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Posté : ven. mars 13, 2015 3:19 pm
par Arios
[center][img]http://noobvoyage.fr/wp-content/uploads/2013/10/fenghuang_chine10.jpg[/img][/center]

La Roumalie et la Fiémance avait certains points communs, et d'importantes différentes.
Deux pays aux surfaces densément peuplées dans leur ensemble, deux mondes pleins l'un en Occident, l'autre en Orient, deux univers où l'homme par sa petitesse face aux Cours et aux grands gagnait sa liberté dans l'absence de surveillance aliénante.

Mais incomparablement, le Roumalie d'Alméra avait su polir ses travers, travailler au développement humain en mettant des projets politiques sur son bureau, exprimer un vouloir quand au changement à apporter sur le vieux continent. La Roumalie d'extrême-orient, là où s'arrêta longtemps le monde, demeurait un pachyderme lourd de son immobilisme, de ses conflits intérieurs non réglés, de son impérialisme usé contre les lames des rébellions populaires.

La Cité du soleil et la Ville aux milles clochers n'avaient pas la même activité.
Ils n'avaient pas le même passé, l'un forgé récemment dans le tumulte, l'autre sédimenté pendant des millénaires, ni le même futur, l'un semblant repousser les frontières de son influence, l'autre renvoyant l'image d'une agonie sans paroles.

Et pourtant, ces deux mondes étaient bien semblables. La Roumalie ne faisait pas les erreurs du Kaiyuan. Elle n'était pas non plus la trop libérale, trop internationale, trop islamique puissance raksasane. Par sa tranquillité elle sauvegardait son identité.
Le long des rivières multiples du pays, flanchés sur les moins bonnes terres des montagnes pierreuses, déposés dans les limons des grandes plaines, de petites communautés humaines immobiles et riches, riches de l'absence de l'État, en renouvellement cyclique permanent.

Mais la rencontre entre les deux pays ne devait pas se faire pour des raisons anthropologique, folklorique, ou même amicales. Il existait un point de tension entre les deux États, dont les hommes analphabètes se retrouveraient bientôt en face les uns des autres, sur la terre dépeuplée du Pelabssa.
Les uns repoussaient les limites de l'Orient, les autres défendaient la conquête de l'Occident, sur un point extrême du globe où les acteurs étaient nombreux.

Cette rencontre attendue devait être efficace. Peut-être qu'en s'entendant sur l'extérieur, les deux empires régleraient leurs problèmes intérieurs...

Posté : dim. mars 15, 2015 3:54 am
par Sir_Ulric
[center]D'Orient voilà l'Occident


[img]http://img11.hostingpics.net/pics/977742SongCopie.png[/img]
«Abords de la ville de Song»

[f25]Les citadins de la modeste ville portuaire de Song vaquaient déjà à leurs activités, quand
des hommes aux teintes blanchâtres et aux habits ajustés se présentèrent près des quais,
en compagnie de gardes côtiers qui avaient eu l'obligeance de guider les invités vers la juste
destination, tels que les ordres du commandeur suprême le prescrivaient.

Dès que les représentants étrangers mirent un pied sur les quais, les gardiens des côtes léguèrent
leurs invités de circonstance à des membres de la garde civile, qui s'empressèrent de souhaiter la
bienvenue aux dignitaires. L'un des hommes de cette troupe se présenta avec courtoisie sous le
nom de capitaine Chun Tin-Nam, humble passeur. Rapidement, tous les affiliés encadrèrent les Almérans,
et se dirigèrent vers le lieu où devait se dérouler la rencontre. Pendant le voyage, les Fiémançais
disposèrent du loisir de constater quelques-unes des animations caractéristiques de la communauté,
dont les pêcheurs qui apprêtaient énergiquement leur embarcation, et les divers débardeurs qui assuraient
avec célérité les transports et placements des cargaisons sous la surveillance assidue d'un contremaître.
Visibles de par leur uniforme, les gardes maintenaient apparemment l'ordre et la sécurité dans les rues,
là où passaient piétons, cavaliers et pousses-pousses dans un achalandage contenu. De par une fenêtre
d'un atelier ou présents en bordure de la route, étaient même perceptibles certains artisans qui travaillaient
avec ardeur sur leur projet, et des commerçants qui plaçaient soigneusement leurs marchandises. Les enseignes
qui révélaient la spécialité des lieux qu'elles ornaient identifiaient des barbiers, cordonniers, ébénistes, potiers,
orfèvres, herboristes et tous autres métiers.

