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Posté : sam. déc. 20, 2014 12:43 pm
par Alexei
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Sommet Rostovie - Kirep à Ophrone[/center]
De nombreux points communs unissaient les villes de Novgorod et Ophrone ; c'étaient toutes deux les plus grandes métropoles slaves du monde, où les grattes-ciels contemporains de style ovskorinien se dressaient fièrement aux côtés des vieux édifices colorés, d'où ressortaient des bulbes surmontées elles-mêmes de croix orthodoxes. Les deux villes ne comptaient que très peu d'automobiles -les transports en commun étant totalement gratuits et efficaces-, la vie était légère, l'été, et les millions de citadins se retrouvaient dans les parcs en quête d'un peu d'air, tandis que l'hiver, ils se retrouvaient au théâtre, au cinéma ou à l'opéra, ou encore dans leurs appartements -entre voisins- où l'on dégustait alors des mets typiques en parlant de tout et de rien. C'était aussi dans le nombre d'uniformes qu'Ophrone et Novgorod étaient similaires : la première comptait toujours un nombre très élevé de soldats et de policiers qui déambulaient en ville, sans parler des miliciens communistes -aux effectifs drastiquement réduits mais dont on devinait leur présence, lorsque la ville serait en danger- combiné aux petites ruelles et à l'étendue de la ville et de sa périphérie (Oslomej, Provjilski...) rendaient la capitale yougoslave tout-à-fait imprenable.
Ophrone et Novgorod étaient le symbole de deux anciennes puissances déchues : la première avait autrefois régné jusqu'au Jeekim, tout comme la seconde, aujourd'hui, les deux étaient blessées en plein coeur -la Rostovie par Terienkov, et le Kirep par ses révolutions, la destruction de sa culture sous Gak...- et avaient besoin de temps pour retrouver un équilibre. Et malgré toutes les crises endurées, l'histoire et la culture ne pouvaient que rapprocher les Slaves du Sud et les Slaves du Nord, en plus de la politique. Franjo Tadac, ancien commissaire pour la culture au temps de Vliduj Gak, accordait une importance toute particulière à l'histoire et à ce qui faisait les nations, d'où sa relative tolérance à l'égard des religions. Mais il restait fermement attaché au marxisme-léninisme le plus pur et il tenait particulièrement à fêter, en ce 28 novembre, le deuxième anniversaire de la révolution qui avait mis fin à l'autocratie de Bogoljub II et avait fait renaître la flamme socialiste au Kirep, avec le consensus de ne plus toucher à son histoire et à sa culture.
Ainsi, le chef du Viétché rostov, était de facto invité d'honneur aux cérémonies commémoratives qui se composeraient d'un défilé de l'Armée Populaire du Kirep, d'un défilé des miliciens et des jeunesses communistes ayant joué un rôle décisif dans l'événement, et l'installation d'une plaque en l'honneur des victimes. Les drapeaux yougoslaves ornaient déjà une bonne partie des fenêtres de la capitale, ces-derniers étaient parfois couplés avec des antiques drapeaux de la RFCR et de l'URSR -faute de mieux-, pour faire honneur à l'invité venu du Nord, dont l'avion allait se poser très bientôt. Franjo Tadac, qui était tenu de participer à l'événement mais qui souhaitait accueillir en personne la délégation rostove, attendait sur le tarmac de l'aéroport international Vliduj Gak d'Ophrone, espérant que la rencontre serait fructueuse et pourrait offrir au Kirep, une bonne fois pour toute, une alliance solide, après deux ans d'errance diplomatique et de realpolitik...
