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Posté : sam. oct. 04, 2014 2:42 am
par Steve
Ici seront répertoriées les diverses allocutions données par les acteurs de la politique shawiricoise. Président de la Shawiricie, ministres fédéraux et même gouverneurs, la totalité des écrits de ce sujet est classée comme publique et utilisable.

Posté : mer. oct. 15, 2014 10:26 pm
par Steve
[center]Allocutions diverses
«Larry Calvin à propos de Doug Martin»[/center]


Conférence de presse à la suite de la démission du ministre de la défense, Doug Martin.

Larry Calvin, Président de la Shawiricie : Mesdames, messieurs...

Aujourd'hui est un triste jour pour la démocratie. Aujourd'hui est un triste jour pour le gouvernement de la Shawiricie. Cette semaine, j'ai pris connaissance des chefs d'accusations officiels portés à l'encontre de monsieur Doug Martin. Ces accusations, désormais bien plus que de simples allégations, sont une disgrâce pour mon gouvernement, le ministère de la défense et notre pays. J'ai annoncé dès le début que je soutiendrais personnellement monsieur Martin jusqu'à ce que l'apparence de culpabilité surclasse la présomption d'innocence. Je n'entrerai pas en conflit d'intérêts avec la justice de notre pays, mais en ce qui concerne le gouvernement shawiricois, il se dissocie à tous les niveaux de monsieur Martin et de ses agissements. J'éprouve une honte indescriptible face aux évènements qui secouent mon gouvernement, et je vous assure que je ferai tout en mon pouvoir pour que ce geste irréparable soit unique et qu'il ne se reproduise plus. Le gouvernement de la Shawiricie n'a jamais eu pour vocation de financer quelque groupe extrémiste qui soit et de financer des gestes inhumains comme se prêtent certains groupes qui font apparition dans l'enquête du Shawirician Bureau of Investigation à propos du scandale qui nous préoccupe. Je ne me pardonnerai jamais ce qui s'est produit au ministère de la défense si les allégations devaient se transformer en faits avérés. Je ne me pardonnerai jamais cette naïveté et cette confiance aveugle que je portais envers des gens de qualité et que j'appréciais beaucoup.

Dès la publication de cette histoire, j'ai mandaté le SBI et les services secrets d'enquêter au sein de mon gouvernement et du ministère de la défense afin de trouver d'éventuels complices et de les traduire en justice. J'ai mandaté nos forces policières d'enquêter et mettre à la lumière du jour toute anomalie qui pourrait coexister au sein de mon administration présidentielle. J'appliquerai une tolérance zéro dans cette affaire et je m'engage à sévir à l'encontre de quiconque qui utilisera, ou a déjà utilisé, le gouvernement de la Shawiricie pour appuyer l'illégalité et l'immoralité. Seront licenciés tous ceux qui seront personnellement impliqués dans cette affaire ou une autre qui aura, directement ou indirectement, le même effet que celle-ci. La totalité des membres de mon gouvernement sera disponible auprès des autorités pour faire la lumière sur tout ce qui aura à être éclairé à l'avenir. J'ai également contacté le Speaker du Congrès de la Shawiricie, monsieur Thomas, afin qu'il forme un comité exceptionnel composé de conservateurs et démobloquistes à parts égales afin d'enquêter et d'analyser les décisions et actions du ministère de la défense du début de ma présidence à aujourd'hui. J'ai demandé à monsieur Thomas que le Congrès scrute à la loupe les inégalités survenues durant mon mandat au ministère de la défense.

Je tiens à remercier tous ceux qui utilisent cette histoire de manière acceptable pour faire avancer le débat et en faire sortir la Shawiricie meilleure. Je m'abstiendrai à l'avenir de commenter tout développement dans cette affaire afin de laisser toute la légitimité possible au système de justice shawiricois. Allégations fondées ou non, culpabilité rendue ou non, la justice shawiricoise se doit d'être à la hauteur de ce que la Constitution lui demande. Président, gouverneur, ministre... la justice ne peut s’accommoder au criminel.

Merci. Ce sera tout, je ne répondrai à aucune question...

Posté : jeu. oct. 23, 2014 5:47 pm
par Steve
[center]Allocutions diverses
«Larry Calvin à propos de la Cabalie»[/center]


Conférence de presse à la suite de mesures jugées extrémistes par le Président Calvin.

