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Posté : mar. sept. 30, 2014 9:38 pm
par hugo salinovitch
[justify]Les avions des délégations officielles atterrissent à Puerto Alejandro. La famille d'Hocine Aseldoune et les officiels sont conduits à l'hôpital où Hocine Aseldoune repose sur une table.
Après une prière guidée par le Mufti de Dar n'El Chab, le corps est placé dans un cercueil. Le cortège est conduit à l'aéroport.[/justify]
Posté : mer. oct. 01, 2014 8:43 am
par hugo salinovitch
[justify]Le corps de Si Hocine arriva dans la matinée. Il passera toute la matinée au salon d'honneur de l'aéroport, avant son transfert au Palais du Premier Ministre pour une veillée funéraire et la cérémonie d'enterrement qui aura lieu le lendemain.[/justify]
Posté : mer. oct. 01, 2014 9:30 pm
par hugo salinovitch
[center][img]http://www.lepopulaire.fr/photoSRC/W1ZTJ1FdUTgIBhVOGwYSHgYNQDUVGFdfVV9FWkM-/manifestation-des-partisans-de-la-rebellion-chiite-a-sanaa-l_1734853.jpeg[/img][/center]
[justify]Alors qu'une foule immense attendait au dehors, le corps de Si Hocine Aseldoune quitta l'aéroport pour le Palais du Premier Ministre. Sur le parcours, tous les immeubles étaient recouverts de grandes tentures noires.
La prière de l'absent retentit de la foule. L'émotion fut à son comble, les militaires présents eurent énormément de mal à contenir la ferveur des Agounisimiens présents en nombre. Lorsque le cortège passa devant la cathédrale de Dar n'El Chab, le cardinal de Dar n'El Chab, Monseigneur Jean Rouzlan sortit en signe de respect. Les cloches de la cathédrale retentirent, pour marquer la communion de tous les Agounisimiens en ces heures de deuil.
Lorsque le véhicule contenant le corps de Si Hocine entra dans la cour d'honneur du Palais du Premier Ministre, la Garde Républicaine se mit au garde-à-vous. Le cercueil fut placé au centre de la cour. Au premier rang derrière, se tenait la famille du défunt et le Premier Ministre, Si Lounis Azerzour. Derrière était présent tout le gouvernement, une délégation de Représentants du Peuple conduite par le Président de l'Assemblée, le Président de l'association chrétienne agounisimienne, le Président de l'association juive nationale, le Grand Mufti de Dar n'El Chab. La Garde Républicaine joua l'hymne national repris par tous les présents.
Le corps de Si Hocine fut installé par la suite au Salon d'Honneur, où il reçut les honneurs de tout l'Etat-Major de l'Armée Populaire Nationale. Aux côtés du cerceuil prirent place la veuve de Si Hocine, leurs enfants et le Premier Ministre. Ils allaient rester ainsi un moment, pour recevoir les hommages des visiteurs.
Le corps restera ainsi pour être visité par les officiels toute la journée. La nuit, le Peuple pourra s'y rendre pour la veillée funéraire, avant la cérémonie religieuse et officielle et l'enterrement.[/justify]
Posté : lun. oct. 06, 2014 8:25 am
par hugo salinovitch
[justify]La cérémonie officielle d'hommage à Hocine Aseldoune débute à la Grande Mosquée de Dar n'El Chab. Une foule immense d'anonymes est massé sur le parvis et les rues adjacentes pour rendre hommage au Vieux Lion.
Les officiels étrangers sont attendus.[/justify]
Posté : lun. oct. 06, 2014 9:40 pm
par hugo salinovitch
[justify]Le Secrétaire d’Etat du Raksasa prit place au second rang, juste derrière la famille d'Hocine Aseldoune et aux côtés de Lounis Azerzour.
