Page 1 sur 2
Posté : sam. nov. 08, 2014 3:35 pm
par Pazu
Il était 9H quand l'Avion Tarnois se posa sur la piste de l'aéroport international de Centralia.
[img]http://www.businesstravel.fr/images/stories/aeroports/Chili/aeroport-santiago.jpg[/img]
Les militaires Danubois se mettaient sur les côtés d'un tapis rouge alors que Markeson se dirigeait vers Moscovi.
Le Président Danubois (Monsieur Barouel) attendait directement depuis le Palais Delacroix; ayant autorisé après moult insistance le ministre des affaires étrangères Danubois de pouvoir entretenir un rapide tête à tête pendant le voyage, avant la réunion à proprement dite.
C'est pourquoi seul Moscovi accueillait Markeson sur le Tarmac, ce qui n'est pas pour attrister les journalistes qui purent alors prendre des photos des "deux fondateurs de l'U.V. en pleine crise".
Moscovi : Je vous souhaite la bienvenu sur le sol Danubien.
Les deux hommes d'état montèrent dans le convoie ultra-sécurisé pour l’occasion.
Avec l'impopularité locale de Markeson, certes décroissante mais existante; avec les opposants à une union avec l'Aquanox, le "scandale" du professeur Danubois mort au Khaldidan et les récentes violences d'extrême droite; les circonstances demandaient une sécurité optimale.
Moscovi : (Une fois dans la voiture) J'aimerais qu'une chose soit rapidement mis au clair entre nous. Vous avez signé un traité qui exige une élection pour le C.U.E.N., ce n'est pas la démocratisation de votre pays qui est exigée, ce n'est pas une demande pour la fin de votre régime, ce n'est qu'une élection tout les quatre ans et vous l'avez signé de vos propre mains. De plus, c'est une élection où bon nombres de pays dont le nôtre seraient prêt à investir financièrement ou sur le terrain pour pallier vos difficultés logistiques ... Allez-vous oui ou non respecter votre engagement ?
J'ai demandé au président de pouvoir avoir une petite discussion tête à tête avec vous pendant le voyage, je vous préviens que Barouel est moins cache et beaucoup plus consensuel que je ne puis l'être, nous avons deux personnalités très différentes mais, quand nous avions signé le traité, vous saviez très bien que la question des journalistes était primordiale pour encadrer l’élection, pour la surveiller. Et voilà une rumeur qui tombe et vous vous permettez de trier au volet la presse étrangères ... vous vous permettez de limiter le nombre de journalistes présent presque comme si vous souhaitiez que certaines urnes soient immaculées de tout contrôle.
La voiture arriva dans la banlieue de Centralia. Les rues étaient désertes pour l'occasion, la police extrêmement présente et l'on pouvait au loin entendre des manifestants scander leur slogans sans pouvoir cependant les comprendre due à l'éloignement.
Moscovi : Que vous n'ayez pas confiance au Danube et a une partie de ses journalistes est une chose, mais pourquoi diable refuser une aide et un encadrement de l'ADE ?
Cette élection est un engagement que vous-avez tenu, soit vous avez les moyens techniques de les tenir, soit vous devrez accepter une aide extérieur mais l'engagement en lui même est signé.
Nous ne sommes plus là pour débattre du caractère démocratique de certaines institutions de l'U.V., ça c'était lors de la création ... et quand bien même rien n'est figé dans le marbre, nous n'allons pas re-soulever se débat quelques mois après la décision alors que les organes Vicaskarannaises n'ont même pas encore eu le temps d'avoir leurs premières sessions. Vous avez accepter un consensus, vous devrez l'assumer, sinon nous ne pourrions jamais rien construire si nous revenons constamment sur ce qui vient d'être fait à l'instant.
Posté : dim. nov. 09, 2014 11:45 am
par Amaski
[ve]Markeson s'était attendu à bien de choses mais pas de devoir être accueilli par le ministre Moscovi en personne. Quand il descendit l'escalier mécanique et arriva sur un tapis rouge, légèrement trop pompeux pour son goût, il se découvrit cerné des deux côtes par une haie de militaires. Bas avanca alors sur le vieux tapis, vêtue d'une uniforme noire à la ceinture de laquelle pendait un vieux revolver datant de la Guerre du Vicaskaran. La rencontre entre le ministre en costard et le président en uniforme avait quelque chose d'étrange dévoilant bien les différences qui existaient entre ces deux hommes. Le premier fut un homme de loi et le second celui de l'action. Un était au service d'un président démocrate, camouflant avec finesse ses plus bas ambitions. L'autre s'approchait dans les faits plus des grands despotes de l'histoire tarnoise que d'un maître républicain. Markeson avait dans son attitude une certaine aura impériale le faisant passer aux yeux de certains pour un empereur qui s'est refusé de couronner. C'était peut être la seule chose véritablement républicaine en lui. Ses adversaires affirmaient qu'un jour, Bas se mettra la couronne sur la tête et alors, rien mais plus rien empêcherait cet homme de réaliser les ambitions qu'on lui prêtait. Mais les hommes politiques sont toujours soumis aux pires soupçons quand ils exercent un pouvoir réel.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/350518resizedimage.jpg[/img][/center]
La présence de Moscovi fut imprévue et pas véritablement souhaitée par l'invité. Markeson aurait bien pu se passer de devoir rencontrer ce personnage. Mais il fut dans un pays étranger et donc plus maître de son agenda. Il présentait déjà que lui et cet homme risquaient d'inévitablement connaître un affrontement d'une brutalité similaire au choc de deux astres. La situation devenait encore plus délicate alors que Moscovi fut presque seul sur le tarmac pour accueillir l'invité étranger. Pas de secrétaire, pas d'autres ministres, personne qui aurait pu justifier de maintenir en place les lois de la décence diplomatique. Il y avait que quelques soldats dont les oreilles étaient sourdes aux discussions de deux politiciens. Quand Moscovi le salua, il lâcha un simple.