Larry Calvin, Président de la Shawiricie : Mesdames, messieurs...

Aujourd'hui, la paix et la stabilité internationale sont à un niveau plus que précaire, et la Shawiricie n'est pas insensible aux évènements étrangers. Si notre politique étrangère est celle du respect, de la souveraineté et de la liberté d'agir selon les valeurs et convictions propres à chaque nation, il m'apparait aujourd'hui important de rappeler que la Shawiricie ne tolèrera jamais qu'un peuple soit brimé de ses droits fondamentaux au nom du zèle extrémiste de pays et dirigeants qui surpassent l'entendement. Les accords et traités signés au nom du développement économique et social de la Cabalie n'impliqueront jamais le droit de réduction des droits fondamentaux et de la dignité humaine.

Le gouvernement de la Shawiricie appuie et encourage le gouvernement du Raksasa à poursuivre sa mission de protéger l'opposition cabalienne. La Shawiricie n'hésitera pas à venir en aide à ceux qui militent activement pour la sauvegarde des droits fondamentaux de peuples livrés à l'autorité démesurée de quelconque force politique. Si la Shawiricie a, par le passé, utilisé une forme d'isolationnisme et de mutisme face aux atrocités du monde actuel, il en est tout autrement aujourd'hui alors qu'un peuple tout entier se voit privé du droit à l'éducation, du droit de circuler librement dans les rues et du droit à quelconque rassemblement. La Shawiricie prône les libertés fondamentales, qu'elles soient individuelles ou collectives, et ne se permettra pas d'appuyer ceux qui bafouent les valeurs shawiricoises.

Par conséquent, le gouvernement de la Shawiricie rompt immédiatement toutes discussions avec la Tchoconalie jusqu'à ce que le bon sens leur revienne. Je crois intimement que ce qui se passe actuellement en Cabalie est inacceptable. J'envoie mes prières et mes appuis à l'opposition cabalienne qui a droit au rassemblement pacifique pour exposer leur mécontentement, aux manifestations pour s'exprimer, au droit à l'éducation, au droit à circuler librement et au droit de ne pas vivre sous la menace d'être injustement emprisonné sous des motifs extrémistes, exagérés et indignes.

Merci, je ne répondrai à aucune question pour le moment...

Posté : lun. nov. 17, 2014 9:37 pm
par Steve
[center]Allocutions diverses
«Aidan Finerpapi à propos de Jimmy Decker»[/center]


Allocution partisane d'Aidan Finerpapi, se permettant clairement des attaques contre Jimmy Decker, possible candidat à l'investiture conservatrice.

Aidan Finerpapi, candidat conservateur : Merci, merci. Votre appui me touche énormément.

Cet après-midi, je revenais d'une visite chez ma mère, et sur la route, j'ai réfléchi à ce que je pourrais bien vous dire, aujourd'hui. Parce que je crois qu'il est important de continuellement renouveler son discours, tout en gardant une certaine réticence sur les façons de le renouveler. Parce qu'on va se le dire, entre nous, il n'y a rien de pire que ceux qui, constamment, renouvelle le leur quitte à en perdre la saveur même. Ça me fait penser, du coup, à notre ami monsieur Decker. Un homme certes très compétent à l'expérience indiscutable, mais qui jour après jour, agit non pas comme un possible candidat à notre investiture, ni même comme un candidat en soit, mais comme le chef d'une opposition dans une campagne électorale, prêt à tout pour faire tomber le gouvernement en place. Notre gouvernement est déjà à terre. Ne serait-il pas plus judicieux d'apporter des solutions dans une volonté d'aider le gouvernement en place de ne pas détruire davantage notre pays jusqu'aux prochaines présidentielles? Est-ce trop pour un homme qui se voit déjà comme président, sans élections, comme un homme prêt à tout pour s'imposer? Comment appelons-nous cela... Attendez... Ah! oui, un dictateur.

