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Posté : sam. janv. 04, 2014 6:09 pm
par Amaterasu
<center>Encyclopédie Impériale de Nijiin</center>
Sommaire
Page 1 : Informations générales
Page 2 : Géographie physique
Page 3 : Géographie humaine
Page 4 : Histoire
Page 5 : Lois, us et coutumes
Page 6 : Culture et société
Page 7 : Institutions
Page 8 : Familles guerrières
Page 9 : Défense
Page 10 : Religions
Page 11 : Sport
Page 12 : Education
Posté : sam. janv. 04, 2014 7:39 pm
par Amaterasu
<center>Informations générales</center>
Nom officiel : 日寺院帝国 - Nijiin Teikoku - Empire de Nijiin
Nom courant : 日寺院 - Nijiin
Gentilé : Nijiinais(e)
Capitale : Kurakurachō
Villes importantes : Kurakurachō, Asagiri, Nakada, Rokkasho, Yoroido, Nakoso
Population : 38 400 000
Monnaie : Ryō (両) (taux de change à définir)
Devise nationale : 太陽は常に再生しています - Taiyō wa tsuneni saisei shi te i masu - Le soleil toujours renaît
Hymne national : [url=http://www.youtube.com/watch?v=XPGNqwT2N_Y]さくら さくら – Sakura Sakura[/url]
Emblème : Fleur de cerisier (le chrysanthème étant l'emblème impérial)
Type de régime : Monarchie absolue de droit divin
Empereur : Fujiwara no Shozo S.M.
note : S.M. signifie Sumera Mikoto - スメラ ミコト - ou « sublime souverain qui règne au dessus des nuages »
Héritier : Minamoto no Gemmei, chancelier de l'empire (太政大臣 - Daijō-daijin)
Langue officielle : Nijiinais
Répartition religieuse de la population :
Shintoïstes : 94%
Bouddhistes : 81%
Autres : 2%
Drapeau de l'Empire de Nijiin
[url=http://www.casimages.com/img.php?i=140104082151624425.png][img]http://nsa34.casimages.com/img/2014/01/04/140104082151624425.png[/img][/url]
Au centre la fleur du chrysanthème qui est l'emblème de l'empereur. Cette fleur symbolise la perfection et on lui attribut la capacité à rendre la vie plus longue.
La fleur du chrysanthème symbolise également le disque solaire de la déesse shinto Amaterasu dont l'empereur tient son pouvoir.
Elle se trouve également au centre d'une sakura – ou fleur de cerisier – qui est l'emblème national du Nijiin.
Cette fleur symbolise la beauté éphémère et la croyance veut que l'âme des guerriers se réincarne en sakura.
Bien que le blanc ait une symbolique néfaste, il symbolise ici la pureté.
Enfin, le cadre rouge-maron symbolise la religion shintoïste qui encadre la société.
Hymne de l'empire de Nijiin
さくら さくら
sakura sakura
Cerisiers, cerisiers,
のやま も さと も
noyama mo sato mo
Sur les collines verdoyantes et les montagnes
みわたす かぎり
mi-watasu kagiri
Aussi loin qu'on peut voir.
かすみ か くも か
kasumi ka kumo ka
Est-ce du brouillard ou des nuages ?
あさひ に におう
asahi ni niou
Parfum dans le soleil du matin.
さくら さくら
sakura sakura
Cerisiers, cerisiers,
はな ざかり
hana zakari
Fleurs en pleine floraison.
さくら さくら
sakura sakura
Cerisiers, cerisiers,
やよい の そら は
yayoi no sora wa
À travers le ciel de printemps,
みわたす かぎり
mi-watasu kagiri
Aussi loin qu'on peut voir.
かすみ か くも か
kasumi ka kumo ka
Est-ce du brouillard ou des nuages ?
におい ぞ いずる
nioi zo izuru
Parfum dans l'air.
いざや いざや
izaya izaya
Viens maintenant, viens,
みに ゆかん
mini yukan
Regardons enfin !
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:42 pm
par Amaterasu
<center>Géographie physique</center>
Situation
Le Nijiin est un pays du nord-ouest Makara, bordé au nord par la mer d'Elghinn donnant sur Hokkaido et à l'est par le golfe de Pattayat qui le sépare de l'empire du Kaiyuan. L'empire de Nijiin dispose de deux frontières terrestres le séparant à l'ouest du Shmorod et au sud du Xihjo.
Superficie : à calculer.
Topographie
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Le Nijiin est traversé d'ouest en est par la cordillère de Chihayaka qui coupe le pays en deux. Cette chaîne de montagne étroite est composée de cinq massifs montagneux que sont le massif d'Hiji, le massif d'Onjuku, le massif de Sumita, le massif de Nagara et enfin le massif de Kōzaki. Le massif d'Hiji est caractérisé par son volcanisme de point chaud et ses alignements volcaniques qui s'étendent du mont Minano, le plus récent et le seul actif, jusqu'au mont Ōarai. Le point culminant du Nijiin est le mont Iijima qui s'élève à 3 896 mètres d'altitude. Les montagnes, collines et plateaux occupent plus de la moitié du territoire nijiinais, favorisant le développement de la culture en plateaux.
Le territoire de Nijiin présente une superficie importante en eau. Le relief et l'étroitesse des massifs montagneux où naissent l'ensemble des cours d'eau, est générateur d'un nombre important de fleuves courts et torrentiels qui se prêtent peu à la navigation. Le sol nijiinais recèle de riches réserves en eaux souterraines et les lacs sont nombreux, dont le plus imposant est le lac Juuin.
Climat
Le climat du Nijiin est principalement tropical intermédiaire avec une saison sèche qui s'étend environ de janvier à juin et une saison humide qui dure jusqu'au début de l'hiver. Ce climat, présent surtout le long des côtes, est caractérisé également par ses phénomènes météorologiques violents comme les typhons qui sévissent chaque année.
Les plaines du sud du pays connaissent également par endroit un climat plutôt subtropical humide, un climat caractérisé par des étés chauds et humides et des hivers frais et parfois neigeux. Les précipitations y sont importantes tout au long de l'année mais atteigne également leur maximum en été. L'amplitude thermique y est également plus importante en fonction des saisons.
Le climat montagnard enfin s'étend d'est en ouest le long de la cordillère de Chihayaka et varie selon les altitudes. Les y hivers y sont froids et la neige est courante, voire éternelle suivant les endroits, et les étés sont frais et humides. Les précipitations restent importantes comme sur le reste du territoire.
Flore
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La grande variété de la végétation est liée au climat et au relief. La végétation nijiinaise est essentiellement forestière, et la forêt couvre environ 67% de la surface du pays. Elle se compose en trois catégories principales avec les forêts ombrophiles, les forêts de feuillus et les forêts de conifères. La forêt a une importance telle au Nijiin que les arbres comme le cerisier, le bambou ou les pins en sont devenus des symboles traditionnels.
La flore nijiinaise se caractérise également par certains endroits par sa canopée de la forêt ombrophile qui est souvent considéré comme un écosystème à part entière, et par la mangrove qui forme une transition naturelle entre la forêt ombrophile et la mer.
Faune
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En comparaison à sa flore, le Nijiin possède une faune relativement réduite mais qui comporte tout de même 190 espèces de mammifères, 250 espèces d'oiseaux et 85 espèces de reptiles, batraciens et poissons. Le seul primate est le singe à face rouge, le macaque du Nijiin, que l'on trouve sur l'ensemble du territoire. Il est également encore possible de croiser des ours bruns, des martres ou des loups, mais les espèces les plus représentées restent le renard, le cerf, le daim et le tanuki qui est un des symboles de l'empire. On ne trouve qu'une seule espèce qui présente un danger pour l'homme, il s'agit du habu qui est un serpent venimeux.
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:42 pm
par Amaterasu
<center>
Géographie humaine
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Cartes des provinces - des préfectures - des villes principales</center>
L'empire du Nijiin est un état unitaire sur lequel règne sans partage l'empereur nijiinais. Le territoire est subdivisé en plusieurs échelons hiérarchisés qui n'ont que peu évolué au cours de l'histoire. Le premier échelon est celui de l'empire, le second est celui de la province qui sont au nombre de cinq, le troisième est celui de la préfecture au nombre de trente-six et enfin le dernier échelon est celui de la municipalité dont le total est de 1 583. Les provinces sont dirigées par un shugo (守護 – gouverneur de province) généralement issu de la basse noblesse. Les préfectures sont dirigées par un Chiji (知事 – gouverneur). Enfin, les municipalités sont dirigées par un Chō (長 – maire).
Au nord-ouest de l'empire se trouve la province de Chikuzen qui englobe le massif de Kōzaki, le lac Juuin et les grandes plaines de l'ouest. Elle est sous-divisée en dix préfectures que sont Yeso, Michinoku, Ōshū, Buzen, Higo, Iki, Tsushima, Tosa, Awa et Sanuki. Sa capitale et plus grande ville est la municipalité de Nakada.
Au sud-ouest de l'empire se trouve la province d'Osumi qui s'étend sur les grandes plaines du sud et le massif Nagara. Elle est également traversé par le fleuve Sabishi qui est le plus long de l'empire. Elle se sous-divise à son tour en sept préfectures que sont Eso, Bungo, Chikugo, Hizen, Iyo, Suō et Nagato. Sa capitale et plus grande ville est la municipalité de Nakoso.