Posté : sam. déc. 20, 2014 3:46 pm
par Vladimir Ivanov
Le choix de Svetozar Dzérine pour venir représenter la Rostovie à Ophrone ne relevait pas du hasard des fonctions : il n'était pas venu en tant que simple chef de la diplomatie rostove, mais comme membre éminent de l'aile gauche du gouvernement du Vosroskom. Et s'il va de soi que l'idéologie kiroviste originelle était plus proche de l'actuel pouvoir kirepien que ne l'était la nouvelle idéologie en place en Rostovie, il faut absolument rappeler que les bases fondamentales des deux cultures politiques restent les mêmes : l'infrastructure économique a pour mode de production le collectivisme socialiste, qui demeure indiscutablement un principe idéologique essentiel à Novgorod. Si la superstructure a été quant à elle, et est toujours, en processus de re-christianisation massive, certainement plus que ne le sera jamais le Kirep avant bien longtemps, la nouvelle reconnaissance des libertés de culte et du christianisme dans ce pays facilitera sans aucun doute le rapprochement. Le marxisme-léninisme de type "maoïste" athée qu'était le gakisme avait muté en marxisme-léninisme de type "stalinien des années 40", à savoir un communisme patriote respectueux des religions qui constituèrent la pierre angulaire de l'identité kirepienne depuis plus d'un millénaire.
Vieilles nations slaves multiconfessionnelles majoritairement chrétiennes, sœurs de culture, d'histoire et d'idée, les points communs dépassent de loin en quantité et en qualité toutes les différences. La très large ligne ferroviaire à grande vitesse (double lignes aller-retour pour voyageurs, de même pour les marchandises...) Novgorod-Kritev-Ophrone, qui symbolisa l'alliance des trois grandes nations slaves d'Alméra orientale, pourra enfin être réactivée comme jadis. En commençant par le Kirep (nation plus ancienne et plus éloignée), Novgorod jouait une pierre deux coups : le Kirkstan serait ainsi naturellement réintégré dans cette triple alliance, et le retour des relations rosto-kirepiennes passera bien-évidemment par une renaissance de l'amitié Rostovie-CESS.
Dzérine salua ses homologues kirepiens comme comme en conviennent les habituelles mesures de la bienséance diplomatique, entre des haies d'honneur militaires et sous les hymnes respectifs des deux pays.
La Rostovie chrétienne socialiste, et le Kirep marxiste-léniniste, de-nouveau réunis pour une amitié d'un genre nouveau, mais tout aussi inconditionnelle que du temps de l'âge d'or du Pacte en 2015 et 2016.
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Svetozar Dzérine : Bonjour à vous camarade Franjo Tadac ! Je vous remercie pour ce chaleureux accueil. Pardonnez la dureté -maladive- de mon expression du visage, car soyez certain que je suis en mon for intérieur, profondément ému par cette cérémonie, qui me rappelle les heures les plus glorieuses de notre fraternité communiste.
Posté : sam. déc. 20, 2014 4:57 pm
par Alexei
Franjo Tadac, revêtu de son uniforme de Maréchal du Kirep, serra chaleureusement la main du Rostov à sa sortie de l'avion, tout en s'enquérant s'il avait fait bon voyage.
Par chance, la météo jouait en la faveur des deux hommes et des cérémonies de la révolution : un vent doux du Sud maintenait des températures inimaginables en Rostovie à cette époque de l'année. Les formalités durèrent peu et les deux hommes gagnèrent un convoi de Ladija présidentielles noires qui allaient s'apprêter à sillonner la ville jusqu'en son centre qui avait été totalement bloqué et où une foule gigantesque s'était rassemblée.
Un nouvel Axe tripartite en Alméra-oriental serait en effet souhaitable. Franjo Tadac était convaincu que la Rostovie parviendrait à raisonner Vladimir Stramine qui semblait s'être coupé des réalités et prenait un chemin dangereux en Alméra-oriental. Plusieurs fois, l'Armée Populaire du Kirep s'est mise en alerte, et la Surigimi a plusieurs fois envisagé de renverser le maître de Kritev.
Mais à trois, ils auraient beaucoup plus de poids et pourraient même concurrencer l'Alméra-occidentale et le Jeekim, une triple-alliance serait donc bénéfique pour eux tous, notamment face à l'audacieuse Fiémance qui, malgré son "amitié" nouvelle avec le Kirep, restait dans le camp ennemi.