J'entends parfois les oppositions, farouches admettons-le, de monsieur Decker et je ne peux m'empêcher de sursauter. Vous rappelez-vous lorsqu'il avait qualifié les Alezikois, des Shawiricois comme vous et moi, de «Shawiricois moyens». Qu'est-ce que cela veut dire? Pourquoi entretenir une haine et un clivage social dans un pays qui se veut rassembleur? Sa position favorable à l'Union du Vicaskaran est une preuve concrète que sous sa présidence, la Shawiricie serait gouvernée d'un côté à l'autre sans réel objectif d'avenir. Qu'est-ce que l'Union du Vicaskaran, aujourd'hui? Qui peut se lever dans la salle et me donner un bienfait actuel de l'Union pour la Shawiricie? Sommes-nous vraiment inconscient à ce point pour adhérer à une organisation déjà détruite de l'intérieur, alors qu'elle n'est même pas encore née dans son ensemble? Monsieur Decker pense que oui. Il ne serait pas étonnant de voir la crise démobloquiste faire son apparition dans notre camp si nous permettons de telles abominations.

Des solutions, j'en ai mes amis. J'ai des solutions, tant complètes que partielles, pour régler nos problèmes de société, mais c'est ensemble que nous y arriverons. Je serai candidat à l'investiture présidentielle pour, collectivement, améliorer les actions entreprises par le gouvernement de la Shawiricie pour corriger les failles de notre système. Le gouvernement de la Shawiricie ne doit pas être le gouvernement d'un seul homme, mais de toutes les Shawiricoises et tous les Shawiricois. Et c'est cette Shawiricie qui me motive à faire de la politique, comme c'était ce qui motivait mon père.

[...]

Posté : jeu. nov. 20, 2014 6:41 pm
par Steve
[center]Document
«Jugement de la Cour suprême de la Shawiricie»[/center]


[center]COUR SUPRÊME DES NATIONS-UNIES DE LA SHAWIRICIE[/center]

Date : 20250830
Dossier : SP56395-95C
Référence : Cour suprême de la Shawiricie c. Présidence de la Shawiricie, 2025 SSC 12

Entre :
Cour suprême des Nations-Unies de la Shawiricie
Appelant
et
Présidence des Nations-Unies de la Shawiricie
Intimé

Motif du jugement : Disparition du président des Nations-Unies de la Shawiricie dans un contexte constitutionnellement pas encadré dans la forme telle que procédée

En présence : Le président-juge Hanley et les juges Allen, Hamilton, Barr, Agnew, Riddledge, Luther, Nash et Howard.


[1] La saine administration des ressources politiques, sociales et démocratiques mise à contribution par l'ensemble des législations encadrées par la Constitution des Nations-Unies de la Shawiricie, ci-dessous mentionnée par Shawiricie, et remise dans les mains d'hommes et de femmes choisis par le peuple de la Shawiricie représente une condition essentielle pour assurer le bon fonctionnement du système législatif, exécutif et judiciaire dont bénéficie la Shawiricie. Afin de garantir cette saine administration, les législateurs ont doté les tribunaux d'outils plus qu'efficaces leur permettant d'assurer la pérennité de la Constitution.

[2] Pour les motifs qui suivent, il est manifeste, à notre avis, que le recours entrepris par l'appelant, soit la Cour suprême de la Shawiricie, doit être considéré comme un appel à l'amendement des failles que présentent les textes législatifs sur lesquels s'appuyer lorsqu'une situation dramatique, mais non pour le moins exceptionnelle, secoue de force vive les fondements mêmes de notre société telle qu'établie par la Constitution de la Shawiricie et sa législation jusqu'ici considérée comme complète et infaillible. Il est primordial que la totalité de ce jugement soit considérée également comme une correction à l'inexistence de tout indicatif juridique, et non pas comme une ingérence de la justice constitutionnelle dans le système politique shawiricois qui, jusqu'ici, ne nécessitait aucunement l'implication de la Constitution dans l'élaboration du processus de nomination d'un intérimaire à la présidence de la Shawiricie.

Le contexte

[3] Les élections présidentielles de la Shawiricie, coïncidant avec le renouvellement du quatre-vingt-dix-neuvième Congrès de la Shawiricie, se sont déroulées le quatre avril deux mille vingt-trois sur l'ensemble du territoire shawiricois. Elles ont mené à la victoire de madame Monica Himbab, présidente élue jusqu'à l'entérinement de sa victoire par le Congrès le onze avril de la même année. Décédée dans l'exercice de ses fonctions d'une crise cardiaque le vingt-neuf juin deux mille vingt-trois, en accord avec l'article cinquante-cinquième paragraphe premier, troisième et quatrième du titre deuxième de la Constitution, la vice-présidence fut portée à la fonction présidentielle de manière intérimaire. La vice-présidence était alors occupée par monsieur Larry Calvin.