Lorsque le groupe parvint au sein des hauteurs de la ville, une forteresse apparut aux yeux de tous, et face au
portail, des sentinelles royales scrutèrent les ''nouveautés'', les fouillèrent après une brève discussion avec le
capitaine, et prirent en charge les étrangers d'estime. Ensuite, les gardiens les firent pénétrer au cœur de la
bâtisse, qui s'apparentait à une garnison. Vite, les soldats dirigèrent les individus dans les couloirs, et finalement,
dans une chaleureuse salle d'accueil, où les priés se firent proposer une chaise et des breuvages sous la forme
d'un thé aux arômes de litchi et citron.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/225026Forteresse.jpg[/img]
«Façade de la Forteresse de Song»

[f25]Pendant que deux servants s'animaient pour proposer des amuse-bouches à base de pâte de haricot rouge, les
convives pouvaient remarquer l'apparence féodale de la hiérarchie dans les échanges entre personnes. C'est alors
que les ''nouveautés'' se firent présenter le Second-Prince Huan Yue.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/862356SecondPrinceCopie.png[/img]
«Prince-Héritier Han Yue»

[f25]Le nouvel héritier du Trône du Dragon remercia ses domestiques et soldats, et leur demanda de quitter la pièce,
hormis pour quatre individus : Deux gardes royaux, un servant et un interprète-scribe.

«Messieurs, veuillez excuser les rudesses du voyage qui vous mena jusqu'ici. J'estime que je puis me permettre
de vous offrir rafraîchissement et en-cas pour que vous puissiez être à votre aise lors de nos échanges.
», initia
aussi poliment le prince.
« Le ministre Yuanjia Goa vous a mandés auprès de moi pour que nous parvenions à
établir des relations mutuelles harmonieuses...
»[/f25][/center]

Posté : dim. mars 15, 2015 9:19 am
par Arios
Autant le Raksasa paraissait une banlieue de mauvais-goût à quelques encablures des ports fiémançais, autant la Roumalie demeurait mystérieuse et conservait de la saveur des destinations pour lesquelles il faut mériter sa venue.
Mais le monde était tel que le Raksasa était devenu un partenaire, malgré les différences entre Jiyuan et Opemont, tandis que le Grand-Royaume oriental restait un parfait inconnu.
S'il n'était pas temps de refondre les alliances, il n'était pas trop tard pour établir des relations cordiales avec la Roumalie, et discuter de problèmes véritables sur le Nouveau-Monde sans négliger les questions de courtoisie et d'échanges entre les deux vieux continents.
Dont s'ils ne représentaient pas tout à fait les premières nations économiques, au moins gouvernaient-ils leurs semblables par la pureté et l'excellence de leur identité.


Edmond Villefroy : Voyez en moi le représentant, honoré et dévoué, de Sa Majesté le Roi de Fiémance. La Roumalie sait se faire désirer et ce n'est pas un mal. Puissions nous tirer des enseignements nombreux de votre pays.
Le Roi croit à la nécessité de relations harmonieuses, mais il les souhaite de tout cœur, et plus encore aspire-t'il à bâtir une relation d'amitié profitable à nos deux peuples.
Il imagine un monde où les intérêts économiques arriveraient loin derrière l'entente légitime entre les nations de qualité.

