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Posté : mar. févr. 10, 2015 5:12 pm
par Kim
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Le gouvernement déclare la guerre à la pollution
A environ un millier de kilomètres à l'est d'Ancheon, un mal inconnu décime les troupeaux depuis plus de deux ans maintenant. De mémoire d'éleveur, on n'avait jamais vu un tel phénomène dans de telles proportions. Les poulains, chevreaux, chamelons et autres petits naissent malformés quand ils ne meurent pas directement dans le ventre de leur mère. Les premiers éléments de l'enquête diligentée par les autorités sanitaires viennent d'être publiés : si les autopsies ne révèlent pas de maladie, des quantités anormalement importantes de dérivés du tributyle-étain ont été relevées dans des puits artisanaux utilisés par les éleveurs pour le bétail. Aussitôt, des voix se sont élevées violemment contre le groupe TBT-gieob qui possède une usine dans la région utilisant des tributylétains industriels. Si le groupe dément toute implication, le gouvernement a déjà promis de faire toute la lumière sur cette affaire et a nommé une commission d'experts chargés de mener l'enquête. De nombreux responsables du site sont actuellement entendus par les services de police.
Le gouvernement du Choson actuel avait fait de la lutte contre la pollution une priorité, alors que les services sanitaires avaient tiré la sonnette d'alarme pendant la campagne électorale sur les pics de pollution atteint à tout les niveaux : eau, air et terre. Ce nouveau scandale fait suite à peine une semaine après au rapport parlementaire sur la pollution de l'air dans les zones rurales provoquée par le trafic incessant de centaines de camions sur les pistes non asphaltées qui soulève une quantité colossale de poussière, détruisant le pâturage sur cinquante kilomètres autour des pistes et provoquant de graves problèmes respiratoires chez les habitants. Le président de la république, Bae Dong Chul, avait alors déclaré que les projets d'aménagement du territoire, et particulièrement concernant le réseau routier, allaient s'accélérer et voir le jour dès l'année en cours.
Posté : sam. févr. 14, 2015 11:50 am
par Kim
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Danger sous la capitale, le signal d'alarme est a nouveau tiré.
C'est un nouveau drame qui s'est déroulé cette nuit dans les souterrains alors que des milliers de personnes défavorisées y descendent pour s’agglutiner le long des canalisations d'eau chaude. Malheureusement le réseau est dans un état de délabrement inquiétant et l'un des tuyaux, où circule de l'eau à plusieurs centaines de degrés, a cédé vers deux heures du matin. Une jeune femme de vingt-huit ans, sans emploi et mère de deux enfants, est morte ébouillantée tandis qu'une femme plus âgée est actuellement à l'hôpital pour des brûlures importantes. Au delà de ce fait divers tragique, c'est la situation sanitaire et sociale globale qui inquiète au plus haut niveau.
La situation sanitaire dans la capitale se dégrade chaque jour et les services hospitaliers ne sont pas en mesure d'y faire face faute de moyen humain, matériel et financier. Le nouveau ministre de la santé tire un bilan catastrophique de la situation : les pathologies infectieuses sont en augmentation constante, notamment la tuberculose et la varicelle. L'incidence des infections sexuellement transmissibles et les hépatites ont doublé en dix ans. Pour les populations les plus défavorisées, en plus de vivre dans des conditions dangereuses comme le prouve ce fait divers, l'alcoolisme et les dépressions sont en augmentation constantes également. Le gouvernement a annoncé la semaine dernière que le temps des bilans était terminé, et qu'il était temps de passer aux actes, promettant des mesures prochaines.
Posté : mar. févr. 17, 2015 9:20 am
par Kim
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Les déchets déclarés ennemis publics.
Vecteur de propagation des maladies, la multiplication des décharges sauvages dans les grandes villes et la capitales en particulier bat son plein, surtout dans les quartiers excentrés. Les tonnes de détritus jetés à même le sol sont responsables d'une recrudescence des maladies opportunistes qui mutent parfois vers de nouvelles formes multirésistantes et parfois incurables selon l'OMD. Pourtant, les décharges municipales existent bien mais faute de moyens humains et financiers, le ramassage municipal est devenu inefficace.
Sous l'impulsion du ministre de la santé et des sports, en concertation avec l'ensemble du gouvernement, il a été décidé de mobiliser des régiments de l'armée afin de procéder au ramassage des ordures. Une armée de pelleteuses et de camions-bennes ont envahi les rues de la capitale ce matin afin de commencer le chantier, certains habitants se joignant spontanément à eux afin de les aider. Les soldats et les civils sur place tentent de se protéger avec les moyens du bord en effectuant ce travail difficile et dangereux : gants, foulard sur le nez et lunettes de protection pour les plus chanceux.