« Vashara San » *
Markeson n'avait aucune envie d'entrer dans les familiarités avec Moscovi. Surtout il pensait mieux de ne pas répondre aux souhaits de bienvenu dont on pouvait sérieusement mettre en question la qualité intrinsèque. Bas n’appréciait pas de devoir être seul avec le ministre. Véritablement, il ne l’appréciait pas.
C'est alors que la situation empira quand il fallut monter dans des voitures aux vitres et murs blindés. Ces véhicules avaient quelque chose de désagréable et de peu spacieux à vrai dire. On sentait la pression sécuritaire qui entourait ce voyage. Très probablement que sa venue ne simplifiait pas la vie aux services de sécurité du Danube mais il en avait rien à faire à l'instant même. Il n'avait pas réellement voulu venir ici mais le Président du Danube avait tellement insisté à une rencontre personnelle. Sans attendre, Moscovi le prit d'assaut avec une volonté de fer qu'il avait su faire sienne. Étrangement, Bas resta tranquille. Sa patience avec cet homme avait été poussé tellement à bout qu'il commença à envisager des méthodes plus brutales à son égard. Il fut clair que Moscovi tenta de le forcer par la violence verbale de lui donner des garanties avant même que la réunion avec le Président Barouel eut commencé. Markeson avait connu des champs de bataille et donc il n'avait plus peur de ces stratagèmes politiques qui fonctionnaient très bien dans une démocratie mature. Moscovi était fort mais il était armé avec des outils pour contrer des adversaires politiques, mais un chef d'état étranger dont la puissance ne venait pas des urnes. Bas respira un coup avant de répondre au ministre.
« J'ai signé un accord pour créer l'Union du Vicaskaran. Votre élection n'est qu'une infime et secondaire aspect de ce traité. »
Bas déboutonna alors le premier bouton du col de sa chemise noire. Il avait désormais besoin d'un peu plus d'air surtout qu'il pensait dire quelques vérités à son homologue. C'est alors qu'il se pencha vers Moscovi.
« La vérité est que vous mentez. Vous voulez la démocratisation de mon pays. La preuve en est le fait que vous ayez voulu m'inviter ici. L'élection de la C.U.E.N était acceptable à l'origine mais votre obsession de vouloir user de cet événement pour affaiblir mon gouvernement ont conduit à rendre cette élection non seulement indésirable mais à la transformer en vrai problème politique. Au début, on pouvait dire que cet élection nous déplaisait. Maintenant, elle est une source majeure de nuisances.
A la place de laisser cet élection se faire, votre pays, des journaux jusqu'à vos services secrets ont été obsédés par vouloir espionner et contrôler ces élections. Vous étiez fixés sur l'idée de trouver des fraudes pour humilier mon pays et pouvoir provoquer je ne sais quelle crise diplomatique. Ne me fatiguez pas avec des excuses du genre : c'est la liberté de presse. Votre pays est un problème du fond au comble. La tragédie est que nous n'avions pas l'intention de frauder. Nous avions que besoin de soutenir une abstention massive par la propagande. Ces élections seraient alors restés un non-événement et donc sans danger politique. Mais votre pays a voulu jouer au plus malin. La vérité est donc que cette « crise » n'en est pas vraiment une. Le Danube veut donner des leçons aux autres pays. Sauf que nous ne nous laissons pas dicter comment nous devons vivre. Vous voulez forcer la démocratisation mais ceci n'aura pas lieu tout simplement parce qu'on aura longtemps quitté l'Union du Vicaskaran avant que ceci arrive.
Au sujet de votre argent, nous ne le voulons pas. A vrai dire, nous voulons rien de vous. Vraiment rien. Nous avons déjà assez de devoir gérer des voisins dont les dirigeants sont à moitie psychopathes. Nous n'avons pas encore besoin de gens voulant nous donner des leçons sur tout et n'importe quoi. Nous acceptons de dialoguer avec les gens qui nous respecte dans nos mœurs. Nous acceptons la critique quand elle est raisonnée, directe et fait convenable mais pas ce militarisme anti-FA. »
Il marqua une pause avant de continuer.
« Mais venons à vos journalistes. Vos journalistes sont manipulés par votre volonté de contrôler des élections, acte pour lequel vous avez aucune autorité. Et mon gouvernement est libre de fixer quels journalistes peuvent venir dans la Fédération et lesquels pas. Ce n'est pas comme si vous ne triez pas vos journalistes à chaque petite conférence de presse. Nous n'avons pas à accueillir les journalistes du monde surtout quand des services secrets étrangers s'amusent à entretenir des contacts douteux avec eux.
Mais continuons au sujet de votre fameuse rumeur. Cessons de nous mentir. Nous savons tous les deux que c'est la vérité. Je n'ai pas de temps à perdre avec vos tentatives de cacher vos erreurs. Prochaine fois, contrôlez au moins l'information. Ainsi on aura une chance de pouvoir faigner l'ignorance. Vous pensiez vraiment qu'un gouvernement peut rester les bras croisés quand des services secrets se mêlent d'élections ayant lieu sur le sol national ? »
Il se tut un instant quand Moscovi mentionna ses suspicions autour d'urnes immaculées de tout contrôle. Bas le regarda alors dans les yeux.