Villefroy pensa très fort à la fange qui s'étalait chaque matin dans le quotidien unique de la CESS, État qui ne semblait exister que par la verve bas-de-gamme qu'il agitait face à une Fiémance qui pourtant, depuis des mois, ignorait cet ectoplasme sans saveur, monstre de médiocrité ressassant les mêmes lois de construction d'autoroute qui devraient, un jour peut-être, lui permettre d'arriver à l'orteil d'un rival qui de son trône ne le voyait guère.

Posté : dim. mars 15, 2015 4:44 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]D'Orient voilà l'Occident[/f25]


[f25]Edmond Villefroy, invité d'estime du Second-Prince, laissa apparaître avec courtoisie
son indéfectible sentiment de loyauté et d'affection personnelle envers son monarque, ce,
dans la probable intention de vraisemblablement démontrer la déférence emblématique due
à la royauté. D'ailleurs, M. Villefroy avoua être au service de Charles-Philippe de Fiémance,
et messager des vœux de celui-ci.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/862356SecondPrinceCopie.png[/img]
«Son Altesse, le prince Cheng Han Yue»


[f25]Face aux tournures plutôt procédurales de la politesse du Brestangeois, le jeune
héritier du royaume roumalien hocha subtilement de la tête tout en se saisissant de
sa tasse avec délicatesse. Dès que Edmond acheva sa présentation, le prince détecta
que l'esprit de l'émissaire bouillonnait dans des flux de pensées, sans en connaître les
détails
Il me plaît de vous accueillir sur Jiyi pour que nous puissions éclaircir nos
relations, Excellence.
» Suite aux bienvenues, Han Yue consomma une gorgée de son
thé avant de déposer sa tasse, puis poursuivit-il respectueusement les dialogues avec
son interlocuteur émérite, tout en analysant son convive
J'espère que votre pérégrination
sur les eaux ne vous causa nulle incommodité...Les flibustiers qui s'adonnent aux assassinats
et aux pillages sont, si vous me permettez l'usage d'une expression, monnaie courante dans
les environs, mais la Marine royale endosse son rôle de chasseresse de criminels, dont les
adeptes de la piraterie. Outre cela, avant que nous commencions sur le sujet des correspondances
qui nous lièrent, avez-vous des questionnements ou des besoins auxquels nous pourrions apporter
un contentement ?
»[/f25][/center]

Posté : dim. mars 15, 2015 6:09 pm
par Arios
Le Fivard dans la force de l'âge vu son taux d'adrénaline redescendre subitement quand il entendit le Second-Prince vanter la chance qu'avait pu avoir la délégation fiémançaise de ne pas s'être retrouvée prisonnière de pirates des eaux du Zhao... Il s'entendit avec lui-même pour admettre que la Roumalie était une Fiémance sans Opemont, sans structures et sans technologies, une Fiémance sans la cloche de verre qui d'habitude protège les pays faisant le choix de la vulnérabilité face aux éléments.

Edmond Villefroy : Nous avons su prendre toute les précautions qui s'imposent afin de ne pas être en retard à ce rendez-vous.
Le problème de la piraterie est commun a bien d'autres régions, comme le Zanyane oriental, ou anciennement les alentours de Shish. Mais si ces flibustiers font l'erreur de s'en prendre aux intérêts de plus forts qu'eux, nous savons les éliminer. Vous conviendrez qu'il est alors plus efficace que des arcs et flèches, chère Majesté.

En effet, je vous demanderai des nouvelles de la dynastie, de la Cour, de la santé de la monarchie du Grand-Royaume, après les événements sombres qui ont pu frapper votre sang.

Posté : mar. mars 17, 2015 2:37 am
par Sir_Ulric
[center][f25]D'Orient voilà l'Occident[/f25]


[f25]La personnalité princière scruta son interlocuteur pendant les discussions,
et une étonnante surprise apparut aux yeux de Han Yue, en remarquant l'enthousiasme
de messire Villefroy s'estomper soudainement.