Posté : mar. févr. 24, 2015 3:44 pm
par Kim
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Reportage : l'économie de la survie.
Résumé :
Avec un fort taux de chômage et l'augmentation du coût de la vie, une économie parallèle s'est développée au Choson. Des activités clandestines permettant à de nombreuses familles d'assurer leur survie. Dans les mines de charbon désaffectées, des milliers de mineurs clandestins descendent sous terre quotidiennement, au péril de leur vie, pour extraire le charbon qui sera ensuite revendu dans les centres urbains pour alimenter les poêles des quartiers de yourtes. Dans les décharges municipales, des centaines de collecteurs de plastique écument les amoncellement de détritus à la recherche de contenants en tout genre qu'ils pourront revendre aux entreprises locales et étrangères malgré les risques infectieux. Des dizaines de familles démontent les édifices des anciennes cités minières d'uranium de la période communiste pour revendre leurs pans de bétons dans les chantiers des villes alors que des doutes persistent sur la présence de radioactivité dans les structures. Notre équipe de journaliste est allé à la rencontre de ces travailleurs clandestins, poursuivis par les forces de l'ordre, considérés comme des marginaux par le voisinage.
Posté : lun. mars 02, 2015 3:42 pm
par Kim
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Coup de filet dans la capitale.
C'était l'une des promesses phares du candidat Bae Dong Chul : lutter contre la corruption au plus haut niveau. Des paroles en l'air pour certains, habitués aux douces mélodies en période électorale et sûrs de leur invulnérabilité. Résultat, pas moins de cinquante-sept arrestations dans la matinée et le ministre de la justice et de la police, Kim Jin Kyung, annonce que l'enquête encore en cours pourrait mener à d'autres arrestations et que la justice se montrerait exemplaire et implacable.
Il n'aura fallu qu'un mois et demi à la police pour mener l'enquête tant les preuves étaient nombreuses et flagrantes. Tout a commencé par la surveillance d'un groupe parlementaire composé de huit élus soupçonnés de falsifier leurs rapports parlementaires sur les effets de l'exploitation des sols par les sociétés minières en vue de leur permettre de poursuivre leur activité rentable. En plus du non respect des nouvelles normes environnementales, ces passes-droit concernaient également le non respect du droit du travail ou le non respect des règles fiscales ayant permis une fraude à l'échelle industrielle et une perte de revenus tout aussi importante pour l'état. Mais pas pour les parlementaires en questions qui se voyaient offrir en retour de nombreux cadeaux : voitures, vêtements de luxe, appartements...
Mais les parlementaires se voyaient également offrir des prostituées, généralement mineures. Une enquête parallèle s'est donc ouverte sur ce trafic d'êtres humains. La police a ainsi pu remonter toute la filière et déterminer que les jeunes filles et garçons étaient fournis par des responsables de la Fondation Catholique Chosonne, une association qui s'occupe des pauvres et des orphelins de la capitale. Un réseau bien développé et prospère depuis plusieurs années déjà, fournissant non seulement les riches parlementaires, mais également des hauts fonctionnaires, des grands patrons parfois étrangers et alimentant également un tourisme sexuel souterrain.
L'ensemble du gouvernement a réaffirmé sa volonté de lutter contre la corruption galopante et d'assainir le Choson d'ici la fin du mandat présidentiel. Les parlementaires ont de leur côté condamnés avec force les agissements de leurs collègues, assurant la population qu'il s'agissait là de comportements minoritaires au sein de la classe politique. La Fondation Catholique Chosonne a refusé de s'entretenir avec nous, ses membres se disant effondrés par ces révélations et meurtris au plus profond de leur âme, assurant tous n'avoir jamais eu vent des actes de leurs collègues.
Posté : lun. mars 09, 2015 6:02 pm
par Kim
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Nomadisme moderne : un chemin d'accomplissement ?
La particularité du Choson est d'être un pays marqué par un héritage de pastoralisme nomade indissociable de son histoire, de son économie et de sa culture. Pourtant, le régime communiste a provoqué des changements considérables en provoquant la sédentarisation de la population, au point qu'on peut se demander : le nomadisme choson a-t-il encore un avenir ? La culture chosonne n'est pas compatible avec le concept occidental de développement et de sédentarisation, la jeunesse semble tiraillée entre son besoin de confort matériel et sa peur de la routine, entre la sécurité d'une vie bien organisée et sa soif de liberté et d'espace. Le nomadisme moderne semble en capacité de concilier toutes leurs aspirations.