[4] Compte tenu de la proportion très négligeable aux vues des représentants du Congrès de la durée du mandat occupée par madame la présidente Monica Himbab, la chambre des représentants du peuple a voté une loi exceptionnelle le premier juillet deux mille vingt-trois propulsant le président par intérim monsieur Larry Calvin à la fonction stricte et directe de président de la Shawiricie. Bien qu'exceptionnelle de par cette première entorse constitutionnelle dans l'histoire de la Shawiricie, la décision du Congrès a été entérinée par la Cour suprême le douze septembre deux mille vingt-trois. On peut lire dans le paragraphe onze du jugement rendu par la Cour suprême dans cette cause : «Bien que la Cour suprême de la Shawiricie entérine le vote du Congrès de la Shawiricie à cet égard, nul ne peut remettre en cause les textes de la Constitution. Par conséquent, monsieur le président Larry Calvin bénéficiera de deux statuts légaux distinctifs vis-à-vis la législation votée par le Congrès et la Constitution; monsieur le président Larry Calvin est au sens propre de la loi président de la Shawiricie, mais président intérimaire au sens propre de la Constitution».

[5] Le vingt-six août deux mille vingt-cinq, une tragédie secoue la classe politique de la Shawiricie suite au décès de monsieur le président Larry Calvin, victime d'un assassinat dans l'exercice de ses fonctions. Si la Cour suprême ne minimise pas la portée de la tragédie, elle se doit d’effectuer son mandat comme indiqué par la Constitution. Lorsque vient le temps d'enclencher le processus de nomination présidentielle, nul ne peut remettre en doute la priorité de la Constitution sur la loi qualifiant constitutionnellement monsieur le président Larry Calvin de président intérimaire.

Historique constitutionnel

[6] Or, la Shawiricie ne possède aucun antécédent permettant à la Cour suprême de s'appuyer pour procéder au respect de la Constitution et des législations en vigueur en cette matière. Il s'agit d'une première historique pour la Shawiricie de perdre tragiquement au cours d'un même mandat présidentiel le président et le président intérimaire, de sorte qu'il n'existe aucune jurisprudence sur laquelle, une fois de plus, s'appuyer.

[7] En la Constitution réside une faille inacceptable à la venue d'une telle situation, n'encadrant en rien la vacance d'une présidence intérimaire, comme cela est le cas avec la vacance présidence à l'article cinquante-cinquième, paragraphe second, du titre deuxième de la Constitution. N'ayant aucun historique constitutionnel et législatif sur lequel s'appuyer pour combler la vacance présidence intérimaire, plusieurs questions légitimes et légales se posent.

Questions en litige

[8] L'intérim de la présidence intérimaire peut-il être soumis à la même condition constitutionnelle que la vacance présidentielle?

[9] La faille de la Constitution à ce sujet est-elle préjudiciable à la Shawiricie et son fonctionnement politique?

[10] Les législateurs doivent-ils corriger la faille constitutionnelle quant à la vacance de la présidence intérimaire?

[11] Est-ce dans l'intérêt de la Constitution que l'intérim de la présidence intérimaire soit soumis à la même condition constitutionnelle que la vacance présidentielle?

[12] La Shawiricie doit-elle procéder à des élections présidentielles historiques et hors du commun pour combler la vacance présidentielle intérimaire?

[13] Si oui, ces élections présidentielles historiques et hors du commun doivent-elles être en accord avec la Constitution Shawiricie?

Analyse

[14] Devant l'impasse constitutionnelle que représente le conflit opposant la vacance de la présidence intérimaire à la Constitution, la Cour suprême se doit de porter un jugement ayant pour effet de briser l'impasse. Si l'évidence veut que la présidence intérimaire soit soumise aux mêmes lois et règles que la présidence, il en est tout autrement aux yeux de la Constitution et de la loi, tout particulièrement mis en évidence à l'article cinquante-troisième du titre deuxième de la Constitution qui indique très clairement la condition constitutionnelle pour répondre à la fonction présidentielle. Or, les droits et devoirs de la présidence intérimaire, de plus que le processus à enclencher en cas de vacance, sont absents tant de la Constitution que de la loi. La Cour suprême considère qu'une telle situation déstabilise davantage la fragilité de la société démocratique shawiricoise.