« Laissez-moi résumer ce que vous venez de dire. Vous venez de m'accusez officiellement de vouloir truquer des élections ? Au fond, en avez-vous même l'ombre d'une preuve que je voudrais faire ceci ? Non. C'est tout simplement que vous êtes convaincus que tout dictateur trafique les les élections. C'est votre obsession. Je vous félicite en passant car vous venez de m'insulter directement. »
Bas ignora le brouhaha à l'extérieur. Au moins ces gens avaient des opinions claires et on savaient quoi à se tenir avec eux. Ces manifestants avaient plus son respect que le ministre des affaires étrangères. Ils lui rappelait aussi à une époque révolue ou lui-même faisait partie de cette masse protestant contre un gouvernement ou une chose vue comme injuste. Mais ces temps étaient passés et aujourd'hui, il n'avait plus qu'un seul choix : endosser le rôle que l'histoire l'imposait.
« La question n'est pas d'avoir confiance au Danube. J'ai confiance au Danube, ou au moins en une partie de lui. Je crois en cette partie vigoureuse et démocratique mais pas dans son élite qui a porté la démocratie en un dogme et qui conduit des croisades contre les nations n'adoptant pas la foi en le modèle démocratique. Pour l'AdE, nous ne reconnaissons pas cette organisation et avons rien à voir avec elle. Concernant l'élection, nous décidons nous-même de notre sort. Soit nous avons les moyens de le faire soit nous quittons l'Union du Vicaskaran. Ce ne sera pas la fin d'un monde. Mais pour faire une élection, il faut que les interventions étrangères cessent une fois pour toute. Et si nous quittons l'Union, nous proposerons de négocier des accords bilatéraux qui permettront à chacun de suivre sa voie en coopérant ensemble. »
* honneur aux morts, expression de salut habituelle dans l'armée fédérale. [/ve]
Posté : dim. nov. 09, 2014 1:59 pm
par Pazu
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/338232Mosco.jpg[/img][/center]
Moscovi souriait de rire lorsque Markeson lui parla, ce qui ne sera certainement pas pour apaiser la situation mais celle-ci était déjà si tendu entre les deux hommes qu'il n'en était plus a un détail prêt.
Moscovi : Je ne planifie pas la démocratisation de l'Aquanox même si cette idée n'est pas pour mon déplaisir, je suis venu au Northland avec une ligne clair : l'Union sera démocratique ou elle sera sans le Danube. Point final.
Oui, personnellement je ne n'aurais pas confiance en une Aquanox qui organiserait d'elle même ses élections et qui empêcherait tout forme de contrôle extérieur mais si vous n'avez rien a cacher, pourquoi agir de la sorte ?
Et oui Markeson ! J'ai personnellement rencontré dans le cadre privée des directeurs de journaux, qui furent pour certains des amis personnel, et je leur est conseillé dans le cadre privée de porter une attention toute particulière sur votre pays mais non, je n'ai pas activé mes services secrets... qui de doute manière n'est pas efficace à l'étranger, ne faite pas semblant de ne pas le savoir !
N'oubliez pas non plus que vous n'avez pas signé "l'union" mais cette union...Si elle avait été autre chose, probablement que...
Mais le ministre des affaires extérieurs se vu couper dans sa parole par le fait que le convoi été arrivé sur place.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/422331PalaisdesJardinsdeSabatini.jpg[/img][/center]
Les deux hommes sont invités a descendre du véhicule pour se rentre au palais présentielle. Tout un tas de journalistes effrénés se trouvaient derrière un cordon de sécurité à quelques dizaines de mètres des deux hommes.
Journalistes :
Monsieur Markeson, pensez-vous qu'une porte de sortie à la crise est aujourd'hui envisageable ?
Monsieur le Ministre, de quoi avez-vous discuté avec le président de la fédération d'Aquanox ?
Pouvons nous parlez raisonnablement de diplomatie froide entre le Danube et l'Aquanox ?
Monsieur le président de la Fédération, avez-vous lu la réaction de Marco Sánchez à propos de votre intervention dans le républicain ?
Monsieur Moscovi, que pensez-vous de la baisse de l'impopularité de Markeson en Danube ?
Est-ce que les élections du C.U.E.N. sont reportés ou tiennent-il toujours ?
Les journalistes Danubois ne faisant pas partie de Le Républicain sont toujours interdit sur le sol Tarnois ?
S'il vous plait messieurs, tournez-vous pour la une de l'Hispanique !
Mais il était fait signe à l'invité comme au Ministre de rentrer rapidement dans le palais et de ne pas porter attention aux journalistes.
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/256416Conseildesministres.jpg[/img][/center]
L'on guida Markeson jusqu'à la salle des ministres où se tenait le président, avec tout un cortège de conseillers.
[center][img]http://img11.hostingpics.net/pics/249582FrancoisHollande009.jpg[/img][/center]
C'est tout sourire au lèvre que, nonchalamment, le Président alla serrer la mains à Markeson.
Barouel : Bienvenu au Palais Delacroix, je suis ravie de vous rencontrer de nouveau !
Alors que le contexte aurait voulu que cette phrase ai un fond plus ou moins hypocrite, il était étonnant d'avoir la sensation que ces paroles étaient toute sincère; marquant un décalage presque humoristique entre la situation et l'état d’esprit de François Barouel.
Alors que Markeson n'ai pu encore dire un seul mot, les conseillers se ruèrent serrer sa mains pendant qu'un photographe officiel entrait dans la salle.
Photographe : Allez, reserrez-vous ... faites un sourire ... FLASH
Et il partie aussi vite qu'il était venu, d'une manière extrêmement furtive. Tous avaient souris hormis Moscovi qui fit une tête extrêmement colérique et probablement Markeson, certainement blasé de la situation.