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Franjo Tadac
Secrétaire du Peuple de la RPDPK[/center]
"- C'est une émotion partagée, camarade, on se croirait revenus une décennie en arrière. Cette rencontre coïncide exactement avec le lancement de la seconde révolution kirépienne, qui a abouti au renversement du tyran Bogoljub II et à une ré-appropriation du pouvoir par les communistes. Néanmoins, la nation yougoslave a été divisée, notamment sur les questions religieuses : les croyants ne voulant perdre leurs acquis. Nous avons donc fait des concessions importantes à ce sujet. L'Etat et le Parti restant tout de même laïcs. Aujourd'hui est donc un jour de fête dans tout le pays, l'apothéose est bien sûr votre visite qui augure de grandes choses pour nos deux nations. Mais nous discuterons de cela sur la route, nous allons être en retard."
Posté : dim. déc. 21, 2014 6:07 am
par Vladimir Ivanov
En route vers le centre ville d'Ophrone...
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Svetozar Dzérine : Très bien. Alors tout d'abord, excusez notre manque d'information initiale (retard dans la réception des actualités), mais pouvez-vous nous faire un rapide et bref résumé sur la situation actuelle de votre pays à l'intérieur (réformes religieuses, état de l'économie...) et de vos relations avec vos voisins ? Pourquoi les relations sont-elles si froides avec la CESS ? Que s'est-il dont passé ? Avez-vous des nouvelles de l'URCM et plus largement de l'état des relations et de la motivation des pays socialistes ?
Enfin, pour terminer concernant la Fiémance, n'est-il pas préférable d’apaiser les tensions avec elle plutôt que de chercher un affrontement régional qui favoriserai les intérêts d’États plus éloignés et plus puissants ? (dont un en particulier, profiteur, et plus dangereux que quiconque, dont je n'oserai citer le nom, vous l'aurez de toute façon très certainement deviné)
[HRP : cette discussion est secrète.]
Posté : dim. déc. 21, 2014 1:33 pm
par Alexei
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Franjo Tadac
Secrétaire du Peuple de la RPDPK[/center]
"- Bien entendu.
Le Kirep relève la tête et est en sortie de crise, nous essayons de diminuer nos dépenses en terme d'armement pour ce faire. Religieusement, un patriarche orthodoxe pour le Kirep a pu être nommé dans l'année, un énorme progrès, toutes les religions sont représentées, même la minorité juive. Les organisations religieuses restent néanmoins assez archaïques et le titre de Patriarche est plus symbolique qu'autre chose. Beaucoup dans le Parti ont encore des réticences à voir le retour de Dieu au Kirep. Surtout depuis que nos amis kirkstanais, ne nous ayant offert aucun soutien et la plus totale indifférence pendant et après notre révolution, ont mis la religion à une place beaucoup trop prépondérante dans la société, supplantant presque le Parti. De plus, la CESS cherche à exercer une trop grande influence sur nos voisins en leur imposant son modèle, mettant ainsi en péril le notre. Voilà la raison du litige entre nous et nos "camarades" Kirkstanais, que nous accusons de trop dériver des principes de Marx. En ce qui concerne l'URCM, nous restons en excellent termes -malgré quelques refroidissements éphémères dus à son amitié avec le Raksasa et à la notre avec la Fiémance-. Nous souhaitons toutefois réellement poursuivre notre coopération avec elle, et un axe Novgorod-(Kritev ?)-Ophrone-In Tao serait une aubaine pour le socialisme, sans toutefois fonder un nouveau Pacte qui ne pourrait plus marcher dans la situation actuelle.
En ce qui concerne la Fiémance, celle-ci s'est détournée de la CESS pour venir vers nous. Le dialogue s'est bien passé, et elle a reconnu la souveraineté kirépienne sur Pesak. Nous avons en outre conclu des partenariats culturels et technologiques, mais je crains que ce réchauffement ne soit que de courte durée. Nous savons tous deux que la ruse guide Opemont, comme c'est le cas à Jiyuan. Nous tissons peu d'espoir sur la survie de la petite amitié que nous avons avec la Fiémance, mais nous essaierons toutefois de la maintenir, dans un but de paix régionale. Mais nous avons été vite déçu par son rapprochement avec l'Etat décadent et impérialiste dont vous voulez parler."