Au nord de l'empire se trouve la province de Satsuma qui est la plus peuplée des cinq. Elle s'étend le long des grandes plaines du nord, du massif d'Onjuku et englobe la baie de Seppun. Elle se sous-divise en sept préfectures que sont Kurakurachō, Iwami, Izumo, Mimasaka, Hōki, Awaji et Harima. Sa capitale et plus grande ville est également la capitale impériale et plus grande ville de l'empire à savoir Kurakurachō.
Au sud-est de l'empire se trouve la province de Hyūga qui s'étend sur les plaines du sud-est et le masse Sumita. Elle se sous-divise en six préfectures que sont Tajima, Inaba, Settsu, Kawachi, Wakasa et Echizen. Sa capitale est Yoroido et sa plus grande ville est Sasaguri.
Au nord-est de l'empire se trouve la province de Hondo qui s'étend sur les plaines du sud-est et sur le massif Hiji. Elle est sous-divisée en six préfectures que sont Mikawa, Tōtōmi, Suruga, Shinano, Misashi et Shimōsa. Sa capitale est Asagiri et sa plus grande ville est Rokkasho.
Il existe également différents types de municipalités qui sont classées en fonction de leur taille et qui ont chacune un fonctionnement différent selon leur statut :
° 763 shi (市 – villes) : municipalité de plus de 50 000 habitants elles mêmes sous-divisées en :
- ° 41 tokurei-shi (特例市 – villes spéciales) : villes de plus de 200 000 habitants
° 34 chūkaku-shi (中核市 – villes noyaux) : villes de plus de 300 000 habitatns
° 13 Shitei toshi (指定都市 – villes désignées) : villes de plus de 500 000 habitants
° 25 tokubetsu-ku (特別区 – arrondissements spéciaux) : les arrondissements de la capitale Kurakurachō qui ont chacun le statut de municipalité, tandis que la capitale en elle même a le statut de megalopole.
° 961 machi (町 – bourg) : communes de moins de 50 000 habitants
° 534 mura (村 – villages) : commune de moins de 5 000 habitants
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:42 pm
par Amaterasu
<center>Histoire</center>
(en construction - mises à jour prévues prochainement)
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:43 pm
par Amaterasu
<center>Lois, us et coutumes</center>
A/ Législation en vigueur
Majorité
Civile : 20 ans
Pénale : 20 ans (responsabilité pénale : 13 ans)
Sexuelle : 13 ans
Matrimoniale : 16 ans (un mineur qui se marie acquiert son émancipation)
Droits fondamentaux
Liberté d'expression : peu limitée
Liberté de presse : peu limitée
Liberté d'associations : limitée
Liberté de culte : garantie
Droit d'entreprendre : garantie
Droits des femmes : peu limité
Droits des enfants : peu légiféré
Droit d'asile: garantie
Droits des animaux : garantie
Législation sur le travail
Liberté de rassemblement : peu limité
Syndicalisme : autorisé
Droit de grève : limité
Travail des enfants : Interdit (officieusement pratiqué sans réel contrôle)
Esclavagisme : Interdit
Parité : non légiféré
Temps de travail maximum légal (par semaine): non légiféré
Age légal de la retraite: non légiféré
Législation sur les mœurs
Divorce : limité
Relations sexuelles hors-majorité : interdites
Relations sexuelles hors-mariage : autorisées
Relations extraconjugales : interdites
Relations et mariage consanguin : interdits
Métissage: non légiféré
Polygamie : interdite
Contraception : non légiféré
Avortement : interdit
Euthanasie : interdit
Homosexualité : autorisée
Mariage homosexuel : interdit
Adoption homosexuelle : interdit
Transsexualisme : interdit
Zoophilisme: interdite
Pedophilie: interdite
Prostitution : autorisée
Pornographie : non légiféré
Jeux de hasards : autorisée
Sectarisme :interdit
Législation sécuritaire
Arme à feu : vente, possession et port interdits pour les civils
Harcèlement: interdit
Torture : interdite
Peine capitale : en vigueur
Autre législation
Clonage : non légiféré
Recherche génétique : autorisée
Organismes génétiquement modifiés :autorisés
Consommation d'alcool : autorisée pour les majeurs
Consommation de tabac :autorisée pour les majeurs
Consommation de drogue : interdite
Scolarité obligatoire: non légiféré
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:43 pm
par Amaterasu
<center>Culture 1 - Arts traditionnels</center>
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/930408langue.png[/img]
Le nijiingo (日寺院語 – langue du Nijiin) est la seule et unique langue parlée par le peuple nijiinais. Ses origines sont diverses et sont dérivées de diverses langues de la péninsule elghinnoise. Du point de vue de la structure linguistique, le nijiingo est considéré comme une langue agglutinante qui se constate par l'adjonction de nombreux suffixes. Le verbe ne se conjugue pas et le genre et le nombre ne s'accordent pas. Le nijiinais se lit de droite à gauche et de haut en bas.
Les formes de politesse
Le langage respectueux est le reflet de la structure et des interactions sociales de la société nijiinaise. Le langage respectueux est en effet un système organisé de mots visant à exprimer la reconnaissance des différences sociales entre les personnes. Le langage respectueux comporte trois dimensions qui possèdent chacune un certain nombre de nuances :
° Le sonkeigo (尊敬語 – langage du respect) est utilisé pour marquer le respect dû par le locuteur à la personne/au groupe social dont il parle.
° Le kenjōgo (謙譲語 – langage d'humilité) est utilisé pour exprimer la relation de hauteur entre deux entités (personnes ou groupes sociaux) constituant le sujet de conversation.
° Le teineigo (丁寧語 – langage de courtoisie) est utilisé pour exprimer de manière directe de la courtoisie à son interlocuteur. Notons la différence subtile entre courtoisie et respect : là ou le respect exprime une différence de hauteur entre deux entités, la courtoisie exprime une absence de familiarité entre ces deux entités. Alors que l'expression de respect implique en général l'expression de courtoisie, l'inverse n'est pas vrai : il est tout à fait possible de parler courtoisement à quelqu'un sans lui exprimer de respect.
Ce langage respectueux s'exprime par exemple par les suffixes employés en fonction de la personne que l'on nomme : chan (ちゃん), kun (君), san (さん), sama (様) ou dono (殿) par exemple, ou les suffixes qui accompagnent la profession de la personne comme sensei (先生) qui désigne le professeur.
Langue écrite
Les kanji sont des idéogrammes qui représentent non pas des sons mais des significations exprimées elles-mêmes par différentes prononciations.
Les kana sont pour leur part des syllabes phonétiques qui renvoient au son et à la grammaire. Les kana se divisent en deux familles : les hiragana qui sont des kanji simplifiés aux formes simples et arrondies apparus durant la période isolationniste du Nijiin pour transcrire les nouveaux mots et particules linguistiques ; et les katakana aux formes simples et angulaires qui sont surtout employés pour l'écriture des chiffres, les onomatopées, les expressions et les noms propres d'origine étrangère.
Le rômaji est le système d'écriture le plus récent qui est destiné à transcrire avec des lettres non accentuées les mots nijiinais en alphabet urbain. Il est principalement utilisé pour aider les étrangers à lire le nijiinais ou l'apprendre.
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/755384peinture.png[/img]
La peinture reste l'expression artistique préférée au Nijiin, pratiqué par des amateurs autant que par des professionnels. Encore aujourd'hui, les nijiinais préfèrent écrire avec une brosse plutôt qu'un stylo, et leur familiarité avec les techniques picturales à la brosse, les ont rendus particulièrement sensibles aux valeurs de l'art pictural. La peinture nijiinaise est un art ancien et raffiné, regroupant une grande variété de genres et de styles dont le principal est l'ukiyo-e.
L'ukiyo-e (浮世絵 – image du monde flottant) est la peinture populaire par excellence. La forme la plus populaire et la plus connue de l’ukiyo-e est l'estampe (gravure sur bois), qui permet une diffusion très importante des œuvres des grands peintres. L'estampe est obtenue par pressage sur papier de riz de blocs de bois gravés, qui une fois enduits d'encre font office de tampon. Les premières ukiyo-e étaient monochromes, les nuances s'obtenant en fonction de la pression exercée sur le bloc de bois. La polychromie est apparue plus tard, le rouge tout d'abord, puis vint l'orange obtenue avec du sel de plomb. L'apparition de la couleur vint compliquer la technique du pressage dans la mesure où il est utilisé un bloc de bois par couleur. Il est donc nécessaire de faire des marques afin de ne pas obtenir un décalage. Dans certaines estampes les parties colorées sont après pressage apposées au pinceau, ce procédé se nomme beni-e.
[img]http://img4.hostingpics.net/pics/222332cramique.png[/img]
C'est l'une des formes d'art les plus anciennes, qui remonte à la période néolithique quand les premières poteries de terre molle furent fabriquées à la main et cuites au feu. Le décor était constitué de bandes d'argiles ajoutées ou de bandes en reliefs dont les motifs étaient créés par des incisions de l'ongle. L'une des raisons du succès de la céramique nijiinaise tient à ses fours à chambre inclinée, encore utilisés de nos jours. La céramique nijiinaise est principalement connue et réputée pour ses porcelaines.
