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Posté : jeu. mai 08, 2014 9:48 am
par Jacinto
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  • 19 Février 2024 - 8:54 am - Azibi
Il n'était que 9 heures du matin, alors que l'ancienne Plaza de Azevedo, renommée Plaza de los Martires (Place des martyrs), commençait déjà à se remplir. Certains venaient car, du sang Khaldidanais coulant dans leur veine, leur nom avait été tâché de sang par les colons valacides. Certains encore se rendaient ici pour saluer le geste d'humilité et de sagesse que s'apprêtait à réaliser le Président valacide, en célébrant la première journée commémorative des massacres coloniaux au Khaldidan. D'autres, les plus curieux et sans doute les plus jeunes, arrivaient par simple curiosité de pouvoir apercevoir Don Juan Carlos de Grecia, le fond de ce genre d’événement étant trop compliqué à cerner pour eux. Au lieu, comme à leur habitude, d'aller parader, parés de leurs beaux vêtements, dans les rues commerçantes, comme chaque Samedi, les hautes gens de la capitale avaient préféré se rassembler, ici, pour entendre un président qui fut l'artisan de leur fraîche liberté. Une liberté qui leur permettait aujourd'hui d'être riches propriétaires sans avoir à en culpabiliser.

9 heures 30, cela commençait à se bousculer. Les enfants montaient sur les épaules de leur père. Les grands-mères ne faisaient que commencer à bougonner, râlant contre les grandes gens qui gênaient leur champ de vision. On apercevait même des touristes almérans, photographiant la foule réunie. Des militaires arrivaient en grand nombre. Ils sécurisaient le secteur. L'estrade était déjà positionnée, le micro également. Les drapeaux valacides et khaldidanais n'allaient pas tarder à être disposés à l'arrière de l'estrade. Derrière l'estrade, un rideau cachait une statue, inaugurée pour l'occasion. Tout semblait quasiment prêt pour recevoir la délégation khaldidanaise, reçue spécialement pour ce premier jour de commémoration. L'aéroport d'Azibi était loin et, pourtant, la foule s'impatientait déjà.

Posté : jeu. mai 08, 2014 11:34 am
par Lukas
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19 Février 2024 - 8:31 am - Azibi

Encore un peu plus d'une heure de vol avant d'atterrir à l'aéroport international d'Azibi. L'annonce de cette journée et de la commémoration des victimes avait vécu différemment selon les régions de l'Empire. Certains y ont vu un signe d'avancée positive, d'autre une insulte hypocrite. Ce qui est sûr c'est que l'Empereur y avait vu un signe positif et c'était tout ce qui comptait aux yeux du Seigneur Luilk. Riu Ricardo restait tout de même pensif, sa famille avait été épargnée par les valacides, car située dans une région sous domination Numancienne plutôt que Valacide et ayant obtenu son indépendance plus tôt et moins violemment même si il y avait une également une guerre.

6 représentants sur les 8 groupes principaux de descendants accompagnaient le Commissaire aux Affaires Etrangères. Ces représentants avaient du être encouragés et incités à voir la vision de l'Empereur et la main tendue des Valacides. Ils s'étaient finalement ralliés et avaient commencés à voir ce signe comme un espoir pour plus de progrès et de rapprochement avec les Valacides dont certains devaient être de leur famille tant les sangs avaient été mixé en 300 ans d'occupations.

Le respect, la dignité et la solennité avait été le mot d'ordre du Commissariat. Riu Ricardo avait passé de longues heures avec les représentants des familles afin de s'imprégner et comprendre les buts et objectifs ainsi que les attentes des descendants de victimes.
A l'orée de l'atterrissage prochain au Valacida Riu Ricardo Luilk se sentait inquiet et bouleversé par les cérémonies à venir, tant il avait partagé avec les héritiers, trop peut-être, mais il n'oublierait pas son rôle pour Lui car Il était Tout.


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Empire du Khaldidan</center>

Posté : sam. mai 10, 2014 3:50 pm
par Jacinto
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  • 19 Février 2024 - 9:29 am - Azibi
Le soleil montrait ses premiers rayons, sortant le Valacida de la froide obscurité dans laquelle il avait passé la nuit. Si l'hiver n'était pas rude, il n'en demeurait pas moins sèchement froid, contrairement à ce que laissaient croire un certain nombre de clichés. Une saison par forcément idéale pour accueillir le représentant officiel d'une délégation habituée à la chaleur équatoriale du nouveau continent. Toutefois, un ciel matinal bleu et immaculé laissait présager un temps radieux. Une maigre consolation de la faible température, mais il fallait s'en satisfaire.