Soucieux, le prince lassa l'assurance de son invité s'épanouir et discourir, sans l'interrompre
et sans même dévier son regard ailleurs. En outre, le diplomate brestangeois mentionna l'île
de Shish, présentement sous vassalité fiémançaise, et les côtes zanyanaises en proie aux
actes de rapine de malfrats. Tout cela en soulignant la stupidité des flibustiers qui auraient
l'impudence et l'imprudence de confronter des puissances qui les dépassaient de loin.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/862356SecondPrinceCopie.png[/img]
«Son Altesse, le prince Cheng Han Yue»


[f25]Une modeste ambiguïté sous la forme d'une condescendance quelque peu
abstraite s'initia dans les vers de Villefroy, quand il spécifia que des armes de
trait étaient insuffisantes et inefficaces, insinuant en ce sens que les patrouilles
et autorités s'affublaient encore dans leur service d'un tel armement. Encore
une fois, selon l'héritier, cette supposition partiale provenait d'une ignorance sur
les réalités sociales et historiques de son royaume, rien de moins.

Finalement, Edmond s'affirma curieux des événements d'envergure qui se passèrent
au cours des mois précédents, voire, années. Ce à quoi l'hôte répondit, juste après
s'être abreuvé d'une autre gorgée de thé
Monsieur de la Maison Villefroy, nous
n'utilisons plus l’arbalète et l'arc pour combattre un adversaire, outre lors de
concours ou de tournois champêtres, ainsi que pendant la chasse. Soyez informé
que la présence des pirates a drastiquement baissée depuis la libération du Nanzhao
et nombres de repères de contrebandiers et forbans ont simplement été démantelés.
La Marine royale, en collaboration avec la garde côtière, a pourchassée et pourfendue
les pires vermines des eaux, mais nous ne pouvons pas écarter, même avec les efforts
conséquents des autorités kaiyunaises, zhaonoises et roumaliennes d’éradiquer la menace,
la possibilité de l'existence de planques et discrets bateaux de pillards dans les environs.
»
Suite aux explications, le dignitaire roumalien déposa sa tasse et se réfugia dans ses
labyrinthes synaptiques pour apporter une réponse concise et éclairée à son convive.
L'écoulement de plusieurs secondes laissa le tic-tac caractéristique d'une horloge être
audible, avant que le prince n'entreprenne de formuler ses dires
Vous désirez entendre
des actualités sur la Cité du Soleil, Excellence ? Bien sûr...Le Grand-Royaume est endeuillé
par la perte du successeur, feu mon aîné Fu-Chin, et mon valeureux et émérite père, Tsu-Tao,
longtemps vigoureux et d'une acuité extraordinaire, a été la victime d'un anévrisme qui le
maintient présentement au lit, mais il a toujours la capacité de communiquer avec toute sa
lucidité...Après un peu plus de 78 ans de règne, et à un âge vénérable de 94 ans, son corps,
même entretenu avec soin grâce à des entraînements rigoureux et des méditations quotidiennes,
ne put se soustraire au dépérissement naturel. Néanmoins, il règne encore, et il le fait avec ténacité.
Concernant la Cour, elle se prépare graduellement aux démarches successorales. Je suis ainsi devenu l'héritier du
Trône du Dragon, récemment.
» L'hôte s'arrêta pour s'abreuver de son breuvage, et afin de
permettre à la délégation fiémançaise de correctement traduire les tournures de phrase. Enfin,
le maître du Zhao-Sud continua
L'institution royale n'a rien à redouter quant à sa santé, Excellence,
et je vous remercie pour votre apparente sollicitude face au chagrin des Roumaliens, dont celui ma famille.
»
Les mots se transcrivaient dans les consciences, et l'héritier attribua un geste simple
de la main à son partenaire de conversation afin de lui faire comprendre qu'il lui passait la parole,
tel un appel aux questionnements.
[/f25][/center]

Posté : mar. mars 17, 2015 12:26 pm
par Arios
Edmond Villefroy : Les arcs et les arbalètes sont les armes qu'utilisent beaucoup de Fiémançais pour chasser, lorsque les lois seigneuriales n'imposent pas une surveillance écologique des milieux abritant cette nourriture secondaire... Bien sûr, elles ne concernent pas l'armée du grand-royaume.