Posté : sam. janv. 03, 2015 5:03 am
par Vladimir Ivanov
[secret]
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Svetozar Dzérine : D'accord merci. Je tiens à vous prévenir qu'en Rostovie aussi, à l'instar du Kirep, quelques principes de Marx ont été laissé de côté, notamment l'athéïsme, qui est désormais révolu dans l'idéologie de notre État, lequel reconnaît désormais le rôle fondamental apporté par la religion, et en particulier le christianisme, dans le bon fonctionnement de notre société.
Mais comprenez-nous bien : c'est moins le formalisme superstitieux et hypocrite d'une culpabilisante "religion du livre" qui imprègnera de-nouveau la mentalité des rostovs, que le "fond" de cette religion, à savoir les vrais valeurs, concrètes, de la vie quotidienne : humilité, charité, altruisme, justice..., qui effectivement (et même Marx le reconnaissait), se rapproche sur de très nombreux aspects du communisme, cette idéologie qui découle justement du christianisme. La différence essentielle, est que le culte lui-même sera autorisé et même encouragé (mais jamais forcé), où les rites, les églises et les clercs seront au service de ces valeurs... pour chaque membre du peuple, et pas l'inverse comme ce fut le cas au temps des Tsars.
C'est là tout l'enjeu du renouveau chrétien : trouver le juste milieu entre un fond de valeurs justes mais sans cohérence épistémologique ni racine spirituelle (socialisme athée tel qu'il est considéré par le Vosroskom) et un formalisme rituel tyrannique, superstitieux et abrutissant, où le verni des cérémonies dissimule la noirceur des âmes y compris celles des clercs (christianisme hyper-traditionnaliste ou tout simplement le nationalisme d'extrême droite).
Je vous ai exposé ici le point de vue de l'Etat rostov, donc du Vosroskom, et pas le mien personnel, étant incroyant. Toutefois, je reconnais à cette recherche du Juste Milieu par le Vosroskom une certaine cohérence et surtout, une bonne volonté, qui doit faire deux constats : l'athéïsme a mené à la Main Noire, tandis que le christianisme a sauvé le pays de l'autodestruction (Saratova).
Bien que toujours admirateur et disciple de Kirov et de ses idées, j'ai changé d'avis concernant notre nouvelle héroïne nationale. Cet avis est aujourd'hui nettement positif. Bref, tout cela pour dire que la Rostovie n'est plus "marxiste" au sens pur et dur du terme, et que notre peuple se tourne en masse, et cette fois-ci je pense, définitivement, vers le christianisme. C'est pourquoi d'ailleurs le pacte d'hier ne reverra plus le jour.
J'espère que tout ceci ne vous décourage pas pour renouer une alliance digne de ce nom, car nous partageons toujours nos valeurs socialistes, sachant que notre proximité culturelle et géographique ne peut que favoriser cette réconciliation. Et j'ai bon espoir que vos différends avec la CESS seront de courte durée face aux ambitions de la Fiémance qu'il faut surveiller (tout en respectant le pays comme garantie de paix régionale), et à ceux d'autres pays extra-continentaux.
-HRP : désolé pour mon absence !-
Posté : sam. janv. 03, 2015 1:37 pm
par Alexei
Le convoi s'arrêta.
L'on était maintenant en plein centre d'Ophrone, sur l'immense place Vliduj Gak, où des milliers de soldats se tenaient parfaitement alignés et au garde-à-vous, en face du Palais de la Révolution, jouxtant la tribune d'honneur déployée pour les dirigeants de l'Etat, du Parti et de l'Armée. Derrière des barrières se tenaient les citoyens d'Ophrone et des visiteurs dont parmi eux de nombreux vétérans, arborant parfois une collection de médailles allant de la tête aux pieds et qui saluaient déjà au garde-à-vous. Les drapeaux rostovs étaient également nombreux dans le public. Les deux hommes quittèrent la voiture et vinrent prendre place dans la tribune décorée des drapeaux nationaux et du Parti. Les visages de Marx, Engels, Kirov -premier du nom-, Ovskorine et enfin Franjo Tadac lui-même semblaient s'affronter ou s'échanger un regard complice. Au-dessus de cela, les armoiries de la RPDPK.