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La structure générale est presque toujours la même : colonnes et linteaux supportent un grand toit légèrement courbé tandis que les murs sont minces comme du papier, souvent mobiles et en aucun cas porteurs. Le toit est l'élément le plus impressionnant visuellement, constituant souvent la moitié de la taille de tout l'édifice. Couvrant des vérandas, les débords de toit légèrement incurvés s'étendent bien au-delà des murs et leur poids doit donc être pris en charge par de complexes systèmes de soutien appelés tokyō. L'intérieur du bâtiment se compose normalement d'une seule pièce centrale à partir de laquelle partent parfois d'autres espaces moins importants. Les divisions de l'espace intérieur sont fluides et la taille de la pièce peut être modifiée grâce à l'utilisation de paravents ou de murs de papier mobiles. L'unique et grand espace offert par le principal bâtiment peut donc être modifié en fonction de la nécessité. La séparation entre l'intérieur et l'extérieur n'est elle-même, dans une certaine mesure, pas absolue puisque des murs entiers peuvent être enlevés. Les bâtiments créent donc jusqu'à un certain point leur propre environnement.
La maison traditionnelle est une maison sans étage, construite de plain-pied, tout en bois, ce qui permet une reconstruction rapide en cas de typhons ou autre catastrophe. Son grand toit largement en surplomb protège des intempéries, et le plancher surélevé évite les inondations en cas de pluies torrentielles. Les murs sont largement ouverts, et assurent ainsi une aération maximale pour assécher l’air très humide. Contrairement à la maison occidentale, le logement nijiinais n’est pas divisé en pièces spécifiques. En dehors de la zone d'entrée, dit genkan, la cuisine, la salle de bain et les toilettes, toute pièce peut en effet être un salon, une salle à manger, ou une chambre. La flexibilité des espaces de vie explique ainsi la présence des nombreux panneaux coulissants, les shoji, à la place de cloisons et fenêtres fixes. Ils permettent de réduire ou d'agrandir une pièce selon les besoins de la journée, ou selon la saison, d'ouvrir complètement une pièce sur le jardin. Cette polyvalence de l’espace de vie implique que l’ameublement soit réduit au strict minimum se résumant souvent à une table basse et des coussins.
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Nô
Il incarne le style du théâtre nijiinais le plus traditionnel et le plus surprenant et se caractérise par sa lenteur et sa solennité. Le nô se définit comme un drame lyrique mêlant jeu, chant, danse et musique, ou comme un long poème chanté et mimé, avec accompagnement orchestral, généralement coupé par une ou plusieurs danses qui peuvent n’avoir aucun rapport avec le sujet. Le nô, fortement stylisé et dont les principes esthétiques sont formalisés accorde une importance prépondérante au charme et au saisissement des représentations, plutôt qu’à l’action dramatique.
Kyōgen
C'est le théâtre de registre comique fortement lié au nô, puisque les pièces de kyōgen sont jouées entre les pièces de nô dans les programmes traditionnels. Le genre trouve sa source dans le quotidien du peuple et le réalisme, n’hésitant pas à mêler farce ou satire, mais en gommant les aspects grossiers ou choquants qui déplairaient aux spectateurs raffinés des journées de nô. Le kyōgen invoque une large palette du registre comique, aussi bien par le langage que la gestuelle.
Bunraku
Il est souvent décrit comme le théâtre de marionnettes le plus avancé du monde, notamment car son raffinement, sa poésie et ses sources littéraires le destinent à un public d’adultes et non d’enfants. Le bunraku associe trois formes artistiques. Premièrement, la manipulation des marionnettes ou poupées, qui mesurent environ un mètre à un mètre cinquante, est réalisée par des marionnettistes parfaitement visibles sur la scène, au sein du décor. Deuxièmement, les dialogues, bruits, chants et déclamations poétiques sont assurés par le conteur appelé tayū. Enfin, la musique d’accompagnement est jouée au shamisen, et un chœur chante dans certains passages lyriques.
Kabuki
Fortement marqué par la culture bourgeoise, ce n’est que plusieurs décennies après son apparition que le genre, issu des quartiers de plaisir, prend sa forme définitive, à la fois drame et grand spectacle. Les pièces sont très hétéroclites, intégrant de nombreuses scènes frappantes parfois sans rapport avec l’intrigue et changeant constamment de registres, du comique au tragique, du fait-divers à l’épique, du réalisme au fantastique. En réalité, une pièce de kabuki prend plutôt la forme d’une série d’épisodes indépendants. Le jeu des acteurs de kabuki se caractérise essentiellement par les manières et les poses. Il existe deux principales manières, c’est-à-dire deux façons de jouer : aragoto (manière forte) et wagoto (manière douce). Le jeu aragoto fait appel à des paroles et des gestes exagérés et impétueux, adaptés aux rôles de guerriers. Le wagoto privilégie au contraire le réalisme du jeu de l’acteur, notamment dans les tragédies bourgeoises. Il faut aussi ajouter l’art de l’onnagata, ces personnages féminins joués avec le plus grand réalisme par des acteurs travestis. Un autre aspect typique du kabuki réside dans les poses exagérées (mie) ou élégantes (kimari) que prennent les acteurs pour exprimer une émotion intense, qui doit stupéfier l’assistance et marquer un sommet de la représentation. Le dialogue demeure souvent pauvre dans le kabuki, étant cantonné à la description des situations et des sentiments, car le jeu stylisé des acteurs, seul à même de transcrire l’extrême tension psychologique des confrontations entre personnages, priment résolument. Particularité du kabuki sur les autres genres classiques, le public participe pleinement au spectacle : cris, approbations et applaudissements ponctuent les moments clés et les poses frappantes.
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Les différentes formes musicales nijiinaises présentent, dans leur ensemble, quelques constantes caractéristiques. Le cloisonnement social est si poussé que chaque classe possède ses instruments et sa technique d'exécution propres. Un tel cloisonnement musical résulte de la hiérarchie attachée à la société traditionnelle du Nijiin. Un autre aspect remarquable de la musique traditionnelle est
son caractère rituel, sa stylisation extrême. Un spectacle de nô par exemple donne l'impression d'une cérémonie : rien, en effet, n'est spontané. L'exécutant n'a aucune liberté d'interprétation, chaque geste, chaque émission vocale étant fixés.
Plus que tous les autres pays, le Nijiin a développé ce ritualisme musical, conforme à l'idée que l'art n'est pas un simple divertissement, mais une voie, une sorte d'exercice spirituel. L'exécutant, qui respecte une pratique musicale, comparable, par son formalisme figé, à une pratique religieuse invariante, cherche à se dépouiller de son identité individuelle, à se vider de sa personnalité, pour s'harmoniser au cosmos. Le ritualisme va de pair avec un certain statisme : ralenti des mouvements, répétition stéréotypée, qui apparaissent comme les moyens les plus sûrs pour accéder au recueillement et à l'équilibre de soi et de l'univers. Toutefois, le statisme musical est très éloigné de l'immobilité. Malgré les différences qu'on relève selon les genres et les interprètes, la technique vocale est caractérisée par un ensemble de traits communs tels que les vibratos irréguliers et très amples, la fluctuation des sons, les timbres graves, l'attaque glissante en dessous, etc... La technique instrumentale présente également ses particularités : glissandos, répétition accélérée d'une même note, ondulation des sons, cris, bruits de souffle, de frappe avec le plectre sur la table d'harmonie ou les trous latéraux, frottement des cordes, etc...
Le gagaku, ou musique raffinée, est la musique traditionnelle de la Cour. C'est une musique vocale et instrumentale, souvent accompagnée de danses, qui a des fonctions profanes ou religieuses, principalement du culte shintoïste.
Le shōmyō, ou voix claire, est un ensemble de chants bouddhiques à l'unisson ou en canon.
Chaque genre de théâtre (voir plus haute) possède sa propre musique. Le kabuki est principalement accompagné par des shamisens, des percussions et de longs chants appelés nagauta. Au bunaraku, le shamisen accompagne également le récitant tout le long de sa représentation. C'est au théâtre nô que la musique tient la place la plus importante, et chaque acte est accompagné par une musique bien particulière dont l'ordre ne varie jamais. Les instruments du nô sont la flûte et différents types de tambours.
D'autres styles moins populaires existent également comme le minyô qui sont des chants de travail variant selon les régions, le satokagura qui accompagne certains rituels shintoïstes.
La musique moderne tient également une place importante dans la société nijiinaise. La H-pop fait aujourd'hui partie intégrante de la culture nijiinaise et est présente partout. Les chansons sont généralement jouées à un rythme rapide, avec chorégraphies énergiques. Le H-rock est également de plus en plus populaire tout comme le Visual kei, un mouvement musical caractérisé par le port de différents niveaux de maquillage et des vêtements élaborés et personnalisés.
Les instruments les plus spécifiques sont le taiko, un tambour traditionnel de grande taille se jouant à l'aide d'épaisse baguettes en bois conjugué à des mouvements esthétiques de bras ; le shakuhachi, une flûte droite particulière coupée dans la racine même d'un bambou ; le shamisen, un luth à manche longue et lisse.