[15] Prenant acte de la position actuelle de la Shawiricie face au respect de la Constitution, tout particulièrement le préambule, mettant sur table la priorité, voire même l'obligation, d'établir une société avancée basée sur l'évolution de société et la contribution au renforcement du bloc démocratique et d'une coopération efficace de toutes les forces légitimes qui constituent la société shawiricoise, la Cour suprême considère que le gouvernement de la Shawiricie n'est actuellement pas en accord avec le préambule constitutionnel de la Shawiricie. Est-ce suffisant pour ordonner la destitution du président en poste -dans ce cas-ci décédé, et l'entièreté du gouvernement fédéral shawiricois et promulguer la tenue d'élections présidentielles exceptionnelles? La Cour suprême statue qu'il s'agit d'une question indirecte reliée aux questions en litige dans le dossier requérant notre jugement.

[16] Les pouvoirs de la Cour suprême sont plus que clairs : la Cour suprême se doit d'observer et de faire observer la Constitution comme indiqué dans la disposition finale de la Constitution. Il n'est pas dans indiqué dans les lignes directrices de la mission de la Cour suprême d'interpréter de manière partisane les écrits de la Constitution, ni même d'interpréter les écrits qui ne sont pas dans la Constitution. En cas d'absence d'indication constitutionnelle, la Cour suprême a l'obligation d'utiliser la législation fédérale en vigueur pour exposer ses analyses, conclusions et jugements. Or, une telle législation est inexistante en Shawiricie. D'où le litige constitutionnel.

[17] L'article cinquante-deuxième, paragraphe premier, du titre deuxième de la Constitution indique les grandes lignes directrices de la fonction présidentielle, soit d'être «l'arbitre, le modérateur et la pièce fondamentale du fonctionnement régulier des institutions». Compte tenu de l'instabilité politique de la Shawiricie et du gouvernement de la Shawiricie, analyse impartiale et en aucun cas motif de jugement envers les autorités gouvernementales, la Cour suprême tire de ses analyses que l'une des missions de cet article de la Constitution n'a pas été efficace à son plein régime, même si cette question n'est pas directement liée aux questions en litige dans ce dossier.

[18] L'article soixante-et-unième, paragraphe second, du titre troisième de la Constitution stipule clairement que le Congrès n'a pas le pouvoir d'outrepasser les lignes directrices de la Constitution, tout comme il ne possède pas le pouvoir d'interpréter les absences de constitutionnalité, au même titre que la Cour suprême. Il apparaît évident par cet article que le Congrès est impuissant quant à la nomination d'un candidat à l'intérim de la présidence intérimaire, sans l'entérinement de la Cour suprême, qui estime elle-même qu'une mesure doit être prise, d'où son jugement actuel.

[19] L'inexistence de loi, tant dans la Constitution que dans les textes législatifs, permettant de procéder dans ce dossier permet à la Cour suprême, voire l'oblige, de trancher afin de créer, d'une part une jurisprudence, et d'une autre part permettre aux législateurs de s'appuyer sur un jugement concret pour veiller à corriger les failles de la Constitution. L'inexistence législative permet également à la Cour suprême, voire l'oblige, de rendre un jugement unanime afin d'éviter la stagnation politique, sociale et économique de la Shawiricie provoquée par l'absence d'un gouvernement fort, stable et en respect avec la Constitution.

Réponses aux questions en litige

[20] Le contexte et l'analyse de ce jugement, ainsi que l'appui des propos échangés entre les différents juges de la Cour suprême, enregistrés et publiés dans le Bulletin juridique de la Shawiricie sous la numérotation 78-HG6-345, permettent à la Cour suprême de statuer unanimement sur l'ensemble des questions en litige dans ce dossier.

[21] L'intérim de la présidence intérimaire peut-il être soumis à la même condition constitutionnelle que la vacance présidentielle? Oui.

[22] La faille de la Constitution à ce sujet est-elle préjudiciable à la Shawiricie et son fonctionnement politique? Oui.

[23] Les législateurs doivent-ils corriger la faille constitutionnelle quant à la vacance de la présidence intérimaire? Oui.