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Sous un tonnerre d'applaudissements émanant d'une foule agitant un mélange de drapeaux du Parti et du pays, de portraits de Franjo Tadac et même Vliduj Gak, le leader kirépien prononça un discours retentissant, s'adressant en des termes d'une grande familiarité à son peuple et rappelant le rôle non seulement du communisme, mais de la famille et des proches, de l'amour et de la religion, pour les croyants, dans la vie. Enfin, en des termes plus partisans, il appela les Kirépiens à ne jamais perdre espoir et à oeuvrer individuellement pour un jour atteindre le communisme réel. Il dédit en outre quelques mots à son invité rostov, rappelant l'amitié éternelle unissant les deux nations et les deux peuples. Une fois le discours achevé, l'hymne fut joué et repris par les soldats, mettant tout le monde au garde-à-vous. Enfin le défilé commença, Franjo Tadac tout en admirant les équipages des blindés yougoslaves le saluer, pouvait reprendre.
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Franjo Tadac
Secrétaire du Peuple de la RPDPK[/center]
"- Vous avez raison, tout est affaire de juste milieu, au Kirep, nous ne souhaitons pas qu'une religion en supplante une autre et nous accordons la parole aux chrétiens comme aux musulmans -qui représentent 30% des Kirépiens- et aux Juifs. Nous essayons toutefois de limiter au maximum les cultes étrangers tels que le luthérianisme et ses dérivés évangéliques prônant la décadence des moeurs. De même pour le bouddhisme qui a des racines bien trop éloignées pour avoir sa place au Kirep. Nous essayons aussi d'étouffer dans l'oeuf tout extrémisme religieux qui n'a pas lieu d'être dans un Etat où tous les cultes cohabitent pacifiquement depuis près de 1 000 ans et je pense que c'est cela qui fait notre richesse : des églises orthodoxes au nord et des mosquées au sud, comme je l'ai dis. Mais je suis personnellement athée, tout comme vous.
En ce qui concerne la CESS, je suis également d'accord, il serait temps d'abandonner nos querelles et de s'unir comme avant, pour avoir une Alméra-orientale stable, prospère et socialiste. Dans ce dessein, je pense qu'un axe tripartite rostovo-kirkstano-kirépien s'impose, aussi dans le but de dissuader toute puissance continentale comme extra-continentale de s'immiscer dans nos affaires.
Posté : dim. janv. 04, 2015 1:42 am
par Vladimir Ivanov
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Svetozar Dzérine : Le problème avec le luthérianisme est justement qu'il est une "religion du livre", littéraliste, désordonnée, car ne reposant que sur une interprétation personnelle, donc relative, de la Bible. Pour certains superstitieux, les codes, les manies, les règles, sont plus importantes que le fond. Pour les "télévangélistes", ce sont les émotions individuelles (show télévisés...) qui priment sur la Raison, et enfin pour d'autres protestants, l'argent est seul facteur de Salut. Ils se drapent d'une apparence d'austérité (leur devise très droitière pourrait bien être "travail, famille, entreprise"), mais l'utilisent comme moyen (l'effort) pour accumuler suffisamment d'argent (culte de l'épargne) afin, peut-être inconsciemment, de prouver à Dieu qu'ils méritent le Salut... là où justement Jésus-Christ a maintes fois prévenu ses disciples qu'on ne peut le servir Lui ET l'argent, et qu'il est plus difficile d'entrer au paradis qu'à un chameau de passer dans le trou d'une aiguille... et pour espérer y entrer justement, il faudra renoncer aux choses, et pas accumuler l'argent qu'on a prétendu mériter par notre travail bien trop souvent égoïste. Telle est du moins la vision des chrétiens rostovs, qui -dans l'idéal- travaillent pour le bien d'autrui, donc pour le peuple, et pas (prioritairement) pour eux-même. Mais vous savez, je pense sincèrement malgré mon athéïsme que les religions pourraient bien un jour, avec le temps, apporter à nos sociétés des correctifs intéressants au niveau moral. Tel que nos tendances un peu trop "va-t-en guerre" -il souri ironiquement en profitant justement du défilé militaire...-
