Presse générale et provinciale

Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
23/07/2040[/center]

Assassinat présidentiel : arrestation de 21 suspects dans toute la Ligue

Le porte-parole des Carabiniers a annoncé depuis Cartagina une vague d'arrestations coordonnées dans les quatre Provinces ce matin. Les arrestations, au nombre de vingt-et-une, ont commencé tôt dans la matinée vers 5h (heure céruléenne), pour s'achever aux alentours de midi. Ce sont 21 suspects dont certains étaient apparemment écoutés et surveillés depuis plusieurs semaines, qui ont été arrêté, dont au moins 6 sont suspectés d'avoir fait partie du commando d'attaque du convoi présidentiel de Luciano Vesperto, le 1er juin dernier.

Ce commando, il y a neuf semaines, avait pris d'assaut au fusil-mitrailleur les trois voitures du convoi présidentiel, arrêtées en pleine voie par l'arrêt imprévu d'un poids-lourd barrant la route, conduit par un complice des assaillants qui n'a pas été interpelé depuis. On ignore si ce conducteur fait partie des 21 suspects arrêtés. Dix hommes sortaient alors de véhicules suivant le convoi, s'en prenant aux services de protection, motards et gardes du corps sortant des voitures officielles tentant de faire contre-feu, avant de prendre pour cible les trois voitures dont seulement une, ne contenant pas le Président, disposait d'un blindage anti-attentat.

Huit suspects ont été arrêtés à Cartagina, dans le Ciorco et dans les Riaggiadi, au sud de la Nazalie, dont deux frères habitant la ville de Lébira. Un suspect a été arrêté sur l'île de Degirba, dans une oliveraie où il s'était réfugié comme ouvrier agricole. Trois suspects ont été arrêtés dans les banlieues de Miliameni, deux à Calamoni, toujours en Alilée. Deux autres suspects ont été appréhendés à Dovernico, capitale provinciale de l'Arovaquie. Trois autres ont été arrêtés au sein d'une base militaire dans la Foresta velicca arovaque, immédiatement incarcérés dans une prison militaire en attendant leur transfert à Cartagina. Quatre suspects ont été arrêtés en Dacrélie illythe, où ils résidaient ensemble dans la ville de Damasie, tentant de se cacher parmi la population bigarrée de cette région-champignon d'exploitation du diamant.

Tous sont d'anciens militaires ou des militaires actifs. Les trois militaires actifs arrêtés étaient officiers dans un régiment de cavalerie, leurs grades sont tenus néanmoins secrets.

Le Juge d'instruction en charge de l'enquête sur l'assassinat présidentiel, Giuseppe Romano, avait livré cette semaine des indications à la presse concernant la chaine logistique identifiée quant à la préparation de l'attentat, excluant toutes rumeurs sur une implication étrangère, après que plusieurs partis politiques ont maladroitement fait écho à la thèse d'un attentat commandité depuis l'étranger, et potentiellement des pays de la CND - comme l'hypothèse agrémente de nombreuses pages de discussions sur internet.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 26/07/2040
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Chefalla annonce un objectif de 4 000 déportations de clandestins d'ici octobre

Le Président Lino Chefalla passe à la vitesse supérieure dans sa lutte, très électorale, contre l'immigration clandestine et la présence illégale dans la Province d'Alilée. Les opérations de reconduite à la frontière menées depuis son élection l'année dernière se soldant le plus souvent par des échecs très médiatisés et sur lesquels l'opposition insiste largement, le chef de l'exécutif provincial a signé le décret autorisant les Carabiniers dépendant du Gouvernement central (Cartagina) à procéder au transfert des clandestins arrêtés sur le sol aliléen vers les [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358784#p358784]centres de rétention[/url] du réseau carcéral de la Ligue, une procédure normalement réservée aux clandestins n'ayant pas de possibilité d'évacuation vers leur pays d'origine faute d'accords, de dialogue possible avec une entité étatique stable, ou de financement par le pays d'origine de ces rapatriements.

En passant cette étape dans la répression de la clandestinité dans la Province, Lino Chefalla prend le risque d'un incident diplomatique avec l'Alilée amarantine ; risque mesuré, la décision intervenant après de nombreux mois d'un mauvais dialogue infructueux avec la Fédération amarantine, des silences confinant avec la mauvaise volonté critique un haut-fonctionnaire en charge de ces questions migratoires.