Barouel : Mais asseyez-vous, asseyez-vous. Mettez vous à l'aise, n'hésitez pas de demander aux employés une boisson quelconque.
Bien loin d'une intimité diplomatique, il devait y avoir au moins une petite vingtaines de personnes dans la salle.
Barouel : Alors, parlons des choses sérieuses ! Qu'attendez-vous du Danube dans cette affaire ? Je suis certains qu'un compromis qui arrangera tout le monde est envisageable *sourire*.
L'ensemble des conseillers souriaient d'une manière très conviviale alors que Moscovi fixa attentivement Markeson. La scène avait une dimension presque irréel, s'approchant plus du vaudeville qu'autre chose.
Posté : dim. nov. 09, 2014 11:15 pm
par Amaski
[ve]Markeson n'eut pas le temps de répondre au ministre des affaires étrangères avant que la voiture s'arrêta devant le palais présidentiel. Désormais les choses étaient simples. Bas avait développé durant ces dernières minutes une haine viscérales envers Moscovi et en passant aussi contre le président Barouel qui l'avait fait subir cette horreur de trajet avec le ministre.
Bas vit en marchant vers le palais, tout un groupe de journalistes entassé près l'entrée du palais présidentiel. C'est alors qu'il y aperçu l'occasion dorée de « remercier » Moscovi pour le bon accueil. Peut être que son impopularité dans ce pays pourrait encore devenir politiquement utile, pensa Markeson. Il s'arrêta alors devant les journalistes, au grand damne de la sécurité. Personne parmi le personnel de sécurité osa néanmoins le forcer vers l'avant. Bas s'approcha des journalistes et dit sous les flashs des appareils photographiques.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/350518resizedimage.jpg[/img][/center]
« Je peux vous rassurez que ce que certains nomment une crise, n'est qu'un léger désaccord politique temporaire. Même si nos deux pays peuvent avoir des différences, l'amitié qui me lie à Monsieur Moscovi, amitié que j'oserais nommer intime en vue de notre rapprochement fait sur le plan personnel au Northland, me pousse à venir ici trouver un compromis qui satisfaira tous les parties impliqués »
Il reprit son chemin, laissant les journalistes sur place. Désormais, il suffisait de laisser les vautours se battre pour ce bout de viande. Moscovi l'ami du dernier dictateur du Vicaskaran ? Voilà qui devait assurer les premières pages des grands journaux pendant quelques jours, pensa Bas. Très certainement que le ministre des affaires étrangères aurait bien voulu se passer d'une telle déclaration d'amour...
Il arriva alors dans la salle de ministres du palais et fut pris d'assaut par les conseillers voulant le serrer la main et le forçant à prendre avec eux la photo sous un flash épouvantable. Il se laissa faire, nolens volens, face à ce déferlement d'agitation. Au début, il tenta de se débattre mais à la fin il accepta ceci comme un jeu politique auquel on ne pouvait pas échapper. On pouvait enfin prendre place et voir le photographe disparaître hors le salon. Le Président de la Fédération prit alors la parole.
« La Fédération d'Aquanox a beaucoup étudié la question des institutions de l'Union du Vicaskaran. Monsieur Moscovi, un très estimé homologue, m'a dit il y a à peine une demie heure que l'Union ne pouvait qu'être démocratique et que par conclusion, on doit considérer que des pays non-démocratiques ne peuvent avoir durablement leur place dans l'Union. Suivant donc la logique plus que pertinente de ce grand diplomate, le gouvernement fédéral pense que la Fédération devra quitter l'Union dans les trois semaines à venir. La Fédération n'est pas assez développée pour s'intégrer dans un ensemble aux valeurs si élevés. Notre propre barbarie est la cause qui nous empêche de faire durablement partie de cette association aux nobles idéaux. L'Union est démocratique, ainsi nous a assuré Monsieur Moscovi, et la Fédération ne peut donc pour le moment pas encore faire partie de ce projet démocratique. Plus tard elle le fera mais pas aujourd'hui.
Mais à la place d'être une source de plainte, je pense qu'au contraire, nous devons le voir comme une formidable chance. La Fédération pourra entamer la négociation d'accords bilatéraux avec l'Union du Vicaskaran à fin de permettre de garantir l'union des forces sans provoquer la confusion des idées. Ceci maintiendra en l'était le projet d'un continent soudé sans handicaper l'Union par le manque de développement de la Fédération d'Aquanox. Monsieur Moscovi et moi avons déjà pu abordés certains aspects d'une telle coopération. Je suis certain que ce dernier sera un excellente interlocuteur pour représenter le Danube dans l'enceinte de ces négociations bilatéraux. Nous sommes via le sommet au Northland devenu des amis et ceci pourra que soutenir l'effort diplomatique. »[/ve]
Posté : lun. nov. 10, 2014 12:02 am
par Pazu
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]
Barouel laissa quelques secondes de silence puis ... s'esclaffa de rire en se tournant vers son ministre.
François Barouel : Alors donc Manuel, vous m'auriez caché cette amitié soudaine ? *rire*
Alors que les conseillers riaient également de manière conviviale, Moscovi au centre des regards se mit une main sur sa tête, montrant qu'il trouva la situation particulièrement ridicule à son goût. Il se demandait par ailleurs comment il allait justifier aux journalistes les propos de Markeson. Décidément, cet homme était pour lui un emmerdeur jusqu'au bout mais ... son président n'avait pas l'air de le comprendre.
François Barouel : Allons, trêve de plaisanterie *sourire*.
