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Posté : mer. avr. 08, 2015 9:53 pm
par Viktor Troska
[center]Délégation du Peuple aux Affaires Économiques
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428528940-siege-de-la-delegation-du-peuple-aux-affaires-economiques.jpg[/img]
Bâtiment officiel de la Délégation du Peuple aux Affaires Économiques, longeant la forêt domanial Oustrikaza, dans la ville de Djerzinvo
Délégué du Peuple aux Affaires Économiques : Oleg Paouchline (En poste depuis le 24 octobre 2026)
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/15/1428528946-oleg-paouchline.jpg[/img][/center]
Posté : dim. août 23, 2015 3:05 pm
par Viktor Troska
[center]
LANCEMENT DU 1ER PLAN TRIENNAL 2028 - 2031, BAPTISÉ "OSONS LUTTER, OSONS VAINCRE !"
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/34/1440338864-pb1.png[/img][/center]
[justify]La Délégation du Peuple aux Affaires Économiques, en coopération avec les Délégations du Peuple aux Finances et au Développement Économique, aux Ressources Naturelles et à la Protection de l'Environnement, à l'Énergie, aux Transports ainsi qu'à l'Inspection Ouvrière & Paysanne, ont officialisé la mise en place du tout premier plan économique pour la Fédération. Il s'agit d'un plan sur trois années, qui visera à rénover et à améliorer l'industrie légère et lourde du pays, ainsi que les voies de communications à travers tout le pays. Il s'agit également d'un plan visant à améliorer les secteurs performants de la jeune économie Oustrienne socialiste, afin de la rendre vigoureuse et capable de subvenir aux intérêts du peuple tout entier. Les trois volets pré-cités formeront le cœur de l'action économique de ces trois prochaines années.
[quote]
VOLET INDUSTRIEL
- 1. Rénovation et remise en état de l'appareil productif industriel du pays, afin qu'il puisse atteindre un niveau de performance adéquat
2. Accentuation de la politique de production de masse, afin de subvenir aux besoins de l'ensemble de la population
3. Renforcement de l'industrie légère et traditionnelle dans les campagnes
4. Améliorer la qualité de travail dans l'extraction du charbon et la production de chrome
5. Doter le pays d'un arsenal de production militaire adéquat pour l'Armée Populaire Communale
Coût : 1500000000000 de
TK / 15 000 000 000
€
VOLET AGRICOLE
- 1. Renforcer la production dans les coopératives
2. Augmenter les rendements grâce à l'arrivée de nouveaux matériaux adéquats pour l'exploitation de la terre
3. Doter de tracteurs et de machines agricoles neuves l'ensemble des coopératives de la Fédération
4. Intensifier la production d'électricité et mise en place de relais sur l'ensemble du territoire
Coût : 1200000000000 de
TK / 12 000 000 000
€
VOLET TRANSPORT
- 1. Rénovation de l'ensemble du système routier/autoroutier de la Fédération, ainsi que de ses voies de chemin de fer
2. Permettre un accès plus simple et rapide, des habitants des campagnes à la ville, par la mise en place de route goudronnée et non plus de terre
3. Favoriser l'accès aux transports en communs/collectifs, par l'extension de ligne de bus, de tram ou de trains
Coût : 900000000000 de
TK / 9 000 000 000
€[/quote]
Le Plan Général sera transmis à l'ensemble de la Fédération, pour qu'il soit commencé au plus tôt. Afin d'éviter des inconvénients lors du déroulement du Plan, la Fédération reste fidèle à sa politique Communale, c'est-à-dire que les objectifs sont donnés par la Fédération, mais que les moyens d'appliquer et d'ajuster les objectifs et les moyens de les accomplir, revient entièrement aux Communes ainsi qu'aux travailleurs au sein de leur lieu de production. Cela permettra de pouvoir combler les carences qui pourrait se faire jour, si l'autorité centrale ne parvenait pas à maintenir le cap. Il ne s'agit pas simplement d'une décentralisation, il s'agit d'une
décongestion dans la manière de produire/répartir/subvenir aux intérêts du Plan. Le succès de ce 1er Plan Biennal pourrait favoriser l'émergence d'un second Plan, avant de pouvoir passer à des plans de plus grandes envergues. Cela n'est pour le moment pas possible, compte tenu des maigres capacités productives dont dispose l'Oustrie, mais qui seront bientôt comblé par une politique économique qui souhaite aller de l'avant.[/justify]
Posté : dim. nov. 22, 2015 10:11 pm
par Viktor Troska