Le convoi présidentiel fonçait à toute vitesse en direction de l'aéroport d'Azibi afin d'y accueillir la délégation khaldidanaise. Le cortège de voitures noires allongées aux vitres teintées doublait les voitures une par une, frôlant le double de la vitesse maximale autorisée. Dans l'attente d'arriver à destination, le président valacide retravaillait les fiches de son discours avec deux membres de son cabinet. Quelques minutes avant leur arrivée sur le site de l'aéroport, l'un d'eux interrogea le président :


Membre du cabinet : Êtes-vous conscient des conséquences de ce discours, Monsieur le Président ?

Don Juan Carlos de Grecia : Tout à fait. Je n'ai pas le choix. La voie que le Valacida doit prendre est risquée, mais je ne reculerais pas. Nous avons besoin de cette alliance. Ce discours est une formalité que je dois accomplir. La seule conséquence qui m'intéresse est celle qui nous rapprochera du Khaldidan.

Membre du cabinet : Vous risquez de compromettre la fin de votre mandat et rendre le pays ingouvernable.

Don Juan Carlos de Grecia : [D'UN TON AGRESSIF] Je sais exactement ce que je risque... Maintenant, veuillez faire ce pour quoi vous êtes payé et aidez moi à retravailler le dernier paragraphe du discours.


Trois minutes plus tard, le convoi arrivait. Avant de sortir de la voiture présidentielle, Juan Carlos réajusta sa cravate et vérifia que ses cheveux étaient toujours aussi bien peignés. Beaucoup de hauts fonctionnaires étaient déjà sur place pour recevoir l'avion en provenance du Khaldidan. L'orchestre et le chœur étaient en place, immobiles et silencieux. Un conseiller du président s'approcha de Juan Carlos pour le briefer. Un dernier ajustement de cravate et tout fut prêt, alors que l'avion attendu apparaissait au loin dans les cieux. Encore quelques minutes à attendre en silence. Les moteurs ronronnaient, l'avion atterrissait. L'escalier fut installé et le moment était arrivé. Le moment, pour le Valacida, d'oser aller de l'avant.

Don Juan Carlos de Grecia : [EN ESPAGNOL] Bienvenue en terre valacide. Je suis sincèrement très fier de pouvoir vous recevoir aujourd'hui, en cette date on ne peut plus spéciale.

Posté : dim. mai 11, 2014 8:45 am
par Lukas
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19 Février 2024 - 9:35 am - Azibi

Riu ajusta son costume sa cravate et descendit après les gardes du corps en livrée officielle ( costumes noirs aux coutures et manchettes verts foncées ). Le Commissaire Suprême aux affaires étrangère devançait les représentants des familles. Il sourit en descendant et tout en serrant la Main de Don Juan Carlos de Grecia, en signe de reconnaissance du Geste.

Senor Riu Ricardo Luilk : [EN ESPAGNOL] Nous sommes heureux, et je m'adresse à vous au nom des peuples du Khaldidan, de venir assister à cette journée très spéciale. Qui marquera nous l'espérons, le début d'un dialogue constructif entre un ancien pays colonisateur et une ancienne colonie devenue indépendante dans de terribles souffrances.

Les représentants des familles restèrent muets mais approuvèrent de la tête la salutation du Senor Luilk. les espoirs étaient nombreux et les regrets énormes. Mais tout travail et réconciliation commence quelque part et en leurs for intérieur, ces descendants de victimes, espéraient sincèrement que ce jour était le début des réconciliation et la fin de leurs deuils.

Senor Riu Ricardo Luilk : [EN ESPAGNOL] L'Empereur vous fait également savoir que son Cabinet a reçu de nombreux courriers d'expatriés Valacides, tant au Khaldidan que dans divers pays limitrophes, qui soutenaient la Loi et cette journée, et exprimaient leur joie de savoir leur pays ou ancien pays apprendre de son passé et travailler à cette reconnaissance.