*Se tournant vers Markeson* Plus sérieusement, je pense qu'il ne faut pas se précipiter en besogne. L'Union ne pourrait que perdre à s'amoindrir d'un membre. Ne soyons pas fataliste, il y a bien des solutions alternatives.
Moscovi profita d'un instant de silence pour placer quelques paroles.
Manuel Moscovi : Je tient à préciser qu'une union démocratique n'induit pas que les membres le soient dans leur institution nationale.
François Barouel : Oui Manuel, nous sommes d'accord mais la question n'est pas là. Ne forçons pas les choses tête baissé quand nous voyons qu'elles bloquent.
*Se tournant à nouveau vers Markeson* Tout d'abord, pour savoir quel solution raisonnable peut endiguer cette crise, il va falloir que vous m'expliquiez ce qui vous irrite.
Est-ce les vicaskarannaises en soit ? La rumeur des services secret Danubois ? Le fait que nous ayons incité informellement des journalistes pour aller sur le terrain ?
Et auquel cas, nous nous excusons. Etant donné qu'inciter ses journalistes n'allait pas à l'encontre du traité, nous ne savions pas que la situation prendrait une pareille tournure *sourire*.
Il va falloir être clair sur vos motivations car prenez comme argent comptant que votre retrait brut de l'union provoquera son effondrement et la fin de toute espoir de coopération militaire entre nos quatre nations.
Rien n'est moins certains que cela donc, évitons de faire l'opération à la hache et analysons de manière calme et consensuel ce qui bloque la situation.
D'un geste de la main, le président fit comprendre qu'il était temps de laisser Markeson et lui même en tête à tête.
Les conseillers et Moscovi sortirent donc de la pièce, laissant les deux chefs d'Etat en pleine intimité diplomatique.
François Barouel : Vous me dites que l'Aquanox sera prête dans l'avenir à la concession des Vicaskarannaises qui, rappelons le, interdit aux candidats de critiquer le régime national; mais que pour l'heure, elle ne le peux pas.
Qu'entendez-vous par cela ? De quel avenir me parlez-vous ? 2 ans ? 5 ans ?
Posté : lun. nov. 10, 2014 2:30 pm
par Amaski
[ve]Bas laissa le président Barouel et ses conseillers faire leur petite mise en scène. Il se trouvait plus plongé dans un conseil de ministres que dans une vraie rencontre diplomatique. Markeson intervenit qu'après Moscovi et s'adressa directement à lui.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/350518resizedimage.jpg[/img][/center]
« Monsieur Moscovi, pourriez-vous me citer dans quelles organisations internationales démocratiques, on a des pays non-démocratiques ? »
Il s'adressa alors à l'assemblée.
« Mais comme vient de dire Monsieur Moscovi, l'Union est une union démocratique donc avec un message idéologique clair. Dans ce cadre, il faut se poser la question si cette organisation est capable de réunir le continent. A l'heure, je pense que la réponse est non. Le Danube inspire l'Union mais cette inspiration risque d'être fatale à cette dernière. L'Union doit cesser de vouloir défendre un modèle politique concret mais doit être un lieu de rassemblement. Ayant déjà largement abordé ce sujet, je ne vais pas l'approfondir davantage. »
Markeson tourna alors son attention directement vers le Président Barouel. Il n'y avait dans son regard nul amour mais une sorte de froideur sibérienne.
« Pour endiguer une crise, on commence par éviter d'envoyer un ministre accueillir un chef d'état ou au moins, on envoit quelqu'un qui sait être diplomatique. Quand on veut endiguer une crise, on ne fait pas venir la presse et on ne fait pas de photo de groupe. Quand on veut endiguer une crise, on ne réceptionne pas un chef d'état avec une vingtaine de conseillers et en le faisant participer à une séance du conseil des ministres extraordinaire. »
Il continua.
« Il faut que votre gouvernement comprenne une chose essentielle : nous ne sommes pas en Alméra ici mais au Vicaskaran. Ce continent est une vaste structure composée de zones d'influence, sous-régions culturelles et de coopérations entre pays. Nous avons une petite dizaine d'idéologies politiques sur ces terres et il est déjà en temps normal, difficile de réunir plus qu'une région politique et culturelle autour d'une même table. Il n'y a pas trois siècles d'histoires dans ce continent mais trois millénaires. Entre certains pays, on se dispute pour des choses passés il y a mille ans. Tout projet d'unité doit donc se faire en ayant en esprit qu'on devra réunir des mondes complètement différents les uns des autres. »
Markeson marqua quelques secondes de pause avant de reprendre la parole.
« Le traité de l'Union ne pose pas fondamentalement de problème. Ce qui pose problème c'est votre militantisme idéologique. Vous avez incités des journalistes à aller su le terrain. Ceci montre bien que vous avez des motivations politiques qui ne font pas partie de rapports diplomatiques sincères et courtois. La preuve est la nature informelle autour lequel vous avez enrobé vos actions. Maintenant clarifions les choses : vous pensiez vraiment que vous pouvez commencer à faire de l'incitation sans que ceci ait un impact diplomatique ? Alors vous connaissez rien à notre pays. Si vous connaîtriez qu'un gramme de notre histoire, vous sauriez que nous ne rigolons pas avec ces choses. »
Bas sourit. On tenta donc de le faire miroiter la coopération militaire? Il n'en avait pas d'espoir à ce sujet. Ni le Danube ni le Northland était fait pour défendre ce continent militairement. L'union militaire se fera sans l'Union du Vicaskaran.