Le Président Chefalla, libéral convaincu dont la campagne s'était largement déportée vers les questions identitaires et migratoires pour des raisons avant tout d'électorat et d'opportunisme politicien, entend échapper à la malédiction des exécutifs aliléens sur la question amarantine.


Anto Rossi : "Une sortie de la Guerre d'Épibatie est une option"

Le Président du Conseil met la pression sur son allié épibate, en des termes peu diplomatiques - mais cet adversaire de longue date de l'interventionnisme lébirien en Épibatie ne sait apparemment mâcher ses mots quand il s'agit de gros sous. Alors que la présence militaire lébirienne en Épibatie aurait déjà coûté plus d'un milliard en frais d'opération extérieure, et tandis que les troupes de la Ligue restent soumises à la stratégie et au commandement du Général en chef, épibate, Megersa Nezzebo, le Président du Conseil s'inquiète de la stratégie de l'allié.

Du côté du commandement militaire de l'Armée Épibate Libre, on a largement détaillé à la presse étrangère que l'AEL s'adaptait, dans sa stratégie, à la composition de ses troupes, dont de nombreux corps spécialisés dans les opérations en milieu ouvert (savane), et des forces lébiriennes abondantes sans expérience des combats de guérillas que souhaitent leur imposer les rebelles se tenant prêt dans les épaisses jungles qui composent 80% de la surface du pays. "La stratégie entraine une guerre qui est trop longue. Le fait que les soldats soient mobilisés aussi longtemps sans combattre coûte trop d'argent, selon le Président du Conseil. Les efforts financiers difficiles sur le plan intérieur ne serviront à rien si la Ligue doit prolonger sa présence dans le conflit au-delà de 2040." confie un proche du Président.

L'opération de communication est rodée et par-là, cet adversaire de la politique algarbienne de Luciano Vesperto entend surtout faire comprendre à Gighida qu'une participation financière plus importante aux frais que s'impose la Ligue de Lébira est nécessaire, pour écraser la révolution cléricale et féodale personnifiée par Ioannes XII. En 2039, la simple édification d'un réseau de fonctionnaires pour la partie loyaliste pro-Giorggis IV du pays (dont de nombreux fonctionnaires lébiriens employés en contrat de mission sur place) a coûté 800 millions $ à Cartagina.
Arios

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Internazional, conflitti, economia... Storia di oggi d'un mondo in subbuglio... IL GIORNALE CHE PARLA PER TUTTI - Stampato a Miliameni, Alileia - 31/07/2040
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DYTOLIE : De Landry Gauthier à Lemahieu, de la beaufitude valdaque à l'État-biopolicier jernlandais, du populisme militaire ennissois aux "pleins pouvoirs" du gouvernement santognais...

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/12/191112114836968314.png[/img]
La Santogne cède-t'elle à l'air du temps ?[/center]

Sur une carte de la Dytolie, la menace communiste qui a justifié ces derniers temps de nombreux revirements musclés de politiques intérieures parait bien ténue, voire inexistante. On pourrait à la rigueur n'évoquer que les tentatives de collectivisation expérimentale parmi les colonies juives du Yiddishstaat de Dytolie de l'Est, mais en élargissant le spectre mentionner surtout le triomphal régime de l'Ölan post-guerre-civile, dont les images de propagande montrent surtout des combattantes réjouies, ressemblant à des mamans d'élèves porteuses de kalachnikovs libertaires, et surtout sans prétentions en dehors de la stricte reconstruction nationale et transcommunautaire de ce pays de Marquésie...

De Marquésie. Car le socialisme n'existe pas en Dytolie, sinon en anecdote. En tous cas, il menace peu, il vivote difficilement, il tente et il échoue, comme récemment en Estura, où la masse majoritaire de la population accédant aux premières douceurs de l'embourgeoisement capitaliste a vite concédé aux initiatives néo-coloniales de l'Ennis, cousin celtique s'il en est, le bénéfice du doute pour les mettre à l'abri de la guérilla communiste - non sans origines qui questionnent sur l'implication de plusieurs services d'agitation extérieure. Les "communistes" menaçaient en Estura comme les "nationalistes töttern" menaçaient en Hohengraff, avant que la CND ne remporte son bras-de-fer face au Gänsernberg.