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Le bugaku est une danse traditionnelle nijiinaise de la Cour. Elle se caractérise par ses mouvements lents, précis et majestueux. Les danseurs portent des costumes traditionnels bouddhistes élaborés qui comprennent généralement des masques. Le motif de la musique et de la danse est souvent répété à plusieurs reprises et la représentation a toujours lieu sur une plate-forme carée.
Le buyō est l'art traditionnel de la danse et du mime, exécutée en kimono, particulièrement associé au style de danse exécuté par les geisha. Ce genre, souvent spectaculaire, se caractérise par la complexité de ses codes esthétiques et la beauté somptueuse de ses costumes. Elle se caractérise également par la fluidité de ses mouvements, qui suggèrent l'élégance, le raffinement et la maîtrise de l'émotion.
Le kagura est un rite artistique shintoïste consistant en une danse théâtrale. Elle consiste à accueillir, à distraire et à saluer les divinités par des chants syllabiques humoristiques ou poétiques.
Le para-para est une danse de groupe synchronisée populaire. Elle est réalisée la plupart du temps avec des mouvements de bras, peu de mouvements de jambes sauf parfois avec les hanches ou la marche sur place.
Le yosakoi, qui signifie « viens la nuit », est un style très énergique, combinant des mouvements traditionnels et modernes. Les chorégraphies sont souvent réalisées pour de larges groupes de personnes. Les costumes utilisés varient selon les régions et utilise des coloris très voyants. L'un des accessoires emblématique de cette danse est le naruko, un petit clapet en bois avec un manche.
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Formé des kanji Gei (芸 - Art ) et Sha (者 - la personne), le nom de cette profession décrit bien son domaine : savoir par leur culture animer une réunion ou un dîner pour plusieurs invités. Leur instruction méthodique de l'art de la danse, du chant et de la poésie destinent ces professionnelles à divertir des personnalités riches et cultivées. Les geishas sont aujourd'hui encore l'un des héritages les plus vivants de la tradition nijiinaise. Ses talents doivent être déployées pour animer et enchanter une rencontre ou un dîner entre personnages importants ( politique, économie...). Le prix élevé des prestations restreint cette possibilité aux grandes sociétés ou personnages politiques influents. Les apprenties geishas, en échange de travaux domestiques, apprennent les rudiments de leur futur métier. Elles sont alors pleinement acceptées et obtiennent le titre de maïko.
L'apparence d'une geisha est régie par des règles traditionnelles. Une coiffure remontée, élaborée et impeccable. Un visage entièrement blanc qui est signe de distinction. Son kimono est somptueux, avec des couleurs éclatantes. Entièrement réalisé à la main, il arbore de délicats motifs de décoration, et un obi large et coloré. La tenue de la geisha est moins voyante que celle des maiko. Celles-ci arborent un furisode (manches longues) et une coiffure très chargée avec de nombreux peignes et ornements, afin d'attirer l'attention.
Généralement une geisha est la maîtresse reconnue d'un homme influent qui l'entretien et qui obtient ainsi le titre de danna. Cela fait partie du standing de ce dernier qui doit dépenser pour cela de véritables fortunes à cet effet ( hébergement, kimonos, etc... ). La geisha et son danna se lient au cours d'une cérémonie analogue à celle du mariage.
Les geisha vivent dans des hanamachi (花街 - ville fleur) qui sont les quartiers de plaisirs des grandes villes de l'empire. On y trouve tous les commerces liés aux activités et besoins des geisha et notamment les fameux ochaya (お茶屋 - maisons de thé). Il s'agit d'un établissement où les clients sont distraits par des geisha. Ce sont des établissements très fermés où on ne rentre que sur invitation. Il est mal vue pour un client de fréquenter plusieurs ochaya, alors que les geisha vont dans les différents ochaya du quartier pour divertir tous leurs clients. La fonction principal d'un ochaya est de fournir un espace privé pour les divertissements qu'offrent les geisha dont elles louent les services. Contrairement à leur nom, les ochaya ne servent pas obligatoirement du thé.
Les geisha et maïko logent dans un okiya (置屋 - maison de geisha) qui s'occupe de leur formation et prend en charge tous les frais de la jeune apprentie qu'elle doit ensuite rembourser lorsqu'elle touche ses premiers revenus. Il est possible pour un okiya d'adopter une geisha qui héritera alors de l'okiya. Les geisha et maïko appartiennent littéralement à l'okiya et à sa propriétaire qui les a généralement acheté. La maîtresse des lieux et les geisha ont une relation de mère et fille, et la propriétaire des lieux est d'ailleurs appelée okāsan, ce qui signifie mère.
C'est également dans les hanamachi que l'on trouve les yûkaku, ou maisons vertes, qui sont les maisons de plaisir ou bordels. Les croyances shintoïstes ne considèrent pas la sexualité comme un tabou et la prostitution est légale au Nijiin dans ces quartiers. Il existe également plusieurs classes au sein de la prostitution : les yūjo (遊女) sont les prostituées de bas niveau et il existe deux catégories de courtisanes de haut niveau que sont les oiran (太夫) et les tayū (大夫). Ces dernières sont les plus raffinées car elles ont appris les arts de la danse et du chant.
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:43 pm
par Amaterasu
<center>Culture 2 - Arts silencieux et contemplatifs</center>
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La calligraphie nijiinaise est un art traditionnel consistant à écrire les idéogrammes au pinceau et à l'encre. Cet art est très ancien et se pratique depuis plusieurs millénaires et à travers les siècles est devenue l'un des arts les plus importants de l'empire. La calligraphie est, étymologiquement, l'art de bien former les caractères d'écriture, mais en langue nijiinaise le mot calligraphie se prononce shodo (書道), ce qui signifie littéralement la voie de l'écriture. A la différence de la calligraphie occidentale, le shodo n'est pas considéré uniquement comme un simple moyen d'écriture ou une forme d'art décoratif. Historiquement, le shodo est un signe de bonne éducation, de haut niveau culturel. Au Nijiin, on considère que la pratique de la calligraphie permet d'atteindre la longévité et la maîtrise du corps et l'esprit. Les moines utilisent la calligraphie comme une forme de méditation. On considère que les idéogrammes écrits au pinceau sont vivants, dotés d'une énergie vitale appelée ki. Les talismans de bonheurs et de santé vendus aux temples comportent obligatoirement une inscription calligraphique. La calligraphie est utilisée dans les cartes postales pour transmettre les voeux de bonheur, elle décore les enveloppes d'argent offerts aux fiancés pendant les mariages. La calligraphie est tout simplement incontournable dans la vie quotidienne des nijiinais.
Il existe également différents styles de shodo. Dans le style tensho, les lignes sont fines mais d'épaisseur constante, et les extrémités se terminent nettement. Dans le style reisho, les traits sont aplatis avec une ondulation caractéristique présente dans les traits horizontaux appelée queue d'oiseau. Le style sosho se caractérise principalement par un tracé très abrégé des caractères, parfois même écrits en un seul mouvement de pinceau. Dans le style kaisho, les traits sont clairs et bien séparés, les caractères se tiennent dans un carré imaginaire.
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La cérémonie du thé en elle même est appelée chanoyu (茶の湯) mais le rituel dans son ensemble est appelé sadō (茶道). Le sadō a une forte dimension spirituelle, l'harmonie, la pureté et la paix en sont des vertus centrales. La cérémonie se déroule dans un lieu simple et clos propice à la méditation appelé chashitsu (茶室). Dans ce rituel, le thé préparé est du matcha (抹茶), un thé vert en poudre. Il existe deux sortes de thé vert : le koicha, qui est un thé fort et l'usucha, qui est un thé doux. Diriger la cérémonie du thé nécessite une formation particulière. Une cérémonie du thé peut durer entre une heure et cinq heures, selon le type de cérémonie pratiquée et du type de thé servis.
Les invités se purifient en premier lieu en se lavant les mains et la bouche dans un bassin, puis s'installent sur les tatamis par ordre de prestige. L'hôte nettoie alors les ustensiles devant les invités et les range dans un ordre précis. La conversation est gardée à son minimum, les invités se relaxent et apprécient l'atmosphère créée par les sons de l'eau et du feu, l’odeur de l’encens et du thé, la beauté et la simplicité de la maison du thé et les décorations saisonnières appropriées. Le bol est ensuite servi au shokyaku (初客 – invité d'honneur), soit par l'hôte, soit par un assistant, qui s'inclinent l'un devant l'autre. Le shokyaku tourne le bol afin d'éviter de boire sur son avant, en boit une petite gorgée, murmure une phrase prédéfinie, puis prend deux ou trois nouvelles gorgées avant d'essuyer le bord, tourne le bol dans sa position originelle et le passe à l'invité suivant tout en le saluant. Cette procédure est répétée jusqu'à ce que tous les invités aient pris le thé à partir du même bol. Le bol est alors redonné à l'hôte. Dans certaines cérémonies, chaque invité boit dans un bol individuel, posé sur la paume de la main gauche, et le tourne trois fois d'un quart de tour vers la droite, avec la main droite, avant de boire la première gorgée, mais l’ordre dans lequel le thé est servi et bu est le même.
