Posté : mar. août 26, 2014 4:12 pm
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Elle était bien lointaine l'époque où la Barouadie composait la perle de l'Empire fiémançais, lui donnant toutes ses lettres de noblesse, par la culture, les produits, les arts, concurrençant le rêve extrême-oriental par le raffinement et l'exotisme de son univers ; là où le Zanyane apportait la force, le Barebjal apportait le mythe.
Les rapports qui avaient survécu avaient été mauvais après la décolonisation, jusqu'au jour où la Tchoconalie concéda un important accord pétrolier à une entreprise fiémançaise suite aux tractations avec le gouvernement, négocié dans le cadre d'une vente d'armement, comme il faisait bon exporter ces produits et s'assurer l'absence d'hostilité des gouvernements acheteurs.
Mais la Tchoconalie et d'autres territoires du Barebjal avaient trouvé d'autres puissances avec qui négocier des avantages, à qui récupérer les chutes de l'industrie et envers qui se tourner pour bloquer d'autres relations avec d'anciens ennemis.
L'Eran, puis le Kirep après le Raksasa, s'étaient assuré l'amitié apparente du Barebjal et de ses gouvernements fluctuants, entre islamisme, nationalisme, pan-arabisme, dont les variations génératrices de querelles de spécialistes s'entendaient sur le point précis d'une haine entretenue de l'Occident.
Aussi le gouvernement fiémançais ne souhaitait pas concurrencer les déclarations d'amour intéressé du Kirep, dont la force était encore moindre que quelques années auparavant, ni même espérer voler des parts de marché aux Makarans une fois réintégré au sein de l'économie de ses territoires.
Il voulait aujourd'hui conserver l'usufruit du petit territoire de Yestahem, sur l'espace de l'État d'Alamut, nécessaire et indispensable à un commerce bien établi sur cette route depuis des années et dont la spécificité était de limiter au maximum les coûts en faveur de flux répétés et s'accentuant.
Si cela pouvait passer par la cession de la souveraineté, au nom de principes plus contemporains, à un quelconque État arabe - et Alamut était bien sûr prioritaire - qui garantirait la poursuite du passage dédouané des navires fiémançais et l'assurance de leur arrêt sur cette zone sans taxes diverses, alors les deux partis trouveraient leur compte.
Ou presque, car la Tchoconalie avait d'une part de l'argent à rendre à la Fiémance suite à la nationalisation sauvage des entreprises occidentales, et l'afflux de soldats dans l'enceinte du port arabe sous souveraineté fiémançaise avait été un moyen de pression pour gagner du temps et envisager, par la suite, de réclamer plus nettement le remboursement de l'entreprise et la compensation de la perte du contrat. D'autre part, il serait nécessaire, à peine deux ans après l'attaque du Raksasa contre un navire de commerce fiémançais plus au sud, que le Royaume puisse assurer la sécurité de ses convois par une présence militaire.
Mais le gouvernement se fichait qu'elle se trouvât à Yestahem ou ailleurs.
De tout ça, les différents émissaires discuteraient, en espérant que cela ne se termine pas en [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Hussein_Dey_(personnalit%C3%A9)]soufflet[/url].
Toutes les propositions pourraient être entendues et dépendraient de la volonté des États barebjaliens.
A gagner, elles avaient un partenaire dans différents domaines autant économiques que diplomatiques, si elles voulaient bien se donner le mal de relations avec un pays vu encore comme le grand méchant loup, aujourd'hui bien édenté.
La rencontre aurait lieu au Palais des Ducs d'Opemont, siège du Gouvernement du Royaume, en présence du ministre des affaires étrangères Gaston Mauyon et l'émissaire tchoconalien M. Khalil Hajj Hassan, ainsi qu'un envoyé du Royaume d'Andaral. On attendait pourtant avec impatience la confirmation qu'Alamut participerait aux discussions, puisqu'en son temps le Colonel Bengarsiv avait été responsable de la cession du territoire du comptoir, contre une aide technologique très importante.
Le début des discussions s'orienterait probablement vers le statut de la Cabalie, un rétablissement des relations avec un nouvel accord avec la tchoconalie pour l'exploitation du pétrole engagerait la reconnaissance de l'appartenance du territoire et en Occident, la voix de la Fiémance compterait. Après tout, il y avait plus à gagner de ce côté-ci que de celui des Océaniens...