« Si notre retrait, provoque l'effondrement de l'Union, alors celle-ci était déjà morte avant. Nous sommes prêts à faire des accords bilatéraux mais nous ne voulons pas être dans union qui ne veut visiblement pas de nous et ne nous respecte pas. Je suis certain que la FNUS se fera un plaisir de nous remplacer. Après, je ne suis pas sûr que vous soyez gagnants dans l'opération... » [/ve]
Posté : mar. nov. 11, 2014 12:08 pm
par Pazu
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]
François Barouel prit un air plus sérieux sans pour autant se montrer agressif.
François Barouel : Ecoutez, Moscovi est l'un des quatre fondateurs officiels de l'Union. Les citoyens ou les diplomates étrangers ne connaissent peut-être pas la relation froide qu'il y a entre vous et c'est donc normal que, en terme d'image, ce soit lui qui vous reçoit en pleine crise. Donner l'idée que ceux qui ont bâti l'union prennent à bras le corps le conflit diplomatique, c'est ça l'important, même si cela diffère de la réalité. Vous qui avez survécu, comme vous l'expliquiez dans nos médias, à la purification intellectuelle des nostalgiques de l'empire. Vous qui avez subit de terribles épreuves dans votre vie, vous pouvez bien facilement supporter un quart d'heure avec Moscovi ?! Ce n'est pas un drame international ? D'ailleurs je vous félicite d'avoir témoigné de votre "amitié" face aux médias. Cela posera évidemment un problème pour Moscovi mais au moins vous avez fait ce qui fallait faire, montrer une unité dans un contexte de crise.
Quant aux incitations particulière des journalistes envers l'Aquanox, elles ont un principal fondement. Tout d'abord il est vrai que Moscovi pensait que vous n'êtes pas de confiance mais ça n'est pas là la raison réelle.
La raison de notre choix est que je pensais et je pense toujours qu'une élection qui se tient pour la première fois dans un pays connaîtra forcément des bavures.
Si un de nos journalistes aurait trouvé une bavure, vous auriez, j'imagine, immédiatement prit des mesures pour corriger la faille électorale, démontrant au passage au monde votre bonne foi. C'est principalement une forme de sécurité pour les premier scrutins, rien de particulièrement dramatique donc.
Et plus généralement pour les incitations tout court, quelque soit le pays, elles sont due au fait que les Vicaskarannaises fonctionnent justement si tous les bureaux de votes sont contrôlés.
C'est une question de bon sens. Partout où il y a une élection de bonne foi, il y a forcément un contrôle de la part d'organismes indépendants, journalistes et citoyens.... même au Danube. C'est pourquoi il fallait s'assurer que ce serait le cas même dans un pays peu habitué à la tenu de scrutins.
C'est tellement basique et en accord avec le traité qu'évidemment nous n'avions pas pensés de devoir le signaler ... et je reconnais que c'est là une erreur, d'autant plus qu'il y a eu cette rumeur ridicule avec nos services secrets alors que, comme vous le savez, ces services sont incapable d'espionner ou d'agir à l'étranger. C'est plus un service de défense et de contre espionnage qu'autre chose. Je ne vous révèle pas le scoop du siècle. Alors oui, pour nous ces incitations tombaient sous le sens mais pas forcément pour vous, nous aurions donc due avoir eu l'idée de vous prévenir. Quand je commet un faux pas, je le reconnais...
Le président se repositionna de manière plus confortable dans son siège.
Reprenons l'histoire à sa source, que nous soyons au moins d'accord sur le pourquoi du comment.
Il y avait l'intention du Northland de faire une union... juste une union. Attention ! On parle bien d'union, pas d'une simple organisation.
Quand nous avons l'intention comme vous de mener une politique défensive commune ou, comme nous le souhaitions, de mener une politique d’interconnexion économique, il s'agit là d'un accord plus solennel qu'un simple traité de coopération. C'est d'ailleurs ce qui fait l'originalité de l'U.V. dans le monde.
Justement, parlons des raisons de ces intentions. Vous aviez, avec toute les bonnes raisons du monde, l'intention de mettre en place une politique défensive du Vicaskaran ... or, du point de vue Danubois, il ne peut y avoir de politique défensive commune que si il y a des intérêts et points communs.
Si un pays non Vicaskarannais et diplomatiquement proche du Danube devrait être en guerre avec une nation Vicaskarannaise qui entretient de froide relation avec nous, il serait normal de comprendre que le Danube pencherait plus pour le premier que le second.
Donc pour répondre à cet impératif de défense commune, il faut créer des intérêts commun. Ces intérêts, nous les trouvons dans une synergie culturelle commune mais surtout dans le fait d'avoir des économies liées et qui se développent en coopération.
Or, pour cette seconde idée, personne ne souhaitait un marché unique sans réglementation. Personne, vous et moi les premiers, ne souhaitions un néo-libéralisme au Vicaskaran... pourtant il fallait bien nous interconnecter. Voilà pourquoi l'idée du C.U.E.N. est né, c'est l'idée d'ouvrir nos frontières pour des produits dont nous avons préalablement fixés les modalités de l'échange, pour en somme aboutir à un marché commun régulé... et pourquoi pas à un marché unique régulé mais, peu de personne le souhaite dans l'union, donc on se serait probablement contenté d'un marché commun et c'est déjà très bien.