[center]CAUSERIE POPULAIRE SUR LA QUESTION SYNDICALE AVEC OLEG PAOUCHLINE
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1448225193-paouchline.png[/img][/center]
[justify]La principale organisation syndicale de la Fédération - L'Organisation Syndicale Oustrienne (OSO) - organise régulièrement des causeries populaires. Le principe des causeries populaires est de permettre une vaste discussion sur des sujets précis, le plus souvent demandé par les syndiqués. Ces causeries abordent des questions économiques, politiques, idéologiques ou encore historiques. Ces discussions servent avant tout à permettre l'échange des idées, forger une compréhension historique des faits pour les travailleurs et les travailleuses. En clair, il s'agit de leur faire analyser et comprendre la 'science de leurs malheurs', que représente le système capitaliste et l'exploitation qui lui est lié. Cette semaine, la question du rôle des syndicats dans la transformation révolutionnaire de la société et de leur rôle sous le socialisme est le sujet central des discussions. Tout naturellement, le Délégué du Peuple aux Affaires Économiques Oleg Paouchline a tenu à participer, non seulement parce qu'il occupe une position clé dans le gouvernement de la Fédération, mais également parce qu'il était il y a quelques années de ça, un des recruteurs et organisateurs sur le terrain de l'OSO, en pleine dictature fasciste. Aujourd'hui, avec le recul nécessaire, il souhaite faire part de ses observations sur la question syndicale en Oustrie.
OLEG PAOUCHLINE | « [...] Vous savez, c'est une question épineuse qui nous est posé. Quand nous avons organisé les premiers syndicats pour l'OSO, nous avons vu ça comme un moyen de défense, ne serait-ce que pour discuter avec les camarades des problèmes courants. Le syndicat a été le moyen de pouvoir déclencher des grèves, de faire reculer le pouvoir fasciste même quand ce dernier nous envoyait des briseurs de grèves. Nous en avons bavé. Nous avons vu des camarades du syndicat se faire tuer devant nos yeux. Pourtant, nous n'avons jamais renoncé. Il fallait organiser la classe ouvrière, organiser les travailleurs et les travailleuses en Oustrie. Sur ce point là, nous pouvons dire que nous avons réussi. Mais, c'est là qu'il faut faire très attention. Très attention car, il y a certaines tendances qui tentent de transformer nos syndicats en simple outil de gestion de la production. Nous devons nous opposer à cette conception, qui est parfaitement étrangère à une vision socialiste et révolutionnaire du syndicat.
Il y a plusieurs tendances qui sont fausse, dans le rôle du syndicat comme outil. La première, c'est de concevoir le syndicat comme centré sur la nécessité du bien-être des travailleurs. Certains me diront ici : "Voyons, tu exagères, nous sommes content de pouvoir organiser des randonnées le jour de nos congés, ou encore avoir un système de crèches et de garderies performant !". Oui, ces personnes ont raisons. Mais elles confondent un moyen que peux utiliser le syndicat dans ses tâches, avec son objectif. quel est-il ? Permettre aux travailleurs de participer à la gestion de leur lieu de travail, favoriser l'étude politique, organiser des cours de philosophie le soir après le travail, etc etc. Limiter le rôle des syndicats à une simple tâche visant le bien-être, c'est penser que les travailleurs ne sont là que pour être récompensé et qu'ils ne doivent décider en rien. Cela m'emmène directement à la deuxième tendance erronée, peut-être la plus vicieuse. Celui de centrer le rôle du syndicat sur la production, sur la nécessité d'atteindre les normes, de les dépasser, de demander aux ouvriers/ères et travailleurs/euses de faire plus, pour avoir des primes ou des salaires plus élevés. Augmenter la production, certes. Mais si cela se résume à avoir une production médiocre dans le but de pouvoir 'toucher plus', voilà qui pose problème. S'occuper uniquement de la "lutte pour la production" sans s'occuper des tâches politique, c'est-à-dire sans savoir dans quel but et comment l'on doit produire, le syndicat en arrive à diviser les ouvriers, à affaiblir leur volonté de lutte, en réduisant tout à une lutte économiste. Le syndicat qui se pour tâche uniquement l'économie, la production ou le bien-être, en ne voyant pas que tout cela dépend de l'orientation politique que l'on suit, est une grave erreur.
[...]