Pourtant, c'est bien la menace communiste qui a plongé dans le chaos la République d'Ennis il y a 18 mois, en décapitant son régime et permettant la prise de pouvoir du clan militaire autour du plus célèbre Amiral du pays. Un personnage, qui s'inspirant de la diplomatie valdaque du coup de poing sémantique et de la fake-news anti-lébirienne, se vit confirmé au poste de chef de l'exécutif suite à des élections remportées sur le fil devant la nouvelle menace communiste flottante, gandharienne, au large des côtes dytoliennes, en plein pendant la fin de campagne. C'est encore la menace communiste qui justifia des accords inter-étatiques au contenu discutable, monopolisant le débat intérieur de nombreux pays dytoliens ces deux dernières années, comme si les partis représentaient une cinquième colonne à la solde d'un géant près à bondir. Le seul que l'on connaisse à ce stade fut le Gandhari, qui vient d'essuyer une défaite militaire face au Raja-Tika national-monarchiste, et diplomatique face à l’assujettissement à l'OCC et à la LIM, en plus de premiers revers électoraux intérieurs. La menace communiste toujours, justifia la mise en place du régime liberticide de Landry Gauthier en Vasconie, purificateur express d'une nation tombée du jour au lendemain dans l'escalier du péril rouge, et relevée aussitôt par des accents peu communs par le Maréchal-Président, admirateur de l'Amiral ennissois, ou encore de la longue histoire dictatoriale réussie et joyeuse du Jernland policier.

De Landry Gauthier en Vasconie à Lemahieu en Aurora, il n'a suffi que de quelques semaines. Les dominos dytoliens tombent les uns après les autres. Le premier aurait vaincu une guérilla communiste spontanée, à l'image du législateur panceltique ennissois en Estura, le second a jeté des milliers d'anarcho-communistes en prison sur fond de ressentiment anti-CND aux formes totalitaires... Contrôle des médias et d'internet accompagnent ces bouleversements politiques et moraux en Dytolie occidentale.

Qu'ils soient membres de la CND ou non, les Dytoliens semblent de plus en plus tentés par les solutions autoritaires. Après des décennies de lutte vaine contre la puissante mafia locale, le redoutable Mitan (pour milieu, en occitan), la Santogne du couple Teysseire-Delpuech [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358893#p358893]entend utiliser les mesures d'exception afin de contourner les lois régulières[/url] que les criminels savent depuis trop longtemps détourner et utiliser contre l'État. On se croirait dans le maquis aliléen - les soldats de l'ordre en colère tirent désormais à balles réelles sur les petits caïds de la contre-société revendiquant leur liberté fiscale.

Survivent des démocraties libérales fragilisées par les pulsions de leurs partenaires, doux accompagnateurs de la marche de la CND vers l'hégémonie continentale, ou hostiles défenseurs de l'État-souverain face aux tentatives d'imbrications transnationales. Dans ces mêmes démocraties, l'essor incontrôlable des réseaux sociaux, d'internet, d'une hausse record du niveau de vie dans ce monde de nouveaux boomers d'après la grande crise des années 2020-2030, permet l'essor de partis divers s'arrangeant avec la vérité qui n'a pas le temps de suivre à la rapidité nouvelle de l'information - le mensonge s'est érigé depuis plusieurs années comme une stratégie politicienne payante, qui permet l'outrance de personnalités politiques de premier plan dont la tactique pour être populaire consiste à insulter à longueur de temps un bouc-émissaire désigné : la Ligue de Lébira pour les Valdaques, la CND pour les Aurorans, ou même la Mafia pour les Santognais.

S'il n'y avait qu'une leçon à retenir d'une brève observation de "notre" continent, c'est que le communisme n'y menace nulle part - mais qu'en son centre, au nord, renait un régime vieux de plusieurs décennies, nourri par une profonde tradition autoritaire et totalitaire, qui utilise le chantage commercial pour contraindre à l'acceptation de ses avancées de biocontrôle. L'émergence d'États militaires, de sociétés policières et de politiques "d'exception" composent une réalité grandissante, sans doute plus favorable au maintien de cette puissance centrale, que l'affirmation franche de démocraties solides attachées à un État de droit permanent.

Mais dans tous les cas, s'il y a menace, elle n'est en rien socialiste.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 3/09/2040
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Ipsilanti démissionnera à l'issue du protocole de paix ; le Président du Conseil exclue toute démission.

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Le Ministre de la Défense, Silvio Ipsilanti, a annoncé le rapatriement de 800 blessés graves dans les jours à venir[/center]

Les tâches sont nombreuses et rudes pour le Ministre de la défense lébirienne, chargé des négociations de paix avec l'Épibatie de Ioannes XII. Pendant ce temps-là, le gouvernement du nord de l'Épibatie, établi dans la ville italique d'Aznella, reste dans l'expectative et officiellement ne soutient pas les négociations de paix entamées par Cartagina.