Une fois que les invités ont chacun bu le thé, l’hôte nettoie les ustensiles. Le shokyaku demandera à l’hôte d’autoriser les invités à examiner les ustensiles et chacun leur tour, les invités examinent et admirent chaque objet, incluant l’écope à eau, la boîte à thé, l’écope à thé, le fouet à thé, et, le plus important, le bol à thé. Les objets sont traités avec une extrême précaution et avec révérence car ils sont fréquemment sans prix, irremplaçables, des antiquités faites à la main, et les invités utilisent souvent un morceau de tissu spécial pour les tenir. L’hôte récupère ensuite les ustensiles et les invités quittent alors la maison du thé. L’hôte les salue de la porte et la cérémonie prend fin.
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L'encens joue un rôle très important dans la société nijiinaise car il est porteur d'une forte dimension spirituelle en tant que support de la méditation et de prière. Le kōdō (香道), qui signifie voie de l'encens, est l'art nijiinais des parfums. Le kōdō attribue plusieurs vertus à l'encens qui sont d'aiguiser les sens, de purifier le corps et l'esprit, d'éliminer les polluants, de réveiller l'esprit, de soigner le sentiment de solitude, de calmer, et n'est pas nocif pour la santé. Le kōdō est divisés en six pays, qui ne correspondent pas à des nations existantes, qui sont associés à cinq saveur : le kyara (伽羅) qui est amère, le rakoku (羅国) qui est doux, le manaka (真那伽) qui est sans saveur, le minaban (真南蛮) qui est salé, le sasora (佐曾羅) qui est épicé et le sumotara (寸聞多羅) qui est acide.
La cérémonie de l'encens a lieu dans une pièce où six à quinze personnes se rassemblent en formant un carré. Le komoto, le préparateur, remplit de cendres de riz une coupe appelée le kiki-gouro. Une braise de bambou est brûlée séparément et placée à l'intérieur des cendres. Des tracés traditionnels sont effectués sur les cendres et un petit plat de mica est ensuite placé au centre. Enfin, un morceau de bois de la taille d'un grain de riz est déposé sur le mica. Ainsi les senteurs sont produites sans combustion. La coupe passe ensuite de main en main pour la contemplation, la senteur et l'écoute puis revient au komoto qui a préparé une seconde coupe pour la comparaison.
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Le nijiin teien (日寺院庭園 – jardin nijiinais) cherche avant tout à interpréter et idéaliser la nature en limitant les artifices. La composition d'un jardin nijiinais suit trois grands principes : la reproduction de la nature en miniature, le symbolisme et la capture de paysage. La perspective est liée au principe de miniaturisation, en jouant sur la taille des éléments proches et lointains il est possible de donner l'illusion d'espace à certaines zones. La perspective repose sur le principe des trois profondeurs avec un premier plan, un plan intermédiaire et un plan lointain, les vides entre plans étant occupés soit par des plans d'eau, de mousse ou de sable.
Les jardins nijiinais ne se révèlent jamais complètement à la vue pour des raisons esthétiques : cacher certains éléments rend le jardin plus intéressant et le fait paraître plus grand qu'il n'est. Le principe d'asymétrie évite qu'un objet ou aspect déséquilibre la composition en dominant les autres. Il associe le spectateur à la composition.
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Le vêtement traditionnel nijiinais est le kimono (着物) bien qu'il devienne de plus en plus souvent le vêtement des cérémonies, les vêtements de style occidental étant de plus en plus portés au quotidien.
Pour les femmes, le choix d'un kimono est très important car il revêt tout une symbolique et la façon de le porter comporte des messages sociaux très précis. Une femme choisi son kimono suivant son statut marital, son âge et l'événement. On distingue plusieurs types de kimono pour femmes. Le kurotomesode (黒留袖) est un kimono noir avec des motifs seulement en dessous de la taille. C'est le kimono le plus formel pour les femmes mariées. Le furisode (振袖), qui se traduit par manches flottantes (en moyenne les manches d'un furisode mesurent entre 100 et 110 cm de long) est le kimono le plus formel pour les femmes non mariées. Les motifs couvrent le haut et le bas du vêtement. Le hōmongi (訪問着) qui se traduit par vêtement de visite est caractérisé par des motifs continus sur les épaules et manches, ainsi qu'en dessous de la taille. Il peut être porté par les femmes mariées et célibataires ; ce sont souvent les amies de la mariée qui le porteront aux mariages ou aux sorties formelles, telles des galas. Le iromuji (色無地), d'une seule couleur, peut être porté par les femmes mariées et célibataires et est surtout porté pour la cérémonie du thé. Le komon (小紋) est un kimono avec un motif répétitif assez informel, et peut être porté en ville, ou rendu plus formel avec un joli obi pour manger au restaurant par exemple. Les femmes mariées et célibataires peuvent le porter. Le yukata (ゆかた) est un vêtement informel, sans doublure, fait de coton habituellement, mais aussi de lin ou de chanvre. Les yukata sont portés en été, aux festivals, par femmes, hommes et enfants. Ils sont également portés aux onsen où ils sont souvent fournis par l'établissement.
Alors qu'il faut une dizaine d'accessoires pour s'habiller dans un kimono de femme, les ensembles masculins sont plus dépouillés, comportant un maximum de cinq accessoires. Les principales différences entre les kimonos féminins et masculins sont les motifs et la couleur. Un kimono d'homme est sombre et le plus souvent d'une seule couleur : noir, bleu indigo, vert foncé, parfois marron. Les motifs, s'il y en a, sont subtils, et se trouvent plutôt sur les kimonos informels. Ces derniers peuvent être de couleur plus vive aussi : violet, vert et bleu plus clairs. Dans sa forme, le kimono homme se différencie par l'attache des manches, les manches des hommes sont presque totalement reliées au reste du kimono et fermées, alors que celles des femmes sont largement ouvertes et très détachées. Le kimono le plus formel pour un homme est de soie noire, avec cinq kamon (un dans le dos, un au dos de chaque manche et un sur chaque côté de la poitrine).
Les autres vêtements et accessoires traditionnels nijiinais sont les suivants :
° zōri (草履) : sandales couvertes de tissu, de cuir, ou de paille tissée.
° geta (下駄) : sandales de bois portées en été.
° tabi (足袋) : chaussettes qui montent jusqu'aux chevilles, avec le gros orteil séparé des autres.
° waraji (草鞋) : sandales de paille tissée portées par les moines.
° hakama (袴) : vêtement couvrant le bas du corps, très ample, porté traditionnellement par les hommes, les femmes le réservant à certaines cérémonies. Le hakama peut prendre deux formes : celui d'un pantalon (avec une séparation entre les jambes) ou celui d'une jupe. Il est porté par-dessus un kimono.
° haori (羽織) : veste qui tombe aux hanches ou jusqu'aux genoux, et qui ajoute un peu de formalité, mais n'est pas portée par les femmes dans leurs ensembles les plus formels. Les haori féminins sont plus longs que ceux des hommes. Le haori-himo est une corde tissée qui ferme le haori.
° obi (帯) : sorte de ceinture large et très longue, faite de tissu. Les obi des hommes mesurent environ 8 cm en largeur, alors que ceux des femmes font au moins 12 cm jusqu'à 30 cm de largeur, la moyenne étant 15 cm. Comme les kimonos, les obi sont choisis pour la formalité ou non d'un événement.
° keikogi (稽古着) : tenue utilisée pour les arts martiaux, souvent appelée par erreur kimono.
° gakuran (学ラン) : uniforme des écoliers et étudiants.
° sailor fuku (セーラー服) : uniforme emblématique des écolières et étudiantes.
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Le Nijiin est un pays plutôt pauvre et relativement isolé ne connaissant pas une nourriture très variée. Dotés d’une grande imagination, les nijiinais ont cependant su diversifier leurs plats en utilisant toujours les mêmes types d’ingrédients. Les cinq ingrédients principaux de la cuisine nijiinaise sont le riz, la soupe de miso (pate de soja), le poisson cru appelé sashimi, les légumes mijotés et le ninozen (poisson grillé). La cuisine nijiinaise est également composée de nourriture fermentée telle que le miso, une pâte à base de soja fermenté, ce qui lui donne son gout si unique appelé umani. Bien entendu la sauce de soja bénéficie d’une place importante dans la culture culinaire nijiinaise. Le mirin, un alcool réservé à la cuisson, et les algues sont également des ingrédients principaux.
Les plats principaux :
° Râ-men : une préparation très simple dont la base est un grand bol de nouilles de farine de blé dans un bouillon assaisonné de sauce de soja. Celui ci est garni par quelques tranches de porc mitonné, de pâte de poisson naruto, de pousses de bambou marinées et d’ épinards.
° O-nigiri : des boulettes de riz, préparées rapidement et fortement appréciées dans les bentos à la pause déjeuner.
° Yakitori : un met fait à base de petites bouchées de poulets enfilées sur des brochettes de bambou avec un glaçage de sauce soja sucré, de mirin et de saké.
° Sushi : un met qui se décline en dizaines de variétés sans compter les spécialités locales des différentes régions. On distingue trois grandes catégories de sushi. Le nigiri-sushi qui est le plus célèbre, vient ensuite le maki composé de riz et de poisson enroulés par une feuille d’algue nori et enfin le sashimi, des tranches de poissons crus (généralement servies par dix).