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Empire du Khaldidan</center>

Posté : dim. mai 11, 2014 1:30 pm
par Jacinto
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  • 19 Février 2024 - 9:40 am - Azibi
La poignée de main était très chaleureuse entre les deux hommes, bien que ce fût la première fois qu'ils se rencontraient. La sympathie affichée par le président valacide n'était pas calculée, elle était sincère. De même que son action en faveur de la réconciliation entre le Khaldidan et le Valacida, il ne la menait pas à contrecœur. Les deux hommes étaient restés côte à côte pendant que les hymnes retentissaient. Après moult serrages de main et signes de la main aux divers médias présents pour diffuser l'arrivée historique de la délégation Khaldidanaise, le Seigneur Luilk et Don Juan Carlos montèrent dans la voiture présidentielle et prenaient le chemin du centre-ville de la capitale. C'était l'occasion d'échanger des premiers mots en privé. Quelques coups d'œil étaient jetés par delà le vitrage teinté, lorsque la voiture s'approchait d'un monument. Mais la périphérie de la ville était trop moderne pour surprendre le représentant Khaldidanais. La ville d'Azibi était unique en son genre. Son centre historique était situé sur une île à proximité des côtes. Pour y accéder, il fallait traverser la Baie d'Azibia sur le pont, renommé depuis 2020, "Felipe II de Azibia". La voiture surplombait la baie. Du haut du pont de pierre, les deux hommes pouvaient apercevoir les marins revenir du large, les pêcheurs du dimanche attendre que leur future prise morde à l'appât, les ostréiculteurs chérir leurs coquillages et même quelques navigateurs sur leurs voiliers. La baie était un espace très actif. La voiture était désormais proche du lieu de rendez-vous. Les ruelles du cœur de la ville était très étroites et sinueuses. L'itinéraire avait été temporairement bloqué pour que la voiture présidentielle puisse circuler sans peine.

Señor Luilk sut qu'ils étaient arrivés à la Plaza de los Martires lorsqu'il vit une foule de plusieurs milliers de personnes rassemblée sur une grande place, autour d'une estrade. On apercevait également plusieurs caméras et des reporters. Le Président était un personnage central du régime valacide et, par conséquent, il jouissait d'une couverture médiatique très importante, que ce soit au Valacida ou même à l'étranger. Il n'était pas surpris de voir plusieurs journalistes étrangers présents pour l'occasion, dont certains en provenance du Khaldidan, cela ne faisait aucun doute. La voiture s'apprêtait à se garer, quand un responsable de la sécurité communiqua par Talkie-walkie avec le chauffeur.


Responsable de la sécurité : On a un souci. Un groupe important de manifestants nationalistes fout le bordel à proximité de la Place. Vos deux passagers doivent rester en sécurité dans la voiture tant que la situation dans les quartiers alentours n'est pas maîtrisée. Il semblerait que certains manifestants soient armés de projectiles potentiellement dangereux. J'ai demandé du renfort, ils mettront quelques minutes à arriver. On va tenter de les disperser en douceur, puis si ça dégénère on passera à la force supérieure. Tout ce que je vous demande c'est de garder le président et le représentant khaldidanais dans la voiture. On ne sait jamais.

Conducteur : Joder... Bon je vais les informer. [IL S'ADRESSE AUX DEUX HOMMES À L'ARRIERE QUI NE COMPRENNENT PAS POURQUOI LA VOITURE S'EST ARRÊTÉE] Messieurs, nous avons un léger problème, rien de grave. La sécurité m'a demandé d'attendre un peu avant de vous laisser sortir de la voiture. Quelques hommes au sang chaud manifestent illégalement près de la place. Il nous faut attendre qu'ils soient dispersés. Cela ne prendra pas bien longtemps, j'imagine. Des renforts arrivent sur place.


Juan Carlos était furieux au fond de lui, mais il ne laissait rien paraître. Jusqu'à ce qu'il ne puisse plus se retenir :


Don Juan Carlos de Grecia : Sommes-nous entourés d'incapables ? C'est une honte, un évènement comme celui que nous vivons aujourd'hui n'a pas le droit d'être gâché par une bande de réactionnaires écervelés ! Vous me donnerez le nom du chef de la sécurité, je m'occuperai de son cas dès demain. [AU SEIGNEUR LUILK] Je suis vraiment navré, un tel spectacle est désolant. D'habitude nos services de sécurité sont irréprochables et couvrent des événements bien plus risqués. Je ne comprends pas pourquoi aujourd'hui ils sont dépassés.

Posté : dim. mai 11, 2014 3:06 pm
par Lukas
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19 Février 2024 - 9:50 am - Azibi

Riu n'ignorait pas que la décision de Juan Carlos et le vote de l'Assemblée Valacide ne faisaient pas l'unanimité au Valacida, ces sang-chaud devaient être des contestataires des nationalistes exacerbés. Les excuses et la colère du Président Valacide montrant que le Sang-chaud n'était pas que dans les manifestants, mais démontrait aussi qu'il était possible que certaines membres de la sécurité ou des forces de l'ordre aient laissé passé ces manifestants.. ce qui était bien plus grave aux yeux de Riu.