Le nomadisme traditionnel est le fait pour une population de se déplacer en fonction des saisons afin de permettre une exploitation minutieuse du milieu naturel et d'assurer sa survie. Aujourd'hui la survie est avant tout assurée par l'argent, les nomades modernes ne se déplacent donc plus à la recherche d'herbe fraîche mais en fonction des opportunités de travail. Tout comme leurs ancêtres, les jeunes chosons se déplacent en fonction des saisons : saisons agricoles, chantiers du bâtiment, saisons touristiques etc... Les jeunes chosons migrent au fil des saisons et des besoins des régions et travaillent intensément pendant leurs saisons avant de rentrer chez eux profiter de ce qu'ils ont gagnés. Comme leurs parents, les jeunes chosons ne cherchent pas à accumuler de la richesse mais simplement à profiter des avancées modernes comme n'importe quel jeune, et ils restent très attachés à la terre de leurs ancêtres.
Dans un monde moderne globalisé, les jeunes chosons partent de plus en plus vers l'étranger trouver du travail généralement pour une période déterminée avec un retour prévu. Ces derniers mois, des milliers de jeunes sont partis tenter leur chance à Nankinville, l'un des pôles d'activité les plus important de la région sud-Makara. Les populations nomades se déplacent et s'installent toujours en groupe comme le veut la tradition, créant temporairement une petite diaspora locale. La demande est également très forte concernant les études à l'étranger, la capitale du Raksasa, Jiyuan, étant la première destination évoquée par les parents pour leurs enfants dans les enquêtes d'opinion. Le rapprochement avec cette nation va sans nul doute s'accompagner d'une hausse très importante des demandes d'inscriptions dans les universités de la première puissance continentale par les familles chosonnes.
Si le nomadisme choson a dû s'adapter au monde moderne, il est cependant loin d'être mort et pourrait, qui sait, s'imposer comme un modèle dans un monde globalisé où les gens peuvent rester en contact avec leurs proches malgré les distances et où les distances semblent toujours raccourcir avec les progrès dans le domaine du transport. La vie sédentaire demande de plus en plus de distractions payantes, la question de l'argent occupe de plus en plus de place et crée de plus en plus de stress, de pathologies et de déséquilibres dans les relations humaines. Le nomadisme peut, de ce point de vue, apparaître comme la voie à suivre, une chemin d'accomplissement.
Posté : jeu. mars 19, 2015 12:30 pm
par Kim
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Les normes de sécurité jouent avec le feu
La nouvelle étape dans les relations raksaso-chosonnes aurait pu commencer hier par un drame. En effet, un groupe de prospecteurs raksasans arrivés la veille à Cheongpul a trouvé refuge dans l'un des quelques hôtels du centre ville, lequel hôtel est parti en fumée en début de soirée. Heureusement, l'ensemble de l'équipe d'experts se trouvait alors au restaurant à ce moment là pour arroser leur première soirée au Choson. L'hôtel a été entièrement ravagé par les flammes que les secours n'ont pu maîtriser que tard dans la nuit et le bilan humain est miraculeusement faible avec seulement quatre employés incommodés par les fumées toxiques dont les jours ne sont pas en danger. En revanche, les dégâts matériels sont considérables et plus particulièrement pour les experts étrangers qui ont perdu une grande partie de leurs outils de travail. La municipalité de Cheongpul les a déjà tous relogés gracieusement dans un autre hôtel du centre ville.
Au delà du fait divers, c'est surtout la question des normes de sécurité de l'ensemble des bâtiments qui est posée. En effet, d'après les inspecteurs de police, l'incendie serait accidentel, provoqué par un court circuit. Des installations électriques pas aux normes, des détecteurs de fumée en panne et donc une alarme qui ne s'est pas déclenchée et aucune issue de secours ce qui laisse envisager le bilan humain si l'hôtel avait été plein à ce moment. Une situation similaire dans tous les établissements recevant du public mais également chez tous les particuliers de la capitale.
Le maire de la capitale, Choi Suk-Chul reconnaît la gravité de la situation et craint qu'une catastrophe majeure puisse se produire à tout moment. De très nombreux bâtiments vont devoir subir une importante rénovation et mise aux normes, certains nécessitant même d'être simplement détruits et reconstruits. Un groupe d'experts sera très bientôt constitué dont le rôle sera de faire le point sur l'état des bâtiments, de détecter les anomalies et les risques associés, de proposer les actions nécessaires pour corriger les dysfonctionnements constatés et d'en évaluer le coût.
