n'appartient pas à l'armée Shulu. La FDF ne peut pas s'approcher de la No Zone.
En Jaune il s'agit du port de cabotage et de surveillance côtière de Fotambé.
En mauve sont les plantations d'État
En gris-brun sont les zones de pouces de café qui sont cultivé en manière de témoins avant d'être repiqué ailleurs.[/center]

**Note les installations sont secrète sauf pour ceux faisant les démarches requises (évidement), particulièrement les bases militaires et surtout la No Zone**[/quote]

- FDF -
Appointements du Capitaine Omoro Katangé au grade de Commandant de Bataillons
Appointements du premier lieutenant Obunto N'Gala au rang de capitaine de la première compagnie

Au vue des nouvelles naissances, excédent le simple renouvellement de la population, la hiérarchie insulaire en accord avec le gouvernement militaire autorise l'ouverture d'une seconde compagnie de la Force de Défense de Fotamba.

Posté : dim. oct. 04, 2015 9:06 am
par Iles-MJA V3
[i1] - île Fotamba
Superficie : 5000 hectares
Habitants : communauté bantou
Ressource : Bois d'ébène


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Devant les troubles qui agitent toujours la Saawaliya, les autorités de Fotamba se réunissent en assemblée générale avec les chefs de tribus locales.
La soirée est plutôt sympa et les mélanges alcool de palme et vodka industrielle font que la case se soucie peu du bruit qui porte sur la plage et dérange les cabanes voisines.
Vers 4-5 heures du matin, tout le monde est plutôt d'accord pour s'avouer que si l'indépendance serait jolie sur le papier, les nouveaux goûts de la communauté seraient difficilement satisfaits.
Après une heure assez difficile de rédaction d'un SMS, les Rois et les officiers contactent l'île Saint-Sévère pour se placer sous la protection du Maok, mais à condition de conserver sa propre législation sur l'alcool.

Posté : dim. oct. 04, 2015 10:41 am
par Alwine
Une souveraineté inattendue :

[right]11 Avril 2028, Île Fotamba, ouest du Zanyane.[/right]

Cela avait été une véritable surprise pour le Capitaine Chokor Nolak, qui gouvernait toujours pour l'instant l'Île Saint-Sévère, dont la structure était encore essentiellement militaire et n'avait guère eut le temps de se structurer en un gouvernement plus « civil », au nom et par l'autorité du Roi du Maok, de recevoir une demande à la fois des officiers et des rois indigènes de l'île Fotamba, qui réclamaient... la protection du Maok. Pour l'officier, qui avait à moitié découvert l'Île Saint-Sévère grâce à l'excès de prudence que lui avait inspiré le fait de passer près de l'île tenue par l'Union Shulu, c'était même une surprise de taille ! Néanmoins, il n'avait pas laissé celle-ci le paralysé, et avait au contraire réagit directement à la demande qui lui parvenait. Si la chose était réelle, il s'agissait d'une occasion en or, et il n'était pas question de la laisser bêtement passer !

Après quelques essais, il avait été possible de coupler la radio longue-distance qu'utilisait l'Île Saint-Sévère pour communiquer avec le monde extérieur et celles dont disposaient les militaires présents sur l'île, et le Capitaine avait pu vérifier que, visiblement, la demande n'émanait pas simplement d'une poignée d'originaux, mais étaient bien partagé à la fois par les officiers présents sur l'île et les autorités locales « originelles », si l'on pouvait dire qui, lassés de la guerre civile qui semblait reprendre de la vigueur au Nord-Ouest Zanyane, souhaitaient se placer sur la protection du Royaume du Maok, avec pour unique condition de pouvoir conserver leur propre législation sur l'alcool. Cette condition n'était bien entendu pas de nature à poser problème à l'officier, qui s'était hâté de donner un premier accord de principe... puis de contacter Lokaroum pour transmettre la nouvelle et avoir une confirmation.

Là encore, le plus long avait été pour ses supérieurs, et pour la Généralissime, rapidement appelée pour cette affaire après tout capitale, de s'assurer que la proposition était ferme et sérieuse. Une fois cela fait, Sa Majesté Ménélok IV lui-même avait rapidement fait savoir qu'elle devait être acceptée immédiatement. C'était une occasion inespérée d'agrandir le domaine maokorien de l'autre côté du continent, et donc de le rendre plus solide, plus durable. De plus, on parlait cette fois d’accueillir dans le Royaume de nouvelles populations, des populations encore païennes que l'on pourrait christianiser, notamment, mais aussi des frères et sœurs zanyanais à qui l'on ne pouvait qu'ouvrir les bras. Une confirmation fut donc envoyée, et, au Maok, on prépara le départ de diplomates et de linguistes, ainsi que d'officiels, pour cette nouvelle île, alors que des instructions précises étaient fournies au Capitaine Chokor Nolak pour œuvrer en attendant la mise en place de tout cela.