Elle était bien lointaine l'époque où la Barouadie composait la perle de l'Empire fiémançais, lui donnant toutes ses lettres de noblesse, par la culture, les produits, les arts, concurrençant le rêve extrême-oriental par le raffinement et l'exotisme de son univers ; là où le Zanyane apportait la force, le Barebjal apportait le mythe.
Les rapports qui avaient survécu avaient été mauvais après la décolonisation, jusqu'au jour où la Tchoconalie concéda un important accord pétrolier à une entreprise fiémançaise suite aux tractations avec le gouvernement, négocié dans le cadre d'une vente d'armement, comme il faisait bon exporter ces produits et s'assurer l'absence d'hostilité des gouvernements acheteurs.
Mais la Tchoconalie et d'autres territoires du Barebjal avaient trouvé d'autres puissances avec qui négocier des avantages, à qui récupérer les chutes de l'industrie et envers qui se tourner pour bloquer d'autres relations avec d'anciens ennemis.
L'Eran, puis le Kirep après le Raksasa, s'étaient assuré l'amitié apparente du Barebjal et de ses gouvernements fluctuants, entre islamisme, nationalisme, pan-arabisme, dont les variations génératrices de querelles de spécialistes s'entendaient sur le point précis d'une haine entretenue de l'Occident.
Aussi le gouvernement fiémançais ne souhaitait pas concurrencer les déclarations d'amour intéressé du Kirep, dont la force était encore moindre que quelques années auparavant, ni même espérer voler des parts de marché aux Makarans une fois réintégré au sein de l'économie de ses territoires.
Il voulait aujourd'hui conserver l'usufruit du petit territoire de Yestahem, sur l'espace de l'État d'Alamut, nécessaire et indispensable à un commerce bien établi sur cette route depuis des années et dont la spécificité était de limiter au maximum les coûts en faveur de flux répétés et s'accentuant.
Si cela pouvait passer par la cession de la souveraineté, au nom de principes plus contemporains, à un quelconque État arabe - et Alamut était bien sûr prioritaire - qui garantirait la poursuite du passage dédouané des navires fiémançais et l'assurance de leur arrêt sur cette zone sans taxes diverses, alors les deux partis trouveraient leur compte.
Ou presque, car la Tchoconalie avait d'une part de l'argent à rendre à la Fiémance suite à la nationalisation sauvage des entreprises occidentales, et l'afflux de soldats dans l'enceinte du port arabe sous souveraineté fiémançaise avait été un moyen de pression pour gagner du temps et envisager, par la suite, de réclamer plus nettement le remboursement de l'entreprise et la compensation de la perte du contrat. D'autre part, il serait nécessaire, à peine deux ans après l'attaque du Raksasa contre un navire de commerce fiémançais plus au sud, que le Royaume puisse assurer la sécurité de ses convois par une présence militaire.
Mais le gouvernement se fichait qu'elle se trouvât à Yestahem ou ailleurs.
De tout ça, les différents émissaires discuteraient, en espérant que cela ne se termine pas en [url=http://fr.wikipedia.org/wiki/Hussein_Dey_(personnalit%C3%A9)]soufflet[/url].
Toutes les propositions pourraient être entendues et dépendraient de la volonté des États barebjaliens.
A gagner, elles avaient un partenaire dans différents domaines autant économiques que diplomatiques, si elles voulaient bien se donner le mal de relations avec un pays vu encore comme le grand méchant loup, aujourd'hui bien édenté.
La rencontre aurait lieu au Palais des Ducs d'Opemont, siège du Gouvernement du Royaume, en présence du ministre des affaires étrangères Gaston Mauyon et l'émissaire tchoconalien M. Khalil Hajj Hassan, ainsi qu'un envoyé du Royaume d'Andaral. On attendait pourtant avec impatience la confirmation qu'Alamut participerait aux discussions, puisqu'en son temps le Colonel Bengarsiv avait été responsable de la cession du territoire du comptoir, contre une aide technologique très importante.
Le début des discussions s'orienterait probablement vers le statut de la Cabalie, un rétablissement des relations avec un nouvel accord avec la tchoconalie pour l'exploitation du pétrole engagerait la reconnaissance de l'appartenance du territoire et en Occident, la voix de la Fiémance compterait. Après tout, il y avait plus à gagner de ce côté-ci que de celui des Océaniens...