Le Ministre de la défense s'envole ce soir pour Atomia, d'où il prendra la voie fluviale du Naos jusqu'à la Haute-Illythie, rencontrera les représentants des "rebelles" épibates dans une dizaine de jours, après une visite de la Province d'Illythie et des corps militaires lébiriens s'y trouvant. Il pourrait être accompagné en Épibatie par le chef de l'exécutif provincial illythe, Giobbe Marzalla. En Haute-Illythie, il pourrait également rencontrer les représentants des milices haut-illythes, alliées ou intégrées à l'AFL ces derniers mois afin de combattre le camps de Ioannes XII. Depuis l'annonce de l'armistice concédée par Cartagina, les milices haut-illythes font peu à peu sécession et se désolidarisent de la décision, d'autres espèrent que l'AFL débarassée de l'allié lébirien pourra continuer le combat.

D'ores et déjà, le Ministère de la Défense a annoncé le retour sous quelques jours de plus de 800 soldats lébiriens blessés au combat ou gravement malades, sur un millier de souffrants. Les hommes ont commencé à être transporté par voie fluviale depuis l'ex-Poche de Gighida, vers les villes contrôlées par l'AFL, en aval ; certains y recevront les premiers soins et pourront y rester provisoirement, accueillis par les hôpitaux militaires de campagne, d'autres selon leur état devraient être immédiatement héliportés vers l'Illythie, et selon leurs pathologies être transportés jusqu'en Cérulée le plus rapidement possible, assure le Ministère, qui n'exclue pas certains décès inéluctables au cours de ces opérations de sauvetage.

En échange de cette concession des rebelles occupant désormais l'intégralité du territoire de l'ex-Poche de Gighida, ce sont plus de 75 tonnes de vivres alimentaires, de médicaments et d'armes et munitions qui doivent arriver sous 72h à Gighida, exigées par l'État-Major de Ioannes XII et l'embryon de gouvernement qui l'accompagne. La réduction de la rébellion aux territoires ruraux et forestiers ces derniers mois a considérablement affaibli le tissu économique de l'Épibatie profonde, mettant ces zones occupées par l'armée rebelle sous le poids très conséquent de l'entretien d'une armée disproportionnée. L'effort d'attaque de la Poche de Gighida a accru l'attrition imposée aux vallées occupées, et Ioannes XII entend nourrir au plus vite une armée et une population affamées en bien des endroits. Le Ministère n'a pas communiqué sur l'ensemble des vivres qui devraient être envoyées aux rebelles dans les prochaines semaines, mais diverses sources évoquent un plan de long terme.

Du côté de la Présidence du Conseil, Anto Rossi, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=358795#p358795]qui s'était dit favorable en juillet à un potentiel retrait lébirien du conflit[/url], on exclue toute responsabilité. "Je n'y suis pour rien. Cette défaite est la double conséquence de décisions politiques qui me précèdent, et de choix militaires tactiques qui se sont révélés être des erreurs. [...] Sortons le plus rapidement possible du conflit en sauvegardant le plus de nos intérêts économiques et avant tout humains, en sauvant la vie des militaires faits prisonniers, et regardons l'avenir sans avoir honte de faire des compromis avec nos anciens adversaires." a notamment déclaré le chef de l'exécutif lébirien, nommé en juillet dernier à la suite de l'assassinat de Luciano Vesperto par des militaires.
Arios

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[center][img]https://nsa39.casimages.com/img/2018/06/09/180609042339595347.png[/img]
60ct ---------- 18/09/2040
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Luciano Vesperto avait donné son aval signé à l'entrée de l'Épibatie dans la Ligue de Lébira

Luciano l'Algarbien avait des vues pour la Ligue en Algarbe, et apporté son soutien écrit [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=355881#p355881]aux intentions du Gouvernement Petrosi[/url], en décembre dernier, de faire intégrer l'Épibatie à la Ligue de Lébira.

D'après ce même gouvernement de l'Épibatie Libre, siégeant dans la ville épibate d'Aznella, la construction de l'alliance financière et commerciale ACAC depuis ses débuts visaient, selon l'agenda du Gouvernement Vesperto dans la Ligue et de celui de l'Empereur Giorggis IV en Épibatie, à permettre sous cinq ans l'intégration progressive de l'Épibatie démocratisée et libéralisée à la Ligue de Lébira. [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=354550#p354550]Biciegna Ascienaffi, Présidente de la Commission de Rapprochement créée en septembre 2039,[/url] s'est exprimée à la télévision pour confirmer cette thèse.