Senor Riu Ricardo Luilk : [EN ESPAGNOL] Je n'émettrai aucune hypothèse, mais je peux comprendre pourquoi ces gens manifestent. Reconnaître que notre nation à pu faire des actes dont elle fait aujourd'hui repentance, n'est jamais facile à accepter.
Je ne doute pas de la reprise en main de la situation par les forces de l'Ordre de votre pays.



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Empire du Khaldidan</center>

Posté : lun. mai 12, 2014 1:23 pm
par Jacinto
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  • 19 Février 2024 - 10:11 am - Azibi
Cela faisait une vingtaine de minutes que la voiture présidentielle était bloquée à deux pas de la Place des Martyrs. La foule s'impatientait vraiment. Très vite, les gens comprirent pourquoi la situation était bloquée. Des tirs se firent entendre au loin. Les forces de l'ordre étaient entrées en action, sous la pression d'un Juan Carlos hors de lui. Heureusement pour les manifestants, il s'agissait de tirs de grenades lacrymogènes et non de balles réelles. La plupart des manifestants cessa de s'opposer aux policiers et se dispersa. Une autre fraction, elle, continuait à menacer les forces de l'ordre, en dépit des tirs. Des projectiles étaient propulsés sur les policiers, qui commençaient à charger sur les derniers manifestants, matraques en main. À cet instant, plusieurs camions de police arrivèrent sur place. De nombreux manifestants étaient embarqués. L'intervention avait été bruyante, mais rapide et efficace. Dix minutes plus tard, l'ordre était de nouveau rétabli. La foule présente sur la place des martyrs n'avait pas eu le temps de s'inquiéter que la voiture présidentielle s'engageait sur la place, sous les applaudissements...

Quant aux forces de l'ordre, elles recensaient, parmi les manifestants embarqués, de nombreux nationalistes et réactionnaires. Cela n'avait rien de surprenant. L'action du Président de la République du Valacida en faveur de la réconciliation avec le Khaldidan n'était pas du tout appréciée par les sympathisants de l'extrême droite. Beaucoup d'entre eux avaient réclamé d'ailleurs haut et fort la démission du président du Parti Nationaliste, qui refuse de rompre l'alliance conclue avec le Parti Catholique. Même si, de fait, les nationalistes avaient déjà commencé à boycotter les catholiques au Conseil National, la coalition était toujours officiellement existante. Une coalition qui était tout proche de vaciller, à un moment crucial pour le Valacida.

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  • 19 Février 2024 - 10:24 am - Azibi
Les deux hommes sortirent de la voiture sous l'acclamation de la foule. Si Juan Carlos commençait à être détesté par quasiment la moitié des valacides, l'autre moitié ne jurait cependant que par lui. Il continuait à jouir de son image d'Homme Providentiel, le libérateur du Peuple face à l'oppression socialiste. Toutefois, les contestations ignorées suite aux traités signés avec le Schlessien - deux ans plus tôt - et la position culpabilisante adoptée, actuellement, face au Khaldidan avaient fragilisé grandement son image auprès des valacides. Il apparaissait de plus en plus souvent comme inflexible, gouvernant selon ses principes et ne consultant pas suffisamment les citoyens qu'il dirige. Pourtant, ces nombreux valacides réunis Place des Martyrs étaient bien là, et ils n'avaient pas été soudoyés. Leurs cris d'acclamation étaient véritables. Au cours de sa présidence, il avait acquis une certaine forme de charisme, une aura qui plaisait beaucoup à une partie la population. Une aura que les dirigeants socialistes avant lui n'avaient acquis que par l'autorité et la menace. Lui, c'était différent. Il s'agissait d'une aura persuasive. Sa personnalité inspirait souvent confiance et sa fermeté en rassurait plus d'un.

Juan Carlos appréciait les bains de foule mais n'oubliait pas quel était la raison de cet évènement. Il prit soudainement un air plus solennel et conduisit le représentant khaldidanais sur l'estrade. Il attendait que la foule fasse silence avant de s'installer près du micro. Mais les valacides continuaient à applaudir. Lorsqu'il scrutait la population qu'il avait sous ses yeux, Juan Carlos y reconnaissait des hommes et des femmes au faciès typiquement khaldidanais - sans doute s'agissait-il d'expatriés - et des valacides de tout âge - quelques-uns, d'ailleurs, étaient issus de partis d'opposition, notamment du parti socialiste et applaudissaient Juan Carlos pour la première fois -. Il voyait également des enfants auxquels on enseignait, aujourd'hui plus que jamais, les valeurs de tolérance, de respect et de non-violence. Toutes ces personnes étaient venues se masser sur l'une des plus grandes places de la ville, à la mémoire d'ancêtres auprès desquels il était temps de se repentir.