C'est pour cela, qu'il a été décidé qu'il y aurait une critique sévère qui devrait être faîte par l'OSO et par ses principaux dirigeants, lors de leur Congrès. Lors de ce dernier, il a été décidé que les tâches fondamentales de l'organisation du syndicat sont l'étude politique -c'est-à-dire suivre consciemment la voie révolutionnaire de transformation sociale- et la lutte de classe -c'est-à-dire combattre les idées bourgeoises ou révisionnistes-, afin que la production, la gestion de l'usine, les activités de bien-être soient réellement au service de la classe ouvrière et du peuple. La motion voté s'est conclu par "Le syndicat est l'école du communisme pour la classe ouvrière". C'est une opinion parfaitement juste, une ligne strictement révolutionnaire, qui doit être soutenu.
[...]
Des ouvriers automobiles de l'usine ATAGKA, ont fait circulé lors du Congrès de l'OSO une 'Charte' fort intéressante. Je l'ai ici, écrite sur papier et j'aimerai pour énumérer les cinq points retenus et leur application dans la vie de l'usine :
1. La tâche principale des syndicats de la Fédération est d'organiser les ouvriers dans l'étude des œuvres socialistes pour les armer de cette pensée.
2. Il faut se saisir de la lutte des classes, donner des cours sur la lutte des classes. Par exemple, essayer de saisir la lutte des classes dans l'usine ou le lieu de travail.
3. Généraliser la "Grande Critique", où organiser des critiques collectives sur la gestion de l'usine ou de lieu de production, quand des erreurs ont été commises.
4. Choisir, éduquer et former des cadres pour fournir des dirigeants à la Fédération dans certains domaines. On les forme avec une conscience politique élevée pour diriger et gérer.
5. Prêter attention aux mesures de sécurité dans les usines et à la vie matérielle des ouvriers, organiser des écoles du soir pour élever le niveau de conscience politique, idéologique et technique pendant deux heures.
[...]
La camarade a raison quand elle pointe du doigt certaines défaillances dans notre système d'organisation et dans la manière dont certains cadres opèrent. Il y a une tendance spontanée de la part de nombreux cadres et dirigeants syndicaux, à ne plus avoir un style de travail authentiquement révolutionnaire. Il n'y a plus de retour vers les travailleurs/euses, il n'y a plus qu'une gestion bureaucratique et souvent, des renvois pour des motifs tout simplement honteux. Que doit faire le syndicat, que doivent faire les travailleurs/euses ? S'organiser et lutter contre de tel conception, contre de tels pratiques et le faire sur le terrain de la lutte des classes. Car oui, il y a une ligne opportuniste qui vise à faire croire que les experts seraient là pour "tout diriger", pendant que la classe ouvrière ne serait là que pour "travailler". Penser de cette façon, c'est réduire la lutte des classes à une lutte économique, à une lutte sur le plan purement marchand. L'on essaye de nous faire croire que la Fédération a accomplit la révolution politique, donc qu'il faut se lancer dans la révolution technique. C'est une sottise. Camarades, je vous le dis : Quand un cadre est entrain de vous dire ça, n'hésitez pas à lui en coller une dans la gueule ! (Nombreux rires et applaudissements approbatifs) Bien au contraire, il faut un contrôle plus large des masses sur la production, sur la façon de produire et sur la répartition de cette dernière. Ceux qui veulent museler la classe ouvrière en lui donnant un rôle purement subordonné, se trompent et ne cherchent pas à participer à notre libération collective. Il faut les critiquer le plus vigoureusement possible. Je vous remercie de votre attention. »
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2015/47/1448225264-syndicprop.png[/img]
Dernière affiche en date de la Fédération : "Participer au travail et à l'étude"[/center][/justify]
Posté : dim. avr. 10, 2016 6:09 pm
par Viktor Troska
[center]QUELLE VOIE SOCIALISTE POUR LES CAMPAGNES ?
