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Posté : lun. févr. 23, 2015 12:06 am
par Vladimir Ivanov
RENCONTRE ROSTOVIE-AZUDE

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[url]http://www.simpolitique.com/post249791.html#p249791[/url]

Comme convenu, la Rostovie du Vosroskom allait renouveler ses relations avec la République Technocratique-Démoépitirique d’Azude... en accueillant à Novgorod un émissaire de cet État ouest-alméran.
Oleg Dniepropetrov[/i], le plus... "libéral" des directeurs, a été choisi pour représenter le pays.
Contexte notable : conscients (des dires de Kirov et Pankratov eux-même) qu'une équipe scientifique azudéenne était encore enfermée quelque part dans le QG souterrain de Terienkov à Turra, travaillant pour un programme secret au péril de la vie de chacun de ses membres, les rostovs comptais vraiment à ce que certains reviennent sain et sauf dans leur pays d'origine, une fois la terrifiante cité libérée...

Posté : sam. févr. 28, 2015 1:30 pm
par Sovana
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/51/1387316974-zepp-fede.png[/img][/center]

Voila déjà plusieurs jours que David Rault, premier administrateur, voyageais dans le dirigeable à destination de Novgorod. Au moins, depuis que les communications satellites avaient été rétablies, il pouvait gérer la plupart des affaires courantes depuis la salle informatique du zepplin. Il était accompagné de la délégation habituelle, ainsi que d'un représentant fédéral comme le souhaitait les procédures. En collectiviste, David Rault était satisfait satisfait du virage politique actuelle de la Rostovie, si l'on exceptait la verve de Svetozar Dzérine relativement guerre-froidiste, un grand classique des communistes malheureusement. Mais quelque part, le chef d'État tirait une grande fierté du fait que la technocratie ne soit jamais calculée par les fascistes rouges et leur vision binaire. Restait toutefois à voir si ce virage en Rostovie était durable. Il comptait prendre des pincettes au niveau politique, tout en favorisant l'économie circulaire. Mais avant cela, ou plutôt simultanément, il fallait résorber la crise humanitaire. Mais il fallait également réactualiser les relations avec la Rostovie, et s'assurer du rapatriement des chercheurs Azudéens.

Le dirigeable arriva bientôt en lieux convenu, et la délégation en sortie.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img]
David Rault, Premier Administrateur de la République Technocratique-Démoéptirique d'Azude.[/center]

Posté : sam. mars 07, 2015 9:00 am
par Vladimir Ivanov
Oleg Dniepropetrov : Bonjour et bienvenue en Rostovie, camarade-Administrateur ! Aujourd'hui est un évènement historique : nos deux nations reprennent contact après 10 ans de séparation, de mépris et d'ignorance mutuelles. Mais je vous l'assure, cette fois-ci, nous avons changé ! -il esquisse un honnête et chaleureux sourire.
Comme pour tous ceux à qui nous avons parlé, nous comprendrons toutes les réserves dont vous pouvez faire preuve pendant l'entrevue, et dans la négociation de nouveaux accords. La Rostovie est depuis longtemps un pays politiquement instable. C'est une réalité que nous essayons d'arranger au mieux avec le temps : conserver nos principes fondamentaux sans aboutir en guerre civile (heureusement, nous n'en sommes pas là, si l'on excepte le Karachaï), avancer lentement mais sûrement dans les réformes et la mise en place d'une toute nouvelle constitution.
Quant à l'intérêt d'une rencontre entre nos pays, celui-ci me semble devoir être non-seulement géopolitique (nous avons émis l'hypothèse récemment de rencontrer les autorités du Viertenstein, un de vos proches voisins qui nous a aidé lors de la crise alimentaire rostove, il aurait été question d'ouvrir notre pays -économiquement pour commencer- à une région du monde que nous avons longtemps ignoré, l'Alméra extrême-occidentale) mais aussi et pourquoi pas philosophique (idéologique ou doctrinal selon que l'on considère l'élan de masse populaire ou la pensée d'une poignée d'intellectuels : rechercher d'abord une compréhension mutuelle de nos idéaux respectifs puis, éventuellement, une coopération culturelle). Car nous savons que l'Azude a une certaine réputation en ce qui concerne la conception très avancée de principes sociaux et politiques originaux.
Je suppose que vous avez de nombreuses questions, avant qu'on ne se lance dans des propositions d'accords.