[24] Est-ce dans l'intérêt immédiat de la Constitution que l'intérim de la présidence intérimaire soit soumis à la même condition constitutionnelle que la vacance présidentielle? Non.

[25] La Shawiricie doit-elle procéder à des élections présidentielles historiques et hors du commun pour combler la vacance présidentielle intérimaire? Oui.

[26] Si oui, ces élections présidentielles historiques et hors du commun doivent-elles être en accord avec la Constitution? Oui.

Conclusion

[27] À notre avis, il est manifeste que la faille constitutionnelle ne peut être prise à la légère par les législateurs de la Shawiricie. L'absence d'encadrement au sujet de la vacance de la présidence intérimaire est néfaste pour la démocratie shawiricoise. Il apparaît également évident pour la Cour suprême que ni les institutions politiques ni les institutions judiciaires ne peuvent interpréter l'absence d'écrits des Fondateurs de la nation shawiricoise et des législateurs. Dans ce contexte, la Cour suprême ne juge pas acceptable de faire porter le fardeau de cette absence législative à la Constitution.

[28] La Cour suprême étant catégorique sur l'impossibilité de combler la vacance de la présidence intérimaire, il apparaît évident, voire obligatoire, de procéder à des élections présidentielles exceptionnelles en respect avec la Constitution, notamment l'article cinquante-troisième, plus particulièrement au paragraphe premier. La Cour suprême ne remet pas en doute le caractère exceptionnel et historique de la tenue d'élections présidentielles dans un moment tel que celui-ci, en prenant en considération le climat instable de la politique shawiricoise, mais met tout de même des conditions obligatoires à ce sujet.

[29] La tenue de ces élections présidentielles doit être promptement et efficacement présentée comme des élections exceptionnelles et temporaires, la durée de ce mandat électoral ne pouvant être supérieure à la date du six avril deux mille vingt-sept, date constitutionnelle des élections présidentielles de la Shawiricie. Le caractère exceptionnel de ces élections permet à la Cour suprême d'imposer ce cadre strict, ne pouvant être dérogé de quelque manière qui soit.

[30] Étant donné le caractère exceptionnel de ces élections présidentielles, la Cour suprême ordonne que l'ouverture des candidatures aux investitures des formations politiques devant recourir à ce processus électoral soit effective dès le cinq septembre deux mille vingt-cinq et que la fermeture des inscriptions soit effective sept jours plus tard, soit le douze septembre de la même année. En date du trente septembre de la même année, les délégués électoraux partisans des différentes formations politiques de tous les districts de la Shawiricie doivent se prononcer quant au choix de leur candidat aux présidentielles exceptionnelles.

[31] Le processus de débat et d'information du public shawiricois quant aux différents programmes électoraux des candidats aux présidentielles exceptionnelles ne pouvant être détourné, la tenue des élections présidentielles exceptionnelles aura lieu le trente octobre deux mille vingt-cinq. Le mandat attribué au vainqueur se terminera le six avril deux mille vingt-sept et le titre octroyé au vainqueur sera, sans contestation judiciaire possible, le même qu'octroyé au vainqueur en respect avec la Constitution. Quoi qu'exceptionnel et de durée constitutionnellement invalide, le mandat du vainqueur doit et sera comptabilisé comme un mandat à part entière aux yeux de la Constitution et de la loi.

[32] Nous sommes d'avis que le jugement rendu doit être appliqué immédiatement, et sans contestation possible, au nom de la stabilité politique de la Shawiricie en respect avec la Constitution, plus particulièrement son préambule.

Posté : jeu. janv. 15, 2015 6:15 pm
par Steve
[center]Allocutions diverses
«Jimmy Decker à propos d'Aidan Finerpapi»[/center]


Conférence de presse du président Jimmy Decker au sujet de l'arrestation d'Aidan Finerpapi en Oceania et des actions entreprises par le gouvernement shawiricois dans cette affaire.