Néanmoins, cela sous entend une forme de législation économique commune et le Danube avait un impératif : que toute forme de législation soient issus directement (démocratie directe) ou indirectement (régime représentatif) de la souveraineté des peuples. Voilà pourquoi les Vicaskarannaises était pour nous une condition essentielle ... et il est aussi important que les règles de ces Vicaskarannaises soit pour tous les même. En effet, avec 30 représentants par pays, si l'un donne l'ensemble des sièges au premier parti vainqueur alors que l'autre met en place une proportionnelle plus en accord avec l'idée de souveraineté populaire, vous constaterez alors qu'il y aurait au finale un déséquilibre entre la puissance d'action des états dans le C.U.E.N.. Il faut donc jouer avec les même règles du jeu. Or, vous aviez vous aussi un impératif : conserver votre régime. Ne pas faire de votre nation une démocratie ... et même si je ne peux pas approuver personnellement votre choix, je n'ai pas à ingérer sur votre décision. Vous avez le droit de ne pas vouloir un régime démocratique chez vous !
C'est pourquoi nous avions trouvés un compromis : des élections pour le C.U.E.N. dans les règles de l'art mais qui interdisent à tout candidat de critiquer ou de faire négativement mention du régime politique de son pays.
Même si la masse médiatique titre "L'Union apporte la démocratie en Aquanox", nous savons tous que ce ne sont que des journalistes en quête de scoop et aux titres racoleurs. Vous savez tout comme moi que cette élection interdisait la critique de votre régime.
Voilà comment ce traité est, selon mon point de vue, né.
Si vous cassez les vicaskarannaises, alors il faudra casser le C.U.E.N. et, auquel cas, nous trouverions comme je vous l'ai exposé que nous n'avons pas assez d’intérêts communs pour pouvoir potentiellement envoyer des Danubois mourir aux combat pour protéger un des pays membres. Il faudra donc casser le projet de défense commun.... bref, casser l'Union.
Je ne vous en voudrais pas si vous le faite en Aquanox, je ne suis pas là pour vous imposer quelque chose chez vous ... mais auquel cas, il faudra prendre ses responsabilités quand aux conséquences diplomatiques.
Après avoir donné son point de vue, il se pencha légèrement vers son invité.
La question est alors donc la suivante ; avez-vous une solution qui vous convienne pour résoudre cette crise sans pour autant voir votre pays quitter l'union ?
Parce que si vous quitter l'union, je ne vois pas comment vous pourriez "coopérer" avec elle de manière externe.
L'idée d'un rapprochement politico-diplomatique de facto du fait de la seul appartenance sur un même continent n'est pas une rhétorique qui prendra ici.
En revanche, dire que parce que nous sommes sur le même continent, il faut créer les conditions d'un rapprochement, ça je veux bien l'entendre, et c'est sous cet optique que l'U.V. s'est bâti.
Posté : mar. nov. 11, 2014 3:34 pm
par Amaski
[ve]Bas écouta voir subit la longue explication de Barouel. Il se demandait s'il devait l'interrompre mais décida de rien faire. Autant le laisser tout dire ce qu'il avait à dire. Il aborda la question de Moscovi.
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/350518resizedimage.jpg[/img][/center]
« Le Danube est un des quatre fondateurs, pas Moscovi. C'est une grande différence. Au sujet des relations entre nous, je ne suis pas prêt à participer à un cirque médiatique, Je vous prie aussi de évitez de vouloir comparer mes relations Moscovi avec des épreuves que j'ai vécu dans ma vie. Certaines personnes pourraient trouver des telles liens plus que déplacés. Soyons honnêtes, vous pensez vraiment que j'allais entrer dans cette salle tout joyeux après avoir dû participer à cette mise en scène médiatique ? Il ne faut pas trop demander de vos partenaires diplomatiques. »
Il se tut alors pendant quelques secondes avant de reprendre.
« C'est très louable de votre part de reconnaître vos fautes. Voilà une attitude que peu de chefs d'états ont. Je peux bien évidemment que vous soutenir dans cette voie. »
L'explication plus que généreuse sur la motivation qui avaient poussés le gouvernement du Danube à envoyer des journalistes contrastait avec les dires de Moscovi. Ceci dévoilait jusqu'à un certain degrés de l’ambiguïté du discours des politiques du Danube. A un moment, Markeson se demandait si Barouel n'était pas entra de lui raconter une belle histoire pour faire oublier le rôle plus que douteux du Danube dans l'affaire.
Le discours de Barouel sur la défense commune soûlait Markeson. C'est comme si celui-ci pensait que pour Bas, la priorité était la défense continentale. C'était vrai mais c'était qu'une partie du projet dans son entier. Le but était la paix et celle-ci passait surtout par la régulation des problèmes de frontières à l'intérieur du continent. La défense commune était surtout la mise en place d'une mécanique de défense. Barouel ne cessait de lui dire ce qu'il savait déjà, affirmer des positions qu'il avait entendu au moins quatre fois jusqu'à là. A un certain moment, il n'écouta plus que la moitie, pouvant presque réciter la suite par coeur. C'était vraiment insoutenable de se faire harasser avec ce même et éternel discours. Et comme craint, le Président Barouel ne faisait aucune proposition. Markeson répondit alors.
« Je prends note de votre position. Donc en résumé, vous refusez toute modification des structures de l'Union et de votre positionnement diplomatique ? »[/ve]
Posté : mar. nov. 11, 2014 4:05 pm
par Pazu
[center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/736808FranoisBarouel.jpg[/img][/center]
François Barouel : Vous avez raison, c'est le Danube qui est fondateur ... mais dans la conscience collective, il y a toujours une personnalisation des choix politiques. Il est évident que Moscovi accueillant Markeson, c'est plus symbolique. De la même manière que votre "amitié" avec lui sera perçu comme un signe d'apaisement.
Le président prit une pause... puis ajouta.
