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Posté : jeu. janv. 29, 2015 9:02 pm
par Arios
[img]http://www.linternaute.com/sortir/sorties/architecture/chateau/pierrefonds/diaporama/images/1.jpg[/img]

La rencontre avec la famille cousine du Viertenstein s'était terminée trois jours auparavant, sans que d'aucun ne puisse témoigner de son issue, ni selon la note officielle rendant compte de l'entrevue au moins diplomatique, ni selon les mots qui avaient pu être échangé entre les différents acteurs, les différents jeunes gens.

Marguerite de Syddjurs était désormais à Opemont depuis une semaine, ou du moins dans les palais de la région, à suivre les dames de la cour ou la Reine quand elle l'avait pu, évitant de regarder par la fenêtre des voitures, rugissantes, lors des traversées de la capitale, trop populaire, trop cosmopolite pour qu'on y trouva goût à s'étendre.

Bonnefonds accueillerait à nouveau le séjour de la prétendante et du couple royal, mais depuis les événements survenus sur les frontières, et en Lurie, le peuple astien ou plutôt son Comité paysan représentatif avait demandé à ce que le futur Roi, qui attendait d'urgence une épouse, pu être présent à ses côtés alors qu'une partie du pays commençait à voir se prolonger dangereusement l'occupation des armées étrangères.

Le prince Jean ferait un nouveau voyage pour rejoindre la résidence royale au lendemain au soir. En attendant, Marguerite devrait demeurer auprès du couple royal et de ses invités. Avril ne s'annonçait pas clair, autant au nouveau-monde que dans les provinces reculées de la Fiémance. Autant dans le cœur de Marguerite qui, peu importe la décision finale, sentait une langueur accompagnait la réalité d'un mariage qui, si il avait lieu, se ferait avant tout par calcul, avec déjà la rumeur des serviteurs prétendant en sourdine que le jeune prince préférait la candidate de Viertenstein-Hochburg.

La rencontre prendrait vite la tournure d'une visite diplomatique, quand l'Archichancelier du Thorval devrait s'entretenir seul à seul avec le Roi, pour éclairer bien sûr sur l'état du Thorval, raviver les relations de cordialités entretenues avec Adursted, rassurer sur la politique opemontoise, et présager des conséquences et implications du potentiel mariage.
La crainte née des défaites militaires cachées à l'opinion, et la révélation de ralliements d'importants ingénieurs à Chevinay, faisaient bien comprendre aux hôtes que le temps n'était plus à l’insouciance de la semaine passée. Mais on comptait alors sur la nourriture et des repas fournis pour éponger l’atmosphère pesante.

Posté : jeu. janv. 29, 2015 11:59 pm
par Zaldora
[ve]Le comte Gunnar se rendit à Bonnefonds vêtu de ses atours comtaux normaux, l'écu de la famille brodé sur la poitrine. Il vit le château et se persuada le préférer aux palaces disproportionnés schlessois dans lesquels tous brillaient à un point que ça en devenait gênant, voir oppressant. Au départ, le nobliau voulut faire le voyage accompagné de sa femme mais les bruits de troubles au centre-sud, à quelques lieux d'Astia-Rivea, l'en dissuadèrent. Périlleuse couronne que celle de la Lurie Orientale ? Les accordances seront sérieuses car le temps pressait. En ces heures, la place de son épouse se trouvait davantage à la mesnie, en sécurité, à Syddjurs. En plus du Thorvalien, le comte baragouinait quelques dialectes parlés dans son fief, en plus de l'adélien et du fiémançais. La dernière fois qu'il s'essaya à langue de Shakespeare, il provoqua une crise diplomatique avec les Tarnois. L'homme n'était à l'évidence pas un diplomate, aimait s'exprimer avec franchise et n'hésitait pas à rependre hardiment ses interlocuteurs. Raison pour laquelle son avenir au Conseil était assuré, Sa Majesté n'avait guère besoin de courtisans. A la fin des accordailles, l'aristocrate espérait voir sa cadette quelques instants.