Don Juan Carlos de Grecia : [AU SEIGNEUR LUILK, PENDANT LES APPLAUDISSEMENTS] Voyez la ferveur que suscite la réconciliation entre nos deux peuples. Les réactionnaires sont irréductibles et minoritaires. Ils ne peuvent pas empêcher le Valacida d'accomplir son devoir de mémoire.

Posté : mer. mai 14, 2014 6:55 pm
par Lukas
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19 Février 2024 - 10:25 am - Azibi

L'attente fut plus longue que Riu ne s'y était attendu et cela le rendit quelque peu nerveux bien qu'il ne fut pas en danger. L'attente, les rumeurs de foules en colère, il se disait que cela n'était en définitive pas une si bonne idée que cela et que l'ambassadeur seul aurait pu suffire. Mais il garda son calme et récita des litanies intérieures de calme et de sérénité tout en confiant sa vie à l'Empereur et la justesse de Ses choix et de Son dessein.
Les paroles de détermination du président Valacide finirent de l'apaiser en même temps que la foule et c'est un peu stressé mais calme qu'il accompagna Don Juan Carlos de Grecia sur l'estrade, suivi des représentants des familles.

Senor Riu Ricardo Luilk : [EN ESPAGNOL] Je ne doute pas de la volonté de votre pays à faire cet acte que d'aucuns pourrait juger "de contrition", mais Ôh combien essentiel afin de faire table rase du passé.
Les réfractaires sont dans tout les espaces et les pays et comme diraient certains sages Almérans, "la bêtise est Humaine", ils sauront voir la justesse de l’événement quand ils seront prêts et je ne doute pas que vous les y aidiez. Le temps fera le reste.



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Empire du Khaldidan</center>

Posté : sam. mai 17, 2014 1:04 pm
par Jacinto
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  • 19 Février 2024 - 10:35 am - Azibi
La foule acheva son ovation. Le silence s'installa et le président valacide put commencer son discours.


Don Juan Carlos de Grecia : Très chers compatriotes, je n'ai pas de mots pour exprimer la joie qui est la mienne. Une joie immense d'être un témoin privilégié de la réconciliation de deux peuples qui se sont tournés le dos pendant trop longtemps. Une joie immense d'avoir la chance de commémorer en personne la mémoire de ces hommes et de ces femmes qui ont été les martyrs de l'histoire. Le Seigneur Luilk nous fait l'honneur de sa présence en cette date tout à fait particulière. Une date qui marque le funeste anniversaire de massacres perpétrés par nos ancêtres colons à l'encontre de populations indigènes. Ces massacres, nous ne pouvons plus les ignorer. J'ai pris la lourde responsabilité de reconnaître la culpabilité de nos aïeux dans le meurtre de peuples innocents. On ne peut guère continuer à nier l'évidence. Le temps de la repentance est venu. Non pas par opportunisme ou par contrainte. C'est par devoir moral que j'ai fait le choix d'engager le Valacida sur cette voie de la repentance. Les réticences, je les ai entendues, mais je les rejette. Cela fait des siècles que nous nous retranchons dans la réticence. Je veux être le président qui mettra fin au règne de la réticence. Il faut cesser d'idéaliser l'histoire de notre civilisation. Oui, nous avons pratiqué l'esclavagisme. Oui, nos ancêtres ont encouragé le colonialisme. Oui, notre peuple a du sang sur les mains. Il est temps de voir la vérité en face. Doit-on pour autant ne plus être fiers de notre civilisation ? Ce serait oublier toutes les prouesses qu'elle a réalisées. Doit-on vivre dans le regret ? Regretter, il le faut, mais veillons à ne pas être de simples imbéciles repentis, sans tirer les leçons du pardon qu'il nous faut demander. Sans vivre dans la honte, nous devons reconnaître les fautes de notre Peuple et apprendre des erreurs des anciens. Que leur expérience nous serve à bâtir une société meilleure, une société plus intelligente. Que la mémoire des martyrs que nous commémorons aujourd'hui soit le moyen de bâtir des relations nouvelles entre le Nouveau Monde et le Vieux Continent. Que la mémoire de ces victimes serve de ciment à une amitié émergente entre des civilisations qui, autrefois, s'opposaient. Aujourd'hui, à l'aube d'une ère nouvelle, ayons l'ambition de vouloir réparer les erreurs du passé. Les morts, nous ne pouvons les ramener à leur famille. Mais honorer leur mémoire, cela, nous pouvons et devons le faire. Voilà pourquoi j'ai tenu à ce que soit instaurée cette journée de commémoration annuelle. Une journée qui vous a rassemblés, si nombreux, sur cette Place des Martyrs.