François Barouel : Mais il est vrai que nos cultures sont différente. Si notre manière de procéder vous a véritablement choqué, je m'en excuse. Le but n'est pas de faire de votre journée la pire qui soit mais bien de trouver une solution qui arrange tout le monde.
Là encore, François Barouel prit quelques rapides secondes pour réfléchir, avant de continuer.
François Barouel : Mon objectif est de répondre aux impératifs de tout les membres de l'union. Le Danube comme l'Aquanox.
Donc oui, le C.U.E.N. devra continuer à avoir pour membre des élus ... et qu'ils le soient dans le règle de l'art électoral.
Mais non, nous ne voulons pas vous forcer à être une démocratie.
Si vous trouver le consensus de l'élection qui interdit aux candidats de critiquer leur régime est, à ce jour, intenable pour l'Aquanox, je peux vous faire la proposition suivante :
L'on suspend ensemble l'Aquanox du C.U.E.N. pendant les 4 années qui viennent sans pour autant vous expulser de l'U.V., ainsi, nous aurons du temps pour trouver une solution et renégocier les modalités pour ensuite préparer en amont la solution retenu. Cela permettra de maintenir uni l'U.V. et peut-être de lui conférer une crédibilité une fois la crise passée.
Cette suspension vous libérera évidemment des décisions du C.U.E.N., qui ne s'appliqueront pas sur votre sol. En échange, l'Aquanox fonctionnera comme un membre observateur au sein de cet organe. C'est à dire que vous nommerez 5 représentants pour participer aux débats.
Quand vous aurez intégré définitivement le Conseil économique, il y aura forcément des décisions prise par le C.U.E.N. pendant ces 4 ans que vous n'aimerez pas. Vous choisirez donc les décisions que vous voulez que le C.U.E.N. renégocie pour qu'une fois cette renégociation au sein du conseil effectués, les normes du conseils puissent enfin s'appliquer sur le sol Tarnois.
Vous aurez ainsi toute les garanties d'une re-introduction en douceur.
Si vous avez une meilleur solution, n'hésitez pas *sourire*, nous sommes là justement pour en trouver.
Aussi, et ce n'est pas négligeable ... je vous promet de ne plus vous laisser seul avec Moscovi *RireGénéreux*.
*ReprendSonSérieux* Sincèrement, vous m'avez clairement fait part de votre mécontentement fasse à votre accueille et j'en tiendrais rigueur *sourire*.
Posté : mar. nov. 11, 2014 9:32 pm
par Amaski
[ve][center][img]http://img15.hostingpics.net/pics/350518resizedimage.jpg[/img][/center]
« Je peux suivre les raisons qui vous ont poussés à vouloir envoyer Moscovi pour m'accueillir mais si vous poursuivez des arrière-pensées d'ordre médiatique, autant m'en informer en avance pour que je puisse me préparer à ceci. Le symbole ne sert à rien quand il n'y a pas d'action concrète derrière. M'avertir aurait donc été la moindre des choses. Il ne faut pas se tromper, votre ministre des affaires étrangères est trop agressif pour pouvoir être à la hauteur de sa tâche. Au Vicaskaran, on n'arrive à rien par la violence, mon peuple en a fait la douloureuse expérience. »
Bas avait quelques doutes sur ce que le proposait Barouel comme explication. S'il avait vraiment eu des telles motivations au départ, il aurait certainement pu l'inclure d'avance dans le projet. Mais il préféra ne pas insister sur ceci. La situation était déjà assez compliquée comme ça.
« Elle ne m'a pas choquée mais je considère que le respect entre pays s'impose. Le Danube a hélas une façon de penser très proche de l'Alméra ce qui le rend moins susceptible de saisir les coutumes diplomatiques du Vicaskaran. Mais votre pays viendra sans aucun doute à apprendre ceci et à devenir un maître de la diplomatie de ce continent. »
La proposition de Barouel était intéressante et pourrait sans aucun doute régler bien de problèmes. La Fédération ne s'attendait rien de ce conseil économique et à vrai dire, on en tenait même une certaine méfiance. Autant donc ne pas y être présent pendant quelques années. Ceci laisserait largement le temps de venir à bout de toute forme de mouvement démocratique dans la Fédération et de réduire en cendres l'opposition qui subsistait encore.
« Il est vrai que les intérêts de tous les membres doivent être pris en compte donc aussi ceux du Northland et du Perlian. Nous trouvons votre proposition de faire une suspension pendant quelques années comme intéressante. Donc si la Fédération d'Aquanox peut s'abstenir du conseil pendant six ans, nous sommes prêts à nous maintenir dans l'Union du Vicaskaran aux conditions du traité négocié au Northland. Ces six ans permettront donc d'avoir le temps de préparer ce projet d'élection * en tournant le cou à tous les démocrates, pensa Bas * et de prendre les précautions nécessaires bien en avance. »
Il attendit quelques instants. Il savait qu'il avait eu du culot de faire passer le nombre d'années de quatre à six mais c'était nécessaire. Six ans, ceci signifierait qu'il serait alors largement en fin de mandat. On pourrait alors prendre des mesures brutales contre l'opposition sans que la diplomatie en souffre sur long terme. Il suffirait alors que son successeur prenne les règnes après sa retraite et joue l'homme nouveau en condamnant cette répression qui arrangeait tout le monde. Bas avait la ferme intention à s'assurer de mettre un terme à tout opposition dans les cinq ans à venir. Il conclut donc.
« Est-ce que cette idée vous convient ? Si oui, je propose de faire suggérer au Northland et au Perlian ces dispositions pour avoir leur avis et leur aval pour ce projet. Très certainement qu'ils appuieront ce projet qui permettra de résoudre cette crise. »[/ve]