Et voilà comment, le onze avril, le Princesse Mabolania abordait l'Île Fotamba, laissant l'Île Saint-Sévère à la garde de sa garnison et d'un patrouilleur qui était arrivé justement de manière fort opportune quelques jours plus tôt. Le Capitaine fut surpris de découvrir un port où il pouvait faire entrer son vaisseau, après avoir bien reçu confirmation des militaires présents sur place que cette approche était autorisée. Après le débarquement, le représentant du Roi de Maok pu effectuer le premier contact avec les habitants, qu'ils soient indigènes ou Shulu d'origine, et organisa rapidement une réunion avec les officiers et les chefs tribaux pour discuter de l'avenir qui était possible pour leur île au sein du Royaume de Maok. C'était le premier point qu'on lui avait communiqué, s'assurer que l'intégration au sein du Royaume était possible pour l'île et pour sa population, avant de déployer des efforts trop lourds, auquel le Maok était parfaitement prêt à recourir, mais qu'il ne voulait pas investir en vain.

Heureusement, l'ambiance fut bonne, et la réunion fructueuse. Le Capitaine Chokor Nolak connaissait les rudiments de la langue Shulu, et il avait avec lui plusieurs officiers-interprètes qui avaient été envoyés dès la découverte de l'île, au cas, justement, où il aurait fallu traiter avec l'Union. Grâce aux travaux linguistiques réalisés par les officiers locaux, il fut donc possible pour tout le monde de se comprendre facilement, les dits officiers servant d'interprètes supplémentaire au besoin. Il fallait dire aussi que les alcools qui circulaient, alcool de palme et vodka des locaux, mais aussi liqueur maokorienne et même quelques bouteilles de rhum de Kweku apporté par le capitaine, aidèrent considérablement à détendre l'atmosphère. Au final, la réunion ne fut guère formelle, mais elle porta ses fruits. Les indigènes originaux aussi bien que les Shulu arrivés plus récemment acceptèrent de s'intégrer au système maokorien, leur législation sur l'alcool étant largement garantie, et la capacité de l'officier maokorien à fraterniser avec eux dans ce domaine produisant plutôt une bonne impression de ce côté, d'ailleurs.

Dès le lendemain – mais le lendemain après-midi, tout de même, et après avoir bu beaucoup d'eau et avoir longuement prié – le Capitaine Chokor Nolak proclama donc le rattachement de l'Île de Fotamba au Royaume de Maok, au nom de Sa Majesté Ménélok IV, Roi de Maok. Tous les citoyens Shulu souhaitant retourner dans l'Union pourraient le faire sans obstacle et, en cas de besoin, un navire serait mis à leur disposition. En même temps, tous les indigènes qui, pour une raison ou une autre, souhaiteraient suivre les Shulu partant lors du départ, par exemple pour des raisons de convictions, d'amitiés, de curiosité ou de liens matrimoniaux établis, pourraient également le faire, avec les mêmes facilités. Une fois tous que tous ceux qui le désiraient seraient partis, ceux qui restaient seraient déclarés citoyens du Maok et sujets légitimes, de plein droit, comme ceux du Maok ou de l'Île Saint-Sévère, de Sa Majesté Ménélok IV, qui en retour les nourrira, les protégera et leur assurera à tous la sécurité et la santé, comme le devait un bon Roi.

Pour que tout ce processus soit officialisé, les différents chefs de tribus seraient invités, dès l'arrivée du représentant formel du Roi, à se déclarer les vassaux de celui-ci, et à recevoir confirmation de leur fief en échange, engageant par-là même, selon le droit maokorien, leurs propres sujets. Les Shulu qui resteraient, eux, se verraient dotés en leur sein de leur propre seigneur, qui aurait les mêmes droits et devoirs que les autres chefs, et cela une fois encore dès l'arrivée du représentant officiel de la Couronne. Tous les soldats qui le désireraient, qu'ils soient Shulu ou indigènes, pourraient librement rejoindre l'Armée Maokorienne, dans des modalités qui là encore seraient précisément fixées à l'arrivée du représentant du Roi, qui serait accompagné d'un haut officier militaire maokorien qui s'assurerait de la régularité de la chose. Sur le plan économique, là encore, une évolution se ferait lors de l'arrivée du représentant du Roi, et en attendant la dynamique était maintenue. On avait néanmoins déjà annoncé la création ou l'extension de Guildes sur l'île, idée qui semblait plutôt bien accueillie par les chefs après qu'on le leur ait expliqué – autour d'un très grand verre de rhum, il fallait bien le préciser.