Le président valacide but une gorgée du verre d'eau posé sur le pupitre, le temps de quelques applaudissements. Il attendit que le silence se refît pour reprendre son discours.

Posté : dim. mai 18, 2014 1:14 pm
par Jacinto
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[img]http://image.noelshack.com/fichiers/2014/20/1400327080-mexico-felipe-calderon-drug-war-announcement.jpg[/img]</center>
  • 19 Février 2024 - 10:50 am - Azibi
Lorsque le silence revint à nouveau, le président valacide reprit la parole.


Don Juan Carlos de Grecia : Ce 19 Février 2024 restera assurément comme une date importante dans l'histoire de notre pays. Une date qui marque un tournant dans la relation qu'entretiennent les valacides avec leur passé. Je veux en finir avec la complaisance, l'orgueil et l'autosatisfaction excessive. Et je souhaiterais profiter de cette date importante ainsi que de la présence de représentants du Khaldidan pour faire plusieurs annonces. Renommer des places, ériger des statues et faire de grands discours commémoratifs ne suffisent pas à effacer les horreurs du passé colonial du Valacida. C'est pourquoi, dans la même philosophie que celle qui m'anime aujourd'hui, mon Gouvernement et moi même avons décidé que nous soumettrons au Conseil National, dans un avenir proche, un projet de révision constitutionnelle majeur. Le Peuple valacide reconnaîtra officiellement et solennellement sa responsabilité dans les massacres coloniaux des XIXème et XXème siècles au Vicaskaran. Nous ne pourrons plus, dès lors, nous fourvoyer. L'histoire est universelle ou elle n'est pas. On ne joue pas avec elle, on ne peut pas prendre seulement ce qu'elle a de mieux à raconter, de même que l'on ne peut pas rejeter les éléments dérangeants dont elle atteste. Et pour que l'histoire universelle soit gravée dans l'État et qu'aucun Gouvernement ne cherche à la réécrire, cette inscription dans la Constitution me parait essentielle. C'est un pas qu'il nous faut franchir dans la reconnaissance de nos fautes. Le second pas concerne la rédemption du Valacida. Le Conseil National votera dans les prochains mois un projet de loi visant à accorder des privilèges spéciaux aux familles descendantes des victimes. Des privilèges dans les domaines civiques, fiscaux et sociaux. Des avantages exceptionnels qui, toutefois, ne compenseront jamais, pour ceux qui en jouiront, la mort violente et brutale des parents de leurs parents. J'ai d'ailleurs parlé précédemment, dans ce discours, de rédemption, mais la violation du droit à la vie, du devoir de tolérance et de la dignité humaine ne pourra jamais être racheté par de simples compensations de ce genre. Néanmoins, c'est là le maximum que je puisse faire en ma qualité de président. C'est d'ailleurs en cette qualité que j'ai le devoir de présenter les excuses officielles de la Nation valacide aux descendants de ces victimes. C'est pourquoi je profite de cet instant solennel pour le faire, en vous prenant vous tous comme témoins. Je ne demanderai pas aux Khaldidanais de nous accorder leur pardon, conscient qu'il serait bien trop facile de l'obtenir après un discours et quelques promesses. Je leur demande simplement de recevoir cette repentance et de bien vouloir permettre la réconciliation de nos deux peuples. Je vous remercie tous ici présents, au nom de la République. Je vous invite désormais à faire silence, une minute durant, à la mémoire des innocents qui ont péri ce même 19 Février et, à travers eux, à honorer la mémoire de toutes les autres victimes du colonialisme dans le monde.


Le président valacide recule de quelques pas la tête baissée, le visage fermé et l'air grave. On entendait le cri des mouettes et les bruits habituels d'une ville côtière. Une fois la minute de silence terminée, la foule applaudit. Un léger moment de flottement suivit l'ovation. Le Président valacide ignorait si le représentait khaldidanais souhaitait s'exprimer ou non.