° Tofu : petits carrés fait à partir de pâte de soja , très consistants et peu gras.
° Wasabi : préparation piquante faite à partir de racines râpées d’une crucifère.
° Saké : boisson alcoolisée à base de riz.
La cuisine nijiinaise est l'une des cuisine les plus saines au monde et une cuisine très simple. Le riz est la base de cette cuisine, on le retrouve dans pratiquement tous les plats. Le poisson est consommé le plus souvent cru et garde ainsi toutes ses qualités nutritionnelles, les algues sont également très utilisées dans la cuisine nijiinaise traditionnelle, et notamment l’algue nori qui, séchée au soleil et pressée en fine feuille de couleur brune, sert à envelopper les maki. Au Nijiin, il est de bon ton de sortir de table en ayant encore un peu faim. Cette coutume s’appelle le Hara Hachi Bu. Cela permet de se sentir léger après avoir mangé, de digérer plus facilement et de contrôler son poids en évitant l'accumulation des graisses.
Lorsqu'ils ne mangent ni à la maison ni au restaurant, les nijiinais mangent un bentō (弁当), un repas rapide contenu dans un coffret. La tradition familiale veut que l'épouse ou la mère prépare pour son époux ou ses enfants le bentō du midi. Les écoles et les entreprises n'ont pas de cantine ou de self et chacun apporte son repas.
Enfin, comme tout acte de la vie quotidienne nijiinaise, le repas est un moment ritualisé et soumis à de nombreuses règles. Il serait trop long de tous les citer mais pour les principales, il est important de savoir que les aliments doivent être mangés avec des baguettes qui les portent à la bouche, les aliments ne doivent jamais se passer de baguettes à baguettes et il ne faut pas planter ses baguettes dans le bol de riz. Les différents plats sont servis ensemble sur un plateau, ils ne doivent pas être mangés les uns après les autres mais tous en même temps, petit à petit et sans les mélanger, de même qu'il est important de faire un bruit d'inspiration lorsqu'on mange des nouilles, des soupes ou qu'on boit le thé. Enfin, un repas commence toujours par la formule « itadakimasu » (いただきます) et se termine par la formule « gotchisōsama deshita » (ごちそうさまでした), la formule pour trinquer étant « kanpai » (乾杯).
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° Bonsai (盆栽) : c'est l'art de la culture des arbres miniatures et des plantes en pot.
° Ikebana (生け花) : il s'agit de l'art floral nijiinais basé sur la composition florale. Cet art valorise aussi bien le vase, les tiges, les feuilles et les branches que la fleur elle-même, la structure complète de l'arrangement floral est axée sur trois points principaux symbolisant le ciel, la terre et l'humanité à travers trois piliers : asymétrie, espace et profondeur.
° Origami (折り紙): il s'agit de l'art du pliage du papier, un art très ancien dont les fonctions sont multiples, notamment utilisé par les enseignants en mathématiques.
° Maneki- neko (招き猫) : chat porte-bonheur, statuette traditionnelle en porcelaine représentant un chat assis levant la ou les pattes.
° Hanami (花見) : coutume traditionnelle d'apprécier la beauté des fleurs de cerisier, se déroule de fin mars à début avril lorsque les sakura entrent en pleine floraison. Les nijiinais vont souvent pique-niquer à cette saison sous les cerisiers en fleur ou se promener en groupe.
° Momijigari (紅葉狩り) : coutume traditionnelle d'apprécier la beauté des feuilles rouges de l'érable lors du deuxième dimanche de novembre.
° Onsen (温泉) : bains chauds dont l'eau est issue de sources volcaniques réputés pour leurs propriétés thérapeutiques. Ces lieux sont également soumis à une étiquette, un code de conduite, très strict mais reste l'un des principaux attraits pour le touriste au Nijiin.
° Karaoké (カラオケ) : élément de la culture nijiinaise à part entière, le karaoké constitue un loisir pratiqué fréquemment par toutes les couches de la société. Des établissements spécifiques proposent ce genre de divertissement et ont une clientèle tout l'année.
° Seijin no Hi (成人の日) : il s'agit du jour de la majorité et correspond à la date du 15 janvier. Ce jour là, tous les jeunes nijiinais qui auront 20 ans dans l'année participes à cette cérémonie dirigée par les autorités religieuses et municipales afin de marquer leur entrée dans la majorité.
° Matsuri (祭り/祭) : ce sont des festivals et fêtes populaires qui se déroulent dans toutes les localités et spécifiques à chacune d'elles. Généralement, elles sont liées à une célébration shinto.
° Oshōgatsu (お正月) : il s'agit du nouvel an nijiinais qui est célébré du 27 décembre au 5 janvier. Cette fête est elle aussi très ritualisée et se décompose en plusieurs étapes.
° Manga (漫画) : dessin et bande dessinée typiquement nijiinaise, le manga a une place prépondérante dans la vie des nijiinais, c'est un art qui y est présent depuis de nombreux siècles.
° Haïku (俳句) : forme poétique codifiée d'origine nijiinaise extrêmement breve visant à dire l'évanescence des choses. Ce poème comporte 17 mores – un son élémentaire plus bref que la syllabe – en 5/7/5 et généralement calligraphié sur trois lignes. Le haïku ne se contente pas de décrire les choses, il nécessite le détachement de l'auteur. Il traduit le plus souvent une sensation, il est une sorte d'instantané et doit pouvoir se lire en une seule respiration.
Ces arts seront développés dans un sujet à part.
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:43 pm
par Amaterasu
<center>Société nijiinaise</center>
Société hiérarchisée
La société nijiinaise est l'une des plus hiérarchisée au monde, caractérisée par le mibun seido (身分制度), un système qui classe les individus en fonction de leurs origines sociales et de leurs métiers. Ce système est avant tout un système moral influencé par la philosophie shinto et bouddhiste. Le rang social des individus n'est donc pas forcément lié à leur situation matériel, et il n'est pas rare que les membres d'une classe se trouvent vivre dans une plus grande pauvreté que les membres d'une classe inférieure. Par exemple la classe nōmin (農民 – paysan) comprend une majorité de paysans souvent très pauvres et se trouve pourtant dans le haut de la hiérarchie du fait de l'importance accordée à ceux qui créent ; on trouve en dessous la classe kōgyō (工業 – artisans) dont les membres sont souvent plus aisés mais d'un rang inférieur du fait de la moindre importance accordée à ceux qui transforment ; enfin bien en dessous on trouve la classe des shōnin (商人 – marchands) souvent très riches mais qui se trouve dans le bas de la hiérarchie du fait qu'ils vivent du bien des autres. Deux classes particulières se trouvent tout en bas : la classe des eta (穢多 – parias) est la moins élevée de la hiérarchie nijiinaise et concerne les métiers en lien avec la mort (bouchers ou pompes funèbres) ; la classe des hinin (非人 – non humain) qui est une classe exclue de la société et qui regroupe les criminels, les mendiants, les ronin etc...
Les relations nijiinaises fonctionnent selon le principe du uchi (内 – à l'intérieur) et du soto (外 – à l'extérieur), issus de la pensée shinto et bouddhiste. Au Nijiin, on privilégie les connaissances par l’intermédiaire d'un tiers ou d'une communauté. Sa propre communauté est rattachée a cette notion de uchi. Elle englobe aussi bien les personnes que les objets. La famille et la maison sont le centre des liens interpersonnelles. La structure familiale s’étend jusqu’à considérer les éléments extérieurs comme les objets, voitures, entreprise, et les connaissances extra-familial, connaissances, collègues de travail, amis comme membre du uchi. Le soto quant à lui englobe les étrangers, qui peuvent être le passant, le voisin, le client... Il existe ainsi plusieurs langages et plusieurs attitudes différentes envers les membres de sa communauté et les membres extérieurs. Les groupes uchi-soto ne sont pas statiques et doivent s'envisager comme une série de cercles se chevauchant, la position d'un individu dépendra du contexte, du statut, de l'âge ou du sexe. Il existe par exemple de nombreuse façon de dire bonjour en fonction de la personne à qui on s'adresse et en fonction de sa place dans uchi ou soto : « Ohayo gozaimasu » sera utilisé pour saluer son supérieur au travail, « Irasshaimase » pour saluer un client, « Hajime mashite » pour saluer un représentant, « Konnichi wa » ou simplement « Ohayo » pour saluer un proche de façon moins formelle. Il existe ainsi trois types de langage possédant chacun leur vocabulaire propre : teineigo (丁寧語 - langage poli), sonkeigo (尊敬語 - langage du respect) et kenjōgo (謙譲語 - langage de la modestie). L'ensemble de ce système de politesse est appelé keigo (敬語).
Respect et politesse
Dans la société nijiinaise, les règles de politesse sont inspirées en grande partie du shintoïsme et forment un ensemble de codes stricts qui régissent chaque geste, chaque moment de la vie quotidienne. Les règles de politesses sont désignées par le terme générique de reigi (礼儀).