Comte Gunnar : Votre Altesse, je suis heureux de vous rencontrer en personne. Comment se porte ma fille, margrethe ?[/ve]

Posté : ven. janv. 30, 2015 9:37 am
par Arios
Charles-Philippe : Bonjour Excellence.

La petite semble désappointée par le zèle que nous mettons tout autour d'elle à ses fiançailles... mais l'Alméra a besoin d'un Roi en Lurie, et j'ai besoin de petits-enfants.

Nous sortons d'une rencontre fort intéressante avec la famille de Viertenstein-Hochburg, qui aura le mérite de nous avoir renseigné sur la situation au Viertenstein. Cette principauté est d'un calme absolu, ce n'est pas le cas partout. Je ne sais pas comment le Thorval envisage l'avenir dans la région des lacs, mais il me semblait juste de parier sur une aide croissante du Viertenstein dans l'évangélisation et l'autonomisation du Quetelann et du Lochlann.

Pour ne rien vous cacher, et par soucis de renforcer son action au Vicaskaran, la Fiémance a l'ambition de renouer avec ses tentatives d'acquisition du comté de Witzee, qui nous offrira une tête de pont en Mer blanche et raccourcira la route de Chanabeg par trois.
Nous en avions parlé à une époque avec le Thorval et il ne s'était pas montré réticent. Les vicissitudes dans le pays ont retardé les choses.

Je demanderai à Son Excellence d'aider à maintenir la compréhension de la Couronne à ce sujet. Votre fille va devenir Reine et le Royaume de son mari doit s'éviter le plus de peines dans l'intérêt de l'application des principes chrétiens.

Posté : ven. janv. 30, 2015 12:58 pm
par Zaldora
[ve]Comte Gunnar : Je peux faire cela, Altesse, et nul doute que l'argument Chanabeg aidera. Toujours dans l'optique de la compréhension, il serait bon que la Fiémance s'engage à ne stationner aucune troupe sur la bande Witzeenne, si ce n'est les régiments en transit, partant pour le territoire Vicaskindien.

Nous pensons que la libération du Lochlann et du Quetelann arrivera bien assez tôt, dans six mois, si aucun signe de reprise du pouvoir impérial ne se manifestait. Les missionnaires Viertensteinois pourraient fournir de l'assistance aux nôtres sur les terres Quetelannaises. L'évangélisation s'y passe difficilement, nous avons appris la mort de trois frères des ordres mendiants, de faim, alors que les locaux se montraient réticents à l'idée de faire la charité aux couvents qui, soucieux de respecter leur doctrine, en dépendent beaucoup. Depuis, l'Archevêché duquel les ermites de Saint-Augustin dépendent envoie de l'aide, tandis que ces derniers ont accepté d'assouplir leurs principes au nom de la survie.[/ve]

[faudrait voir avec l'administration quel est le statut exact du C30 ;) ]

Posté : ven. janv. 30, 2015 6:57 pm
par Arios
Charles-Philippe : C'est une histoire glaçante qui témoigne cruellement de la Foi de ces missionaires. J'espère que la Curie saura porter autant d'attention à l'évolution de leur statut, qu'il n'en porte au mariage du commun des prêtres ou au détournement de la femme de son rôle marial dans l'Église...

Je peux garantir la présence permanente d'observateurs d'Adursted sur cette hypothétique cession. Je vous ai révélé mon choix, que j'ai estimé le meilleur pour l'avenir du Royaume et de la Chrétienté. Les liens entre le Thorval et la Fiémance ne devraient que s'améliorer, et nous savons tous deux que les rencontres économiques n'y parviennent jamais... ce mariage signifie l'union de nos royaumes dans le projet politique, au sens noble du terme, qu'ils portent dans l'intérêt des valeurs chrétiennes.