A leurs côtés, prit place le Prince-Héritier et Ministre Impérial des Affaires Étrangères de l'Empire du Kaiyuan, Zhao Huan.[/justify]
Posté : mar. oct. 07, 2014 3:58 pm
par Siman
[justify][center][img]http://www.topnews.in/files/Junichiro-Koizumi1.jpg[/img][/center]
Le Secrétaire d’Etat du Raksasa, Junichiro Koizumi, était arrivé tôt dans la matinée à Dar n'El Chab. Son agenda était particulièrement intense en cette journée d’hommages et de recueillement en la mémoire de l’ancien Premier ministre Si Hocine Aseldoune. Dès son arrivée, il avait été reçu par le ministre des Affaires étrangères, Abdelaziz Daoud, un ami du Raksasa comme il aimait le répéter à qui veut l’entendre, pour une discussion sereine mais néanmoins franche entre les deux hommes. Après cet entretien, le Secrétaire d’Etat s’est rendu à l’Ambassade du Raksasa à Dar n'El Chab, où l’attendait Son Excellence l’Ambassadeur du Raksasa en Agounisimen. L’occasion pour les deux hommes de prendre un petit déjeuner copieux et très cordial selon les dires de l’entourage du chef de la diplomatie. Pour des raisons de sécurité, le Secrétaire d’Etat et l’Ambassadeur ont pris place au sein d’un large cortège de véhicules blindés pour rejoindre le lieu de la cérémonie.
Après une dizaine de minutes de trajet, le cortège officiel raksasan était arrivé à la Grande Mosquée de Dar n'El Chab. Le dispositif de sécurité était extrêmement renforcé pour assurer le bon déroulement de cette cérémonie. Le Secrétaire d’Etat Junichiro Koizumi salua les personnalités présentes, dont le ministre des Affaires étrangères du Kaiyuan, puis il s’attarda plusieurs minutes avec la famille d’Hocine Aseldoune, probablement pour réitérer de vive voix les condoléances du Raksasa à leur égard. Après cet échange, on lui présenta l’actuel Premier ministre Lounis Azerzour aux côtés de qui il prit place en poursuivant leur discussion.[/justify]
Posté : mar. oct. 07, 2014 9:42 pm
par Khubaib
[center][bmt]Guide-Suprême de l’État panarabe, Eyt' Ridha Farouk el-Sayeed[/bmt]
[img]http://img15.hostingpics.net/pics/792666Image1.jpg[/img]
[bmt]L'Eyt' Ridha Farouk el-Sayeed, Guide-suprême de l'État panarabe, socialiste et Harakatien de Tchoconalie[/bmt][/center]
Malgré son âge avancé, le guide-suprême de Tchoconalie, l’Eyt’ Ridha Farouk el-Sayeed, qu’Allah le protège, a décidé de faire part à la cérémonie officielle d’hommage de son confrère-ami, Hocine Aseldoune « Rahimahu Allah », accompagné du Vice-Premier ministre Bâchar Ibn Maleq, le Ministre de l’Intérieur et de la défense panarabe, Chafiq Naoues et le Ministre des affaires étrangères et des relations internationales, Belaïd. Une fois arrivé sur les terres Agounisimennes, le guide-Suprême s’est entretenu avec les officiels Agounisimens, exprimant ses vives condoléances au peuple-frère d’Agounisimen avant de se rendre à Tizi N’el Kher, ville natale du combattant Agounisimen, où il a pu rencontrer les membres de la famille Asldoune. « Que le Tout Puissant lui accorde sa Miséricorde, il restera certainement gravé dans la mémoire de la lutte révolutionnaire. Il restera toujours vivant parmi nous, que ton âme repose en paix, frère Asldoune ». A l’heure d’Al Asr, le Guide-Suprême, Ridha Farouq el-Sayeed s’est rendu à la Grande mosquée de Dar N’el Chab où il a chaleureusement salué le Premier Ministre Azerzour et les délégations étrangères, ignorait ainsi l’officiel Raksas avec un léger Assalamou Elaykom, la voix basse, les yeux envers le Premier ministre Agounisimen, où il prit place, chapelet et Coran dans la main droite.