[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2016/14/1460305546-campagnoustrie.png[/img][/center]
[justify]Ce qui devait être une réunion élargie pour discuter du sort des campagnes Oustriennes, s'est rapidement métamorphosé en tout autre chose. Cette proposition a été lancée par la Délégation du Peuple aux Affaires Économiques afin de pouvoir discuter, synthétiser et clarifier la politique agricole de la Fédération après trois années d'activités. A l'origine elle devait rassembler des économistes, agronomes et directeurs de fermes coopératives. Mais rapidement, l'envoi de plusieurs délégations de fermiers et de paysans coopérateurs a transformé cette vaste réunion en un "partage d'expérience" qui permettait d'impliquer les premiers concernés eux-même, du moins sans que les directeurs de coopératives puissent être les seuls à donner leurs visions des choses. Présidé par le Délégué du Peuple aux Affaires Économiques Oleg Paouchline, ce rassemblement qui devait se tenir sur deux à trois jours, s'est finalement prolongé sur toute une semaine au vue de l'influence, ainsi que de la rotation des délégations qui venaient dès lors de tout le pays à un rythme assez soutenu. Un peu dépassé par les évènements et l'ampleur que prenait cette vaste discussion sur l'avenir économique et le développement de la campagne dans la Fédération, Oleg Paouchline s'est tout d'abord humblement excusé de ne pas avoir eu le réflexe d'organiser des rencontres plus vastes et de ce fait, remercie les fermiers et paysans de leur 'irruption' dans ce qui allait tourner à des débats entre spécialistes. Le calendrier a finalement été entièrement remodelé et la longue semaine s'est articulé sur un "partage d'expérience" de la part des travailleurs de la terre de l'ensemble de la Fédération, avant d'aborder des points précis économique ou organisationnel les jours suivants.
Que faut-il retenir de ces jours de discussions ? Qu'ils sont unanime pour accentuer le développement socialiste de l'agriculture au sein de la Fédération. Qu'il n'y aura pas de possibilité de pouvoir développer davantage le pays, tant qu'il n'y aura pas une base solide au niveau agricole. Plusieurs fois, le thème de l'auto-suffisance revenait comme une priorité. Le plus grand problème de l'Oustrie, est de ne pas se sentir tributaire de quiconque, que cela vienne d'un pays proche idéologiquement ou alors totalement lointain. Si l'Oustrie devenait dépendante de ses importations de nourriture, toute sa politique serait dicté par la nécessité de graisser la patte de celui qui accorde son aide. Pour cela, tout a été prévu pour que la production agricole permette une meilleure répartition des terres, un travail dans les coopératives revu à la hausse et surtout, faire de l'Oustrie un pays capable de pouvoir nourrir convenablement sa propre population. La Fédération a hérité d'un pays majoritairement agraire, mais morcelé en de grandes exploitations foncières de type féodale, qui ne permettaient le plus souvent aucune amélioration des techniques de production et encore moins du rendement possible. Après la Guerre de Libération Nationale, il a fallut mettre en pratique la première revendication de la part de la paysannerie : La nationalisation et le partage des terres, le morcellement des grands domaines fonciers avec redistribution à la clé ainsi que la constitution de coopératives agricoles pouvant permettre une amorce d'une nouvelle politique économique au sein des campagnes. Au cours des premières années de la révolution, l'opposition s'est manifesté du côté du Bloc Populaire & Paysan qui refusait (et refuse toujours) l'accentuation de la socialisation des campagnes et rejetait toute forme de 'collectivisme', prétextant que les coopératives étaient suffisantes. Or, le stade de la coopération n'est que la première étape pour une politique socialiste dans les campagnes et ne représente de fait, que la première marche d'un long processus.
Les échanges ont été bien plus passionnés quand a été abordé la manière de mener les transformations en Oustrie. Pays petit socialiste, traversé encore par le féodalisme et par les tares hérité de ce modèle économique, elle fait piètre figure vis à vis de ses deux voisins que sont le Kirep et la Rostovie. La tentation est grande d'imiter, voir de copier le développement économique de ces deux pays qui sont de fait, la référence 'ultime' qui existe pour l'Oustrie. Là, s'est posé la grande fracture qui a été vivement débattue pendant de nombreux jours : Faut-il oui ou non, suivre la voie de transformation économique du Kirep et de la Rostovie ? Le débat n'est pas une mince affaire, car la Fédération est sans arrêt tiraillé par des contradictions qu'elle n'arrive pas nécessairement à surmonter. D'un côté, elle se veut la défenseure absolue des expériences politiques socialistes passés, les met en référence et souhaite que tout les révolutionnaires du monde s'en inspire, en étudiant systématiquement pour ne pas tomber dans le révisionnisme ou le social-démocratisme. Mais de l'autre, l'Oustrie sait aussi parfaitement qu'au niveau agricole, les méthodes de gestions et d'édifications dans les deux pays socialistes cité en référence, ne sont pas forcément adapté pour la Fédération et ses objectifs sur le long terme. Elle est coincée dans un étau, coincé entre la possibilité de passer pour "traître", tout comme la possibilité de passer pour "caniche"... Elle souhaite faire son possible pour ne pas être taxé de l'une ou l'autre de ses injures. Elle doit penser à ses propres problèmes internes, réussir le pari de devenir une puissance non négligeable en Alméra-Orientale. Ce débat d'ensemble démontre encore toute la fragilité de la construction du socialisme en Oustrie. Pour essayer de trancher, Oleg Paouchline a proposé que la réflexion collective s'oriente vers l'état des forces productives dans le pays, ce qu'elles peuvent permettre, comment les renforcer et du coup, de quelle manière. En tant que Délégué du Peuple aux Affaires Économiques, il est naturellement de ceux qui sont en première ligne pour l'application de telle ou telle programme. Conscient du soutien dont il dispose, il se décide à présenter une note qui pourrait servir d'ébauche à une politique sur le long terme en matière agricole au sein de la Fédération.