Plus généralement, une Charte serait rédigée bientôt, dès que les autorités légitimes pourraient être présentes, et réglera toutes les questions encore en suspend. En attendant, les militaires et civils arrivés avec le Princesse Mabolania commençaient déjà à fraterniser avec les indigènes, découvrant leur langue, communiquant autant que possible dans un bon esprit. Le prêtre venu avec le vaisseau lança les premières bases du dialogue religieux, sur un ton ouvert et sympathique, ne cherchant pas à imposer sa foi mais la promouvant par l'exemple, suscitant une certaine curiosité chez les indigènes. L'un dans l'autre, la proximité ethnique des diverses populations, toutes clairement zanyanaises, semblait favoriser une certaine fraternisation rapide. Il y eu plusieurs échanges d'alcool entre les divers groupes, des repas communs, alors que le Capitaine découvrait les installations militaires de l'île et continuait de sympathiser avec les chefs locaux. L'intégration de l'île faisait ses premiers pas, mais certainement pas les derniers...

Posté : jeu. oct. 08, 2015 3:12 pm
par Alwine
Une visite princière :

[right]24 Avril 2028, Île Fotamba, ouest du Zanyane.[/right]

Cela faisait presque deux semaines, maintenant, que l'Île Fotamba avait choisi de se placer sous la protection du Royaume de Maok, et les choses commençaient, doucement, à s'y mettre en place. Les chrétiens avaient bâtit leur première chapelle, dans une zone non-occupée par les indigènes, et chacun avait pu découvrir la religion dans l'autre dans le respect mutuel. Loin de chercher à imposer leur foi, encore moins par la force, les maokoriens s'étaient contentés de l'expliquer aux indigènes et, par la même occasion, de recevoir des explications sur leur foi à eux. L'un des prêtres venus sur l'île a d'ailleurs commencé une mise par écrit détaillée de leur mythologie, afin d'en garder la trace à des fins culturels, à l'image de ce que firent jadis les moines pour la mythologie scandinave, mais également afin de pouvoir mieux la comprendre.

Pour le reste, il a surtout été question de visiter les installations déjà construites par les Shulus, la coopérations des officiers étant précieuse dans ce domaine. L'île était déjà largement dotée pour accueillir des vaisseaux, plus de vaisseaux militaires que ne comptait en stationner le Maok d'ailleurs, mais cela n'empêcherait pas les installations de pouvoir servir. Les plantations d'état et autres exploitations ont également été étudiées avec attention, sans que des décisions précises ne soient encore arrêtées. Le Capitaine Chokor Nolak, qui faisait régulièrement la navette entre l'Île Fotamba et l'Île Saint-Sévère, et en avait profité pour faire des échanges entre alcools locaux et alcools stockés sur la première île maokorienne, d'ailleurs, attendait l'arrivée des vaisseaux envoyés depuis Lokaroum, et qui portaient, lui avait-on dit, un envoyé qui pourrait négocier si besoin et établir les conditions d'une Charte avec les indigènes.

Lui-même, toutefois, ne s'attendait pas à la visite du personnage qui, après une escale sur Saint-Sévère, fort appréciée, avait débarqué le 22 avril sur Fotamba. Heureusement, ladite escale avait permis au Capitaine d'apprendre les détails des officiels venus le visiter, et de se préparer à la « surprise ». En effet, en lieu et place d'un officier ou d'un ministre, ce n'était nul autre que le Prince Royal Baluak, frère cadet du Roi Ménélok IV, qui était venu avec plusieurs vaisseaux pour représenter son frère et souverain lors de la prise de contact avec les chefs et les officiers de l'île. Au premier, il prit bien soin de préciser l'importance du personnage, qui était le frère du Roi de Maok, lequel avait déjà été cerné dans l'esprit des indigènes comme « le chef des chefs de très nombreux territoires et de très nombreuses tribus » qu'il protégeaient toutes avec attention. Ce fut donc avec respect que le Prince, quatrième dans l'ordre de succession maokorien, fut accueillit.