Les nouvelles que vous m'apportez du Lochlann sont réjouissantes, non parce-que la dignité impériale en est une fois de plus affaiblie, mais parce-que le règne libéral sur ces contrées n'a que prolongé leur convalescence. L'échelle nationale est-elle la bonne ? Dans tous les cas, nous devrons accompagner par un commerce modeste et sain le redressement du niveau de vie dans les ports lochlannais et par là dans les campagnes.

Posté : ven. janv. 30, 2015 8:56 pm
par Zaldora
[ve]Comte Gunnar : Le libéral-conservatisme reste un libéralisme, c'est ce que le Schlessien peine à comprendre. Le Thorval prévoit aussi d'entamer un commerce correctement ordonné quand les terres nordiques sortiront du moribond Saint-Empire. Nous espérons pouvoir les aiguiller vers un modèle de société différent de ce que l'on peut retrouver au sein de la majorité des nations du monde.

J'ai entendu que les tensions grandissaient à vos frontières méridionales, du coté de la Savoué ? Quelle en est la gravité ?[/ve]

Posté : ven. janv. 30, 2015 9:15 pm
par Arios
Charles-Philippe : Si le Lochlann est capable de produire du sel, nous lui en achèterons abondement, étant une ressource de proximité qui n'est pas à la disposition de la plupart de nos terroirs malgré son caractère indispensable à la vie humaine et animale...

Les tensions sont grandes et elles sont le prix à payer pour maintenir les peuples dans un état de relative liberté, et dans le plein exercice de leurs identités. Elles doivent être vues comme le dommage collatéral de l'exercice éprouvant du libre-arbitre. La Savouè envahit ses anciennes possessions d'Aste-Rivea, et y attaque nos armées qui y sont en force de maintien de la paix. Nous combattrons du mieux qu'il faut pour garantir à la Lurie royale un État le moins dangereux possible. Il s'agit là d'un spasme consécutif à l'éloignement des Terdus du trône, et en se rendant maître du Comté par le mariage contracté avec la jeune comtesse, l'héritier souhaite exercer là son pouvoir de nuisance à l'encontre de ma dynastie.

Vous avez très probablement connu et côtoyer, du moins à la Cour, l'aîné de Guillaume de Terdus, Henri. Il s'agit d'un jeune homme au panache irréfutable aujourd'hui. Mais il a fait une erreur en choisissant mal ses ennemis, et ne pourra emporter au paradis le sang qu'il fait couler avec rage depuis plusieurs jours.

Posté : ven. janv. 30, 2015 10:55 pm
par Zaldora
[ve]Comte Gunnar : J'ai pu rencontré Henri il y a quelques années, en effet. D'après moi, et Sa Majesté approuverait certainement, un personnage prêt mettre des territoires à feu et à sang uniquement du fait de ses ambitions, de sa soif d'une vaine gloire, ferait un très mauvais prince quoi qu'il advienne car c'est l'orgueil qui guide ses pas, doublé ici de sa colère, sans doute devenue haine ?[/ve]

Posté : sam. janv. 31, 2015 9:47 am
par Arios
Charles-Philippe : Le malheur est qu'il y a des hommes pour le suivre, et ils sont le fruit du réensauvagement partiel qui a été fait des territoires et des personnes, par un mode de vie moins pré-mâché qu'auparavant.
Même si nous essuyons des revers, je n'ose croire à une victoire finale du Comté, nous possédons plus de forces à mettre dans la bataille et ces troubles aux marges du Royaume s'éteindront.

Quel avenir plébisciterait le Thorval pour le territoire de Savouè ? Nous avions pensé que le confier au Royaume de Lurie serait un bon moyen de renforcer cet État naissant, et d'étouffer enfin le nationalisme de cette région.

Posté : sam. janv. 31, 2015 1:49 pm
par Zaldora
[ve]Comte Gunnar : Si je vous comprends bien, Altesse, la stratégie serait de confier le Savouè vaincu à la Lurie dans l'optique d'influences luriennes réduisant la force de son héritage propre et par la même occasion, son nationalisme ?[/ve]