Posté : sam. mars 07, 2015 1:58 pm
par Sovana
Le Premier Administrateur sourit chaleureusement en s’inclinant.
Ah, le folklore communiste, se dit il en s'entendant se faire appeler camarade, cela faisait longtemps... Pourquoi pas !



[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img][/center]

[quote="David Rault, Premier Administrateur d'Azude"]Bonjour à vous Citoyen Dniepropetrov. Il est heureux de constater la fin de l'age sombre en vos contrées. Puisse cela rester durable.
Bien sur, et nous sommes certains que vos gestes suivront votre parole. Hmhm. Humainement, ce qui croit lentement croit surement, la vie nous l'enseigne.
Effectivement, l’émergence d'une première ligne officielle de conduite métapolitique est partiellement de notre fait. Nous espérons dans les prochaines décennies que d'autres surviendrons. La synergie est créatrice.

Parlons en en lieux plus confortables, mais commençons bien. Si je puis, quel est-donc l'état global actuel de la Rostovie, sur les différents plans d’existence humain ? Et, le pays est-il unifié, ou la mal rode-t-il encore dans une poche nauséabonde de béton ?

[/quote]

Posté : lun. mars 09, 2015 10:22 am
par Vladimir Ivanov
En effet, l'usage du terme "camarade" s'est généralisé en Rostovie, au point d'être même usité par des non-communistes. Oleg Dniepropetrov par exemple, était un ancien militaire, converti au christianisme aussi bien personnellement que politiquement. Partisan d'une nouvelle forme de démocratie pour la Rostovie, ni libérale, ni marxiste, il conservait toutefois, comme l'écrasante majorité de ses compatriotes, des mimiques, réflexes et pensées communistes ou d'inspiration communiste.