Loin du formalisme de certaines dynastiques d'Alméra, ou plus encore du Makara, Baluak était toutefois, comme son frère aîné, un personnage très ouvert, et rapidement il avait sympathisé avec les chefs de clans, après les échanges de présents et la soirée de bienvenue en son honneur. Le lendemain, il avait commencé à négocier les grands points de la Charte, qui permettrait de définir le statut de Fotamba dans le Royaume de Maok, dont l'île était devenue, en se plaçant sous la protection de la Couronne, une partie légitime et intégrante. Il s'agissait de calmer les éventuelles inquiétudes des habitants, et de permettre à tous, insulaires originaux, Shulus faisant le choix de rester sur l'île, et maokoriens nouvellement arrivés, de vivre ensemble et surtout de ne plus former au final qu'un seul peuple de frères, unis et ainsi plus fort, plutôt que de se laisser diviser par des distensions artificielles.

Il fut tout d'abord confirmé que tous ceux qui souhaiteraient partir pourraient le faire, le Prince aillant amené avec lui plusieurs vaisseaux civils capables de rallier l'Union Shulu pour y débarquer ceux qui voudraient quitter l'île, ce que certains avaient en effet déjà annoncé vouloir faire. Pour les autres, ils deviendraient des sujets maokoriens de pleins droits, citoyens comme les autres, avec les mêmes droits et devoirs, notamment au niveau électoral ou administratif, mais pas seulement. Le fait que l'île pourrait conserver sa propre législation sur l'alcool était bien entendu également confirmé, et avec le sourire. Les habitants ne devaient de toute façon plus guère avoir de craintes à ce sujet, vu qu'ils avaient pu voir depuis leur arrivée que les maokoriens étaient loin d'être rigoristes à ce sujet. La Bible n'interdisait nulle part la consommation de boissons alcoolisées, et donc le Maok ne l'interdisait pas non plus. Après tout, les communautés de moines du monde entier n'avaient-elles pas généralement coutume de fabriquer leurs propres alcools, pour leur propre consommation ? Si même les saints hommes ne se restreignaient pas en la matière, nul maokorien n'aurait eut l'idée de restreindre abusivement les insulaires.

Les hommes appartenant à la Force de Défense de Fotamba ou à l'Armée Shulu restant sur l'île, et souhaitant continuer à exercer leurs fonctions de militaires seraient entendus par un Général maokorien, grade « régulier » le plus élevé au Maok, juste en-dessous de celui de Généralissime, le chef de toutes les armées, qui contrôlerait leur ancien grade, parlerait avec eux de leur expérience, et leur proposerait ensuite un poste adapter dans l'Armée Maokorienne. Il était entendu que les forces ainsi « récupérées » seraient équipées comme le reste des troupes du Royaume, et employées avant tout à la défense de l'île. Il était également entendu que le service militaire était étendu à Fotamba, avec le choix de le faire sur place ou sur une autre base de l'armée, et que ceux qui souhaitaient s'engager pour des campagnes hors de l'île, ou une garnison au Maok, en auraient le choix s'ils le voulaient, lors de leur service ou une fois engagés pour de bon.

Pour ce qui était des infrastructures militaires, seul le port militaire A, renommé « Port de N'twana », serait conservé dans une fonction essentiellement militaire. Le port militaire B, renommé « Port de N'Gawa », lui, serait aménagé en port civil capable d’accueillir des navires de gros tonnages transitant sur l'île, sans pouvoir troubler la vie des indigènes s'ils ne le désiraient pas, bien entendu. L'ensemble des zones militaires exclusives était abolit, hormis une zone restreinte autour du port de N'twana où les vaisseaux civils étaient invités à ne pas pénétrer, mais ne risquaient pas forcément d'être abattus à vue s'ils s'y risquaient, sauf menace imminente, plutôt à être abordés par les forces militaires, dans le calme et pacifiquement – sauf, encore une fois, si une menace surgissait à un moment ou à un autre. De même, la piste d’atterrissage et l'héliport étaient conservés, sous les noms de « Piste de N'Gawa » et « Héliport de Wawa », et ouverts aux appareils civils si le besoin se présentait.

Concernant les plantations installées sur l'île par l'Union Shulu, elles étaient, avec l'accord des indigènes, conservées. Néanmoins, leur production serait majoritairement et primordialement réservée à l'île, dans le but premier d'assurer son auto-suffisance alimentaire. Les éventuels excédents, à constater au terme d'une première année, pourraient ensuite être envoyés sur Saint-Sévère si besoin était là-bas ou, si tel n'était pas le cas, être insérés normalement dans le circuit maokorien, pour partir être venu en Aiglantine, au Kweku, en Gowa ou dans les îles du Sud, par exemple, ou encore pour revenir vers la métropole, selon la logique naturel du flux commercial à cette époque de l'année. L'obligation d'alimenter avant tout la métropole était donc suspendue et tous, Katangalas, Shulus et maokoriens, pouvaient avant tout profiter des fruits de leur propre travail, sans pour autant voir suspendue la vente de produits inexistants sur l'île et demandés par celle-ci, naturellement.