Le Gouvernement d'Aznella ("Épibatie Libre") apporte aujourd'hui cette théorie en dévoilant un très grand nombre de documents, dont une lettre officielle de Luciano Vesperto datée de janvier dernier et adressée à l'Empereur Giorggis IV lui-même dans laquelle il évoque nommément l'adhésion future de l'Épibatie à la Ligue. Si les Épibates du nord sortent aujourd'hui de la réserve en dévoilant au grand jour cet agenda, c'est que le Gouvernement Rossi à Cartagina tente ces dernières semaines de quitter le conflit, suite à une défaite militaire autour de Gighida, qui a occasionné la capture de milliers de soldats lébiriens par les "rebelles" épibates soutenant l'Empereur contestataire, candidat de l'Église monophysite intégriste, Ioannes XII.

Dernièrement, Cartagina a même été mise directement en difficulté par le Commonwealth, dont les autorités ont soutenu publiquement la poursuite de la lutte aux côtés de Giorggis IV, alors que la Ligue envoyait un de ses ministres négocier avec les "rebelles", et que Cartagina a fait parvenir plus de 125 tonnes de vivres et de matériels au camp que l'Armée Épibate Libre continue à ce jour de combattre.
Arios

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[Center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/12/05/17120501480197541.png[/img]
21/09/2040[/center]

Épileaks : les démissions de Guerbo et Sappanicci acceptées par le Président du Conseil

Les deux fidèles ex-ministres de Luciano Vesperto ont remis leur démission ce matin au Président du Conseil, Anto Rossi. Celui-là, qui répétait ces derniers jours gestes et paroles d'apaisement pour tenter d'atténuer l'engagement et les promesses de Cartagina à l'Épibatie depuis trois ans, a dû se résoudre à accepter ces démissions devant la colère grandissante de la population et des commentateurs. L'échec de la réunion du 17 septembre entre Silvio Ipsilanti et les "rebelles" de Ioannes XII, qui s'est tenue dans la ville épibate tenue par le camp ioannite, Dinibbit', n'a pas été abordé par la porte-parole du gouvernement lors de cette conférence de presse qui portait sur le départ prochain des deux ministres et leur remplacement rapide.

Le ministre de la défense, Silvio Ipsilanti, est revenue depuis en Haute-Illythie où il demeure, répondant à un agenda de pourparlers et de rencontres, qui devrait le mener à rencontrer à nouveau des représentants de l'Armée Chrétienne d'Épibatie, qui détient plusieurs milliers de soldats lébiriens faits prisonniers. Cartagina entend négocier depuis début septembre pour obtenir la libération de ces prisonniers, quitte à sacrifier son alliance avec le Gouvernement "d'Épibatie Libre", installé à Aznella et fidèle à l'Empereur Giorggis IV.

Sergio Guerbo, ministre de la coordination économique, et Guglielmo Sappanicci, étaient arrivés aux responsabilités en 2034 et 2036 respectivement. Ils avaient accompagné depuis 2036 la Présidence Luciano Vesperto, de la Ligue de Montalvo puis de la Ligue de Lébira à partir de 2037. Artisans parmi d'autres de l'intégration de l'Illythie, les documents révélés par le Gouvernement d'Aznella ces derniers jours portent à leur (dis)crédit une volonté farouche de permettre l'intégration de l'Épibatie à la Ligue de Lébira dans les années à venir, qui aurait servi de marché d'exportations compensant les effets de la formation de la CND en Dytolie - agenda que les autorités épibates autour de la Première ministre Tesfaye Petrosi, et de l'Empereur Giorggis IV, soutenaient sous réserve d'un statut d'autonomie garantissant leur souveraineté en dehors des domaines financiers et commerciaux, en ce qu'il aurait permis l'essor rapide du niveau de vie en Épibatie et de profondes mutations sociales sur lesquelles bâtir la légitimité d'une nouvelle classe politique démocratique bourgeoise, contre l'aristocratie terrienne et militaire.