Dans cette note, Oleg Paouchline fait un bref exposé des tenants et des aboutissants d'une politique agricole socialiste sérieuse. Il répète plusieurs fois que l'Oustrie n'a clairement pas le même espace que la Rostovie et qu'elle n'a pas la longue tradition politique socialiste au pouvoir, qu'à le Kirep. D'un point de vue politique, les situations sont dors et déjà bien différentes. Mais il va plus loin et décide de s'attaquer aux problèmes inhérents des expériences socialistes passé : Le rythme d'industrialisation, si il était nécessaire pour doter le pays d'une solide industrie et de pouvoir jeter les bases d'une future politique de collectivisation dans les campagnes, il montrait malgré tout ses limites dans un point fondamental, encore très loin d'être réglé au Kirep et davantage en Rostovie. Il s'agit de la contradiction fondamentale entre les villes et les campagnes. Pour Pour Paouchline, son analyse matérialiste l'emmène à penser que le capitalisme est bien plus qu'un mode de production ou de consommation, c'est avant tout une civilisation, une civilisation qui a fait s'ériger des villes de fer et de béton, qui a provoqué l'exode rural massif, le développement inadéquat et l'anarchie dans la production, la destruction de la biosphère, etc etc. Il s'arrête rapidement sur le cas de la Rostovie, démontrant très bien que les vieilles villes industrielles sont en plein dépérissement et délabrement alors que de l'autre côté, le Mir ou la communauté agraire est en pleine expansion. Le socialisme (et sa finalité le communisme), doivent faire en sorte qu'il existe des éléments semi-ruraux et semi-urbains, que la ville recule et dépérisse petit à petit comme grand centre monopoliste, mettant un frein aux contradictions entre les villes et les campagnes, mais aussi entre le travail manuel et intellectuel .
Il ne s'agit aucunement d'un retour mythifié (comme c'est le cas pour le Mir) à une vie dans les campagnes idylliques, mais à une juste solution dans les contradictions posés par le développement civilisationnel du capitalisme. Partant de ce constat, Oleg Paouchline et une grande partie des délégués présent sont d'accord pour admettre que l'Oustrie ne doit pas créer de déséquilibre majeure en faveur de l'industrie et que la base de toute politique industrielle sérieuse, ne pourra reposer que sur une politique agricole juste et socialiste. Dès lors, il existe bel et bien une "voie socialiste dans les campagnes" pour la Fédération, qui sera en décalage radical avec les autres pays socialistes : Il n'y aura pas de sacrifice et d'accumulation 'primitive' socialiste sur la paysannerie en faveur de l'industrialisation du pays. Il y aura un développement harmonieux entre l'industrie et l'agriculture, pour que le second ne souffre pas d'atrophie vis à vis du premier. Le Délégué du Peuple aux Affaires Économiques est vivement soutenu dans sa démarche, par une écrasante majorité des personnes présente. Sa "note" est prise en exemple, est reproduite partout où cela est possible et pourrait devenir dans les prochains mois, un document de référence pour la Fédération. Sans trop le savoir, il ouvre possiblement de toutes nouvelles perspectives dans la construction du socialisme, autant en Oustrie qu'ailleurs. La voie socialiste dans les campagnes de la Fédération, s'inspirera tantôt de l'expérience du Mir Rostov, tantôt de formes nouvelles et avant-gardistes qui devront permettre un développement soutenu et innovateur des campagnes Oustriennes. L'objectif est de dépasser et de démontrer les erreurs inhérentes des autres expériences socialistes, permettant d'ouvrir de nouvelles possibilités de développement socialiste dans les campagnes, dans la Fédération comme ailleurs.[/justify]