Je souhaite joindre ma prière à la vôtre quant aux malheurs qui touchent le peuple roumalien, à savoir la perte de celui qui était désigné comme le successeur de votre père. Sa Majesté est encore vivante, grâce à Dieu, et c'est un même flambeau de joie que votre succession désignée maintenant pour la gouvernance des provinces makaranes sous l'autorité de votre famille.

Le règne de votre père étant sur la fin, je ne doute pas qu'un esprit jeune et cultivé comme le vôtre envisage de grands projets pour votre territoire. Longtemps la Roumalie, qu'importe sa culture resplendissante, a été en retrait des autres pays makarans. Et tant mieux, car ni le fascisme, ni le libéralisme sont de bonne augure pour le gouvernement d'un peuple et la protection d'une société.
Je serais honoré de connaître quels seront les grands faisceaux de votre règne, sinon de conserver les précieux acquis de votre père, Sa grande Majesté.

Et ce car en de nombreux points, nos deux régimes me semblent très proches. Votre sagesse éclaircira nos erreurs. Notre expérience expansionniste dans le monde pourra irriguer votre réflexion.

Posté : mar. mars 17, 2015 9:07 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]D'Orient voilà l'Occident[/f25]


[f25]Les condoléances de la Fiémance résonnèrent positivement dans l'esprit de Han Yue, et
les dires sur les fondements environnementalistes de la société brestangeoise s'avérèrent
d'un intérêt certain pour le prince. Puis, les questionnements du diplomate fiémançais envahirent
les oreilles du gouverneur, ce qui fit réfléchir visiblement l'hôte, qui passa lentement sa main
gauche sur son crâne jusqu'à sa chevelure arrière, avant d'écouter les dernières phrases de son
interlocuteur.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/862356SecondPrinceCopie.png[/img]
«Son Altesse, le prince Cheng Han Yue»


[f25]« Je vous remercie pour la sincérité de votre empathie, M. Villefroy... Nous disposons d'une
garde forestière pour protéger la flore et faune de vils braconniers, et pour assurer la sécurité.
Si vous avez de lois seigneuriales pour défendre l'intégrité de votre écosystème, apprenez que
le Grand-Royaume également a des lois qui encadrent la chasse. La Nature est indispensable à
l'équilibre...
», exprima ainsi le prince, pour boire encore un peu, et poursuivre sur la résolution
des questions du Fiémançais
J'ai effectivement l'intention de préserver les œuvres de mon père
et d'honorer les traditions fondamentales de mon peuple. Concernant les autres initiatives de mon
règne, je compte poursuivre les travaux de mon souverain, et rétablir les étendards du royaume.
Il est tôt pour conceptualiser toutes les possibilités, car mon père vit toujours, et je lui suis fidèle,
mais ce qui est sûr, c'est que la Roumalie conservera son identité et ses valeurs...Quand vous
dites que nos régimes sont proches, qu'est-ce que vous supposez ? Notre environnementalisme,
la pérennité des traditions et leur vivacité ? Ça dépend comment vous imaginez la Roumalie dans
son ensemble.
»[/f25][/center]

Posté : mer. mars 18, 2015 9:10 am
par Arios
Edmond Villefroy : Je pense que la philosophie de votre Père que vous semblez partagez comprend l'autonomie du peuple comme maxime à respecter au-dessus des autres, et l'absence renouvelée de dépendances créées entre lui et l'État, qu'importe la valeur et la motivation de ce dernier.