Posté : mar. mars 24, 2015 4:20 pm
par Kim
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Le Programme Tuberculose Choson de l'OMD
Difficultés respiratoires, pneumonies, bronchites chroniques, pression artérielle élevée, mauvais développement des fœtus, naissances avant terme, cancers des poumons, de l’œsophage, de la vessie… A cette liste de maux aussi longue qu’effrayante dus à la pollution atmosphérique s’ajoute l’une des maladies transmissibles les plus meurtrières au Choson : la tuberculose pulmonaire. Elle est en effet la troisième maladie contagieuse la plus répandue après les infections sexuellement transmissibles et l’hépatite virale et demeure, en outre, la principale cause de mortalité.
Causée par une bactérie plus communément appelée Bacille de Koch, qui touche le plus souvent les poumons, les symptômes courants de la tuberculose sont une toux accompagnée de crachats parfois teintés de sang, des douleurs dans la poitrine, une faiblesse générale, une perte de poids, de la fièvre et des sueurs nocturnes. Son développement serait, comme celui d’autres maladies, grandement favorisé par la pollution de l’air, véritable problème de santé publique à Cheongpul, générée par le trafic automobile, les usines thermiques et les fumées des poêles à charbon.
Le docteur Masatoshi, bénévole raksasan à l'omd témoigne : « Ce sont bien souvent des gens pauvres, sans emploi, et venant des quartiers de yourte qui sont atteints, ils souffrent souvent de fatigue, de malnutrition, du manque d’accès aux soins ou à une couverture social. Il est d’usage au Choson de ne pas se plaindre de sa condition et d’ignorer les signes avant-coureurs de maladie. Ignorant leur condition, ils poursuivent leur quotidien, contaminant, par conséquence, d’autres individus car lorsqu’une personne atteinte d’une tuberculose pulmonaire tousse et éternue, elle projette des microbes dans l’air. C’est donc en inspirant ces microbes qu’une autre personne peut être infectée, risquant alors à son tour d’en contaminer davantage. Ce qui est dramatique, c’est que beaucoup de personnes sont porteuses du virus et n’en savent rien ! Sans traitement, on estime qu’un malade atteint de tuberculose peut contaminer entre dix et quinze personnes par an. Que ce soit par fierté ou par manque d’argent, la santé n’est pas toujours la priorité des chosons. Le manque d’éducation sanitaire et de prévention est bien souvent l’un des principaux responsables de la propagation de maladies. »
Le programme de contrôle de la tuberculose a été mis en place afin de lutter contre la diffusion de la maladie dans le pays. Il vise, à terme, à l’éradiquer. Afin d’y parvenir, un centre national de traitement des malades va voir le jour à Cheongpul ainsi que de nombreuses antennes dans les différentes régions du pays. Les objectifs de ce projet sont un changement significatif de la gestion de la maladie via trois axes principaux : le développement des équipes du PTC (Programme Tuberculose Choson), des campagnes de dépistage de la tuberculose pour parvenir à des diagnostics précoces ainsi qu’un accès équitable aux services de lutte contre la maladie et la mise en place d’actions contre toute stigmatisation ou discrimination inhérente aux malades. L’équipe du programme prévoit ainsi de procéder au dépistage précoce de la tuberculose. Chaque habitant, tout âge confondu, peut accéder gratuitement aux premiers diagnostics et être ensuite orienté vers un centre de soins compétent si la tuberculose est détectée. Les résultats de cette campagne devraient permettre d’améliorer les infrastructures et les moyens mis en place pour le traitement de cette maladie et des patients.
Posté : ven. mars 27, 2015 8:39 pm
par Kim
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Les steppes trouvent le chemin de la lumière
Les nomades des steppes mènent une vie simple qui perdure depuis des siècles. Jusqu’à récemment, c’était aussi une vie sans électricité. Jusqu'à récemment seulement car l’installation de systèmes solaires domestiques hors réseau va transformer la vie de milliers de familles de bergers, qui peuvent depuis peu non seulement s’éclairer mais aussi écouter la radio et regarder la télévision, utiliser des petits appareils électroménagers et recharger leurs téléphones portables.