Posté : mar. oct. 07, 2014 10:40 pm
par Rumy
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/565852845298817228d57d3b92z.jpg[/img][img]http://img11.hostingpics.net/pics/695725MayHuan.png[/img][/center]
Le Prince-Héritier et Ministre Impérial des Affaires Étrangères de l'Empire du Kaiyuan était accompagné de son épouse, May Huan. Tout deux arborait des habits blancs ou de couleur clair, contrastant avec les habits sombre généralement de rigueur. Au Kaiyuan, la coutume lors de funérailles était de porter des habits blancs ou d'une couleur clair, signe de pureté. Elle symbolisait la purification des attaches terrestres des défunts afin qu'ils puissent rejoindre paisiblement leurs ancêtres. Zhao et son épouse offrirent leurs condoléances à la famille du défunt avant de prendre place aux sièges qui leur avait été assigné. Ils se levèrent ensuite pour saluer le Secrétaire d'État du Raksasa, Junichiro Koizumi qui venait d'arriver, avant de se rasseoir discutant entre eux à voir basse. Zhao observa avec attention l'arrivé de Ridha Farouk el-Sayeed, ayant la curiosité perverse, sans se l'avouer, d'observer la rencontre entre celui-ci et l'officiel Raksasan. Zhao glissa un commentaire en mandarin Kai à son épouse.
[Zhao Huan]: Je vois que El-Sayeed est emballé par la présence de Junichiro Koizumi.
May lui mit la main sur la cuisse, le regardant avec des yeux réprobateur.
[May Huan]: Zhao, nous ne sommes pas ici pour aborder de la politique, mais bien pour honorer un défunt. Alors épargne moi tes sarcasmes.
[Zhao Huan]: Après tout ce temps ma chère, tu devrait comprendre qu'il est toujours question de politique lors de funérailles de chefs d'État. Rappel-toi des ''incidents'' entre les Kirkstanais et les Sébaldes lors des funérailles de mon défunt père, ces petits pains chaud n'ont pas frappé l'arrière de la tête du représentant Sébalde comme par magie.
May Huan soupira.
[May Huan]: Si ils avaient été accompagné de leurs épouses, rien de tout cela ne serait arrivé.
Zhao resta silencieux.
Posté : mer. oct. 08, 2014 5:54 am
par Lukas
[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=141158furemankmarinasilva.jpg][img]http://img4.hostingpics.net/pics/141158furemankmarinasilva.jpg[/img][/url][/center]
La Matriarche Furemank, Villicium ( Grande Intendante ) de l'Empire, avait fait le déplacement pour montrer le soutien de l'Etat Impérial et de l'Empire aux proches d'Aseldoune et à l'Agounisimen. Accompagnée du Seigneur Luilk Isabella Furemank avait offert les condoléances d'usage à la famille sur le tarmac de l'aéroport militaire à Puerto Alejandro, et par conséquent allait juste montrer une nouvelle fois le soutien à la famille.
Les deux personnages du gouvernement avait passé la nuit à l'ambassade impériale et avait tenu conciliabule avec l'Ambassadeur en place, ainsi qu'avec les responsables locaux des grandes entreprises impériales qui s'étaient implantées sur le sol agounisimen.
La Matriarche et le Commissaire prirent place aux endroits attribués et attendirent en observant, saluant chaleureusement, mais discrètement, le couple Kaiyuanais au passage.
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[center][url=http://www.hostingpics.net/viewer.php?id=795103130808110152666388.png][img]http://img15.hostingpics.net/thumbs/mini_795103130808110152666388.png[/img][/url]
Empire du Khaldidan[/center]
Posté : dim. oct. 12, 2014 9:45 pm
par hugo salinovitch
Avant l'office religieux, et conformément au protocole, le Premier Ministre monta sur la petite estrade installée et prit la parole:
[center][img]http://www.algerie1.com/wp-content/uploads/2013/06/medelci_mouv-diplomat.jpg[/img][/center]
[justify]Si El Hadj Mohamed Ouzali,
Madame Faroudja Aseldoune, Si Yahia, Iyidir, Akli et Hamou,
Monsieur le Secrétaire d’État de l'Empire du Raksasa,
Monsieur le Guide Suprême de la République Arabe de Tchoconalie,
Monsieur le Prince-Héritier et Ministre Impérial des Affaires Étrangères de l'Empire du Kaiyuan,
Madame La Matriarche, Villicium de l'Empire,
Mesdames-Messieurs les dignitaires, Mesdames-Messieurs les Ambassadeurs,
Monsieur le Président de l'Assemblée des Représentants du Peuple,
Et vous tous Mesdames-Messieurs,
Nous sommes aujourd'hui rassemblés pour rendre un dernier hommage à un homme....un homme exceptionnel, non seulement pour notre Terre, mais aussi, en toute humilité pour notre époque !
