Posté : mar. août 19, 2014 1:38 am
[center]De la gouvernance du Gädhland,
Nouvelles motions à examiner[/center]
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/353614RP1.jpg[/img][/center]
[center][quote]La brise océanique et la vue lointaine d'un volcan endormi réveilla les visiteurs d'outre-mer à bord de l'engin volant qui se posait promptement sur la piste
d'attérissage embrumée à Antheaume, capitale du Gädhland. À peine ces messieurs eurent-ils poser pied à terre aux petites heures frisquettes du matin,
tandis que le soleil s'apprêtait à faire ses bonjours quotidiens, qu'une fanfare de quelques hommes et femmes en costumes traditionnels se mit à retentir
pour souhaiter la bienvenue aux Fiémançais.
Le Chancelier les y attendaient, également accoutré de son kilt de cérémonie, un sourire traversant son visage et une énergie visiblement débordante; Torin McMenamin
était un homme sémillant et fort matinal. Il ouvrit des bras accueillants avant de s'avancer vers ses hôtes pour les serrer tour à tour vigoureusement.
« Bienvenue messieurs les représentants de Sa Majesté! »
Son apprentis et associé, le Vice-chancelier Ulick Whelan se contenta d'un sourire courtois qui camouflait bien son excitation et d'une poignée de main ferme
en leur demandant, d'usage, s'ils avaient fait bon voyage.
Une fois les présentations faites, les politesses échangées et les journalistes chassés, un petit véhicule motorisé les conduisit jusqu'à un quai d'embarcation
où les politiciens grimpèrent à bord d'un bateau de croisière homologué GOLF (Gentlemens Only, Ladys Forbidden) qui largua les amares au deuxième retentissement de la sirène.
Monsieur McMenamin poussait ses convives jusqu'à une table, sur la terrasse que le froid matutinal avait fait vider, hormis quelques insomniaques qui se tenaient à l'écart.
Les ayants installés sur des chaises confortables, le Gädhlois fit signe à un serveur de leur apporter quatre cafés bien fort; ainsi ils profiteraient d'un breuvage pour les réchauffer
dans ce froid frôlant l'isotherme zéro, de la vue lors d'une petite croisière jusqu'au prochain port, et d'une discussion cordiale loin des oreilles indiscrètes.
C'était de cette façon que le dirigeant d'État aimait simplifier et accommoder les colloques officiels; autour d'un café, près de sa Terre,
sa patrie, un peu comme si la traversée sur l'eau lui permettait de garder un œil bienveillant sur celle-ci.
« Encore une fois, monsieur Decreins, laissez-moi vous féliciter pour votre nomination au poste de Gouverneur général, madame Rousserolles peut quitter
l'esprit reposé sachant que son travail retombe entre des mains avisées. D'ailleurs, messieurs, à ce propos, commençons, si vous le voulez bien,
à nous attarder sur les sujets qui touchent notre magnifique territoire... »
Commença le Chancelier.
Il pris une gorgée de son café tout juste déposé sur la table après avoir remercier leur serveur, en regardant son adjoint qui sortait alors de sa sacoche en cuir,
une pile de dossiers qui se devaient, à l'évidence, d'être traités.
« D'abord, permettez-moi de vous entretenir sur un sujet qui fait l'objet de plusieurs manifestations ouvrières ces derniers temps. L'usine d'armement fiémançaise
qui se situe non loin de la base militaire, fort active à l'heure actuelle, est aux prises avec des... nationalistes, si je puis dire. Ils réclament en fait de travailler
pour des entreprises purement gädhloise dans l'idée d'encourager la nation et son développement interne. Vous comprendrez que ces souhaits ne sont pas tombés pas dans l'oreille d'un sourd...
Ehehehe, même si, vous savez, avec l'âge... »
Il gloussa un moment avant de se racler la gorge. Son sourire ne cachait définitivement pas l'élan de fierté patriotique qui le traversa l'espace d'un instant.
Se ressaisissant, et sans passer par quatre chemins,
Torin en vint directement aux conclusions des analyses encore fraîches dans les consciences et mémoires.
« En fait, il a été décidé, par l'Assemblée, que l'usine, ainsi que la base militaire qui vous rend un fier service, nous en somme conscient, se devront d'être démantelés
après usage par la patrie fiémançaise. D'ailleurs, nous savons également que la situation au Pelabssa requiert beaucoup de l'attention de Sa Majesté,
ainsi nous souhaitons lui rappelez que nous sommes bien disposé à fournir notre effort militaire en déclenchant, à tout de moins, l'état d'alerte générale,
cependant, nous sommes encore économiquement et militairement, de surcroît, fragiles, résidus évident de la Grande Guerre qui mit quelque peu notre équilibre en suspend.
Nous reprenons tranquillement le dessus et encourageons donc notre peuple à favoriser toutes activités gädhloises...»
