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Posté : dim. mars 30, 2014 4:02 am
par Zumog
<center>Véritable siège du pouvoir, c'est en ces murs que se prennent confidentiellement les grands axes de la politique du pays.

-Palais présidentiel-
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Posté : dim. mars 30, 2014 4:17 am
par Zumog
le 27 septembre 2023. 13h41.



Dans l'agréable salle de conférence du palais présidentiel attendaient depuis une dizaine de minutes le premier ministre Ibriss Gouladé, la ministre des affaires étrangères Aminata Logwi, ainsi que le ministre de la défense, le général Dabou Gunguru. Ils avaient été convoqués le matin même par le président pour une réunion à huit-clos.
L’ambiance était silencieuse et tendue, malgré l'air dégagé que tentaient de prendre les trois ministres.
Le général, immobile et droit dans ses bottes, mâchonnait nerveusement un chewing-gum; tandis qu'Aminata, confortablement installée dans un fauteuil, cachait de plus en plus mal son exaspération face au bruit de fond qu'offrait cette mastication effrénée. Ibriss Gouladé arborait quant à lui sont éternel air impassible.
L'attente commençait à être pesante, lorsque déboula par une petite porte le président de la république, Madou Logwi.

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Le général claqua immédiatement des talons, la ministre des affaires étrangères se leva nonchalamment, arborant son plus beau sourire, et le premier ministre rectifia rapidement son nœud de cravate.




-Le président Madou Logwi: Bonjours à vous !

-Le général Gunduru: Mes respects, monsieur le président !

-La ministre des affaires étrangères Aminata Logwi: Bonjour pap... enfin je veux dire monsieur le président.

-Le premier ministre Ibriss Gouladé:
Mes respects, monsieur le président.

Très attaché au protocole, Madou Logwi fusilla du regard sa fille, et reporta sa hargne sur le général.

-Le président: Asseyez vous ! Et vous général... veuillez me cracher ce chewing-gum je vous prie; c'est indécent.
Bien. Je vous ai réunis ici afin d'aborder avec vous un sujet d'importance qui touche à la sécurité du territoire national.
Comme vous le savez, jusqu'à présent nous nous sommes cantonné à une prudente politique d'autarcie. Je reste convaincu que c'est précisément cela qui nous a permis de passer jusqu'à présent entre les gouttes d'eaux. Mais la situation internationale évolue à grand pas, notamment à nos frontières, et nous allons peut-être devoir revoir nos positions. D'où votre présence ici.
Pour vous résumer la situation, vous n'êtes pas sans savoir que le Lito a déclenché une vaste opération militaire il y a deux mois, l'opération "la Voie de la Liberté", en vue de déloger la Main Noire de chez nos voisins de l'ouest. Et il est épaulé par plusieurs puissances, notamment par l'Ampalo et l'Océania tout proches.
la Main Noire nous a toujours laissé en paix jusqu'à présent, ne semblant s'intéresser qu'à nos proches voisins du Mahaji (probablement pour leur uranium abondant, et Dieu merci nous n'en avons qu'infiniment peu !) et de l'Haturu.
Nous l'avons prudemment laissé faire et en contre-partie, semble t'il, elle nous a jusqu'ici toujours laissé tranquille.
Bref, la principale question qui se pose est: Devons nous garder à l'heure actuelle notre politique étrangère d'isolationnisme et de neutralité ?
Il est évidemment inenvisageable de prendre position pour la Main Noire, nous savons tous ici les horreurs qu'elle a perpétré. Mais prendre position, même de façon minime, envers la coalition risquerait de nous faire courir un redoutable danger... tandis que rester neutre pourrait nous attirer plus tard les foudres des pays zanyanais, surtout si jamais ceux-ci en sortent vainqueurs.
Voila la situation. J'attend vos avis.

-Le ministre de la défense: Effectivement monsieur le Président, la question est épineuse...hum. En tout cas je me permet de vous signaler que de toute façon nos forces armées, bien qu'infiniment vaillantes, ne sont guerre en état de lutter efficacement face à la Main Noire : une grande partie de notre matériel date de l'indépendance... Aussi si jamais nous prenions partie pour la coalition nous ne ferions pas long feu face aux représailles de la Main.
Il faudrait peut-être déjà commencer par allouer plus de crédits à l'armée, monsieur le Président, afin de moderniser considérablement notre armée avant d'envisager toute action sérieuse... et au vue de notre isolement diplomatique cela me parait précisément un tantiné délicat.

-La ministre des affaires étrangères: Certes. Mais peut-être pourrions nous aborder en premier lieu un changement de politique étrangère? Une ouverture au monde nous permettrait de trouver éventuellement des soutiens qui nous manquent actuellement cruellement; tant diplomatiques, économiques, que militaires...

-Le premier ministre: De mon coté, je vous ferai respectueusement remarquer que la population comprend de plus en plus mal notre neutralité, alors que le Zanyane semble enfin se rebeller contre la Main Noire. Permettez moi aussi de vous rappeler, monsieur le président, que les élections se rapprochent à grands pas... Il serait surement profitable pour notre image de montrer au peuple que nous ne sommes pas indifférents aux malheurs et sacrifices de nos voisins. Quitte bien sur à ne rien faire de concret et à ne brasser que de l'air, mais qu'au moins on nous voit nous agiter!

Madou Logwi garda le silence quelques secondes, pesant prudemment le pour et le contre.


-Le Président: Bon, bon... Seul les imbéciles ne changent pas d'avis dit-on. Au vu de la situation, nous allons donc nous ouvrir diplomatiquement et tenter de nouer les contacts qui nous manquent; mais tout en gardant, tout du moins pour le moment, une sage neutralité face aux opérations voisines. En claire: bougez-vous; mais surtout sans prendre de risques pour l'amour de Dieu !
Madame la ministre, je vous charge de faire les yeux doux à toute puissance pouvant nous être d'une quelconque utilité, mais axez principalement vos efforts auprès de nos voisins zanyanais; Voyez aussi si nous pouvons rentrer à l'A.D.E, et à l'UEZL. Bref faite des ouvertures, mais des ouvertures raisonnées.
Général. Je vous charge de renforcer le plus efficacement possible nos frontières de l'ouest, afin de bloquer toute incursion des belligérants sur notre territoire. Il est hors de question de permettre aux soldats de la Main Noire de venir trouver refuge chez nous: la coalition ne nous le pardonnerait pas. Mais veillez bien à ne commettre aucun acte d'hostilité envers la Main Noir: leur donner un casus-belli à notre encontre serait du suicide. Donc je ne veux pas une seule rockette ou soldat hors de nos frontière, que ce soit bien claire ! Et concoctez moi un programme d'entrainement et quelques manœuvres pour nos troupes, afin de les aguerrir. Toutes ces années d'inactivité les ont rendu mollassons et il est temps que cela change.
Quant à vous, monsieur le premier ministre, veuillez vous charger de l'opinion publique. Notamment en organisant plusieurs défilés militaires dans les grandes villes, et en rendant bien visible aux médias les manœuvres que nous préparera notre cher général Gunduru. Que l'on nous voit gonfler nos muscles ! Après tout ce n'est pas un crime que de parader chez soi n'est-ce pas ?
Vous avez vos lignes de conduites, vous pouvez disposer.


Les ministres s’empressèrent de rassembler leurs papiers et quittèrent la pièce, après un respectueux salut au chef de l'état.
Tous avaient l'intime sensation de participer à un tournant historique de l'histoire du Bogwalé.
Un tournant prudent certes, mais un tournant.