L'homme qui repose ici à mes côtés a su être, ma chère Faroudja, tu me permettras de le dire, un mari présent malgré ses engagements, mais aussi, Si Yahia, Iydir, Akli et Hamou le confirmeront, un père assumant son rôle. Si je débute mon propos par un hommage à l'homme de famille que fut Si Hocine Aseldoune, c'est pour montrer, mesdames-messieurs, que cet homme, au parcours public si exceptionnel, si complet, a quand même su garder le sens des valeurs et a toujours su ménager les siens !
Car Si Hocine ne fut pas seulement le mari, le père aimant, il fut l'homme dont l'Agounisimen avait besoin. Cet homme, si discret,si calme, fut un de nos plus brillants révolutionnaires. Dès son jeune âge, il s'initia aux idées socialistes, aux idées d'égalité, de partage, de solidarité, de paix, de démocratie, de souveraineté au Peuple, dont il était issu et qu'il n'a jamais oublié !
Si Hocine était surnommé ici le Vieux Lion. Vieux, bien sûr en référence à son âge, mais pas seulement. Vieux en référence à son vieux militantisme. Peu de personnes peuvent encore témoignées d'avoir connu Si Hocine non-militant, lui qui était des premiers maquis contre le Sultan vendu aux puissances coloniales dès ses 15 ans ! Le Vieux Lion....Oui Si Hocine était un Lion. Car qui, excepté un Lion, aurait pu mener une vie comme la sienne : maquisard à 15 ans, prisonnier dans notre désert à 18 ans, évadé de prison à 19 ans, commissaire politique, et cela n'était qu'un début.
Si Hocine a toujours été un militant, épris de liberté pour son Peuple. Après avoir combattu le Sultan, au nom de ses idéaux socialistes mais aussi pour que notre pays reprenne enfin son destin en main, sans la puissance étrangère dominant nos choix, il combattu avec la même force le régime des Généraux.
Ce régime brutal l'enferma, et là nous, ses compagnons de lutte, nous avions pu nous rendre compte de sa force d'esprit, de cet âme de Lion qui l'habitait ! Alors que nous fûmes tous torturés, si Hocine était le seul commissaire politique parmi nous. Nos tortionnaires le savaient. Moi, jeune militant de 17 ans, je fus torturé pendant de longues heures, mais Si Hocine....Il subit plusieurs jours d'interrogatoires où aux coups succédèrent l'électricité, l'eau, les mégots de cigarettes....Et rien, pas un mot ne sorti de sa bouche, il ne parla pas. Ces tortionnaires le laissèrent pour mort, et Si Hocine s'en sorti à la surprise générale !
Mais un Lion n'est pas fait pour être en cage, et à peine remis Si Hocine réussi à s'échapper, avec quelques hommes dont moi-même. La violence subit ne fit que confirmer son engagement révolutionnaire, car comme il aimait le répéter durant toutes ces années de maquis : Nous ne sommes pas libres, alors ils ne peuvent pas nous tuer, nous sommes déjà morts !
Lorsque Farès Ben Taïeb succéda au régime des généraux, Si Hocine et avec lui, l'ensemble des militants socialistes crurent à ses propos sur la liberté. Si Hocine tenta même de s'engager dans le jeu politique, mais il comprit que Ben Taïeb ne travaillait que pour lui, nullement pour l'Agounisimen. Beaucoup jugèrent sévèrement cette tentative de Si Hocine, mais si ils condamnent Si Hocine pour cela, qu'ils condamnent les milliers qui ont fait de même croyant aux propose de Ben Taïeb.
Lorsque Si Hocine comprit le jeu de dupes de Ben Taïeb, il refonda immédiatement des maquis socialistes, mais ne put les rejoindre, la police politique l'arrêta avant son départ pour les montagnes. Si Hocine connut alors une période difficile. Non pas seulement la torture, mais l'isolement. Ben Taïeb, connaissant la ruse du Vieux Lion, le fit enfermer seul, gardé par une vingtaine de militaires. Si Hocine resta ainsi durant plus de 8 ans, sans recevoir la moindre visite. Ce traitement avait pour but de l'anéantir, mais Ben Taïeb avait oublié qu'un Lion restera toujours indomptable ! A peine libéré, Si Hocine rejoint le maquis où il réorganisa totalement la lutte. Bénéficiant d'une aura populaire, obtenue par la reconnaissance des Agounisimiens envers ses combats, Si Hocine devint gênant car Ben Taïeb l'avait compris : il ne pouvait plus enfermer ou exiler Aseldoune sans que le Peuple ne réagisse ! Conscient de ceci, Si Hocine descendit du maquis et décida de mener la lutte au grand jour, sur le terrain politique afin d'user le régime de l'intérieur !