C'est pour avoir dissimulé cet agenda et répété à maintes reprises que l'Alliance Commerciale Algarbo-Céruléenne se suffirait à elle-même que les gouvernements lébirien et épibate ont été mis en difficulté par la révélation des documents confidentiels par Aznella. Celle-ci a sacrifié une partie de sa légitimité par ce biais pour tenter de contraindre Cartagina à poursuivre le combat contre Ioannes XII et la réaction militaro-cléricale d'Épibatie centrale, alors que les villes bourgeoises de Segda et Aghgia craignent d'être abandonnées aux rebelles, de même que la Haute-Illythie, ethniquement illythe.
Arios

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[right]21 septembre 2040
Stampato a Atomia[/right]

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Des émeutes pour soutenir la Haute-Illythie paralysent Atomia

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/27/191127070323646811.png[/img]
Les Illythes semblent redouter le retrait lébirien d'Épibatie[/Center]

Les Atomiens sont descendus dans la rue ce jeudi à l'appel de plusieurs collectifs dont le parti nationaliste Einarrat. Les pro- et anti- Ligue de Lébira ont joint une bonne partie de l'après-midi leurs voix pour appeler le Gouvernement central à poursuivre le combat contre les rebelles pro-Ioannes XII en Épibatie, et ce alors que Cartagina s'est engagée sur la voie de la négociation depuis trois semaines afin, notamment, de permettre la libération des milliers de soldats lébiriens prisonniers. Vers quatre heure, de premiers échauffourées ont éclaté entre bandes rivales, notamment entre militants nationalistes illythes et modérés pro-Ligue, avant que les affrontements ne s'étendent envers les Carabiniers, dans la confusion générale.

La Haute-Illythie entretient des liens démographiques historiques avec l'Illythie, d'où est originaire la plupart de la population haut-illythe, principalement installée en Épibatie au cours des trois derniers siècles malgré des traces de peuplement anciens remontant à l'Antiquité, et le maintien de liens commerciaux importants et de l'usage de la langue copte sur les rives de la partie actuellement épibate du Naos tout au long du Moyen-âge. Avant la lutte acharnée des Rois chrétiens d'Illythie dès le XIVème siècle contre le commerce négrier le long du Naos, le grand fleuve était le théâtre de grandes campagnes de capture d'esclaves animistes à destination d'Algarbe-du-Nord, de la part de négriers musulmans comme illythes coptes. Au cours du XIXème siècle, la région de Haute-Illythie a également été la cause de plusieurs guerres entre les monarchies d'Illythie et d'Épibatie.

De nombreux manifestants reprochaient au Gouvernement général d'abandonner trop facilement la lutte, dans un contexte où les théories du complot vont bon train sur les réseaux en décrivant une défaite "organisée" par le Gouvernement Rossi qui cherchait un prétexte pour sortir d'Épibatie. Mais le motif ethnique l'emportait parmi les préoccupations de la foule à en croire les slogans prononcés le plus régulièrement, à la gloire de l'unité "nationale" illythe. Nombre de manifestants se muant en émeutiers au fur et à mesure de la journée, des hommes jeunes principalement, se révèlent au fil de la soirée être des membres du parti nationaliste Einarrat.

Ce dernier, dont nombre de cadres ont paradoxalement enfilé l'uniforme lébirien pour aller défendre selon eux la Haute-Illythie, en appelle ces dernières heures directement au Gouvernement illythe pour que le pays prenne ses responsabilités et décide unilatéralement d'apporter la protection nécessaire à la Haute-Illythie pour empêcher les troupes "rebelles" de Ioannes XII, constituées de nombreux criminels de guerre, de venir à occuper à nouveau le nord de l'Épibatie où des opérations de "pacification" avaient causé nombre d'affrontements ces deux dernières années, ruiné l'économie sylvicole et commerciale locale, et occasionné la mort de très nombreux civils dans des actions qualifiées par beaucoup d'observateurs d'exactions.
Arios

Message par Arios »

24 septembre 2040
[center][img]http://nsa39.casimages.com/img/2017/11/26/171126063344980329.png[/img][/center]


Le Mouvement de la Licca tentera de rallumer la flamme ce dimanche

[center][img]https://nsa40.casimages.com/img/2019/11/28/191128083026494635.png[/img]
Le couvre-chef des Arovaques du Moyen-âge avait été pris en symbole de la protestation[/center]

[url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=348056#p348056]Il est né en mai 2038[/url], en réponse à l'essoufflement économique de la Province, minée déjà par une vague de délocalisation vers l'Algarbe. Les manifestants de la "Licca", du nom du couvre-chef médiéval des Arovaques de l'intérieur, ignoraient alors que le succès de leur mouvement catalyserait le mouvement des délocalisations et accentuerait la pression sur un exécutif indépendantiste devenu impuissant à négocier avec Cartagina pour favoriser l'autonomie et les libertés de l'Arovaquie sans se couper de sa base la plus radicale. La Licca devenait dès l'été 2038 un ramasse-tout indigeste d'anti-indépendantistes opposés à la Présidente Lazarevicio, d'indépendantistes ultra, de syndicalistes soutenant les grèves et de libéraux se plaignant de la pression fiscale inchangée par l'arrivée des indépendantistes au pouvoir...