Jimmy Decker, président shawiricois : Messieurs-dames, bonjour,

Le 12 février dernier, alors qu'il lui avait été suggéré de prendre du repos, le vice-président Aidan Finerpapi alors en Oceania a été intercepté par les autorités policières de la ville de Wellington. Les informations pour lesquelles monsieur Finerpapi aurait été retrouvé nu, courant après une femme de services, sont confirmées par le Palais présidentiel de la Shawiricie. Les faits reprochés à monsieur Finerpapi, bien qu'extraordinaires et surnaturelles, semblent avérés et le gouvernement de la Shawiricie s'est engagé auprès du gouvernement océanien de ne pas laisser impuni ces actes d'une terrible honte pour la nation shawiricoise.

Bien que la Shawiricie et l'Oceania ne possèdent aucun accord d'extradition, je souligne la bonté, la générosité et la coopération du gouvernement océanien dans cette affaire suite à l'acceptation d'extrader le vice-président Finerpapi sur le sol shawiricois. Les autorités océaniennes et de l'État de Katherine, en vertu du respect de l'immunité du vice-président Finerpapi, soumettent à la justice shawiricoise le bon vouloir de travailler conjointement dans cette affaire pour que les conséquences soient justes et équitables. Je vous confirme aujourd'hui que le vice-président de la Shawiricie fait face à trois chefs d'accusation : harcèlement sexuel, exhibitionnisme et dérangement de l'ordre public en Oceania. Le gouvernement de la Shawiricie est disposé d'une part à respecter l'immunité de monsieur Finerpapi et d'une autre part de sévir face à ces écarts de conduite inacceptables. Jamais la Shawiricie ne permettra que son image soit bâclée au nom d'une quelconque immunité.

Le gouvernement de la Shawiricie est ouvert à toute discussion avec madame Magda Nousséa dans l'optique de régler le conflit l'opposant à la nation shawiricoise et dans celle de lui présenter officiellement nos excuses les plus sincères pour un geste commis dans l'immaturité la plus complète venant d'un haut gradé de notre nation qui, visiblement, s'est démontré indigne des fonctions qu'il représente. La Shawiricie est un pays fier, et cette situation est non seulement gênante, mais extrêmement néfaste.

Par conséquent, j'annonce aujourd'hui une décision exceptionnelle visant non seulement à punir l'excès immoral, mais visant également à porter un message sérieux à ceux qui seraient tentés de détruire l'image de la Shawiricie : nous ne l'accepterons pas. J'annonce le retrait des fonctions vice-présidentielles de monsieur Aidan Finerpapi ainsi que son exclusion du gouvernement conservateur shawiricois. En agissant de la sorte, monsieur Finerpapi a causé bien du tort à deux pays en plus de troubler la vie paisible d'une jeune femme et de tout son entourage. Monsieur Finerpapi s'est montré indigne des fonctions qu'il occupe et mon gouvernement n'accepta aucun écart de ce genre.

Je tiens également, une fois de plus, à saluer la collaboration des autorités océaniennes et la force de caractère de madame Magda Nousséa. Merci, je prends deux questions.



Suzan Hall, pour Shawiricia WE. Est-ce que le vice-président Finerpapi conservera une fonction dans l'exécutif shawiricois?

Le citoyen Finerpapi ne sera aucunement mêlé aux affaires de l'État et du gouvernement fédéral. Il est déchu de tous ses privilèges. Ses actions ont démontré son incapacité à vieillir et à vivre convenablement dans un monde d'adultes. Nous ne pouvons nous permettre de conserver au sein de notre gouvernement un jeune homme de cette trempe. Oui?

Jason Giles, pour Info Shawiricia. Est-ce qu'Aidan Finerpapi sera poursuivi par la justice shawiricoise ou océanienne?

D'après l'accord conjoint entre la Shawiricie et l'Oceania, monsieur Finerpapi ne subira aucun procès criminel en Shawiricie pour les actes qui lui sont reprochés, compte tenu de son immunité lors des faits que je m'engage à respecter. Il devrait en être tout autant en Oceania, mais si tel n'est pas le cas, le gouvernement de la Shawiricie ne s'y opposera pas. Je tiens cependant à rappeler que la justice civile peut se saisir de l'affaire, si madame Nousséa se déplaçait en Shawiricie pour porter plainte et demander la tenue d'un procès civil. Merci, ce sera tout pour aujourd'hui.

Posté : dim. févr. 01, 2015 12:40 am
par Steve
[center]Document
«Appel d'offre»[/center]


[center][img]https://dl.dropboxusercontent.com/u/98103869/Appeldoffre2026.png[/img][/center]