Le caractère étatique de ces plantations, et de toute autre exploitation, était supprimé. En lieu et place, les Guildes étaient instaurées sur l'île, et, aidés par des maokoriens venus pour les aider dans ce but, les habitants allaient pouvoir se structurer en guilde, des chasseurs aux ouvriers agricoles. C'était entre les mains de ces Guildes qu'étaient remises les plantations, chacune selon la guilde appropriée, et toute autre activité mise en place. Un enthousiasme particulier avait déjà pu être constaté autour de la Guilde des Fabricants d'Alcool, qui allaient pouvoir d'une part transmettre de nouvelles recettes aux indigènes, et d'autre part répandre leurs meilleurs alcools locaux dans tout le Royaume, pourvu qu'ils y plaisent, mais aussi, potentiellement, aller en vendre au Kweku, tout proche, et en ramener de ce rhum qui semblait déjà beaucoup plaire à nombre d'indigènes, qui pour certains tenaient l'habitude d'en boire des pirates qui avaient longtemps fréquentés l'île.

Au sujet de la religion, il fut entendu qu'une exception de législation serait également faites dans ce domaine, puisque, au Maok, le culte non-chrétien devait rester privée. Sur Fotamba bien entendu le culte local fut ajouté aux religions autorisées en manifestation publique, et la liberté religieuse des indigènes garanties. L'implantation d'une église prêt du port de N'twana fut décidée, ainsi que de plusieurs chapelles, sans envahir la vie des indigènes pour autant. Parallèlement, les prêtres allaient pouvoir mettre en place les premières écoles, une dans chaque village pour commencer, destinée à former les indigènes et à leur permettre de devenir, d'ici une génération à peine, aussi cultivés que les maokoriens sur tous les sujets qui soient. L'accès aux universités, au Maok ou dans un pays aillant prévu des échanges d'étudiants, fut aussi garanti, de la même façon qu'à tous les maokoriens. Les mêmes prêtres en profiteraient pour recueillir le savoir indigène, et en enrichir celui du Maok, de sorte que tous bénéficieraient de l'échange.

Enfin, il fut décidé d'étudier les possibilités d'exploiter le bois d'ébène présent sur l'île, de manière respectueuse, comme cela se faisait au Maok, pays très fortement attaché à ses forêts. Le but était de couper certains arbres et d'en replanter de nouveaux de même espèce à la place, et dans ce but une pépinière allait être ouverte par la Guilde des Sylviculteurs, qui comptait bien apprendre son savoir aux indigènes et recruter de futurs apprentis, compagnons et maîtres dans leurs rangs. Les maokoriens y iraient petit à petit, n'étant pas pressés, pour bien montrer le système aux indigènes et ne pas risquer de les paniqués. Le but était de mettre l'île en valeur pour augmenter le niveau de vie de ses habitants en leur permettant de commercer avec l'extérieur, et non de la piller, le Maok étant déjà riche de sa propre production de bois, qui comprenait, notamment, de l'ébène, raison d'ailleurs pour laquelle les sylviculteurs étaient confiants.

De nombreux autres détails furent encore réglés. Notamment, on établit que le maokorien moderne unis serait enseigné dans les écoles au côté de la langue locale, à la façon de toutes les langues locales existant au Maok continentale, et les droits des nobles locaux furent de même garantis. Deux officiers Shulus furent également anoblis pour représenter, dans ce système confirmé, les Shulus restant sur l'île. Et ainsi, en ce vingt-quatre avril, les nobles jurèrent allégeance et fidélité au Roi Ménélok IV de Maok, par la personne de son frère, le Prince Royal Baluak, confirmant ainsi définitivement leur entrée dans le Royaume... après quoi tout ce petit monde, ainsi qu'une bonne partie des habitants de l'île, pu fêter dignement cette nouvelle, qui consacrait l'entrée de l'Île Fotamba dans un ensemble plus vaste, destiné à lui apporter paix et prospérité... fête qui se prolongea jusque tard dans la nuit.

Posté : jeu. oct. 08, 2015 5:59 pm
par Alwine
Mise à jour de la carte de l'Île Fotamba :


[center][img]http://img.xooimage.com/files110/4/4/0/138536fotamba-4d0487e.jpg[/img][/center]

[right]Carte établie selon la situation au 24 avril 2028.[/right]

HJ : Avec l'aimable autorisation de Feral pour reprendre et utiliser sa carte, merci encore à lui.