D'ailleurs quand je parle d'exil, rappelons-nous cet épisode ridicule ! Alors que Si Hocine descendit du maquis, il fut arrêté et le jour même exilé. Ben Taïeb pensait se débarrasser ainsi du Vieux Lion. Si Hocine revint la semaine même par des chemins secondaires et rejoignit clandestinement Dar n'El Chab où il tenu une réunion publique pour répondre à la presse sous ordre qui l'accusait d'avoir déserté le pays !
Cet épisode démontra aux Agounisimiens que Si Hocine était à ne pas en douter un vrai patriote ! Et il put le prouver rapidement. Suite aux manifestations contre les fraudes électorales, Ben Taïeb proposa à son meilleur ennemi d'être le Premier Ministre d'un gouvernement d'Union Nationale..... Je me rappellerai toujours de cette conversation : Si Hocine m'avait appelé et demandé de venir immédiatement chez lui, e que je fis. Il me raconta la proposition de Ben Taïeb. Alors que je lui demanda s'il allait accepter, il me répondit : il ne sait pas dans quel engrenage il vient de mettre son doigt. Si j’accepte, cela sera à mes conditions, et je jure que les jours du régime sont comptés. Le bras de fer commence, ou je gagne, ou je meurs !
Et l'histoire vous la connaissez, Si Hocine n'est pas mort. Il a apporté à notre pays le changement en profondeur, le bases du régime dictatorial ont été fragilisés, au point à Ben Taïeb a tenté son va-tout avec la tentative de Coup d’État qui se termina en fiasco pour lui grâce à la fidélité de l'armée et grâce à la force de persuasion de Si Hocine.
Alors que Si Hocine avait réussi à balayer le régime Ben Taïeb, nombreux étaient ceux qui pensaient que Si Hocine allait se glisser dans le rôle de dictateur, après tout, comme disaient certains, n'était pas là la tradition agounisimienne ? Hé bien, le démocrate que Si Hocine fut dans l'opposition, il le fut une fois au pouvoir.
Liberté d'opinion, de réunion, d'association, liberté de la presse, indépendance de la justice, des médias, droits sociaux, abolition de la peine de mort, fin de la police politique, et j'arrête là ma liste, car elle serait à elle seule un long discours ; bref, tout ce qui fait de notre pays une démocratie, tout ce qui fait la particularité de ce pays ici sur ce continent, tout ce qui fait l'Agounisimen est héritage, acquis de Si Hocine ! Toutes les libertés dont nous jouissons au quotidien sont dues à cet homme et uniquement à lui !
Ceci explique le deuil, la tristesse de tous les Agounisimiens depuis sa disparition. Nous savons tous que nous ne venons pas seulement de perdre un ancien Premier Ministre, mais nous perdons le Père de la Nation.
Ce père qui arrivé au pouvoir su balayer les erreurs de l'ancien régime, sans remettre en cause ses avancées. Ainsi, et les dignitaires étrangers qui nous font l'honneur de leur présence en témoignent, l'arrivé de la démocratie sur notre terre a vu le renforcement des alliances passées sous Ben Taïeb. En choisissant cette voie responsable, Si Hocine a démontré que l'Agounisimen n'a toujours qu'une seule parole ! Que même un changement de régime, et cela n'est pas anodin, ne remettra jamais en cause la parole de l'Agounisimen, une parole parfois bruyante, certains diront particulière, mais nos amis savent que cette parole est sincère ! Et Si Hocine a su développer cette diplomatie de la sincérité !
Mesdames-Messieurs,
Pour conclure, je ne citerai qu'un seul proverbe que le parcours de Si Hocine illustre à merveille : Plutôt se briser que de se plier : Si Hocine n'a jamais plié, et heureusement pour notre pays, il ne s'est jamais brisé.
Aurevoir mon Ami.[/justify]