L'exécutif général dénigrera rapidement le Mouvement, [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=349108#p349108]l'accusant d'être organisé depuis l'étranger, sinon de servir dans tous les cas les intérêts des autres puissances[/url]. En fait, le marasme économique de l'Arovaquie entre 2038 et 2039 sera le fruit du mariage entre les protestations civiles, et les intérêts des firmes à délocaliser vers des Provinces ayant un meilleur coût du travail. Le cercle vicieux fit reculer l'Arovaquie, et le Mouvement perdit en crédibilité, surtout après [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=353467#p353467]la crise bancaire de l'été 2039[/url], résultat de l'effondrement des carnets de commande.

Mais il des passions qui peinent à s'effacer dans le cœur des femmes et hommes de terrain. Les militants de la première heure, "licchisti" convaincus, davantage du fait d'être de la Licca plutôt de convictions identifiables, entendent redonner du souffle au Mouvement. Ce dimanche, 140 rassemblements sont annoncés dans toute la Province, sur le littoral comme dans l'arrière-pays. Le succès de la mobilisation dépend en grande partie du suivi des consignes syndicales par les ouvriers et chômeurs syndiqués, car les dirigeants du mouvement syndical ont quant à eux donné leur feu vert à cette convergence des structures. Le [url=https://simpolitique.net/viewtopic.php?p=347363#p347363]Mouvement de Défense des Ouvriers[/url] entend faire descendre ses cotisants dans la rue pour "défendre les usines existantes et exiger le retour des usines parties en Algarbe".

Évidemment, c'est suite à la révélation des documents compromettant le Gouvernement de Luciano Vesperto, et ses ministres lui ayant survécu, que les manifestations se sont programmées. Les tenants historiques de la "Licca" répètent depuis plusieurs jours que leur pressentiment était le bon : l'Arovaquie a bien été victime d'un complot, et le projet de l'État-profond était bien de transférer l'essentiel de la puissance industrielle lébirienne vers l'Algarbe - après l'Illythie, l'Épibatie devait être la meilleure concurrente de l'Arovaquie.
Arios

Message par Arios »

[center][img]http://nsa37.casimages.com/img/2017/02/12/170212040156426296.png[/img]
27 septembre 2040[/center]
[center]Les ventes d'armes et satellites rapporteront plus de 2 milliards $ à la Ligue en 2040[/center]

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Le Makengo, la Santogne et le Commonwealth auront commandé en 2040 pour plus de 6,194 milliards $ à Armini, la firme lébirienne de production d'armement, et Fulmizio, l'entreprise de création de satellites artificiels. Sur ce décompte, c'est la vente de satellites qui compte le plus, avec un contrat géant souhaité par le Commonwealth pour 6 milliards de $, dont 2 milliards de bénéfices estimés pour la firme Fulmizio, de quoi lui redonner des couleurs après les infidélités commises par l'État dans le cadre de sa commande de 30 satellites de dernière génération à la firme santognaise Orbis Communications.

Si Armini et Fulmizio sont des entreprises indépendantes de l'État, leur caractère stratégique est reconnu par la législation et un statut spécial les distingue de firmes lambda. Sur les 2 milliards $ de bénéfices estimés pour ces firmes, dont 95% pour l'entreprise Fulmizio, l'État lébirien ne touchera rien directement, mais l'augmentation du chiffre d'affaire de ces grandes entreprises se traduira par des recettes fiscales augmentées pour l'État. La bonne nouvelle économique pour ces industries est aussi et surtout une bonne nouvelle diplomatique, car le statut de ces firmes stratégique autorisait l'État a apposer son véto à la livraison de ces armes à l'étranger.

Cartagina a laissé faire et donné son accord pour que l'industrie d'armement réponde à la commande d'hélicoptères de la démocratie makengaise, seul État stable en Algarbe noire, mais dont les institutions et leurs largesses à l'égard de puissances et compagnies étrangères tenant dans leurs mailles ressources réseaux font débat. De même, les commandes à hauteur de 250 millions $ par la Santogne à Armini sont un signe de détente entre les deux pays, après l'épisode des puces électroniques dans lequel le Gouvernement lébirien n'avait pas manqué de parler haut et fort de chantage jernlando-santognais, auquel il se pliait par ailleurs publiquement dans l'intérêt de l'industrie spatiale et des télécoms : la Santogne, faisant pression sur Orbis Communications, menaçait de rompre le contrat lébirien d'achat de satellites de dernière génération si Cartagina ne faisait pas plier le Sénat majeur sur la question de l'interdiction du port des puces sur le sol de la Ligue.