La définition roumalienne s'arrête aux frontières du Grand-Royaume et celle des Fiémançais se veut étendre cette parole libératrice à d'autres peuples et continents.

Il serait étrange qu'en partageant de tels points de vue, nous ne puissions parvenir à nous entendre sur la question de la terre pelabssienne, au lieu que nos armées se rapprochent chaque jour avec la crainte de se rencontrer sans ne savoir encore que faire.

Posté : mer. mars 18, 2015 2:03 pm
par Sir_Ulric
[center][f25]D'Orient voilà l'Occident[/f25]


[f25]La personne princière s'initia en apprentis-politicologue pour analyse
adéquatement la définition de sa théorie de libération par l'autonomie.
Soudainement, il se souvint d'une terminologie: La chorocratie.
[/f25]

[img]http://img11.hostingpics.net/pics/862356SecondPrinceCopie.png[/img]
«Son Altesse, le prince Cheng Han Yue»


[f25]Cette doctrine politique ne s'assimilait pas à toutes les réalités de la
vie des Roumaliens, mais quelques traits s'y apparentaient, dont la déférence
envers la Nature, un environnementalisme précautionneux et un attachement
à la ruralité, mais l'idéologie si singulière de la Roumalie voyait ses origines à
la naissance des concepts et préceptes fondamentaux lors de la Modélisation de
l'univers par l'Harmonisateur cosmique, et la formation de l'Équilibre définissable
par le Yin et le Yang, Mal et Bien, Soleil et Lune, Crépuscule et Aurore. La Cité du
Soleil
, toujours selon le cheminement de pensée du dignitaire roumalien, représentait
un organe de fonctionnement vénéré par toute la population, et sa présence, même si
elle accordait une autonomie, se rencontrait partout, aussi petite pouvait-elle être.
Ainsi, le prince répondit calmement et d'une voix régulée:
« Nous avons à notre portée
des similitudes philosophiques, mais je ne crois pas, si vous faisiez allusion à la chorocratie,
que la Roumalie puisse s'encadrer et de se définir dans cette doctrine, même si nos approches
se ressemblent...Tsu-Tao règne par le paternalisme, et l'État est considéré par les habitants
comme une constituante culturelle fondamentale, désormais entrelacée dans les artères de
l'essence originelle. Nous partageons avec vous un environnementalisme respectueux.
Quant aux ex-États-Unis du Pelabssa, je pense que nous pourrions nous entendre sur la manière
d'agir.
» Suite aux propos de Han Yue, le servant de la pièce passa près de tous les convives pour
leur proposer d'autre thé et amuse-bouches. Enfin, le gouverneur continua à bâtir ses paroles

Les projets de mon père sont de préserver une parcelle du territoire pelabssien afin de restituer
un nouvel État pour les survivants et une idéologie un peu plus antérieure, traditionnelle à leur
peuple, non de conquérir une colonie. Nous nous battons en souvenir d'un adversaire qui avant de
mourir nous respecta. Il ne mérite pas de disparaître, et il a payé de ses erreurs par le sordide
châtiment que le Pelabssa endure toujours. Dès que les acolytes de la Main Noire auront été pourfendus,
leurs sanctuaires démantelés et leurs ''esclaves'' délivrés, nous nous occuperons des survivants pendant
quelques années, reconstituerons un gouvernement et restaurerons la société traditionnelle et rurale
pelabssienne. Nous ne les limiterons pas en appareils technologiques. Nous deviendrons leur protecteur
et guide, provisoirement. Le temps qu'ils se restaurent, qu'il pansent et soignent leurs blessures. Nous
serons leurs précepteurs et gardiens. Ils auront besoin de ce temps de répit avant de revenir vers
une souveraineté entière...Qu'est-ce que vous proposez, Excellence ?
»[/f25][/center]