-petit temps de silence, alors que Dzérine, fin connaisseur, cherchait les noms des systèmes d'armement mobiles sol-air qui défilait sur la place centrale d'Ophrone.-
Mais contrairement aux apparences je suis très sérieux. La Rostovie ne veut pas jouer la gendarme du monde, elle n'en a ni la volonté, ni la possibilité financière. Et au nom du Vosroskom, j'appelle mes frères socialistes à chérir la paix au mieux qu'ils le peuvent, avec évidemment, la limite tracée par la légitime défense. Une attitude pacifique n'a rien à voir avec le pacifisme militant, bien que je puisse avoir un certain respect pour ce dernier dans des contextes spécifiques. Nous aurions tout à gagner d'une politique pacifique, et cela bien-sûr, sans renier à nos valeurs de défense militaire, représentées notamment par ces magnifiques défilés qui sont toujours une fierté pour nos pays qui ont le devoir de se défendre. Au passage, vos rangées d'hommes en mouvement sont absolument parfaites, je vous félicite, pas une erreur -Dzérine le dit d'un air assez froid et distant, et pourtant, il était sincèrement impressionné par la qualité de ce défilé, mieux que bien de ceux qui se faisaient dans son pays.
Posté : mer. janv. 07, 2015 4:29 pm
par Alexei
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Franjo Tadac
Secrétaire du Peuple de la RPDPK[/center]
"- Je vous remercie, camarade, l'Armée Populaire du Kirep est la cinquième au monde et nous compensons notre manque technologique par le professionnalisme et la détermination de nos soldats. Ceux-ci bénéficient d'officiers-supérieurs compétents qui, bien que surveillés par des commissaires du Parti, ont une très large marge de manoeuvre, ce qui est intéressant dans le domaine de l'initiative stratégique qui peut être parfois plus utile que n'importe quel canon-laser. Nous connaissons le prix de la guerre et recherchons la paix au maximum et bien que je voulu que le Kirep s'engage en Tcherkessie contre l'UdJ -désormais mourante-, je pense que la guerre est la dernière solution, mais que nous ne devons pas avoir peur de la livrer si nous y sommes obligés. Pendant que nous en parlons, pouvez-vous me décrire l'état des forces militaires rostoves après cette terrible guerre civile ?
Posté : ven. janv. 09, 2015 2:32 am
par Vladimir Ivanov
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Svetozar Dzérine : L'armée en Rostovie est en état d'expectative. Elle attend de faire son travail exceptionnel avant de redevenir une armée digne de ce nom. C'est à dire que, malgré son statut de première armée du monde, elle est "occupée", voire littéralement handicapée par son activité de police, de défense intérieure, mais aussi de secours aux personnes vulnérables et aux nombreux enfants errants. Elle doit à la fois protéger l’État de toute conspiration intérieure (disciples de Terienkov...), aider à la restauration de l'économie sous la supervision du nouvel État, protéger les populations vulnérables et aider ceux qui en ont besoin, elle reçoit d'ailleurs l'aide de pays étrangers, de la banque alimentaire mondiale (OMD, organisation mondiale pour le développement) et aussi de congrégations religieuses venues du Thorval, de Fiémance ou du Vierstenstein.
Notre armée n'est non-seulement pas prête pour une guerre à l'étranger, mais ni elle, ni l'Etat n'ont l'intention de guerroyer ne serait-ce qu'un jour de plus après les horreurs commises durant toutes les années précédentes. Nous avons un passé à reconstruire, camarade, et cette armée a la lourde tâche de garantir la protection de notre population, et ce, dans tous les domaines.
[infobulle="C'est pourquoi"]Aussi[/infobulle], notre pays est plus vulnérable que jamais à une attaque extérieure par la voie souterraine, via des services secrets par exemple, ou autres tactiques de subversion interne. Si une telle opération était menée contre la Rostovie, les conséquences pourraient être catastrophiques, surtout si les projets ennemis sont de grandes envergures.