Oleg Dniepropetrov : Hum, j'espère avoir bien compris vos questions. Sur le plan humanitaire, la Rostovie va assurément mieux depuis ces derniers mois. L'aide extérieure fut d'une utilité réelle : dons -surtout alimentaires, mais aussi matériels- thaliboziens, thorvaliens, ménoviens, viertensteiniens, sans parler des soutiens directs d'ordres religieux du Vierstenstein, et même de la Fiémance). Et malgré quelques déceptions (accords économiques dignes de ce nom impossibles avec le Thorval en raison de son autarcisme décroissant et difficultés de vendre du pétrole, notamment au Kirep qui en achète déjà aux pays du Barebjal), les accords économiques géants signés avec l'Aquanox et le Kirep, vont aider à redynamiser notre économie plus vite que si nous avions fait cavalier seul, alors même que, paradoxalement, les difficultés à vendre notre pétrole et notre gaz nous permettront de sortir de notre dépendance à ce niveau là, et d'éviter de tomber dans une vulgaire économie de rente, vulnérable aux aléas des prix des hydrocarbures. Enfin, les achats militaires de l'Andaral (et peut-être bientôt de l'Aquanox), de l'ordre de plusieurs dizaines de milliards $RAK, alimentent notre industrie la plus performante, à savoir l'armement, et vont faire rentrer dans les caisses de l'Etat des sommes gargantuesques. La prochaine rencontre prévue avec l'URCM nous permettra peut-être une nouvelle ouverture concernant la vente de pétrole, qui s'avère jusqu'à aujourd'hui très insuffisante comparativement à notre offre potentielle (capacité de production et d'exportation).
Si l'aide internationale a permis de sauver des centaines de milliers de personnes de la famine, notre ouverture sur l’extérieur nous permettra de nous en passer l'an prochain.
Malheureusement, si de petites disettes éparses se sont substituées à la grande famine de l'après-Terienkov, la population souffre toujours d'un manque cruel de logements et de biens de consommation (vêtements, électroménagers...), ainsi que des problèmes de sécurité intérieure : c'est pourquoi les budgets directement ou indirectement alloués à ce "secteur" sont restés très élevés. La reconstruction des villes détruites pendant la guerre se passent très bien, étant donné la qualité de notre industrie et de nos réseaux de transport ferroviaires. Le manque de routes est toutefois un problème dans certaines régions du Nord : heureusement, les hélicoptères de transport (notamment ceux prêtés par l'armée), gros mais puissants et robustes, ne manquent pas : par milliers ils nous aident à la reconstruction urbaine.
La population est particulièrement pessimiste. Elle travaille à la reconstruction du pays comme à la charité populaire avec une énergie étonnante malgré son moral extrêmement fragile. Organisée pour les personnes handicapées ou souffrants encore des désastres causés par l'ancien système totalitaire, cette charité populaire est souvent planifiée ou cadrée par l’État, avec l'aide de l'armée et de congrégations religieuses. La foi chrétienne, les autres religions également, et le système Mir (communautés populaires rurales collectivistes) constituent les derniers remparts face à l'effondrement moral généralisé de notre peuple. Nous ne sommes pas passés loin d'une psychose collective à l'échelle de l'ensemble de notre nation, les mois qui ont suivit la chute de Terienkov, en raison des menaces que son "Kraï" en exil faisait encore pesé sur les territoires libérés. Heureusement qu'il n'a plus d'autre refuge aujourd'hui que celui de son souterrain fortifié de Tura. Cette psychose se serait sans doute manifestée par une forme étrange d'autodestruction collective, d'une volonté commune de quitter cet affreux monde en se laissant mourir par résignation. Cela n'est pas arrivé, et nous prenons l'engagement de croire dur comme fer qu'un tel processus ne se déclenche jamais dans notre pays. La balance entre ultra-capitalisme (présidence Goreltsine, années 2000) et dérives du kirovisme n'est pas inévitable. Nous pouvons et devons choisir le juste milieu : ni Goreltsine, ni Terienkov.
A propos de l'unité nationale, je ne vous cache pas que celle-ci est menacée. Des séparatistes islamistes aux ultra-nationalistes turriïs, la Rostovie a plusieurs fois failli tomber dans la dislocation. Depuis le coup d’État libérateur de mars 2023, la Main Noire en profite pour favoriser ces volontés séparatistes. Si les habitants du Zebejan musulman et du Levnetan chrétien-orthodoxe sont généralement restés fidèles à l'autorité centrale, les turriïs sont plus mouvementés, et des groupes indépendantistes (appuyés par la Main Noire) commettent parfois des actes de sabotage ou de cruauté contre les "collaborateurs", les "communistes kiroviens" ou les "catholiques", notamment parmi ces volontaires étrangers de l'aide internationale (congrégations chrétiennes catholiques et assimilés). Heureusement ces actes là sont rares grâce à la présence massive de l'armée et le "recyclage" du redoutable NKRD (police politique), cette fois-ci au service du Vosroskom pour la protection des populations vulnérables. Les artiïans (habitants de l'Artaï, région autonome du Turriïvostok) sont très rostophiles et soutiennent Novgorod contre les séparatistes turriïs. Mais le cas le plus inquiétant concerne le Karachaï. En toute honnêteté, je vous avoue que la majorité de sa population est sincèrement attachée à ses valeurs et traditions, et réclame l'indépendance. Toutefois, cette majorité est pervertie par des organisations salafistes ultra-violentes, explicitement membres de la Main Noire comme organes externes, ayant prêtés allégeance à Ivan Terienkov (ou, pour les plus petites d'entre-elles, au Calife du Machrek). La Rostovie compte dialoguer et négocier avec les leaders karachaïs les moins corrompus et les plus hostiles à la Main Noire, afin de trouver un terrain d'entente : comme par exemple davantage d'autonomie en échange d'une répression commune contre les factions terroristes.

Ais-je répondu à vos questions ? Voulez vous avoir plus de précisions sur certains détails ?

Posté : sam. mars 14, 2015 6:09 pm
par Sovana
[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img][/center]

[quote="David Rault, Premier Administrateur d'Azude"]Savoir le nécéssaire sociétalement vital vous parvenir, est rassurant. Votre pays a donc pu éviter un collapse, terreau des politiques extrêmophiles, hypothèse des plus inquiétantes pour la communauté internationale, qui a déjà assez souffert de la misanthropie de vos prédécesseurs.

Il est vrai. La Fédération, dans sa puissance diplomatique, dépend grandement d'exports de gaz. Aussi nous espérons que nos ressources réelles d'Azude satisferons les besoins fédéraux avant épuisement de la demande (quoique peu probable au vu des paradigmes Raksasan), ou de nos réserves, bien qu'importantes.

Nous en reparlerons plus en détails dans quelques instants, mais nous avons à cœur de vous aider à une reconstruction profondément durable.

Hm. Tout cela n'est donc pas encore finit. Quelle est la situation ? Savez vous comment se portent nos chercheurs envoyés sous le précédant gouvernement ? Depuis votre révolution, nous n'avons plus de nouvelles, ni même de rapports de recherches. Depuis près de trois ans...

La modération est preuve de la plus grande intelligence politique, encore plus des les ensembles fragilisés.

Oui, des alliances politiques locales seraient probablement fructueuses.

Vous avez bien répondu, mais je me demandait également : vers quoi la Rostovie compte-t-elle se reconstruire ?