La vente de 20 satellites d'observation au Commonwealth n'en est pas moins exceptionnelle pour le montant de la commande : 6 milliards $ déboursés par la fédération mondiale, alors même que celle-ci est fortement bousculée dans son territoire sud-algarbien.
Arios

Message par Arios »

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60ct ---------- 27/09/2040
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L'Alilée est-elle un "conservatoire de la masculinité" céruléenne ?

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La jeunesse aliléenne va faire l'objet d'une enquête par le Laboratoire d'étude des Genres
de l'Université de sciences humaines Cartagina II
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Loin, bien loin du microcosme cartaginien, de ses jeunes citadins consacrés aux études ou au trafic de drogue, de ses cadres et de ses entreprises montantes, la Ligue conserve des territoires à la ruralité incontestable. Mais parmi ces espaces peu médiatisés, l'Alilée fait sans doute figure d'extrême, tant la Province manque au débat général, en dehors des épisodes électoraux durant lesquels le grands organes lébiriens, à l'extérieur de la Province, dessinent un portrait souvent rapide et grossier de ce territoire de basses montagnes sèches.

Étrangère totalement aux problématiques de l'Illythie, dont l'économie mute depuis une agriculture vivrière familiale et sous-technologique vers une industrialisation de troisième génération et une tertiarisation massive, l'Alilée lébirienne n'a pas non plus grand chose à voir avec le sud de la Nazalie, là où le climat, l'histoire et la géomorphologie ont des marqueurs biens différents. L'Alilée est en tant que tel un territoire entier, dont les interfaces de mondialisation sont très ténues - rien à voir avec la dualité nazalienne nord-sud, ou encore avec les marges arovaques à la traine du littoral. L'Alilée est un pays, membre de la Ligue, immense dans sa dimension montagnarde et maquisarde, petit eût égard à l'actualité médiatique filante.

Présentée régulièrement, depuis les années 2020, comme une destination au potentiel touristique naturel remarquable, grâce à ses vastes espaces, elle est aussi caricaturée comme une zone de non-droit sobre, où la criminalité organisée côtoie la fraude journalière aux productions vivrières pour l'économie souterraine, et s'y mélange. L'Alilée est loin des projecteurs, et dans un monde de l'information, cela signifie qu'elle est loin de tout. C'est ce caractère de préservation qui fait les fantasmes et forge la curiosité du Laboratoire d'Étude des Genres, de l'Université cartaginienne de sciences humaines. Les universitaires ont ouvert une nouvelle formation à la rentrée 2040, dont l'essentiel du cursus de la première année se déroule en Alilée même, de quoi dépayser les étudiants intéressés et leur offrir un terrain d'étude, et des "sujets" surtout, différents de ce qu'ils peuvent connaitre en Nazalie ou ailleurs.

De par la faiblesse de la surveillance de l'État sur les campagnes aliléennes, elles agiraient comme un conservatoire de comportements plus instinctifs de la part d'une population sédentaire, à peine troublée en certains endroits par les flux amarantins massifs (en voie de tarissement, et combattus par le nouvel exécutif), continuer de pratiquer son commerce agro-vivrier "traditionnel" sans négliger la modernité. L'Alilée, mélange du Thorval et du Karmalistan ? Pas tout à fait, car si le jeunes ruraux aliléens auraient conservé des genres plus marqués que dans le reste du pays (Illythie exceptée), ils mènent également une vie sociale appuyée, tournée vers les festivités des plus contemporaine : en témoigne la très bonne santé du milieu de la night dans les territoires aliléens.

C'est pour comprendre si la faiblesse de l'État, la sédentarité, le contact aux territoires avec la prédominance du secteur primaire, mais aussi les faibles revenus par habitant et la nécessité d'auto-production qu'ils contribuent à engendrer, parmi d'autres facteurs, jouent sur les identités de genre, que les études sur ce terrain ont été lancées. Nul doute qu'en sortiront des travaux aidant à mieux comprendre les relations entre la sociologie et le milieu, mais aussi l'incidence de la richesse et de la forme de l'État sur les comportements.
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