L'attribut de l'étiquette nijiinaise le plus connu à l'étranger est le o-jigi (おじぎ – salut). Les saluts simples sont exécutés avec le dos droit et les mains sur les côtés pour les hommes ou plaquées sur les genoux pour les femmes, le regard baissé. Généralement, plus il est long et bas, plus l'émotion et le respect exprimés sont grands. Il en existe trois types principaux : informels, formels et très formels. Pour les premiers, il suffit d'exécuter un angle de quinze degrés avec le buste ou un simple mouvement brusque de la tête vers l'avant. Les saluts formels nécessitent un angle de trente degrés. Enfin, les très formels sont le plus bas possible. D'une manière générale, un subalterne salue plus longtemps, plus profondément et plus fréquemment qu'un supérieur. Dans le cas d'un salut d'excuse, le mouvement se veut plus profond et dure plus longtemps que les autres types de salut, ils ont tendance à se répéter durant les excuses, généralement avec le buste à environ 45 degrés avec la tête baissée. Occasionnellement, pour des excuses et des supplications, un salut à genoux est accompli; ce salut est parfois si bas que le front touche le sol.
A la maison ou au bureau également chaque acte est codifié. Pour ne citer que deux exemples, les chaussons sont les signifiants du passage d'un espace à un autre, et sortir ou entrer dans une pièce ou un lieu oblige à réciter des formules de politesse bien précise. Ainsi, les chaussures doivent être laissées au genkan (玄関) qui est l'entrée de la maison lorsqu'on arrive et les ranger pointe vers la sortie. Ensuite il existe des chaussons pour les toilettes, pour le salon, pour le balcon, et des chaussettes pour les pièces en tatami. Lorsqu'on quitte un endroit, la maison ou le bureau, il convient de prévenir les autres personnes présentes par la formule « mairimasu », ce à quoi l'interlocuteur répondra « itte rashai ». A l'inverse, on préviendra de son arrivée par « tada ima », ce à quoi l'interlocuteur répondra « o kaeri nasai ».
Les règles qui encadrent le repas sont également nombreuses et déjà évoquées dans le chapitre gastronomie, on pourra évoquer par exemple la règle qui interdit de se servir soi même à boire lors d'un repas avec au moins une autre personne, la pratique étant de servir son voisin même si son verre est plein, et le voisin répondra en remplissant le verre à son tour. L'hospitalité est un autre point essentiel de la culture nijiinaise et l'hôte déploie des efforts incroyables pour servir son invité, ici la formule « faites comme chez vous » n'existe pas, et on fait toujours sentir à l'invité qu'il à une place importante, ce qui se manifeste par un empressement à prendre en compte le bien-être de l'invité. Il est cependant très malpoli de se présenter à la maison de quelqu'un sans apporter un présent. Les cadeaux, et les objets en général, ne s'échangent pas de mains à mains et doivent être déposés. Par exemple, les commerces disposent d'un petit plateau où les clients déposent l'argent, qui n'est jamais tendu à l'employé de caisse. S'il n'est pas possible de déposer l'objet, ou si l'échange se fait de mains à mains, il faut alors saisir l'objet des deux mains, avec précaution, et le receveur doit y porter une attention particulière.
Chaque acte étant codifié, il serait trop long d'expliciter toutes les règles. On notera seulement le profond respect des nijiinais pour les règles, un respect qui peut parfois entraîner des situations comiques, comme un échange de saluts interminable ou le fait que les nijiinais peuvent attendre de nombreuses minutes pour traverser la rue parce que le signal est au rouge, alors qu'aucune voiture n'est en vue depuis un certain temps.
La famille
Les bases du modèle familial au Nijiin sont le ie (家 – la maisonnée), qui regroupe le culte des ancêtres et le respect du père, l'amae (甘え – dépendance affective) et le omiai (お見合い – mariage arrangé).
Dans ce modèle, les relations parents-enfants priment sur les relations conjugales puisque c'est l'enfant qui perpétue l'honneur du ie. Ce concept est conçu comme le noyau familial traditionnel avec ses structures de pouvoirs hiérarchiques et comme un véritable lieu de médiation entre les humains et les divinités : dans cette optique, il existe une unité familiale entre le passé et le futur, englobant les membres actuels ainsi que les membres décédés et même ceux qui ne sont pas encore nés. Ainsi dans ce concept, le groupe prévaut sur l'individu, une notion qui s'étend à tous les domaines de la vie comme le travail ou même la justice qui fait prévaloir le bien commun avant le bien individuel. Le ie centre la femme sur son rôle d’épouse et de mère, organisant la famille selon une hiérarchie bien définie : le chef de famille, le père, a la position la plus élevée, puis c’est le successeur, c’est-à-dire le fils aîné. Les autres membres se rangent derrière eux suivant leur âge, puis leur sexe et chacun obéit à la personne au statut supérieur au sien. Bien souvent, enfants, parents et grands-parents vivent sous le même toit, et les enfants quittent le domicile familial très tard.
Le mari et père est généralement absent, ou plutôt à disposition totale de son entreprise. La relation de couple est réduite à des aspects fonctionnels. Du coup, les enfants sont élevés d'une façon très permissive et les liens avec la mère sont très étroits, jetant ainsi les bases de l'amae, ou de la dépendance affective, qui durera toute la vie. Ce concept est basé sur les valeurs de bénévolence, de courtoisie, de loyauté, de fidélité et d'obéissance mutuelles. Le concept de Giri (義理 – être redevable) découle du concept d'amae et renforce l'idée de dépendance. Cette notion est omniprésente dans la société et désigne la notion de devoir et d'obligation morale et sociale des nijiinais les uns envers les autres. En fait, le nijiinais passe sa vie à être redevable, c'est en quelque sorte ainsi que s'exprime le principe de solidarité au travers d'une multitude de redevances individuelles.
L'omiai est une tradition culturelle très ancienne où les parents choisissent l'époux d'un ou une personne célibataire et en organisent le mariage, avec son consentement. Chaque candidat est introduit par le nakôdo (仲人- l'entremetteur) à l’aide d’une photographie et d’une rirekisho (履歴書), une fiche regroupant un ensemble d’informations sur chacun des membres de sa famille, telles que les noms, prénoms, date de naissance, domiciliation, statut marital, profession et formation de chacun. La pression sociale sur les célibataires est incroyablement forte et il est très mal vu de passer la trentaine sans être marié.
Place de la femme et de l'enfant
Dès l'école primaire, la différenciation entre la sphère masculine et la sphère féminine confirme la longue tradition visant à enseigner aux filles leur futur rôle de ryōsai kenbo (良妻賢母 - bonne épouse, mère sage). L'accent est mis sur les arts ménagers à partir de l'école secondaire pour les filles. Les attentes selon le sexe sont différentes, dès le début de leur vie sociale, on privilégie donc les qualités de courage, force, sagesse et bonté chez les garçons, tandis que l'on attend de la femme gentillesse, beauté, obéissance, piété, grâce et dévotion. La femme apprend dès son plus jeune âge qu'elle devra se dévouer aux trois hommes de sa vie : son père, son époux et son fils.
C'est donc la femme qui gère le foyer, cela englobe également l'éducation des enfants et la gestion des comptes (le mari travaille pour gagner le salaire mais n'en a pas l'usage). Ainsi, les femmes qui travaillent sont très rares et cela concerne uniquement les femmes jeunes célibataires de moins de trente ans ou les femmes plus âgées après le départ des enfants de la maison familiale, ainsi que les femmes célibataires de plus de trente ans qui sont considérées au Nijiin comme ayant raté leur vie.
Au Nijiin il n'existe pas vraiment de droits de l'enfant, et il arrive de voir de jeunes enfants travailler ou être exploités par des adultes. En dehors de ces dérives qui restent minimes, le devoir des enfants est de réussir à l'école. Cependant, la pression qui règne sur les enfants vis à vis de leurs études entraîne un taux de suicide élevé parmi les adolescents. Les hikikomori (引き篭り) sont des adolescents ou jeunes adultes qui se sentent accablés par la société, ont le sentiment de ne pas pouvoir accomplir leurs objectifs de vie et réagissent en s’isolant de la société. Les hikikomori refusent souvent de quitter la maison de leurs parents et s’enferment parfois dans une même pièce pendant plusieurs mois voire années.
Travail
Le travail au Nijiin pourrait se caractériser par le principe du fukoku kyōhei (富国強兵 – enrichir le pays, renforcer l'armée), qui veut que les hommes se dévouent totalement à leur entreprise, y passant généralement plus de temps qu'en famille. Deux concepts fondamentaux définissent l'emploi au Nijiin : le shūshin koyō (終身雇用 – emploi à vie) et le nenkō jōretsu (年功序列 – principe de séniorité). L'emploi à vie ne concerne cependant pas tout le monde, et les petits boulots et contrats précaires existent également.
Au lieu de rechercher des travailleurs avec des qualifications précises, les entreprises nijiinaises recrutent une fois par an de nombreux jeunes diplômés sans expérience sortant tout juste de l'université. Les jeunes recrues sont ensuite formées sur le tas, mais pour ne pas avoir à supporter le manque à gagner si leurs nouvelles recrues, une fois qualifiées, partent à la recherche d'un autre emploi, le système d'avancement par l'ancienneté a été mis au point. Ainsi, les employés d'une même promotion avancent au même rythme et par étape, il faut par exemple travailler trente ans pour obtenir un poste de directeur adjoint. Ainsi, changer d'entreprise revient à recommencer à zéro, perdre ses avantages sociaux et diviser son salaire par autant d'échelons hiérarchiques perdus. L'employé fidèle est en revanche certain de progresser et de ne jamais être licencié. Naturellement, il peut arriver qu'un licenciement soit obligatoire mais il constitue dans ce cas un déshonneur profond pour les deux parties. Grâce à cela, les entreprises gagnent la loyauté de leurs employés et jouissent d'une grande stabilité humaine et financière, et les dirigeants peuvent élaborer leurs stratégies sur un horizon atteignant plusieurs décennies au lieu de faire un modeste plan triennal.