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Posté : mar. mars 17, 2015 6:50 pm
par Vladimir Ivanov
Oleg Dniepropetrov : Malheureusement, je n'ai aucune nouvelle d'eux. Ils sont encore enfermés -avec, semble-t-il, Terienkov lui-même- dans le complexe souterrain de Turra. Aucun assaut ne peut être lancé sans qu'une irréparable catastrophe ne survienne : il détient encore une petite armée de commandos sous ses ordres, de nombreux otages ainsi que des ogives nucléaires. Nous avons envoyé des équipes spéciales pour tenter de l'infiltrer de l'intérieur... mais cela n'a pour le moment rien donné. Ce n'est qu'une question de temps avant que ce dernier "ilôt" ennemi ne tombe définitivement... j'espère de tout cœur que les chercheurs azudéens et les otages civils seront libérés sains et saufs.
Vers quoi nous voulons nous reconstruire ? Pouvez-vous précisez votre question ? Sur le plan politico-idéologique ? ou sur le plan purement économique (matériel) ?

Posté : mer. mars 18, 2015 2:36 pm
par Sovana
L'Administrateur réfléchit quelques instants.

[center][img]http://image.noelshack.com/fichiers/2013/27/1372960813-david-rault.png[/img][/center]

[quote="David Rault, Premier Administrateur d'Azude"]Quelles pensées hantent le sombre Teri' * ?
Mais surtout, auriez vous les plans de la ville-béton, ses moyens de subsistances ? Nos diplomés se feront une joie, et un honneur, de trouver mille et un moyen harceler, rendre non autarcique, -où éliminer radicalement- la ville résistante. Une telle ampleur de rigidité ne saurait être indépendante sans que cette indépendance ne soit fragile, mécanique, sans que des failles n'existent dans la surveillance.

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*En Azudéen, raccourcir le nom ou prénom d'une personne est une grande marque de mépris.

Posté : ven. mars 20, 2015 2:31 pm
par Vladimir Ivanov
Oleg Dniepropetrov : Si c'est une vraie question, je peux vous avouer que je n'ai pas la moindre idée de ce que projette de faire Terienkov à l'heure actuelle. Selon certains hauts membres de l'armée, et des scientifiques et chercheurs que nous avons emprisonnés, il souhaite retarder sa chute finale pour finaliser la conception secrète d'une Intelligence Artificielle.
Pour le reste, en effet. Sur le plan de la subsistance alimentaire, ils survivent moins grâce à la culture sous serres développés dans ce centre, que de l'aide alimentaire que l'armée rostovie fournie pour maintenir en vie les otages civils. C'est une méthode extrêmement contestée et contestable, mais en un sens, nous n'avons pas d'autre choix ici que de négocier avec les terroristes, tant qu'ils ne causent aucun dégât. Cependant, sa cité souterraine a été conçu pour devenir autonome, tandis que les nombreuses brèches de sa forteresse sont justement colmatées par ses menaces contre les otages... et ses potentielles armes de destruction massive. Notre équipe spéciale secrète principale, lancée dès 2024 pour infiltrer le "Kraï" (nom donné au gouvernement insurrectionnel de Terienkov) est toujours en mission, et n'a semble-t-il pas encore échoué malgré la lenteur de l'opération. Nous verrons bientôt je pense, ce qu'elle donnera. En attendant, tout est fait pour protéger le pays et les populations des alentours (ville de Turra en surface) contre d'éventuelles représailles, et pour maintenir si possible les otages en vie.

Posté : jeu. avr. 09, 2015 4:14 pm
par Sovana
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[quote="David Rault, Premier Administrateur d'Azude"]Hmmm... L'idée me viens de négocier avec lui, s'il à son projet si chèrement. Isolé, il ne le terminera jamais.
S'il accepte de laisser la cité et les otages, pour que mon pays collabore sur cette CA, nous y trouverions tous un avantage.

Mais, si la diplomatie est peine perdue, et malgré votre position, des espoirs subsistent.
Un des points les plus faibles du bunker est l’électricité. Sans électricité pas de dissuasion. Il reste certes les otages... Mais que cette ville survive représente un danger pour bien plus de personne que l'ensemble des otages présents, fussent-ils des notre, par exemple. Quels sont les installations électriques ? Une telle structure ne peut pas être autonome électriquement ? Pour produite, un tant soit peu de nourriture, s'alimenter en lumière, les systèmes d'aération... Cela doit être extrêmement énergivore.

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