Cette transformation a été rendue possible grâce au programme national d’électrification solaire entrepris par le gouvernement et suite à l'installation il y a tout juste un mois de la filiale de Raksasa Suntech Power après les accords signés entre notre gouvernement et le gouvernement raksasan. « Nous sommes fiers d'avoir monté ce projet, qui permet à la population rurale d’avoir l’électricité grâce à des installations solaires domestiques portables et bon marché », souligne le ministre de l'environnement et de l'aménagement du territoire, Park Chin-Ho. « Aujourd’hui, les enfants peuvent faire leurs devoirs le soir, les familles peuvent regarder la télévision et recharger leur téléphone : elles sont désormais connectées au monde tout en demeurant nomades. C’est l’une des nombreuses idées novatrices que nous mettons en œuvre sur le terrain afin de rendre la croissance plus inclusive et freiner l'exode rural, voir inverser la tendance. Hier, les bergers utilisaient encore des bougies et des lanternes. Je pense que demain la qualité de vie dans les steppes sera à peu près la même qu’en ville. »
Demain, les familles pourront se détendre et passer du temps ensemble le soir, sous les lumières électriques. Les enfants pourront s’instruire grâce à la lecture et à la télévision. Pour les bergers, l’accès à la radio et à la télé signifie pouvoir prendre connaissance des bulletins météorologiques et mieux gérer leur bétail, tandis que l’utilisation de téléphones portables leur permet de se renseigner sur les cours du marché. Le programme fourni des installations solaires domestiques portables, et donc adaptées au nomadisme des bergers, qui peuvent facilement les monter et les démonter au gré de leurs déplacements. Le projet consiste à faire acheter les installations solaires par les bergers, une subvention couvrant environ la moitié des coûts. Cette approche équilibrée permettra à la fois de rendre les dispositifs abordables et de multiplier les ventes.
Seul couac du projet : la filiale de Raksasa Suntech Power a à peine ouvert ses portes qu'elle s'est retrouvée inondée sous les commandes, provocant en quelques jours une pénurie en installation solaire et en main d’œuvre qualifiée pour les installer. Les nomades, bien qu'encore relativement pauvres, se sont en effet spontanément organisés pour mettre en commun leurs économies afin d'équiper en général une seule yourte du campement qui sert alors au clan dans son ensemble. La maison mère au Raksasa se retrouve donc sollicitée pour augmenter ses délais et ses quantités de livraison afin de satisfaire à la demande. De plus, les filières associées comme la téléphonie mobile, l'internet ou la télévision par satellite tardent encore à s'implanter.
Posté : jeu. avr. 02, 2015 3:31 pm
par Kim
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Le commerce informel transfrontalier
Le commerce transfrontalier qui échappe à la surveillance gouvernementale est à la fois une bénédiction pour les nomades et un grand problème pour l'économie chosonne. Le commerce informel transfrontalier se définit comme étant une forme de commerce non enregistré dans les statistiques officielles, effectué par de petites entreprises individuelles ou organisées à travers l'évitement des postes frontières, la dissimulation de marchandises, la sous-déclaration, le faux classement, la sous-facturation entre autres stratagèmes. Cette forme d'activité se caractérise par le non-paiement des taxes ou des redevances imposées par les gouvernements aux commerçants qui contournent les formalités d'usage sous prétexte qu'elles sont coûteuses, complexes et qu'elles prennent du temps.
Le commerce informel transfrontalier reste un secteur très important au Choson et dans la région transfrontalière avec l'Endo en particulier. Il contribue à la croissance économique, la création d'emplois et la sécurité alimentaire pour une majeure partie de la population nomade de la région. En dépit des difficultés rencontrées et des risques encourus, les nomades continuent de se livrer au commerce informel transfrontalier, dominé par le commerce des épices à destination de Nankinville. Les raisons avancées par les nomades qui se livrent à cette activité, seraient entre autres, des taxes élevées appliquées par les autorités de la douane et des marchés, le manque de certification adéquate, des taux fiscaux élevés.
Notre enquête a révélé que le commerce transfrontalier informel était une activité économique d'une très grande importance, les nomades interrogés font du commerce avec des marges profitables, nombre d'entre eux se plaignent des processus complexes auxquels ils sont soumis afin d'obtenir une certification pour des mesures sanitaires et d'autres autorisations d'exportation ou d'importation. Il se trouve également que ceci est un facteur déterminant pour le commerce informel transfrontalier où les nomades évitent les formalités en raison des difficultés et des coûts élevés auxquels ils font face pour obtenir ces certificats. L'accès aux ressources financières pour faire des affaires est un problème chronique et l'enquête a révélé que près de 80% des nomades obtiennent leurs capitaux de sources informelles.
On constate donc un non-respect des règles et la présence d'un secteur informel transfrontalier florissant en dépit des initiatives prises pour l'enrayer. Conscient de l'importance de ce commerce, le gouvernement envisage de mettre en place des initiatives de facilitation des échanges dans le but de formaliser les échanges informels.