Les revendications sociales existent cependant mais les nijiinais ne font que rarement la grève et affichent simplement leur mécontentement en portant un brassard noir, ou lorsqu'ils descendent dans la rue, ils prennent garde à ne déranger personne et restent sur le trottoir. Les nijiinais préfèrent le calme et le concensus, pour cela il existe la tradition du shuntō (春闘 – lutte de printemps) qui est une rencontre entre les syndicats et les employeurs afin de décider des augmentations ou régler les contestations.
Les étrangers
Les gaijin (外人) désignent les étrangers présents au Nijiin. Le racisme n'existe pas vraiment dans l'empire et les étrangers ne sont pas victimes de violence ou d'insulte, en revanche ils ne sont jamais intégrés, souvent victimes de préjugés à la vie dure et ne sont pas traités équitablement par la justice. De même, les étrangers qui s'installent au Nijiin doivent se faire inscrire sur un registre des étrangers et recevoir un certificat d'enregistrement. Enfin, les nijiinais qui vivent plus de cinq ans à l'étranger ont souvent du mal à se réintégrer à leur retour et sont considérés comme des « bananes », c'est à dire jaune dehors mais blanc dedans.
Posté : dim. janv. 05, 2014 2:43 pm
par Amaterasu
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Institutions</center>
A/ 皇室 – Kōshitsu - Maison Impériale
- en cours d'écriture -
B/ 太政官 - Daijō-kan – Département d’État
Le daijō-kan a en charge les affaires séculières et administratives du pays. Comme toute la société nijiinaise, le département d'état est fortement hiérarchisé de façon pyramidale. Il est dirigé par le daijō-daijin, ou chancelier de l'empire, qui a également en charge le Gaimushō, c'est à dire le ministère des affaires étrangères. En dessous de lui officient trois grands ministres que sont le Sadaijin, ministre de la gauche, le Udaijin, ministre de la droite, et le Nadaijin, ministre du centre. Chacun d'entre eux a sous sa responsabilité quatre Dainagon, ou Grands Conseillers, en charge d'un ministère et assistés eux mêmes d'un nombre variables de Shōnagon, ou Conseillers Mineurs. Il est à noter ici que les termes gauche, droite ou centre n'ont rien à voir avec le clivage politique des nations occidentales. Le département d'état est structuré comme suit :
° Daijō-daijin (太政大臣 - Chancelier de l'empire)
° Sadaijin (左大臣 - Ministre de la gauche)
- ° Monbushō (文部省 - Ministère de l'éducation)
° Nōsuishō (農水省 - Ministère de l'agriculture, de la Forêt et de la Pêche)
° Kōseishō (厚生省 - Ministère de la Santé et des Affaires Sociales)
° Rōdōshō (労働省 - Ministère du Travail)
° Udaijin (右大臣 - Ministre de la droite)
- ° Gyōbushō (刑部省 - Ministère de la Justice)
° Ōkurashō (大蔵省 - Ministère du Trésor)
° Minbushō (民部省 - Ministère des Affaires du Peuple)
° Kokudo-kōtsū-shō (国土交通省 - Ministère des Infrastructure et du Territoire)
° Nadaijin (内大臣 - Ministre du centre)
- ° Kunaishō (宮内省 - Ministère de la Maison Impériale)
° Hyōbushō (兵部省 - Ministère des Affaires Militaires)
° Shikibushō (式部省 - Ministère des Cérémonies)
° Kōbushō (工部省 - Ministère des Travaux Publics)
C/ 神祇官 - Jingi-kan – Département du Culte
Le jingi-kan a en charge les affaires religieuses de l'empire, les rites shintō et bouddhistes, le clergé et les lieux de culte. Il est dirigé par le Jingi-haku (神祇伯) qui peut se traduire grossièrement par ministre du culte. Originellement, ce ministère avait en charge le culte shintoïste uniquement, mais suite à l'introduction du bouddhisme et au mélange entre les deux religions, ou Shinbutsu shūgō (神仏習合 - syncrétisme des kami et bouddhas), le jingi-kan règlemente les rapports entre le pouvoir impérial et les deux religions dominantes au Nijiin.
D/ 宮内庁 - Kunaichō - Ministère de la maison impériale
Le ministère de la maison impériale possède une organisation à part différente de tous les autres ministères. C'est également le plus important en terme de personnel puisqu'il emploi plus de 6000 personnes. Il est officiellement dirigé par le Nadaijin qui est secondé par un Kunaichō Chōkan (宮内庁 長官 - Grand Sénéchal) qui est dans les faits le réel directeur de ce ministère.
Le ministère organise les activités officielles des membres de la famille impériale et leurs déplacements. Il organise la réception des ambassadeurs en visite. Il conserve le sceau impérial privé et le sceau d'état. Il est responsable en matière de sécurité, santé, menus et besoins domestiques. Il veille à ce que les règles concernant le maintien de la lignée soient respectées, gère et entretient les résidences et tombeaux impériaux, Ses subdivisions sont :
° Chōkan Kanbō (長官 官房 - Secrétariat du Grand Sénéchal) : composante fonctionnelle et administrative directement supervisée par le Grand Sénéchal, elle comprend :
- ° la Division du Secrétariat qui assure la gestion du courrier,
° la Division des Affaires générales avec le bureau de la presse et des relations publiques,
° la Division des Comptes dirigé par le trésorier de la maison impériale,
° la Division des Requêtes,
° l'Hôpital de la Maison impériale dans lequel tous les enfants de la famille régnante naissent et où tous ses membres sont soignés.
° Jijū-shoku (侍従職 - Bureau des Chambellans) : réunissant les collaborateurs et aides domestiques directes de l'Empereur et de l'Impératrice, ainsi que de leurs enfants mineurs ou de leurs filles avant leur mariage, ils sont chargés d'organiser leur vie quotidienne tout en étant responsables de la garde des deux sceaux du Nijiin. Sous la direction d'un Jijūchō (侍従長 - Grand Chambellan), il comprend :
- ° les Jijū (侍従 - Chambellans) qui sont les collaborateurs, conseillers et domestiques de l'empereur, ils le secondent également dans la supervision de l'éducation de ses fils, toujours issus de la haute noblesse,
° les Jokan (女官 - Dames de compagnies), supervisées par la Jokanchō (女官長 - Première dame de compagnie), qui sont les collaboratrices, conseillères et domestiques de l'impératrice et de ses filles,
° le Jiichō (侍医長 - Médecin personnel en chef ) chargé du suivi médical du couple impérial.
° Tōgū-shoku (東宮職 - Bureau du Prince Héritier) : il reprend la même organisation et les mêmes fonctions que le Bureau des Chambellans pour le Prince héritier, son épouse et leurs enfants mineurs ou leurs filles non encore mariées.
° Shikibu-shoku (式部職 - Bureau des Cérémonies) : gère, sous la direction d'un Shikibu Kanchō (式部官長 - Grand Maître des Cérémonies), le protocole, l'organisation des rituels traditionnels et les réceptions officielles. Il est divisé en deux secteurs :
- ° un chargé des cérémonies traditionnelles ou officielles, de la musique et de la chasse,
° le second chargé de l'organisation des visites officielles à l'étranger des membres de la famille impériale et l'accueil des hôtes impériaux.
° Sho-Ryō-bu (書陵部 - Département des Archives et Mausolées) qui gère le patrimoine historique de la famille impériale.
° Kanri-bu (管理部 - Département de Maintenance et des Travaux) qui s'assure de l'entretien et de la gestion des biens matériels tant mobiliers qu'immobiliers, fonciers ou techniques.
° Goryō Bokujō (御料 牧場 - Ferme d'élevage impériale) d'où proviennent tous les aliments servis au couple impérial et à leurs enfants.
E/ 文部省 - Monbushō - Ministère de l'éducation
Relativement similaire aux autres ministères dans son organisation interne, quelques différences notables existent pour le ministère de l'éducation. Bien que son rang corresponde à celui de Dainagon, le ministre de l'éducation à le titre de Daigaku-no-kami (大学頭) qui signifie littéralement Dieu des études. De même, les Shōnagon sous sa responsabilité portent des titres bien distincts :
° Kiden hakase (紀伝博士 - Chef expert de l'histoire),
° Myōgyō hakase (明経博士 - Chef expert des classiques),
° Myōbō hakase (明法博士 - Chef expert des lois),
° San hakase (算博士 - Chef expert des mathématiques),
° Monjō hakase (文章博士 - Calligraphe en chef de la cour),
° Kagaku hakase (科学 - Chef expert des sciences),
° Chiri hakase (地理 - Chef expert de géographie),
° Keizai hakase (経済 - Chef expert d'économie).