« Votre visite nous permet également d'examiner plus en profondeur vos propositions, monsieur le Gouverneur, nous avons noter vos déclarations publiques
et souhaiterions en effet en discuter par la suite. »
Ajouta Ulick, qui ouvrait un dossier l'air bien intéressé par cet échange (et son café).[/quote][/center]
Nouvelles motions à examiner[/center]
[center][img]http://img4.hostingpics.net/pics/353614RP1.jpg[/img][/center]
[center][quote]La brise océanique et la vue lointaine d'un volcan endormi réveilla les visiteurs d'outre-mer à bord de l'engin volant qui se posait promptement sur la piste
d'attérissage embrumée à Antheaume, capitale du Gädhland. À peine ces messieurs eurent-ils poser pied à terre aux petites heures frisquettes du matin,
tandis que le soleil s'apprêtait à faire ses bonjours quotidiens, qu'une fanfare de quelques hommes et femmes en costumes traditionnels se mit à retentir
pour souhaiter la bienvenue aux Fiémançais.
Le Chancelier les y attendaient, également accoutré de son kilt de cérémonie, un sourire traversant son visage et une énergie visiblement débordante; Torin McMenamin
était un homme sémillant et fort matinal. Il ouvrit des bras accueillants avant de s'avancer vers ses hôtes pour les serrer tour à tour vigoureusement.
« Bienvenue messieurs les représentants de Sa Majesté! »
Son apprentis et associé, le Vice-chancelier Ulick Whelan se contenta d'un sourire courtois qui camouflait bien son excitation et d'une poignée de main ferme
en leur demandant, d'usage, s'ils avaient fait bon voyage.
Une fois les présentations faites, les politesses échangées et les journalistes chassés, un petit véhicule motorisé les conduisit jusqu'à un quai d'embarcation
où les politiciens grimpèrent à bord d'un bateau de croisière homologué GOLF (Gentlemens Only, Ladys Forbidden) qui largua les amares au deuxième retentissement de la sirène.
Monsieur McMenamin poussait ses convives jusqu'à une table, sur la terrasse que le froid matutinal avait fait vider, hormis quelques insomniaques qui se tenaient à l'écart.
Les ayants installés sur des chaises confortables, le Gädhlois fit signe à un serveur de leur apporter quatre cafés bien fort; ainsi ils profiteraient d'un breuvage pour les réchauffer
dans ce froid frôlant l'isotherme zéro, de la vue lors d'une petite croisière jusqu'au prochain port, et d'une discussion cordiale loin des oreilles indiscrètes.
C'était de cette façon que le dirigeant d'État aimait simplifier et accommoder les colloques officiels; autour d'un café, près de sa Terre,
sa patrie, un peu comme si la traversée sur l'eau lui permettait de garder un œil bienveillant sur celle-ci.
« Encore une fois, monsieur Decreins, laissez-moi vous féliciter pour votre nomination au poste de Gouverneur général, madame Rousserolles peut quitter
l'esprit reposé sachant que son travail retombe entre des mains avisées. D'ailleurs, messieurs, à ce propos, commençons, si vous le voulez bien,
à nous attarder sur les sujets qui touchent notre magnifique territoire... »
Commença le Chancelier.
Il pris une gorgée de son café tout juste déposé sur la table après avoir remercier leur serveur, en regardant son adjoint qui sortait alors de sa sacoche en cuir,
une pile de dossiers qui se devaient, à l'évidence, d'être traités.
« D'abord, permettez-moi de vous entretenir sur un sujet qui fait l'objet de plusieurs manifestations ouvrières ces derniers temps. L'usine d'armement fiémançaise
qui se situe non loin de la base militaire, fort active à l'heure actuelle, est aux prises avec des... nationalistes, si je puis dire. Ils réclament en fait de travailler
pour des entreprises purement gädhloise dans l'idée d'encourager la nation et son développement interne. Vous comprendrez que ces souhaits ne sont pas tombés pas dans l'oreille d'un sourd...
Ehehehe, même si, vous savez, avec l'âge... »
Il gloussa un moment avant de se racler la gorge. Son sourire ne cachait définitivement pas l'élan de fierté patriotique qui le traversa l'espace d'un instant.
Se ressaisissant, et sans passer par quatre chemins,
Torin en vint directement aux conclusions des analyses encore fraîches dans les consciences et mémoires.
« En fait, il a été décidé, par l'Assemblée, que l'usine, ainsi que la base militaire qui vous rend un fier service, nous en somme conscient, se devront d'être démantelés
après usage par la patrie fiémançaise. D'ailleurs, nous savons également que la situation au Pelabssa requiert beaucoup de l'attention de Sa Majesté,
ainsi nous souhaitons lui rappelez que nous sommes bien disposé à fournir notre effort militaire en déclenchant, à tout de moins, l'état d'alerte générale,
cependant, nous sommes encore économiquement et militairement, de surcroît, fragiles, résidus évident de la Grande Guerre qui mit quelque peu notre équilibre en suspend.
Nous reprenons tranquillement le dessus et encourageons donc notre peuple à favoriser toutes activités gädhloises...»
« Votre visite nous permet également d'examiner plus en profondeur vos propositions, monsieur le Gouverneur, nous avons noter vos déclarations publiques
et souhaiterions en effet en discuter par la suite. »
Ajouta Ulick, qui ouvrait un dossier l'air bien intéressé par cet échange (et son café).[/quote][/center]