Page 1 sur 1

Posté : sam. mars 29, 2014 5:46 pm
par Arios
Au dernier moment, la rencontre entre Alexander Christianssen et Gaston Mauyon fut changée d'endroit. Opemont accueillait une délégation kaldéenne pour négocier des accords commerciaux, et on y redoutait par ailleurs la présence d'espions Impériaux.
Au bourg de chantilly, la Maison Haute qui servait de mairie accueillait alors l'envoyé du Thorval, qui fut reçu par le ministre des affaires étrangères, Gaston Mauyon, accompagné du Duc de Tauray le frère du Roi, mais également parmi les notables le ministre de l'économie, Maurice Jannay, qui compenserait en partie l'absence regrettable du premier ministre.
Comme on approchait des 16 heures, on fit monter à l'étage des discussions un important beurre fermier, du pain du jour, et autres menues vivres que la mairie avait en réserves à défaut de prévoir de telles réunions.


Maurice Jannay : L'étude de votre projet d'abaisser les taux de douanes pour le commerce entre nos deux pays a été accueilli comme une bonne nouvelle, encore davantage pour le maintien de nos bonnes relations que pour l'intérêt matériel direct de ces mesures, bien entendu.

Le Thorval avait une position délicate, outre que sa diplomatie aimait à écouter avec sagesse la moindre des paroles de tout pays désireux, il servait aujourd'hui de tampon en Alméra entre les États de l'Empire et d'autres puissances plus frondeuses. Envoyer un geste au Schlessien devait toujours être mesuré, afin que le Thorval ne délaisse pas l'amitié fiémançaise jugée trop cavalière ou même menaçante.

Maurice Jannay : Nous vous avons déranger pour une affaire plus grave. Grave au sens second, qui mérite notre attention bien que le thème soit, de notre côté, une source de réjouissance.
La Fiémance a préparé un accord avec votre voisin, l'Utalien, en passe d'être accepté par les deux pays.
Il concerne la vente d'un mince bout de terre au contact de la mer blanche. L'utilité d'un tel territoire pour les activités de la Fiémance est nettement un accès renforcé aux ressources de la mer.
Nous préférons acheter des terres plutôt que de négocier au travers du prisme économique, tant de fois remis en cause à chaque trouble politique.
La cession de ces quelques ports par l'Utalien, entre Terdebroek à votre frontière et Sint-Omaars, est accompagnée du territoire nécessaire pour rejoindre la frontière du Froncer, à Wormouv.
L'Utalien a accepté volontiers notre marché, mais a conditionné son avis final au maintien de l'interface de commerce avec le Thorval et nous le comprenons, de même qu'il s'agit de votre côté d'une nécessité tout autant.

[url=http://nsa33.casimages.com/img/2014/03/29/140329063924513850.png]Ils déplièrent une vaste carte.[/url]

Jannay vit qu'il était temps d'insister sur un point, avant de reprendre son exposé.

Maurice Jannay : Le pays a compris qu'il y avait des choix d'alignements à faire, c'est à dire traiter avec des pays puissants comme le Thorval et la Fiémance pour tirer de réels avantages de ce genre de commerces, sans être enfermés dans une conception figée du rapport au territoire ; contre d'importantes clauses, l'Utalien a accepté cette vente de terre. La Fiémance s'en félicite, et se moque de choquer demain les bourgeoisies d'Avaric ou Menov. L'important pour elle est de ne pas froisser ses alliés.

Gaston Mauyon : C'est pourquoi passant par la ville de Kapellegem, les lignes ferroviaires et autoroutières nécessaires seront réservées au Thorval et son commerce possible avec l'Utalien, la Fiémance n'exerçant dessus aucun droit de taxe ou de regard. Ces échanges seront de la souveraineté partagée, si l'on peut s'exprimer ainsi, de l'Utalien et du Thorval.

Nous gardons cependant la pleine conscience que la nouvelle de cet achat aura un écho dans les cours alméranes. Il s'agit également d'un message envoyé directement à l'Empereur : si la Fiémance a des besoins, elle y répond sans vergogne et l'ordre impérial doit le respecter. La situation des relations avec les Impériaux et leurs alliés s'est trop détérioré pour que nous continuions dans cette voie : la fermeté peut avoir parfois ses intérêts.

Posté : sam. mars 29, 2014 10:45 pm
par Zaldora
Durant son voyage, d'abord vers Opémont et ensuite jusqu'à Chantilly, le ministre s'interrogeait sur le dossier que la Fiémance allait lui présenter. Avait-il un rapport avec le Schlessien, cela ne faisait pas le moindre doute. La réunion se déroulait dans la Maison Haute du lieu. Christianssen écouta avec attention ses interlocuteurs, avant de scruter la carte dépliée quelques minutes auparavant.

Alexander Christianssen : Nous sommes reconnaissants à l'égard de la Fiémance pour son geste en faveur du commerce entre le Thorval et l'Utalien. Il va sans dire que nous imaginons, à l'avenir, impliquer notre voisin au sein d'un juste commerce, profitables à nos deux peuples. Ceci est, je dirais, une affaire rondement menée. Face au S-E, il faut se montrer fort et indépendant, au risque d'être complètement dominé.